Archives pour: Août 2009, 27
Bizarre
« ... J'ai proposé une sorte d'histoire nouvelle, mais personne n'a réagit. » Foucault se méfie de ce silence parce que « le silence de l'adversaire [...] est peut être, tout aussi bien, le signe qu'on ne lui fait pas peur du tout ». Le silence ne signifie pas qu'on a gagné, mais peut-être qu'il y a une sorte de réorganisation du pouvoir. C'est alors que Foucault se détache un peu des choses qu'il avait dites au début des années 1970. • Michel Foucault et le contrôle social, essai, janvier 2006, par Alain Beaulieu
Entre censure ou sensure, quelque chose a frappé, plus d'une fois. Je suis surpris de constater qu'un commentaire et un lien vers un article de Michel Foucault a été purement et simplement supprimé. Je vais attendre de voir ce qui va se passer encore ; probablement pas grand chose de plus. Que se serait-il passé si j'avais aussi cité Goffmann, Asile et L'arrangement entre des sexes ? Pierre Sans, il n'est pas question d'en parler. Je vais encore lire.
Pendragon me demandait si « je n’aurai pas un truc de rentrée à faire (genre les fournitures des enfants à acheter, les cahiers à couvrir ?)” » Non, pas spécialement. Mais la petite m'a demandé un PC, elle veut maintenant Internet, sa maitresse lui aurait un jour parlé de « cp.fr »... je vais devoir en déplacer un.
4) Où est le courage ? Il est dans le sérieux qu'on apporte à poser et à reposer sans cesse ces problèmes qui sont parmi les plus vieux du monde : ceux de la justice et de la punition. Une justice ne doit jamais oublier combien il est difficile d'être juste et facile d'être injuste, quel travail demande la découverte d'un atome de vérité et combien serait périlleux l'abus de son pouvoir. Ce fut la grandeur des sociétés comme les nôtres : depuis des siècles, à travers discussions, polémiques, erreurs aussi, elles se sont interrogées sur la manière dont la justice doit être dite, c'est -à-dire pratiquée. La justice – je parle là de l'institution – finit par servir le despotisme si ceux qui l'exercent et ceux-là même qu'elle protège n'ont pas le courage de la problématiser.
Extrait de Quasimodo – n° 2 (« Corps incarcérés »), janvier 1997
Libération, n° 639, 10 juin 1983, p. 20. Republié dans Michel Foucault, Dits et écrits
Sur France 5, on ne peut malheureusement plus revoir l'intégralité de l'émission C dans l’air du mercredi 12 août 2009. J'en garde une copie privée, elle me sera certainement encore utile.

« Le même discours marche à peu près à chaque coup »
Le Canard du jour me rappelle la Justice de mon secteur. « Qui gagne ? Toujours les mêmes. » Mais depuis quelques temps, pour notre famille et mes enfants, tout est donc bien différent. Chez Me Eolas ainsi qu'ailleurs, les gens en penseront chacun ce qu'ils voudront. Je me demande où en sont les Riere, avec leur affaire.
Le Canard du 26 août, « Jugé par le mari de la patronne »
Voilà que la sensure frappe....
Y a plus qu'à attendre. C'est grotesque ; en 118, pendragon me ferait presque verser une larme. Ah, ces expertises judiciaires... mais on a déjà pu en rire.
Je n'aurai peut-être pas du citer Madame Bernadette Menu ? Je découvre qu'elle est aujourd'hui Directeur de recherche honoraire au CNRS (université de Montpellier I), Présidente de l’Association internationale pour l’étude du droit de l’Égypte ancienne et ancien professeur d’égyptien (Lille III et Institut catholique de Paris).
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@117 par jean philippe
Je suis plutôt d’accord avec vous, pour cet aspect répressif et abitraire. Ca fait de la justice une sorte de grande loterie à laquelle vous pouvez toujours perdre. Mais le fait est qu’on entend très souvent dire qu’on échappe assez facilement à ces peines (par ailleurs, rarement contestées dit-on; la plupart du temps, des condamnés ne feraient appel que pour contester des modalités, la durée d’une peine, voire pour sortir avant l’heure).
Puis il y a cet aspect “tourniquet” (“toujours les mêmes”, nous dit-on) entre interpellations, gardes à vues, classements sans suites, tribunal et non-lieu, relaxes, admonestations, etc… je n’entre pas dans les détails de l’usine qui sont, ici au moins, connus de tous.
Où est l’éducatif, où est la prévention? Oui, je sais; ce n’est pas le sujet de ce billet précis, même si la présidente de l’assos des JAP elle même en parlait.
On va attendre que Dadouche retire ses tongues, elle va peut être nous en parler à nouveau, un peu plus tard.
Regards sur le Conseil
Auteur : Michle AMELLER
11 septembre 2006, extrait
" Enfin sage ! " s'était exclamé un fonctionnaire de l'Assemblée lors de ma nomination au Conseil. Il ne se trompait pas. L'entrée ornée du sphinx du sculpteur FENOSA à peine franchie, une sensation de bien-être vous saisit, au point que l'on ne tarde pas à subir " l'effet BECKETT ", du nom de cet archevêque de Canterbury, devenu un défenseur des droits du clergé après avoir été nommé à ce poste par Henri II pour y défendre les prérogatives royales. Comme chez l'archevêque - toutes proportions gardées - mes états d'âme ont très vite évolué et de pourfendeur du Conseil, je suis devenu son avocat, fier d'appartenir à cette Institution et de contribuer à son fonctionnement.
Hadopi, quelques notes
Je les retrouverais plus facilement.
4. Le Dimanche 23 août 2009 à 01:03 par Bruno
Vous pouvez rassurer grand-mère.
EnquêteL’impuissance masculine, c’est fini !
LE MONDE 2 | 21.08.09 | 15h03 • Mis à jour le 22.08.09 | 18h45
7. Le Dimanche 23 août 2009 à 01:25 par Bruno
@2 par ladyteruki “Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est à quoi cela sert à Louvrier de faire publier cette tribune ?”
Peut-être pour qu’on se méfie un peu plus de ce qui est publié ailleurs, sur Internet, par exemple au New-York Times.






















