La démarche de la mission d’étude sur le Rwanda, chez RFI
Rwanda
La démarche de la mission d’étude sur le Rwanda
RFI
Article publié le 23/11/2006 Dernière mise à jour le 23/11/2006 à 14:06 TU, extraits
Après la publication, en novembre dernier, du livre de Pierre Péan «Noires fureurs, blancs menteurs, Rwanda 1990-1994» et suite à la demande de la Société des Journalistes, le PDG de RFI a chargé Pierre-Édouard Deldique et Vanadis Feuille de regrouper et d’analyser l’ensemble de la production concernant le conflit et le génocide rwandais.
Communiqué de la présidence de RFI du 13 novembre 2006
Le Président de RFI tient à remercier les auteurs de ce rapport pour la qualité de ce travail réalisé en toute indépendance. Il convient de souligner le caractère exceptionnel de la démarche effectuée par RFI. Rares, en effet, sont les médias qui, dans des circonstances similaires, ont pris l’initiative de se livrer, en toute transparence, à un tel exercice. En le faisant, RFI a démontré toute l’importance qu’elle attache à l’honneur professionnel de ses collaborateurs et à sa réputation de média de référence dans le cercle restreint des radios internationales.
[...] Dans la partie intitulée «Réponses à Pierre Péan», les auteurs du rapport répondent point par point aux passages du livre où le traitement éditorial de RFI est incriminé. En voici un bref résumé : «RFI voix de la France ou voix de Kagame ?» : L’alternative proposée dans cette question est pour le moins étonnante et injurieuse pour la rédaction de Radio France Internationale. RFI n’a été ni l’une ni l’autre. «Place privilégiée accordée au FPR» : Rien ne montre un tel parti pris dans les journaux de RFI.
Dans le document de synthèse, une «liste des interlocuteurs à l’antenne» montre que RFI a donné la parole à tous les acteurs de ce conflit. Les auteurs du rapport notent, en outre : «Devant l’ampleur des questions et des débats que le traitement de l’actualité rwandaise par un media comme RFI serait en droit de susciter, il apparaît, à la lecture de toutes ces retranscriptions, que les accusations de Pierre Péan sont, le plus souvent, portées de manière partiale et parfois légère. L’écoute patiente et exhaustive de ces archives (7 mois de travail) l’aurait sans doute amené à moins de certitudes».
Du rapport publié sur le site de RFI...
Il nous semble important de préciser que cette étude a été effectuée uniquement à partir de la production de RFI, analysée douze ans près sa diffusion, et donc hors du contexte interne de la rédaction : conférences de rédaction, discussions entre journalistes, préparation des journaux. Il s’agit d’un travail « à froid ». Ainsi, nous n’avons pas voulu rencontrer les journalistes qui ont traité l’actualité rwandaise pendant ces quatre années afin d’en savoir plus. De même, pour des raisons déontologiques évidentes, nous avons rendu anonyme le
présent rapport de synthèse, car s’il était bien question de jauger le travail de RFI pendant la période, l’objectif n’était pas de pointer du doigt tel ou tel confrère.
De même, nous avons essayé (autant que faire se peut, et le même effort est demandé au lecteur), de faire abstraction de ce que nous savons sur le Rwanda aujourd’hui, afin de mieux s’immerger dans les journaux de l’époque.
Le procès de La face cachée du Monde n’aurait pas eu lieu ?
Chronique Médias
Le procès de La face cachée du Monde n’aura pas lieu
RFI, 14/06/2004, extrait
Le procès de La face cachée du Monde n’aura finalement pas lieu. Ce livre de Pierre Péan et Philippe Cohen avait été lancé il y a dix huit mois par l’éditeur Fayard. Il avait provoqué une tempête médiatique pour les révélations, plus ou moins étayées, plus ou moins contestables, qui y étaient données.
La face cachée du Monde restera cachée
Par Eolas, mardi 23 novembre 2004 à 14:38 :: Commentaire judiciaire :: permalien #5, extrait
Au hasard de mes lectures, je viens d'apprendre un détail qui m'avait échappé, et je crois ne pas être le seul en l'occurence.
Vous vous souvenez sans doute de ce livre, la Face cachée du Monde, de Pierre Péan et Philippe Cohen, sorti le 26 février 2003.
Dès sa parution, le Monde annonçait que "Ses avocats s'apprêtent à déposer des plaintes en diffamation publique" (article du 7 mars 2003) tandis que le conseil d'administration de la Société des rédacteurs du « Monde » affirmait dès le 28 février que "ATTAQUÉE, diffamée, insultée, la rédaction du Monde est blessée."
Un combat à mort s'annonçait, les murs de la 17e chambre (la schmabre spécialisée dans les affaires de presse à Paris) allaient assurément être maculé de sang : Le Monde, rien de moins, contre Péan et Cohen, deux journalistes polémistes mais à la réputation bien ancrée.
Qu'en est-il donc aujourd'hui ?
Les murs de la 17e sont toujours ocres et le resteront.
[...] Commentaires
1. Le samedi 4 février 2006 à 02:27, par Stéphane
[...] Les commentaires pour ce billet sont fermés.
Education : 220 000 euros par an pour surveiller l'opinion
Polemique
Procès Péan : il n'est pas raciste de trouver les Tutsi menteurs
Rue89 | 08/11/2008 | 14H30, extrait
Auteur de nombreux livres d’enquête, le journaliste était poursuivi pour quatre pages (sur six cents) attribuant aux Tutsi une "culture du mensonge et de la dissimulation". Pierre Péan explique que cette formation au mensonge a été "observée par les premiers Européens qui ont eu un contact prolongé avec les Tutsis". Et de citer l’un d’entre eux, un certain Paul Dresse, agent territorial dans les années 1940: "(…) C’est ce qui fait de cette race l’une des plus menteuses qui soit sous le soleil."
GÉNOCIDE RWANDAIS
Accusé de négationnisme, Pierre Péan craque à son procès
NOUVELOBS.COM | 24.09.2008 | 19:16
L'écrivain-enquêteur, qui est entendu devant la justice pour diffamation et incitation à la haine raciale pour son ouvrage sur le génocide rwandais, a fondu en larmes en pleine séance après qu'un témoin l'a comparé à un négationniste.
Société 17 oct. 6h51, Libé
Péan : SOS Racisme se trompe de cible
Entretien
José Kagabo: Péan, un procès pour l'honneur de la France
Rue89 | 09/11/2008 | 17H59, extrait
José Kagabo est historien à l’Ecole des Hautes Etudes Sociales. Spécialiste des rapports entre la France et le Rwanda, il décrypte pour Rue89 l’implicite enjeu politique qui s’est joué lors du procès de Pierre Péan.
Souâd Behaddad: Quel est l'enjeu de ce procès?
José Kagabo: "Il y a, selon moi, un enjeu intellectuel et un enjeu politique dans ce procès mais qui, sous-jacent, n’apparaissent donc pas dans les attendus, qu’il agisse de la partie civile (SOS Racisme et Ibuka) ou de la défense (Pierre Péan). Il s’agit du rapport de la France à l’histoire du génocide au Rwanda.
Du point de vue intellectuel, Péan s’inscrit clairement dans un registre révisionniste. Il nous dit, en résumé: "Voilà, vous n’avez rien compris à ce qui s’est passé, tout ce qu’on vous a raconté, ce ne sont que des mensonges et moi Péan, du haut de ma réputation et, en plus, avec des témoignages de Rwandais, je viens vous démontrer que toute l’histoire est à revoir."
Du point de vue politique, l’aspect indicible de ce procès est celui de l’avenir d’une certaine conception française des rapports à l’Afrique. Je ne sais si c’est délibéré ou inconscient mais en inversant l’histoire du génocide des Tutsi au Rwanda et donc du rôle de la France, il s’agit évidemment de relooker ce qu’on appelle pompeusement "l’honneur du rayonnement de la France".
Or, à terme, le débat public sur le Rwanda sera une invite à ce que cette histoire ne soit tout simplement pas réécrite en France comme certains ténors de la pensée France-Afrique le voudraient. Selon moi, cet enjeu est essentiel.
France / Rwanda
Pierre Péan relaxé
par RFI
Article publié le 07/11/2008 Dernière mise à jour le 07/11/2008 à 18:40 TU, extrait
Pierre Péan était poursuivi par SOS Racisme pour « diffamation raciale » et « discrimination raciste » à cause de quatre pages de son livre Noires fureurs, blancs menteurs (Ed. Fayard), publié fin 2005, sur le génocide rwandais. SOS Racisme avait déposé plainte en octobre 2006, reprochant à Pierre Péan d'avoir écrit que les Tutsis avaient « recours au mensonge et à la dissimulation » ou étaient des « professionnels de la manipulation ». L’éditeur Claude Durand a également été relaxé. L'avocat de l'association SOS Racisme, Maître Léon Lef Forster, a immédiatement annoncé qu'il ferait appel du jugement.
A debattre
Lozès du Cran : "La gauche a fait perdre vingt ans à la France"
Rue89 | 10/11/2008 | 00H20, extrait
Lundi 10 novembre, Nicolas Sarkozy ne fera pas le pont mais recevra à l'Elysée Patrick Lozès, président du Conseil représentatif des associations noires (Cran). Vendredi, ce dernier était l'invité du club de la presse Web Parlons Net. Patrick Lozès a fondé en 2005 le Cran, donnant en trois ans une visibilité inédite à la question noire en France. Avec la victoire de Barack Obama aux Etats-Unis, son association a bénéficié d'une semaine d'emballement médiatique (Voir la vidéo) [...] Divergence notable entre le Cran et SOS Racisme, les statistiques ethniques, auxquelles Patrick Lozès est favorable. Selon lui, la France a d'abord besoin d'un diagnostic pour lutter contre la discrimination: "Il faut déterminer où sont les discriminations dans l'emploi, le logement, le loisir. Après ça, avec une mobilisation de la population tout entière, il faut voir comment les compenser. En compensant à la fois les inégalités sociales et les discriminations sur la couleur de la peau."
Enquete
Education : 220 000 euros par an pour surveiller l'opinion
Rue89 | 09/11/2008 | 17H24, extraits
Xavier Darcos, déjà très décrié pour ses saillies sur les couches à la maternelle et ses 11 900 suppressions de postes, ne pouvait pas mieux s'y prendre pour crisper davantage les enseignants: depuis quelques jours circule sur le Net un document officiel de huit pages intitulé "Cahier des clauses particulières - Objet: veille de l'opinion".
[...] "Le dispositif de veille vise, en particulier sur Internet, à:
• identifier les thèmes stratégiques (pérennes, prévisibles, émergents)
• identifier et analyser les sources stratégiques ou structurant l'opinion
• repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte, et analyser leur potentiel d'influence et leur capacité à se constituer en réseau
• décrypter les sources des débats et leur mode de propagation
• anticiper les risques de contagion et de crise.
En clair: le ministère de l'Education nationale va débourser 100 000 euros par an, et celui de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, 120 000 euros, pour surveiller l'opinion dans la Toile.
Suit une liste des espaces à surveiller de plus près, blogs et sites participatifs notamment, auxquels s'ajoutent, selon les termes de l'appel d'offre, médias traditionnels, dépêches d'agences, baromètres et enquêtes annuelles.
Non, ce n'est pas un canular: sur le site du Journal officiel, on retrouve bien cet appel d'offre pour le marché public de la veille de l'opinion parmi les personnels de l'Education nationale.

Aussi spectaculaire soit-elle, cette volonté d'identifier les leaders de la contestation n'est pas nouvelle. C'est en tous cas ce dont témoignait samedi une vingtaine de directeurs d'école réfractaires, réunis à Paris pour une journée de travail sur le fichier base-élèves.
[...] Côté ministère, on espère faire taire la contestation en affirmant que des modifications ont bien été faites dans le fichier, après que le ministre avait reconnu certains écueils à l'ancienne mouture, le 13 juin dernier.
Xavier Darcos modifie le périmètre des données collectées dans le logiciel « base élèves »
Communiqué de presse - Xavier Darcos 13/06/2008
Dans une lettre adressée à Mme Anne Kerkhove, présidente de la Fédération des Parents d'Elèves de l'Enseignement Public (PEEP), Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale, indique qu'il a décidé que la profession et la catégorie sociale des parents, la situation familiale de l'élève, l'absentéisme signalé, ainsi que les données relatives aux besoins éducatifs particuliers, ne feront plus partie du périmètre des données collectées dans le logiciel « base élèves » dans le Premier degré.
Xavier Darcos rappelle qu'il a lui-même demandé, début 2008, le retrait de la liste des données saisies dans le logiciel « base élèves » de tout ce qui n'était pas strictement nécessaire à la gestion des effectifs des élèves du premier degré par les services de l'Education nationale : la nationalité ou l'origine ethnique des élèves, de leurs parents ou de leurs responsables légaux.
Seules seront dorénavant recensées les informations concernant les coordonnées de l'élève ainsi que celles du ou des responsables légaux de l'enfant.
Les données liées à la scolarité de l'élève ne porteront que sur des champs restreints : classe, date d'inscription, d'admission et de radiation.
Les activités périscolaires mentionnées ne figureront qu'aux seules fins de bonne gestion de ces services par les mairies concernées : garderie, études surveillées et accompagnement scolaire, restaurant et transport scolaires.
Par ailleurs, la durée de conservation des données sera limitée à la scolarité de l'élève dans le premier degré.
Xavier Darcos attache une attention personnelle à la mise en place effective et rapide de ces décisions.

De la Lettre adressée par M. Darcos à la présidente de la PEEP en juin 2008
10/04/2008 - Education
Le fichier des élèves du 1er degré dit « base élèves » mis en œuvre par le Ministère de l’Education nationale a déclenché une vaste polémique. Beaucoup d’informations plus ou moins exactes circulent à son sujet. Il est donc très important de clarifier les choses.
A quoi sert la « Base élèves » ? A lire sur le site de la CNIL.
Rappel de conserves de couscous « explosives »
Rappel de conserves de couscous royal Garbit
Lefigaro.fr (avec AFP), 08/11/2008 | Mise à jour : 18:54, extrait
Un contrôle a révélé un risque d'explosion des conserves dû à un «phénomène de bombage».
La marque Garbit a annoncé samedi le rappel de conserves de «Couscous royal poulet merguez» par «mesure de précaution», un contrôle ayant révélé un «phénomène de bombage» qui pourrait éventuellement se révéler dangereux pour le consommateur, à l'ouverture du produit.
Ces conserves de 800 g, avec semoule (180 g), portent le code barre 3261053411800 et 3261053877774. Le numéro de lot est CPM0544 A 20.06.11, avec inscrit sur le fond de la boîte: FR02 617 01 CE. Quelque 80.000 boîtes sont concernées par ce rappel en France.
«Il est recommandé aux personnes qui détiendraient ces produits de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente où ils ont été achetés», a expliqué la marque, détenue par William Saurin.
«Trois mois après la production, un phénomène de bombage (au-dessus et au fond de la conserve) a été observé en entrepôt et nous avons également eu une réclamation d'un consommateur», le contenu ayant jailli de la boîte à l'ouverture, a expliqué un porte-parole.
Une formation sur les pratiques légales de l'abattage du mouton intérdite à Grenoble
LEMONDE.FR | 09.11.08 | 14h25 • Mis à jour le 09.11.08 | 15h41, extrait
Cela devait être une première en France. Dimanche 9 novembre, à Grenoble, dans l'Isère, devait se tenir une formation destinée aux "pères de famille" sur les pratiques légales de l'abattage du mouton pour la fête de l'Aïd el-Kébir, organisée par l'Association de sensibilisation d'information et de défense du consommateur musulman (ASIDCOM) et un cabinet vétérinaire. Il s'agissait pour le président de l'association, Hadj Abdel Aziz Di Spigno, d'informer les musulmans sur la réglementation européenne de l'abattage. La mairie de Grenoble avait autorisé la mise à disposition d'une salle municipale, après avoir vérifié que la formation "aurait bien lieu dans le respect de la réglementation". Mais l'ASIDCOM a dû renoncer.
Des intellectuels algériens s'inquiètent des atteintes à la liberté d'opinion
LE MONDE | 08.11.08 | 13h38 • Mis à jour le 08.11.08 | 13h38, extrait
Le limogeage de l'écrivain Amin Zaoui, directeur de la Bibliothèque nationale algérienne, le 26 octobre, continue de susciter malaise et réactions dans les milieux intellectuels algériens qui s'inquiètent des atteintes à la liberté d'expression et d'opinion.
Les relations entre la ministre de la culture, Khalida Toumi, icône de l'anti-islamisme dans les années 1990, et le directeur de la Bibliothèque nationale étaient, de notoriété publique, des plus détestables. En faisant de la bibliothèque un espace de débat ouvert, accueillant des hommes de culture de tous les horizons, Amin Zaoui prenait trop de place.
Prisons : la honte de la République
NDLR : Qu'est-ce qu'un point rencontre ? C'est à peu près la même chose qu'un parloir en prison : en présence d'un tiers, si dieu, le procureur et le pasteur le veulent bien ?
Le point rencontre ou le parloir
Résumé. Cellules surpeuplées, manque d'hygiène, d'accès aux soins, vétusté, violence, suicides, dignité bafouée : depuis plusieurs années, les rapports déplorant les carences du système pénitentiaire français s'accumulent. Pourtant, rien ne semble bouger : un peu comme si le pays tournait le dos à toute volonté de réformer les conditions carcérales. Et depuis 2002, le nombre d'incarcérations ne cesse d'augmenter. Le film de Bernard George dénonce les dysfonctionnements des prisons républicaines. Construit autour de témoignages, de reconstitutions et d'intervenants à la légitimité incontestable, «La Honte de la République» propose un état des lieux saisissant des conditions de détention en France aujourd'hui.
Documentaire de Bernard George (France, 2006). 75 mn. Rediffusion.
Comme son titre l'indique, La Honte de la République, le film engagé de Bernard George, n'est pas une enquête à charge et à décharge où sont exposés les arguments des uns et des autres, où sont développés posément des propos contradictoires alimentant un débat. Il s'agit ici de pointer sans concession ni pathos les dysfonctionnements du système pénitentiaire, de dénoncer la surpopulation (le taux peut atteindre 250 %), le manque d'hygiène et de soins, la vétusté, la violence, les suicides, la dignité bafouée... Grâce aux témoignages d'anciens détenus et de familles de prisonniers, aux reconstitutions et aux images d'archives (l'administration pénitentiaire n'a pas voulu que le réalisateur tourne à l'intérieur des murs d'enceinte), aux questions posées aux trois anciens gardes des Sceaux, la démonstration est implacable.
Ce documentaire à visée pédagogique n'est évidemment pas le premier à dresser cet état des lieux dénoncé depuis des années par des rapports et commissions parlementaires de tous bords, mais il le fait sans transiger, comme on tape du poing sur la table. L'intérêt principal de ce film est d'alerter l'opinion publique, de déclencher une prise de conscience pour que les pouvoirs publics sortent de leur immobilisme et engagent de véritables réformes.
Télérama, Samedi 8 novembre 2008
Europe
La Somalienne lapidée pour adultère avait été violée à 13 ans
REUTERS | 04.11.2008 | 17:16
NAIROBI (Reuters) - Une jeune femme somalienne lapidée par des islamistes qui l'accusaient d'adultère était en réalité une adolescente de 13 ans qui avait semble-t-il été violée, rapporte mardi l'Onu.
Cette exécution en public était sans précédent depuis deux ans.
La jeune fille a été lapidée le 28 octobre à Kismayo devant des centaines de personnes après avoir été déclarée coupable en vertu de la charia (droit coranique) par les autorités locales.
Jean-Marie Bockel contre une remise en cause des commémorations
COMMEMORATION
Il y a 19 ans, le Mur de Berlin tombait
NOUVELOBS.COM | 09.11.2008 | 18:33
L'Allemagne célèbre le 19ème anniversaire de la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989, à l'origine de la réunification du pays 11 mois plus tard.
Jean-Marie Bockel contre une remise en cause des commémorations
AFP 09.11.08 | 20h36
Le secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens combattants Jean-Marie Bockel s'est déclaré hostile dimanche à Mulhouse à une remise en cause des commémorations militaires.
"Autant je suis contre l'inflation mémorielle autant je suis contre la remise en cause de commémorations existantes qu'elles soient nationales ou autres", a-t-il dit à l'AFP en marge d'une réunion avec ses homologues européens ou leurs représentants.
M. Bockel s'exprimait à quelques jours de la publication d'un rapport sur la la question des commémorations, commandé par le gouvernement à l'historien André Kaspi.
L'Allemagne commémore les 70 ans de la « Nuit de Cristal »
L'Autriche commémore les pogroms
Source : AFP, 09/11/2008 | Mise à jour : 19:10
Les autorités politiques et religieuses autrichiennes ont commémoré dimanche les pogroms de la nuit du 9 au 10 novembre 1938, baptisée "Nuit de Cristal" par les nazis, qui avaient ensanglanté l'Autriche annexée (Anschluss) comme le reste du IIIe Reich il y a 70 ans.
L'archevêque de Vienne Christophe Schönborn, le Grand rabbin Paul Chaim Eisenberg, le métropolite orthodoxe-grec Michael Staikos et l'évêque luthérien Michael Bünker ont pris part en début de soirée à une cérémonie commune à la grande synagogue de Vienne, après un office dans une église.
Auparavant, au cours d'une cérémonie avec le président de la communauté juive Ariel Muzicant, la présidente du Parlement Barbara Prammer (sociale-démocrate) avait elle aussi dénoncé l'"explosion de violence" à laquelle s'associèrent cette nuit-là de nombreux Autrichiens.
Elle a mis en garde contre toute vélléité de réformer la loi autrichienne, particulièrement stricte, contre la nazisme et le révisionnisme, soulignant qu'elle était "plus nécessaire que jamais".
L'Allemagne commémore les 70 ans de la "Nuit de Cristal"
BERLIN (AFP) - 09/11/2008 15h37
L'Allemagne a commémoré dimanche les 70 ans de la "Nuit de Cristal", pogrom contre les Juifs qui marqua le prélude à l'Holocauste, avec des cérémonies dans tout le pays qui connaît un renouveau du judaïsme.
La cérémonie principale a eu lieu dans la plus grande synagogue d'Allemagne, celle de la Rykestrasse à Berlin, l'une des rares à avoir survécu à la fureur nazie de la nuit du 9 novembre 1938, où furent saccagés et incendiés les biens des Juifs à travers toute l'Allemagne.
La chancelière Angela Merkel et des représentants de la communauté juive se sont rassemblés aux côtés de 1.200 personnes pour rendre hommage aux victimes de la "Nuit de Cristal" et au renouveau du judaïsme en Allemagne.
"C'est notre responsabilité de garder vivace le souvenir", a déclaré la présidente du Conseil central des Juifs d'Allemagne, Charlotte Knobloch, qui avait six ans au moment du pogrom. Elle a exprimé l'espoir que cette journée du souvenir aiderait à raviver l'esprit de tolérance dans le pays.
Après la rupture, « oups, préparons nous au changement »
Dimanche 09 Novembre 2008, LeJDD.fr
Comment créer un Obama français?
Tout le pays s'est enthousiasmé pour l'élection d'un président noir aux Etats-Unis et les Français issus de l'immigration plus encore. Mais cette victoire met en lumière les blocages du système français. Comment changer enfin le visage de la France? Certains penchent pour la discrimination positive. D'autres pour des prises de parole plus radicales.
Samedi 08 Novembre 2008
Carla Bruni-Sarkozy: "Il faut aider les élites à changer"
Propos recueillis par Claude ASKOLOVITCH
Le Journal du Dimanche, extrait
Exclusif. L'épouse du Président s'engage après l'"appel pour l'égalité réelle des chances" lancé par Yazid Sabeg dans Le JDD, et déjà rejoint par plusieurs personnalités politiques. Elle ne peut pas le signer, statut oblige. Mais Carla Bruni-Sarkozy explique pourquoi elle soutient ce texte. Néo-Française, la première dame rappelle que son époux est aussi un enfant d'immigré. Et elle invite la France à changer.
Un manifeste "Oui, nous le pouvons"
Source : AFP, 09/11/2008 | Mise à jour : 10:26
Un "manifeste pour l'égalité réelle", publié par le Journal du Dimanche, est lancé avec le soutien de Carla Bruni-Sarkozy par divers acteurs publics qui réclament un Grenelle de la diversité, invoquant l'élan créé par la victoire Barack Obama à la présidentielle américaine.
"En négligeant sa propre diversité, la France désespère une large frange de sa jeunesse et l'empêche d'être fière de son pays. Nous sentons partout la crispation identitaire, des sifflements de La Marseillaise aux rappels à l'ordre qui restent vains et incompris", lit-on dans ce manifeste dont l'initiateur est un enfant d'immigré devenu industriel, Yazid Sabeg.
Un 11-Novembre « du côté des victimes »
Un 11-Novembre "du côté des victimes"
LE MONDE | 09.11.08 | 12h37 • Mis à jour le 09.11.08 | 12h43, extrait
Aucun de ses prédécesseurs n'avait osé : cette année, ce n'est pas à Paris, devant le tombeau du soldat inconnu, que Nicolas Sarkozy présidera les cérémonies officielles du 11-Novembre. Une halte est certes prévue, au petit matin, sur les Champs-Elysées. Mais seulement pour fleurir la statue de Georges Clemenceau. Une fois l'hommage rendu au Père-la-Victoire, le cortège présidentiel quittera la capitale. Destination ? L'ossuaire de Douaumont, dans la Meuse, à quelques kilomètres de Verdun.
Les fusillés de la Grande Guerre réhabilités ?
LE MONDE | 09.11.08 | 12h36 • Mis à jour le 09.11.08 | 12h36, extrrait
Que dira Nicolas Sarkozy le 11-Novembre ? A l'Elysée, on promet un "grand discours européen". Le chef de l'Etat est toutefois attendu sur un autre terrain : celui des quelque 600 fusillés de la Grande Guerre. Le 10 mai, Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat aux anciens combattants, annonçait que ses services étudiaient la possibilité d'une réhabilitation "au cas par cas", indiquant que M. Sarkozy prendrait une "orientation" avant le 11-Novembre. Depuis, aucune déclaration officielle n'a été faite.
[...] En 1998, Lionel Jospin, alors premier ministre, avait souhaité que les soldats "fusillés pour l'exemple (...), victimes d'une discipline dont la rigueur n'avait d'égale que la dureté des combats (...), réintègrent aujourd'hui notre mémoire collective nationale." A l'époque, ces propos avaient suscité de vives réactions à droite, de la part, entre autres, du secrétaire général du RPR, qui n'était autre que Nicolas Sarkozy.
Une vingtaine de morts dans l'accident d'un sous-marin nucléaire russe
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 09.11.08 | 09h48 • Mis à jour le 09.11.08 | 09h57, extrait
Le président Dmitri Medvedev a demandé au ministère de la défense une enquête "complète et méticuleuse" pour déterminer les causes de l'accident, ainsi que "le plus grand soutien possible aux familles des victimes". La Russie garde un souvenir douloureux du naufrage du sous-marin nucléaire Koursk - fleuron de la flotte russe - dans lequel 118 marins périrent par 109 mètres de fond en août 2000 en mer de Barents, après l'explosion d'une des torpilles. Le président Vladimir Poutine, aujourd'hui premier ministre, avait été très critiqué pour avoir poursuivi ses vacances et tardé à accepter l'aide étrangère pour sauver d'éventuels survivants.
Toulouse: un Mémorial de la Shoah
Source : AFP, 09/11/2008 | Mise à jour : 14:23
Près de 300 personnes, parmi lesquelles de nombreux responsables politiques, d'autorités civiles et de la communauté juive, ont assisté, aujourd'hui à Toulouse à l'inauguration du Mémorial de la Shoah, le second en France après Paris.
Lors d'une cérémonie présidée par Nicole Yardeni, présidente du Crif Toulouse Midi-Pyrénées, les différents intervenants ont insisté sur le devoir de mémoire en ce jour anniversaire des 70 ans de la Nuit de Cristal, nom donné au pogrom contre les Juifs dans l'Allemagne nazie.
"Comment peut-on comparer la transparence du cristal et l'horreur la plus sombre ?" en référence à cette date, au cours de laquelle 300 synagogues avaient été incendiées en Allemagne, a déclaré Nicole Belloubet, adjointe au maire de Toulouse.
Président de la commission Mémoire du Crif Toulouse Midi-Pyrénées, Roger Attali a insisté sur "le souci de transmission, caractéristique d'un devoir politique citoyen" en présentant le monument composé de six portes métalliques hautes de 10 mètres placées sur un rond d'une dizaine de mètres.
Pugilat entre religieux au Saint-Sépulcre
Pugilat entre religieux au Saint-Sépulcre
Source : AFP, 09/11/2008 | Mise à jour : 12:05
Des popes grecs orthodoxes et des prêtres arméniens en sont venus aux mains aujourd'hui dans la basilique du Saint-Sépulcre de la vieille ville de Jérusalem, un des hauts lieux de la chrétienté.
La police israélienne est intervenue pour séparer les deux camps. Certains des prêtres ont utilisé des cierges comme gourdins tandis que d'autres tentaient d'arracher les soutanes de leurs rivaux.
Les raisons de ce pugilat ecclésiastique n'ont pas été précisées.
De très anciennes rivalités opposent les représentants des différentes églises qui se partagent le contrôle du Saint-Sépulcre, où selon la tradition chrétienne Jésus-Christ a été crucifié et enterré.
Les célébrations au Saint-Sépulcre sont réglées comme du papier à musique, pour tenter d'éviter des frictions entre les différentes églises qui se partagent chaque pouce de ce site sacré.
Les règles de la cohabitation ont été établies en 1852 par les Ottomans et régissent depuis très strictement le Saint-Sépulcre. Toute modification du statu quo est impossible, telles les heures des messes et des processions.
Pour éviter tout conflit, les clés de l'église sont depuis sept siècles entre les mains de deux familles musulmanes.
13ème anniversaire du meurtre de Rabin
Source : AFP, 08/11/2008 | Mise à jour : 20:59
Des dizaines de milliers d'Israéliens se sont rassemblés samedi soir à Tel-Aviv pour marquer le 13e anniversaire de l'assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin, tué par un extrémiste juif.
Cette commémoration s'est tenue comme chaque année sur la place Rabin dans le centre de Tel-Aviv à l'endroit même où le Premier ministre a été assassiné à la fin d'un rassemblement organisé "pour la paix, contre la violence".
Sur le devant de la scène, une énorme banderole reprenait ce slogan. Des participants ont également brandi des pancartes où l'on pouvait lire "nous n'oublierons pas, nous ne pardonnerons pas".
Journée de pagaille à la SNCF après des actes de malveillances
Au ministère de l'intérieur on souligne que "l'on ne peut pas mettre des patrouilles le long de tous les rails de France et de Navarre", et que la responsabilité de la sécurité du réseau incombe en grande partie à la SNCF. "Si une demande précise est formulée par la SNCF, elle sera étudiée avec le plus grand soin" pour des "actions ciblées" ou pour donner "des consignes localement", a précisé le ministère de l'intérieur.
Journée de pagaille à la SNCF après des actes de malveillances
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 08.11.08 | 19h31 • Mis à jour le 08.11.08 | 19h51
Après une journée très perturbée, le trafic des TGV, Eurostar et Thalys a été rétabli, samedi 8 novembre, en fin de journée. Quatre actes de malveillance, qui ont touché les réseaux Nord, Est et Sud-Est ont visé des installations situées dans l'Oise, l'Yonne et la Seine-et-Marne, touchant les lignes à grande vitesse (LGV). A chaque fois, il s'agissait de fers à bétons placés sur des caténaires.
Viol en réunion en établissement spécialisé : 4 mineurs déférés
Viol en réunion: 4 mineurs déférés
Source : AFP, 08/11/2008 | Mise à jour : 17:49
Quatre mineurs âgés de 13 à 16 ans ont été déférés samedi devant un juge en vue de leur mise en examen pour "viols en réunion, complicité de viols en réunion et violences" sur une adolescente de 13 ans dans un foyer de Morsang-sur-Orge (Essonne), a-t-on appris de source judiciaire.
Les quatre garçons auraient obligé la jeune fille à venir dans la chambre de l'un d'entre eux, jeudi soir, a indiqué cette même source. Ils l'auraient ensuite frappée à plusieurs reprises avec une ceinture.
L'un des quatre agresseurs aurait ensuite utilisé un boîtier de brosse à dents pour la pénétrer, puis un autre l'aurait violée, a indiqué cette même source judiciaire.
La police a interpellé les quatre garçons vendredi matin. Aucun d'eux n'était connu de la justice.
Le foyer, dont le nom n'a pas été communiqué, n'appartiendrait pas au conseil général de l'Essonne, a précisé une source judiciaire. Il s'agirait d'un établissement spécialisé dans l'assistance éducative.
14-18, le bruit et la fureur... cette immense tromperie ?
14-18, le bruit et la fureur
Sur France 2, le 11 novembre, à 20h50
Tout est loin d’avoir été dit sur la “der des ders”, sur l’histoire de cette immense tromperie, de ce gâchis infini. A travers le récit d’un soldat qui a traversé toute la guerre et qui parle aussi au nom de ses camarades, "14-18 le bruit et la fureur" est un documentaire réalisé à partir d’images d’archives, pour la première fois, restaurées, colorisées et sonorisées. A rebours de la victimisation du soldat qui a longtemps prévalu, le propos de ce film est nouveau : la Grande Guerre a été entretenue par un consentement général. Ce sont des sociétés entières qui se sont jetées dans ce qu’elles pensaient être un combat de la civilisation contre la barbarie. Elles se sont ainsi engagées dans le premier massacre de masse moderne, sans avoir la moindre idée de ce qui les attendait. En suivant les analyses d’Annette Becker, l’un des chefs de file de ce nouveau courant historiographique, ce film donne une vision neuve de ce conflit dont l’ampleur, la violence, le caractère total ont à la fois préfiguré et engendré les tragédies du XXe siècle.
Les oubliés de la Grande Guerre : Humanitaire et culture de guerre, 1914-1918
de A. Becker
Hachette Littératures, 3 novembre 2003
Présentation de l'éditeur. Fondé sur l'analyse d'archives inédites, en particulier celles du Vatican et du Comité internationale de la Croix-Rouge, ce livre renouvelle en profondeur l'étude de la Grande Guerre. Il retrace les souffrances endurées par les populations civiles - réquisitions, travail forcé, déportations - et les prisonniers de guerre, ainsi que les interventions humanitaires qui cherchent à les protéger. Il révèle ainsi que la Grande Guerre ne fut pas seulement la guerre des tranchées mettant aux prises les combattants du front, mais qu'elle fut bien une guerre totale, pesant en profondeur sur les société et enrôlant des populations entières. Elle fut ainsi la première des guerres du XXe siècle, annonçant par bien des traits les atrocités de la seconde guerre mondiale, dont elle constitue en quelque sorte la matrice. Un ouvrage de référence, au carrefour de l'histoire et des interrogations contemporaines sur le rôle de l'humanitaire
Rachida Dati assume pleinement son projet de loi
Rachida Dati, pourtant, assume pleinement son projet de loi. En visite à la prison de Fresnes, elle a défendu avec conviction son texte : "On ne peut plus s'accommoder de dire aux victimes, à leurs parents, ‘le condamné était dangereux' et le remettre en liberté". La rétention de sûreté n'est pas "une peine après la peine", a-t-elle poursuivi, les "violeurs en série, tueurs en série, qui ne veulent pas se soigner" doivent comprendre qu'il "ne sortiront pas s'ils ne se soignent pas" a-t-elle prévenu.
Jeudi 06 Novembre 2008
Sûreté: Dati récidive
leJDD.fr (avec Reuters)
Seule, envers et contre tous. La garde des Sceaux Rachida Dati a déclaré jeudi "assumer totalement" son nouveau projet de loi sur les "criminels dangereux", présenté mercredi en conseil des ministres. Problème : ses nouvelles mesures, qui prévoient notamment de garder certains criminels en rétention après leurs peines de prison, provoquent l'indignation de la plupart des magistrats.






















