Chine : Bernard Accoyer est convaincu que « nous, Français, devons privilégier le dialogue »
Accoyer : «Privilégier le dialogue avec Pékin»
lefigaro.fr, 10/08/2008, extraits
Que pensez-vous des critiques du Vert Daniel Cohn-Bendit qui fait un parallèle avec les JO de Berlin en 1936 ?
Bernard Accoyer. Ce n'est certainement pas à ceux qui, pendant des décennies, ont voulu expliquer à la planète pourquoi et comment il fallait passer du capitalisme au communisme que l'on peut reconnaître une quelconque pertinence à donner des leçons dans l'autre sens, c'est-à-dire comment passer du communisme à la démocratie.
Nicolas Sarkozy n'aurait-il pas eu intérêt à annoncer dès le départ qu'il irait à Pékin ?
Ce qui compte, c'est que le président de la République était présent à cette cérémonie magistrale, au plan artistique, technique et historique. ...
Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières, et les défenseurs des droits de l'homme lui reprochent son attitude…
Être présent, aborder la question, parler de ces problèmes est le plus important. La Chine est un pays où le temps joue plus qu'ailleurs et l'ouverture spectaculaire qu'illustrent ces jeux est sûrement la meilleure garantie d'une évolution politique qui ne peut être que progressive.
Je suis convaincu que nous, Français, devons privilégier le dialogue aux attitudes péremptoires et ne pas laisser la place aux éternels donneurs de leçons qui malheureusement, dans cette affaire, ne servent pas la cause qu'ils pensent défendre. En outre, ils ont porté un tort considérable aux relations franco-chinoises ouvertes par le général de Gaulle en 1964, un tort considérable aux intérêts français et créé de grandes difficultés à l'action de nos expatriés. Je voudrais être sûr que certains, qui se sont autoproclamés défenseurs attitrés des droits, n'ont voulu et ne veulent servir qu'une cause généreuse, qu'il ne s'agit pas pour eux de se faire une publicité personnelle au détriment de la cause qu'ils prétendent défendre et des intérêts de la France.
Les méthodes violentes, l'anathème et les coups de force sont des procédés auxquels nous ont trop habitués les extrémistes de tout poil qui, il n'y a pas si longtemps, étaient les grands thuriféraires des pays totalitaires. Franchement, quel dommage de confondre l'olympisme, le sport ou simplement le progrès avec d'autres desseins pas toujours aussi clairs qu'on voudrait nous le faire croire.
Nicolas Sarkozy n'aurait-il pas dû recevoir le dalaï-lama lors de sa visite en France ?
Chaque chose en son temps. Le temps que nous vivons et, surtout, la confusion dont nous sortons exigent du recul et de la hauteur pour être sûrs, le moment venu, de ne pas commettre les mêmes erreurs qui pourraient desservir la cause du droit. Le dalaï-lama lui-même n'a pas souhaité le boycott des jeux. C'est bien la preuve que certains zélateurs vont bien au-delà d'une attitude équilibrée. Le volontarisme, certes nécessaire, ne doit pas céder la place à des gesticulations médiatico-militantes.
Patrick Sabatier reste sur France 2 à la rentrée
PARIS (AFP) - L'animateur Patrick Sabatier, vedette de la télévision française dans les années 80 avant de tomber en disgrâce, restera sur France 2 à la rentrée, après avoir remplacé Nagui à la présentation d'un jeu cet été, a-t-on appris vendredi auprès de la chaîne.
Les médicaments ne sont pas adaptés aux personnes âgées
Le but ? Que l’industrie pharmaceutique prenne davantage en compte les besoins spécifiques de cette population âgée, celle qui consomme le plus de médicaments, en commercialisant des dosages plus adaptés à leurs besoins.
Santé
Les médicaments ne sont pas adaptés aux personnes âgées
leparisien.fr | 09.08.2008
C’EST UN TRAVAIL de fourmi. Tous les matins, à la pharmacie de l’hôpital gérontologique Sainte-Périne à Paris, la pharmacienne Marie-Claude Guelfi entreprend un drôle de rituel : elle enlève les blisters qui entourent les médicaments, sort les comprimés, les découpe en deux ou en quatre, puis avec une machine spéciale, remet tout sous plastique… A raison de 400 000 plaquettes par an fabriquées pour 350 lits, c’est une véritable petite industrie ! Et quand ce n’est pas fait par la pharmacie, ce sont les infirmières qui se chargent de broyer les comprimés, d’ouvrir les gélules… pour reconditionner tous les médicaments impossibles à administrer en l’état aux patients âgés.
« Au moins un quart des médicaments doivent être coupés »
Trop fortement dosées ou trop gros, les gélules et autres comprimés conduisent en effet à des accidents graves dits « iatrogènes » : des fausses routes et des accidents vasculaires cérébraux chez ces patients souvent handicapés par des troubles de la déglutition ou des syndromes confusionnels.
Ossétie du sud : « une escalade de la violence » qui est « inacceptable aux portes de l'Europe », selon Kouchner
PARIS (AFP) - Le conflit entre la Géorgie et la Russie autour de l'Ossétie du sud représente une "escalade" de violence "aux portes de l'Europe" qui "ne rappelle que trop" celle qui a ravagé les Balkans, a affirmé dimanche le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner dans un entretien, trois jours avant la réunion des chefs de la diplomatie de l'UE mercredi à Bruxelles.
... "La raison de cette escalade est l'incapacité des parties à se mettre d'accord pour sortir de ce qu'on a appelé un conflit gelé autour du statut de l'Ossétie du sud", mais par ailleurs "le caractère stratégique de cette région n'a échappé à personne", souligne le chef de la diplomatie française.
JO : Sarkozy tente de tourner la page
Neuf Chinois sur dix pensent que M. Sarkozy n'est "pas le bienvenu" aux Jeux, selon un sondage. Le premier ministre chinois promet de veiller aux intérêts français.
JO : toute l'actualité
Sarkozy tente de tourner la page après les déceptions chinoises à l'égard de Paris
LE MONDE | 09.08.08 | Extrait
La page est tournée sur les malentendus entre la France et la Chine : c'est le message qu'a voulu faire passer, vendredi 8 août, Nicolas Sarkozy, qui a assisté à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin après s'être entretenu pendant quatre-vingts minutes avec le président chinois, Hu Jintao, et son premier ministre, Wen Jiabao.
Selon l'Elysée, ce dernier a dit au chef de l'Etat français que les relations franco-chinoises devaient aller de l'avant, tandis que M. Hu a confié à M. Sarkozy qu'il était inévitable que deux pays différents ne perçoivent pas toujours les choses de la même manière.
PEKIN (Reuters) - Le judo à terre, les sabreuses découpées, les tireurs à côté de la cible et Nicolas Touzaint forfait: la France a vécu une journée noire samedi pour son entrée dans les Jeux olympiques.
Un objectif de 33 à 40 médailles pour la France
NOUVELOBS.COM | 04.08.2008
La délégation française avait remporté 33 médailles à Athènes en 2004. Cette fois, 314 athlètes se rendent à Pékin autour des "stars" Manaudou, Bernard et Estanguet.
Les ministres sont plus que jamais priés de « déminer »
Pendant les vacances, les ministres sont plus que jamais priés de "déminer"
LE MONDE | 09.08.08 | Extraits
C'est la période de visibilité des ministres aux portefeuilles régaliens. Ils doivent soigner les plaies plus ou moins graves des Français qui troublent la quiétude estivale. Et surtout se rendre au chevet des victimes quand un drame se produit.
La ministre de l'intérieur, Michele Alliot-Marie, a ainsi fait lundi 4 août un double déplacement : dans l'Ain, avec la ministre de la justice, Rachida Dati, pour rencontrer la famille du petit Valentin, assassiné à 11 ans, puis dans le Nord, après la tornade d'Haumont qui a fait 3 morts.
... Les ministres sont tous en vacances, mais ordre a été donné de montrer que l'exécutif continuait à s'occuper des Français. Rien de tel qu'un déplacement éclair sur le terrain qui n'interrompt pas trop les vacances, prolongé par des communiqués. "Nicolas Sarkozy a indiqué à tous ses ministres d'être réactifs et de ne pas se laisser dominer par l'événement", explique M. Hortefeux.
Les juges confrontés aux faits religieux
La Croix, 08/08/2008, extrait
Les juges confrontés au contentieux musulman
L’annulation d’un mariage civil pour non-virginité de l’épouse, à Lille, début avril, a fait réagir l’opinion publique. Comment s’y prennent les juges amenés à trancher des dossiers faisant référence à l’islam ? "La Croix" a mené l'enquête
... Si l’affaire est « exceptionnelle », admet volontiers Thierry Fossier, président de chambre au tribunal de grande instance de Douai (Nord), elle n’en est pas moins révélatrice d’une tendance lourde. De plus en plus, les juges sont amenés à apprécier des pratiques ou des croyances liées à la tradition musulmane.
Ce spécialiste du droit de la famille rappelle qu’il y a en France chaque année 250 000 divorces prononcés. Avec la multiplication des mariages mixtes, la justice est confrontée à des différends qui peuvent mettre en cause des comportements religieux du conjoint ou sa manière d’élever les enfants.
Catholiques et Témoins de Jéhovah ont déjà amené les juges à s'exprimer
« Le fait religieux traverse depuis longtemps le droit de la famille », rappelle Thierry Fossier. Dans les années 1960, époque de bouleversement des mœurs, la justice avait connu de tels contentieux concernant les milieux catholiques. Ces dernières années, ce sont surtout les Témoins de Jéhovah qui avaient amené les juges à s’exprimer.
JO : des sites internet censurés pour protéger les jeunes
Le Bocog censure des sites internet pour protéger les jeunes
NOUVELOBS.COM | 09.08.2008 | Extraits
Le Comité d'organisation des Jeux olympiques de Pékin rend inaccessibles des sites Web pour "ne pas mettre en danger la saine croissance de la jeunesse chinoise".
... Wang Wei a expliqué que "nous avons promis un accès libre (à internet) excepté quelques sites qui mettent en danger notre sécurité et la saine croissance de notre jeunesse".
Il a ensuite ajouté que "ce sont les autorités qui évaluent quels sites sont bons et lesquels ne sont pas bons pour notre jeunesse, ce qui ressemble à ce que fait n'importe quel autre pays".
... Autre internet, la censure a touchée certains sportifs. Samedi, un responsable du Bocog a censuré une question posée aux médaillés de tir au pistolet à 10 mètres, un Nord-Coréen et un Sud-Coréen, arguant qu'elle n'était "pas liée à l'événement sportif".
Un journaliste occidental a demandé aux deux Coréens, lors de la conférence de presse, s'ils s'étaient félicités et parlé sur le podium.
Aussitôt, le responsable du Bocog est intervenu : "Il n'y aura pas de réponse à cette question parce qu'elle n'est pas liée à l'événement sportif". Une vague de protestations s'est immédiatement fait entendre parmi les représentants de la presse étrangère.
Interrogés un peu plus tard sur ce podium 100% asiatique (le Chinois Wei Pang en or, suivi du Sud-Coréen Jin Jong-oh et du Nord-Coréen Kim Jong-su), les deux médaillés coréens se sont souri. Kim a alors invité Jin à répondre, et ce dernier a dit: "C'est bien que des pays asiatiques aient remporté les trois médailles. Espérons qu'on en gagne plus".
Les deux Corées, séparées depuis la guerre de 1950-1953, ont décidé de ne pas défiler ensemble à Pékin, alors qu'elles l'avaient fait lors des deux dernières éditions des JO.
Empreintes chimiques : des images claires comme du cristal
Selon Demian Ifa, co-auteur de l'étude et professeur à la Purdue University, cette technologie peut aussi aider à découvrir des empreintes cachées.
"Comme la répartition des substances retrouvées dans chaque empreinte est unique, nous pouvons aussi nous servir de cette technologie pour extraire une empreinte cachée par une autre", note-t-il. "En cherchant des substances chimiques que nous savons présentes dans une empreinte digitale, nous pouvons la séparer des autres et obtenir une image claire comme du cristal."
WASHINGTON (AP) - Des chercheurs américains ont trouvé le moyen d'améliorer considérablement la lecture des empreintes digitales, au point d'y détecter des substances en proportion infinitésimales, une avancée scientifique qui permet de mieux résoudre des énigmes telles que celle de l'envoi de lettres empoisonnées à l'anthrax ou encore celle du meurtre, en 1996, d'une petite reine de beauté.
JO : Royal critique, l'UMP défend le voyage de Sarkozy
La socialiste Ségolène Royal a estimé que le président Nicolas Sarkozy "devait expliquer aux Français pourquoi il n'a pas tenu parole" en se rendant à la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin et l'a appelé à avoir "le courage de rencontrer le dalaï lama".
"Nicolas Sarkozy n'a pas tenu parole, il a menti d'une certaine façon puisqu'il avait dit qu'il ne se rendrait à la cérémonie d'ouverture des JO que si les autorités de Pékin reprenaient le dialogue avec le dalaï lama et avec les Tibétains", a observé Ségolène Royal, interrogée par des journalistes à Nice. "Or, ce dialogue n'a pas repris, la répression continue. Malgré tout, il s'est rendu à Pékin donc il doit s'expliquer et expliquer aux Français pourquoi il n'a pas tenu parole", a poursuivi l'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle. Ségolène Royal "souhaite (...) qu'en contrepartie de sa présence à Pékin", le président Sarkozy "ait le courage de rencontrer le dalaï lama". "D'autres pays ont montré que c'est en restant debout que l'on défend aussi le mieux les intérêt commerciaux, pas en se couchant", a estimé la socialiste, citant l'exemple de la rencontre organisée entre le dalaï lama et la chancelière allemande Angela Merkel. "Les Chinois qui constituent un grand peuple, respectent ceux qui sont clairs et fermes sur leurs principes".
Le président français, très critiqué par l'opposition de gauche et les organisations de défense des droits de l'Homme pour son voyage à Pékin, a affirmé vendredi avoir "parlé des droits de l'Homme" avec les dirigeants chinois, et leur avoir "communiqué des listes" de dissidents. Egalement critiqué pour avoir renoncé à rencontrer le dalaï lama, en visite en France du 11 au 23 août, il a assuré que le chef spirituel tibétain en exil avait lui-même souhaité ne pas avoir cet entretien.
Pékin : Sarkozy "doit s'expliquer" (Royal)
Source : AFP, 09/08/2008 | Mise à jour : 14:43
La porte-parole de l'UMP Chantal Brunel a ironisé aujourd'hui sur "la mémoire courte" de Ségolène Royal et Daniel Cohn-Bendit, qui ont critiqué le déplacement du chef de l'Etat à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin.
"Entre Cohn-Bendit, l'ancien maoïste, et Ségolène Royal, le concours de la mémoire courte est ouvert", a écrit Mme Brunel. Mme Brunel souligne dans son communiqué que le dalaï lama "n'a pas demandé à rencontrer le chef de l'Etat lors de sa venue en France, pour ne pas envenimer la situation diplomatique durant les jeux Olympiques".
"L'ex-candidate du Parti socialiste à l'élection présidentielle semble oublier qu'elle s'est rendue à son initiative en Chine. On n'a pas entendu ses protestations concernant les droits de l'Homme. Bien au contraire, elle a loué les vertus de la justice chinoise", poursuit la députée UMP de Seine-et-Marne.
"Le président de la République poursuit un dialogue constructif avec les dirigeants chinois, y compris sur la question des droits de l'Homme, comme il vient de le faire à Pékin", estime-t-elle.
JO: l'UMP défend le voyage de Sarkozy
Source : AFP, 09/08/2008 | Mise à jour : 16:59
JO : Cohn-Bendit ébrèche l'unanimité à l'UMP
WASHINGTON (AFP) - Les Etats-Unis, l'Union européenne, la Chine, l'Otan et l'OSCE ont appelé vendredi à l'arrêt des hostilités en Ossétie du Sud, où les combats font rage entre les troupes géorgiennes et les forces séparatistes ossètes soutenues par la Russie.
PARIS (AFP) - Après une année de "réformes" tous azimuts, la droite, Nicolas Sarkozy et François Fillon en tête, affirme avoir remporté la "bataille" des idées et veut pousser son avantage, profitant des flottements d'un Parti socialiste en mal de ligne politique.
La droite "a gagné la bataille idéologique", martelait fin juin le Premier ministre, avant de revendiquer "une révolution tranquille".
PARIS (AFP) - En comparant les Jeux olympiques de Pékin à ceux de Munich de 1936 sous l'ère nazie, l'eurodéputé Verts Daniel Cohn-Bendit a suscité un tollé à l'UMP, même s'il a été rejoint par un parlementaire de la majorité et ancien secrétaire d'Etat Henri Plagnol.
Disparition de Louis : TF1 présente ses excuses
Médias
TF1 présente ses excuses pour avoir annoncé la mort du petit Louis
Le présentateur du journal de 13H00 sur TF1 a présenté samedi les excuses de la chaîne privée de télévision à la famille du petit Louis et aux téléspectateurs pour avoir annoncé la veille, de manière erronée, que l'enfant, disparu depuis plus de 30 heures, avait été retrouvé sans vie.
9/08/2008 PARIS (AFP), extrait
"Nous vous avons parlé trop précipitamment d'une issue tragique. C'était une erreur et nous présentons nos excuses, à la famille d'abord, mais aussi à vous tous", a déclaré samedi Julien Arnaud, le présentateur du 13H00.
Vendredi soir, en toute fin du journal de 20H00, l'envoyée spéciale de TF1 dans la Drôme, département où se déroulaient les recherches pour retrouver le garçonnet disparu, avait indiqué que Louis avait été retrouvé, mort.
"Je viens d'apprendre de façon officieuse mais malheureusement sans doute certaine que le petit Louis vient d'être retrouvé et il semble qu'il ne soit plus en vie", avait annoncé l'envoyée spéciale.
Quelques minutes plus tard, la chaîne avait diffusé un déroulant lors de l'émission "Koh-Lanta" pour rectifier son erreur et annoncé que l'enfant avait été retrouvé vivant.
Une famille kosovare expulsée en minicharter
«C’est un minicharter, spécialement affrété pour eux, une honte», dénonce Fred Espagnac, conseillère municipale socialiste à Pau et collaboratrice de François Hollande. Ce «coup d’éclat» fait suite à un bras de fer entre les élus de gauche, le Réseau éducation sans frontières (RESF) et le nouveau préfet Philippe Rey.
Société
Une famille kosovare expulsée en minicharter
MATTHIEU ÉCOIFFIER
Libé, samedi 9 août 2008
Arrêtée jeudi à 6 h 30 à Pau, la famille Sylejmani a atterri dès 14 h 30 à Pristina au Kosovo. Le préfet des Pyrénées-Atlantiques a eu recours à un petit avion d’une dizaine de places pour «reconduire à la frontière» Kirimane la mère, Afrim, le père, Alma, 10 ans, et Drenusha, 8 ans, leurs filles, et Albin, 5 ans, le petit dernier.
Nicolas Sarkozy : « je ne comprends pas la polémique »
Ouest-France, vendredi 08 août 2008, extrait
Nicolas Sarkozy explique sa présence à Pékin
"Je ne comprends pas la polémique au sujet de ma présence à Pékin. Il y a des gens qui sont champions olympiques pour critiquer. Alors que ma présence est tout d'abord un soutien aux athlètes mais aussi au quart de la planète. A ces 1,3 milliard de Chinois qui sont tous derrières les Jeux olympiques", a déclaré Nicolas Sarkozy, dans une interview accordée à France 2, à quelques minutes du début de la cérémonie d'ouverture des JO.
Référence à De Gaulle
Et le chef de l'Etat d'expliquer qu'il préfère dialoguer à l'intérieur. "Comment se comprendre si on ne se parle pas? J'ai parlé aux dirigeants chinois, je leur ai remis des listes (de dissidents emprisonnés). Je pense que les choses avancent en Chine. Et ce n'est certainement pas en restant dehors et en humiliant le nationalisme chinois qu'on fera progresser les choses." Et Nicolas Sarkozy d'assurer qu'en tant que président de l'Union européenne, il avait reçu un blanc-seing et un soutien des 26 chefs d'Etat. Nicolas Sarkozy a aussi fait référence à De Gaulle qui lorsqu'en 1960, a reconnu la Chine, avait assuré au reste du monde qu'il fallait "parler avec elle".
JO : manifestations tout terrain de RSF
PARIS (AP), extrait - Célébrant à sa façon l'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, Reporters sans frontières (RSF) a mené vendredi une journée d'action pour protester contre le régime chinois. RSF a organisé des rassemblements dans plusieurs villes du monde, ainsi qu'une "cybermanifestation" sur l'Internet, et a piraté les ondes radio chinoises pour diffuser un appel au respect de la liberté d'expression.
A Paris, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans le quartier de l'ambassade de Chine, dans le VIIIe arrondissement à l'appel de RSF, mais n'ont pu approcher de l'ambassade, malgré un jugement du tribunal administratif autorisant la manifestation.
PEKIN (Reuters) - Quelques heures avant l'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, vendredi, plusieurs actions isolées sont venues dénoncer la situation des droits de l'homme en Chine, l'organisation Reporters sans frontières (RSF) se situant en première ligne de cette contestation.
... "La Chine est un pays où la censure est stricte et notre but dans cette diffusion est de critiquer le gouvernement chinois", pouvait-on entendre d'abord en mandarin, puis en français, lors d'une interruption des programmes de la radio.
"Nous voulons dire au gouvernement chinois que le jour où les Jeux olympiques s'ouvrent, les gens peuvent toujours entendre des voix que le gouvernement souhaiterait faire taire."
La lecture du communiqué a duré une dizaine de minutes et le message a été diffusé dans différents quartiers de la capitale chinoise.
Selon RSF, c'est la première fois qu'un programme est diffusé sans le contrôle de l'Etat chinois depuis 1949 et la prise de pouvoir du Parti Communiste.
A Pékin, RSF a diffusé sur les ondes chinoises un appel au respect de la liberté d'expression, après avoir piraté une fréquence FM.
NANTES (AP), extrait - La mairie de Nantes a dénoncé vendredi la demande de la préfecture de Loire-Atlantique d'ôter le drapeau tibétain qui orne le fronton de l'hôtel de ville depuis le 28 mars dernier.
"C'est hors de question", s'est insurgé Jean-Marc Ayrault, le député-maire de Nantes, en précisant à l'Associated Press qu'il était "surpris par une telle mesquinerie".
"Le jour même de l'ouverture des jeux, recevoir cet appel de la préfecture, je suis tombé des nues", a regretté le député-maire qui n'a pas l'intention de céder. "C'est du Courteline. Si vraiment on veut nous le faire enlever, il faudra faire appel à la force publique", a-t-il prévenu.
PARIS (Reuters) - Un drapeau représentant les anneaux olympiques sous forme de menottes a été déployé vendredi face à l'ambassade de Chine à Paris et des fumigènes rouges ont été allumés en direction de la tour Eiffel pour protester contre la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin.
Plusieurs centaines de personnes ont pris part à deux manifestations dans le centre de la capitale française à l'appel d'organisations de défense des droits de l'homme ou de soutien à la cause tibétaine.
Sur la place du Trocadéro, des drapeaux ouïghours - minorité musulmane et turcophone qui lutte contre la tutelle chinoise - flottaient sur le parvis des droits de l'homme à côté de ceux Tibet, brandis par des réfugiés venus parfois en famille.
A l'approche des Jeux, "la vie au Tibet est devenue encore plus difficile", raconte Sonam, 19 ans, réfugiée en France depuis six ans.
Certains habitants de Lhassa sont assignés à résidence alors qu'ils n'ont pas l'eau courante et les communications téléphoniques passent de plus en plus mal, explique la lycéenne qui vient de passer son bac de français.
Quand elle tente de joindre sa tante qui prend soin de son petit frère, jugé trop petit pour fuir le pays par les montagnes, "des fois, c'est un Chinois qui décroche."
En contrebas, quatre militants portant des t-shirts "Free Tibet" ont allumé des fumigènes rouges au pied des escaliers du parvis, envoyant un éphémère nuage écarlate en direction de la tour Eiffel.
"SARKO COLLABO"
"Ce qui se passe au Tibet, c'est un génocide pur et dur et personne ne réagit", déplore Nicolas, étudiant parisien. A ses yeux, la cérémonie d'ouverture, "c'est une provocation".
En fin de matinée, l'organisation Reporters sans frontières (RSF), qui appelait à des rassemblements dans une dizaine de capitales occidentales, a finalement obtenu d'un tribunal le droit de manifester aux abords de l'ambassade de Chine.
L'avenue George V, proche des Champs-Elysées, a cependant des allures de camp retranché. Des camions anti-émeute CRS barrent l'artère ombragée, sous les yeux des clients des hôtels de luxe.
Du restaurant Fouquet's, où Nicolas Sarkozy avait fêté sa victoire à la présidentielle en mai 2007, à la rue de Trémoille, qui donne sur l'ambassade, 200 à 300 personnes, selon les organisateurs, ont défilé au cri de "Hu Jintao assassin, Sarko collabo", ou "Jeux de Pékin, jeux de la honte".
Comme lors du passage de la flamme olympique à Paris, un militant a escaladé à mains nues l'un des immeubles pour déployer le grand drapeau noir symbole de l'organisation portant cinq grandes menottes blanches.
A 14h08, quand démarre la cérémonie dans le stade olympique de Pékin, les manifestants s'allongent sur les pavés et observent une minute de silence pour réclamer la liberté en Chine et au Tibet.
Seuls politiques à faire le déplacement, plusieurs élus Verts sont venus avec leur écharpe tricolore.
Denis Baupin, adjoint écologiste au maire de Paris, déplore le parcours d'obstacles judiciaires qu'il a fallu franchir pour avoir le droit de manifester et s'en prend au président français qui s'est rendu en Chine pour la cérémonie.
"On ne peut pas il y a quelques jours célébrer Soljenitsyne en disant qu'il a eu le courage dans le silence global d'oser dire ce qui se passait en Union soviétique et quelques jours plus tard être aux côtés de Hu Jintao", le président chinois, estime-t-il.
Bras de fer autour du drapeau tibétain entre mairie de Nantes et préfecture
LEMONDE.FR / AFP 08.08.08 | 19h38
La mairie de Nantes s'est "indignée" vendredi d'une demande téléphonique de la préfecture de Loire-Atlantique la "sommant" de retirer un drapeau tibétain hissé depuis quatre mois, et a rétorqué au préfet que "s'il voulait l'enlever, il devrait avoir recours à la force publique".
"Le préfet nous a sommés de retirer le drapeau au motif qu'il gênait l'Etat français", a indiqué à l'AFP, la porte-parole de la mairie Aline Cherrey. "Nous sommes surpris et indignés par cette demande", a-t-elle poursuivi.
Depuis son lieu de vacances, le maire PS de Nantes, Jean-Marc Ayrault, a immédiatement fait répondre au préfet qu'il "refusait de retirer le drapeau", a indiqué la porte-parole. "Si le préfet souhaite retirer le drapeau tibétain, il devra avoir recours à la force publique", a poursuivi M. Ayrault cité par la porte-parole.
Joint plus tard dans la soirée par téléphone, le secrétaire général de la préfecture des Pays-de-la-Loire, Michel Papaud, a qualifié cette affaire "d'erreur" et de "malentendu complet", évoquant également un "excès de zèle".
"Nous n'avons rien demandé de tel", a-t-il affirmé. Un responsable de la préfecture a effectivement appelé la mairie de Nantes vendredi après-midi pour évoquer l'organisation de la visite du dalaï lama à Nantes, mais il a simplement "rappelé qu'il ne devait pas y avoir de pavoisement sur des édifices relevant de la responsabilité de l'Etat", a précisé M. Papaud.
La mairie de Nantes a toutefois reconfirmé vendredi soir à l'AFP qu'il y avait bel et bien eu "une demande expresse" de la préfecture de retirer le drapeau tibétain du fronton de la mairie de la ville, qui n'est aucunement, a-t-elle souligné, un édifice relevant de l'Etat.
Le drapeau tibétain avait été hissé sur le fronton de la mairie de Nantes le 28 mars lors de émeutes de Lhassa.
Le dalaï lama, chef spirituel des Tibétains, sera à Nantes du 15 au 20 août pour y faire un grand discours et dispenser des conférences dans le cadre d'une visite en France qui coïncide avec les JO de Pékin. Il sera reçu à la mairie dans ce cadre.
Les nombreuses manifestations pro-tibétaines des derniers mois en France, notamment lors du passage de la flamme olympique à Paris, ont créé des tensions entre Pékin et Paris, que le gouvernement français s'est efforcé de dissiper avant la cérémonie d'ouverture de JO à laquelle a participé vendredi le président Nicolas Sarkozy.






















