Archives pour: Janvier 2009, 12
Antonio Madeira : pas de révision de son procès
Père innocent condamné: pas de révision
AFP, 12/01/2009 | Mise à jour : 14:20
La commission de révision des condamnations pénales a rejeté la demande de révision du procès d'Antonio Madeira, un père condamné à 12 ans de prison pour des viols sur sa fille, qui a depuis la condamnation affirmé avoir menti.
Affaire Madeira - La justice saisie d’une “erreur judiciaire”
France Soir, le lundi 12 janvier 2009 à 04:00, extrait
Condamné pour le viol de sa fille, puis dédouané six ans plus tard par celle-ci, Antonio Madeira réclame la révision de son procès. La commission de révision doit lui répondre aujourd’hui.
L’histoire d’Antonio Madeira n’est pas sans rappeler l’invraisemblable affaire d’Outreau. A son tour, elle questionne sur la parole de l’enfant et sa prise en compte par les institutions. Mais, pour ses six années passées en prison, Antonio Madeira n’en veut à personne. Et surtout pas à sa fille, Virginie, à qui cet artisan maçon doit pourtant sa condamnation pour viol. Mieux, il lui a pardonné. Aujourd’hui, cet homme de 53 ans entend simplement que son honneur soit lavé et son procès révisé.
[...] Saisi du dossier, Me Jean-Marc Florand, le « sauveur de Patrick Dils », dépose une requête devant la Commission de révision des condamnations pénales, seule instance habilitée à saisir la cour de révision si elle juge que des éléments nouveaux sont apparus depuis le procès. Lors d’une audience, le 24 novembre dernier, l’avocat général a estimé que les rétractations de Virginie n’étaient « pas forcément crédibles » et que le condamné avait un temps reconnu les faits. Antonio Madeira, lui, a déjà purgé six années de prison avant d’être mis en liberté conditionnelle. Il espère simplement qu’un nouveau procès le lave définitivement. S’il était acquitté, ce maçon serait le septième condamné blanchi au terme d’une procédure de révision.
Deux Chinois, condamnés à tort, innocentés par la justice
Par Reuters, publié le 11/01/2009 à 14:20
PEKIN - Deux Chinois emprisonnés à tort pour un vol à main armée qu'ils n'avaient pas commis ont été déclarés innocents après avoir passé treize ans à tenter de faire annuler leur condamnation, rapporte l'agence de presse Chine nouvelle.
Appels au calme après l'attaque d'une synagogue près de Paris
PARIS (Reuters), 12.01.09 | 12h06, extrait - L'attaque contre une synagogue française, visée dimanche par un cocktail molotov, suscite la condamnation du monde politique, qui appelle au calme pour éviter toute importation du conflit israélo-palestinien.
Une bombe incendiaire a été lancée dans la soirée contre la synagogue de Saint-Denis, dans la banlieue de Paris, mais c'est un restaurant casher mitoyen qui a subi quelques dégâts. Sa vitrine a été brisée et un mur noirci par un début d'incendie, a-t-on appris auprès de la préfecture.
Pour l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), il s'agit du trentième acte antisémite recensé en France depuis le 27 décembre, date du lancement de l'opération militaire israélienne dans la bande de Gaza.
AFP, 12.01.09 | 12h04, extrait - Des cocktails Molotov ont été lancés dans la nuit de dimanche à lundi à Schiltigheim (Bas-Rhin) contre une maison servant de lieu de culte à la communauté israélite, a-t-on appris lundi auprès de la police locale.
Selon la police, jointe par l'AFP, des morceaux de verre correspondants à trois bouteilles de 75 cl ont été retrouvés près de la façade, noircie à trois endroits par de la fumée. Aucune inscription ni message n'ont été retrouvés sur place, est-il précisé.
Selon Pierre Lévy, responsable départemental et strasbourgeois du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), "c'est un coreligionnaire qui emprunte tous les matins la route qui a vu des traces noirâtres sur la façade".
Derrière les évidences humanitaires
Derrière les évidences humanitaires
Zoé, l’onde de choc
Archives - Septembre 2008 - Le Monde diplo, extrait
La violence des réactions de la presse africaine au « scandale de L’Arche de Zoé » a laissé pantois nombre d’humanitaires occidentaux.
Sorte de « fait social total », l’intervention de l’association française — accusée de tentative d’enlèvement d’enfants sous de faux prétextes humanitaires — a mis en lumière les dérives de la société tchadienne et de son régime ; puis, en cercles excentriques, les ambiguïtés de l’humanitaire et des rapports Nord-Sud. Les premières réactions, viscérales et nationalistes, frisent parfois la xénophobie : on incrimine les dysfonctionnements administratifs ainsi que l’arrogance et le néocolonialisme des « humanitaires » français. Tchadvision s’indigne : « Même pour alimenter un zoo en France avec des animaux de la savane africaine, il faut prévenir les autorités locales pour avoir une autorisation de sortie desdits animaux ! »
La grâce finalement accordée par le président tchadien Idriss Déby Itno aux membres de l’association est interprétée amèrement, dans le genre désespéré des utopies de Jonathan Swift. Ainsi Franck Salin sur Afrik.com : « Le marché aux enfants africains est ouvert : venez, servez-vous, il ne coûte rien, ou si peu, d’enlever de petits Africains. C’est, en somme, le message que vient de délivrer le président tchadien, Idriss Déby. » Selon le même auteur : « Leur comédie et leur fiasco ont porté tort, et gravement, tant à l’adoption internationale, déjà fort en difficulté, qu’à l’action humanitaire, aujourd’hui cible d’attaques et de mises en cause à travers le monde. »
Derrière les évidences humanitaires
A Kinshasa, aventuriers africains et professionnels occidentaux
Archives - Septembre 2008 - Le Monde diplo, extrait
En République démocratique du Congo, les associations humanitaires occidentales disposent d’importants moyens. Mais, à Kinshasa, leurs membres vivent entre eux. Au point de former une microsociété dont la présence dérègle la vie sociale.
Trente enfants du quartier de Ngaba, à Kinshasa, vivent dans un drôle de bidonville, démuni mais sympathique : « classes » de trois mètres sur dix mètres, « dortoir » en mouchoir de poche, le tout recouvert de tôles et meublé de manière artisanale. Deux éducateurs sans formation et une association de quartier, le Centre d’accueil pour enfants et mères démunies, s’en occupent avec un budget de misère... Cela n’empêche pas les ex-orphelins des rues de mener un train d’enfer dans le centre et de jouer si bruyamment que les gosses du quartier, plus misérables encore, aimeraient se joindre à eux...
Quoi de commun entre cette microscopique association, caritative et chrétienne, et les poids lourds de l’humanitaire, très représentés en République démocratique du Congo (RDC) ? Rien, justement, et c’est bien le problème... Pour les grandes organisations non gouvernementales (ONG) occidentales, spécialisées dans l’enfance abandonnée, ces bénévoles locaux sont des « aventuriers de l’humanitaire ». Cette formule paraît pour le moins paradoxale après l’affaire de L’Arche de Zoé (lire « Zoé, l’onde de choc ») et compte tenu de l’histoire du mouvement humanitaire international, sorti du bourbier biafrais dans la plus grande improvisation.
Depuis quelques années, en effet, le milieu humanitaire réagit aux critiques par une fuite en avant dans la technicité, sous la bannière du « professionnalisme ». En France, des « écoles de formation » comme la fameuse Bioforce imposent des cadences infernales à de jeunes recrues forcément « opérationnelles ». Hiérarchisation accrue vis-à-vis du personnel local tenu en lisière et distance encore plus grande par rapport aux sociétés concernées en sont le prix, de l’aveu même des intéressés les plus lucides.






















