Archives pour: Juillet 2008, 19
Un supplément d'enquête et une expertise psychiatrique
Le prévenu, 42 ans, a été extrait de la maison d'arrêt où il purge une peine de 19 mois de prison et deux ans qui l'attendent ensuite pour plusieurs affaires de vols et recels. Il comparaissait hier devant le tribunal correctionnel pour vol avec dégradation de bien. Le 12 juin 2007, un peu alcoolisé, il a forcé la grille d'entrée du magasin Aldi à Blaye-les-Mines, a dérobé un paquet de café, quatre canettes de bière et un vélo. En garde à vue, il a reconnu les faits devant les policiers. Hier il expliquait : « Les portes du magasin étaient un peu ouvertes, je suis rentré, mais après j'ai rendu tout ce que j'avais pris ». La présidente du tribunal : « Vous aimez aller en prison ? » - « Non, d'autant que j'y suis déjà. Ce jour-là je n'étais pas dans mon état normal, j'avais bu, je prends des médicaments et je ne me suis pas maîtrisé. » - « Que faites-vous quand vous n'êtes pas en prison ? » - « J'élève mes deux enfants. Je bénéficie de la Cotorep mais je ne veux pas en dire plus ici. » - « Pourquoi avez-vous pris le vélo ? » - « Je voulais faire un cadeau à mon fils ». - « Avez-vous quelques chose à ajouter ? » - « Que voulez-vous que je vous dise ? ».
Le procureur requiert six mois de prison ferme. Après une suspension d'audience, le tribunal demandera un supplément d'enquête et une expertise psychiatrique. « Vous pouvez-vous retirer » lancera la présidente. Ange. A. est retourné en prison sous escorte policière.
Longue séance de correctionnelle hier au palais de justice.
Tribunal. Albi. « Je voulais offrir un vélo à mon fils »
ladepeche.fr » Actu » Faits divers, le 21 Septembre 2007
Justice en France : Une loterie nationale
de Dominique Simonnot
Editions de La Martinière, octobre 2003
Présentation de l'éditeur : Ce livre est une adaptation des "Carnets de justice", une des plus célèbres chroniques de Libération, créée en 1998 par Dominique Simonnot. Si, dans le quotidien, chaque "Carnet" déroule une audience complète, l'auteur a choisi ici d'adopter un classement thématique, par type de délit - arnaques, outrages et rébellions, drogue, violences familiales... - ou par profession - avocats, juges et procureurs. Le constat n'en est que plus accablant. Car c'est un mythe bien établi qu'en France, la loi serait la même pour tous et que l'individualisation des peines ne profiterait qu'au justiciable. En s'attachant, loin des grands procès médiatiques, au petit théâtre des comparutions immédiates, les anciens flagrants délits, en donnant à entendre, sans les commenter, mais en les "montant", les paroles des prévenus, des avocats, des magistrats et de leurs auxiliaires, sans oublier les interventions de la salle, Dominique Simonnot fait voler ce mythe en éclats. Et l'on découvre comment, d'une ville à l'autre, d'un magistrat, d'un avocat ou d'un jour à l'autre, ce n'est pas toujours la même loi qui s'applique. C'est une pauvre (à tous les sens du terme) justice ordinaire qui s'exerce en France, justice humaine, bien trop humaine.
The Mother, The Child, The School Board And The Psychic
Leduc was shaken by the idea. "It's actually your worst nightmare your child being violated," she admits. "So for them to even suggest that, and that be my worst nightmare, it was horrific."
But things got worse when school officials used the "evidence" and accepted the completely unsubstantiated word of the seer by reporting the case to Children's Aid, which promptly opened a file on the family.
"They reported me to Children's Aid," Leduc declares, still disbelieving. "Based on a psychic!"
CityNews Exclusive: The Mother, The Child, The School Board And The Psychic
Monday June 16, 2008
CityNews.ca Staff
Colleen Leduc already had a lot going against her. The Barrie woman was holding down a job while struggling to raise her autistic 11-year-old daughter. She couldn't afford to give the child the intensive therapy she needed, and was forced to send her to a public school in the area.
So she was completely unprepared for what happened to her and the youngster, an almost unbelievable tale of red tape involving a strange claim from a teaching assistant, a bizarre decision by a school board, a visit from the Children's Aid Society (CAS) and most improbably of all, the incorrect pronouncements of a psychic.






















