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Emplois fictifs : Chirac ne fera pas appel de sa condamnation
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Emplois fictifs : Chirac ne fera pas appel de sa condamnation
Mots clés : Procès Chirac, Mairie de Paris, Emplois fictifs, Paris, Nanterre, Jacques Chirac
Par lefigaro.fr Mis à jour le 15/12/2011 à 19:42 | publié le 15/12/2011 à 11:50, extraits
Jacques Chirac ne fera pas appel même s'il «conteste catégoriquement le jugement sur le fond». Condamné jeudi à deux ans de prison avec sursis par le tribunal correctionnel dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, l'ancien président de la République a été reconnu coupable de «détournement de fonds public», «abus de confiance» et «prise illégale d'intérêt» dans les deux volets de l'affaire, instruits par les parquets de Paris et de Nanterre. Seuls deux des neufs autres prévenus ont été relaxés.
Jacques Chirac, 79 ans, justifie sa décision de ne pas faire appel par le fait qu'il n'a «plus hélas toutes les forces nécessaires pour mener par (lui-même), face à de nouveaux juges, le combat pour la vérité». L'ancien chef d'Etat ajoute également «avec honneur» qu'«aucune faute ne saurait (lui) être reprochée».
[...] L'ancien chef d'État était absent à la lecture du jugement, comme il l'a été tout au long du procès. Un rapport médical établissait que Jacques Chirac était atteint de troubles neurologiques «sévères» et «irréversibles». Dans une déclaration lue par l'un de ses avocats, il affirmait n'avoir «commis aucune faute pénale ou morale».
Le jugement du tribunal est un camouflet pour le ministère public qui avait requis en septembre la relaxe de tous les prévenus. Le parquet estimait que si «les procédures péchaient par un manque de rigueur administrative», «en tout cas, il n'y a pas de système frauduleux», et «encore moins mafieux». Le ministère public avait également appelé le tribunal à «réfléchir à (la) dimension internationale du maire de Paris» et au caractère «politique» de sa fonction.
[...] Son avocat craint néanmoins qu'«un certain nombre d'étrangers, peut-être même de Français, ne liront pas la décision en détail, et ne retiendront que la sanction de deux ans de prison avec sursis, sans comprendre que tout cela est ancien, contesté». Selon Me Veil, Jacques Chirac indiquera s'il souhaite faire ou non appel «le moment venu».
Le gouvernement résigné à la perte du « AAA »
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Le gouvernement résigné à la perte du «AAA»
Mots clés : Agences de notation, Dette, Marchés financiers, France, Bruxelles, États-Unis, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Jacques Attali, Valérie Pécresse, François Baroin
Par Guillaume Errard, Anne Rovan Mis à jour le 15/12/2011 à 13:01 | publié le 15/12/2011 à 09:58, le Figaro, extrait
Tour à tour, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et François Fillon ont minimisé cette semaine la perte du «AAA» de la France. Présentée comme catastrophique jusque-là, la dégradation de la note du pays semble actée par le gouvernement.
Jacques Attali avait allumé la mèche en novembre dernier. L'ex-conseiller du président Mitterrand avait affirmé, le mois dernier, à La Tribune, trois jours après le deuxième plan de rigueur présenté par le gouvernement, que la France avait déjà perdu son «AAA». Des propos jugés à l'époque «irresponsables» par la ministre du Budget, Valérie Pécresse.
Un mois plus tard, la position du gouvernement quant à la perte de cette meilleure note a changé.






















