Paris : trafic bloqué sur le périphérique
Selon Bison Futé, l'opération escargot des routiers sur le boulevard périphérique parisien entraîne de fortes perturbations.
Sur le boulevard périphérique extérieur, une manifestation, de 8 camions se trouve à la porte de St Cloud, et une seconde composée de 5 camions porte de Bagnolet.
Le trafic est dense sur le réseau routier Francilien.
Paris : trafic bloqué sur le périphérique
Source : Bison Futé, le Figaro, 19/06/2008
L'employé licencié pour avoir voulu changer de sexe témoigne
MetroFrance.com 11-06-2008, extrait
Privé de garde pour cause de diabète
Le tribunal de Niort a refusé à un père la garde régulière de son fils de deux ans pour cause de… diabète.
S’estimant victime de discrimination, Jérôme a immédiatement contacté la Halde (haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) qui s’est dite « incompétente s’agissant d’une affaire de justice ».
NDLR : A la suite, les prénoms ont été modifiés.
DISCRIMINATION.
L'employé licencié pour avoir voulu changer de sexe témoigne
jeudi 19 juin 2008 | Le Parisien, extrait
Il se prénomme Germain, mais se fait désormais appeler Anne. Ce père de famille, licencié après avoir annoncé à son patron qu'il souhaitait changer de sexe, a obtenu réparation devant les prud'hommes. Il s'exprime pour la 1re fois sur son combat.
EN JUIN 2005, Germain était embauché en tant que directeur administratif et financier chez K., une société multimédia de Montpellier (Hérault). Fin 2006, ce père de deux enfants annonçait à son employeur et à ses collègues son souhait de changer de sexe. Or, quelques semaines plus tard, Germain, devenu Anne, recevait une lettre de licenciement pour « manquements professionnels ».
A la suite de la décision de son employeur, Anne porte plainte et saisit la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) qui l'a soutenue lors de l'audience fin mars. Le 9 juin, le jugement rendu par les prud'hommes de Montpellier lui donne raison. Le conseil considère le licenciement nul car discriminatoire et condamne K. à verser à son ancien cadre 25 000 € de dommages et intérêts et 32 440 € d'arriérés de salaires. L'entreprise a d'ores et déjà annoncé son intention de faire appel.
C’est une décision qui va faire des vagues et très certainement jurisprudence. C’est une première en France. Ce lundi après-midi, le conseil des Prud’hommes de Montpellier a considéré le licenciement de Anne par son employeur K. pour cause de transexualisme, abusif et discriminatoire.
Anne, c’était Germain, marié et père de deux enfants. Il était depuis 2005 directeur administratif et financier dans une entreprise multimédia spécialisée dans la création de sites sur internet. Quand il a décidé d’annoncer, en septembre 2006, sa volonté de changer de sexe, il a été licencié.
Hier, les juges des Prud’hommes ont donné raison à Anne, fortement appuyé(e) par la Halde. « C’est une excellente décision car la discrimination est reconnue. C’est la conversion sexuelle qui avait motivée le licenciement et qui a été sanctionnée par les juges », se félicitent son avocate et Hussein Burgi du Collectif de lutte contre l’homophobie.
De son côté, Anne lâche : « C’est une conclusion normale à un processus qui n’aurait jamais du débuter ».
Outre la nullité du licenciement, K., qui va faire appel, est condamné à verser 25 000 euros de dommages et intérêts à Anne. La page Germain peut enfin se tourner.
De source ... .midiblogs.com
L'État double l'aide aux associations caritatives alimentaires
PARIS (Reuters) - Le gouvernement a annoncé le doublement des crédits alloués à l'aide alimentaire dispensée par les associations caritatives, soit dix millions d'euros pour faire face à la hausse du prix des denrées.
Le Premier ministre, François Fillon, a présidé une réunion sur l'aide alimentaire en présence du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville, et Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté.
"Dans l'immédiat, afin de faire face aux besoins des associations confrontées à la hausse des prix, le gouvernement a décidé une augmentation de dix millions d'euros des crédits du budget de l'État consacrés à ces actions, soit un doublement du montant de cette aide", précise Matignon dans un communiqué.
"La hausse du prix des denrées alimentaires menace en effet les capacités d'intervention des associations caritatives qui distribuent des produits alimentaires ou des repas aux personnes les plus démunies", souligne-t-il.
Trois millions de personnes bénéficient en France de l'aide alimentaire.
Assassinat de Nelly Crémel : perpétuité pour Gateau
Comment Nicolas Sarkozy a gagné contre les juges
LE MONDE | 09.06.08 | Extrait
C'est sur la base de cette affaire emblématique que M. Sarkozy a construit sa politique pénale de candidat, puis de président : une "justice faite d'abord pour les victimes", des peines plancher pour les récidivistes, la rétention de sûreté qui permet de garder enfermés, à vie, des condamnés qui ont achevé de purger leur peine. Aujourd'hui, le chef de l'Etat estime qu'il a gagné cette bataille menée au nom de l'opinion contre les juges.
Assassinat de Nelly Crémel : perpétuité pour Gateau
Le Figaro, 18/06/2008, extrait
En commençant son réquisitoire, l'avocate générale avait rappelé que ce n'était «ni le lieu ni le temps de faire le procès de la récidive», alors que l'affaire Crémel avait relancé ce débat en 2005. Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, avait notamment qualifié Gateau de «monstre». Le président de la cour, Yves Jacob, avait d'ailleurs soigneusement évité ce sujet durant le procès.
Mais elle était revenue sur le très lourd passé judiciaire de Patrick Gateau, 51 ans, dont une trentaine d'années passées derrière les barreaux. Multirécidiviste, il avait notamment écopé en 1990 de la perpétuité, pour avoir assassiné en 1984 à Chaponost, avec un ami, la maîtresse occasionnelle de celui-ci, pour lui prendre sa voiture.
La justice lève une punition « paternelle »
Morano : «Internet, un outil extrêmement dangereux»
Le Figaro, le 18/06/2008, extrait
Internet, lieu dangereux ? Pour Nadine Morano, «Internet est un outil fabuleux. J'espère qu'on peut me regarder à l'autre bout du monde. Mais c'est aussi un outil extrêmement dangereux, un outil arrivé dans nos vies sans aucune règle de sécurité. Rien ne remplacera la vigilance parentale. Chaque ménage a six écrans, cela peut nuire à la communication à l'intérieur de la famille. Un enfant peut être en liaison avec un prédateur, un pédophile. Donc l'éducation, oui, certainement, mais cela relève aussi des pouvoirs publics.»
Une juge canadienne a levé une punition imposée à une fillette de 12 ans par son père qui lui avait interdit un voyage scolaire, mais celui-ci a fait appel de cette décision de justice peu courante, a indiqué son avocate.
La jeune fille de Gatineau, dans la banlieue québécoise d'Ottawa, avait fait appel à la justice parce que son père lui avait interdit de participer à un voyage scolaire de fin d'année, notamment parce qu'elle passait trop de temps sur internet. Les parents de l'adolescente sont divorcés depuis 10 ans et dans le cadre de décisions de garde elle avait déjà été en contact avec un avocat, ce qui explique qu'elle ait su à qui s'adresser.
Une juge de la Cour supérieure du Québec lui a donné raison et a ordonné qu'elle participe au voyage.
Selon l'avocat du père, Me Kim Beaudoin, la juge a trouvé le père trop sévère estimant que l'enfant avait déjà été punie, car on lui avait supprimé l'accès à internet, et a fait valoir que la mère avait donné son accord. Me Beaudoin a indiqué mercredi qu'elle venait d'entamer une procédure d'appel. "Nous allons en appel pour rétablir les droits parentaux, pour éviter de créer un précédent".
La justice lève une punition paternelle
Source : AFP, le Figaro, 18/06/2008
Judge lifts 12-year-old's grounding
Dad fights back as girl gets to go on class trip
Canwest News Service
Published: Wednesday, June 18, 2008
The Gatineau father of a 12-year-old girl who won a court decision overruling a paternal punishment is appealing the decision, his lawyer said yesterday.
The girl took her father to Quebec Superior Court after he said she couldn't go on a school trip for disobeying his orders to stay off the Internet.
The man's lawyer, Kim Beaudoin, said the issue is about restoring paternal authority and should have been dismissed by Justice Suzanne Tessier, who told the girl Friday she could make the trip.
"If a parent goes too far, there's youth court," Ms. Beaudoin said. "I don't think this tribunal was the proper forum for a decision like this one."
In any event, the child had broken a number of house rules, she noted. After the father cut her access to the Internet for chatting on websites he tried to block, she used a friend's Internet connection to post pictures of herself in clothing "inappropriate for a child her age," Ms. Beaudoin said.
"It's for her protection," she said of the father's disciplinary measures, mentioning the arrest of a Belgian man in Montreal found in a hotel with a 13-year-old girl last weekend.
"If we don't learn at the age of 12 there are rules to follow, when do we?" Ms. Beaudoin said.
Italie : 100 000 procès suspendus ?
"Comment pouvons-nous dire aux parents d'une personnes morte dans un accident de la circulation ou à la victime d'un viol que le procès ne se fera pas car le délit n'est pas considéré comme étant grave", s'est interrogé M. Cascini.
ROME (AFP) - Au moins 100.000 procès, dont celui contre le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, vont être suspendus après le vote d'un amendement controversé soutenu par la majorité de droite, a dénoncé mercredi l'Association nationale des magistrats (ANM) devant la presse.
"Cela va mettre la justice pénale à genoux. Ce sera un chaos sans précédent", a averti le secrétaire général de l'ANM, le principal syndicat de magistrats, Giuseppe Cascini.
Selon les magistrats, les greffes des tribunaux vont être submergés car ils vont devoir prévenir tous les justiciables concernés du report pour un an de leur procès.
Une prof de collège rouée de coups en plein cours
Selon le parquet d'Evry, le collégien n'a pas donné d'explication à un tel déchaînement de violence. Dans le collège, son comportement a même surpris. Arrivé en mars dernier, cet enfant ne s'était jamais montré turbulent. « Il a disjoncté », selon un enseignant. En proie à des difficultés familiales, - son père est décédé - , il avait été placé en foyer.
Une prof de collège rouée de coups en plein cours
mercredi 18 juin 2008 | Le Parisien
Corbeil (Essonne)
C'ÉTAIT une simple remarque d'un prof à un élève. Mais cette remontrance anodine a provoqué une explosion de violence totalement démesurée. Une enseignante de 30 ans a été rouée de coups hier en fin de matinée par un élève, au collège Chantemerle, à Corbeil (Essonne).
Un éducateur frappe le personnel du collège
Le tribunal correctionnel d'Argentan (Orne) a condamné hier à six mois de prison avec sursis en comparution immédiate un parent d'élève qui avait menacé et violenté le personnel du collège Jeanne d'Arc d'Argentan où sont scolarisés ses enfants, a-t-on appris aujourd'hui de source judiciaire.
Les faits s'étaient déroulés vendredi dernier à l'heure de la sortie des classes. Le père de famille, éducateur auprès de jeunes délinquants et lassé de voir que ses enfants étaient depuis plusieurs mois victimes des brimades de leurs camarades, est entré dans les locaux administratifs pour demander des explications et avait menacé, injurié une partie du personnel avant de frapper un professeur qui tentait de s'interposer.
Un père frappe le personnel du collège
Source : AP, le Figaro, 18/06/2008
Téléphone portable : l'Académie de Médecine appelle à la rigueur scientifique
PARIS (AFP) - L'Académie de médecine a estimé mardi qu'inquiéter l'opinion sans se fonder sur des faits relevait "de la démagogie" après l'appel à la prudence dans l'utilisation des téléphones portables lancé dimanche par un groupe de scientifiques.
Pour l'Académie de médecine, la médecine "n'est ni de la publicité ni du marketing" et "il ne peut y avoir de médecine moderne que fondée sur les faits".
Dimanche, une vingtaine de scientifiques, cancérologues pour la plupart, avaient défendu l'application du principe de précaution dans l'utilisation des téléphones portables, en l'absence de conclusions scientifiques définitives sur leur éventuelle dangerosité pour la santé.
"Les risques potentiels des téléphones portables ont fait l'objet de très nombreuses études", mais elles apportent "peu d'informations", a noté l'Académie.
Pour le Professeur André Aurengo, membre de l'Académie, il y a dans certaines études épidémiologiques des "erreurs méthodologiques extrêmement graves, qui font que quels que soient les résultats, leur crédibilité n'est pas très forte".
Selon l'académie les résultats partiels de l'étude Interphone en cours, conduite dans 13 pays et reposant sur 6.600 cas de tumeurs, "sont pour le moment rassurants".
De même les auteurs de l'étude Interphone France "ne font que suggérer la possibilité d'un risque pour des utilisations de 10 ans ou plus", a remarqué l'Académie.
Pour elle, "le principe de précaution ne saurait se transformer en machine alarmiste, surtout quand plusieurs milliards de portables sont utilisés dans le monde sans conséquences sanitaires apparentes depuis 15 ans".
"Quand il n'y a rien dans le dossier, c'est une démarche profondément choquante de venir affoler les gens", a estimé le Pr Aurengo.
"Avec de telles incertitudes sur l'existence du risque (...), on ne peut pas faire vivre les gens dans cette espèce de terreur de leur environnement quotidien", a-t-il indiqué. "Petit à petit, s'installe une espèce de méfiance, de suspicion, de théorie du complot (...). On ne peut pas fonder une politique de prévention et de précaution sanitaire uniquement sur des fantasmes".
Les avoués mobilisés contre la suppression annoncée de leur profession
Cela signifie que, sauf urgence (risques de péril financier, problèmes de gardes d'enfants), les justiciables ne seront plus défendus par ces professionnels. L'examen de quelque 10.000 dossiers devrait ainsi être repoussé à la rentrée, selon M. Grandsard.
PARIS (AFP) - Les avoués ont entamé une mobilisation contre la suppression annoncée de leur profession à l'horizon 2010, qui s'est traduite mardi par plusieurs manifestations et devrait se poursuivre tout le mois par le "blocage des cours d'appel", selon leurs représentants nationaux.
La charia en question à l'ONU
Le droit de critiquer la charia (loi musulmane) et le sort des femmes dans les pays qui l'appliquent a été l'occasion d'une vive escarmouche entre pays musulmans et occidentaux devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU réuni à Genève.
La passe d'armes s'est conclue hier soir par une déclaration du président du Conseil, l'ambassadeur roumain Doru Romulus Costea, qui a intimé l'ordre au représentant de deux ONG de s'abtenir de tout jugement de valeur sur une croyance ou une loi religieuse.
Les foudres de l'Egypte, du Pakistan et de l'Iran s'étaient auparavant abattues sur un orateur lisant une déclaration conjointe des ONG Association for World Education (AWE) et International Humanist and Ethical Union (IHEU) qui dénonçait la lapidation des femmes adultères et le mariage des filles dès l'âge de 9 ans, pratiqués dans les pays "qui appliquent la charia".
L'orateur des ONG, M. David Littman, a été interrompu par plus d'une quinzaine d'interventions furibondes et le débat a dû être suspendu pendant plus d'une demi-heure.
La charia en question à l'ONU
Source : AFP, le Figaro, 17/06/2008
Théo : Enfance et partage demande l'audition du juge
Théo : Enfance et partage demande l'audition du juge
Paru le : 11-06-2008, le Républicain Lorrain
La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Nancy dira le 9 juillet prochain si le juge d'instruction chargé d'éclaircir les circonstances de la mort de Théo, un enfant de 23 mois, décédé à Briey en octobre 2003, doit entendre le juge des enfants comme témoin.
Maltraitance d'enfants : les cas de conscience des juges
Le Figaro, 10/06/2008, extrait
Malgré des constats de mauvais traitements, un juge a autorisé le retour d'un enfant dans sa famille. Le bébé est mort deux mois plus tard.
L'échec d'une mesure de protection de l'enfance est toujours un désastre pour ceux qui en ont la charge. L'échec est encore plus incompréhensible quand, malgré la mobilisation des autorités judiciaires et sociales, le système ne fonctionne pas. C'est pourtant le cas d'un dossier que Le Figaro a pu consulter. Et qui pourrait déboucher sur l'audition d'un juge des enfants. L'affaire est examinée mardi par la cour d'appel de Nancy.
Les amateurs américains de lait cru prêts à tout pour le précieux breuvage
La FDA (Food and drug administration, agence de réglementation des produits alimentaires) a des recommandations strictes sur le sujet et "conseille fortement de ne pas consommer du lait cru", avertissant qu'il peut être "dangereux".
Le lait non pasteurisé peut être facteur d'intoxication alimentaire et transmettre des maladies comme la listériose ou la salmonellose. Selon les statistiques de la FDA, plus de 10 intoxications alimentaires ont été attribuées à la consommation de lait cru en 2005-2006.
Mais Sally Fallon-Morel affirme que beaucoup de gens ne font plus confiance au gouvernement et préfèrent prêter l'oreille aux nombreuses anecdotes sur les bienfaits pour la santé de la consommation de lait cru. Elle cite également un rapport récent basé sur les habitudes alimentaires de 15.000 enfants européens prouvant que le lait de ferme protège de l'asthme ou des allergies.
WASHINGTON (AFP) - Livraisons anonymes, arrestations, rendez-vous furtifs: dans un climat de dangereuse clandestinité, le lait cru est devenu la dernière toquade alimentaire aux Etats-Unis.
La famille d'une Italienne séquestrée pendant 18 ans présentée au juge
Selon plusieurs témoignages les problèmes psychiques de Maria n'auraient pas été inconnus des autorités sanitaires. Elle bénéficiait d'une pension depuis quelques années car elle était reconnue comme souffrant de troubles mentaux.
ROME (AFP) - La mère, le frère et la soeur de Maria Monaco, une Italienne de 47 ans séquestrée pendant 18 ans dans des conditions inhumaines pour la seule raison qu'elle avait eu un enfant illégitime, seront présentés cette semaine à la justice.
Une enquête n'a pas permis de découvrir la supercherie
LYON (AP) - La mère de la petite Emelyne, condamnée en première instance à 20 ans de réclusion criminelle pour avoir laissé mourir sa fille de trois ans et avoir usé de subterfuges pour cacher son décès, sera rejugée à partir de lundi devant la cour d'assises d'appel du Rhône à Lyon.
Maud Beaulaygue et son concubin Jean-Michel Bufferne Josserand, ont été condamnés respectivement à 20 et 18 ans de réclusion criminelle en décembre 2006 par la cour d'assises de la Loire. Seule Maud Beaulaygue a fait appel de ce verdict.
Le 15 octobre 2003, Maud Beaulaygue avait tenté de faire croire aux policiers que sa fille, Emelyne, avait disparu dans la journée au cours d'une fête foraine à Firminy (Loire) avant d'avouer que la fillette était décédée depuis le mois d'avril 2000.
D'après les déclarations de ses parents, elle aurait dégringolé les escaliers de la ferme familiale à Saint-Victor-sur-Loire (Loire) après que sa mère lui ait donné un coup de pied.
Les parents n'auraient pas prévenu les secours estimant que l'état de la fillette n'était pas préoccupant et par crainte que les services sociaux ne leur retirent la garde de leurs enfants. Emelyne serait morte dans la nuit.
Maud Beaulaygue et Jean-Michel Bufferne Josserand ont également avoué avoir brûlé le cadavre de leur fille dans le jardin, avant de jeter les restes dans une benne à ordures.
Le couple avait ensuite utilisé la petite soeur d'Emelyne, de 10 mois sa cadette, pour cacher la mort de la fillette à la famille, aux voisins, aux instituteurs ainsi qu'aux services sociaux. Pendant plus de trois ans, elle a dû jouer son propre rôle et celui de sa soeur.
L'enquête de police a montré que cette famille vivait dans une misère sociale et affective: les fillettes et leur frère étaient maltraités, le père connu pour être très violent et le logement insalubre et sommaire.
La Direction de la protection sociale (DPS) de la Loire, alertée par un appel anonyme indiquant que le couple n'élevait que deux enfants mais percevait des allocations familiales pour trois enfants, avait lancé une enquête début 2003 qui n'a pas permis de découvrir la supercherie.






















