Catégorie: La justice de qualité
En Suisse, la justice est égale pour tous
BERNE - CRISE
Berne envisage des excuses
Micheline Calmy-Rey et le Conseil fédéral cogitent sur des regrets à formuler aux Kadhafi. A Genève, une médiation pénale avec les employés tabassés n'est pas exclue par la justice
Le 06 août 2008, Le Matin, extrait
Aussi scabreux et délicat qu'un ménage à trois. L'affaire du couple Hannibal et Aline Kadhafi, interpellé à Genève le 15 juillet, n'a pas fini de faire tanguer les relations entre Berne, Genève et la Libye. Sous la Coupole fédérale, on accuse les Genevois de ne pas avoir été très malins dans leur manière musclée d'interpeller, à leur hôtel, le fils Kadhafi et sa femme sur le point d'accoucher. A Genève, on accepte mal de se faire remonter les bretelles par la diplomatie suisse. Et, au final, c'est le dirigeant libyen Muammar Kadhafi qui s'en sort le mieux! Soit la Suisse s'excuse et met un terme à la procédure pénale en cours à l'encontre de son fils et de sa belle-fille, soit les représailles continuent. Ses exigences sont claires, et voilà la Suisse coincée.
REGIONS
Le Temps | Article
La mise au point du procureur sur l'affaire Kadhafi
Le Temps, le 14 août 2008, extrait
«Je prie les photographes de se tenir éloignés du procureur général, afin qu'il ne soit pas dérangé par les flashs», a d'emblée exigé son secrétaire adjoint. Principal message de Daniel Zappelli: pas question de classer l'épineuse affaire pour des motifs politiques. Ni de se laisser mettre sous pression «par quiconque». Pour le procureur, «la justice n'a pas à s'excuser d'avoir appliqué le droit suisse et genevois».
Retrait des plaintes exclu
La mise au point se voulait «brève», à tel point que l'adjectif a été asséné à plusieurs reprises au début de la conférence de presse. En principe, a souligné Daniel Zappelli, le ministère public ne communique pas sur un dossier en mains du juge d'instruction. Mais le procureur a relevé «des inexactitudes dans les médias» quant à ses intentions, ou à des décisions qu'il aurait prises suite à l'inculpation d'Hannibal et Aline Kadhafi pour lésions corporelles simples, menaces et contraintes sur leurs domestiques. «Certains se sont sentis autorisés à émettre des opinions sur ce que je ferai. Je ne veux pas laisser circuler de fausses idées», justifie-t-il.
Les plaintes de la discorde
Premièrement: «Il est exclu, en ce qui me concerne, de classer la procédure pour des motifs politiques ou de pression.» Autrement dit: la justice genevoise ne mettra pas fin aux poursuites contre le couple Kadhafi, à moins que les domestiques ne retirent leurs plaintes.
Ce qu'excluait hier encore leur avocat, François Membrez, qui souligne que la mère et le frère de son client marocain sont «otages» de Tripoli. En revanche, si les captifs sont libérés et en sécurité, «mes clients n'excluent pas de réfléchir à une médiation», affirme Me Membrez. On pourrait alors imaginer la conclusion d'un accord extrajudiciaire, selon lequel les domestiques seraient dédommagés et assurés qu'ils peuvent envisager l'avenir sereinement.
La justice exclut des excuses
Deuxièmement: «Ni le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), ni la mission suisse auprès de l'ONU, ni aucune organisation internationale, ni quiconque n'a jamais exercé la moindre pression sur la justice. Le cas échéant, cela aurait été vain», déclare Daniel Zappelli. Des discussions ont en revanche été nouées entre le Parquet et la mission suisse, et, dans une moindre mesure, avec le DFAE.
Finalement, le Parquet tient à rappeler que la justice est égale pour tous, «riches et pauvres, faibles et puissants». C'est, dit le procureur Zappelli, «la seule façon de préserver la démocratie et l'Etat de droit».
Un professeur insulté gifle un élève : une amende de 800 euro ?
Le 28 janvier au matin, en plein cours, M. Laboureur avait jeté à terre les affaires de l'élève de 6e qui refusait de les enlever d'une table, avant de plaquer contre un mur le garçon. Ce dernier avait alors traité de "connard" le professeur, qui l'avait giflé en retour, puis à nouveau plaqué contre le mur. "Ce n'est pas une gifle, c'est une scène de violence", avait estimé dans son réquisitoire le procureur de la République d'Avesnes-sur-Helpe, Bernard Beffy.
Reprochant au professeur son caractère "impulsif", il avait fait valoir que le collège "ne présentait pas de problèmes de discipline" et que l'enfant, absent à l'audience, n'était pas un élève difficile.
José Laboureur avait raconté avoir plaqué au mur l'élève car il s'était "moqué" de lui en soupirant puis l'avait insulté. "J'ai réagi en père de famille. C'est comme si un fils insulte son père. Je n'avais jamais mis de claque avant. En 29 ans de carrière, je n'avais jamais non plus été insulté", avait-il expliqué.
Refusant de faire le procès de l'école ou des élèves, le procureur avait accablé le prévenu, estimant qu'il n'avait "pas les épaules assez larges pour endosser le rôle de héraut de la cause enseignante".
Bien noté, José Laboureur a néanmoins reconnu, en les minimisant, des problèmes d'alcoolisme. La défense a plaidé la relaxe, invoquant la jurisprudence qui reconnaît, selon elle, "un droit de correction" quand l'enseignant a épuisé tout les recours pour rétablir son autorité.
Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, avait de son côté déclaré regretter "qu'on transforme en affaire judiciaire quelque chose qui aurait dû se traiter à l'intérieur de l'école et qui ostracise les enseignants".
AVESNES-SUR-HELPE (AFP) - Le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe (Nord) rend ce mercredi son jugement dans le procès du professeur de Berlaimont (Nord) jugé fin juin pour avoir giflé un élève de 11 ans qui l'avait insulté.
Une amende de 800 euros avait été requise le 25 juin par le parquet à l'encontre de José Laboureur, 49 ans, professeur de technologie au collège Gilles-de-Chin. Il encourt 5 ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende pour "violences aggravées".
« Les aveux ne suffisent pas. », selon le parquet de Béthune
Actualité Région
Près de Lens, un piéton coincé sous les roues après avoir été percuté : un acte volontaire ?
mardi 12.08.2008, 04:50 - La Voix du Nord
Hier matin, sur une petite route entre Loos-en-Gohelle et Lens, un piéton a été renversé par une voiture. Coincé sous les roues avant, il a été dégagé par les pompiers. La conductrice s'est rendue d'elle-même à la police. Elle aurait percuté volontairement le piéton, qui est son beau-frère.
Hier matin, vers 9 h 40, la conductrice d'une Clio bleue, 32 ans, aurait renversé volontairement son beau-frère, 53 ans. L'homme a été dégagé par les pompiers. Il était coincé sous les roues avant de la voiture. Au moment de la collision, le piéton aurait d'abord percuté le pare-brise puis aurait été projeté en avant sous l'effet du choc et aurait terminé sous l'essieu avant de la Clio, toujours en mouvement. Grièvement blessé, il a été transporté au centre hospitalier de Lens. Il y était toujours hier soir.
La conductrice présumée s'est rendue d'elle-même au commissariat de Lens, peu de temps après l'accident, conduite par un proche. C'est elle qui aurait prévenu les secours. La Clio a été abandonnée sur place. Mise en garde à vue, la trentenaire aurait expliqué avoir percuté volontairement le piéton. Malgré ces aveux, le parquet de Béthune se voulait prudent, hier après-midi. « Elle a reconnu sa participation directe aux faits. Mais les aveux ne suffisent pas. » L'enquête confiée à la brigade criminelle du commissariat de Lens ne fait donc que commencer. Au cours de leurs relevés pratiqués hier matin sur la voiture, les enquêteurs ont découvert une arme de poing dans l'habitacle. Ils devront déterminer à qui elle appartenait et si elle a servi. Les policiers devront également établir si la collision était vraiment volontaire, si celle qui s'est dénoncée était au volant au moment de l'accident et, le cas échéant, ce qui l'a poussée à renverser son beau-frère.
Selon une source proche de l'enquête, des tensions seraient récurrentes depuis 2003 entre le couple de la victime et celui de la conductrice, résidant tous deux à Loos-en-Gohelle. Le beau-frère était, du reste, connu des services de police et de la justice et avait été récemment incarcéré.
Les juges confrontés aux faits religieux
La Croix, 08/08/2008, extrait
Les juges confrontés au contentieux musulman
L’annulation d’un mariage civil pour non-virginité de l’épouse, à Lille, début avril, a fait réagir l’opinion publique. Comment s’y prennent les juges amenés à trancher des dossiers faisant référence à l’islam ? "La Croix" a mené l'enquête
... Si l’affaire est « exceptionnelle », admet volontiers Thierry Fossier, président de chambre au tribunal de grande instance de Douai (Nord), elle n’en est pas moins révélatrice d’une tendance lourde. De plus en plus, les juges sont amenés à apprécier des pratiques ou des croyances liées à la tradition musulmane.
Ce spécialiste du droit de la famille rappelle qu’il y a en France chaque année 250 000 divorces prononcés. Avec la multiplication des mariages mixtes, la justice est confrontée à des différends qui peuvent mettre en cause des comportements religieux du conjoint ou sa manière d’élever les enfants.
Catholiques et Témoins de Jéhovah ont déjà amené les juges à s'exprimer
« Le fait religieux traverse depuis longtemps le droit de la famille », rappelle Thierry Fossier. Dans les années 1960, époque de bouleversement des mœurs, la justice avait connu de tels contentieux concernant les milieux catholiques. Ces dernières années, ce sont surtout les Témoins de Jéhovah qui avaient amené les juges à s’exprimer.
Empreintes chimiques : des images claires comme du cristal
Selon Demian Ifa, co-auteur de l'étude et professeur à la Purdue University, cette technologie peut aussi aider à découvrir des empreintes cachées.
"Comme la répartition des substances retrouvées dans chaque empreinte est unique, nous pouvons aussi nous servir de cette technologie pour extraire une empreinte cachée par une autre", note-t-il. "En cherchant des substances chimiques que nous savons présentes dans une empreinte digitale, nous pouvons la séparer des autres et obtenir une image claire comme du cristal."
WASHINGTON (AP) - Des chercheurs américains ont trouvé le moyen d'améliorer considérablement la lecture des empreintes digitales, au point d'y détecter des substances en proportion infinitésimales, une avancée scientifique qui permet de mieux résoudre des énigmes telles que celle de l'envoi de lettres empoisonnées à l'anthrax ou encore celle du meurtre, en 1996, d'une petite reine de beauté.
Valentin : le parquet réclamera peut-être une seconde expertise
LYON (AP), extrait - Les experts psychiatres qui examineront Stéphane Moitoiret et Noëlla Hégo, mis en examen dans l'affaire du meurtre du petit Valentin à Lagnieu dans l'Ain, "seront mandatés par la justice le plus rapidement possible, et leurs conclusions devraient être connues dans quelques semaines, au plus tard", selon le procureur de la République de Bourg-en-Bresse, Jean-Paul Gandolière.
Le procureur a précisé mercredi que le parquet réclamerait peut-être une seconde expertise.
LYON (Reuters), extrait - Le couple mis en examen dans l'affaire du meurtre du petit Valentin à Lagnieu (Ain) sera prochainement examiné par un collège d'experts, annonce le procureur de la République de Bourg-en-Bresse.
Les psychiatres devront en particulier dire si Stéphane Moitoiret, 39 ans, avait toute sa conscience au moment des faits et donc s'il est pénalement responsable de ses actes, a précisé Jean-Paul Gandolière.
Les rapports d'expertise, attendus dans les semaines à venir, pourront ensuite être suivis d'une contre-expertise éventuellement demandée par le parquet.
"Cela dépendra des conclusions de la première expertise. Si le mis en examen est déclaré irresponsable pénalement, alors nous demanderons une contre-expertise par un nouveau collège de psychiatres", a-t-il dit à Reuters. "Sinon, on verra."
Malgré la polémique, le jeune Michelito a toréé (dans les Landes)
Malgré cette polémique, la préfecture des Landes a pour sa part autorisé le spectacle d'Hagetmau.
Le parquet de Mont-de-Marsan saisi par les opposants à la tauromachie, a conclu à l'absence d'infraction pénale après une enquête de la gendarmerie.
BORDEAUX (Reuters) - Le jeune torero franco-mexicain Michelito, 10 ans, a participé ce mercredi à Hagetmau (Landes) à un spectacle taurin identique à celui qui avait été interdit la semaine dernière à deux reprises dans les Bouches-du-Rhône, apprend-on auprès des organisateurs.
Marina Petrella, un dossier examiné demain par la cour d'appel de Versailles
La situation de détention et une éventuelle levée d'écrou extraditionnel de l'ex-membre des Brigades rouges Marina Petrella, actuellement hospitalisée à Paris, seront examinées demain par la cour d'appel de Versailles.
L'audience, en principe publique, se tiendra à partir de 09H00 devant la chambre de l'instruction de la cour, qui devrait rendre sa décision dans la journée.
La cour d'appel de Versailles est compétente dans ce dossier depuis l'arrestation de Mme Petrella, 54 ans, en août 2007 dans le Val d'Oise.
Petrella : levée d'écrou examinée demain
Source : AFP, 04/08/2008
Crash du Mont Sainte-Odile : la requête d'Air France contre l'Etat rejetée en appel
NANCY (AFP) - Air France, qui cherchait à engager la responsabilité de l'Etat dans le crash d'un Airbus A320 sur le Mont Sainte-Odile (Haut-Rhin) ayant fait 87 morts en 1992, a été débouté vendredi par la cour administrative d'appel de Nancy.
La cour a rejeté une requête de la société aérienne et de sa société d'assurances, Allianz Global, qui estimaient que la responsabilité du secrétariat d'Etat chargé des Transports était engagée par une faute d'un contrôleur aérien, fonctionnaire de l'Etat.
La juridiction administrative d'appel a en outre condamné Air France et Global Allianz, qui réclamaient 54 millions d'euros de dommages et intérêts à l'Etat, à verser 3.000 euros au titre des frais de procédure.
A l'audience de juin, le commissaire du gouvernement, Gérard Lion, chargé d'indiquer une position à la cour, s'était prononcé en faveur d'un rejet de la requête, le contrôleur aérien ayant été relaxé au pénal en mars par la cour d'appel de Colmar.
Dans son arrêt rendu le 14 mars, la cour de Colmar avait écarté la responsabilité civile d'Airbus, pourtant reconnue en première instance, et confirmé la relaxe de six prévenus, estimant qu'aucun d'entre eux n'avait commis de faute caractérisée justifiant une condamnation pénale.
La cour avait, au contraire, reconnu la responsabilité civile d'Air France, au titre de sa responsabilité contractuelle de transporteur.
Depuis, plus de 300 parties civiles ont déposé des pourvois en cassation dans cette affaire.
Affaire Tapie : un recours serait encore possible ?
Affaire Tapie : des juristes estiment encore possible un recours
LE MONDE | 02.08.08 | Extrait
La sentence arbitrale rendue en faveur de Bernard Tapie dans l'affaire qui l'oppose au Crédit lyonnais est-elle définitive, après la décision prise lundi 28 juillet par Bercy et le Consortium de réalisation (CDR), de renoncer à déposer un recours en nullité ? Ce n'est pas si sûr.
Des élus ont sollicité ces derniers jours des professionnels du droit pour examiner la faisabilité d'une voie de recours extraordinaire, dite de "tierce opposition". "Est recevable à former tierce opposition toute personne qui y a intérêt, à la condition qu'elle n'ait été ni partie ni représentée au jugement qu'elle attaque", dispose l'article 583 du code de procédure civile.
Il pourrait s'agir, par exemple, d'une association de contribuables préexistante à la sentence arbitrale. Celle-ci pourrait être recevable dans la mesure où elle aurait à la fois un intérêt à agir et où elle pourrait se prévaloir de ne pas avoir été représentée devant le tribunal arbitral. Ce recours est porté devant la juridiction qui aurait été compétente si les parties n'avaient pas eu recours à l'arbitrage.
"CONTRE-VÉRITÉS"
L'avocat de M. Tapie, Me Maurice Lantourne, ne partage pas du tout cette analyse. Il souligne que la sentence concerne deux sociétés commerciales sur le fondement d'une responsabilité contractuelle et que, par conséquent, aucun tiers n'a, selon lui, qualité à agir pour discuter de l'exécution d'un contrat qui ne le concerne pas. "Il s'agit à nouveau d'un faux rebondissement", déclare-t-il au Monde.
Par ailleurs, les arbitres se rebiffent. Dans une lettre adressée jeudi 31 juillet à la ministre de l'économie, Christine Lagarde, à la garde de sceaux, Rachida Dati, et aux présidents de la commission des lois de l'Assemblée nationale et du Sénat, deux représentants des arbitres français s'indignent contre "l'accumulation de contre-vérités" et le "débat politicien sans fondement" auxquels a donné lieu, selon eux, l'affaire Tapie.
"Si l'arbitrage était, comme on le laisse entendre, un moyen habituel de fraude, on comprendrait mal que, depuis cinquante ans, la communauté internationale favorise activement son développement. Rares sont les Etats qui ne se sont pas dotés d'une loi moderne sur l'arbitrage. Ce n'est sans doute pas dans le but de faciliter des arrangements plus ou moins douteux !" ...
Au barreau de Paris après des mois derrière les barreaux
Société
Au barreau de Paris après des mois derrière les barreaux
Libé, mardi 29 juillet 2008, extraits
N’écrivez pas «ex-braqueur» sans son autorisation. Christian Laplanche, 45 ans, connaît le droit. Il est même avocat. Depuis début juillet, lorsqu’il a prêté serment devant la cour d’appel de Paris, après cinq ans et demi de lutte. «J’y ai laissé de ma peau sur la table», dit-il aujourd’hui. Dans cette bataille acharnée, ses adversaires étaient ses futurs pairs. Des avocats influents qui n’ont eu de cesse de lui renvoyer son passé au visage.
«On ne peut pas accueillir parmi nous un type qui a fait de la tôle», se murmurait-il parmi les robes noires. Celles de Nîmes ont été les premières à monter au créneau. Il y a cinq ans, fin janvier 2003, Christian Laplanche pousse la porte du bâtonnier de l’époque, Bernard Delran, pour demander son inscription au barreau. Détenteur d’un doctorat de droit privé, maître de conférences à l’université Antilles-Guyane, il rêve d’être avocat depuis qu’un expert-psychiatre, rencontré en prison alors qu’il n’avait que 19 ans, le lui a suggéré.
Mais le conseil de l’Ordre nîmois lui réclame d’attester sur l’honneur qu’il «n’a pas été l’auteur de faits ayant donné lieu à condamnation pénale pour agissements contraires à l’honneur, à la probité ou aux bonnes mœurs».
Cette condition d’accès à la profession, prévue par la loi, a pourtant été assouplie par la jurisprudence. Il n’empêche, le barreau de Nîmes exige ce document. Coup dur pour Laplanche. Il refuse que «celui qui a commis une faute doive en porter le poids toute sa vie».
... En revanche, il souhaite «éviter le plus possible de plaider à Nîmes», d’où il garde un «souvenir épouvantable» des relations avec ses confrères. Il repart donc de zéro avec un bureau à Paris. Et assume son passé. «Si on veut bien défendre quelqu’un, il faut une compréhension vraie de la personne qui vous parle. Pour cela, celui qui écoute puise dans son histoire personnelle.» Une histoire personnelle si riche qu’il en écrit un livre.
Justice - L'ancien braqueur ne sera pas avocat
TF1/LCI, le 26/03/2006, extraits
La Cour de cassation a interdit à un ancien braqueur d'exercer la profession d'avocat. Christian Laplanche avait été autorisé en 2004 à revêtir la robe noire par la cour d'appel de Nîmes, convaincue de sa rédemption, contre l'avis du conseil de l'ordre des avocats nîmois, qui lui ne l'était pas.
Christian Laplanche, 43 ans, avait été autorisé en septembre 2004 à revêtir la robe noire par la cour d'appel de Nîmes, convaincue de sa rédemption, contre l'avis du conseil de l'ordre des avocats nîmois, qui lui ne l'était pas. Le bâtonnier de l'époque, Bernard Delran, avait décidé de se pourvoir en cassation.
En prison, il avait entrepris des études de droit et obtenu un doctorat, un diplôme permettant de devenir avocat. A sa sortie de prison, il avait dans un premier temps enseigné le droit privé à l'Institut d'études supérieures de Cayenne, en Guyane, avant, un fois installé dans le Gard depuis 2003, de décider de devenir avocat.
GB : un détenu condamné à vie disculpé
Un homme qui avait été condamné à la prison à vie pour le meurtre en 1999 d'une vedette de la télévision britannique, a été déclaré aujourd'hui non coupable à l'issue de son second procès. Le jury du tribunal a déclaré Barry George, un ancien chômeur de 48 ans, non coupable du meurtre de Jill Dando, 37 ans, qui avait été tuée par balle en plein jour devant son domicile londonien le 26 avril 1999.
Elle était l'animatrice d'une émission très populaire de la BBC, Crimewatch, destinée à aider la police à mettre la main sur les criminels en fuite. Fasciné par les célébrités et les armes à feu, Barry George avait été condamné essentiellement à cause de la découverte dans une de ses poches d'une quantité infinitésimale de poudre, identique à celle de la balle qui a tué la jeune femme. Aucun mobile précis n'avait pu lui être attribué.
GB: un détenu condamné à vie disculpé
Source : AFP, 01/08/2008 | Mise à jour : 15:52
Acquitté en appel du meurtre de J. Dando
Source : AFP, 01/08/2008 | Mise à jour : 18:52
L'homme qui avait été condamné pour le meurtre de l'animatrice de la BBC Jill Dando en avril 1999 a été acquitté aujourd'hui en appel.
Britney Spears accepte avec réticence les mesures « temporaires » de curatelle
Une juge de Los Angeles a annoncé aujourd'hui avoir décidé de garder Britney Spears sous curatelle, le père de la chanteuse américaine conservant l'autorité sur elle et ses finances jusqu'à la fin de l'année.
La juge Reva Goetz avait placé la pop-star de 26 ans sous curatelle le 1er février après son hospitalisation dans une unité psychiatrique. Une curatelle est typiquement prononcée lorsqu'un tribunal estime qu'un individu majeur est incapable de prendre soin de lui-même.
Cette mesure avait été prorogée en mars jusqu'à jeudi et restera en vigueur jusqu'au 31 décembre, a décidé la magistrate à l'issue d'une audience à huis clos avec les avocats de la chanteuse. "Mlle Spears a accepté avec réticence que nous prorogions les mesures temporaires" de curatelle, a indiqué Mme Goetz.
B. Spears reste sous curatelle
Source : AFP, 31/07/2008
Le sujet était le suivant : « Racontez une histoire heureuse ou triste »
Viols
Innocenté après six ans de prison
leparisien.fr, le 30/7/2008
PENDANT des années, il n’a cessé de clamer son innocence. Il s’était même pourvu en cassation dans l’espoir d’un troisième procès. Finalement, après six ans passés derrière les barreaux, il se pourrait que Loïc Sécher, condamné à Nantes par la cour d’assises de Loire-Atlantique en 2003 à seize ans de réclusion criminelle pour viols, tentatives de viol et agressions sexuelles à l’encontre d’une adolescente un verdict confirmé en appel à Rennes en 2004, sorte de prison.
Son avocat, Me Yann Choucq, a déposé une requête en révision de la condamnation pénale qui devrait être immédiatement suivie d’une seconde en suspension d’exécution de la peine.
A l’origine de ce coup de théâtre judiciaire, la victime elle-même, une jeune femme aujourd’hui âgée de 22 ans, et qui était à l’époque mineure. Prise de remords, la jeune femme a fini par écrire une lettre au procureur, dans laquelle elle a avoué avoir menti devant la cour d’assises. Entendue dans la foulée par les gendarmes, elle a confirmé.
« Il n’y a eu ni analyse ADN ni confrontation »
Cette affaire débute par une banale rédaction scolaire. Le sujet est le suivant : « Racontez une histoire heureuse ou triste. » Une copie retient l’attention du professeur. Il y trouve un contenu lourd de sens. Emotion dans l’établissement. Comment une jeune fille de 14 ans a-t-elle pu écrire de telles choses ? Une circulaire est lancée, demandant aux enseignants d’être vigilants. Une des camarades de l’adolescente explique que son amie aurait été victime de sévices. La principale intéressée se livre : elle aurait subi des violences de la part d’un homme de 35 ans, proche de la famille. Des recoupements sont opérés, les parents reconnaissent Loïc Sécher. La machine judiciaire est lancée, et l’homme incarcéré.
Les méthodes de la justice sont très contestées par M e Choucq : « Il n’y a eu ni analyse ADN ni confrontation. Les accusations ne reposaient que sur les dires de la victime. Mon client a été accusé d’avoir commis un viol dans son propre véhicule sans qu’aucune expertise scientifique ne soit menée. » La jeune fille, fragile psychologiquement, a été jugée crédible par trois experts psychiatres. L’avocat dénonce les dérives d’une justice compassionnelle : « Dès qu’une juridiction est face à une victime, il est impossible de dire qu’il n’y a pas de coupable. » Et d’ajouter : « On voudrait croire que mieux vaut un innocent en prison qu’un prédateur en liberté. » Quant à la victime, elle reste « en grande fragilité psychologique », selon son avocate, Me Cécile de Oliveira. « Si Loïc Sécher est innocent, il est important qu’il sorte rapidement », précise-t-elle. Fils d’agriculteur, ancien ouvrier arboricole, Loïc Sécher s’est converti à l’islam. Il attend la décision de la commission chargée de la révision.
Ouest-France, mardi 22 juillet 2008, extraits
En prison pour viol, son accusatrice se rétracte
Loïc Sécher, condamné à seize ans de prison en 2003, est incarcéré à Nantes. La jeune fille qui l'accusait de viol dit, aujourd'hui, avoir menti.
ANCENIS. - En décembre 2003, la cour d'assises de Loire-Atlantique condamnait Loïc Sécher à seize ans de réclusion criminelle pour viols, tentatives de viol et agressions sexuelles sur mineure. Un verdict confirmé en appel par la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine, en 2004, puis par la Cour de cassation en 2005.
Âgé de 47 ans, l'homme purge sa peine à Nantes. Il a déjà passé six années derrière les barreaux. Aujourd'hui, un élément nouveau pourrait permettre de rouvrir son dossier. La jeune femme qui l'accusait le dit innocent.
... En avril dernier, la jeune femme, âgée maintenant de 22 ans et hospitalisée pour ses difficultés psychologiques, revient sur ses déclarations. D'abord en privé, puis devant les gendarmes, qui l'ont entendue début juillet. Elle n'explique pas son revirement ni ce qui se serait passé à l'époque. Mais, cette fois encore, elle est jugée crédible par les spécialistes.
... Pour Cécile de Oliveira, il faut s'interroger sur les débuts de l'enquête, sur « le recueil initial de la parole de l'adolescente qui s'est ensuite murée dans le mutisme ». Yann Choucq dénonce, lui, « un tel conditionnement de la société dans le compassionnel qu'il faut un coupable ! »
Les avocats de Kerviel annoncent une enquête au long cours
PARIS (Reuters) - Les avocats de l'ex-trader de la Société générale Jérôme Kerviel entendent demander de nombreuses investigations afin d'éclaircir le rôle de la banque dans les opérations ayant conduit à une perte de 4,9 milliards.
"Jérôme Kerviel avait le sentiment que tout n'avait pas été dit. L'affaire Société générale n'a pas encore commencé", a dit Me Bernard Benaiem, l'un de ses nouveaux avocats, à la presse.
"La recherche de la vérité n'est pas de l'agressivité", a-t-il ajouté, précisant que ses interrogations concernaient bien la banque et non seulement ses cadres.
"Il faut savoir s'il y a eu complaisance, ignorance fautive, complicité par fourniture d'instructions et de moyens", a-t-il dit. La stratégie sera conduite par quatre avocats, Francis Tissot, Bernard Benaiem, Caroline Wassermann, et Eric Dupond-Moretti. Depuis la semaine dernière, un cinquième, Eric Hemmerdinger, a quitté le dossier. Le sixième, Guillaume Selnet, est en discussion avec son client, dit Me Benaiem.






















