Hormones de croissance : l'Etat n'a pas attendu la justice
PARIS (AFP) - L'Etat "a engagé à ce jour plus de 31,2 millions d'euros" pour indemniser les familles dont les enfants sont morts de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) après avoir été traités à l'hormone de croissance, a-t-on appris vendredi au tribunal correctionnel de Paris.
"Le dispositif d'indemnisation a été mis en place en 1993", a précisé Hélène Lussan, ancienne responsable du bureau "Ethique et Droits" à la direction générale de la Santé.
C'est une commission composée d'un neurologue et de représentants des ministères de la Santé, de la Justice et du Budget, ainsi que des associations, qui gère ces indemnisations, a-t-elle ajouté.
Pour ce scandale sanitaire, l'Etat n'a pas attendu la justice et a invoqué la solidarité nationale pour organiser une procédure d'aide et d'indemnisation des familles.
Cent onze jeunes, traités à l'hormone de croissance parce qu'ils étaient trop petits, sont morts et trois souffrent à ce jour de cette maladie.
Il y a 40 ans, mai 68
Une semaine plus tard, la crise estudiantine, finalement plus sociétale que politique, qui culminera en mai, démarre à Nanterre où, non loin de la faculté, des bidonvilles abritent 400.000 Maghrébins, manoeuvres sur les chantiers de la croissance.

A lire sur letemps.ch
PARIS (AFP) - Initié par les "baby-boomers" qui ont bousculé, par leur seul nombre, une société craquant de partout, le Mai-68 français provient d'un mouvement de fond, culturel et politique, entamé des années auparavant à l'étranger. Evènement
Polémique - Un violeur récidiviste relâché par erreur
Un violeur récidiviste, Raoul Becquerel a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d'assises de l'Oise à Beauvais pour quatre viols, dont trois commis entre août et septembre 2004 alors qu'il avait été remis en liberté par erreur quelques mois plus tôt.
L'avocat général avait requis à son encontre la réclusion criminelle à perpétuité assortie de 22 ans de sûreté, évoquant "un homme dangereux parce que psychopathe, sans limites, foncièrement pervers". Il se trouvait en état de récidive légale.
Source : AFP, le Figaro, extrait
Un violeur récidiviste relâché par erreur
07/10/2004 N°1673 Le Point
Polémique - Justice coupable
L'entrée en vigueur de la loi Perben II connaît quelques ratés, avec la remise en liberté de détenus dangereux.
Affaire Sébire : l'hypothèse de la mort naturelle écartée par la justice
DIJON (AFP) - La justice a écarté vendredi l'hypothèse d'une mort naturelle de Chantal Sébire, dont le corps a été retrouvé mercredi à son domicile de Plombières-lès-Dijon (Côte d'Or), tout en reconnaissant que les causes précises du décès restaient à déterminer. Evènement
Suicide, suicide assisté, accident médicamenteux... Les pistes restent nombreuses et les interrogations demeurent.
Morte en donnant la vie
Société
Morte en donnant la vie • Procès. Deux médecins étaient jugés hier à Paris pour des fautes lors d’un accouchement.
QUOTIDIEN : vendredi 21 mars 2008
... L’avocate générale, Laurence Vichnievsky, a convenu que les erreurs commises par les médecins n’ont pas de liens directs avec le décès. Elle n’a pas voulu s’acharner contre «ces deux professionnels d’expérience» et a relevé «le cas de figure exceptionnel» qu’ils avaient eu à traiter. L’avocate générale a néanmoins requis des peines de trois et six mois de prison avec sursis ainsi qu’à 10 000 euros d’amende pour fautes graves ayant entraîné involontairement la mort. La cour a mis sa décision en délibéré.
Un distributeur de billets double la mise
LONDRES (Reuters) - Un distributeur automatique de billets est devenu le temps d'un après-midi l'endroit-porte bonheur de la ville de Hull, dans le nord de l'Angleterre, en donnant le double de la somme demandée.
Des centaines de personnes se sont pressées pour utiliser le DAB situé devant un supermarché de la ville. Les plus chanceux ont pu demander 300 livres (385 euros), le retrait maximum, et recevoir 600 livres (770 euros), le reçu indiquant 300 livres.
Ce n'est qu'au bout de plusieurs heures de "surchauffe" que le distributeur, à court de billets, s'est arrêté.
La société qui gère le DAB, Payzone, a admis qu'il pouvait s'agir d'un dysfonctionnement. La police a fait savoir que les bénéficiaires de la "panne" ne seraient inquiétés qu'en cas de plainte de l'opérateur.
Des magistrats, accusés de « torpeur » ?
Compte rendu
Les vingt-cinq ans d'obsession du gendarme Beau
LE MONDE | 19.03.08 | Extraits
La vie de Jean-Michel Beau s'est écroulée le 24 août 1983. C'est le jour où le juge Alain Verleene, chargé d'instruire l'affaire des Irlandais de Vincennes, inculpe cet officier de gendarmerie de "subornation de témoins". C'est aussi la première page de son nouveau pavé, L'Affaire des Irlandais de Vincennes, paru mercredi 19 mars (Fayard, 630 pages, 28 euros). Ou l'histoire d'une obsession.
Vingt-cinq ans après - et 2 m3 de documentation plus tard -, "le cauchemar qui a brisé (sa) vie, détruit (sa) carrière, fait voler en éclats l'univers de ceux qui (l'ont) entouré" continue de ronger l'ancien lieutenant-colonel de gendarmerie.
... Ce dernier, à la manière d'un greffier et dans un suivi tatillon des procédures, livre heure par heure, de 1983 à 2008, le récit de ses déboires et de ceux de ses ennemis jurés. Il ne dissimule rien des relations passionnelles qu'il a entretenues avec les journalistes - notamment avec l'ancien journaliste du Monde, Edwy Plenel, venu témoigner en sa faveur lors de son procès en appel. Des journalistes qu'il a harcelés "pour entretenir le feu", hanté par la crainte qu'ils négligent "son" affaire.
De même, il s'acharne sur les magistrats, accusés de "torpeur". Le 11 février 1988, il s'inquiète : "Pour éviter l'enterrement, il me suffira (...) de provoquer n'importe quel épisode de procédure. Rien ne s'oppose donc à ce que l'affaire dure éternellement !" Vingt ans après, cette angoisse le taraude encore.
La loi Leonetti, « encore trop mal connue » et « donc pas appliquée », selon Roselyne Bachelot
Le voile se lève sur les euthanasies clandestines
Le Figaro, 20/03/2008
... « On peut, si l'on s'en donne les moyens, régler aujourd'hui 99,9 % des situations difficiles, ajoute le professeur Goldwasser. Ce qui me dérange, ce n'est pas tant la pratique que le fait de la mettre en boîte dans une loi, car au-dessus de la loi, il y a la conscience du médecin. Une loi risque d'autoriser la paresse des consciences. »
... Il faut créer un observatoire des pratiques médicales en fin de vie afin de mieux se préparer à y faire face. Mais le raisonnement actuel qui vise à dire “il y a une pratique scandaleuse en France, l'euthanasie clandestine, il faut la combattre en la légalisant” ne tient pas.»
... Une vaste enquête en France a montré que la mort en réanimation est consécutive dans 50 % des cas environ à la décision d'arrêter des traitements devenus inutiles. Mais il n'est pas question d'euthanasie. «Nous avons des outils de prédiction qui nous permettent d'évaluer avec précision le pronostic cérébral d'une personne après un accident vasculaire ou un traumatisme crânien, explique le professeur Louis Puybasset (Réanimateur, hôpital Pitié-Salpétrière). Lorsque la médecine risque de transformer un individu qui serait mort en l'absence de réanimation, en un être végétatif, nous pouvons prendre en toute transparence et conscience la décision de diminuer la réanimation et de donner de sédatifs.»
La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a rendu hommage à Chantal Sébire après son décès, soulignant qu'"elle nous a tous interpellés sur des questions extrêmement graves de vie, de souffrance et de mort", dans un entretien aujourd'hui sur France Info.
"J'ai envie de lui dire, de façon très fraternelle, +merci, merci de nous avoir invités à ce débat+", a dit la ministre. Selon Mme Bachelot, "on ne peut pas considérer qu'il y a eu, là, un échec" de la loi de 2005 sur la fin de vie "puisque Mme Sébire a refusé, pour son cas, l'application de la loi Leonetti".
Une loi "encore trop mal connue" et "donc pas appliquée", a-t-elle dit en soulignant la nécessité d'une "information auprès des professionnels de santé et donc, de leurs patients".
A propos de l'évaluation de la loi par son auteur, Jean Leonetti, Mme Bachelot a estimé qu'il fallait "associer à cette réflexion, évidemment l'ensemble de la société civile, des experts, des philosophes, des médecins...". "Le Conseil de l'Ordre des médecins a toute sa place dans cette réflexion", a-t-elle ajouté.
Source : AFP, le Figaro
Bachelot: Sébire nous a interpellés
Mobilisation des magistrats : les audiences peu perturbées dans les tribunaux
PARIS (AFP) - Le mouvement lancé par le Syndicat de la magistrature (SM) pour dénoncer la "dégradation" du travail dans les tribunaux n'a guère perturbé les audiences jeudi mais son point d'orgue devait être "une nuit des libertés publiques" contre la loi sur la rétention de sûreté.
Euthanasie : le CCNE défavorable à une loi
Après l'annonce du décès de Chantal Sébire, le président du Comité consultatif national d'éthique Didier Sicard, s'est dit défavorable à une nouvelle loi sur l'euthanasie "à partir d'une situation particulière" et après un débat parlementaire trop rapide.
"Vouloir à tout prix résoudre toutes les questions humaines par une loi, quelle qu'elle soit, me paraît de l'ordre de l'aventure, car on ignore l'écart gigantesque qu'il y a entre telle ou telle situation individuelle", a-t-il déclaré sur France-Inter.
Source: AP, le Figaro
Euthanasie: le CCNE défavorable à une loi
Cisjordanie : des maisons palestiniennes détruites par des bulldozers israéliens
JERUSALEM (AP) - Des bulldozers israéliens, soutenus par des troupes armées, ont détruit cinq maisons dans une section de Cisjordanie contrôlée par l'Etat hébreu.
Selon Tsahal, ces maisons ont été démolies parce qu'elles avaient été bâties sans permis de construire. Mais d'après des mouvements des droits de l'homme israéliens, ces permis sont très rarement accordés, ce qui force les Palestiniens à construire sans obtenir de feu vert.
Les maisons rasées mercredi dans le village de Deirat, au sud d'Hébron, abritaient 38 adultes et enfants.
Abed Abou Aram, 65 ans, a affirmé que c'était la deuxième fois que sa maison était démolie, mais qu'il n'avait pas l'intention de partir. "Nous restons, même si nous devons vivre dans une grotte ou une tente", a-t-il déclaré.
Appel à la grève contesté dans la magistrature jeudi
PARIS (Reuters) - Le Syndicat de la magistrature (SM), classé à gauche, a appelé les magistrats jeudi à un mouvement de protestation et de grève contre "la dégradation des conditions d'exercice de leurs missions", avec le soutien du syndicat CGT des personnels pénitentiaires et des services judiciaires.
Les syndicats entendent dénoncer ce qu'ils considèrent comme une accumulation de réformes de procédure qui, selon eux, fragiliserait les fondements du système. Ils remettent aussi en cause la réforme de la carte judiciaire, jugée "brutale".
Le décret du 15 février matérialise la suppression de 178 tribunaux d'instance sur 476, de 23 tribunaux de grande instance sur 181 et de 55 tribunaux de commerce sur 160.
Ce sera la seconde journée d'action de ce type, après celle du 29 novembre dernier qui avait concerné une grande partie des juridictions françaises.
Dans un courrier daté du 18 mars 2008, rendu public par le SM, le directeur de cabinet de la ministre Rachida Dati prévient qu'un texte de 1958 interdit toute manifestation "d'hostilité au principe ou à la forme de gouvernement de la République" et "toute démonstration politique incompatible avec la réserve que leur impose leurs fonctions".
Le recours à la grève est donc susceptible de constituer une faute disciplinaire, conclut le directeur de cabinet, Patrick Gérard, dans ce courrier. Le Syndicat de la magistrature, qui estime que le ministère cherche à "politiser une initiative purement syndicale", maintient son mouvement.
L'affaire Sébire provoque une mission sur l'euthanasie
PARIS (Reuters) - Alors que le gouvernement excluait la semaine dernière toute réforme sur la question de l'euthanasie, le cas d'une femme atteinte d'une tumeur incurable qui s'est vu refuser par la justice une aide à mourir, a amené finalement mercredi le lancement d'une réflexion.
Les causes de son décès sont encore indéterminées. La justice lui avait refusé lundi le droit d'être euthanasiée.
LIBERATION.FR : mercredi 19 mars 2008
Destruction de radars : la mystérieuse FNAR demande quatre millions d'euros à l'Etat
PARIS (AP) - La Fraction nationaliste armée révolutionnaire (FNAR), qui a détruit à l'explosif plusieurs radars en Ile-de-France depuis plus d'un an, réclame quatre millions d'euros à l'Etat dans une lettre adressée à "Paris-Match", a-t-on appris mercredi de source policière. L'hebdomadaire a transmis le courrier à la Sous-direction antiterroriste (SDAT) avant de la publier dans son édition de jeudi.
Bush ne regrette rien et fait miroiter une victoire majeure
WASHINGTON (AFP) - Le président George W. Bush a marqué le cinquième anniversaire de la guerre en Irak mercredi en disant ne pas regretter une décision toujours contestée et en faisant miroiter une "victoire stratégique majeure" malgré l'incertitude sur l'issue du conflit.






















