GB : un détenu condamné à vie disculpé
Un homme qui avait été condamné à la prison à vie pour le meurtre en 1999 d'une vedette de la télévision britannique, a été déclaré aujourd'hui non coupable à l'issue de son second procès. Le jury du tribunal a déclaré Barry George, un ancien chômeur de 48 ans, non coupable du meurtre de Jill Dando, 37 ans, qui avait été tuée par balle en plein jour devant son domicile londonien le 26 avril 1999.
Elle était l'animatrice d'une émission très populaire de la BBC, Crimewatch, destinée à aider la police à mettre la main sur les criminels en fuite. Fasciné par les célébrités et les armes à feu, Barry George avait été condamné essentiellement à cause de la découverte dans une de ses poches d'une quantité infinitésimale de poudre, identique à celle de la balle qui a tué la jeune femme. Aucun mobile précis n'avait pu lui être attribué.
GB: un détenu condamné à vie disculpé
Source : AFP, 01/08/2008 | Mise à jour : 15:52
Acquitté en appel du meurtre de J. Dando
Source : AFP, 01/08/2008 | Mise à jour : 18:52
L'homme qui avait été condamné pour le meurtre de l'animatrice de la BBC Jill Dando en avril 1999 a été acquitté aujourd'hui en appel.
« Je vis dans un cauchemar », confie la mère de Valentin
PARIS (AP) - "J'en veux terriblement à l'homme à qui je l'avais confié d'avoir laissé mon fils aller comme cela dans la nuit", explique Véronique Crémault, la mère de Valentin.
Dans un entretien publié vendredi par "Le Parisien/Aujourd'hui en France", Mme Crémault précise qu'elle n'entretenait "aucune liaison avec ce monsieur": "Quand on garde l'enfant d'un autre, on redouble de vigilance", s'insurge-t-elle.
"Nous sommes passés par des crises conjugales, mais on a tenu bon et nous ne sommes pas séparés" avec son mari, assure la mère de Valentin, qui déplore qu'on ait "divulgué beaucoup d'informations fausses" sur son couple.
"Je suis une femme morte. Définitivement morte. Une partie de moi-même a été enlevée. Je vis dans un cauchemar", confie par ailleurs Mme Crémault.
Dans l'enquête en cours, les gendarmes, après avoir retrouvé les traces d'un ADN masculin autre que celui de l'enfant tué, ont auditionné puis relâché jeudi soir un jeune homme de 22 ans.
Le corps de Valentin avait été retrouvé mardi dans une rue de Lagnieu (Ain), lacéré d'une quarantaine de coups portés par un objet tranchant.
« Je vis un cauchemar »
VÉRONIQUE CRÉMAULT, mère de Valentin
leparisien.fr | 01.08.2008
Suicide d'un expert en anthrax alors que le FBI était sur le point de l'inculper
Le porte-parole du ministère de la Justice, le ministère de tutelle du FBI, s'est refusé à tout commentaire sur cette information publiée par le "Los Angeles Times".
WASHINGTON (LPC) - Un chercheur de haut niveau spécialiste de la maladie du charbon (anthrax) et travaillant pour la biodéfense américaine s'est apparemment donné la mort alors que le FBI enquêtait sur lui et était sur le point d'entamer des poursuites judiciaires contre lui dans l'affaire des courriers à l'anthrax qui avaient traumatisé le pays dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001.
Nous avons besoin des outrances de Siné, selon Jean-Marie Laclavetine
Point de vue
Nous avons besoin des outrances de Siné, par Jean-Marie Laclavetine
LE MONDE | 31.07.08 | Extraits
Bernard-Henri Lévy a raison : ce qui compte, ce sont les mots. La moindre des choses, quand on se livre à un réquisitoire aussi violent que le sien, serait donc de citer les phrases de Siné, afin de montrer l'évidence "odieuse, inexcusable, mortelle" de son fanatisme antisémite. Il s'en garde bien, et pour cause. S'il citait les phrases, le lecteur pourrait se rendre compte d'une autre évidence, pointée avec colère par Gisèle Halimi : dans un procès en justice, il n'y aurait strictement aucune chance pour que Siné, sur la base de ces lignes, soit condamné pour antisémitisme. La philosophie médiatique n'en est pas à une simplification ou un amalgame près pour frapper l'opinion. Inutile de discuter : on sait "ce que pensent les amis de Siné", ces "âmes glauques qui tripatouillent dans les histoires de sang, d'ADN, de génie des peuples, de race". De telles phrases n'appellent pas de réponse. Mais quelques commentaires, tout de même.
Il était prévisible que cette affaire suscite les récurrents effets de manche et sonneries de tocsin. Il n'y a là qu'un symptôme supplémentaire d'un triste état de fait : on ne respire plus, dans ce pays. La France pète de trouille, et ça ne sent pas bon. La poltronnerie de la plupart favorise l'autoritarisme de quelques-uns. Toute pensée, toute parole libres sont immédiatement soumises à un feu roulant d'intimidations, de condamnations ronflantes et sans appel. Comme le dit un proverbe japonais : "Le clou qui dépasse appelle le marteau."
... Comme le monde est devenu simple ! La vérité nous est assenée jour après jour par une armée de journalistes conformes et de penseurs autorisés, qui nous débitent à toute heure leurs discours identiques. Où est la presse libre ? Où est l'opposition ? Le seul quotidien estampillé de gauche consacre cinq pages à Carla Sarkozy pour la sortie de son disque, dont les chaînes publiques assurent la promotion. La presse satirique a trempé son esprit d'insolence dans les bénitiers communautaires. Pas un organe de presse, pas une chaîne de télévision qui soit désormais en état de faire entendre une voix discordante.
Siné, nous aurais-tu tous rendus fous?
Par Esther Benbassa, Rue89, 27/07/2008, extrait
Tout ce brouhaha autour de la liberté d’expression dénote au moins qu’en France on a encore envie de se battre pour les idées et les mots. Ce qui n’est pas si désagréable à constater. Surtout en cette saison plus propice à l’assoupissement intellectuel qu’aux joutes verbales. Ceci étant, la passion qui anime les défenseurs et les détracteurs de Siné – qui a eu le malheur d’écrire dans Charlie Hebdo : « Jean Sarkozy vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d’épouser sa fiancée juive et héritière des fondateurs de Darty. Il fera son chemin dans la vie ce petit » –, cette passion-là cache mal l’instrumentalisation à outrance, par différents « partis », d’une affaire d’un intérêt somme toute limité. Et au milieu de tout cela, des avocats convaincus de la liberté d’expression, les déçus de la gauche, ceux qui ont peur de Sarkozy et ceux qui simplement aiment à se faire peur…
Question de goût, Siné ne me fait pas rire, Charlie Hebdo non plus, et encore moins certains de ceux, de Philippe Val à Caroline Fourest, qui y écrivent, et dont le laïcisme militant est passablement irritant quand il se donne d’abord pour cible l’islam. Mais là aussi les heureuses exceptions ne manquent pas, bien sûr. Reste que la déliquescence de la gauche, la disparition des idéologies, le délitement des solidarités ouvrières, l’apparente absence de grandes causes qui mériteraient qu’on s’investisse font que chaque micro-affaire peut, du jour au lendemain, tourner au combat de titans, faire couler beaucoup d’encre et provoquer des dérives.
Ce qu’a écrit Siné n’est pas tout à fait net. Qualifier Siné d’antisémite l’est aussi peu. On accuse aujourd’hui avec de plus en plus de légèreté d’antisémitisme ceux avec qui on n’est pas d’accord. Surtout lorsqu’il s’agit du conflit israélo-palestinien. À force de brandir à tout bout de champ cet épouvantail, on ne sait plus qui est vraiment antisémite et qui ne l’est pas. Un brouillage qui au lieu d’éradiquer le mal l’entretient, en occultant les vrais antisémites.
Qui donc est à l’abri ?
Qui peut prétendre aujourd’hui qu’il ne sera pas un jour taxé d’antisémitisme ? Tout glissement de langage peut charger d’infamie celui qui l’a commis. Est-ce qu’on dira de Laurent Joffrin, directeur de Libération, qu’il est antisémite parce qu’il utilise le mot de « race » en parlant des Juifs dans son article publié le 25 juillet dans son journal, pour défendre Philippe Val ? Dans un autre contexte, il se serait sûrement trouvé des gens pour lui intenter, avec ça, un procès.
Affaire Siné
Joffrin corrigé par ses lecteurs
Par LEXPRESS.fr, le 25/07/2008, extrait
Le directeur de Libération, Laurent Joffrin, a rectifié sur Internet son texte sorti ce vendredi 25 juillet sur l'affaire Siné. Il y utilisait le mot "race" pour désigner la communauté juive. Sur le site du journal, "race" est remplacé par "communauté" et "origine".
Laurent Joffrin utilise Internet à bon escient: il y corrige ses propos à la suite de réactions d'internautes choqués. On pouvait lire dans les pages "Rebonds" de Libération de ce vendredi les phrases suivantes: "attaquer une religion n'est pas attaquer une race" et "on choisit sa religion, on ne choisit pas sa race". Sur Internet, les propos deviennent: "attaquer une religion n'est pas attaquer une communauté" et "on choisit sa religion, on ne choisit pas son origine".
Choqué par Siné, Joffrin choque ses lecteurs
Le directeur rectifie sa maladresse en ajoutant une note en bas de son texte où il y reconnaît qu'employer le mot "race" n'était pas très judicieux: "Plusieurs lecteurs ont été choqués par l'emploi du mot 'race' dans le texte. Ce mot est mal choisi. Communauté ou origine sont plus justes. Ces termes sont utilisés dans la version du texte en ligne sur notre site. LJ".
Le corbeau placé chez les fous pour « délire paranoïaque »
Société
Fin de cabale pour le corbeau • Une ex-psychiatre paranoïaque inondait Guingamp de lettres injurieuses. Arrêtée, évadée et en fuite, elle avait repris ses envois.
Libé, mercredi 30 juillet 2008, extrait
Porteuse d’un «secret d’Etat» explosif et persuadée d’être traquée par des agents spéciaux, la psychiatre Marie-Annick B., 51 ans, qui a déversé des tombereaux de lettres ordurières sur sa ville natale de Guingamp (Côtes-d’Armor), vient d’être rattrapée par les gendarmes au bout de deux années de cavale, et placée chez les fous pour «délire paranoïaque». Elle avait exercé à Paris, à l’hôpital Sainte-Anne, dans un cabinet avenue des Champs-Elysées, puis rue Caumartin, et passait ses vacances et week-ends à Guingamp. Coupe à la garçonne, petite, mince, élégante, la dame masculine «présentait bien, ensemble vert kaki, manteau et béret, je l’ai aperçue habillée ainsi à un conseil municipal, et elle n’avait pas le profil d’une sorcière ou d’une hystérique», dit Françoise Le Guern, directrice générale adjointe de la mairie. Elle reste discrète jusqu’à ses premières missives «véhémentes», en 2004. Mme B. cible alors trois personnages : «Elle accuse le maire, Noël Le Graët, de complot avec Chirac et de trafics. Elle fait une fixation érotomane sur un agent de la ville qui, n’ayant pas adhéré à son délire, se voit reprocher tous les maux de la Terre. Elle s’en prend aussi à une patronne de bar, qu’elle traite "d’ex-call girl de l’Elysée", de "vampire" et de "criminelle diabolique"», rappelle Françoise Le Guern. Loin du corbeau anonyme, Marie-Annick B. signe tous ses courriers de son nom et s’en prend bientôt à tous les «notables» de Guingamp : «Elus, médecins, gendarmes, commerçants, madame le procureur et monsieur le curé, tout le monde y passe, tous mouillés dans le complot fomenté par les "Le Graëtistes".» La dénonciatrice dit tenir ses renseignements d’un agent secret. Ses missives, noircies d’une fine écriture, visent les «personnes publiques» pour «vols et trafics» et les quidams pour des «agissements sexuels» pornos ou pédophiles. La poste de Guingamp tourne à plein régime. Françoise Le Guern a remarqué qu’elle «colle toujours ses timbres à l’envers, j’ignore s’il y a une signification». Marianne cul par-dessus tête, bonnet phrygien en bas, la République et la France à l’envers.
A l’été 2005, Marie-Annick B. achète une maison au cœur de la cité de 8 000 habitants, une ancienne mercerie derrière la basilique, et placarde ses lettres «putassières» dans la vitrine. Dans le bourg, ça jacasse.
Valentin : sa mère en appelle au meurtrier
La mère du petit Valentin, 11 ans, poignardé à mort lundi soir dans une rue de Lagnieu (Ain), a appelé aujourd'hui sur France 5 le meurtrier de son fils à se rendre à la gendarmerie et à avouer un "acte affreux" qui a "plongé toute une famille en détresse".
"Il y a un homme en liberté qui a tué mon fils, à coups de couteau. Donc ce que je voudrais lui dire à lui personnellement : s'il vous plaît livrez-vous à la gendarmerie, avouez ce que vous avez fait, je vous en prie. Faites-le pour moi, faites-le pour lui, faites-le s'il vous plaît", a déclaré la mère de Valentin dans une interview diffusée dans l'émission "C'est dans l'Air".
Valentin: sa mère en appelle au meurtrier
Source : AFP, 31/07/2008, extrait
Un jeune homme a été poignardé et décapité à bord d'un autocar par un autre passager sous les yeux horrifiés des voyageurs, hier dans le centre du Canada, selon des témoins.
Selon ces témoins, l'attaque a été d'une rare violence et l'individu aurait agi sans raison apparente. Après avoir poignardé la victime une quarantaine de fois, il lui aurait coupé la tête, selon les témoins de la scène.
Après avoir encerclé le bus, qui appartient à la compagnie Greyhound, les policiers ont procédé à son arrestation, près de Portage-la-Prairie, dans la province de Manitoba. La police n'était pas encore en mesure d'expliquer les circonstances qui ont poussé le meurtrier à agir avec une telle violence.
Garnet Caton, un des témoins, a indiqué que la victime aurait été poignardée au moins une quarantaine de fois et qu'après que tous les passagers eurent quitté l'autobus, le suspect s'est présenté à la porte du véhicule avec la tête de la victime.
Il décapite un homme dans un autobus
Source : AP, 31/07/2008
Britney Spears accepte avec réticence les mesures « temporaires » de curatelle
Une juge de Los Angeles a annoncé aujourd'hui avoir décidé de garder Britney Spears sous curatelle, le père de la chanteuse américaine conservant l'autorité sur elle et ses finances jusqu'à la fin de l'année.
La juge Reva Goetz avait placé la pop-star de 26 ans sous curatelle le 1er février après son hospitalisation dans une unité psychiatrique. Une curatelle est typiquement prononcée lorsqu'un tribunal estime qu'un individu majeur est incapable de prendre soin de lui-même.
Cette mesure avait été prorogée en mars jusqu'à jeudi et restera en vigueur jusqu'au 31 décembre, a décidé la magistrate à l'issue d'une audience à huis clos avec les avocats de la chanteuse. "Mlle Spears a accepté avec réticence que nous prorogions les mesures temporaires" de curatelle, a indiqué Mme Goetz.
B. Spears reste sous curatelle
Source : AFP, 31/07/2008
Pour les policiers, Kerviel a « abusé » d'une hiérarchie « négligente »
"Au regard de l'ensemble des éléments recueillis, on peut légitimement penser que l'ampleur du préjudice financier de la banque s'explique par les manoeuvres frauduleuses d'un trader qui (...) a abusé de la confiance de sa hiérarchie en profitant des manquements de celle-ci et de la défaillance des services de contrôle interne", concluent les enquêteurs.
PARIS (AFP) - Le trader Jérôme Kerviel a "abusé de la confiance" d'une hiérarchie "négligente" pour réaliser ses falsifications, selon un rapport de police qui reprend la vision de l'affaire développée dans un rapport interne de la Société Générale.
Chats et chiens dans le collimateur de la police des moeurs saoudienne
En Arabie saoudite, les zélés agents de la police religieuse patrouillent rues et centres commerciaux pour s'assurer du respect de la séparation des sexes, s'en prenant aux femmes qu'ils jugent insufisament voilées et exhortant les hommes à la prière lorsque l'heure approche.
Ils mènent également un combat incessant contre toutes les nouveautés du monde moderne qui permettraient des rapprochements entre hommes et femmes: en 2004, ils cherchèrent notamment à interdire les téléphones portables à appareil photo, craignant qu'il ne devienne instrument de séduction. Chaque année, ils font campagne contre la Saint-Valentin, création occidentale qui pousserait au vice, et traquent toute personne portant du rouge à l'occasion.
L'offensive contre les chiens et chats pourrait surtout être destinée à limiter la possession d'animaux de compagnie, nouvelle mode venue d'Occident et que les Saoudiens conservateurs dénoncent comme corruptrice des valeurs traditionnelles, au même titre que les jeans, les bermudas -pour hommes, bien sûr- les fast-foods ou la musique occidentale, devenus eux communs dans le royaume.
Avoir un animal de compagnie n'a jamais été courant ni bien vu dans le monde arabe, mais devient de plus en plus "branché" dans la haute bourgeoisie saoudienne ou égyptienne. L'Islam traditionnel considère le chien comme un animal sale et dangereux, pouvant à la rigueur servir à la chasse ou pour monter la garde.
RIYAD (AP) - La police religieuse saoudienne, protectrice des très stricts codes islamiques en vigueur au royaume wahhabite, s'est trouvé une nouvelle cible: les chats et chiens. Au motif que se promener dans un parc escorté par un compagnon à quatre pattes fournirait un excellent prétexte pour engager la conversation avec une jeune personne du sexe opposé, la vente de ces animaux domestiques est désormais interdite à Riyad, tout comme le fait de les sortir en public.
Pétition de Siné : 8.800 signatures
La pétition de soutien à Siné a recueilli 8.800 signatures, selon le comité de soutien au caricaturiste, au centre d'une polémique après une chronique sur une supposée conversion au judaïsme de Jean Sarkozy.
Une pétition lancée en Belgique par l'humoriste Noël Godin a en outre recueilli 2.250 signatures.
Parmi les nouveaux signataires de la pétition lancée par le comité de soutien se trouvent l'architecte Jean Nouvel, le porte-parole de la LCR Olivier Besancenot ou l'ancien président de Médecins sans frontière Rony Brauman.
Parmi les premiers signataires figuraient de nombreux dessinateurs (Willem, Pétillon, Pichon, Philippe Geluck, Desclozeaux), des écrivains tels Gilles Perrault, François Maspero et Raphaël Confiant, des philosophes comme Michel Onfray et Daniel Bensaïd, les humoristes Guy Bedos et Christophe Alévêque, l'écrivain et cinéaste Fernando Arrabal, le réalisateur Pierre Carles, des enseignants, des journalistes -Denis Robert, Denis Sieffert...
Le texte de la pétition évoque notamment la "grande gueule" de Siné, "sa violence intellectuelle, son humour et surtout sa maison ouverte à tous: Juifs, Arabes, Français, Noirs, Auvergnats, Bretons, pédés, communistes".
Pétition de Siné : 8.800 signatures
Source : AFP, 31/07/2008
Point de vue
Pour Philippe Val, "Charlie Hebdo" et quelques principes
LE MONDE | 31.07.08 | Extrait
Lorsque la raison aura repris ses droits, quand on acceptera de lire et entendre, vraiment lire et entendre, ce qu'a écrit et dit Siné depuis trente ans, alors chacun pourra constater que le seul tort de Philippe Val aura été de ne plus supporter ce qui, en réalité, n'était plus supportable depuis longtemps.
Vingt intellectuels et hommes politiques réagissent et soutiennent Val
Vingt intellectuels et hommes politiques, dont Bertrand Delanoë, Robert Badinter et le prix Nobel de la paix Elie Wiesel, ont signé un texte publié dans le Monde daté de demain en soutien au directeur de la publication de Charlie Hebdo Philippe Val, au sujet de l'affaire du caricaturiste Siné.
"Nous ne pouvons supporter de voir le démocrate, le défenseur et le garant des principes traité comme s'il était l'agresseur et le coupable", écrivent les auteurs de ce texte en soutien à Philippe Val et après avoir énuméré des "dérapages" du caricaturiste.
"Nous entendons apporter notre entier soutien à Philippe Val et à la rédaction de Charlie Hebdo pour la constance de leur engagement contre le racisme, l'antisémitisme et toutes les formes de discrimination", ajoutent-ils.
Parmi les signataires figurent Alexandre Adler, Elisabeth Badinter, Bertrand Delanoë, Jean-Claude Gayssot, Claude Lanzmann, Bernard Henri-Lévy, Ariane Mnouchkine, Fred Vargas, Pascal Bruckner, Blandine Kriegel ou Dominique Voynet.
Affaire Siné:soutiens à Val dans Le Monde
Source : AFP, 31/07/2008
Siné : Philippe Val répond aux polémiques
NOUVELOBS.COM | 31.07.2008 | Extraits
Le directeur de la publication de Charlie hebdo revient sur le départ du chroniqueur. Pour lutter contre "les rumeurs les plus aberrantes", il retrace les "faits simples et vérifiables" qui ont amené la polémique et répond à trois questions soulevées par les lecteurs dans leurs nombreux courriers.
... Pour répondre à la première question, Philippe Val différencie les attaques contre les personnes de "quelque origine que ce soit", que Charlie Hebdo ne publie pas, et "les attaques contre les religions en tant qu'elles veulent se substituer aux lois démocratiques", que l'hebdomadaire relaie.
Or, pour Val, le texte de Siné "ne s'attaquait pas à l'idéologie d'une religion", mais "attaquait une personne, Jean Sarkozy, pour en stigmatiser les liens supposés avec le judaïsme". Et le directeur de la publication de Charlie dénonce "la liberté de proférer des insultes machistes, antisémites et homophobes" qui régnait "à "l'époque bénie" de la jeunesse de Siné", "une liberté paradoxale dont le prix est l'absence de liberté des autres" que Val qualifie de "forme molle de fascisme".
Une fillette laissée dans une voiture au soleil sauvée par un vigile
Une fillette de deux ans est restée seule, plus d'une heure, dans une voiture au soleil sur le parking d'un supermarché avant d'en être sortie saine et sauve par un vigile.
AFP
LIBERATION.FR : mercredi 30 juillet 2008, extrait
La fillette, qui «ne présentait aucun symptôme de déshydration dangereuse» selon la police, a été ensuite rendue à sa maman qui était partie faire des courses au supermarché.
Israël : Ehud Olmert renoncera au pouvoir en septembre
JERUSALEM (AFP) - Le Premier ministre israélien Ehud Olmert, affaibli par une grave affaire de corruption, a annoncé mercredi qu'il ne briguerait pas la direction de son parti Kadima à la mi-septembre et qu'il renonçait au pouvoir.
Cette décision a été annoncée de façon dramatique lors d'une allocution à la télévision.
Le rapport de l'ONU sur les droits de l'homme « cinglant pour la France »
"Le Comité des droits de l'homme de l'ONU chargé de contrôler l'application du pacte international relatif aux droits civils et politiques vient de rendre un avis cinglant concernant le respect par la France de ses obligations", affirment la FIDH et la LDH dans un communiqué conjoint.
PARIS (AFP) - La Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) et la Ligue des droits de l'homme (LDH) ont jugé "cinglant pour la France", mercredi, le rapport du Comité des droits de l'homme de l'ONU qui critique Paris sur le traitement des étrangers et les prisons.
Le sujet était le suivant : « Racontez une histoire heureuse ou triste »
Viols
Innocenté après six ans de prison
leparisien.fr, le 30/7/2008
PENDANT des années, il n’a cessé de clamer son innocence. Il s’était même pourvu en cassation dans l’espoir d’un troisième procès. Finalement, après six ans passés derrière les barreaux, il se pourrait que Loïc Sécher, condamné à Nantes par la cour d’assises de Loire-Atlantique en 2003 à seize ans de réclusion criminelle pour viols, tentatives de viol et agressions sexuelles à l’encontre d’une adolescente un verdict confirmé en appel à Rennes en 2004, sorte de prison.
Son avocat, Me Yann Choucq, a déposé une requête en révision de la condamnation pénale qui devrait être immédiatement suivie d’une seconde en suspension d’exécution de la peine.
A l’origine de ce coup de théâtre judiciaire, la victime elle-même, une jeune femme aujourd’hui âgée de 22 ans, et qui était à l’époque mineure. Prise de remords, la jeune femme a fini par écrire une lettre au procureur, dans laquelle elle a avoué avoir menti devant la cour d’assises. Entendue dans la foulée par les gendarmes, elle a confirmé.
« Il n’y a eu ni analyse ADN ni confrontation »
Cette affaire débute par une banale rédaction scolaire. Le sujet est le suivant : « Racontez une histoire heureuse ou triste. » Une copie retient l’attention du professeur. Il y trouve un contenu lourd de sens. Emotion dans l’établissement. Comment une jeune fille de 14 ans a-t-elle pu écrire de telles choses ? Une circulaire est lancée, demandant aux enseignants d’être vigilants. Une des camarades de l’adolescente explique que son amie aurait été victime de sévices. La principale intéressée se livre : elle aurait subi des violences de la part d’un homme de 35 ans, proche de la famille. Des recoupements sont opérés, les parents reconnaissent Loïc Sécher. La machine judiciaire est lancée, et l’homme incarcéré.
Les méthodes de la justice sont très contestées par M e Choucq : « Il n’y a eu ni analyse ADN ni confrontation. Les accusations ne reposaient que sur les dires de la victime. Mon client a été accusé d’avoir commis un viol dans son propre véhicule sans qu’aucune expertise scientifique ne soit menée. » La jeune fille, fragile psychologiquement, a été jugée crédible par trois experts psychiatres. L’avocat dénonce les dérives d’une justice compassionnelle : « Dès qu’une juridiction est face à une victime, il est impossible de dire qu’il n’y a pas de coupable. » Et d’ajouter : « On voudrait croire que mieux vaut un innocent en prison qu’un prédateur en liberté. » Quant à la victime, elle reste « en grande fragilité psychologique », selon son avocate, Me Cécile de Oliveira. « Si Loïc Sécher est innocent, il est important qu’il sorte rapidement », précise-t-elle. Fils d’agriculteur, ancien ouvrier arboricole, Loïc Sécher s’est converti à l’islam. Il attend la décision de la commission chargée de la révision.
Ouest-France, mardi 22 juillet 2008, extraits
En prison pour viol, son accusatrice se rétracte
Loïc Sécher, condamné à seize ans de prison en 2003, est incarcéré à Nantes. La jeune fille qui l'accusait de viol dit, aujourd'hui, avoir menti.
ANCENIS. - En décembre 2003, la cour d'assises de Loire-Atlantique condamnait Loïc Sécher à seize ans de réclusion criminelle pour viols, tentatives de viol et agressions sexuelles sur mineure. Un verdict confirmé en appel par la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine, en 2004, puis par la Cour de cassation en 2005.
Âgé de 47 ans, l'homme purge sa peine à Nantes. Il a déjà passé six années derrière les barreaux. Aujourd'hui, un élément nouveau pourrait permettre de rouvrir son dossier. La jeune femme qui l'accusait le dit innocent.
... En avril dernier, la jeune femme, âgée maintenant de 22 ans et hospitalisée pour ses difficultés psychologiques, revient sur ses déclarations. D'abord en privé, puis devant les gendarmes, qui l'ont entendue début juillet. Elle n'explique pas son revirement ni ce qui se serait passé à l'époque. Mais, cette fois encore, elle est jugée crédible par les spécialistes.
... Pour Cécile de Oliveira, il faut s'interroger sur les débuts de l'enquête, sur « le recueil initial de la parole de l'adolescente qui s'est ensuite murée dans le mutisme ». Yann Choucq dénonce, lui, « un tel conditionnement de la société dans le compassionnel qu'il faut un coupable ! »






















