Archives pour: 2008
Ah, la marseillaise
Voilà que le politique s’emporte, que l’Histoire rejaillit et que les menaces de répression grondent. Selon diverses sources, la marseillaise a été sifflée, pour la troisième fois, dans le cadre d'un match amical contre un pays du Maghreb. Tout le monde s'indignerait, de Fillon à Hortefeux, de l'UMP au PS et jusqu'à Laporte.
Soutenez Bachelot et Amara, ne dites rien à Morano ou à Yade. Préservez Dati, elle est enceinte. Il se pourrait que, tout prochainement, elles tombent en syncope ou que leurs voix portent plus que d’habitude.
Il y a 8 jours, paraissait un ouvrage susceptible de heurter certaines consciences. En le lisant, on pourrait conclure que des courants de pensées du dispositif français de la protection de l’enfance tendent à alimenter, à entretenir et même à renforcer des préjugés discriminatoires envers… la population maghrébine ?
Reprenons tous en coeur : « Allons enfants de la patriiii i euh... »
Ajout de 15:25...
Votre message a bien été transmis au
Service des interventions du Cabinet du Premier ministre.
Rectification à 18:42 : cela s'est produit au Stade de France.
Des boulettes en une du Monde du 14 octobre ?
Selon Marianne2, le Monde du 14 octobre serait un collector.

De source www.marianne2.fr
Un message à la Présidence de la République
Madame, Monsieur,
Je reste dans l'attente d'une réponse à une correspondance que j'ai adressée le 23 septembre dernier à la Présidence de la République française par l'intermédiaire du portail Internet de l'Elysée. Je rappelle sommairement sa teneur sur mon propre site Internet, en page d'accueil, dans un billet du 11 courant :
http://justice.cloppy.net
- M. Kant a des troubles psy répondront des magistrats professionnels, des experts et le ministère public.
- ce 12 octobre, sur le site de la Voix du Nord, on pouvait lire que la justice française porte le bonnet d'âne.
Dans l'attente d'une réponse, je vous prie de croire en mes plus respectueuses salutations.
Bruno Kant
Message envoyé vers 9 heures 21
Merci de votre message,
Celui-ci a bien été envoyé à la Présidence de la République.
Présidence de la République,
Le 13 octobre 2008
Petrella: une manif devant l'Elysée
Source : AFP, 13/10/2008 | Mise à jour : 10:05 | Commentaires 42
L'association italienne des victimes du terrorisme a annoncé aujourd'hui qu'elle irait manifester le week-end prochain à Paris contre la décision de Nicolas Sarkozy de ne pas extrader l'ancienne membre des Brigades rouges, Marina Petrella, vers l'Italie.
Je suis souvent curieux
Hormis les échos dans les couloirs et aux audiences, les français se font plutôt discrets. Mais un jour, j'ai échangé des mails avec un africain, je comparais sa justice à la notre. Il m'a répondu qu'il était très surpris par ce qu'il pouvait lire. Des chinois pourraient être étonnés aussi, en France des victimes ont parfois de vives déceptions...
Je me dis souvent qu'il y a de quoi s'interroger en consultant ce site. Il n'y a que peu de commentaires ; ils sont assez rares et je les filtre. Mais j'ai des statistiques d'après lesquels le contenu de ce blog suscite un certain intérêt.

Un outil pour approfondir ou compléter les informations publiées dans de ce blog : http://www.google.com.
Toute la presse francophone est également une excellente source d'informations même si certaines, tel que des chiffres, sont très souvent contestées ou sujets à piques et cacophonie. On apprend rapidement à se méfier, certaines expériences nous rappellent régulièrement qu'on ne devrait pas tout dire ni même penser.
Le rôle « positif » de la Shoah
Je pense qu'on peut maintenant parler du rôle « positif » de la shoah et de la Seconde Guerre mondiale, plus globalement. Les années 40 et suivantes furent l'opportunité, pour des professionnels, certainement bien involontairement, d'élaborer des pratiques et des discours légitimant le placement provisoire, durable ou transitoire ; le placement devient thérapeutique ou familial, des mesures de protection, dans l'intérêt de l'enfant ; ou, en quelque sorte, on peut parler de la redistribution et de la rééducation des enfants, en raison de difficultés ou de conflits allégués, avérés, voire même parfois suscités et envenimés par des professionnels eux même...
Je pense qu'on peut également parler des conflits suscités puis envenimés par des tiers délateurs qui réclament ou se proposent de garder un enfant... ainsi que de phénomènes qui pourraient faire penser à de l'épuration sociale.
Je n'invente pas grand chose, de nombreux ouvrages et quelques pamphlets décrivent déjà certaines dérives possibles ou inquiétudes d'acteurs et d'observateurs. En juin 2006, Lucie Poirier publiait La DPJ et la chasse aux sorcières contre les mères. En mars 1998, Pierre Sans publiait Le placement familial ; ses secrets et ses paradoxes.

Juillet 2005, un enfant de 15 ans et demi,
30kg seulement, « en grande détresse »
Un enfant peut-il être « manipulé », « influencé » par des adultes ?
Le 20 novembre 2006 au soir, au JT de France 2, des extraits de la campagne de la FNSF montrait à quel point un enfant pourrait parfois être influencé par des adultes. Dans certaines situations, l'enfant irait même jusqu'à mettre un coup de pied à sa propre mère ? Les images dressaient déjà un portait très négatif du conjoint, de l'homme ou du père, et même du petit garçon. Enfants s'abstenir... mais diffusé à une heure de grande audience.
Dans le cadre de l'assistance « éducative », certaines approximations et critiques de tiers ou de professionnels à l'encontre des parents ou de la famille, à l'encontre de leurs valeurs, de choix de vie ou éducatifs, seraient-ils sans incidence sur le psychisme des enfants, leur bien-être, les relations parents-enfants, les parents eux-même ?
Lorsque la situation d'un enfant ou d'une famille est « inquiétante », doit on considérer que la délation, la diffamation et la discrimination sont alors d'« utilité publique », surtout lorsque la justice est saisie ?
Combien d'acteurs assureront que leurs paroles, décisions et actions, même les plus « contraignantes », sont toutes « neutres » et sans la moindre incidence négative sur les relations familiales et la socialisation des enfants ?
Présentation de la campagne
« violence conjugale » 2006
Mais comment aboutir, par la volonté d'un tiers ou de professionnels, voire par la force et la contrainte « éducative », à la rupture de relations parents-enfant motivée, notamment par la parole de l'enfant ? Comment parvenir à évincer les parents ou à faire en sorte que l'enfant paraisse lui même les rejeter ? Mystère. Un extrait de Internats et séparation, cet ouvrage d'un professionnel décliné en différentes versions n'en dit pas beaucoup plus :
Nous pouvons dire en résumant certaines recherches éthologiques et psychanalytique :
• que la recherche du contact entre la mère et son petit est un facteur essentiel du développement affectif, cognitif et social de ce dernier ;
• que la privation de la mère ou de son substitut entraîne des perturbations qui peuvent être irréversibles. Elle peut être néanmoins prévenue en grande partie par le contact avec des congénères ;
• ce n’est pas la mère en tant que telle qui est indispensable mais une qualité environnementale, support physique et psychique, source de contact, de chaleur ;
• l’agrippement est à la base à la fois de l’attachement et de la séparation. Une fois établie la confiance de l’enfant, la séparation définitive de la mère a lieu soit du fait de la mère soit du fait de l’enfant.
Il n'y a pas de misère en France, son action sociale est merveilleuse !
Selon Balkany, « nous n'avons pas de misère en France ». Les pauvres « ont les mêmes logements que les autres, sauf que, eux les payent moins cher... » Les marginaux, « on leurs donne à manger, on les lave, on leurs donne tout ce dont ils ont besoin... » Qu'en dirait Christine Boutin ?
A quelle adresse un marginal peut-il se faire expédier le remboursement d'un coupon promotionnel ?
PIEGE
Balkany : les pauvres "vivent très bien"
Sur NouvelObs, 11 novembre 2005
Vidéo. Piégé par les "Yes Men", des altermondialistes spécialisés dans le détournement, le maire UMP de Levallois-Perret Patrick Balkany, affirme qu'"il n'y a pas de misère en France" et que les pauvres "vivent très bien". Il croyait s'exprimer sur une télévision américaine.
Balkany, piègé par les « Yes Men », des altermondialistes

Les damnés de Nanterre, un "orange" lave un SDF
Du portofolio de Courtinat, publié par le passé, sur Chambre noire
Les damnés de Nanterre, publié par le Centre National de la Photographie en 1995
Commentaire de la photo ci-dessus. Un homme extrêmement sale vient d'être victime d'un malaise dû à une trop grande absorption d'alcool. Il est lavé au balai-brosse par un "orange". Les "oranges" sont d'anciens SDF, hébergés au centre d'accueil de Nanterre.
Le foyer SONACOTRA, France 2, 20h, mai 2006,
où en est parfois l'urbanisme, en France
Fraternité ?
Ségolène Royal, tout le monde ne l'apprécie pas. En 2007, les français ont élu celui qui, en 2006 déjà, devant le 89e congrès des maires, affirmait que « La République, ce n'est pas donner la même chose à chacun ».
Cet été, alors que j'allais déclarer un pourvoi en cassation, la façade du tribunal de Paris m'a choqué. J'ai voulu en avoir le coeur net, cet après midi je suis allé faire un tour à Paris. Fin 2006, j'avais remarqué que la fraternité était en vrac, elle a été redressée quelques temps plus tard. Mais depuis juillet certainement, la fraternité est plutôt démunie. Que penser de la liberté et de l'égalité, encore parées sur la façade de ce lieu hautement symbolique ?
Plus tard, au supermarché, j'ai mis la main sur un livre noir, « Où on va, papa ? » Ma compagne a levé les yeux.

La façade du tribunal de Paris, ce 4 octobre 2008
Allocution du président de la République, M. Nicolas Sarkozy,
devant les associations des anciens combattants d’Afrique du nord et de rapatriés Harkis
Paris, 5 décembre 2007, de source www.ambafrance-dz.org, extrait
[...] La République, c’est de ne pas donner la même chose à chacun, c’est de donner plus à celui que l’histoire a conduit à avoir tellement moins que les autres.
AJACCIO (AFP), 4/9/2008 - L'ex-patron des forces de sécurité de Corse, Dominique Rossi, muté à la suite de l'occupation du jardin de l'acteur Christian Clavier à Porto-Vecchio par des nationalistes, estime jeudi que le maintien de l'ordre est un "exercice difficile et délicat" dont les résultats "peuvent être appréciés différemment".

Le Canard, 1er octobre 2008
Comment les politiques cherchent à rénover leur image
LE MONDE | 03.10.08 | Extrait
Ils lèvent les yeux au ciel, haussent les épaules et assurent qu'il ne s'agit que d'un "épiphénomène qui n'a rien de politique". Pourtant, les adversaires de Ségolène Royal au sein du Parti socialiste n'ont pas fini de parler de ce fameux "show" du 27 septembre, au Zénith de Paris. De sa façon d'occuper la scène, en jeans et tunique indienne, de prendre la parole entre la prestation des rockers du groupe Trust et celle du chanteur Benjamin Biolay ou encore de conclure son intervention en faisant scander crescendo le mot "fraternité" à l'assistance...
Un mode d'emploi du blog... ou quelques pistes de réflexions
D'un échange dans un forum, avec une personne, v..., qui me soutient que des professionnels travaillent correctement, ce dont je n'ai jamais douté :
v... a écrit:
mais cela je ne l'ai jamais nié..des incompétents il y en a dans toutes les catégories professionnelles..Le drame ici c'est bien évidemment que cela touche à la relation humaine et même des vies qui peuvent se briser ...
Ce n'est pas forcément une question d'incompétence. Je pense que les idéologies des travailleurs sociaux voire du juge et certaines doctrines (par exemple, le principe de précaution) pèsent parfois plus lourd que tu ne pourrais le penser. Si en plus de cela, certains trichent avec ces outils...
Prenons un exemple concret, la violence conjugale, un thème récurent de l'actualité. Quelqu'un qui a lu ceci et qui y adhère ne renverra jamais une femme à la maison :

La guerre secrète : vaincre la violence conjugale,
de Nathalie Zebrinska, L'Harmattan, 2003, p. 86
Qui pense mieux, qui pense plus mal ou travaille moins bien, va savoir. Ce qui est certain, c'est que dans ce domaine, les violences conjugales, les séparations conflictuelles, tout peut advenir.
Par là, quelques exemples tout à fait concrets ; apprécie la cacophonie et les couacs, tombe là dedans avec des enfants, de la violence avérée, suspectée ou simplement alléguée (parfois aux fins de nuire), et les partis et les enfants ne s'en sortiront pas indemnes :
• « Publicité » et une nouvelle injonction : « Réagissez ! »
• Une magistrate mise en cause pour avoir libéré un mari violent
Ajoute l'alcool et quelqu'un en prendra pour 8 ans, en moyenne :
• Etats généraux de l'alcool : « éduquer les écoliers aux bienfaits du vin »
Avec l'alcool, tu peux faire un constat intéressant s'agissant des conflits d'intérêts :
• les uns veulent promouvoir leurs terroires, leurs productions, le tourisme
• d'autres songent plutôt à la santé publique
Etampes bis ?
Dans le Val-d’Oise, à l'école Jean-Jaurès de Persan, un écolier de 10 ans a frappé son enseignante. Selon les premiers détails dévoilés par les médias, l’enseignante a bénéficié d’un arrêt de travail de huit jours et a décidé de porter plainte. Tout aurait commencé après une remarque de l’enseignante que l’enfant n’aurait pas appréciée.
Des parents désireraient que cet enfant soit maintenant scolarisé ailleurs. Or il y a 15 jours, Xavier Darcos demandait aux écoles d'instaurer un « code de la paix scolaire », souhaitant « faire en sorte que l'exclusion soit abandonnée » ; des enseignants avaient répondu que des établissements ont déjà instauré de telles règles. Un syndicat s'est exprimé, rappelant quels étaient les moyens dont disposaient cette école du Val-d’Oise. Ce type d'acte est « rarissime » et « aussi complètement inacceptable », a-t-il déclaré. Il aussi a noté qu'« un psychologue scolaire suivait l'élève depuis vendredi, compte tenu du fait qu'il ne pouvait être exclu de l'école ».
Plus tard, après de premières investigations, il est apparu que l’élève est « connu pour être perturbé » et qu'il bénéficiait d'un « suivi pédagogique particulier ». « Le parquet peut donner des suites pénales ou civiles à l'affaire », selon une source judiciaire au parquet de Pontoise.
L'enfant « a été entendu mardi par la police, en présence de ses parents avec lesquels il est reparti ». Cet enfant sera-t-il exclu, placé ou sera-t-il condamné à des travaux d'intérêt collectif au sein de l'établissement, comme le suggérait Xavier Darcos ? L'enfant de 10 ans et ses parents seront-t-ils les seuls tenus pour responsables ?
Ce cas rappelle celui d'Etampes, il avait été dit qu'« il y a plusieurs manières de regarder les mêmes faits ». En 2008, Kévani Wansale a été jugé et reconnu coupable, condamné à 13 ans de prison. Selon un article de l'Express, « le conseil de l'enseignante, Me Koffi Senah, déplorait [...] l'absence de l'Education nationale au procès, que sa cliente [Mme Karine Montet-Toutain] avait mise en cause, et le fait qu'un rapport de l'Inspection générale, qui concluait à l'absence de faute de la part de la hiérarchie, n'ait pas été versé au dossier. »
En Corse, les deux adolescents suspectés d'avoir tué un bébé en jetant des pierres d'une falaise ont été placés dans un foyer après une période de détention provisoire. Une instruction criminelle est toujours en cours.
Un «code de la paix scolaire» contre la violence
lefigaro.fr, 17/01/2008, extrait
Annoncé par le ministre de l'Éducation nationale, ce texte rappelle les sanctions prévues en cas de violation des règles de conduite.
Face à la montée de violence en milieu scolaire, le ministre de l'Éducation nationale, Xavier Darcos, a annoncé hier le lancement d'un chantier pour la rédaction d'un «code de la paix scolaire». Ce code, qui serait applicable à la rentrée prochaine, sera élaboré avec la participation des lycéens. «C'est précisément parce que les règles de vie à l'école sont unanimes, universelles, qu'elles sont partout les mêmes, que la loi prend son sens, je vais lancer le chantier de la rédaction d'un code de la paix scolaire national», a déclaré le ministre lors de la signature d'une convention pour la généralisation de l'action de l'association Initiadroit.
Actuellement, chaque établissement dispose de son propre règlement intérieur. Le nouveau code a précisément pour ambition d'inspirer ces textes. «Ce code rassemblera, dans une langue claire, concise et accessible à tous, et en particulier aux parents, les règles de conduite en vigueur au sein des établissements scolaires de tout notre pays et il rappellera les sanctions prévues à chaque fois qu'elles seront enfreintes», a-t-il précisé. Afin que ce texte soit connu des élèves, les équipes éducatives devront prendre le temps de le faire lire aux élèves. «Je ne saurai accepter la banalisation des faits de violence», a lancé avec force hier le ministre.
ENSEIGNEMENT - FAITS DIVERS - JUSTICE POLICE
L'agression d'une enseignante par un élève de 10 ans suscite l'émotion
[ 30/09/08 - 18H50 - AFP ] sur Les Echos, extrait
L'agression vendredi d'une enseignante de l'école Jean-Jaurès de Persan (Val-d'Oise) frappée plusieurs fois par un élève de dix ans, un fait rarissime en primaire, a suscité l'émotion des enseignants, des syndicats et du ministre de l'Education qui a exprimé sa "solidarité".
Le 41me fauteuil de l'Académie française
Selon le Canard, après quelques excès sur Internet, le colonel aurait préféré clouer le bec aux veuves ainsi qu'aux commentateurs anonymes. On peut penser à des veuves et à des proches, même à Surcouf, à divers passionnés qui ont pu être sensibles à l'appel lancé par Mme Aragonès... Cette faune a pu donner de la voix, récemment, via tous les médias ; ça suffit maintenant ! Il ne faudrait pas qu’une telle cacophonie perdure, elle pourrait altérer le moral des troupes en période de conflits alors que, par ailleurs, la réputation d’excellence de régiments du RPIMA ou de leurs moyens ont été sérieusement écornés par des faits, des rapports, des opinions et des témoignages récents.

Le Canard n° 4587
Il semblerait que tout le monde puisse se tromper ou ne pas être apprécié pour ses positions, ce que confirmerait Alain Rey dans un article du jour du Parisien intitulé : même les dictionnaires font des « fautes ». Rivarol nous a légué une oeuvre et de nombreuses bribes. Arsène Houssaye a prêté quelques maximes à Rivarol...
Des promesses... puis encore un cadavre, des investigations
Et suivra une ultime mesurette ?
Hier, j'ai envoyé une petite bafouille à l'Elysée. Je me demande quelle sera la réponse, si le message ne s'est pas simplement perdu dans le méandre des serveurs et services du château. La bafouille est au fond de mes notes, sans grande importance, si ce n'est la question que je posais à la Présidence de la République française : avez-vous envisagé de renforcer les contrôles des intervenants privés et du secteur associatif oeuvrant et contribuant, en France, à la protection de l'enfance ? Par le passé, j'ai envoyé une question similaire au ministre de la famille ; cette lettre est restée morte.
On se demande encore pourquoi autant d'enfants placés en France, un nombre qui a souvent fait l'objet de critiques, parfois vives. Ces services ne semblent pas offrir de garanties particulières d'avenir, de santé, de moralité, de sécurité ni même parfois, donc, de survie.
On nous répondra que, globalement, on ne peut pas dire que ça dysfonctionne, et qu'il ne s'agit ici que d'un fâcheux incident... comme tant d'autres qui ont émaillé ce secteur au cours de ces dernières années. J'admets bien sûr qu'un nourrisson risque moins de mourir à la Dass que dans sa famille. C'est moins vrai pour les ados. Mais j'ai pour ma part diverses raisons objectives de penser qu'il y a plus d'un foyer ou pouponnière en activité dans lequel un drame pourrait se produire. Les prochains faits divers nous renseigneront - sic.
Dommage qu'en France il faille le plus souvent un cadavre ou des actes de barbarie pour émouvoir les autorités... et pour étouffer ensuite les affaires ; voir par exemple le cas de Théo, Enfance et Partage était déçu parce que le juge n'a pas pu être entendu. Je crois que c'est culturel ; si je lis bien certains écrits professionnels, c'est même d'intérêt général...
Je connaissais déjà la négligence éducative. La discrimination, la diffamation c'est particulier, cela semble être d'utilité publique, surtout lorsque la justice est saisie. Aujourd'hui, j'ai découvert le mensonge thérapeutique. Tout semble bien être du domaine du possible dès lors qu'il s'agit de... socialisation et du dispositif français de la protection de l'enfance. Quand ce secteur va-t-il être moralisé à son tour ?
Mais je m'avance peut-être. De nos jours, en France, en 2008, ces choses et ces phénomènes pourraient être normaux, tout à fait acceptables. Dans un proche avenir, des spécialistes vont débattre encore sur le thème de l'éthique (voir Sciences Humaines, le numéro 197 d'octobre, l'annonce en page 70 ; un numéro avec un dossier sommaire, mais intéressant tout de même, sur les rouages de la manipulation mentale), on en saura peut être plus.
SEINE-ET-MARNE
Une enquête ouverte après la mort suspecte d'un bébé dans un foyer
NOUVELOBS.COM | 24.09.2008 | 12:54
L'enfant de sept mois a été retrouvé gisant près de son lit. Le procureur estime qu'il est peu probable que le nourrisson soit tombé seul.
Mort suspecte d’un bébé dans un foyer de l’enfance près de Melun
Le Mercredi 24 septembre 2008 à 15:24, www.actualite-francaise.com
Suite à des difficultés conjugales, un couple avait déposé un nourrisson de 7 mois dans le foyer à Rubelles, en Seine-et-Marne. Le jeune enfant, Abdel-el-Ilah, a été retrouvé mort, sur le sol, près de son lit dans la nuit de jeudi à vendredi.
La mère du petit Antoine placée en garde à vue
lefigaro.fr, 24/09/2008
Flambée sans précédent du pétrole
Le Parisien titre « chariot type de Luc Chatel » qui pourrait n'être qu'un « panier ». Si l'oseille venait à manquer, nous devrons nous contenter d'un sachet de la ménagère, voire de coupons à mâcher... Faut-il songer à immigrer ou à déposer une demande d'asile au Maroc ?
CALGARY, Alberta (PC), 22 h 23, extrait - La Banque alimentaire de Calgary, en Alberta, a battu le record mondial de quantité de nourriture récoltée en une seule journée, samedi.
La campagne de collecte d'aliments a amassé plus de 200 tonnes de nourriture, soit l'équivalent du poids d'une baleine bleue, l'animal le plus lourd de la planète.
Les plus de 7000 bénévoles de la communauté Church of Jesus Christ of Latter-day Saints ont distribué des sacs dans près de 360 000 maisons et entreprises de Calgary.
NEW YORK (AFP) — Les prix du pétrole ont connu une flambée sans précédent lundi à New York, bondissant de plus de 16 dollars sur cette seule journée, pour finir à 120,92 dollars, poussés par la baisse du dollar et des facteurs techniques.
Méfiance, les opeps sont parmi nous
Par les temps qui courent, sachez repérer l'allèle 334, le violent, le déviant, le criminel violeur-né, le pervers narcissique, ce pédophile potentiellement multirécidiviste capable d'un « acte lâche », ce monstre susceptible de verser à tout moment dans la « folie à l'état pure », il s'en terre peut être un près de chez vous. Sachez aussi repérer l'OPEP, à ne pas confondre avec l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP).

Le déviant, le fou, l'OPEP vu par Leonard,
ses proportions, au 15ième siècle.
PARIS (AFP) - Le fichier de renseignements Edvige continue de faire des vagues dans les milieux associatifs, syndicaux et politiques, jusqu'au gouvernement où le ministre de la Défense, Hervé Morin, se "pose un certain nombre de questions".
Edvige, qui fait l'objet de nombreux recours en Conseil d'Etat, permet notamment la collecte d'informations sur des mineurs âgés d'au moins 13 ans et "susceptibles" d'infractions, ainsi que sur les responsables politiques et syndicaux, suscitant de vives critiques.
Dernière sortie, et jusqu'à présent la plus surprenante, le ministre de la Défense et président du Nouveau Centre (NC, partenaire de l'UMP), Hervé Morin, s'est interrogé publiquement samedi sur certains contenus du fichier, y voyant "un curieux mélange des genres".
Des psychopathes dès la maternelle ?
La Haute Autorité de santé préconise une prise en charge précoce de certains troubles de personnalité.
QUOTIDIEN : Mercredi 21 juin 2006
C'était un étrange travail qu'avait commandé la Haute Autorité de santé (HAS) à la magistrate Nicole Maestracci, en lui demandant d'organiser une audition publique sur «la prise en charge de la psychopathie». D'autant que cela intervenait dans un contexte polémique : une pétition intitulée «Non au zéro de conduite» s'alarmait des velléités formulées dans un rapport de l'Inserm, bruyamment soutenu par Nicolas Sarkozy, de détecter dès l'âge de 3 ans des troubles de conduite chez l'enfant. Le rapport présenté hier était donc très attendu. La commission se dit favorable à une détection des «troubles de conduite chez l'enfant pour pouvoir les prévenir et les prendre en charge». Sans risque d'être contredite, puisque cela relève du bon sens, Nicole Maestracci justifie ainsi cette position : «Nous défendons de manière très ferme l'idée qu'il faut s'occuper des enfants qui vont mal.»
... Coordination. Même si la commission évoque un risque de stigmatisation, «celui de laisser des enfants sans proposition de prise en charge est largement plus important». Mais quelle prise en charge ? Nicole Maestracci insiste sur une bonne coordination entre les acteurs, mais note «qu'en Seine-Saint-Denis, 5 000 enfants ont dû attendre plus de un an avant de pouvoir consulter». Quant aux adultes, la commission exprime des réserves sur la possibilité, pour les experts psychiatres, «de prévoir la récidive des délinquants». Et se montre «réservée sur le fait de conditionner une réduction de peine au suivi d'une thérapie en prison».
Prise en charge de la psychopathie
20 juin 2006 | Communiqué de Presse de la Haute Autorité de Santé
Suite à une demande du ministère de la Santé et des Solidarités, une audition publique sur la « Prise en charge de la psychopathie », organisée par la Haute Autorité de santé, s'est déroulée les 15 et 16 décembre 2005. Elle a permis un débat entre experts, professionnels et public, au terme duquel une Commission d'audition s'est réunie pour rédiger un rapport d'orientation et des recommandations. Les recommandations de la Commission d'audition portent sur la définition de ce trouble de la personnalité. Elles concernent sa prévention chez l'enfant et l'adolescent ainsi que sa prise en charge chez l'adulte. La Commission d'audition émet des recommandations sur la coordination et la formation des différents acteurs des secteurs sanitaire et judiciaire concernés, ainsi que sur les recherches à mener.
Les recommandations de la Commission d'audition. La Commission d'audition constate que la « psychopathie » n'est pas une maladie mentale, mais un trouble de la personnalité qui ne peut être reconnu qu'à l'âge adulte. Elle recommande en conséquence d'utiliser la formulation : « organisation de la personnalité à expression psychopathique » plutôt que le terme « psychopathie ». Les données concernant la prévalence de ce trouble de la personnalité dans la population générale sont inexistantes.
Différencier organisation de la personnalité à expression psychopathique et acte de délinquance. En l'absence de données fiables, la Commission d'audition recommande la plus extrême prudence sur l'existence d'un lien causal entre organisation de la personnalité à expression psychopathique et délinquance. Les études existantes, qui montrent une surreprésentation des personnes souffrant de troubles mentaux en prison, ne portent pas spécifiquement sur les personnalités à expression psychopathique.
Promouvoir la recherche. Face au manque de données scientifiques valides en France, la Commission d'audition insiste sur la nécessité de disposer d'études fiables afin, d'une part, de mieux fonder les décisions médicales, d'autre part, d'éclairer les choix de politique publique. Ces études doivent associer plusieurs champs disciplinaires : psychiatrie, psychologie, santé publique, sociologie, criminologie.
Ces jeunes dont les services sociaux ne savent plus quoi faire
Il s'avérerait donc, qu'effectivement, et contrairement à l'avis de certains juges et de l'OSE France, les foyers, c'est moins merveilleux qu'on ne pourrait le penser (un placement met nécessairement les enfants hors de danger selon le Dalloz). Mon commentaire, sur le Monde :
05.08.08 | 20h29 @Martel, lorsque l'ASE s'empare d'une situation, les parents ne peuvent plus faire grand chose. Dans le pire des cas, de tels services sont juste bons à déboussoler les enfants, à semer la zizanie là où une famille s'en sortait à peu près bien, et à rapporter n'importe quoi au juge. Puis suit généralement un placement des enfants en institution, des lieux réputés pathogènes. Heureusement qu'il y a les parents à stigmatiser, ça sauve la face à certains professionnels et visionnaires.
Ces jeunes dont les services sociaux ne savent plus quoi faire
LE MONDE | 05.08.08 | Extraits
Dans le jargon des travailleurs sociaux, on les appelle des "incasables". Des jeunes, en grande difficulté, face auxquels les institutions sociales, scolaires, médicales et judiciaires apparaissent dépassées. Des mineurs passant d'un dispositif à un autre, d'une structure d'accueil à un foyer, d'un service pédiatrique à un institut thérapeutique, sans jamais trouver de réponse efficace à leur souffrance. Des cas extrêmes, quantitativement limités, figurant parmi les quelque 250 000 mineurs bénéficiant de mesures de protection de l'enfance en France, mais qui perturbent la vie des établissements scolaires, des foyers, des hôpitaux.
Une étude inédite réalisée sous la direction du sociologue Jean-Yves Barreyre, remise fin juillet à l'Observatoire national de l'enfance en danger (ONED), dresse le portrait et les parcours de cette population en grande souffrance, souvent perçue comme "ingérable" par les professionnels, et qui se retrouve fréquemment devant les juges des enfants, comme victimes et/ou comme auteurs de violences. Leur point commun est d'avoir subi des "événements traumatiques graves" (violences familiales, décès d'un proche, rejet par les parents, alcoolisme parental, troubles psychiatriques, etc.) qui constituent l'autre facette, rarement médiatisée, des "faits divers".
... Sur 4 600 enfants et adolescents suivis par l'aide sociale à l'enfance (ASE) dans ces deux départements, les éducateurs ont ainsi recensé 80 jeunes présentant ce profil, dont ils ont reconstitué, de façon très détaillée, l'itinéraire. Soit, extrapolé à la population nationale, quelques milliers de mineurs en France.
"C'est peu comparé aux enfants et jeunes accueillis à l'ASE et, de manière générale, à la population des moins de 20 ans. C'est beaucoup, notamment quand on examine les parcours et les situations de vie", souligne M. Barreyre, directeur du CEDIAS (Centre d'étude, de documentation, d'information et d'action sociale), en insistant sur l'impact considérable que peut avoir chacun de ces jeunes dans les quartiers, les collèges, les familles ou les foyers qu'il traverse.
Car l'étude montre que ces "incasables" posent des difficultés souvent insurmontables aux institutions.
... L'étude conclut à "une souffrance mal traitée", insuffisamment prise en compte par les professionnels. Pour les chercheurs, ce qui caractérise ces jeunes est le fait qu'ils conservent leurs "plaies à vif" pendant des années. Dès lors, faute d'avoir répondu aux traumatismes initiaux, les institutions voient ces enfants et adolescents rejeter les uns après les autres les dispositifs vers lesquels ils sont orientés.






















