Valentin : un couple de marginaux recherché
Valentin : un couple de marginaux recherché
lefigaro.fr avec AFP et LCI, 03/08/2008, extrait
Les enquêteurs tiennent un suspect sérieux dans le meurtre de Valentin. Le procureur de Bourg-en-Bresse a lancé deux mandats de recherche concernant un couple de marginaux qui se trouvaient dans la région le soir du crime. Stéphane Moitoiret, 39 ans, et sa compagne, Noella Hego, 49 ans ne font pas partie du cercle familial de l'enfant.
C'est l'homme qui fait figure de meurtrier présumé. L'empreinte ADN masculine inconnue relevée sur «la scène du crime» sur le jogging de Valentin, sauvagement poignardé alors qu'il faisait du vélo, lundi soir, dans une petit rue de Lagnieu, correspond à celle retrouvée dans un local paroissial proche de Lagnieu où a séjourné le couple. Autre, élément à charge, une caméra de vidéosurveillance d'une banque proche de la rue de Lagnieu où a été tué Valentin, montre le marginal en train de s'éloigner en courant.
Un comportement mentalement instable
Le couple avait été contrôlé par des gendarmes peu après 19hOO le lundi 28 juillet quelques heures avant le crime, à Leyment, à 4 kilomètres de Lagnieu. Ils avaient alors affirmé être des pélerins originaires d'Australie, venus en mission en France. Un automobiliste, entendu samedi par les enquêteurs, a indiqué avoir pris en auto-stop le couple qui lui aurait déclaré qu'il était venu pour opérer des «descentes commandos dans les gendarmerie françaises et chez les notables français». Le comportement des deux personnes recherchées ne correspond pas «à toutes les exigences de santé mentale», a reconnu le procureur.
Au moment où le procureur faisait ces révélations, la marche silencieuse organisée dans le village de Valentin, Porcieu-Amblagnieu en Isère s'achevait. Les parents de Valentin, très affectés, n'étaient pas présents à cette manifestation organisée à l'initiative des jeunes du village.
MEURTRE DU PETIT VALENTIN
Un jeune couple entendu dans la Drôme
par La Rédaction du DL | le 03/08/08 à 07h20, extrait
Face à un ADN qui ne parle pas pour l'instant (le profil génétique isolé à partir de traces de sang prélevées sur les vêtements du petit Valentin ne correspond à aucune des quelque 700 000 empreintes stockées dans le Fichier national automatisé des empreintes génétiques), l'enquête s'est poursuivie tous azimuts. Conduisant notamment les militaires à s'intéresser de très près à un groupe de jeunes gens bruyants réunis dans la soirée de lundi à l'arrière d'un bâtiment de la cité HLM qui longe l'avenue du Port. Une information révélée dès hier dans Le Dauphiné Libéré. "Ils étaient trois ou quatre à boire sur un banc; ils étaient avec un chien qui aboyait car l'un d'entre eux le frappait", racontait un habitant dans nos colonnes. Alors que nous évoquions également la piste d'un jeune marginal sans domicile fixe, propriétaire du chien, qui avait depuis disparu de la petite cité. Piste qui a bien conduit les enquêteurs dans la Drôme.
Egypte : Saadeddine Ibrahim coupable d'« avoir terni la réputation de l'Egypte »
Egypte: prison pour un défenseur des droits de l'homme pour avoir diffamé le pays
LE CAIRE (AFP) - 02/08/2008
Le sociologue et militant égypto-américain des droits de l'homme Saadeddine Ibrahim a été condamné par contumace samedi par un tribunal égyptien à deux ans de prison pour avoir diffamé l'Egypte, a rapporté l'agence officielle Mena.
Saadeddine Ibrahim, qui se trouve actuellement aux Etats-Unis, a été reconnu coupable d'"avoir terni la réputation de l'Egypte", a ajouté Mena.
Espagne : la libération de De Juana Chaos suscite l'indignation
Par euronews - Samedi 2 août, 19h21
Une vague d'indignation déferle en Espagne face à la libération d'un des activistes les plus sanguinaires de l'histoire de l'ETA Grâce aux règles pénitentiaires en vigueur, José Ignacio de Juana Chaos condamné à 3000 ans de détention pour 25 assassinats, n'aura fait qu'un peu plus de 20 ans de prison. Il est sorti ce samedi du centre pénitencier d'Aranjuez. De Juana Chaos n'a jamais exprimé le moindre repentir.
L'Association des victimes du terrorisme proche du parti conservateur PP, le Parti populaire a organisé un rassemblement pour protester contre cette libération. A l'image de la secrétaire nationale du PP, Dolores de Cospedal, beaucoup d'Espagnols s'interrogent sur la législation liée à la remise des peines: "Si les lois permettent à un assassin de sortir de prison et que ces mêmes lois nous font ressentir de l'indignation, il faut les changer".
Une manifestation a été organisée également à Saint Sébastien au pays basque espagnol à l'initiative du Comité de victimes du terrorisme du Pays Basque. La veille, le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero n'a pas caché son sentiment: "cet individu suscite chez tous les citoyens et aussi chez le chef du gouvernement, une sensation parfaitement compréhensible de mépris. Mais il faut respecter la loi."
De Juana Chaos qui a mené plusieurs grèves de la faim a dénoncé un harcèlement de la part des médias et de la justice.
Hasard du calendrier, sa libération tombe 40 ans jour pour jour après le premier assassinat planifié de l'ETA.
Feu dans un centre de rétention
Feu dans un centre de rétention
leJDD.fr, le 2/8/08, extrait
Un incendie s'est déclenché samedi après-midi au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot, en Seine-et-Marne, où se sont révoltés des sans-papiers menacés d'expulsion. Les pompiers sont intervenus rapidement et personne n'a été, a priori, blessé. La préfecture estime que le "mouvement" a été "incité" par des manifestants d'un collectif de soutien aux sans-papiers. Des affrontements avaient eu lieu l'an dernier dans ce centre.
L'épisode rappelle celui du centre de rétention de Vincennes en juin dernier. Le centre de rétention du Mesnil-Amelot, non loin de Roissy en Seine-et-Marne, a été incendié samedi après-midi. "Des retenus ont tenté de mettre le feu à des éléments de literie", dit un communiqué de la préfecture qui précise que le "mouvement a été incité de l'extérieur par une vingtaine de manifestants d'un collectif de soutien aux sans-papiers". Heureusement les dégâts sont limités et aucun détenu n'a été blessé. Du moins selon les autorités. ...
En Suisse, disparaître est un droit
L'incroyable disparition volontaire de l'Anglais John Darwin, la mystérieuse absence du Genevois Pascal Henry et la mort énigmatique du milliardaire Steve Fossett rappellent que chaque année des milliers de personnes cherchent à disparaître. En Suisse aussi, ils sont plusieurs centaines à partir sans laisser le moindre indice derrière eux
Le Matin Dimanche, le 02 août 2008, extrait
Disparaître est un droit
«Très récemment, nous avons eu le cas d'un homme qui a disparu du jour au lendemain, raconte le porte-parole genevois. Et de poursuivre: apprenant que les siens le recherchaient, il s'est spontanément présenté à l'Hôtel de police en disant qu'il était en bonne santé, mais qu'il avait choisi de changer de vie, qu'il fallait cesser de le chercher. L'avis de disparition a donc été révoqué.»
Détectives privés efficaces mais chers
Il n'y a en effet rien d'illégal dans le fait de tourner les talons sans prévenir. D'ailleurs, la police ne va pas entreprendre de démarches particulières pour ramener un individu signalé disparu par ses proches. «Si la personne est majeure et saine d'esprit, qu'elle ne représente pas de danger pour elle-même ou que les circonstances de sa disparition ne sont pas suspectes, la police ne va pas déployer de gros moyens, re-lève Philippe Jaton porte-parole de la police vaudoise. Chacun est libre d'aller où bon lui semble.»
Notons que disparaître sans laisser de traces reste un droit, aussi longtemps que l'on ne cherche pas par là à se soustraire à une condamnation ou encore à l'obligation de payer une pension alimentaire. «Mais ce n'est que sur ordre de la justice qu'une recherche sera lancée», précise encore Philippe Jaton.
Alors lorsque la police ne peut plus rien faire, les familles se tournent régulièrement vers des détectives privés. Patron de l'agence Pro'fil, David Fragnoli confirme ainsi que la recherche de personnes occupe une bonne partie du temps de ses équipes.
Ce dernier avoue toutefois qu'en cas de disparition volontaire, «les proches renoncent souvent à cause des montants à engager pour les recherches». L'agent privé explique en effet que «cela peut prendre des semaines d'enquête pour retrouver la trace d'une personne qui fait tout pour ne pas en laisser derrière elle. Et c'est souvent sans garantie de réussite.»
Ainsi, pour David Fragnoli, l'essentiel de ce genre de mandats, «dont une grande partie aboutit», concerne des fugues de jeunes ou d'adultes qui ont malheureusement décidé de mettre fin à leurs jours dans des lieux à l'abri des regards.
Quand est-on déclaré mort?
Mais que se passe-t-il si toutes les recherches restent vaines? Selon le Code civil suisse, le juge peut «déclarer l'absence» du disparu, à la requête de ceux qui auraient des droits subordonnés à son décès. Le délai pour qu'une telle mesure soit prononcée varie de cinq à quinze ans selon les probabilités de la mort.
Reste que si aucune démarche n'est entreprise auprès de la justice, la personne manquante sera théoriquement considérée comme vivante. Même si elle a 150 ans. Mais en Suisse ces cas se comptent sur les doigts d'une main.
Partis sans laisser d'adresse
Hubert Prolongeau
Chez Seuil, avril 2001 (disponible chez Poche)
Quatrième de couverture : Qui n'a jamais rêvé de refaire sa vie, d'être un autre, de tout abandonner ? Bien sûr, la plupart d'entre nous y renoncent. Le sens des responsabilités, la peur de l'inconnu, de rompre définitivement avec ceux que nous aimons, nous en dissuadent... dans la majorité des cas.
Certains passent à l'acte. En France, chaque année, 15 000 disparitions sont déclarées à la police, et elles s'avèrent volontaires dans leur immense majorité. Malgré le désarroi dans lequel ils plongent leurs proches, ces absents ne sont passibles d'aucun délit, la loi française n'interdisant à personne de disparaître. Mais ils n'en sont pas moins déconsidérés par la société, qui les accable plutôt que de tenter de les comprendre.
Hubert Prolongeau a décidé de leur donner la parole. En un an d'enquête, il en a interrogé plusieurs, qui lui ont raconté leurs raisons, leurs découragements, leurs désillusions...
Affaire Tapie : un recours serait encore possible ?
Affaire Tapie : des juristes estiment encore possible un recours
LE MONDE | 02.08.08 | Extrait
La sentence arbitrale rendue en faveur de Bernard Tapie dans l'affaire qui l'oppose au Crédit lyonnais est-elle définitive, après la décision prise lundi 28 juillet par Bercy et le Consortium de réalisation (CDR), de renoncer à déposer un recours en nullité ? Ce n'est pas si sûr.
Des élus ont sollicité ces derniers jours des professionnels du droit pour examiner la faisabilité d'une voie de recours extraordinaire, dite de "tierce opposition". "Est recevable à former tierce opposition toute personne qui y a intérêt, à la condition qu'elle n'ait été ni partie ni représentée au jugement qu'elle attaque", dispose l'article 583 du code de procédure civile.
Il pourrait s'agir, par exemple, d'une association de contribuables préexistante à la sentence arbitrale. Celle-ci pourrait être recevable dans la mesure où elle aurait à la fois un intérêt à agir et où elle pourrait se prévaloir de ne pas avoir été représentée devant le tribunal arbitral. Ce recours est porté devant la juridiction qui aurait été compétente si les parties n'avaient pas eu recours à l'arbitrage.
"CONTRE-VÉRITÉS"
L'avocat de M. Tapie, Me Maurice Lantourne, ne partage pas du tout cette analyse. Il souligne que la sentence concerne deux sociétés commerciales sur le fondement d'une responsabilité contractuelle et que, par conséquent, aucun tiers n'a, selon lui, qualité à agir pour discuter de l'exécution d'un contrat qui ne le concerne pas. "Il s'agit à nouveau d'un faux rebondissement", déclare-t-il au Monde.
Par ailleurs, les arbitres se rebiffent. Dans une lettre adressée jeudi 31 juillet à la ministre de l'économie, Christine Lagarde, à la garde de sceaux, Rachida Dati, et aux présidents de la commission des lois de l'Assemblée nationale et du Sénat, deux représentants des arbitres français s'indignent contre "l'accumulation de contre-vérités" et le "débat politicien sans fondement" auxquels a donné lieu, selon eux, l'affaire Tapie.
"Si l'arbitrage était, comme on le laisse entendre, un moyen habituel de fraude, on comprendrait mal que, depuis cinquante ans, la communauté internationale favorise activement son développement. Rares sont les Etats qui ne se sont pas dotés d'une loi moderne sur l'arbitrage. Ce n'est sans doute pas dans le but de faciliter des arrangements plus ou moins douteux !" ...
Un SDF trouve et restitue 1.000 dollars à sa propriétaire
"Je suis pas une personne parfaite. J'ai fait juste ce que je pensais juste", dit-il. "Elle a trois gamins. Elle a besoin de cet argent. Je sais que je suis sans abri, mais elle a trois gosses. Ca me paraissait trop important".
VICTORVILLE, Californie (AP) - Un sans domicile fixe californien a trouvé un porte-monnaie contenant 1.000 dollars (643 euros) et l'a rapporté à sa propriétaire, une mère de trois enfants.
A Arles, les arênes ne seraient pas conformes
Vendredi soir, le maire de Fontvieille, Guy Frustié, a finalement décidé d'annuler la manifestation invoquant une demande de la préfecture "pour garantir la sécurité du mineur".
Quelques heures plus tard, les organisateurs annonçaient que le spectacle aurait lieu à quelques kilomètres de là, dans les arènes de l'école taurine d'Arles (Bouches-du-Rhône).
Mais les autorités ont de nouveau décidé d'interdire cette manifestation samedi, à quelques minutes à peine du coup d'envoi, suscitant la colère de la famille de Michelito, dont le père, Michel Lagravère, est un ancien torero, mais également du maire d'Arles, Hervé Schiavetti (PCF), qui a déclaré son intention de contester cet arrêté d'interdiction devant le tribunal administratif.
La présidente de l'Alliance anti corrida, Claire Starozinski, s'est au contraire félicitée "que les autorités appliquent le principe de précaution".
"Il y a mise en danger d'autrui. Même s'il n'y a pas de mise à mort, il y a un risque imposé à un enfant de 30 kilos qui se retrouve face à une bête de 200 kilos", a-t-elle déclaré par téléphone.
Le préfet des Bouches-du-Rhône, Michel Sappin, n'a cependant pas évoqué la mise en danger de la vie d'autrui pour interdire le spectacle mais la "non conformité des arènes", soulignant notamment l'absence d'agrément de la commission de sécurité.
ARLES (AFP) - La polémique autour du jeune apprenti torero franco-mexicain Michelito, 10 ans et demi, a rebondi samedi avec l'interdiction, pour la deuxième fois, d'une manifestation taurine à laquelle il devait participer dans le Sud-Est de la France, à Arles.
Valentin : un SDF serait recherché
Un tiers des sans abris ont connu l'aide sociale à l'enfance • Nadine Morano, AFP, le 27/07/2008
Packs de bière et chiens à leur côté, ils zonent dans les centres-villes, interpellent le passant pour glaner quelques euros. La plupart ont une vingtaine d'années et vivent dans la rue. Aujourd'hui, en France, plusieurs dizaines de milliers de jeunes sans domicile fixe s'organisent en petits groupes pour affronter un quotidien de misère. • L'Express, Jeunes perdus sans collier, 22/07/2005
Comme l'affirmait le Figaro, la police resserre ses recherches sur la piste d'un marginal. Selon Le Dauphiné Libéré, une piste précise retient actuellement l'attention des gendarmes. Le quotidien régional rapporte que, le soir du drame, "les habitants de la petite cité HLM de Lagnieu qui longe l'avenue du Port ont été importunés jusque vers 23h par un groupe de jeunes gens très bruyants (...) Ils étaient trois ou quatre à boire sur un banc, avec un chien qui aboyait parce que l'un d'entre eux le frappait". Quand certains riverains sont intervenus, "le groupe a alors quitté les lieux peu après 23 heures".
Selon Le Dauphiné Libéré, le jeune d'une HLM entendu comme témoin durant plus de deux heures jeudi soir par les gendarmes "faisait partie de ce groupe". De même qu'un "jeune marginal sans domicile fixe", qui serait le maître du chien. Il serait actuellement "recherché par les enquêteurs pour vérification", n'ayant pas été revu dans les parages depuis lundi soir.
Valentin: un SDF serait recherché
Source : Dauphiné Libéré et LCI, 02/08/2008
Ain - Valentin : un SDF serait recherché
TF1-LCI, (avec agence) - le 02/08/2008 - 14h20
Dans l'attente des résultats d'analyses ADN de ceux qui ont côtoyé Valentin juste avant sa mort, les enquêteurs rechercheraient aussi un marginal vu lundi soir. Alors que l'enquête piétine, la gendarmerie nationale a lancé vendredi soir un appel à témoin.
Lybé Lyon, Société, 01/08/2008, extrait - Les gendarmes peinent pour l’instant à trouver une piste sérieuse dans l’enquête sur la mort du petit Valentin. L’enfant a été tué lundi à Lagnieu (Ain), avec une arme blanche. Une quarantaine de plaies ont été relevées sur son corps, et une empreinte ADN inconnue relevée dans certaines taches de sang qui souillaient son survêtement. Elle ne renseignera pas tout de suite les enquêteurs, car elle «ne correspond pas à une personne inscrite sur le fichier national automatisé des empreintes génétiques», soupire Jean-Paul Gandolière, procureur de la République à Bourg-en-Bresse...
HIERES-SUR-AMBY, Isère (AP), extrait - Une information judiciaire pour "homicide" va être ouverte en début de semaine afin de donner un cadre juridique plus fort et permettre la poursuite des investigations dans le cadre d'une commission rogatoire. Actuellement, la section des recherches de Lyon travaille toujours dans le cadre d'une procédure de "flagrance".
Six jours après le meurtre, les hommes de la section de recherches travaillent toujours sur plusieurs hypothèses. Selon la même source, "la principale reste l'acte d'un marginal". Grâce à des témoignages, ils ont ainsi pu établir que, dans la soirée de lundi, les habitants de la petite cité HLM qui borde l'avenue du Port à Lagnieu, là ou s'arrête le macabre jeu de piste des traces de sang laissé par l'assassin, ont été importunés jusque vers 23 heures par un groupe de jeunes gens très bruyants.
Le groupe a quitté les lieux peu après 23 heures, près d'une heure avant l'agression sauvage de l'enfant. Un jeune homme de la cité brièvement entendu jeudi soir par les gendarmes faisait partie de ce groupe. Grâce à ses indications, les enquêteurs ont pu identifier l'ensemble des "fêtards".
Vendredi soir, ils ont ainsi pu retrouver un couple parti précipitamment mardi matin vers la banlieue de Valence (Drôme). Entendus de longues heures par une équipe d'enquêteurs venus de l'Ain, ils ont été remis en liberté dans la nuit de vendredi à samedi. Leurs ADN a également été prélevé pour être confronté à celui de Lagnieu. Des vêtements appartenant au couple ont également été saisis par les gendarmes.
Cette cité HLM de la rue du Port intéresse tout particulièrement les enquêteurs. Vendredi matin, ils ont inspecté longuement toutes les cabines téléphoniques, relevant précisément les numéros d'appel pour tenter d'identifier tous les destinataires des communications passées après le meurtre. Les relais de téléphonie mobile ont également été "interrogés" par l'intermédiaire des trois opérateurs. Les techniciens de la gendarmerie espèrent identifier la présence d'un appareil "étranger" au parc local le soir du drame.
Ivre, elle bloquait les voitures sur la voie ferrée
PARIS (AFP), extrait - Au lendemain d'une "série tout à fait stupéfiante et inacceptable" d'accidents sur les passages à niveau, Dominique Bussereau en a appelé mardi à la responsabilité des usagers, annonçant une réflexion pour adapter la signalisation mais aussi un renforcement de la répression.
En France, où on recense actuellement 16.000 passages à niveau dont 3.000 ne sont pas équipés de barrières, 26 personnes sont mortes dans des accidents en franchissant des voies depuis le début de l'année, selon une décompte de l'AFP. Le week-end dernier trois accidents ont fait deux morts et trois blessés.
INSOLITE
Ivre, elle bloquait les voitures sur la voie ferrée
leparisien.fr | 02.08.2008
La police de Varsovie a arrêté une garde-barrière ivre qui s'amusait à bloquer sur la voie ferrée les voitures traversant un passage à niveau dans une banlieue de la capitale polonaise, a rapporté samedi le quotidien Dziennik.
Les policiers ont été alertés par des conducteurs effrayés. La garde-barrière, qui avait plus de 3 grammes d'alcool par litre de sang, a expliqué aux policiers qu'elle avait fêté la veille son 45e anniversaire.
Pour être venue au travail en état d'ébriété et pour avoir mis en danger la sécurité sur une voie publique, elle encourt une peine de cinq ans de prison.
Californie : Hasta la vista les fonctionnaires!
Des analystes estiment que les mesures annoncées jeudi par le gouverneur visent moins à permettre à l'État de payer ses factures qu'à débloquer l'impasse qui persiste au Parlement.
Radio Canada - En Californie, quelque 10 300 employés de la fonction publique pourraient être congédiés et 200 000 autres fonctionnaires pourraient dorénavant être payés au salaire minimum en raison d'un décret signé jeudi par le gouverneur Arnold Schwarzenegger.
L'ancienne vedette d'Hollywood a décidé d'adopter des mesures draconiennes étant donné l'impasse budgétaire qui perdure depuis un mois au Parlement de l'État. Républicains et démocrates ne parviennent pas à s'entendre sur les moyens d'éliminer un déficit de 15,2 milliards de dollars.
Le gouverneur Schwarzenegger dit vouloir éviter une crise de grande ampleur. « Ce n'est pas une action que j'entreprends à la légère, mais nous n'avons pas de budget, et, en tant que gouverneur, je dois m'assurer que notre État a suffisamment d'argent pour payer ses factures », a-t-il fait valoir.
Les employés touchés par les réductions de salaire annoncées toucheraient dorénavant 6,55 $/heure et les sommes perdues seraient remboursées au moment où un nouveau budget sera adopté.
La mise en oeuvre de ces mesures est toutefois incertaine puisque le ministre des Finances de l'État, le démocrate John Chiang, a déjà annoncé qu'il refusait de les appliquer. En Californie, le ministre des Finances est élu au suffrage universel et non nommé par le gouverneur.
Des analystes estiment que les mesures annoncées jeudi par le gouverneur visent moins à permettre à l'État de payer ses factures qu'à débloquer l'impasse qui persiste au Parlement.
L'Alliance anticorrida, en mal de publicité ?
Polémique
L’apprenti torero sera bien dans l’arène
leparisien.fr | 02.08.2008
A LA DEMANDE de la préfecture, le maire de Fontvieille avait interdit le spectacle prévu ce soir, invoquant la « sécurité » du tout jeune prodige Franco-Mexicain. Qu’importe : les arènes d’Arles ont finalement volé au secours de Michelito. Le garçon pourra se produire cet après-midi à 18 heures, à Arles (Bouches-du-Rhône).
"Il n'y a qu'à regarder son corps pour voir qu'il n'a pas été blessé", répond son grand-père, Louis Lagravère, qui ne cache pas que cette polémique va contribuer à la renommée de Michelito. Pour lui, l'affaire est entendue: "l'Alliance anticorrida, en mal de publicité, lui est tombée dessus compte-tenu de sa renommée quasi-mondiale".
BORDEAUX (AFP) - Déjà connu en Amérique latine, l'apprenti torero franco-mexicain, Michelito, 10 ans et demi, est depuis son arrivée en France au centre d'une polémique entre anti et pro-corrida, et un spectacle auquel il devait participer samedi a été interdit par le maire d'une bourgade du sud-est.
Le maire de Fontvieille, où l'enfant devait se produire samedi soir, a interdit la compétition "à titre préventif", mais elle devrait cependant se tenir le même jour à Arles dans les arènes de Sonnailler, ont annoncé les organisateurs.
Le père de l'enfant, Michel Lagravère, un ancien torero qui a connu son heure de gloire dans les années 1990, s'insurge contre la polémique qui grossit depuis quelques jours autour de son jeune prodige. "Tout cela me choque", affirme M. Lagravère, originaire du sud-ouest de la France mais qui dirige désormais l'école taurine de Merida, dans la province du Yucatan au Mexique.
Pour lui, son fils, lorsqu'il se produit en France, ne fait rien de plus que des "becerradas", des corridas pour débutants avec de jeunes veaux sans mise à mort ni banderilles. "Il joue simplement" à l'aide d'une cape et d'une muleta, assure-t-il, "comme 300 autres enfants de son âge qui appartiennent aux écoles taurines françaises".
Claire Starozinski, fondatrice de l'association Alliance anticorrida, qui milite activement pour l'abolition de la corrida, parle au contraire d'un "jeu dangereux". "Le comportement de ses parents est abusif et indigne; même s'il ne tue pas, il torée", s'insurge-t-elle. "Il est très doué, il sera peut être un grand matador, mais pour le moment, il joue avec des veaux et il n'est absolument pas jeté en pâture à des taureaux", assure pour sa part le président de l'observatoire des cultures taurines, André Viard.
L'Alliance anticorrida s'est adressée aux autorités "en demandant pour l'enfant l'interdiction de toréer au regard du code pénal et du code civil", auprès des procureurs de plusieurs villes du sud-ouest, comme Mont-de-Marsan et Dax, où il s'est produit ou doit se produire cet été.
Une enquête a été ouverte par les gendarmes. En cas de rémunération et de contrat de travail, la prestation du jeune garçon n'est sans doute pas légale au regard du droit français. "Il n'y a aucun gain financier", se défend le père de Michelito, selon lequel "son voyage en France a été payé par des aides du Yucatan". "Ils veulent l'empêcher de vivre sa passion, c'est triste", regrette-t-il en soulignant le "calme impressionnant" et la "grande intuition" de son fils.
Il reconnaît cependant que lorsqu'il se produit en Amérique latine, le jeune prodige participe à des spectacles avec mise à mort. L'Alliance anti-corrida affirme d'ailleurs qu'il a, depuis l'âge de six ans, tué soixante taureaux et qu'il a été blessé à maintes reprises.
"Il n'y a qu'à regarder son corps pour voir qu'il n'a pas été blessé", répond son grand-père, Louis Lagravère, qui ne cache pas que cette polémique va contribuer à la renommée de Michelito. Pour lui, l'affaire est entendue: "l'Alliance anticorrida, en mal de publicité, lui est tombée dessus compte-tenu de sa renommée quasi-mondiale".
Un élu italien en grève de la faim contre une grenouille crucifiée
ROME (AFP) - Un élu régional de Bolzano (nord de l'Italie) est en grève de la faim pour protester contre l'exposition au musée d'art moderne de la ville d'une grenouille crucifiée, oeuvre d'un artiste allemand, a rapporté mercredi l'agence Ansa.
"La provocation se poursuit, la grenouille a été déplacée mais pas retirée", a déclaré Franz Pahl à l'Ansa, affirmant être depuis huit jours en grève de la faim.
En mai dernier, le président de la région, Luis Durnwalder, avait déjà appelé au retrait de l'oeuvre qu'il considérait comme une provocation "dans une région à 99% catholique".
Scandale autour d'un enfant torero
POLEMIQUE
Scandale autour d'un enfant torero
Leparisien.fr avec AFP | 01.08.2008
10 ans et déjà dans l'arêne. Le jeune apprenti torero franco-mexicain Michelito, 10 ans et demi, véritable vedette depuis quelques mois en Amérique latine, est depuis son arrivée en France la cible des critiques de l'alliance anticorrida, qui a saisi la justice pour infraction au code du travail.
Le père de l'enfant, Michel Lagravère, un ancien torero qui a connu son heure de gloire dans les années 90, réfute toute la polémique qui grossit depuis quelques jours autour de son jeune prodige.
«Tout cela me choque», affirme celui-ci. Pour lui, son fils, lorsqu'il se produit en France, ne fait rien de plus que des «becerradas» (corrida pour débutants avec de jeunes veaux sans mise à mort ni banderilles). «Il joue simplement (à l'aide d'une cape et d'une muleta, ndlr) avec des veaux adaptés à sa taille, comme 300 autres enfants de son âge qui appartiennent aux écoles taurines françaises», affirme son père, originaire du Gers. Sauf que... il reconnaît cependant que lorsqu'il se produit en Amérique latine, son jeune fils participe à des spectacles avec mise à mort. Et Michelito aurait déjà tué 60 têtes.
... En début de soirée, le maire de Fontvieille (Bouches-du-Rhône), Guy Frustié, a annoncé dans un communiqué qu'il annulait le spectacle. Ceci à la demande de la préfecture qui lui a demandé «d'exercer à titre préventif ses pouvoirs de police pour garantir la sécurité» de l'enfant.
Au barreau de Paris après des mois derrière les barreaux
Société
Au barreau de Paris après des mois derrière les barreaux
Libé, mardi 29 juillet 2008, extraits
N’écrivez pas «ex-braqueur» sans son autorisation. Christian Laplanche, 45 ans, connaît le droit. Il est même avocat. Depuis début juillet, lorsqu’il a prêté serment devant la cour d’appel de Paris, après cinq ans et demi de lutte. «J’y ai laissé de ma peau sur la table», dit-il aujourd’hui. Dans cette bataille acharnée, ses adversaires étaient ses futurs pairs. Des avocats influents qui n’ont eu de cesse de lui renvoyer son passé au visage.
«On ne peut pas accueillir parmi nous un type qui a fait de la tôle», se murmurait-il parmi les robes noires. Celles de Nîmes ont été les premières à monter au créneau. Il y a cinq ans, fin janvier 2003, Christian Laplanche pousse la porte du bâtonnier de l’époque, Bernard Delran, pour demander son inscription au barreau. Détenteur d’un doctorat de droit privé, maître de conférences à l’université Antilles-Guyane, il rêve d’être avocat depuis qu’un expert-psychiatre, rencontré en prison alors qu’il n’avait que 19 ans, le lui a suggéré.
Mais le conseil de l’Ordre nîmois lui réclame d’attester sur l’honneur qu’il «n’a pas été l’auteur de faits ayant donné lieu à condamnation pénale pour agissements contraires à l’honneur, à la probité ou aux bonnes mœurs».
Cette condition d’accès à la profession, prévue par la loi, a pourtant été assouplie par la jurisprudence. Il n’empêche, le barreau de Nîmes exige ce document. Coup dur pour Laplanche. Il refuse que «celui qui a commis une faute doive en porter le poids toute sa vie».
... En revanche, il souhaite «éviter le plus possible de plaider à Nîmes», d’où il garde un «souvenir épouvantable» des relations avec ses confrères. Il repart donc de zéro avec un bureau à Paris. Et assume son passé. «Si on veut bien défendre quelqu’un, il faut une compréhension vraie de la personne qui vous parle. Pour cela, celui qui écoute puise dans son histoire personnelle.» Une histoire personnelle si riche qu’il en écrit un livre.
Justice - L'ancien braqueur ne sera pas avocat
TF1/LCI, le 26/03/2006, extraits
La Cour de cassation a interdit à un ancien braqueur d'exercer la profession d'avocat. Christian Laplanche avait été autorisé en 2004 à revêtir la robe noire par la cour d'appel de Nîmes, convaincue de sa rédemption, contre l'avis du conseil de l'ordre des avocats nîmois, qui lui ne l'était pas.
Christian Laplanche, 43 ans, avait été autorisé en septembre 2004 à revêtir la robe noire par la cour d'appel de Nîmes, convaincue de sa rédemption, contre l'avis du conseil de l'ordre des avocats nîmois, qui lui ne l'était pas. Le bâtonnier de l'époque, Bernard Delran, avait décidé de se pourvoir en cassation.
En prison, il avait entrepris des études de droit et obtenu un doctorat, un diplôme permettant de devenir avocat. A sa sortie de prison, il avait dans un premier temps enseigné le droit privé à l'Institut d'études supérieures de Cayenne, en Guyane, avant, un fois installé dans le Gard depuis 2003, de décider de devenir avocat.






















