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Manifestation des anti-corrida : pour le maire, c'était un « traquenard »
NDLR : Nous connaissons déjà la position de Monsieur Jean-Paul Fournier, pour qui les anti corrida sont « agressifs et intolérants » ; que dire alors des aficionados ? Nous découvrons maintenant le point de vue de Monsieur Serge Reder, maire de Rodilhan. J'ai le sentiment que Monsieur le maire partage assez mon opinion, ce 8 octobre, dans l'arène, la police et la gendarmerie ont été particulièrement inefficaces. J'ai également l'impression que Monsieur le maire ignore ce qu'est la désobéissance civile, un concept dont on entend parfois parler, en France, mais peut-être plus rarement dans le far-south ou le Gard. Je ne savais pas que l'utilisation de fumigènes pouvait être passible de sanctions ou d'un arrosage. Monsieur le maire de Rodilhan me donne des idées. Je pense être moi-même déjà assez connu pour mes « traquenards » ou « bâtons tendus » à de plus civilisés ou plus cultivés, de moins barbares, je crois que plus d'un Ministère pourrait un jour confirmer. La prochaine fois que je sortirais foutre le bordel dans Paris ou au voisinage d'un tribunal, pour taquiner la police, le parquet, des magistrats ou des millitants, j'en emporterais peut-être. Des fumigènes pourraient m'être utiles vers la mi-décembre, à la Cité des Sciences et de l'Industrie ![]()
Rodilhan Manifestation des anti-corrida : pour le maire, c'était un "traquenard"
Propos recueillis par RICHARD BOUDES
Midi Libre 15/10/2011, 11 h 21, extraits
Après les violences contre des anti-corrida, le maire de Rodilhan dépose plainte contre eux.
Monsieur le maire, vous vous retrouvez au cœur de la tourmente qui fait suite aux violences contre des anti-corrida, lors de Graine de toreros, samedi dernier, dans l’arène de Rodilhan. Une semaine après, comment vous sentez-vous ?
Je suis toujours mal à l’aise. On ne peut pas être au mieux. On reçoit des agressions téléphoniques en mairie. La boîte e-mail est inondée. Les personnels municipaux sont insultés, menacés. On a été contraint de fermer le standard pendant trois jours.
Quelle est votre analyse de ces graves incidents ?
Il y a deux camps qui s’opposent. Les pro et les anti, dont je respecte les convictions. J’accepte qu’ils manifestent aux portes des arènes. Mais là, ils ont franchi une limite et empiété sur la liberté des autres.
[...] Les violences éclatent et vous ne réagissez pas ?
Les manifestants se sont d’abord enchaînés. Un tuyau a été branché pour éteindre leurs fumigènes et pour les arroser. Puis, ils ont été entraînés vers l’extérieur. Je n’ai jamais dit qu’il n’y avait pas eu d’agressions. On a vu des choses inacceptables et regrettables.
[...] Les anti portent plainte pour non-assistance à personne en danger. Cela vise les élus présents et qui ne sont pas intervenus...
J’ai essayé de calmer les uns et les autres. Mais, au milieu d’une telle pagaille, cela devenait impossible.
[...] Est-il vrai que vous avez déposé plainte contre les anti-corrida ?
Oui, pour entrave, pour les fumigènes et les insultes.
Avez-vous le sentiment d’avoir été piégé ?
Oui, je le pense. C’était un traquenard.

Rodilhan noyant un « fumigène », voir la vidéo du 8






















