Incertitudes sur le procès Colonna
Incertitudes sur le procès Colonna
LEMONDE.FR | 23.02.09 | 18h21 • Mis à jour le 23.02.09 | 18h36, extrait
Que peut-on attendre de la suite des débats ? Dans ce procès, on va de rebondissements en rebondissements. On ne sait désormais pas ce que la suite peut réserver : les avocats de la défense comme des parties civiles ont maintenant jusqu'à mardi après-midi pour consulter ces procès verbaux et décider de la stratégie à suivre. Côté défense, ils ne savaient pas encore s'ils allaient demander à ce que les deux personnes citées par M. Vinolas soient entendues. Il semble difficile qu'elles ne le soient pas puisque ce sont des éléments nouveaux dans la procédure. Les débats qui doivent reprennent mardi à 13 heures sont donc plongés dans une incertitude la plus totale quant à leurs issues et à la poursuite du procès.
Le procès Colonna encore suspendu
AP, 23/02/2009 | Mise à jour : 13:37
La cour d'assises d'appel de Paris a suspendu aujourd'hui l'audience du procès d'Yvan Colonna jusqu'à demain 13 heures afin que les différentes parties au procès, défense et partie civile, puissent prendre connaissance du supplément d'information ordonné jeudi dernier afin de vérifier les affirmations d'un ancien collaborateur de Claude Erignac sur l'existence de deux suspects liés à l'assassinat du préfet qui seraient "peut-être" encore en liberté.
Le ministre de la justice espagnol démissionne
LEMONDE.FR avec AFP | 23.02.09 | 13h49 • Mis à jour le 23.02.09 | 13h55
Le ministre de la justice espagnol , Mariano Fernandez Bermejo, a annoncé lundi 23 février sa démission après qu'il a été critiqué pour sa gestion d'un scandale de corruption et pour la récente grève des juges en Espagne.
Le ministre a été l'objet de vives critiques de la part de l'opposition pour avoir rencontré le juge Baltasar Garzon lors d'une partie de chasse, peu après le déclenchement par ce magistrat d'une opération anticorruption impliquant des élus du principal parti d'opposition, le Parti populaire (PP, droite). Le ministre avait également été attaqué pour ses maladresses dans la gestion du malaise des juges qui a débouché la semaine passée sur une grève inédite en Espagne, très largement suivie.
Le ministre socialiste a annoncé cette démission lors d'une conférence de presse, à une semaine de deux scrutins régionaux en Espagne, en Galice et au Pays basque.
Nantes/instit' jugé : 700 manifestants
NDLR : Les gaulois au tribunal... Le mois dernier, ils étaient rassemblés à Nanterre.
Nantes/instit' jugé: 700 manifestants
Ouest-France.fr, 23/02/2009 | Mise à jour : 15:33
700 enseignants et parents d'élèves sont réunis cet après-midi devant le palais de justice de nantes (Loire-Atlantique), selon le site internet du quotidien Ouest France. Les manifestants, réunis dans le silence pour ne pas géner l'audience, soutiennent Sami Benmeziane, un instituteur de 43 ans actuellement jugé pour rébellion lors d'une manifestation anti-Darcos.
L'homme est poursuivi pour avoir blessé un policier au doigt après une altercation en juin 2008, lors d'une manifestation à Nantes. Il encourt un an de prison et 15 000 euros d'amende.
En soutien à l'instituteur, près de 20% des enseignants dans le primaire suivent un appel à la grève aujourd'hui en Loire-Atlantique, selon l'inspection d'académie.
Bourses : c'est la grande déprime
Accueil » Actu » International
Publié le 22/02/2009 08:12 | La Dépêche, extrait
Bourses: c'est la grande déprime
Economie. Les marchés financiers au plus bas depuis six ans.
On n'avait pas vu ça depuis six ans. Vendredi soir, les marchés boursiers ont connu une journée éprouvante où tous les indices ont crevé le plancher. La Bourse de Paris, d'abord, a enregistré un recul de 4,25 % qui renvoie au mois d'avril noir de 2003. Le CAC 40, petit rappel, a chuté de 55 % depuis juillet 2007.
A Wall Street (New York), c'était également jour de déprime puisque le Dow Jones a plongé à son niveau le plus bas depuis six ans. Descente aux enfers aussi à la Bourse de Francfort (Allemagne), plombée par les mauvaises performances de Wall Street. ...
G20 : l'Europe veut renforcer le rôle du FMI
J.B. (lefigaro.fr) Avec AFP et AP, 22/02/2009 | Mise à jour : 18:57, extrait
Lors d'une réunion préparatoire au sommet de Londres, les principaux dirigeants européens ont plaidé pour une régulation et un contrôle des marchés financiers. Ils souhaitent aussi des sanctions à l'égard des paradis fiscaux.
Au terme d'une réunion préparatoire au sommet du G20, fixé le 2 avril prochain à Londres, la chancelière allemande Angela Merkel a souhaité dimanche à Berlin que la rencontre britannique débouche sur un «résultat ambitieux». Elle avait convié ses homologues européens et les ministres des Finances européens du G20 (Royaume-Uni, Italie, France), de même que l'Espagne et les Pays-Bas afin de définir une ligne commune sur la réforme de la finance internationale.
Angela Merkel a notamment prôné des «sanctions» contre les paradis fiscaux. Elle a souhaité que, «d'ici le 2 avril au plus tard» soit dressées «des listes» pour «montrer qui concrètement a refusé cette coopération internationale». Le président français Nicolas Sarkozy a également souligné la «nécessité de prévoir des sanctions à la clé de la nouvelle réglementation». Car «une nouvelle régulation sans sanctions, ça n'existerait pas». «Nous voulons en finir avec les paradis fiscaux», a martelé le président français.
Bachelot : « nous ne fermons aucun hôpital »
NDLR : Je me demande comment s'en sortent les ostréiculteurs du bassin d'Arcachon.
Bachelot : «Pas d'achat d'alcool pour les moins de 18 ans»
Le Figaro, 22/02/2009 | Mise à jour : 21:42, extrait
La ministre de la Santé était, dimanche, l'invitée du «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI».
Non, le gouvernement ne sacrifie pas la santé et l'hôpital public. Invitée dimanche du «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI»», Roselyne Bachelot a répondu aux critiques d'une partie de la majorité et des professions libérales de santé qui s'inquiètent des dispositions prévues dans le projet de loi hôpital, patients, santé, territoire qu'elle défend depuis le 10 mars à l'Assemblée. «L'hôpital n'est pas une entreprise, c'est un service public de santé, c'est la vision que je veux défendre», a affirmé la ministre de la Santé qui souhaite rester à son poste pour mettre en œuvre ce chantier et «les chantiers grandioses» que lui ont confiés le président et le premier ministre. Face aux inquiétudes des médecins, la ministre a martelé que son texte «donne un véritable pouvoir au médecin» et ajouté que le directoire des hôpitaux prévu dans ce projet «est à dominante médicale». Plus largement, elle a écarté toute fermeture d'hôpital : «Il n'y a pas de carte hospitalière, nous ne fermons aucun hôpital.»
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Publié le 21/02/2009 08:10 | La dépêche, extrait
Une loi et une étude embrasent le milieu viticole
C'est la bronca dans le vignoble français. La même semaine, le vin a fait l'objet de deux attaques en piqué. La première venait des bancs de l'Assemblée avec l'examen de la loi de Roselyne Bachelot baptisée « hôpital, patients, santé et territoires » (HPST). Un article du texte prévoit d'interdire d'offrir gratuitement à volonté des boissons alcooliques dans un but promotionnel. En clair, les dégustations au château, dans les caves et dans les foires aux vins, si prisés dans nos régions, sont sur la sellette. Les clubs d'œnologie, les salons d'agriculture, les repas « vin compris »…sont aussi dans le collimateur.
Au procès Colonna, le président : « On va briser là ! »
Justice - Yvan Colonna : “Monsieur Sarkozy est sur le banc des parties civiles !”
Isabelle Horlans, France Soir, le mercredi 11 février 2009 à 04:00, extraits
Yvan Colonna s’en est violemment pris, hier, au président de la République qui le présente, « depuis des années, comme l’assassin du préfet Erignac ». Il estime que « M. Sarkozy s’est immiscé dans cette cour auprès des victimes ».
[...] Didier Wacogne, président placide, balaie l’insinuation : « Ce n’est pas M. Sarkozy qui vous juge, mais cette cour… » Las ! rien ne peut plus arrêter Yvan Colonna. Il évoque les récents limogeages de préfets, en Corse, dans la Manche, « et vous pensez que son discours n’a pas d’influence sur un procès politique ? Comment voulez-vous que je puisse avoir confiance dans une justice où le président de la République est aux côtés des victimes ? Dans cette enceinte, M. Sarkozy est au banc des parties civiles ! Il fait ce qu’il veut ! Est-ce qu’on peut avoir un débat serein, en dehors de toutes pressions ? »
« On va briser là ! »
Le président Wacogne a le rouge qui monte aux joues. Il se racle la gorge : « La cour ne connaît pas de pressions politiques, et je ne veux pas y revenir ! » Yvan Colonna, provocateur : « Si je n’ai plus le droit de m’exprimer, expulsez-moi… »
Didier Wacogne, dont la voix grimpe dangereusement dans les aigus : « Ce que vous dites est désobligeant, et on va briser là ! » L’accusé : « Le président de la République a bien dit que j’étais coupable, oui ou non ? » Le magistrat, piégé : « Oui, il l’a dit. Mais la cour d’assises n’est pas le président de la République ! »
Malin, Yvan Colonna hoche la tête, lâche un « bien… », comme un procédurier donnerait acte de ce qui vient d’être publiquement déclaré. L’audience reprend un cours normal, si l’on peut dire : les témoins qui devaient être entendus hier – la famille Colonna – ne se sont pas présentés. L’huissier a beau souvent vérifier, père, mère, sœur et frère du berger ont disparu du palais. « Je leur ai interdit de venir, car cela ne sert à rien, explique l’accusé. J’ai bien vu comme ça s’est passé en 2007 (NDLR : lors de son premier procès) : ce qu’on dit de bien sur moi, il n’en est pas tenu compte. » La cour ne peut que s’incliner. Yvan Colonna vient de gagner son premier bras de fer.
Dépêches - International
La famille de Politkovskaïa ne va pas faire appel du verdict
Le Parisien / AP | 22.02.2009, 21h54
Les enfants de la journaliste russe Anna Politkovskaïa, tuée en 2006 à Moscou, ne vont pas faire appel du verdict, après l'acquittement des quatre principaux suspects jeudi, a annoncé dimanche l'avocate de la famille Anna Stavitskaïa.
"Nous faisons entièrement confiance aux jurés et ne ferons appel de leur décision en aucun cas", a déclaré Mme Stavitskaïa à la radio Echo de Moscou.
Selon l'avocate, la déclaration faite vendredi par le fils de la journaliste, Ilia Politkovski, sur "l'implication" des suspects acquittés à ce meurtre, "n'a pas été bien comprise".
"A son avis, ces gens savent quelque chose sur ce crime, mais il ne peut pas affirmer qu'ils y sont impliqués", a expliqué Mme Stavitskaïa.
Les jurés ont acquitté jeudi les deux frères tchétchènes, Djabraïl et Ibraguim Makhmoudov, qui étaient soupçonnés d'avoir surveillé les déplacements de Politkovskaïa et d'avoir conduit sur les lieux du crimes le tueur présumé, leur frère Roustam qui n'a jamais été arrêté.
Le verdict d'acquittement concerne aussi l'ancien policier Sergueï Khadjikourbanov soupçonné d'avoir organisé la logistique de l'assassinat, et l'ex-agent des services spéciaux Pavel Riagouzov qui comparaissait pour des accusations d'extorsion qui n'étaient pas directement liées au meurtre.
Vendredi, un juge russe a demandé la reprise de l'enquête.
"J'espère qu'on nous donnera l'accès à l'enquête et qu'on tiendra compte (...) des preuves que nous présenterons. Si nous tous faisons des efforts, il sera possible de trouver les véritables tueurs", a déclaré Anna Stavitskaïa.
AZF, quatre mois de procès pour un étrange accident
Sarkozy recule en semant des billets
Dimanche 22 Février 2009 - 07:00, marianne2.fr, extrait
94° semaine de Sarkofrance. La crise a provoqué une grave défaite idéologique du Président et de son programme électoral. Sarkozy navigue à vue, et surtout à l'esbrouffe, sans vraie cohérence.
La crise économique a sonné le glas du programme présidentiel. Chaque semaine, le président français est contraint au recul : des manifestations bruyantes à chacun de ses déplacements, des ministres ou secrétaires d'Etat désavoués et épuisés, une protestation qui s'étend. La machine sarkozyste s'enraye.
AZF, quatre mois de procès pour un étrange accident
Par Cyrille Louis, envoyé spécial à Toulouse
Le Figaro, 20/02/2009 | Mise à jour : 19:28, extrait
L'explosion d'une usine d'engrais à Toulouse en septembre 2001 avait provoqué la mort de 30 personnes. Les causes du drame sont au cœur du débat.
À l'origine, il y eut treize petits mots qui, avec huit ans de recul, apparaissent comme le péché originel d'un dossier judiciaire hors norme. Le 24 septembre 2001, soit trois jours seulement après l'explosion de l'usine AZF, le procureur de Toulouse, Michel Bréard, assène à une population sous le choc : «Nous privilégions à plus de quatre-vingt-dix pour cent la piste accidentelle.» Dans la Ville rose martyrisée, les thèses les plus folles ont commencé à circuler, et le magistrat cherche, on peut le penser, à calmer les esprits. Sans succès : en donnant le sentiment d'écarter prématurément, et sans explication convaincante, les autres scénarios envisageables, il vient, au contraire, de lever un vent de soupçon qui, à l'heure où doit s'ouvrir le procès de la catastrophe, n'est aujourd'hui encore pas complètement retombé.
Le 21 septembre 2001, dans les minutes qui ont suivi l'explosion de cette usine d'engrais qui fera 30 morts, une multitude de récits, souvent dantesques, s'est répandue à travers la ville. «On était dix jours après les attentats de New York, le plan Vigipirate venait d'être renforcé et tout le monde ne pensait qu'à ça», se rappelle le président de l'Association des sinistrés du 21 Septembre, Frédéric Arrou. Qui raconte : «Quelques instants seulement après le tremblement de terre, j'ai croisé une femme qui m'a dit : “Il y a eu deux attentats, l'un place du Capitole et l'autre place Saint-Georges.” Pour la première fois - je m'en souviens comme si c'était hier -, je venais de découvrir le visage inquiétant de la rumeur.»
Bataille de mémoires autour d'AZF
LE MONDE | 21.02.09 | 13h42 • Mis à jour le 21.02.09 | 13h42, extraits
Depuis sept ans, les associations de victimes et l'association des anciens salariés, qui revendique plus de 600 adhérents, se tournent le dos. "Il y a une déchirure profonde entre salariés et riverains" déplore le maire de Toulouse, Pierre Cohen (PS). Il veut croire que le procès-fleuve qui s'ouvrira le 23 février permettra "une cicatrisation". Voire...
Procès Colonna : le suspens !
Procès Colonna: le suspens!
22.02.2009, chroniquesjudiciaires.blogs.nouvelobs.com, extrait
Demain, à treize heures, reprendra le deuxième procès d'Yvan Colonna, interrompu depuis jeudi après-midi. L'atmosphère promet d'être explosive après que les avocats du berger de Cargèse se soient vus refuser, vendredi, par la Cour d'appel, leur requête en récusation du président Didier Wacognes. Par ce biais, ces derniers voulaient dénoncer "l'impartialité" à leurs yeux du président de la Cour d'appel spéciale de Paris, accusé de ne pas avoir lu, ni jugé opportun de faire transmettre à la défense et aux parties civiles, une lettre de Didier Vinolas, datant de fin décembre dernier, dans laquelle ce commissaire divisionnaire, -déjà cité comme témoin au premier procès Colonna et resté muet à l'époque-, annonçait qu'il avait des éléments nouveaux à communiquer surs les faits.
EGLISE CATHOLIQUE
Le pape s'inquiète d'un eugénisme de l'apparence
NOUVELOBS.COM | 22.02.2009 | 13:42, extrait
"Cela tend à privilégier la capacité d'agir, l'efficacité, la perfection et la beauté physique aux dépens des autres types d'existence, jugés sans valeur", a lancé Benoît XVI.
Le pape Benoît XVI s'est inquiété, samedi 21 décembre, du développement d'un nouveau type d'idéologie eugéniste fondée sur des critères de perfection et de beauté physique.
"Il est certain que les idéologies eugénistes et raciales qui ont humilié l'homme par le passé et provoqué d'immenses souffrances ne sont pas de retour, mais une nouvelle mentalité se développe qui tend à justifier une conception différente de la vie et de la dignité de la personne", a dit le pape dans un discours à l'Académie pontificale pour la vie.
"Aussi cela tend à privilégier la capacité d'agir, l'efficacité, la perfection et la beauté physique aux dépens des autres types d'existence, jugés sans valeur", a-t-il ajouté.
Ann Webb, Américaine et SDF à Paris
Reportage
Ann Webb, Américaine et SDF à Paris
LE MONDE 2 | 20.02.09 | 16h33 • Mis à jour le 20.02.09 | 19h36, extrait
Ann Webb n'a pas souscrit l'assurance à 50 dollars qui lui permettait de se prémunir contre ce genre d'aléas. Le prix des autres billets proposés a doublé. Elle n'a plus assez d'argent pour rentrer chez elle. "Mon cœur s'est arrêté", raconte-t-elle. Son regard, jusque-là d'une grande intensité, s'embue. Elle semble revivre la douleur de ce moment. "Je savais que j'étais coincée à Paris. Presque sans un sou. Dans un pays dont je ne parlais pas la langue. J'étais terrorisée."
Mais l'Américaine espère encore. Une grève, cela ne peut pas durer bien longtemps ! Le prix des billets va baisser. Il n'en est rien. Le temps passe, les nuits d'hôtel coûtent. Sa carte visa prépayée se vide. Ann, soudain, se tait. Avoue sa crainte de "passer pour l'Américaine un peu gourde qui n'est jamais sortie de chez elle". Ce qui n'est pas totalement faux, admet-elle dans la foulée. "C'est vrai que j'étais sans doute un peu naïve. Je n'avais certainement pas assez économisé avant de partir…"
Elle s'offre avec ses derniers deniers deux nuits d'hôtel bon marché, et tente de se calmer, de réfléchir. Elle n'a pas d'économies au pays. Ses parents sont décédés. Elle n'a plus de contact avec son ex-conjoint. Ses rares amies sont fauchées (l'une d'entre elles, une ancienne colocataire, lui envoie tout de même 70 euros). Sa voiture est une épave dont elle ne tirera rien à la vente. Dans l'agence d'infirmières et d'aides-soignantes qui l'emploie, on ne supporte pas d'entendre parler de problèmes personnels. Inutile de les solliciter…
Reste le consulat américain. Contrôles drastiques de sécurité, ticket, file d'attente, enfin une fonctionnaire derrière sa vitre. Fort peu aimable. Ann, à moitié en pleurs, tente de lui expliquer sa situation. Elle veut rentrer, elle n'a plus d'argent. Dans l'affolement, elle croit comprendre : "Maintenant que vous êtes en France, il faut aller à l'ambassade de France. Personne suivante." A la sortie du consulat, elle interroge le premier passant. Où se trouve l'ambassade de France la plus proche ? Il éclate de rire.
Elie Domota : « Sarkozy entend mais ne répond pas »
Dimanche 22 Février 2009
"L'innocence des piranhas"
Le Journal du Dimanche, extrait
Gloss, le nouveau film d'Andreï Konchalovsky, 70 ans, est une fresque en forme de farce cinglante sur le milieu de la mode moscovite, parodie grossière de la mode occidentale. Illuminé par le jeu pétulant de l'actrice Yulia Visotskaïa, le film révèle surtout une Russie profondément secouée par le capitalisme. Un pays sauvage où le cynisme et l'argent sont rois.
Quel est le point de départ de Gloss ?
Il est très difficile de répondre à une telle question. Il arrive qu'un film naisse d'une seule image, d'une pensée furtive dans laquelle on rêve une grande histoire... Au départ de Gloss, il y a sans doute ma déception de spectateur face à d'autres films sur la mode. Prêt-à-porter, par exemple. Cela n'avait pas grand chose à dire sur le cynisme qui règne sur ce petit monde très puissant, où tout est d'abord marché. Le phénomène des magazines "papier glacé" révèle, selon moi, une désintégration des consciences des civilisations nouvelles. L'image y est devenue plus importante que les mots. Même les sportifs ont besoin d'une image, ce n'est plus la question qu'ils jouent bien ou pas. Comme si c'était l'image qui faisait d'eux des professionnels. On vit dans une diarrhée des images, une idéologie édictée par MTV.

A lire sur leJDD.fr
« Business as usual »
Édition du Dim 22 fév. 2009, DNA, extrait de l'édito
Les droits de l'homme en Chine ? Voilà un sujet qui fâche, à aborder obligatoirement, bien que timidement, par les dirigeants européens en déplacement à Pékin s'ils ne veulent pas encourir les foudres des bien-pensants ! En revanche, les Etats-Unis ont beaucoup mieux à faire en Chine. Sous l'administration Bush comme sous l'administration Obama, ce sera toujours le même principe : « business as usual ». Bref, les affaires, rien que les affaires...
C'est du moins l'impression qu'a donnée Hillary Clinton durant son séjour pékinois. La secrétaire d'Etat a soigneusement évité tout ce qui, selon elle, relève de la « politique intérieure » chinoise pour caresser les dirigeants de la République populaire dans le sens du poil en parlant le seul langage qu'ils veulent entendre. Celui du pragmatisme convenant aux relations entre les deux plus grandes puissances mondiales.
Caisse d'Epargne: réunion à l'Elysée hier
AP, 22/02/2009 | Mise à jour : 12:59
Une réunion s'est tenue hier à l'Elysée sur le projet de fusion entre les Caisses d'épargne et les Banques populaires, a-t-on appris auprès de l'Elysée. Selon plusieurs quotidiens dimanche, le secrétaire général adjoint de l'Elysée François Pérol pourrait prendre la tête du nouvel ensemble.
Un bébé éléphant affole les internautes
Un bébé éléphant affole les internautes
AFP, 22/02/2009 | Mise à jour : 12:16
Des milliers d'internautes se sont inscrits pour être alertés et espérer suivre en direct la première naissance d'un éléphant en Belgique, au zoo d'Anvers (nord). Sur le site www.baby-olifant.be, une vidéo permet déjà d'assister aux coups donnés par le petit dans les flancs de sa mère, Phyo Phyo, un éléphant d'Asie.
Plus de 18.000 personnes se sont déjà inscrites pour être prévenues de l'événement imminent, 48 heures à l'avance par SMS ou courrier électronique, afin de le suivre en direct sur internet. En attendant, les soigneurs du zoo alimentent une chronique quotidienne de la grossesse.
Le site regorge aussi d'informations sur la mémoire légendaire des éléphants, sur le poids d'un nouveau-né (de 80 à 120 kg) ou le temps qu'il faut à un éléphanteau pour savoir utiliser sa trompe (6 mois). Le maire d'Anvers a déjà annoncé qu'il inscrira le bébé éléphant, dont le nom asiatique commencera par la lettre K, dans le registre officiel des naissances.
Les avocats de Colonna mobilisent les corses
Faits divers
Les avocats d'Yvan Colonna appellent les Corses à se mobiliser
Le Parisien | 21.02.2009, 21h39 | Mise à jour : 22h04
Des juges qualifiés de «tricheurs» et de «faussaires». Une foule de quelque 600 personnes qui répond «Liberta». Ce samedi soir, près de 600 personnes ont participé à Ajaccio à une réunion de soutien à Yvan Colonna, écoutant trois des avocats du berger de Cargese appeler à la mobilisation face une justice qu'ils considèrent comme tronquée.
«C'est un tribunal inquisitoire : il est corse, il est de Cargèse, coupons-lui la tête, Dieu reconnaîtra les siens», s'est emporté Me Gilles Simeoni, l'un des avocats de l'accusé dont le procès a été suspendu pour un complément d'information et doit reprendre lundi.
Salués par des applaudissements nourris, les trois avocats étaient venus expliquer le déroulement du procès, en présence de Christine Colonna, la soeur de l'accusé qui a remercié «tous ceux qui soutiennent Yvan depuis 11 ans» et mis en cause «une machine de guerre» judiciaire.
Avec Me Simeoni, ses confrères Antoine Sollacaro et Pascal Garbarini ont dénoncé une «instruction à charge», «la partialité et la déloyauté du président de la cour d'assises» (Didier Wacogne, ndlr), ainsi que «les amitiés» de certains protagonistes du procès, magistrats comme témoins, avec le président de la République, Nicolas Sarkozy.
«En 33 ans de barreau, jamais je n'ai connu autant de mépris, d'humiliations», a renchéri Me Sollacaro.
L'ancien bâtonnier d'Ajaccio a volontiers usé de comparaisons guerrières.
«Nous sommes déterminés comme jamais, comme des soldats, nous savions que nous devions ensemble faire la guerre», a-t-il tonné affirmant avoir abandonné «les pantoufles pour la côte de maille» depuis les révélations de Didier Vinolas qui avait affirmé que deux membres présumés du commando nationaliste à l'origine du crime n'auraient jamais été inquiétés.
Chacune des interventions a été écoutée dans un silence religieux, seulement entrecoupé d'huées au moment où étaient évoqués le président de la République ou Roger Marion, ex-chef de la Division nationale anti-terroriste (DNAT).
«Le jeu est pipé, les juges sont des faussaires, des tricheurs et nous allons malgré tout continuer à les affronter», a tonné Me Sollacaro invitant les Corses à «investir la salle (d'audience) et protester chaque fois que le président nous insulte».
Les orateurs ont appelé à la mobilisation des Corses à l'image d'Edmond Simeoni, père de l'avocat et militant nationaliste de la première heure.
«Vous devez être présents», a-t-il lancé, «soutenir cette quête de la vérité et inlassablement dire que nous ne demandons pas un passe-droit mais que nous sommes convaincus qu'Yvan Colonna n'a pas tué le préfet Erignac».
Un négationniste français en fuite en Suisse
NDLR : L'information bruissait depuis quelques jours, sur la toile, à l'étranger.
NEGATIONNISME
Un négationniste français en fuite en Suisse
NOUVELOBS.COM | 21.02.2009 | 17:10, extrait
Vincent Reynouard, ancien professeur de mathématiques, condamné en juin 2008 pour contestation de crimes contre l'humanité, est recherché par les justices française et belge.
Selon l'édition du samedi 21 février de la Tribune de Genève, le négationniste français Vincent Reynouard, en fuite depuis sa condamnation pour contestation de crime contre l'humanité, serait sur le point de s'installer en Suisse.
Condamné à un an de prison ferme et à 25.000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Bruxelles en juin 2008 pour avoir diffusé des tracts niant l’existence de la Shoah, le Français a affirmé par courriel au journal suisse que "quelqu'un (l'accueillerait) en toute discrétion" dans le canton de Berne. "J’ai certains contacts avec des sympathisants (en Suisse) qui veulent garder l’anonymat et qui ne souhaitent pas être ennuyés", a-t-il expliqué.
S'il assure avoir quitté la Belgique, Vincent Reynouard se refuse à en dire davantage sur son nouveau refuge.
Le négationniste est actuellement recherché par les justices française et belge, mais aussi par… sa femme, avec laquelle il est instance de divorce. "Je ne sais pas où il est", a-t-elle affirmé au quotidien genevois.
ISRAËL
Une émission humoristique heurte les évêques catholiques
NOUVELOBS.COM | 21.02.2009 | 15:30, extrait
Les sketchs d'Yaïr Shlein, un humoriste israélien, provoque la colère des évêques catholiques en Israël.
Les évêques catholiques israéliens ont protesté, vendredi 20 février, contre une émission humoristique accusée d'avoir lancé des "attaques répugnantes" contre Jésus et la Vierge.
L'Assemblée des évêques catholiques en Terre sainte "déplore et condamne avec consternation les attaques répugnantes contre notre Seigneur Jésus et sa Mère la Vierge Marie proférées à la chaîne 10 de la télévision israélienne".
Siné Hebdo du 11/2
EBay retire son « étoile jaune »
EBay retire son « étoile jaune »
Créé le 20.02.09 à 07h19 | Mis à jour le 20.02.09 à 07h19, 20 minutes
L'internaute choqué a eu gain de cause. Dominique Bellamy, habitant d'un village de Haute-Marne, a fait plier le site d'enchères en ligne eBay, en refusant une récompense appelée « étoile jaune ». L'homme rejetait l'hommage en raison de l'image antisémite liée à l'expression depuis la Seconde Guerre mondiale, où les nazis obligeaient les Juifs à porter cet insigne. Dans un courrier, Dominique Bellamy avait fait part de ses réserves à eBay, qui a finalement décidé, pour le secteur français, de remplacer ce symbole par la « première étoile ».
Sur eBay, l'étoile jaune faisait partie d'un système d'évaluation des bons clients par les autres acheteurs ou vendeurs. Selon le nombre d'objets acquis ou vendus, les membres obtenaient un premier pictogramme jaune, puis bleu, puis turquoise... La modification se limite à eBay France. La récompense « yellow star » est toujours en vigueur sur le site en langue anglaise
Les virus, vivants ?
NDLR : Voir également la rubrique Références, quelques faits et constats qui ont été révélés au cours de ces dernières années, en Suisse, sur les thèmes de la justice ou de la protection de l'enfance.
La Suisse devient un inquiétant réservoir du virus de la rougeole
LE MONDE | 21.02.09 | 14h49 • Mis à jour le 21.02.09 | 14h50, extrait
On connaissait la Suisse comme patrie des laboratoires pharmaceutiques et siège de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), autant que symbole du respect de la nature et de l'hygiène. Mais la Confédération helvétique est aussi un inquiétant réservoir du virus de la rougeole.
Début janvier, le sujet était évoqué dans les colonnes du Lancet, la revue médicale britannique, avec la publication d'un travail dirigé par le docteur Mark Muscat (Statens Serum Institut de Copenhague, au Danemark). Ce dernier et son équipe ont analysé les 12 132 cas de rougeole officiellement recensés en 2006 et 2007 dans les Etats membres de l'Union européenne (UE) ainsi qu'en Croatie, Islande, Norvège, Suisse et Turquie (Le Monde du 9 janvier 2009).
Les auteurs de ce travail concluaient que, contrairement aux prévisions de l'OMS, cette infection virale hautement contagieuse ne pourrait être éradiquée à court terme en Europe. Ils observaient aussi que 85 % des cas avaient été diagnostiqués dans cinq pays : la Roumanie, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Suisse et Italie ; des Etats qui n'étaient pas parvenus à obtenir, chez les jeunes enfants, le taux de 95 % de couverture vaccinale permettant d'interrompre la circulation du virus rougeoleux au sein de la population humaine.
Horizons
Les virus, vivants ?
LE MONDE | 20.02.09 | 16h20 • Mis à jour le 20.02.09 | 19h51, extraits
Les manuels scolaires l'assènent volontiers : les virus n'ont pas le privilège de la vie. Certes, ils disposent d'un génome. Mais, à la différence des organismes cellulaires (plantes, bactéries, animaux, etc.), ils sont incapables de le répliquer hors de la cellule qu'ils infectent. Ce "parasitisme absolu" les exclurait de la vie, les confinerait au statut d'"entités biologiques", minuscules sacs de gènes agrégés au hasard des hôtes rencontrés... Mais, depuis peu, les découvertes s'accumulent qui semblent faire aux virus - au moins à certains d'entre eux - une place à part entière sur l'arbre du vivant.
Un salon de l'Agriculture sans risques pour Sarkozy
Nicolas Sarkozy fait son "travail" au Salon de l'agriculture
Reuters 21.02.09 | 15h30, extraits
PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy s'est acquitté de sa traditionnelle visite du Salon de l'agriculture, deux heures de cohue entre 'câlinothérapie' des agriculteurs et bain de foule, militant et revigorant.
A peine a-t-il quitté le tapis rouge de l'entrée qu'on présente au chef de l'Etat sa première vache de la matinée, avant les quatorze autres bovins croisés sur son parcours, les deux chevaux, le mouton et l'agneau âgé de cinq jours.
Le nom de baptême de l'animal tacheté de roux - 'Urbanité' - place par hasard la visite présidentielle sous de meilleurs auspices que celle de l'an dernier, quand il avait lancé "Casse toi pauvre con !" à un visiteur.
Dans les travées, le président se fait prévenant. "Faites attention, ne vous faites pas bousculer", intime-t-il aux visiteurs qui se pressent autour de lui, au grand dam de l'imposant service de sécurité - une quarantaine d'hommes au total.
Au milieu des jeunes militants UMP d'Ile-de-France qui organisent la claque, un homme arrive quand même à passer entre les mailles pour embrasser le président à pleines joues.
"Un bisou c'est bien. C'est mieux que d'autres choses qu'on a entendues !", lâche un des gardes du corps, philosophe malgré la faille dans la 'bulle' de sécurité entourant Nicolas Sarkozy.
[...] Malgré la foule, le cortège progresse au pas de charge, bouclant son parcours en un peu moins de deux heures quand son prédécesseur, Jacques Chirac, passait une demi-journée dans les allées du parc des Expositions. "J'ai un travail, je le fais", lâche Nicolas Sarkozy.
En nage, le président sourit, serre des mains par dizaines sans sifflet ni fausse note. "Bon boulot les gars", se félicite un militant de l'UMP.
Un salon de l'Agriculture sans incident pour Sarkozy
Le Figaro, 21/02/2009 | Mise à jour : 14:57, extraits
Le chef de l'Etat a inauguré samedi matin le 46e Salon de l'Agriculture et a cherché à rassurer les agriculteurs, inquiets de la réforme de la PAC. «On a besoin d'une agriculture française qui ait des prix», a-t-il martelé.
Un Salon de l'Agriculture cette fois sans accroc pour Nicolas Sarkozy. Un après le mémorable «Casse-toi pauvre con» lancé par le président à un visiteur du salon qui l'avait malmené, le chef de l'Etat a inauguré samedi dans le calme le 46e salon de l'Agriculture, qui s'est ouvert à Paris. Une cohue indescriptible a suivi le président pendant toute sa visite, rythmée parfois par les «Nicolas» «Nicolas» d'une «claque» de sympathisants bien orchestrée.
Le chef de l'Etat, qui était accompagné du ministre de l'Agriculture Michel Barnier, a effectué un séjour express, porte de Versailles. Contrairement à son prédécesseur, Jacques Chirac, qui passait dans les travées du salon jusqu'à cinq heures et goûtait largement aux produits du terroir, Nicolas Sarkozy a bouclé son tour en un peu plus d'une heure et demi et a seulement avalé un chocolat et un peu de fromage à la fin de son parcours. Alors que sa côte de popularité auprès des agriculteurs s'effrite, passant de 87% à 53%, le chef de l'Etat a voulu montrer qu'il était à l'écoute des préoccupations de cet électorat, traditionnellement ancré à droite. Sur fond de la réforme de la Politique agricole commune (PAC) de l'Union européenne et de la redistribution des aides agricoles, Nicolas Sarkozy leur a «adressé un message d'espoir».
[...] Appelant de ses vœux une «PAC juste», Nicolas Sarkozy a promis de «faire des arbitrages en accord avec le dialogue social et avec les organisations agricoles». «On a besoin d'une agriculture européenne avec une Europe qui défend ses agriculteurs», a-t-il plaidé. «Il y a un milliard de gens qui meurent de faim dans le monde. Le problème n'est pas la réduction de la production agricole mais au contraire l'augmentation de la production agricole», a insisté le chef de l'Etat.
S'il ne s'est pas rendu aux stands des départements d'outre-mer, Nicolas Sarkozy est revenu sur la grève qui paralyse depuis cinq semaines la Guadeloupe. «Le paroxysme de la crise est peut-être derrière nous mais il reste beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses à faire», a-t-il affirmé.
En marge de sa visite, le président a souhaité, à la veille du sommet de Berlin, «que l'Europe se prépare à avoir une position commune» sur le sommet du G-20 qui ne soit pas «une position commune sur un faux compromis, un compromis au rabais». «Je ne m'associerai pas à une réponse de circonstance dont les réponses ne seraient pas à la hauteur des attentes des populations à travers le monde», a-t-il averti.






















