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1958-2008 : la Constitution de la Ve avait 50 ans
Ces jours-ci, après avoir visité encore Canal Académie, la « première radio académique francophone sur internet », des écrits, propos, pensées ou opinions m'ont intrigué plus que d'autres. Suite à cela, j'ai passé commande de Ruban blanc, ce fameux film de Michael Haneke, et d'un collectif qui pourrait être autorisé, Les 50 ans de la constitution, paru chez LexisNexis Litec, en octobre 2008. Selon des présentations, « cet ouvrage réunissait les plus grandes signatures à l'occasion de cet anniversaire » et de « la plus importante révision constitutionnelle depuis 1962 ». Peu après la parution de cet ouvrage, la cour de cassation française allait rappeler quelque chose d'assez fondamental.
La Constitution- La Constitution du 4 Octobre 1958
Dernière mise à jour: 1er février 2010
Sur www.legifrance.gouv.fr, extraits
Art. 34. - La loi fixe les règles concernant : ... le statut des magistrats ;
J'ai souvent eu le sentiment d'avoir parfois, bien en marge des officiels, assisté ou contribué à de petits et à grands évènements, des commémorations, des fêtes et des manifestations de toute nature et qu'un jour, certains pourraient percevoir une réalité insupportable. Je ne sais pas encore comment ranger ou classer cet ouvrage du Cercle des Constitutionnalistes, « créé le 24 janvier 2008, ayant pour but de promouvoir la connaissance du droit constitutionnel et des institutions politiques ». Le gouvernement des juges, mode d'emploi, de Michel Troper, est un peu petit à ses côtés. Raison contre pouvoir de Chomsky et Bricmont est encore d'une dimension différente, peut-être plus proche de certains ouvrages d'Onfray et d'autres critiques, de réprouvés, de républicains, de vrais passionnés ou de défroqués aussi. Je pense que je pourrais m'épargner la lecture de la contribution d'André Vallini ; par le passé, il présidait la commission Outreau, ce naufrage manifestement pas plus avéré qu'un improbable prosélytisme religieux. La laïcité de la République est un chapitre qui va m'intéresser plus que d'autres ; mais avant cela, je crois que je vais relire encore un peu de David Hume, revisiter encore Beccaria, tel qu'il peut être perçu par des moldaves. D'autres chapitres vont aussi me plaire, j'en suis assez sûr. Sous Philippe Seguin, la Cour des comptes a produit des rapports croustillants.
Au fil de mes errements sur le site de Canal Académie, je suis tombé sur deux documents qui pourront encore m'en apprendre beaucoup. La prudence - des actes d'un colloque de 2007 - serait « une sagesse pratique, humaine, consistant à chercher l‘action droite (juste) dans un monde aléatoire ». Je vais le lire avec un très grand intérêt, il semble inviter à opposer la prudence ou la précaution à la raison. Je vais devoir relire aussi des opinions et articles récents de la Croix qui nous expliquaient pourquoi la France avait dû s'apprêter comme elle l'a fait, face à l'hypothétique catastrophe H1N1. Pour le moment, j'écoute avec attention La justice de l’Eglise, une communication de Mgr Patrick Valdrini, recteur émérite de l’Institut catholique de Paris, prononcée devant l’académie des sciences morales et politiques, le 2 octobre 2006. « Le juge dans l'Eglise s'adonne à sa tâche, loin des regards, seul avec Dieu... en oubliant ce qu'elle fût par le passé... l'organisation judiciaire de l'Eglise catholique est peu connue, sauf des spécialistes, des connaisseurs, elle est rarement présentée dans les publications à larges diffusions... » J'apprends, comme lorsque j'étudiais des tribunaux rabbiniques. Je relève un lapsus, « persécu... » mais l'orateur se reprend immédiatement. Il nous parlait alors d'une simple « perquisition » menée dans le cadre d'une affaire qui mêlait « justice d'Etat » et « justice d'Eglise ». Des « laïques » peuvent être juge ? « Il n'est pas bon de porter des conflits devant des juges païens » ? La séparation des pouvoirs semble être un impératif. On pourrait même en appeler parfois à la rote ? Les droits peuvent-ils être protégées ou le sont-ils réellement ? L'orateur cafouille assez souvent mais je l'écoute avec prudence. J'inscris aussi deux dates à mon agenda.
Pour le moment, il y a tout de même plus important, par exemple, le génocide rwandais et cette « compétence universelle qui s'arrête encore au périph » ; il fallait écouter France Info et avoir lu un récent Charlie hebdo. Un sondage TNS Sofres m'apprend que Anne Roumanoff serait aujourd'hui l'humoriste préférée des français ; « avant en France on avait la gauche caviar, maintenant on a la droite cassoulet : une petite saucisse avec plein de fayots autour ». Morano revient aussi à la charge avec ses projets et bracelets en faveur des femmes battues ou victimes de violences dites conjugales, on ne pourra pas dire que ce gouvernement n'a pas tenu ces promesses. Nous en parlerons encore ces prochains jours, jusqu'au 8 mars au moins. Mais l'information du jour a pu être diffusée par RTL ? Nous apprenions que les gaulois de Gouvieux étaient à leur cour d'appel. Les fidèles ou avides du nouveau Détective connaissent bien cette affaire.
Le Rwanda, seize ans après...
France Info - 10:00, extrait
Le président français Nicolas Sarkozy est arrivé jeudi à Kigali pour une visite historique de quelques heures destinée à tourner la page, seize ans après le génocide, du lourd contentieux qui empoisonne les relations entre la France et le Rwanda. Cette visite, la première d’un président français depuis le génocide de 1994, intervient trois mois après la reprise officielle des relations diplomatiques entre les deux pays.
RTL info | 25 févr. 2010 | Màj 10h30
Enquête RTL : deux enfants retirés à leur famille d'accueil pour "trop d'affection"
Retirés pour "avoir reçu trop d'affection". RTL vous raconte ce matin l'histoire de deux enfants placés dans une famille d'accueil, à Gouvieux, dans l'Oise, puis retirés par la justice à cette famille afin de ne pas compromettre un éventuel retour auprès de parents biologiques. La justice en a décidé ainsi car les enfants avaient développé "trop d'attachement" pour leur famille d'accueil. Avant leur placement, les deux enfants ont subi abus sexuels et maltraitance. Le père et la mère biologiques ont tous deux été condamnés pour cela. La famille d'accueil, qui n'a pas revu les enfants depuis qu'ils ont été placés en foyer il y a quelques mois, a décidé de faire appel. Appel qui a lieu ce jeudi matin à Amiens.
Un son
Dominique Tenza | 25 févr. 2010
"Le choix de RTL" : depuis 5 ans, Anne-Charlotte et Emilien ont vécu dans cette famille d'accueil
En marge de toutes ces écoutes, lectures et reflexions, j'aide encore un peu cette blogueuse, une mère qui tente de se faire entendre. Elle se débrouille comme elle peut, sans journalistes ou médias traditionnels, sans l'aide de barbouzes ni le soutien d'élus ou d'une horde de gaulois. Depuis quelques temps, cette mère souhaiterait consulter des dossiers administratifs et judiciaires qui concernent ses enfants mais ses démarches n'ont pas encore pu aboutir.
Il y a quelques jours, elle m'informait qu'elle avait reçu une réponse du ministère de la justice. Elle pourrait avoir reçu un peu mieux qu'une vulgaire lettre type. Cette mère se plainte d'un certain nombre de difficultés qu'elle « rencontrerait » alors que ses enfants sont « placées », très probablement « confiés » maintenant à l'ASE. Je lis quelques chose d'assez similaire sur le site Internet de la mairie de Gouvieux : « Ils sont éloignés, isolés de nous jusqu’à présent. » Dans la presse, je peux encore lire que « Gouvieux n'avait plus aucunes nouvelles d'eux. Le village cherchait à joindre quelqu'un pour qu'on les leur remette [NDLR : les doudous], mais ils étaient sans cesse renvoyés sur des répondeurs. »

D'une correspondance du 11 février 2010, à lire sur SOS Villages de Marly
Depuis septembre dernier, nous n'avons nous-même plus de nouvelles ni la moindre relation avec mon aînée, Justine ; je ne l'ai revue que très ponctuellement, à l'audience, en décembre dernier, à la cour d'appel de Versailles. La quille suivra, m'a-t-on dit, fin 2011... Je suis pour ma part accoutumé à ces pratiques archaïques, barbares ou moyenâgeuses ; il me semble qu'elles sont très courantes lorsque le juge pour enfant est saisi et que la Dass s'occupe d'enfants. De début novembre 2005 à fin mai 2008, je n'avais pas eu de nouvelles ni aucun contact avec Justine, « dans son intérêt » ; au cours de toute cette période, près de trois longues années, on ne m'avait communiqué qu'un unique bulletin scolaire.
La justice qui s'est abattue à Gouvieux semble avoir communiqué quelques informations à nos médias traditionnels, très probablement du fait des pressions exercées par ces gaulois et leur élu : « La juge des enfants avait souligné `' le professionnalisme " de l'assistante familiale des deux enfants. Elle a choisi de les placer dans un foyer, pour, qu'ensuite, ils rejoignent le domicile de leur mère biologique. » C'est assez surprenant car, selon RTL et les sons publiés ce jour, la mère biologique d'Anne-Charlotte et d'Emilien serait « légèrement débile », on nous invite à relire la CEDH :
Enquête RTL : deux enfants retirés à leur famille d'accueil pour "trop d'affection"
C'est encore un dossier « complexe, sensible ». Je note qu'auprès de leur cour d'appel, Gouvieux ou ces gaulois et leur élu ont pu obtenir un « complément d'information ». Cette justice semble être assez différente de celle que rend le tribunal pour enfant de Nanterre et la cour d'appel de Versailles. A ma connaissance, cette mère de Vallauris à qui je donne quelques coups de pouces n'a pas de problèmes de « santé mentale », elle m'a plutôt parlé d'un « divorce difficile », d'une séparation très « conflictuelle », puis du « placement » de ses enfants, précédemment « confiés » à l'association SOS Villages d'enfants, leur structure de Marly, dans le Nord. En juin 2009 et alors que cette mère s'était déjà beaucoup plainte, les travailleurs sociaux demandaient à ce que ses enfants soient maintenus dans le Nord :

D'un jugement du 4 juin 2009
Cette mère n'est pas hostile au principe même du « placement » et de cette « aide » apportée à ses enfants. Elle a cependant depuis longtemps le très net sentiment que la situation « stagne », s'aggrave même. Il est déjà très difficile d'entretenir ou de rétablir des relations avec un seul enfant « placé », surtout lorsque des professionnels s'opposent ; j'ai pu le constater lorsque ceux de l'OSE France puis de l'ARSEA « travaillaient » avec un corbeau et un pasteur, « en faveur » de ma fille Justine. Mon petit doigt me dit que maintenant, la chancellerie ou Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la justice, pourrait confirmer que les résultats sont parfois mitigés lorsque la Dass « travaille ». Je constate que tout semble être plus éprouvant encore lorsque la Dass « aide » une mère et plusieurs enfants d'une même fratrie.
En juin 2009, ce juge pour enfant pourrait lui-même avoir eu un sentiment assez similaire, il notait alors que « des méthodes de travail ne correspondaient pas aux objectifs fixés ». De tels paragraphes ou mentions dans des motivations ne me surprennent absolument pas ; ils pourraient choquer des juges de Nanterre ou de Versailles mais on devrait à mon avis en lire beaucoup plus souvent dans des décisions de juges pour enfants. Aujourd'hui, les enfants « placés » de cette mère de Vallauris semblent tous être répartis ou éparpillés dans des foyers et des familles d'accueil différentes, principalement dans le Nord. Or en juin 2009, rien ne faisait obstacle à ce que l'un de ces enfants, toujours dans le Nord, soit « déplacé » dans le sud, rapproché de sa mère :

D'un jugement du 4 juin 2009 ou « juste le bordel »
Un drôle de 9-4
Par le passé, on se souciait plutôt de ce qui se tramait dans le 9-3. En passant en revue la presse d'hier, je me disais encore qu'il pourrait maintenant y avoir un réel problème dans le 9-4, également classé à gauche. Aujourd'hui, je lis qu'un vilain mineur délinquant n'aurait pas été enfermé ? Après avoir menacé quelques camarades avec un couteau, il aurait pu rentrer librement chez lui. Ca va faire du travail pour des cellules d'écoute psychologiques ainsi que pour ces nouvelles équipes et projets dont Bockel ou MAM pourraient un jour nous vanter quelques mérites.
Selon le journal Aujourd'hui en France d'hier, 19 février, le parquet de Créteil et la police du 9-4 pourraient être très fâchés contre un juge des libertés et de la détention (JLD), il n'enfermerait pas assez des dealers, il aurait même plutôt tendance à les relâcher dans la nature ? Comme en réaction, la police aurait « exceptionnellement fermé » une brigade de « sureté ». Selon le syndicat Alliance, « le malaise » durerait depuis des mois dans la quasi-totalité des services de police du département. Mis en cause, lit-on, un JLD : « A chaque fois, les services s'investissent, les fonctionnaires ne comptent pas leurs heures pour présenter à la justice un dossier bien ficelé et le JLD les remet dehors. [...] les dealers reviennent rapidement se montrer et reprendre leurs activités illégales. » Sur cette même feuille, nous lisons que la famille de la mère de Fontenay récemment décédée accuse maintenant la justice - et la police - même si le procureur nous a rapidement assuré qu'elle est déjà et définitivement mise hors de cause.
Le parquet de Créteil se plaint maintenant lui-même d'un JLD, relevant des « arguments juridiques erronés » pour refuser aussi des prolongations de garde à vue ? Selon le journal, ce JLD ajouterait même des conditions à la loi ? Je suis assez surpris de lire ce genre d'information alors que je pourrais moi-même me plaindre de jugements et de décisions rendues par la cour d'appel de Versailles qui ont à mon avis été fondés en droit approximatif, parfois même, de manières très surprenantes. En 2008, j'avais eu un mal fou à obtenir ne serait-ce qu'une audience, le juge pour enfant de Nanterre ignorait systématiquement toutes mes requêtes. J'avais fini par le sommer de juger suite à quoi il m'a d'abord répondu par une correspondance assez étrange. Mais selon la cour d'appel de Versailles, il ne s'était rien passé d'anormal ni de bien exceptionnel ; cette cour pourrait bien avoir raison et tous les juges pour enfant du 9-2 font n'importe quoi ?
D'après le journal Aujourd'hui en France, le président du tribunal de Créteil n'a pas remarqué de « déséquilibre particulier contre les appels des décisions de ce juge par rapport à d'autres [NDLR: ces JLD du 9-4 qui feraient donc tous relâcher les dealers]. » J'ai le sentiment qu'on découvre ce que peuvent être l'indépendance de la justice, les arrêts de règlements et l'interprétation de la loi, ce que pourraient être des « politiques pénales » locales également. La brigade de « sureté » n'aurait en réalité fermée qu'une journée ; on nous apprend que les policiers ont eu besoin de repos après 44 heures de travail effectuées au cours des 48 heures de la durée de la garde à vue.

« Opposée à un juge, la police ferme une brigade », de quelques canards d'hier
Encore un couac dans le Val de Marne ?
Le « mauvais sort » parait s'acharner sur le 9-4. Une mère serait morte, elle aurait reçu plusieurs coups de couteau. Un enfant a disparu et son père est pour le moment suspecté de l'avoir enlevé. Il pourrait s'agir d'une « séparation conflictuelle », d'un « drame du divorce ». Selon google, peu de sites semblent diffuser le portrait de cet homme, susceptible d'être dangereux. C'est pourtant cet homme qui pourrait être reconnu en premier ? Il serait bien « connu des services », selon ce qu'on peut lire sur la toile. Qu'est-ce que cette adresse mail du ministère de l'Intérieur vue sur le site du Parisien, débutant par « www. » ? D'après google, cette adresse est erronée.

De source le Parisien
Oulala... Choisy-le-Roi et Paul-Guiraud ?
Je me dis souvent qu'un jour, ça pourrait quand même barder. Là, c'est une femme, c'est différent, c'est plus haut que trois pommes. Notre gouvernement nous avait annoncé qu'en 2010, nous ferions tout pour les sauver.
Val-de-Marne
Choisy-le-Roi : un patient de l'hôpital psy tue son épouse
Le Parisien | 13.02.2010, 15h00 | Mise à jour : 17h13
Ce samedi matin, un homme s'est présenté à l'hôpital psychiatrique Paul-Guiraud à Villejuif (Val-de-Marne) où il est régulièrement suivi, pour avouer le meurtre de son épouse. En sortie d'essai, l'homme avait réintégré le domicile familial de Choisy mais est revenu à l'hôpital, confiant au médecin qui l'a accueilli avoir tué sa femme.
Prévenu, le commissariat de Choisy a immédiatement envoyé des policiers sur place qui, accompagnés de sapeurs-pompiers n'ont pu que constater le décès de son épouse. Un décès qui pouvait remonter à quelques heures. D'après les premières constatations, l'homme l'aurait poignardée à l'aide d'une paire de ciseaux. L'enquête a été confiée au Service Départemental de la Police judiciaire du Val-de-Marne tandis que l'homme devait être examiné par des psychiatres dans la journée.
De ma rubrique Sorties
Montebourg : « comme des moutons, passifs, bêlants, attendant la mort »
A chacun son style, son humour et ses envolées. Je note qu'à l'instant même, le JDD se fait plutôt le porte voix de Le Pen. Je note également que le JDD a modifié le titre de son article, en une. Il était un peu différent il y a de cela quelques minutes encore ; un premier commentaire de l'article devrait permettre de dater à peu près la parution de cet article, sa première version. L'ancien article ou titre est toujours en ligne, seule la une du JDD semble avoir été toilettée.
Je sors me promener, je veux le Parisien du jour pour un probable scandale bancaire ou « Apollonia : une arnaque de plus d’un milliard d’euros ». Un troupeau d'investisseurs attiré par une belle carotte ?

Des images de Dimanche+ du jour

Le Pen veut « prendre » le Vel' d'Hiv, à lire sur le JDD
Soutenez SOS Villages d'Enfants !

L'association propose diverses bannières et animations flash, des codes à copier/coller

Une copie écran du 6 au soir... le reportage, par TF1
Un peu de distance s'impose ?
D'après ce qu'on m'a un peu mieux expliqué, les enfants de Madame T. ne seraient plus confiés à l'association SOS Villages d'Enfants. Ils ne seraient plus chez des « mères SOS », mais éparpillés, dans de simples familles d'accueil ? Le dernier aurait quitté « le village » ce samedi 30 janvier. J'ai pu être induit en erreur par quelques discours officiels ou de Gala et divers documents que j'ai lu. Cette association ne « lâche » pas les enfants, elle les « réunit pour la vie ».
Je me pose de nombreuses questions lorsque je lis les documents qui m'ont été communiqués, par exemple, un jugement du 5 juin 2008 (maintient de placement de certains enfants, mainlevée d'une mesure AEMO). Cette mère aurait-elle un jour trop foutu le bordel ? On m'a dit qu'elle est plutôt d'une nature à répondre ou à résister, à critiquer et à contester. La présentation qui est faite d'elle semble être assez défavorable, mais je ne vais pas trop m'y fier, j'ai mes raisons. Je connais très bien les rapports et les avis de l'OSE France ainsi que ceux de l'ARSEA. J'ai surtout pu constater comment a travaillé l'OSE France : je me suis beaucoup exprimé sur Internet, notamment au cours du mois d'août 2005, puis ma fille Justine a « disparue », elle a été « placée » ailleurs, mes « droits sur ma fille » ont été suspendus, début novembre 2005. Après cela, ce n'est qu'après une sorte de parcours du combattant judiciaire que nous avions pu renouer, pour quelques temps seulement. Depuis septembre dernier, tout est à nouveau très différent.

D'un jugement du 5 juin 2008
Je ne pense pas que cette mère, Madame T., soit maltraitante, alcoolique, pédophile, ce n'est pas ce que je lis. Mais on pourrait le croire lorsqu'on écoute quelques discours de Laurence Ferrari. Cette mère, Madame T., explique plutôt qu'elle aurait souhaité que ses enfants soient rapprochés d'elle et aurait aimé pouvoir exercer ses droits sur ses enfants. Elle semble avoir un jour fuit cette région, le Nord, pour refaire sa vie ou, peut-être, pour s'extraire d'un bourbier, d'une ornière. On pourrait évidemment lui reprocher d'avoir « mis des distances » entre elle et ses enfants. Mais ma compagne et moi, nous n'avons jamais fuit le 9-2, c'est ma fille qui s'est un jour comme vaporisée dans la nature alsacienne.
Les « trvaielleurs » sociaux du village ? Je ne souhaite maintenant plus rencontrer des gorets, barbouzes, kapos ou parasites du social. Je constate que cette mère « restait favorable au maintient des visites médiatisées », qu'elle « reconnaissait qu'elle pouvait avoir du mal » et « se disait demandeuse de soutien et de conseils ». Au fond, quelle est la différence entre ces traitements spécifiques et appropriés ? Aucune avancée suffisante n'a pu être faite, dans cette histoire, sur le lien mère/enfant ? Lorsque Justine allait disparaitre en Alsace, les travailleurs sociaux de l'OSE affirmaient qu'il y avait eu des améliorations de la relation père/enfant, mais que c'était insuffisant à leurs yeux... Ces enfants de Madame T. sont-ils aujourd'hui éparpillés dans la nature, entre Nice, des familles d'accueil différentes et on ne sait où, dans le Nord, ou sont-ils toujours gardés ou sous la responsabilité de l'association SOS Villages d'Enfants ?
C'est bizarre, l'ARSEA m'avait également beaucoup et souvent reproché de critiquer leur « travail » ou les travailleurs sociaux, plutôt des pratiques, plus généralement. « Un rapprochement non véritablement désiré par les enfants mettaient ces derniers ainsi que la mère en grande difficulté, alors que leur relation était déjà très complexe » ? J'admets que j'ai parfois écrit pire que Serge Paugam, dans La Disqualification sociale, sûrement bien pire aussi que Pierre Sans, dans Le placement familial. Pourtant, en l'absence de l'ARSEA et donc sans parasites dans la relation père-enfant, Justine ne se plaignait pas trop de ses contacts avec nous ; ma compagne vient de retrouver une vidéo de nos deux enfants, prise cet été ; nos filles étaient plutôt ravies. Suite aux critiques de Madame T., SOS Village d'Enfant aurait d'abord externalisé les rencontres mère-enfants, puis cette association aurait, plus récemment, finalement expulsé aussi ce qui leurs restait de la fratrie ou les enfants eux-même ? Pourtant, lorsque je lis ces motivations de juin 2008, SOS Village d'Enfant, « était le seul repère stable sur la durée qui leur offrait un environnement sécurisant et structuré. »
Un Parisien du jour peut laisser perplexe
Aujourd'hui, il m'a fallu deux Parisiens, celui du coin et l'édition de l'Oise, ses fichiers PDF. Je suppose que les formats numériques sont assez conformes à ce qui était en kiosques, ce matin, et à ce qui est publié sur Internet. Des inspecteurs et des juges semblent avoir mis le paquet, ils ont recrutés des « profileurs » ou de savants « psychologues » pour élucider cet horrible double meurtre de retraités. Le ministre de l'intérieur nous a bien dit qu'il fallait absolument protéger les personnes « vulnérables », c'est à présent une « priorité » (et non une stratégie populiste). Dans les feuilles communes aux autres éditions du Parisien, on apprend qu'une toute autre affaire est relancée, des années après un non-lieu, mais après l'intervention d'un « privé » ayant « repris le volumineux dossier pour les parents du disparu. »
Le 9 janvier dernier, à Guermantes, j'avais assez longuement discuté avec le père d'Estelle Mouzin, de différentes affaires, beaucoup aussi de ses propres moyens et méthodes pour retrouver sa fille ou obtenir des explications. S'il a lu le Parisien du jour, il a pu repenser à notre conversation. Le 19 janvier, sur TF1, au cours de l'émission « Disparitions », j'ai appris qu'en 2003, Nicolas Sarkozy avait décidé que la disparition d'Estelle Mouzin sera un jour élucidée, souhaitons le...
Le Parisien du jour, des feuilles communes ![]() |
En janvier dernier, Eric Mouzin, le père d'Estelle, excluait tout recours à un « privé » en raison des coûts et des incertitudes de telles solutions. Par prudence, il préfère agir dans le strict cadre de l'enquête pénale, bordée par ses procédures. Je lui répondais alors que le juge d'instruction devrait bientôt disparaitre. Il y a peu, on nous a appris que les « victimes » ou des partis pourraient ensuite disposer de quelques « aiguillons », pour réveiller de temps en temps le parquet, si nécessaire. Je l'invitais alors à visiter mon site Internet tout en lui expliquant sans trop de détails que j'avais pour ma part opté un jour pour d'autres voies que des procédures inaccessibles ou illusoires lorsque le juge pour enfant est saisi.
Ma fille Justine est « placée » depuis 2003, rien ne changera plus et je le savais. Il y a peu, des juges de la cour d'appel de Versailles me confirmaient eux même qu'il n'y aurait pas de terme à cette « solution durable ». « On peut toujours compter sur le repentir », suppose Eric Mouzin, on l'entendait ce 19 janvier, sur TF1, il espère un jour faire « bouger les lignes ». J'ai pour ma part pu constater comment s'était comporté Richard Josefsberg, de l'OSE. Depuis, 5 ans se sont déjà écoulés, il ne s'est pas repentit. Pourquoi réagirait-il, il est protégé par l'autorité de choses dites « jugées » ou bâclées.
Ces derniers temps, il s'est tramé quelque chose d'assez intéressant. Un blog aurait pu être censuré ou même fermé si une mère avait cédée à ce qui pouvait faire penser à des intimidations. Mais elle a su résister et son blog est toujours en ligne, intact, je pense qu'il n'y aura plus de suites. J'ai le sentiment qu'une association a fait une erreur en se comportant comme elle l'a fait, envers cette mère. Cette même association ne pouvait-elle pas s'attendre à une telle réponse, en retour ? Début octobre dernier, un email m'informait que « Stratégies judiciaires » venait de paraitre, je me disais alors qu'un tel ouvrage ou grimoire n'est pas nécessairement utile pour se défendre dans la vie et sur la toile.
Les conclusions que j'ai déposées, en décembre dernier, à la chambre des créatures inférieures, pouvaient heurter : le ficher au format PDF, il est en ligne depuis deux mois. Un extrait : « A l'automne 2008, M. KANT a eu un échange bref et cordial avec les services juridiques de la LICRA, après un boulet rouge. En effet, M. KANT avait été "dénoncé" à la LICRA. M. KANT a très souvent perçu des intimidations suite à ses critiques, y compris de la part du ministère public, fin mai 2008, mais il n’a jamais eu besoin d’y céder. M. KANT a cependant supprimé un simple mot dans son blog, s’efforçant de répondre alors au mieux aux souhaits des éditions Dalloz. » J'ai été très amusé en découvrant que BHL avait récemment du toiletter son site Internet. Je viens de lire ou d'entendre que l'ouvrage de Yann Moix, à paraître et promu par BHL, serait historiquement faux. S'il est publié, je vais peut-être m'en procurer un, par simple curiosité.
Avec des faux et des approximations ou des mensonges, quelques opinions de psychologues et d'éducateurs aussi, des magistrats professionnels motiveraient n'importe quoi. En janvier dernier, en relisant l'arrêt, j'ai rapidement constaté que les juges de Versailles avaient tout de même rendu une décision un peu moins brouillon, je leurs avais parlé de dénaturation des éléments de la procédure. A défaut d'avoir obtenu une main-levée de la mesure de placement de ma fille aînée, ce que je ne souhaitais plus en décembre dernier, j'aurais tout de même pu faire bouger enfin les plumes de la chambre des créatures inférieures, ce n'est pas anodin. Pour tout le reste, tant pis.
Ce samedi 13, je pense me rendre encore une fois à Science-po. J'aurais peut-être l'opportunité de saluer quelques individus rencontrés ici et là, par le passé, à l'occasion de mes diverses sorties précédentes.
Retour sur... un scandale et un risque de « confusion » de marques
En octobre dernier, le Parisien révélait que le parquet de Paris avait ouvert une information judiciaire pour « escroquerie » et « abus de confiance », visant 17 associations caritatives. J'ai pu le découvrir en lisant un communiqué de l’association OSE France : « l’une d’elles porte la dénomination Opération Sauvetage Enfants – OSE – une dénomination de nature à semer le trouble et la confusion dans l’esprit du public ». L'Oeuvre de Secours aux Enfants France rappelait alors que « leurs comptes sont certifiés par deux commissaire aux comptes et régulièrement déposés en préfecture en respect des dispositions légales » et que leur dénomination, « OSE »,a fait l’objet d’un dépôt à l’INPI. L'Oeuvre de Secours aux Enfants souhaitait alors « lever toute confusion » et dénonçait ces similitudes.
Il y a peu, je découvrais que SOS Villages d’Enfants avait également communiqué suite à cette même ouverture d'information judiciaire, en décembre dernier, dans le numéro 211 de leur revue « Villages de Joie ». Depuis, j'ai constaté que Gilles Paillard, leur Directeur général, avait déjà communiqué au cours d'un reportage du 20h de TF1 du 14 octobre 2009, soulignant alors que le simple fait d'être « nommé » mettait en doute « la réalité » de leur association.
Je pense que le véritable scandale ou la curée pourrait un jour suivre quand même, mais qu'il ne portera pas du tout sur la comptabilité ni sur les discours ou méthodes de sensibilisation des donateurs puis les collectes de fonds de ces associations... Il y a peu, Roger Fajnzylberg, Directeur général de l'OSE, était très confiant, tout autant que Gilles Paillard, Directeur général de SOS Villages d'Enfants. Mais Jean François Guthmann, Président de l'OSE, semblait alors être beaucoup plus hésitant. J'avais rencontré l'OSE France fin novembre dernier, au centre communautaire de Paris.
![]() | Quelques images du 20h de TF1 du 14 octobre 2009, Des procédés potentiellement suspects ont été décris dans ce journal. Gilles Paillard critiquait un logo d'une autre association, suspectée, lui reprochant des similitudes avec le logo de SOS Villages d'Enfants. A la manière de l'OSE France, Gilles Paillard se plaignait d'un double préjudice, du fait de la confusion possible avec la marque SOS Village d'Enfants. Le reportage décrivait ensuite des contrôles réalisés en France, pour vérifier la bonne gestion des fonds ou dons collectés. |
























