Archives pour: Janvier 2009, 17
Le pays joyeux des enfants heureux
LES CHRONIQUEURS ASSOCIÉS
Commission Léger: la commission du président?
Par Philippe Bilger. Marianne2.fr, Vendredi 16 Janvier 2009 - 12:26, extrait
Le magistrat revient sur la suppression du juge d'instruction. L'annonce présidentielle de la réforme de la procédure pénale avant même que les conclusions du rapport d'étape de la Commission Léger soient connues est problématique. A moins qu'elle ne soit qu'un prélude et non un aboutissement.
Je persiste : il faut achever le juge d'instruction. Mais pas n'importe comment. Quand j'ai écrit mon billet sur ce thème, je ne disposais que de l'information donnée par Le Monde avant le discours du président de la République devant la Cour de cassation. Je présumais que l'enquête qui serait confiée au Parquet serait accompagnée d'un certain nombre de modalités qui nous feraient changer de procédure pénale avec confiance. Après avoir lu l'allocution du chef de l'État et pris connaissance de la plupart des réactions, j'ai été obligé de constater que pour l'instant du moins, nous étaient proposées seulement une enquête sous l'égide du procureur, la création d'un juge de l'instruction et une audience collégiale pour le placement en détention provisoire. On passerait d'un inquisitoire entier à un accusatoire tronqué.
Une disproportion médiatique
Avant d'analyser le fond, je voudrais attirer à nouveau l'attention sur la disproportion médiatique entre les partisans du statu quo et du maintien du juge d'instruction d'une part et, d'autre part, les défenseurs de la réforme projetée. Le Monde, par exemple, n'a cessé de donner la parole aux premiers et quand il s'est aventuré à publier une critique du magistrat instructeur - par Hervé Lehman, avocat et ancien juge d'instruction -, il a éprouvé le besoin de la compenser par un texte contraire d'Eva Joly. On a constaté également une glorification des juges anti-terroristes par eux-mêmes et des éloges que certains magistrats financiers s'adressaient. Plus généralement, ceux qui pendant longtemps n'avaient cessé de vitupérer les dérives de l'instruction, ses lenteurs et ses partialités se découvraient soudain des affinités certaines avec « les petits juges ».
Rien de cette surenchère ne me semble décisif. Plutôt que d'opposer l'esprit des deux systèmes inquisitoire et accusatoire, elle conduit à mythifier le premier et à déplorer l'impossibilité pratique du second.
Taper fort sur tous ceux qui contestent ?
Grèves: Besancenot accuse Sarkozy
AP, 17/01/2009 | Mise à jour : 20:36
"Nicolas Sarkozy essaie de criminaliser le mouvement social", déclare Olivier Besancenot, qui estime que "les grévistes ne sont pas responsables" du conflit qui a conduit à la fermeture de la gare Saint-Lazare cette semaine.
"Pendant trois semaines, la direction (de la SNCF, NDLR) a refusé de négocier. Je comprends la colère des usagers. Mais ça ne retire rien à ma solidarité avec les grévistes", affirme le porte-parole de la LCR dans un entretien publié dimanche dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France". "Les cheminots ne luttent pas pour des droits corporatistes mais pour que les services publics fonctionnent bien".
Selon Olivier Besancenot, les responsables de la situation sont le président Nicolas Sarkozy et son gouvernement, qui "passent leur temps à démanteler le service public, que ce soit les transports ferroviaires, la santé, la Poste". "Nicolas Sarkozy a une volonté: taper fort sur tous ceux qui contestent" et "essaie de criminaliser le mouvement social", ajoute-t-il, jugeant que le chef de l'Etat "n'agit que pour les riches".
Ainsi, "son plan de sauvegarde, c'est pour les banques, pour les capitalistes", et le président "est anachronique quand il dit qu'on pourrait revenir à un gentil capitalisme industriel contre un méchant capitalisme financier". Car, pour Olivier Besancenot, "la crise actuelle, c'est la crise du capitalisme tout court. C'est d'ailleurs pour ça que Sarkozy est complètement à l'ouest".
Inculper Bush? L'Amérique libérale est prête
INTERNATIONAL
Le Temps | International | Article
Inculper Bush? L'Amérique libérale est prête
ETATS-UNIS. Alors que le président républicain va quitter la Maison-Blanche, une action criminelle a-t-elle une chance d'aboutir contre lui pour la guerre engagée en Irak sous de faux prétextes? Un procureur de Los Angeles s'y attelle.
Samedi 17 janvier 2009, Le Temps, extrait
Sur le site change.gov ouvert par Barack Obama, c'est de très loin la toute première des questions posées au futur président: «Allez-vous désigner un procureur spécial pour enquêter sur les crimes les plus graves de l'administration Bush, dont la torture et les écoutes illégales?» Ni Obama ni le futur vice-président Joe Biden n'ont répondu à ce jour, mais ils ont laissé des indices complexes.
Les dirigeants de BNP Paribas renoncent à leur bonus
Créé le 17/01/09 - Dernière mise à jour à 10h42, Europe 1, extrait
Le président et le directeur général de BNP Paribas ont décidé renoncer à leur rémunération variable pour l'exercice 2008. Se pliant ainsi à la volonté de Nicolas Sarkozy, qui a demandé jeudi aux dirigeants des banques de suspendre cette année la "part variable" de leurs rémunérations, en contrepartie du soutien financier que l'Etat leur a apporté. L'an dernier, les deux hommes avaient respectivement touché 875.000 et 2,27 millions d'euros au titre de cette part variable.
Garde à vue prolongée pour la mère d'Antoine
A la une
Le père d'Estelle confirme la piste estonienne
Le Parisien | 17.01.2009, 14h27 | Mise à jour : 14h59, extrait
Eric Mouzin, père de la fillette disparue a confirmé ce samedi la nouvelle piste des enquêteurs révélée par le Parisien dans son édition de ce samedi. Une photo sur un site pornographique estonien d'une adolescente présentant une certaine ressemblance avec Estelle Mouzin, la fillette disparue en 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne), constitue une nouvelle piste pour l'enquête, a-t-il indiqué.
Il exprime toutefois la plus grande prudence sur les perspectives d'une telle piste.
DISPARITION D'ANTOINE
Garde à vue prolongée pour la mère d'Antoine pour conduite sans permis
NOUVELOBS.COM | 17.01.2009 | 17:44
La mère du garçon de 6 ans, disparu le 11 septembre dernier, a assuré lors d'un contrôle routier qu'elle avait oublié son permis, alors que, durant l'enquête sur la disparition d'Antoine, elle avait toujours affirmé ne pas conduire.
Une nouvelle « déclaration d'indépendance » morale ?
Mystères Madoff
LE MONDE | 17.01.09 | 13h41 • Mis à jour le 17.01.09 | 20h19, extrait
La version de Bernard Madoff, financier américain soupçonné d'une énorme fraude pyramidale, veut que, le 10 décembre, il ait tenu à sa femme et ses deux fils ce langage : "Je suis fini. J'ai perdu 50 milliards de dollars. Tout n'était qu'une énorme fraude." Andrew et Mark Madoff, ahuris, ont appelé leurs avocats, qui leur ont conseillé d'aller illico au FBI. Le lendemain, la SEC (Securities and Exchange Commission, gendarme de la Bourse) portait plainte, et Madoff était interpellé. Il a été laissé en liberté. Sa femme, Ruth, et son frère Peter ont réglé la caution de 10 millions de dollars.
Cette version fait sourire les habitués de Wall Street. Beaucoup subodorent une autre explication. Après avoir dit à ses rejetons qu'il était "fini", "Bernie" aurait ajouté : "J'ai 70 ans. Pour ne pas me suivre derrière les barreaux, il n'y a qu'un moyen : dénoncez-moi. Vous ne saviez rien." En bon chef de famille, Madoff chercherait donc à protéger les siens.
Mais la thèse de la complicité des enfants a un défaut : le FBI enquête depuis plus d'un mois sans qu'ils fassent l'objet d'accusations. Pourtant, Mark était directeur général et Andrew directeur des opérations du fonds Bernard Madoff Investment Securities (BMIS). Peter, son frère et bras droit, n'est pas plus inquiété.
A-t-il agi seul ou en famille ? C'est l'un des nombreux mystères de l'affaire Madoff, dont les immenses trous noirs intriguent. Et la division financière du FBI, qui débroussaille, se tait.
Obama souhaite une nouvelle "déclaration d'indépendance" morale
NOUVELOBS.COM | 17.01.2009 | 18:50
"Ce qu'il nous faut, c'est la même persévérance et les mêmes idéaux que nos pères fondateurs", a-t-il ajouté. Pour le premier des quatre jours de festivités précédant son investiture, le président élu a prononcé un discours depuis Philadelphie avant de prendre le train pour Washington.
Gaza : France 2 piégée par la propagande palestinienne
Gaza : France 2 piégée par la propagande palestinienne
Jérôme Bouin (lefigaro.fr), 06/01/2009 | Mise à jour : 18:32
La chaîne admet une «erreur» après la diffusion des images d'une explosion accidentelle datant de 2005 pour illustrer les conséquences de l'offensive israélienne dans le territoire palestinien.
[...] Interrogé par Le Post, Etienne Leenhardt, directeur-adjoint de l'information de France 2, a reconnu «une erreur», due à «un dysfonctionnement interne de vérification de l'info». «C'est une erreur de notre part d'avoir diffusé ces images, qui datent en effet de 2005», reconnait-il. «La séquence que nous avons diffusée était censée illustrer la guerre des images sur Internet. Les personnes qui ont préparé le sujet sont allées trop vite», poursuit Leenhardt pour qui «c'est une bonne piqûre de rappel. Cela nous rappelle que nous devons être très attentifs sur la vérification des sources». Mardi, la présentatrice du journal de 13 heures a présenté les excuses de la rédaction évoquant une «confusion regrettable».
Prasquier : «Le Crif est uni derrière Israël»
Jérôme Bouin (lefigaro.fr), 16/01/2009 | Mise à jour : 21:24, extrait
VIDÉO - Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) était l'invité de «Parlons Net !» sur France Info, dont Le Figaro.fr est partenaire. Il déplore le niveau de haine anti-israélien véhiculé par le Hamas.
Richard Prasquier campe sur ses positions. Le président du Crif continue de soutenir l'action de Tsahal dans la bande de Gaza, un soutien unanime dit-il au sein de son organisation. S'il dit regretter «toutes les victimes» du conflit, il n'en rappelle pas moins la responsabilité du Hamas dans le déclenchement de la guerre. Il souhaite d'ailleurs que le mouvement terroriste «abroge sa charte», renonce au terrorisme et reconnaisse Israël. «En attendant il n'y a pas moyen de négocier avec le Hamas», explique-t-il.
Soucieux de ne pas «importer» le conflit en France, il déplore toutefois la recrudescence des actes antisémites et salue l'implication du gouvernement français. En fin d'émission, Richard Prasqueir s'exprime sur le traitement médiatique de cette guerre. Il pointe notamment du doigt la responsabilité de France 2, mise en demeure par le CSA après la diffusion d'images erronées sur l'offensive israélienne à Gaza.
Le Crif prône le dialogue
AFP, 17/01/2009 | Mise à jour : 18:56
Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a déclaré dans un communiqué diffusé aujourd'hui qu'il jugeait "primordial" que Juifs et Musulmans "continuent de dialoguer".
"A un moment de grande tension internationale et de risque majeur d'exportation du conflit israélo-palestinien en France, le Crif réaffirme qu'il est primordial que Juifs et Musulmans dépassent leurs divergences et continuent de dialoguer", souligne-t-il.
Appelant les Musulmans de France "à ne pas renoncer au dialogue", il estime "particulièrement regrettable que certains érigent un mur là où un pont de fraternité et d'amitié arpentait nos deux rives".
Le Crif "déplore que les membres musulmans de l'Amitié judéo-musulmane de France aient quitté cette instance, reprochant à leurs homologues Juifs 'l'absence totale de condamnations' sur l'offensive israélienne à Gaza".
Internet et vie privée : la question fondamentale que se pose Alex Türk
Bientôt des procès filmés ?
France Info - 13 janvier 2009, 11:45, extrait
Dans un rapport rendu public le 22 octobre 2008, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) suggérait de permettre aux médias audiovisuels d’accéder aux salles d’audience, partant du constat d’un "déficit de confiance" des Français envers la justice. "Le son et l’image sont en effet, de loin désormais, les premiers vecteurs de l’information. La justice ne peut donc espérer mieux se faire connaître et comprendre par le plus grand nombre sans passer par eux", expliquait l’organe suprême de la magistrature.
Un internaute piégé par ses traces sur la Toile
LE MONDE | 17.01.09 | 14h21 • Mis à jour le 17.01.09 | 14h21, extrait
Jules, qui affirme avoir désormais "verrouillé" sa vie, n'entend pas porter plainte. "Ce serait de toute façon difficilement tenable devant un juge, estime Alex Türk, président de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL). Le magazine n'a fait qu'utiliser des sources publiques."
Cette mésaventure illustre la complexité de la galaxie Internet. "Le fait même d'entrer dans ce type de réseau, souligne M. Türk, revient à accepter de réduire son périmètre d'intimité."
"Les nouvelles technologies favorisent la confusion des espaces publics et privés, renchérit Dominique Pécaud, sociologue à l'université de Nantes. D'un côté, on glisse vers une privatisation des espaces publics, via notamment la vidéosurveillance. De l'autre, on expose sa vie privée dans des espaces qui sont presque publics. On assiste à un recentrage sur l'individu, comme s'il devenait une institution."
Se pose "une question fondamentale de nature psychologique et philosophique", selon M. Türk : "Qu'est-ce qui fait que les jeunes ont besoin d'exposer leur vie intime et d'apprendre tout de la vie d'inconnus ? Il y a là un étrange phénomène d'exhibitionnisme partagé et de narcissisme mutuel."
Tarnac : Yildune Lévy est remise en liberté
LE MONDE | 17.01.09 | 13h48 • Mis à jour le 17.01.09 | 15h38, extrait
L'une sort, l'autre pas. En début de soirée, vendredi 16 janvier, Yildune Lévy, 25 ans, un carton sous le bras, a quitté la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) où elle était incarcérée depuis le 15 novembre 2008. Contre l'avis du parquet, la cour d'appel de Paris a ordonné sa remise en liberté, sous contrôle judiciaire, suivant les recommandations du juge d'instruction, Thierry Fragnoli. Ce dernier avait estimé, dans son ordonnance, que le maintien en détention provisoire de la jeune femme n'était pas nécessaire à la poursuite de son enquête. Le même jour, la demande de Julien Coupat, 34 ans, a été rejetée par le juge de la détention et des libertés (JLD). Il est pourtant mis en examen pour les mêmes motifs que sa compagne : destruction en réunion et association de malfaiteurs à visée terroriste.
Des neuf personnes soupçonnées d'avoir saboté des lignes SNCF à grande vitesse et mises en examen, M. Coupat est le seul à demeurer en prison. Le 11 novembre, jour de leur interpellations, la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, s'était félicitée d'une "opération réussie" impliquant le "milieu de l'ultra-gauche".
Depuis, le dossier est apparu de plus en plus confus.
La dissuasion nucléaire est « inutile »
Réforme des droits du Parlement : les "drôles" de justifications du gouvernement
LEMONDE.FR | 16.01.09 | 15h42 • Mis à jour le 16.01.09 | 15h42, extraits
La discussion à l'Assemblée nationale sur le projet de loi organique sur les droits du Parlement se poursuit. Les députés siègent vendredi toute la journée et samedi. Pour expliquer ce projet, lié à la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, et qui vise à mieux encadrer la procédure législative et accélérer les débats, le gouvernement a publié sur son site Internet un argumentaire sous la forme de questions-réponses.
[...] L'opposition d'aujourd'hui, celle peut-être de demain sont fondées à nourrir quelque méfiance et à revendiquer que le Parlement reste maître de l'organisation de ses travaux. Tout en cherchant à en améliorer l'efficacité. Cette petite phrase, tirée de l'argumentaire du gouvernement ne laisse, en tout cas, pas "insensible" dans la majorité. "Qui a pu écrire une telle stupidité ?", s'étrangle un député UMP, tandis qu'un autre évoque la nécessité d'alerter au plus vite le premier ministre.
Visuel interactif
Noam Chomsky, regard critique sur l'Amérique
LEMONDE.FR | 16.01.09 | 14h34 • Mis à jour le 16.01.09 | 15h27
La dissuasion nucléaire est "inutile"
AFP, 16/01/2009 | Mise à jour : 10:30
Trois anciens généraux britanniques ont sévèrement critiqué aujourd'hui le plan de modernisation par Londres de son dispositif de dissuasion nucléaire, estimant que ce dernier était "complètement inutile" pour faire face aux menaces d'aujourd'hui.






















