Catégorie: Polémique et société
Des titres
Les déficits publics pourraient atteindre 100 milliards d'euros en 2009
LEMONDE.FR | 22.12.08 | 09h37 • Mis à jour le 22.12.08 | 09h48
Les noms de certains des fonds pris au piège de l'affaire Madoff révélés dans la presse
LEMONDE.FR | non daté à 12h37, peut être publié ce 22 décembre. Un bug ?
Islamophobie : les musulmans prêts à "s'inspirer du CRIF"
Mosquée incendiée : les représentants musulmans déterminés à "ne plus rien laisser passer"
LE MONDE | 22.12.08 | 09h49 • Mis à jour le 22.12.08 | 10h30
La SNCF dénonce un nouvel "acte de malveillance" sur la ligne du TGV Atlantique
LEMONDE.FR avec AFP | 22.12.08 | 10h11 • Mis à jour le 22.12.08 | 10h12, extrait
Un nouvel acte de malveillance est à l'origine des retards d'une trentaine de TGV Atlantique dimanche, a affirmé, lundi 22 décembre sur France 2, le président de la SNCF, Guillaume Pépy. L'incident, survenu dimanche après-midi près de Marcoussis, au sud-ouest de Paris, a entraîné des retards pour une trentaine de trains à grande vitesse.
"C'est à nouveau (...) un tir à la carabine" sur la caténaire, a indiqué M. Pepy, citant des informations de la gendarmerie. Le 1er novembre, des tirs ayant endommagé une caténaire à Marcoussis avaient occasionné de très importants retards des TGV Atlantique. Interrogé sur l'hypothèse d'un lien entre les deux affaires, M. Pépy a souligné qu'on était "à quelques kilomètres" et que c'était "le même acte de malveillance".
Les 35 heures, amortisseur inattendu de la crise
Le Figaro, 22/12/2008 | Mise à jour : 09:35, extrait
Critiquées il y a encore six mois, les RTT reviennent en grâce parce qu'elles offrent une certaine flexibilité en temps de crise. Il y a six mois, il fallait les liquider. Aujourd'hui, elles sont bien utiles car elles évitent, provisoirement, à l'économie française une déroute sur le front de l'emploi. Elles, ce sont les «35 heures», mises en place il y a onze ans et que Nicolas Sarkozy n'a eu de cesse d'assouplir, depuis qu'il s'est installé à l'Élysée, pour mettre fin au «carcan» que représentait la réduction du temps de travail en France.
Un voleur retrouvé grâce à un moustique
AFP, 22/12/2008 | Mise à jour : 12:07, extrait
L'ADN du sang pompé par un moustique retrouvé dans une voiture volée a permis à la police finlandaise de mettre la main sur un suspect, suscitant la fierté des enquêteurs.
A Rennes, deux détenus scient les barreaux de leur cellule et se font la belle
LEMONDE.FR avec AFP | 22.12.08 | 08h27, extrait
Deux détenus se sont évadés de la maison d'arrêt de Rennes en utilisant l'une des méthodes les plus anciennes de l'histoire carcérale, a-t-on appris, dimanche 21 décembre. Les deux hommes "se sont évadés en sciant les barreaux de leur cellule, et, à l'aide d'une corde, ils sont parvenus à franchir le mur d'enceinte", a indiqué la CGT pénitentiaire.
Les faits se sont déroulés dans la nuit de samedi à dimanche, peu avant l'aube.
AFP, 22/12/2008 | Mise à jour : 12:30
Affaire Liliane Bettencourt : le parquet de Nanterre est sur le pont
NDLR : Après avoir contribué à spolier une orpheline, ce parquet va-t-il déchoir une milliardaire ?
Liliane Bettencourt assure ne pas être sous le coupe de François-Marie Banier
LEMONDE.FR avec AFP | 21.12.08 | 11h52 • Mis à jour le 21.12.08 | 14h41, extraits
L'actionnaire principal de L'Oréal, Liliane Bettencourt, a qualifié de "navrante" la plainte pour abus de faiblesse déposée par sa fille Françoise, dans un entretien au Journal du dimanche. "Cela fait de la peine", confie-t-elle à l'hebdomadaire, dans lequel elle s'exprimait pour la première fois sur ce dossier. Si l'affaire est sortie dans les médias il y a une semaine, la plainte déposée par Françoise Bettencourt Meyers date d'il y a un an. Une enquête préliminaire a depuis été ouverte au parquet de Nanterre sur des dons s'élevant à près d'un milliard d'euros que Mme Bettencourt a accordés au photographe François-Marie Banier, connu pour ses clichés de vedettes et proche de la famille.
Mme Bettencourt Meyers, qui siège également au conseil d'administration de L'Oréal, se serait inquiétée de l'état psychologique de sa mère lorsqu'elle a accordé ses dons à M. Banier. "Quelle mouche a piqué ma fille ? C'est d'une grande bêtise", réagit l'octogénaire dans le JDD. "Cela vient peut-être du fait que je m'entends bien avec François-Marie Banier. C'est un artiste, ça me motive", complète-t-elle, assurant n'avoir jamais été "sous la coupe" du photographe. "Quant à cette histoire d'adoption, quand je l'ai entendue pour la première fois, j'ai cru rêver! Je n'ai jamais eu envie d'adopter un fils, et encore moins quelqu'un qui a plus de 60 ans".
[...] Il appartient désormais au parquet de Nanterre de décider s'il ouvre une information judiciaire ou classe le dossier sans suite. L'ouverture d'une instruction aurait notamment pour intérêt de permettre à un magistrat d'ordonner une expertise médicale.
Dimanche 21 Décembre 2008
Liliane Bettencourt: "Je n'ai plus envie de voir ma fille"
Le Journal du Dimanche
Pour le JDD, Liliane Bettencourt, 86 ans, héritière et principale actionnaire du groupe L'Oréal, accepte de revenir sur la plainte contre X déposée par sa fille pour "abus de faiblesse". Françoise Bettencourt- Meyers lui reproche les dons prodigués à François-Marie Banier. "Quelle mouche a piqué ma fille?", s'interroge celle qui est considérée comme la femme la plus fortunée de France.
[...] Peinée par les articles ayant relaté l'enquête judiciaire sur les dons qu'elle a consentis à l'artiste François-Marie Banier, Liliane Bettencourt tient à dire sa vérité (après que Le Monde de samedi a publié les lettres qu'elle a adressées à sa fille): ses mauvaises relations avec Françoise Bettencourt-Meyers, qui a déposé plainte contre X pour "abus de faiblesse" voici un an, sont antérieures à sa rencontre avec François- Marie Banier.
Souriante, la vieille dame oscille entre tristesse et humour lorsqu'elle raconte les impossibles relations fille-mère, qui provoquent aujourd'hui la polémique publique. Elle veut dire également qu'à l'aune de sa fortune, estimée à 17 milliards d'euros, les dons prodigués à François-Marie Banier (de 600 millions à un milliard d'euros selon les sources), ne représentent qu'une faible part. Elle confirme avoir donné "de longue date" la nue-propriété de la quasi-totalité de ses actions L'Oréal à sa fille, soit l'essentiel de sa fortune. Sa fille en héritera après sa mort. En clair, Liliane Bettencourt n'entame pas son capital mais entend disposer de ses revenus (colossaux) comme elle l'entend.
De son côté, le bénéficiaire de sa générosité, François-Marie Banier, actuellement à l'étranger, envisage de déposer plainte pour "dénonciation calomnieuse". "Il y a d'une part une blessure familiale sans doute profonde et ancienne et, de l'autre, une merveilleuse histoire d'amitié et de partage littéraire et artistique depuis plus de vingt ans", déclarent ses avocats, Mes François Tosi et Danyele Palazo-Gauthier. "Ce n'est pas par une procédure pénale que Françoise Bettencourt-Meyers réglera ses problèmes familiaux."
"Cette lettre est un dernier avertissement"
LE MONDE | 20.12.08 | 13h15 • Mis à jour le 20.12.08 | 16h57, extraits
Quelques semaines après le dépôt de la plainte par Françoise Bettencourt-Meyers, en février, sa mère lui adresse des reproches circonstanciés. Plusieurs de ces lettres, dont certaines écrites à l'encre verte d'une écriture ferme, sont restées sans réponse. Mme Bettencourt juge inqualifiable le procédé de la plainte et fait valoir à sa fille qu'elle ne pouvait ignorer qu'elle allait la choquer gravement.
Elle lui explique à quel point François-Marie Banier est son ami, que les dons, étalés sur plusieurs années, ont été faits devant notaire, en toute connaissance de cause. " C'est grâce à lui que je ne suis pas restée enfermée dans le milieu conventionnel auquel me destinait ma situation de fortune", lui dit-elle. Elle lui signifie qu'en attaquant le photographe, c'est elle-même qu'elle attaque, puisqu'elle serait prétendument en état de " faiblesse". " Si tous ces dons sont le signe de ma faiblesse, qu'en est-il alors de la donation que je t'ai faite de la nue-propriété des actions de L'Oréal, dès lors que, par rapport à son montant, tout le reste est bien modeste..."
[...] A sa fille, Mme Bettencourt reproche d'avoir soudoyé une partie de son personnel et se plaint de ne pouvoir dire un mot dans son propre domicile sans penser que tout ce qu'elle dit sera immédiatement rapporté. Elle la soupçonne aussi de lui avoir envoyé un médecin sans en annoncer la qualité, profitant du désarroi dans lequel elle se trouvait après la mort de son mari, André Bettencourt, survenue en novembre 2007.
Certains proches de la famille témoignent que Mme Bettencourt-Meyers, dont le mari est le vice-président du conseil d'administration de L'Oréal, était plus proche de son père que de sa mère. Jamais, pensent-ils, cette plainte n'eut été déposée du vivant de l'ancien ministre de De Gaulle et de Georges Pompidou.
C'est le 17 décembre suivant la mort de M. Bettencourt que la démarche juridique est lancée. "Je n'ose même pas imaginer le risque d'une fuite, qui est chaque jour plus important", écrit la mère, inquiète pour sa crédibilité " devant des interlocuteurs qui sauraient qu'une procédure basée sur ma soi-disant déficience intellectuelle est en cours".
[...] Mme Bettencourt déplore aussi la longueur de l'enquête et assure : "Je n'ai rien qui justifie la qualité de "victime" qu'on a voulu m'attribuer." A ce jour, M. Courroye n'a pas encore annoncé s'il classait le dossier, comme le souhaite si vivement Mme Bettencourt, ou s'il ouvrait une instruction.
Les historiens évoquent 100 000 viols commis à Berlin
Seules dans Berlin
LE MONDE | 20.12.08 | 14h27 • Mis à jour le 20.12.08 | 14h27, extrait
Ils sont là. Cette fois c'est sûr. En cette fin avril 1945, cela fait des jours que, dans Berlin encerclée, on ne parle que de "ça". La soudaine amplification des tirs d'artillerie et des canons antiaériens ne laisse plus guère de place au doute. Les Russes sont là. Terrées, en compagnie des enfants et des vieillards, dans l'obscurité des caves ou des bunkers, pour la plupart sans nouvelles de leur homme parti sur le front, les femmes de la capitale du Reich savent à quoi s'en tenir. La propagande nazie contre les "russische Bestien" (ces "bestiaux de Russes") a bien fait son travail.
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Les soldats russes, souvent des paysans venus de Sibérie, du Caucase ou de Mongolie, veulent des femmes, symboles de leur victoire sur l'Allemagne hitlérienne. Mères de famille, adolescentes, sexagénaires... toutes satisfont à l'idée valorisante que les "Ivan" - ainsi les surnomme-t-on - se font de la "Deutsche Fräulein". Livrées en pâture, maintes Berlinoises seront extirpées de leur souricière et traînées dans les couloirs, les annexes des caves, les cages d'escalier, pour y être violées. Les historiens évoquent 100 000 viols commis à Berlin entre avril et septembre 1945, et en tout 2 millions d'Allemandes violées sur le front soviétique.
Presque soixante-cinq ans se sont écoulés. Chaque famille d'Allemagne porte de près ou de loin ce drame en mémoire. Mais personne n'a jamais osé en parler (surtout à l'Est, où critiquer le "grand frère" russe était défendu). L'humiliation, la honte, la douleur, étaient trop fortes. Le tabou paraissait insurmontable. D'autant qu'au regard des crimes commis par les nazis, un interdit tacite empêchait les Allemands d'évoquer les souffrances endurées pendant la guerre : ils auraient aussitôt été accusés de révisionnisme.
La parole semble pourtant se libérer. Tout en veillant toujours à rappeler la responsabilité initiale du régime nazi, de plus en plus de documentaires et de téléfilms se mettent à évoquer le tribut payé par les Allemands à leur Führer et aux Alliés : martyre de Dresde bombardée, torpillage du Gustloff et de ses 10 000 passagers, exode de 12 millions d'Allemands expulsés des territoires de l'est du Reich...
Avec le film Anonyma, eine Frau in Berlin, réalisé par Max Färberböck et sorti sur les écrans allemands fin octobre, la question des viols massifs commis par les Russes en 1945 est pour la première fois abordée au cinéma.
Justice - Méfiez-vous de votre disque dur
NDLR : A visiter : http://www.truecrypt.org/
De divers encarts sur Le Point...
Journal intime et mails : sur le bureau du juge
SMS, mails, lettres, factures, etc., il n'y a pas de secret entre époux, a fortiori lorsqu'ils se séparent. Le juge soupèse, au cas par cas, la valeur des documents et « confessions » qu'on lui présente. Parmi eux, le journal intime, un grand classique de la guerre conjugale, surtout lorsqu'il relate les relations adultères. Les écrits intimes (lettres échangées entre un conjoint et un tiers...) ne sont écartés des débats que s'ils ont été obtenus par fraude ou violence. C'est à celui qui s'en dit victime d'en faire la preuve, ce qui est souvent illusoire. L'utilisation du code d'accès à une messagerie qui n'est pas la sienne n'est pas, a priori, une fraude (Cour de cassation, 18 mai 2005). « Le conjoint doit prouver que le mot de passe n'était connu que de lui et que l'ordinateur était fermé. Le simple fait que son époux ait agi à son insu n'est pas frauduleux », dit un juge aux affaires familiales.
Justice - Méfiez-vous de votre disque dur
Le Point, publié le 18/12/2008, Le Point n°1892, par Laurence Neuer, extrait
Désormais, dans une procédure de divorce ou une enquête sur un salarié, l'ordinateur est clairement sollicité. En toute légalité.
Penché sur l'ordinateur de Virginie et de René M., au domicile familial, l'expert informatique copie, une à une, les données du disque dur. Sous l'oeil attentif de l'huissier, qui consigne, dans un procès-verbal, ses manipulations. « Nous recherchons quels sites ont été consultés et à quelle fréquence, explique l'expert. Nous copions aussi le fichier "images" pour retrouver d'éventuelles photos compromettantes. » C'est Me Béatrice Uzan, l'avocate de Virginie, qui a confié cette mission au cyberlimier dans le cadre du divorce de sa cliente. Celle-ci lui avait confié : « Mon mari est violent avec les enfants et il a des pratiques sexuelles étranges »...
La preuve électronique, véhiculée par mails ou par textos, est devenue un allié précieux des couples qui divorcent. René a clandestinement imprimé quelques pages du journal intime de Virginie, qui avouait : « Je suis à bout, je n'ai plus la force de m'occuper des enfants... » Il espérait lui ôter la garde de leurs deux enfants de 4 et 6 ans grâce à ces « preuves ». Mais « ces éléments ne valent rien, faute d'avoir été authentifiés par huissier », souligne Me Uzan. Ce que le juge confirmera plus tard.
De son côté, Virginie va réunir des éléments à charge sur son mari. Côté pile, ce cadre de la fonction publique vit avec sa femme et ses enfants dans un appartement de fonction. Côté face, il possède une carte d'abonnement à un salon de massage et fréquente des clubs libertins. Autant de données qui conduisent Me Uzan à déclencher le plan B.
Didier Rauch, agent de recherches privées (détective), Sébastien Daumas, expert informatique, et Isabelle Meyer, huissier de justice, vont lui prêter main-forte. La filature de René mène l'enquêteur au club libertin et à l'institut de beauté. « La loi nous interdit de suivre la personne à l'intérieur d'un lieu privé. Nous nous limitons à constater qu'elle s'est rendue à tel endroit à telle heure et qu'elle en est ressortie à telle heure », assure-t-il. De son côté, l'informaticien effectue, devant l'huissier, la copie du disque dur de l'ordinateur. « Cela est légal, s'agissant de l'ordinateur familial, explique Me Uzan. Il appartient autant à l'épouse qu'à son mari tant qu'ils vivent sous le même toit. Elle peut donc le confier à un tiers sans se rendre coupable de violation de vie privée de son mari. » Dans l'ordinateur, l'informaticien découvre une liste impressionnante de sites sadomasochistes très violents. Le comble, c'est que René consultait simultanément les pages du site SOS Papa...
Des précaires s'emparent de nourriture
Des précaires s'emparent de nourriture
AFP, 20/12/2008 | Mise à jour : 16:19
Environ 25 personnes, membres d'un collectif de chômeurs et précaires, se sont emparé aujourd'hui de nourriture qu'ils ont emporté sans payer, aux Galeries Lafayette de Rennes, a-t-on appris de source policière.
Le groupe de militants a rempli des paniers avec de la nourriture vers midi, puis a bloqué les caisses en déployant une banderole: "chômeurs et précaires en lutte".
Après négociation avec la direction du magasin, où régnait une grande affluence à quelques jours de Noël, ils ont pu emporter leurs victuailles sans payer.
Aucune plainte n'a été déposée et la police, qui s'était rendue sur place, n'a procédé à aucune interpellation.
Contactée par l'AFP, la direction du magasin n'a pas souhaité s'exprimer.
Lycéens : Xavier Darcos met en cause l'extrême-gauche
REFORME DU LYCÉE
Lycéens : Xavier Darcos met en cause l'extrême-gauche
NOUVELOBS.COM | 19.12.2008 | 19:22
"On voit bien qu'il y a une manipulation", lance le ministre de l'Education, "ce mouvement lycéen a pris un tournant très violent, (...) pour des enjeux qui sont quand même modestes".
LIBERTES SOUS PRESSION / Psychiatrie
Quatre syndicats dénoncent des mesures "autoritaires" et "inefficaces"
NOUVELOBS.COM | 19.12.2008 | 19:12
Dans un communiqué commun, ils dénoncent "des décisions autoritaires et réductrices qui, en plus d'être inefficaces, aboutiraient à une régression inacceptable pour l'organisation, la qualité et l'efficacité des soins".
La mort d'un étudiant poignardé à Grenoble par un malade mental échappé d'un hôpital psychiatrique en novembre ne doit pas servir de "prétexte" à une réforme de la psychiatrie contenant des mesures "autoritaires" et "inefficaces", ont mis en garde vendredi 19 décembre quatre syndicats de psychiatres.
[...] Les quatre syndicats de psychiatres (Spep-Idepp, SPH, SPS-Idepp, USP) ont dénoncé dans un communiqué commun "la volonté affichée de réduire le champ de la psychiatrie aux seules hospitalisations d'office, c'est-à-dire à 2% de l'ensemble des hospitalisations en psychiatrie (et non 13% comme indiquait le chef de l'Etat)".
PERQUISITION CHEZ JULIEN DRAY
L'avocat de SOS racisme nie et dénonce "une manipulation"
NOUVELOBS.COM | 19.12.2008 | 19:02, extraits
Le siège de l'association anti-racisme a été perquisitionné vendredi matin, comme le domicile du député socialiste dans le cadre d'une enquête préliminaire sur des mouvements de fonds suspects.
Dominique Tricaud, l'avocat de l'association SOS Racisme, soupçonnée d'être à l'origine de mouvements de fonds illicites au profit du député socialiste Julien Dray, a nié, vendredi 19 décembre, toute malversation de la part de son client et dénoncé une manipulation politique.
"Je pense que l'argent n'a pas été détourné de sa destination et que personne n'a volé un centime là-dedans", a-t-il déclaré à l'AFP.
"Après ça, que sur les règles de la comptabilité, SOS Racisme, la Fidl et l'association des Parrains de SOS Racisme soient nullissimes, ça je suis tout prêt à le croire", a-t-il nuancé.
Selon Maître Tricaud, qui défend l'association de lutte contre le racisme depuis 1984, la mise en cause de SOS racisme, dont le siège a été perquisitionné vendredi matin, a-t-il indiqué, relève de la "manipulation".
[...] "Ce que j'observe c'est trois choses qui sont peut-être cumulables", a détaillé Dominique Tricaud: "la première c'est que M. Malek Boutih (ancien président de SOS Racisme, ndlr) était ministrable jusqu'à ce matin et qu'il ne l'est plus".
"La seconde, c'est qu'on est dans un moment où le mouvement lycéen était finalement un des mouvements sociaux qui étaient puissants depuis quelques jours (...) et le principal syndicat de lycéen se trouve traiter de bandit de grand chemin".
[...] Maître Tricaud a également jugé que certains éléments contenus dans l'article du Monde, qui a révélé l'affaire vendredi, "ressemble(nt) beaucoup à de la grossière diffamation", et indiqué qu'il n'excluait pas d'engager des poursuites pour diffamation.
La réforme du statut de l'Agence France-Presse inquiète
LE MONDE | 19.12.08 | 16h06 • Mis à jour le 19.12.08 | 16h06, extraits
Une banderole s'affiche sur la façade de l'Agence France-Presse, place de la Bourse à Paris. "AFP menacée, presse bâillonnée, libertés en danger", proclame-t-elle. Un signe de l'inquiétude des journalistes, alors que la question du changement de statut de l'AFP est ouverte.
[...] L'intersyndicale CGT, SNJ, FO, CFDT et SUD de l'AFP a lancé, fin novembre, une pétition "SOS AFP". "Depuis plus de cinquante ans, son statut ne l'a pas empêchée de devenir l'une des trois grandes agences de presse mondiales, présentes sur les cinq continents et travaillant en six langues. Nous refusons toute modification qui aurait pour effet soit de transformer l'AFP en agence gouvernementale, soit de la livrer en totalité ou en partie à des entreprises privées", dit le texte qui a recueilli plus de 9 500 signatures.
Le statut fixé par une loi de 1957, garant de son indépendance, a fait de l'AFP une société soumise au droit commercial, sans actionnaire ni capital et administrée par des représentants de la presse, de l'Etat et du personnel.
Politiques 19 déc. 12h01, Libé, extrait
La Poste: levée de boucliers de la gauche et des syndicats
Alors que Sarkozy annonce le changement de statut de La Poste en société anonyme à capitaux publics, les syndicats dénoncent «une privatisation rampante» et le PS promet «une mobilisation historique».
Que font les associations de prévention sur le terrain ?
Lefebvre: «Repérer et aider les enfants violents»
Le Figaro, 19/12/2008 | Mise à jour : 17:11, extrait
Le député des Hauts-de-Seine et porte-parole de l'UMP veut généraliser les dispositifs de proximité pour mieux répondre au problème des enfants délinquants.
LE FIGARO - Détection, dépistage, repérage, fichage… la question des enfants violents suscite toujours la polémique…
Frédéric Lefebvre - C'est le fameux rapport de l'Inserm qui a dénaturé ces termes. Depuis cette étude, on ne peut plus les utiliser sans penser «génétique». On a perdu du temps sur des problèmes sémantiques alors qu'ils sont sociaux. Jamais il n'a été question dans mon esprit de «fichage» mais au contraire de prévention. Et pas de prévention au sens policier du terme, aujourd'hui galvaudé dans l'esprit des gens, mais d'aide.
Quel genre d'aide ?
Les enfants violents le sont avec les autres mais aussi et d'abord envers eux-mêmes. On doit les aider à se reconstruire, à se resocialiser, sinon c'est de la non-assistance à personne en danger. Pour cela, on doit les identifier. Que fait un médecin avant de soigner ? Il diagnostique, repère, analyse. Que croyez-vous que font les associations de prévention sur le terrain ? Elles repèrent les enfants avant de les aider, et on ne trouve rien à redire.
Quelles réponses la société apporte-t-elle à ces problèmes ?
La sanction, uniquement. C'est un problème culturel en France : on a une approche curative et non préventive. Or la répression a une efficacité limitée et son coût - la prison par exemple - est 50 fois plus élevé.
Que comptez-vous faire concrètement ?
Mon objectif est de généraliser les dispositifs qui marchent, comme ces associations implantées dans les quartiers qui, au moyen d'équipes pluridisciplinaires, encadrent les enfants après les cours. Il faudrait créer une permanence de ces associations à l'école. C'est ce que j'ai mis en place dans un collège des Hauts-de-Seine, et c'est très bénéfique à tout le monde. Enfin, je crois beaucoup au travail en amont avec les familles, qui sont au cœur des problématiques. Avec ce genre de mesures, la réforme apparaît très simple à mettre en œuvre, peu coûteuse et avec un maillage qui couvrirait tous les besoins au plus près.
Le zapping politique de l'année 2008
lefigaro.fr, 19/12/2008 | Mise à jour : 14:33
VIDEO - Lefigaro.fr vous propose de revoir les images qui ont marqué l'année politique. Premier volet : une année de polémiques, du «casse-toi pauvre con» de Nicolas Sarkozy aux larmes de Tapie devant la commission parlementaire chargée d'étudier son remboursement.






















