Archives pour: Novembre 2009, 26
Les « politiques » viennent « au secours » des femmes battues
Ces derniers jours, j'ai encore enregistré divers sons ou réponses de l'AFM à Pierre Berger. La politique et les soucis de l'AFM nous ont été très bien exposés. L'AFM dispose bien de fonds, ce qui semble être requis à cette échelle, afin de garantir le financement des projets et des recherches en cours. Une perte de dons se traduirait par une interruption de certaines recherches, à la fin 2010. Reste à présent à découvrir comment les français auront perçu ces débats, à l'initiative de Pierre Berger. Nous en saurons plus d'ici peu, après le Téléthon 2009 et ses prochains bilans.
Le dernier clip du secrétariat à la Solidarité pourrait nous amener à nous interroger plus lorsqu'on découvre à nouveau des enfants cette fois-ci réellement mis en scène, tandis que de nombreux adultes débattent ou se querellent encore. La personne qui a posté la vidéo ci-dessous sur Youtube semble également beaucoup s'interroger et même s'en indigner. Ce même clip peut être visionné sur le site officiel du gouvernement, www.stop-violences-femmes.gouv.fr. Cette critique pourrait bientôt disparaitre de Youtube. En effet, sur le site du gouvernement, on peut lire que lire que tous [les] droits de diffusion [de cette vidéo sont] réservés au Secrétariat d’Etat chargé de la Famille et de la Solidarité.
D'après Nadine Morano, la résolution des conflits « conjugaux » serait très aisée, il suffirait peut être même d'un simple texte permettant de punir des auteurs de violences « psychologiques ». En effet, selon certains discours, ces violences « verbales » précèderaient parfois des violences physiques, ce clip l'illustre parfaitement. Il s'agirait alors de prévention et non de répression arbitraire voire discrétionnaire (à la discrétion des magistrats saisis). Nadine Morano serait-elle si éloignée de la réalité de terrain ou connaitrait-elle également très bien les travaux d'Irène Théry ? J'imagine mal comment certaines pratiques des prétoires de la famille ou de l'enfance pourraient être transposées au pénal, en correctionnelle et en public. Mais certains procès ou de telles humiliations en présence d'une foule à apaiser pourraient être très drôle... Voyez, voyez la cervelle sauter, ou vive le roi Ubu, les humoristes et les plus voyeurs vont être enchantés.
Je vais conserver deux sons significatifs, diffusés par RTL Matin, ce 26 novembre. Les intervenants m'ont parus beaucoup plus lucides que certains politiciens et associatifs, peut être un peu plus au fait des pratiques possibles ou envisageables dans les prétoires publics ? Mais les volontés populistes aidant, de tels discours de juristes et de spécialistes pourraient encore évoluer puis s'infléchir au fil des prochains mois. Je crois qu'il suffira à l'AFP de tendre un porte voix au bon lobby, celui que désignera le gouvernement ? J'ai le sentiment que de telles politiques ne souffriront pas n'importe quelles critiques, ces sujets font l'objet de très larges consensus. Même le Monde d'hier soir en aurait fait son édito, j'attends d'en dénicher un exemplaire papier, à empiler avec mes collectors. Ce Monde serait à lui seul scandaleux pour avoir osé titrer « Loi du silence » alors qu'on parle depuis de longs mois déjà de toutes ces violences faites aux femmes. Dans le domaine de l'enfance, j'en ai découverte une autre qui concerne directement la presse. Cette loi pourrait à elle seule expliquer le mutisme ou le voile jeté sur certaines affaires dites privées. C'est assez comique que certaines critiques soient ainsi rendues impossibles, « dans l'intérêt » de la personne en souffrance.
Edito du Monde
Loi du silence
LE MONDE | 25.11.09 | 13h09 • Mis à jour le 25.11.09 | 13h09, extraits
Les violences faites aux femmes, souvent dans le huis clos conjugal - objet, mercredi 25 novembre, d'une journée internationale à l'initiative des Nations unies -, sont le plus souvent couvertes par une loi du silence qui offre aux agresseurs une relative impunité. Ainsi, en 2000, 48 000 viols auraient été perpétrés sur des femmes majeures, mais seuls 5 % ont fait l'objet de plaintes. Cette tolérance, aussi criminelle qu'irresponsable, a fini par s'installer dans la société, comme si ces violences relevaient d'une sorte de normalité. [...] Michèle Alliot-Marie, la ministre de la justice, a promis, près de trente ans après la loi de 1980 qui avait défini le viol comme un crime, une adaptation du droit. En France, la cause est si consensuelle que 29 députés de l'UMP, du PS, du PCF et des Verts ont déposé une proposition de loi commune. En dehors de l'arsenal répressif, l'important est de développer la prévention en amont au même titre que l'éducation et la solidarité. Pour sortir, enfin, de l'indignité.
On nous a tout de même fait des promesses très fortes : l'année 2010 sera l'Année du changement, de la rupture annoncée. Il semblerait surtout que la France se distingue très tristement parmi les pays dits civilisés et industrialisés... et que notre gouvernement s'affaire à tromper bien plus de 600 000 femmes ? Libé, ce tract, verse également dans le consensuel avec un article à paraître demain, 27 novembre : Morano, bracelet en toc. Je pense qu'il faut surtout avoir bien entendu celles qui ont été confrontées à des difficultés réelles ainsi qu'aux dispositifs actuels, ces services auxquelles elles devront à mon avis se raccrocher longtemps encore, supposant qu'ils leurs épargneront le pire.
Le "Débat" avec Yaël Mellul, avocate au barreau de Paris,
à l'origine de la création du "délit de violences psychologiques"
Philippe Corbé | 26 nov. 2009
Vers la création d'un délit de "violences psychologiques au sein du couple"
Je crois que je comprends maintenant mieux pourquoi, ce matin, sur France Info, un journaliste a affirmé que Nadine Morano aurait reconnu qu'il serait difficile de produire des preuves de violences « psychologiques ». Le journaliste a pu faire un lapsus ou se mélanger les crayons après avoir entendu la contradiction ou les critiques auxquelles se confronte notre gouvernement. Je crois également que suivront très prochainement de nouvelles formes de bavures judiciaires.
Une loi du silence spéciale « protection » des mineurs
Ce document avec ces passages ainsi soulignés m'a été communiqué par Mme Mireille Millet. Elle est encore très active et toujours en relation avec des avocats ainsi qu'avec des journalistes. On entend souvent parler de la « loi du silence », d'omerta ou de complaisance coupable aussi. On pouvait penser qu'il ne s'agissait que de mythes, de constructions ou de simples vues de l'esprit. Mais ces textes ont bien pu faire l'objet de publications au tract officiel.
J'ai de plus en plus le très net sentiment que dans mon secteur, de nombreux professionnels de la protection de l'enfance - dont des magistrats professionnels - ne sont pas très vertueux et que certaines de leurs pratiques et usages sont tout à fait contestables pour ne pas dire très franchement abjectes. En effet, je crois que si je me trompais à ce point dans mes lectures et interprétations des faits et des textes ou même des écrits produits par ces mêmes professionnels, je pense que le ministère public ainsi que de nombreux tiers qui ont travaillé à « sauver » mon ainée se seraient depuis très longtemps empressés de me faire poursuivre. Fin juin 2006, Maître Delphine Roughol avait bien tenté de le faire. Le Ministère public ne semble pas avoir osé alors donner suite. Je crois aussi toujours autant, sinon plus, que le juge Thierry Baranger a été beaucoup moins naïf ou nettement plus lucide que certains de ses prédécesseurs.
Cependant, assez globalement les médias français me semblent le plus souvent être équilibrés. Même dans ce climat et ces campagnes qui dénoncent diverses violences faites « aux femmes », de nombreux encarts nous démontrent assez souvent qu'elles sont elles également capables de violences parfois inouïes. Je le remarquais encore dans un gratuit du 25 novembre courant. Bad girls just do it also ou seul des imbéciles pourraient encore nier aujourd'hui certaines évidences.
Une fille de 16 ans poursuivie pour viols
AP, 26/11/2009 | Mise à jour : 20:29
Une adolescente de 16 ans a été mise en examen aujourd'hui pour "viol en réunion sur mineurs, actes de torture et barbarie et violences volontaires en réunion", a-t-on appris jeudi de source policière. Jeudi dernier, cette jeune fille, accompagnée de deux copines, avait entraîné une autre adolescente de 17 ans dans un appartement de Villeurbanne (Rhône), où vit un homme de 37 ans sous curatelle. Après avoir bu du whisky, elle a imposé pendant plusieurs heures divers sévices et rapports sexuels à l'adolescente, l'a violée avec divers objets comme par exemple un couteau, dans un climat de menaces, de coups et d'injures. Cette soirée d'horreur aurait pu durer encore, mais la victime a réussi à s'enfuir et à prévenir la police. L'adolescente mise en examen a reconnu les faits, et d'après les enquêteurs, n'en était peut-être pas à son coup d'essai.

Metro France du 25/11 : « Deux jeunes filles déférées »
Quelle cacophonie
Au cours de la matinée, j'ai entendu tout autre chose que ce que j'ai découvert pour le moment, sur la toile. En effet, sur France Info, j'ai cru entendre que Nadine Morano aurait reconnu qu'il serait très difficile d'apporter des preuves de violences « psychologiques ». Des brèves de la matinée, pourquoi avoir diffusé cela sur les ondes :
Mais à l'instant, sur la toile, j'ai lu tout l'inverse. Il serait au contraire extrèmement aisé d'en apporter des preuves ? Il faut que j'écoute encore l'intégralité des déclarations de Morano, c'est possible à partir du site de RMC... je les ai trouvées parmi des podcasts du moment.
Morano sait-elle ce qu'est de la diffamation, ce que sont des calomnies, des injures et des mensonges « éducatifs », des outils promus en chambre dite du conseil ? Peut-on parler de violence « psychologique » ou de pressions graves et réitérées lorsqu'il est possible de présenter une multitude de preuves, échelonnées sur plusieurs années ? Je suppose que d'après des juges, potentiellement les mêmes qui répondent aujourd'hui à Morano, même des décisions dites de Justice et des arrêts de chambres pour créatures inférieures ne prouveront pas grand chose non plus. Qu'est-ce que Morano souhaiterait alors prouver un jour avec de simples SMS voire même avec de très vulgaires « témoignages » ?

Affiché sur le site de RMC, ce jour, aux alentours de 13h00
Politique | 26/11/2009 - 10:08
Violences-couple: Morano répond à l'USM
La secrétaire d'Etat à la Famille, Nadine Morano, a affirmé jeudi sur RMC/BFM que le délit de "violences psychologiques" dans le couple, dont le gouvernement a annoncé la création mercredi, ne sera pas difficile à prouver. "Difficile à prouver, non, parce qu'il y a souvent aussi des éléments de preuves: je pense aux SMS, aux lettres, aux injures, aux témoignages, je pense à la détresse psychologique de la personne".
PARIS (AFP) — Le nouveau délit de "violences psychologiques" dans le couple, dont le gouvernement a annoncé la création mercredi, ne sera pas difficile à prouver, a estimé jeudi la secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano sur RMC/BFM. A la question de savoir si ce délit ne risquait pas d'être difficile à établir, comme l'a affirmé l'Union Syndicale des magistrats (USM), Mme Morano a répondu: "Difficile à prouver, non, parce qu'il y a souvent aussi des éléments de preuves: je pense aux SMS, aux lettres, aux injures, aux témoignages, je pense à la détresse psychologique de la personne". Selon Laurent Bedouet, secrétaire général de l'USM (majoritaire), "on a déjà bien du mal dans une entreprise à apporter les preuves du harcèlement moral et à prouver au sein du couple les violences physiques, alors on ne voit pas comment, concrètement, on va pouvoir définir les éléments constitutifs d'une telle infraction et en apporter la preuve". Le Premier ministre François Fillon a annoncé mercredi une série de mesures destinées à mieux lutter contre les violences faites aux femmes, notamment la création d'un délit de "violences psychologiques" dans le couple ou l'expérimentation du bracelet électronique pour éloigner les conjoints violents.
Selon d'où soufflera le vent...
Evidemment, en chambre du conseil, des magistrats peuvent déblatérer à leur guise en se fondant sans la moindre honte ni aucune gène sur des opinions et toutes sortes d'expertises « psychologiques », y compris des « expertises » indignes même de femmes de ménage. Ces mêmes magistrats pourraient-ils se permettre de condamner quelqu'un à une sorte de peine sans fin ou même à une quelconque peine, tout simplement, sur la base de deux ou trois allégations lancées par un pasteur et appuyées par un corbeau ou des travailleurs sociaux ? J'en doute très fort mais une partie du public et certains professionnels ou associatifs pourrait apprécier ces nouveaux spectacles.
Je pense que le pasteur d'Uhrwiller n'y croira pas non plus ou il aurait mis en oeuvre ses menaces de la fin mai 2008 et il aurait très rapidement fait « supprimer » mon blog. Qu'en dira le cafard de mon aînée, Maître Delphine Roughol, aujourd'hui blanchie par la chambre des créatures inférieures ? Par le passé, elle s'était elle-même plainte deux fois au moins de mes paroles et écrits sur Internet, mais le ministère public avait alors classé sans suites. Par le passé toujours, Richard Josefsberg s'était lui aussi beaucoup plaint de mes opinions et critiques à son encontre, le plus souvent exprimées sur Internet et publiquement. Devant les juges, je l'avais invité à me poursuivre, s'il estimait ses complaintes fondées. Mais à ma connaissance, Richard Josefsberg ne s'est pas aventuré à se plaindre très officiellement, il n'a jamais fait plus que de geindre et d'affabuler en chambre du conseil. L'ARSEA, c'est encore différent. Il me semble que pour cette association là, Internet et même certaines cours ou prétoires n'existent même pas. En tous cas, depuis un certains temps, cette association là ne daigne même plus répondre aux convocations, lorsqu'il leurs en parvient.
Je connais déjà l'opinion de Nadine Morano à ces sujets. En effet, lorsque je me déplace et vais lui en parler, elle reste sans voix, parfaitement aphone.
J'entendais ma compagne glousser au loin, comme souvent, ces jours-ci. Elle vient de s'approcher et me lit encore du Stéphane Guillon. « Monstrueux et tellement vrai », conclue-t-elle.
Société
Violence conjugale : les magistrats sceptiques face aux mesures Fillon
Le Parisien | 25.11.2009, 14h16 | Mise à jour : 26.11.2009, 07h50, extrait
Création d'un délit de «violences psychologiques au sein du couple», expérimentation d'un bracelet électronique pour contrôler les conjoints violents, mesures d'éloignement applicables aux pacsés et concubins... François Fillon a annoncé mercredi à Matignon une série de mesures pour intensifier la lutte contre les violences conjugales, décrétée grande cause nationale 2010. En 2008, en France, 157 femmes ont perdu la vie sous les coups de leur conjoint. Violences psychologiques «difficiles à prouver». Selon le Premier ministre, la création du délit de violences psychologiques «va permettre de prendre en compte les situations les plus sournoises, ces situations qui ne laissent pas de traces à l'oeil nu, mais qui mutilent l'être intérieur des victimes». Reste que les réactions divergent sur ce nouveau délit. Si Yael Mellul, avocate spécialiste du sujet, estime que c'est «l'aboutissement d'un long combat pour toutes ces femmes qui souffrent», l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) note que cela semble «plus relever d'un effet d'annonce que d'une réalité possible à mettre en oeuvre». «On a déjà bien du mal dans une entreprise à apporter les preuves du harcèlement moral et à prouver au sein du couple les violences physiques, alors on ne voit pas comment, concrètement, on va pouvoir définir les éléments constitutifs d'une telle infraction et en apporter la preuve», juge Laurent Bedouet, secrétaire général de l'USM.






















