Relaxe pour le détracteur de l'image-choc de l'Intifada
Les assises internationales du journalisme (21-23 mai) à Lille ont débattu aujourd'hui d'une "charte de qualité de l'information" destinée à "regagner la confiance du public en garantissant une bonne pratique du journalisme".
Elle édicte comme valeurs fondamentales du métier: l'honnêteté, le souci de la vérité des faits, le respect des personnes et de la diversité des opinions, le refus de la manipulation des consciences, le refus de la corruption, le devoir de publier "ce qui est d'intérêt public", et la "culture du doute".
Journalisme et citoyenneté et l'association de préfiguration d'un conseil de presse ont lancé un appel en faveur de cette charte et de la création d'un "conseil de presse".
Parmi les premiers signataires de cet appel figurent notamment les anciens présidents du CSA, Dominique Baudis et Hervé Bourges, le président de 20 Minutes France, Pierre-Jean Bozo, le président d'Arte France, Jérôme Clément, le directeur du Nouvel Observateur, Jean Daniel, ou la journaliste Anne Nivat.
Source : AFP, le Figaro
Une "charte de qualité" de l'information
PARIS (Reuters) - La cour d'appel de Paris a fait apparaître un doute sur l'authenticité des images d'un enfant palestinien tombant sous les balles en 2000, devenues le symbole de l'Intifada palestinienne, mais considérées comme un montage par des médias pro-israéliens.
La cour a relaxé en effet Philippe Karsenty, animateur du site internet Media-Ratings (www.M-R.fr), qui était poursuivi en diffamation par France 2 et le journaliste Charles Enderlin. Philippe Karsenty qualifie de montage les images tournées par un cameraman palestinien, qui ont fait le tour du monde.
Les juges d'appel ont infirmé un jugement rendu en première instance en octobre 2006 qui le condamnait à 1.000 euros d'amende. L'arrêt n'était pas disponible pour la presse dans l'immédiat, mais selon les avocats qui l'ont consulté, il ne tranche pas sur l'authenticité des images et estime que Philippe Karsenty est resté dans les limites du droit à la critique.
Le visionnage par la cour des 18 minutes de "rushes" du reportage, à la demande de Philippe Karsenty, "ne permettent pas d'écarter les avis des professionnels" qui concluent au trucage, dit la cour. Elle ajoute cependant que Philippe Karsenty n'a pas rapporté la preuve du trucage supposé.
Le sujet étant d'intérêt général, et Philippe Karsenty n'ayant pas montré d'animosité personnelle selon la cour, il doit bénéficier du droit à la critique, concluent les juges.
Le procureur d'Outreau et sa hiérarchie : convergence de vues
Le procureur d'Outreau et sa hiérarchie : convergence de vues
LE MONDE | 21.05.08 | Extraits
A trop vouloir désigner un responsable, le risque est d'en découvrir plusieurs. C'est ce qui fait tout l'intérêt de l'audience publique du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) devant lequel comparaît Gérald Lesigne, procureur de la République qui avait la charge de l'accusation dans le dossier d'Outreau. L'affaire a abouti en 2005 à l'acquittement de treize personnes après de longues détentions provisoires.
S'il ne s'agissait d'une affaire aussi grave, on pourrait même sourire du rôle de pompier pyromane joué malgré elle par la chancellerie, qui est à l'origine de cette procédure disciplinaire. Car, plus les débats avancent et plus on monte dans les étages.
Au rez-de-chaussée, il y a bien sûr ce procureur, dont les annotations professionnelles louent unanimement la capacité de travail et l'efficacité, mais soulignent aussi une "tendance à solliciter un peu les choses pour les faire coller". Les unes et l'autre sont apparues à l'audience devant le CSM.
... La "quasi-communauté de vues" entre le procureur et le juge d'instruction, Fabrice Burgaud, va se trouver renforcée par celle qui s'établit entre le procureur et sa hiérarchie.
... Ni les contradictions dans les accusations des enfants, ni les revirements spectaculaires de l'un des accusés qui, après avoir évoqué le meurtre d'une fillette, indiquera avoir tout inventé, ni la médiatisation et les doutes exprimés sur la conduite de l'enquête ne modifieront cette convergence d'analyse.
Elle s'exprimera encore le 2 juillet 2004, au lendemain du verdict de la cour d'assises de Saint-Omer, qui prononce les dix condamnations et les sept acquittements requis par le procureur Lesigne. "Après de longues semaines de débats âpres et difficiles, vos réquisitions ont été suivies par le jury. Vous avez été entendu et écouté, grâce à votre compétence, votre engagement sans faille, votre lucidité et votre humanité. L'ensemble des magistrats du ministère public salue votre courage." La lettre, adressée à M. Lesigne, est signée du procureur général de Douai, Jean-Amédée Lathoud. Il est attendu, mercredi 21 mai, devant le CSM, en qualité de simple témoin.
Un éclairage cru sur les méthodes aidant à l'évasion fiscale.
L'enquête pour évasion fiscale se resserre sur UBS
ETATS-UNIS. L'établissement aurait facilité une fraude de 200 millions de dollars.
Le Temps, le 15 mai 2008, extraits
Un ex-banquier privé d'UBS (UBSN.VX) basé à Genève, B.B., a été mis en accusation mardi devant un tribunal américain pour avoir aidé un promoteur californien, Igor Olenicoff, à frauder le fisc pour des biens totalisant 200 millions de dollars. L'accusation vise un autre banquier, M.S., ainsi que «d'autres personnes, connues et inconnues». Un appel du Temps au domicile genevois de B.B. est resté sans réponse.
... Dans l'affaire du promoteur californien Igor Olenicoff, ce dernier a plaidé coupable en décembre 2007 et accepté de payer 52 millions de dollars d'arriérés d'impôts, une amende de 3500 dollars et de fournir 120 jours de travail communautaire, selon le FT.
L'acte d'accusation de la Cour du district sud de Floride contre B.B. et M.L., dont Le Temps a eu connaissance, porte sur des faits qui se sont échelonnés entre 2001 et 2005. Des sociétés-écrans ont été proposées au promoteur dans divers paradis fiscaux pour ne pas déclarer ses biens. «Les accusés ont démarché les clients américains [...] en faisant valoir que le secret bancaire suisse et du Liechtenstein était impénétrable», dit le texte, qui reproche aux banquiers des actes d'«obstruction», de «falsification» et d'avoir violé les obligations légales liées au statut de «qualified intermediary», accordé sous condition par les autorités américaines à des banques étrangères, dont UBS.
Un ex-conseiller fâché avec UBS met la banque en difficulté aux Etats-Unis
GESTION DE FORTUNE. L'affaire Olenicoff-Birkenfeld jette un éclairage cru sur les méthodes aidant à l'évasion fiscale.
Le Temps, le 21 mai 2008, extrait
«Tout est OK, de mieux en mieux chaque jour»: ce n'est pas le genre de message qu'envoie un homme forcé de payer une caution de 2 millions de dollars, rendre son passeport et assigné à résidence surveillée, à disposition d'un juge de Floride. C'est pourtant celui qu'a fait parvenir il y a quelques jours Bradley Birkenfeld, ex-conseiller en clientèle privée pour UBS (UBSN.VX) à Genève.
Ce banquier accusé d'aide active à l'évasion fiscale en faveur d'un de ses très gros clients, Igor Olenicoff (LTdu 19.05), règle ses comptes avec son ancien employeur. Pour cela, il tente de collaborer avec la justice américaine en révélant des noms de clients et des procédés dignes de romans d'espionnage.
«Déterminé et pragmatique»
Décrit comme «déterminé et pragmatique», Bradley Birkenfeld, 43 ans, était un cadre apprécié chez UBS: la banque a même financé des événements publics avec ses clients - dont une exposition rue de la Corraterie à Genève. Parmi ces clients figurait le promoteur californien Igor Olenicoff (fortune de 1,6 milliard de dollars, selon Forbes), épinglé par l'Internal Revenue Service (IRS) en 2007 pour des arriérés d'impôts totalisant 200 millions de dollars.
Bradley Birkenfeld et Mario Staggl, propriétaire de New Haven Trust au Liechtenstein et spécialiste des assurances vie défiscalisées, n'ont pas ménagé leurs efforts, de 2001 à 2005, pour offrir à Igor Olenicoff les comptes offshore et les sociétés-écrans permettant de soustraire son argent ou son yacht à l'impôt américain. L'acte d'accusation de 15 pages énumère: falsifications de documents bancaires suisses et du formulaire W-8 de l'IRS; procédés de dissimulation employés à cette fin; «vente des produits non autorisés aux Etats-Unis», une pratique apparemment courante.
Bradley Birkenfeld faisait partie d'une équipe d'une quinzaine de personnes basée à Genève, drillée pour ces activités. Les collaborateurs d'UBS étaient instruits sur la façon de répondre aux douaniers américains, devaient passer les papiers au broyeur, vider la mémoire de leur ordinateur, recourir à des adresses électroniques privées, ne voyageaient qu'avec des documents sans en-tête ni numéro de compte. «Certains étaient plus inconfortables que d'autres» avec ces pratiques, dit un familier, «soulagé» quand il a changé d'activité et n'a plus eu à vendre des produits non enregistrés aux Etats-Unis.
Selon les informations recueillies par Le Temps, un document qu'UBS fait signer à ses conseillers voyageant aux Etats-Unis a mis le feu aux poudres. En le paraphant, ces derniers reconnaissent les risques de leurs déplacements et les assument indirectement. Bradley Birkenfeld a refusé, d'où un conflit avec la banque et une dispute à propos de ses indemnités de départ.
Paris pour une « dépénalisation universelle » de l'homosexualité
PARIS (AFP) - La France compte demander aux Nations unies d'agir pour une "dépénalisation universelle de l'homosexualité", a déclaré samedi la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama Yade, à l'occasion de la journée internationale contre l'homophobie.
Mme Yade, qui recevait des associations luttant contre les discriminations fondées sur l'orientation sexuelle, a déclaré qu'elle avait présenté "le principe d'une initiative européenne appelant à la dépénalisation universelle de l'homosexualité, qui serait portée devant l'Assemblée Générale des Nations unies" durant la présidence française de l'UE, au second semestre 2008.
La secrétaire d'Etat "a annoncé aux associations que le gouvernement français reconnaissait désormais officiellement cette Journée internationale contre l'homophobie".
Elle s'est également "engagée à évoquer les cas d'homophobie constatés lors de ses déplacements à l'étranger", selon un communiqué de ses services.
Les organisations homosexuelles et de défense des droits de l'Homme se sont mobilisées à de nombreuses reprises pour que les demandeurs d'asile homosexuels iraniens ne soient pas renvoyés dans leur pays, en faisant valoir qu'ils risquaient d'y être persécutés, voire exécutés.
L'organisation Human Rights Watch (HRW) a par ailleurs placés vendredi les présidents polonais et ougandais en tête de son palmarès des responsables mondiaux coupables de discrimination envers les homosexuels.
Le président polonais Lech Kaczynski s'est prononcé publiquement contre la reconnaissance des unions homosexuelles et son homologue ougandais Yoweri Museveni incite ouvertement à la discrimination envers les homosexuels, a souligné l'organisation basée à New York.
Une fillette assassinée par deux garçons
«Là où est morte Milagros, l'Etat est absent. Il n'y a ni santé, ni éducation, il n'y a pas de véritable assistance sociale», a dit un autre enquêteur à la presse, en référence aux conditions d'extrême pauvreté existant dans cette banlieue sud de la capitale argentine.
Les deux petits garçons ont été mis à disposition d'un juge pour enfants qui a ordonné des examens psychologiques et une enquête sur leurs conditions de vie.
ARGENTINE
Une fillette assassinée par deux garçons
mardi 20 mai 2008, 20h21 | leparisien.fr
L'assassinat d'une petite fille agée de deux ans, par deux petits garçons agés de sept et neuf ans qui vivaient dans le même quartier d'une banlieue déshéritée de Buenos Aires, a choqué les Argentins.
Sécurité sanitaire : des abattoirs français sur la sellette
Face à ces problèmes sanitaires, les maires et la population défendent vivement ces entreprises, créatrices d'emplois. De leur côté, les professionnels de ce secteur supportent difficilement cette mise à l'index.
Sécurité sanitaire : des abattoirs français sur la sellette
mercredi 21 mai 2008 | Le Parisien, extraits
Selon les inspecteurs vétérinaires de l'Union européenne, une vingtaine d'abattoirs français ne répondent pas aux normes sanitaires et devraient être fermés. Une note du ministère de l'Agriculture exige une rapide mise en conformité de ces établissements.
Le procureur Lesigne fermement défendu par ses collègues magistrats
"Au moment où l'information (judiciaire) se développait, il y avait une communauté de vues (...) aucune raison d'avoir des divergences" avec les poursuites engagées au tribunal de Boulogne, a déclaré Didier Beauvais, président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel.
"Ayant à nouveau le dossier entre les mains, j'aurais requis de la même manière", a affirmé de son côté Philippe Muller, magistrat du parquet général de la cour à qui avait été soumis le dossier en 2003, avant le renvoi aux assises de 17 personnes accusées d'avoir participé à des abus sexuels sur mineurs.
Parmi ces 17 accusés, treize seront finalement innocentés, sept lors du premier procès en 2004 et six autres en appel l'année suivante.
PARIS (AFP) - Le procureur Gérald Lesigne, jugé par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour sa responsabilité présumée dans le fiasco d'Outreau, a été fermement défendu mercredi par des collègues magistrats qui ont raconté leur "communauté de vues" avec lui à l'époque de l'enquête.
Les marins-pêcheurs des Bouches-du-Rhône promettent de nouveaux blocages
PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Michel Barnier, a annoncé mercredi une accélération du plan d'aide destiné aux pêcheurs qui manifestent un peu partout en France contre la hausse des prix des carburants.
Ainsi, 110 millions d'euros seront engagés dès cette année pour venir en aide au secteur et d'autres mesures seront prises en faveur des marins et des armateurs, qui les ont acceptées, a-t-il précisé.
MARSEILLE (AP) - Les marins-pêcheurs de Méditerranée ont décidé mercredi de lever momentanément les barrages bloquant les accès aux quatre sites de Fos, Lavera, La Mède et Berre (Bouches-du-Rhône) pour se réunir en fin d'après-midi. A l'issue d'une assemblée générale, ils ont toutefois annoncé mercredi soir "de nouveaux blocages dans les heures qui viennent, peut-être dès cette nuit".
"On va continuer à bloquer. Il n'y a rien qui nous convient. C'est inadmissible. On est avec les Bretons, avec les pêcheurs de Port-la-Nouvelle (Aude)", a déclaré à l'Associated Press Frédéric Matéo, le président du Syndicat des chalutiers de Martigues (Bouches-du-Rhône).
"L'enveloppe, c'est très complexe à distribuer", a-t-il insisté, évoquant l'annonce du déblocage par le ministre de la Pêche Michel Barnier de 110 millions d'euros avant la fin de l'année. "Nous, on veut le prix du gazole à 40 centimes d'euros à la pompe, c'est tout. Le reste, c'est des chichis, de la paperasserie, de la bureaucratie!".
« Merci pour votre comportement correct »
Suisse
Le policier biennois condamné appelle à un comportement correct
21 mai 2008 - 15:26 - SDA-ATS News Service
Le policier biennois condamné lundi pour avoir frappé un jeune homme figure sur des affiches de prévention de la police municipale de Bienne. Son commandant, André Glauser, ne voit pourtant pas de raisons de les retirer pour l'instant.
Les affiches "Merci pour votre comportement correct" sont placardées sur la voie publique et apparaissent en première page du site Internet de la police municipale. "Le Journal du Jura" révèle aujourd'hui que l'agent récemment condamné y figure en compagnie d'une collègue.
L'affiche ne sera pas retirée tant que la procédure pénale n'est pas terminée, a indiqué André Glauser, en rappelant que l'agent a dix jours pour faire appel à la Cour suprême et qu'il est donc encore présumé innocent. Si sa condamnation est confirmée, l'affiche serait en revanche "très certainement retirée", a-t-il dit.
Source: SDA/ATS, 19.05.08
Policier biennois condamné pour avoir frappé un jeune homme
Un agent de la police municipale biennoise a été condamné lundi à une peine pécuniaire de 20 jours-amendes avec sursis pour avoir frappé un jeune homme.
Un agent de la police municipale de Bienne a été condamné à une peine pécuniaire avec sursis pour avoir frappé un homme lors d'une intervention. L'accusé a été reconnu coupable lundi d'abus d'autorité et de lésions corporelles simples.
La juge unique du Tribunal d'arrondissement de Bienne-Nidau Nicole Saurer a condamné le prévenu à 20 jours-amendes, soit 2800 francs, avec sursis. Elle a également infligé à ce policier âgé de 36 ans une amende de 800 francs. L'accusé devra en outre s'acquitter des frais de procédure.
Chien policier
La juge a estimé que ce policier avait bien frappé le plaignant à plusieurs reprises au visage lors d'une intervention en 2005 en ville de Bienne. Elle a également dit sa conviction que le prévenu n'avait pas empêché son chien de mordre à la jambe la victime, un Suisse d'origine asiatique. Pour la juge, le policier a perdu les nerfs ce soir-là.
Les faits remontent au mois de janvier 2005 quand une patrouille de la police biennoise a procédé à un contrôle d'identité à l'issue d'une bagarre. Un policier a alors voulu contrôler un homme de 30 ans. La situation a dégénéré lorsque ce dernier a exigé de l'agent qu'il décline son identité. La juge a indiqué que le policier avait déjà été condamné en 2000 pour lésions corporelles par négligence.
Le plaignant, qui faisait lui-même l'objet d'une plainte de la police, a été acquitté. Il était accusé de conduite inconvenante, d'opposition aux actes d'autorité ainsi que de menaces à l'égard de fonctionnaires.
« Je me suis planté », a admis M. Lesigne
PARIS (AFP), extrait - Au total, sept des 17 accusés au premier procès d'assises en 2004 seront acquittés, rejoints par six autres lors du procès en appel en 2005.
Mais au début de l'instruction en 2001, s'est justifié M. Lesigne, "on est vraiment sur un faisceau d'éléments qui m'a convaincu".
Et au parquet général, "il n'y pas de réaction (...) si j'avais eu des remarques, j'aurais pu rebondir" et expliciter davantage la motivation des poursuites.
Une affaire de pédophilie "avec pluralité d'auteurs" relevait d'"une certaine banalité" dans la région, ajoute le procureur, laissant entendre qu'en 2001-2002, sa hiérarchie était davantage sensibilisée aux affaires d'immigration clandestine vers la Grande-Bretagne via le port de Calais.
Lors de l'audience, ouverte lundi dans les locaux de la Cour de cassation à Paris, Gérald Lesigne a reconnu son manque de clairvoyance lorsque début 2002 les enfants Delay se livrent à "une floraison de dénonciations", entraînant une cascade de mises en examen assorties de placements en détention.
"Je me suis planté", a-t-il admis. "Je pensais être près de certitudes raisonnables, celles-ci se sont effondrées (...) la catastrophe est arrivée".
Lesigne, droit dans ses bottes
Mardi 20 Mai 2008, leJDD.fr, extrait
Face au Conseil supérieur de la magistrature, le procureur de la République de Boulogne, mis en cause dans son traitement de l'affaire d'Outreau, ne s'est pas démonté. Gérald Lesigne a débuté ses explications soulignant la "surcharge de travail" et s'est défendu d'un quelconque "manque de rigueur" qui lui est reproché par l'organe disciplinaire de la magistrature.
Le grand public se souvient, à l'évocation de l'affaire d'Outreau, du jeune juge Fabrice Burgaud. Sa légèreté dans l'instruction de cette affaire de pédophilie avait abouti à ce qui est aujourd'hui unanimement présenté comme un fiasco judiciaire qui avait entraîné, sur la foi de dénonciations calomnieuses, la condamnation de treize personnes finalement acquittées.
Surpopulation pénitentiaire : l'OIP fustige « l'incompétence » de Rachida Dati
Surpopulation pénitentiaire : l'OIP fustige "l'incompétence" de Rachida Dati
NOUVELOBS.COM | 19.05.2008 | Extrait
En marge d'une visite de prison, la garde des Sceaux a estimé le taux de prisons surpeuplées en France à 6%, alors qu'il est de 63% selon les statistiques officielles. L'association de défense des détenus dénonce : "On n'a jamais eu autant de détenus et de prisons surpeuplées et c'est à ce moment-là que la ministre se trompe".
Une série de mesures pour relancer la médiation judiciaire
PARIS (AP) - Le président de la cour d'appel de Paris, Jean-Claude Magendie, a présenté mardi une série de mesures pour développer et améliorer la médiation judiciaire, mode alternatif de règlement des conflits, peu utilisée depuis sa création en 1995.
Deux écolières rouées de coups pour blasphème
Suisse
Un prêtre tessinois roue de coups deux écolières pour blasphème
Un prêtre et professeur de religion tessinois a frappé deux écolières de treize ans dans dans une cour d'école de Lugano, les accusant de blasphème. Les parents des adolescentes ont annoncé une plainte pour lésions corporelles.
20/05/2008
SDA-ATS News Service
Les deux filles ne se sentent pas coupables. Selon un reportage de "TeleTicino", elles utilisaient entre elles l'expression "Porco Zio", qui peut se traduire par "cochon d'oncle". Leur professeur, debout derrière elles, a manifestement compris "Porco Dio". Outré, il les a frappées de coups de poing et de parapluie avant d'être ramené à la raison par des élèves plus âgés.
L'évêque tessinois Pier Giacomo Grampa a été informé de l'incident. A ses yeux, les deux adolescentes ont provoqué le prêtre, a-t-il dit sur "TeleTicino" lundi soir. Malgré cela, la réaction de ce dernier était déplacée, a jugé le prélat.
Le prêtre s'est entre temps excusé par écrit pour son écart, mais les parents ont annoncé qu'ils allaient déposer une plainte. On ignore pour l'heure si la direction de l'établissement scolaire ou le département cantonal de l'éducation envisagent des mesures.
Gérald Lesigne affirme avoir correctement informé sa hiérarchie
Sur les dossiers dits "sensibles", dont ne faisait pas partie l'enquête sur Outreau, les rapports étaient "beaucoup plus fouillés", a expliqué Gérald Lesigne. Dans ce cas, "la conversation téléphonique était vraiment le coeur de nos communications".
Interrogé par le CSM sur la nature des dossiers "sensibles", le procureur a répondu qu'il s'agissait d'affaires marquant "véritablement l'opinion", pouvant apporter "un trouble considérable à l'ordre public" ou d'accidents "spectaculaires".
PARIS (AP) - Le procureur de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) Gérald Lesigne, auquel il est reproché des relations "irrégulières" et "peu fiables" avec le parquet général de Douai pendant l'enquête sur l'affaire d'Outreau, a affirmé mardi que sa hiérarchie était correctement informée de l'instruction.
Des milliers de Chinois pris de panique à l'annonce d'un nouveau séisme
Bien que tous les experts s'accordent pour dire que les séismes sont impossibles à prévoir, le gouvernement du Sichuan a annoncé lundi soir sur son site internet qu'un nouveau tremblement de terre d'une magnitude comprise entre 6 et 7 sur l'échelle de Richter était "hautement probable lundi et mardi" dans la région de Wenchuan, dévastée le 12 mai par une secousse de magnitude 8 sur l'échelle de Richter. Il a affirmé s'appuyer sur les prévisions du Bureau national de sismologie, mais aucune alerte n'a été publiée sur le site internet de ce dernier.
L'alerte, qui a été ensuite relayée par la télévision d'Etat, a provoqué une panique dans les rues de Chengdu, la capitale du Sichuan. Près de cinq millions de survivants ont tout perdu dans la catastrophe, mais ceux qui avaient encore un toit ont emporté des matelas, des chaises, des vêtements et tout ce qu'ils pouvaient transporter, avant de se mettre à l'abri dans des parcs, des stades ou sur des terrains vagues. Des embouteillages monstres se sont formés dans la ville, alors que les automobilistes fuyaient vers la banlieue.
Même les policiers recommandaient aux passants de dormir dehors.
CHENGDU (AFP) - Des milliers de Chinois pris de panique ont passé la nuit dehors après une alerte sur l'imminence d'une forte réplique dans la région du Sichuan déjà dévastée par le séisme du 12 mai qui a fait plus de 71.000 morts et disparus.






















