Archives pour: Décembre 2011, 13
Berlin, laboratoire politique
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Berlin, laboratoire politique
Lettre d'Allemagne | LEMONDE | 12.12.11 | 13h01, extrait
Dans le Süddeutsche Zeitung Magazin du 25 novembre, Juli Zeh, juriste et écrivaine réputée, publie une intéressante analyse sur ce parti. "Les Pirates ne sont pas un parti Internet mais un parti de la liberté. Leur préoccupation essentielle consiste en un retour aux principes humanistes. Dans ce contexte, Internet peut être utilisé comme une métaphore pour une appréhension contemporaine de la liberté. (...) Les Pirates sont le seul parti allemand qui ne traite pas la liberté seulement comme une utopie idéaliste ou un programme économique mais comme un principe d'organisation bien réel." A suivre. Et pas seulement sur Internet.
Fréderic Lemaître
Article paru dans l'édition du 13.12.11
Condamné pour avoir diffamé Pierre Perret
Condamné pour avoir diffamé P.Perret
AFP Mis à jour le 13/12/2011 à 15:49 | publié le 13/12/2011 à 15:44
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné aujourd'hui pour injure et diffamation le journaliste Bernard Morlino pour avoir contesté sur son blog la réalité de l'amitié de Pierre Perret avec l'écrivain Paul Léautaud.
Ecrivain et chroniqueur littéraire, notamment à Lire et dans le Figaro littéraire, Bernard Morlino publie un blog sur lequel il a posté de janvier à mars 2009 les propos considérés comme diffamatoires par Pierre Perret. Le 8 février 2009 notamment, il écrivait: "Pierre Perret n'a toujours pas prouvé son amitié avec Paul Léautaud". Il le traitait également de "con" et de "gougnafier".
"Tout de suite, j'ai retiré ces articles de mon plein gré", avait plaidé le journaliste lors de l'audience du 13 octobre, étonné que le chanteur ait quand même décidé de porter plainte.
L'enquête du journaliste était "inexistante"
Dans son jugement, le tribunal a estimé qu'étaient bien diffamatoires les propos selon lesquels Pierre Perret aurait inventé une relation avec Paul Léautaud, ainsi que les accusations de plagiat. Il a considéré que l'enquête du journaliste était "inexistante et ne présent(ait) aucune fiabilité".
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Les procureurs sortent de leur réserve
NDLR : Ce 9 décembre, j'avais bien vu passer un court tweet...
Justice. Les procureurs sortent de leur réserve
Publié le samedi 10 décembre 2011 à 11H00, l'Union
Ils n'ont pas l'habitude de s'épancher. Raison de plus pour les écouter. Les procureurs de la République n'ont pas le moral et, pour le faire savoir, ont rédigé un texte commun. Précisément, 126 des 163 chefs des parquets de France alertent, dans ce document rendu public et envoyé au Garde des Sceaux, sur les difficultés d'exercer leur tâche. Dans les Ardennes, le procureur Daniel Bouriaud, qui a participé à cet appel, confirmait, jeudi matin, la souffrance ressentie dans sa profession : « On milite pour l'évolution du statut, on voudrait un changement de mode de nomination. »
M. Bouriaud et ses confrères souhaitent que le Garde des Sceaux soit contraint de suivre l'avis du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), organe suprême de l'institution judiciaire, afin, dit-il, « d'affirmer une autonomie vis-à-vis du pouvoir politique », reproche récurrent et « évidemment fondé, du fait même que le CSM n'ait qu'un avis consultatif et que le gouvernement ait le dernier mot ». Dernier exemple de cette « interpénétration » manifeste entre l'exécutif et le judiciaire, la nomination du controversé Philippe Courroye au poste de procureur de Nanterre… contre l'avis du CSM.
Second axe des doléances, « l'insuffisance flagrante » des moyens donnés aux tribunaux de fonctionner et, souligne M. Bouriaud, « dans les Ardennes plus qu'ailleurs ». La perspective de la présidentielle, où différents candidats promettent déjà des moyens en hausse, n'est évidemment pas anodine. Pour M. Bouriaud, cette tendance à la paupérisation de la justice n'est « pas nouvelle, ce phénomène dure depuis des années et on continue de nous demander d'entrer dans toujours plus de champs nouveaux : celui de la prévention, celui de la répression, celui de la formation… », souffle le magistrat qui conclut : « Au fond, qu'est-ce qu'on veut ? Des mesures qui puissent restaurer l'image de la justice, aujourd'hui considérablement dégradée aux yeux de beaucoup trop de citoyens. »
M.L.
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