Archives pour: Octobre 2008
« La désobéissance civile ne s'improvise pas »
NDLR : Je dédicace ce billet au substitut qui assistait à l'audience, ce 28 mai dernier, à Nanterre. Je préfère de loin être aux côtés des plus débiles et des infra-citoyens de la République plutôt que d'avoir un jour à m'excuser auprès de millions de gens, comme a du le faire un moment Bigard, l'humoriste, suite à ses affirmations au sujet du 11 septembre.
Plus d'infos sur millecolombes.blogspace.fr
Une formation est utile pour tous ceux qui se battent de manière non violente pour changer le monde. Ce stage, que le collectif organise tous les mois, réapprend à désobéir et permet aux participants d'éviter les bêtises, de meux s'organiser et d'aller plus vite dans leur lutte.
Enseigner la désobéissance civile est-il légal ? Nous n'avons reçu aucune plainte formelle. L'article 2 de la déclaration des droits de l'homme de 1789, qui fait partie de notre bloc de constitution, affirme le droit du citoyen à résister. Lorsqu'une loi est injuste, le citoyen est légitime à y désobéir. Par ailleurs, ce n'est pas nous, mais les stagiaires qui fixent les limites entre ce qu'ils considèrent comme un geste violent et une démarche non-violente. Toute action directe, en outre, ne relève pas systématiquement d'une rébellion contre la loi, parfois on agit pour réclamer à ce qu'un texte soit bien appliqué !
Quel regard portent les forces de l'ordre sur votre démarche ? La police s'intéresse à ce que nous faisons et nous le fait savoir, mais nous n'avons pas eu d'ennuis. De temps en temps, on aperçoit des hélicoptères qui survolent le terrain de formation, des gendarmes rendent visite aux militants qui nous hébergent. Les RG dorment parfois près du lieu de stage, mais rien de plus.
«La désobéissance civile ne s'improvise pas»
lefigaro.fr, 29/10/2008 | Mise à jour : 17:26
INTERVIEW - Mercredi et jeudi, le «collectif des Désobéissants» organise en Moselle un stage de désobéissance civile. L'animateur du collectif, Xavier Renou, revient sur la philosophie et le programme de cette «formation» inhabituelle.
LE FIGARO - Qu'est-ce-que la désobéissance civile ?
XAVIER RENOU - C'est un moyen d'action directe non violente qui permet de se réapproprier l'action politique. On agit directement là où se pose le problème sans passer par des intermédiaires comme les élus. On sent un regain d'intérêt pour cette méthode car les moyens traditionnels de protestation ont moins d'impact que par le passé : les dirigeants sont devenus moins sensibles aux pétitions, aux manifestations…
Loup... Qui es tu ?...
NDLR : Voir également Quelques discours, le bon docteur et la naissance du récit noir.

Le programme du colloque
Du dossier de presse de la campagne Enfance et Partage 2008...
La visibilité médiatique de procès mettant en cause des adultes accusés de mauvais traitements à enfants -quel qu'en soit le résultat- peut-elle faire progresser la cause de la protection des intérêts des mineurs chez les magistrats et dans l'opinion publique ?
Rodolphe Costantino : La médiatisation de certains procès a pu avoir des effets désastreux sur l'opinion publique, et au-delà, dans nos enceintes judiciaires. Il est bien évident, par exemple, que la couverture médiatique d'affaires où des adultes ont été accusés à tort, a fait se propager en force une suspicion généralisée autour de la parole de l'enfant et de sa crédibilité. Mais ces affaires ne sont pas légion, et il est important que continue de leur être opposé le flot perpétuel des procédures aboutissant à des condamnations. Outre que la médiatisation permet de conserver présent à l'esprit de l'opinion que la maltraitance des enfants est une réalité bien vivante de notre société, elle permet à ceux qui se sentent concernés (auteurs et victimes) d'entrevoir que ces faits ne demeurent pas impunis. La médiatisation de ces affaires contribue de surcroît à maintenir une sorte d'état de vigilance et à cet égard elle s'apparente aussi à un outil de prévention.
Mythographe
NDLR : Alors que les débats Dolto, parents déboussolés, enfants rois, tyrans et barbares pourraient sous peu faire rage, un article de Charli Hebdo me fait beaucoup penser aux restrictions, aux interdictions, aux limitations et refus opposés aux parents lors de l'accès à un dossier d'assistance éducative...

Charlie Hebdo n° 853, 22 octobre 2008
Jeanne d'Arc devant ses nouveaux juges
Le Figaro magazine, 24/10/2008 | Mise à jour : 15:39
L'an dernier, un livre et un film à sensation prétendaient apporter des révélations fracassantes sur la Pucelle. Colette Beaune, une de nos meilleures médiévistes, rétablit la vérité.
Le 29 mars 2008, Arte diffusait un documentaire de Martin Meissonnier : Vraie Jeanne, fausse Jeanne. Le film, qui prétendait établir un portrait authentique de la Pucelle d'Orléans, attirera un million de téléspectateurs. Huit jours plus tôt, il avait été projeté en avant-première devant les spécialistes de Jeanne d'Arc qui avaient été interviewés pour l'émission. En sortant de la projection, Colette Beaune, universitaire au verbe pondéré, était en colère. « C'est du mépris pour le public », lâchait-elle.
Les pères en mal d'autorité ?
Enquête
Les pères en mal d'autorité
LE MONDE | 22.10.08 | 13h48 • Mis à jour le 22.10.08 | 16h19
Alex et Adèle, la petite quarantaine, parents de deux garçons, sont un couple moderne. Le partage des tâches ne semble pas poser problème. Lui ne rechigne pas à faire la cuisine, s'occuper des enfants, donner le bain et adore câliner. Elle n'hésite pas à monter des étagères sans avoir besoin d'attendre son aide.
Seulement voilà, depuis quelque temps, Adèle reproche à Alex de manquer d'autorité auprès des jumeaux. "C'est surtout moi qui leur pose des limites alors que j'ai tendance à considérer que l'autorité doit être sexuée et relève du masculin."
Lui n'est pas d'accord. L'autorité n'est pas l'apanage des hommes, de même que la relation affectueuse et charnelle n'est plus celle des femmes. Père de jumeaux prématurés qui ont passé de longues semaines en couveuse, il s'est rendu, chaque jour, à l'hôpital avec sa femme. Où, sur les conseils de l'équipe soignante, chacun d'eux prenait contre lui, à même la peau, un des nouveau-nés dans un corps-à-corps affectueux. "On ne peut pas tout demander aux pères, c'est-à-dire d'être à la fois dans un rapport plus intime, plus charnel avec leurs enfants et dans le même temps d'assumer le rôle de gendarme", considère-t-il.
Le reproche est lancinant. Les pères, et surtout les nouvelles générations, manqueraient d'autorité. "Les parents restent enfermés dans un jeu de rôle. A la mère, l'affection, au père, le rôle autoritaire, déplore Michel Fize, sociologue au CNRS, auteur d'un livre sur les relations père-fils. Ce sont des choix de société. Nous sommes passés de l'ère de la puissance paternelle à celle de la démocratie familiale, mais le rôle du père reste le fruit d'une collection d'idées reçues."
Serge Hefez, psychiatre-psychanalyste, voit défiler dans son cabinet ces hommes déboussolés, coincés entre la réalité de leur quotidien où ils sont très proches de leurs enfants et les représentations anciennes du pater familias, figure tutélaire de l'autorité.
"Dès qu'il y a un déficit d'autorité dans une famille, on s'en prend au père qui serait trop câlin ou trop absent, déplore Serge Hefez, psychiatre-psychanalyste. Et paradoxalement, plus les pères sont impliqués dans l'éducation de leurs enfants, plus on parle de carence paternelle. Mais il faut admettre que l'autorité n'est plus patriarcale mais conjointe."
Un communiqué du CRIF : « on est jamais obligé d'obéir »

Un communiqué paru dans le Parsien du 23 mars 2007
Les enfants bandits ?
Les enfants bandits ?
La violence des 3-13 ans dans les banlieues
de Sonia Imloul et Cyril Azouvi
Aux éditions du Panama, mars 2008
Biographie des auteurs, selon amazon.fr. Née à Saint-Denis (93), membre du Conseil économique et social, chargée de mission Action sociale à la Délégation interministérielle à la Ville (DIV), fondatrice de l'Association de prévention de la délinquance des mineurs Respect 93, Sonia Imloul se penche depuis des années sur la situation dramatique de la petite enfance dans les quartiers les plus sensibles de Saint-Denis. Cyril Azouvi est journaliste.
Du mot de l'éditeur, sur la FNAC...
L'objet de ce livre est de dresser un tableau de cette « primo-délinquance » dans les quartiers sensibles des cités, en prenant comme exemple celle de Saint-Denis, dont l'auteur, Sonia Imloul, est issue. Pour cette dernière, et pour les très nombreux témoins interrogés dans le cadre de cette enquête, la délinquance est un mal qui se repère et se manifeste dès le plus jeune âge.
Par cette thèse, l'auteur s'inscrit en faux à la fois contre les discours de Nicolas Sarkozy sur une violence aux origines génétiques, mais aussi contre le collectif « Pas de zéro de conduite pour les enfants de 3 ans » qui, réagissant à la publication d'un rapport Inserm sur le dépistage précoce des troubles du comportement (septembre 2005), proclament que « rien n'est définitivement joué dans l'histoire d'un être humain, pas plus à 3 ans qu'après ».
Médecins, Brigade des mineurs, Brigade des stups, Syndicat des commissaires de police, animateurs en centre de loisirs, éducateurs, directeurs d'école, parents, journalistes, procureurs, avocats et grands délinquants « adultes » témoignent au contraire que tout se joue très tôt. En d'autres termes, plus l'enfant « tombe » tôt dans la délinquance, plus il risque d'y rester longtemps.
A l'ARSEA : « une logique citoyenne et surtout le respect des autres »

Sur DNA, le 11/9/2008, un CEF « pour tenter de les sauver »
Alsace Mulhouse Premiers jeunes au centre éducatif fermé
Le 02/10/08 à 06:57 - L'Alsace
L’équipe éducative du centre éducatif fermé (CEF) installé au Cockrouri à Mulhouse a accueilli, hier, les quatre premiers adolescents qui resteront six mois dans cette nouvelle structure.
Géré par l’Association régionale d’aide à l’enfance en difficulté (l’Arsea), ce centre est une première dans le Haut-Rhin, mais aussi en Alsace, en raison de son public. Il accueillera des jeunes âgés de 16 à 18 ans, placés par la justice, encadrés par 27 personnes:professeurs, éducateurs, personnels administratifs et techniques.
« Le but de cette structure est de permettre à des jeunes en difficulté de retrouver un rythme de vie, une logique citoyenne et surtout le respect des autres, rappelait dernièrement la directrice Marie-Pierre Claire. Ce n’est pas un endroit "sécuritaire", mais plutôt un lieu qui va permettre de remettre un certain nombre de jeunes dans une logique de vie en société. »
La « disparition » de Maëliss
NDLR : Des scans de mauvaise qualité mais une maman très active.
Son site Internet : http://lebensborn2-mafille-maeliss.skynetblogs.be

Enquête « obérée » auprès des parents d'enfants placés
Délégation ANCREAI Ile de France – CREAI Rhône Alpes, juillet 2002 selon le contenu
Un document de source www.yvelines.fr, extrait significatif...
Dans le cadre du volet enfance – famille du schéma de deuxième génération (2003 – 2007) du département des Yvelines, le Conseil Général a souhaité connaître l’avis des parents d’enfants placés sur les dispositifs et services mis en place au bénéfice de leur(s) enfants et de leur famille.
Pour ce volet, les rencontres se sont effectuées le plus souvent au domicile des parents. Cependant, la représentativité de l’échantillon est obérée par la procédure nécessaire de contact avec les familles qui est passée par les chefs d’établissement. Ceux-ci ont donc pu opérer un premier tri en fonction de critères propres, dont leur propre appréciation des capacités à (et des volontés de) s’exprimer sur la question au moment de l’enquête.
Enquête auprès des enfants placés à l’Aide Sociale à l'Enfance et de leurs parents
Un document de source www.med.univ-angers.fr, extrais significatifs...
Cette enquête a été réalisée en Maine et Loire par les services de la Direction du Développement Social et de la Solidarité (DDSS) du Conseil Général (CG) en charge de la protection de l'enfance, de l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE) et de la Prévention et Promotion de la Santé Familiale (PPSF-PMI), en partenariat avec le Service de Pédopsychiatrie et le Département de Santé Publique de la Faculté de Médecine d’Angers.
Les enfants de notre échantillon avaient en moyenne 4 ans au moment de leur admission. Ils étaient des garçons pour 57 % d’entre eux. L’enfant était considéré abandonné de fait par son père pour 20 % et par sa mère pour 2 % d’entre eux. La famille était dite instable pour 64 % des dossiers. Les 92 dossiers concernaient 66 familles. Treize enfants étaient enfants uniques ; les autres avaient une famille de 5 enfants en moyenne. [...] Le placement était judiciaire dans 80 % des dossiers. [...] Il apparaît que globalement les parents acceptent le placement, les enfants y adhèrent et les professionnels l’approuvent.
La Légion d'honneur de Papon
NDLR : « C'est pas nous ! », m'a répondu la Dass du Val d'Oise. « Il y a contentieux, je ne vous réponds plus », m'a écrit le Médiateur du Conseil général du Val d'Oise. « Vous êtes dans le déni », m'a dit le juge Thierry Reveneau. Je me demande maintenant pourquoi Papon a été privé de sa médaille. Vive la France.
POLEMIQUE
La Légion d'honneur de Papon refait débat après sa mort
NOUVELOBS.COM | 19.02.2007, extrait
Alors que son avocat a affirmé que l'ancien haut fonctionnaire serait inhumé avec sa décoration, la classe politique se dit choquée. Maurice Papon a été déchu en 1999 de toutes ses décorations.
Au lendemain du décès de Maurice Papon, son avocat, Me Francis Vuillemin, a affirmé dimanche 18 février qu'il veillerait "personnellement" à ce que l'ancien haut fonctionnaire soit inhumé avec sa Légion d'honneur. Une démarche jugée "choquante" par plusieurs politiques, alors que la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, "mal à l'aise", estimait qu'"il y a un moment où les polémiques ne sont plus de mise".
Parents vulnérables, enfants séparés
Enfances & Psy n° 37 2007/4
Dossier : Vivre avec un parent malade, sur CAIRN
Parents vulnérables, enfants séparés
Pour des soins préventifs
Michel Dugnat, Marina Douzon
Résumé de l'article. Le respect des parents et l’intérêt supérieur de l’enfant sont parfois contradictoires. Les dispositifs sanitaires et sociaux proposés actuellement pour les enfants des parents fragilisés par la souffrance psychique ou la précarité sociale sont le produit d’une longue histoire et de débats complexes d’actualité. L’état du placement familial qui peine à devenir thérapeutique, la rareté des unités d’hospitalisation conjointes mère-bébé, pratique marginale, espoir d’une prévention prévenante des troubles de la relation mère-bébé, conduisent actuellement à une réflexion prometteuse : une meilleure prise en charge de la grossesse et de la naissance, avec la mise en place d’un entretien prénatal précoce et soutenant. Tous ces éléments devraient permettre de favoriser, pendant cette période sensible de la grossesse et du post-partum, un accompagnement favorisant la construction de la parentalité pour l’ensemble des parents, et en particulier pour les parents fragiles.
Ce respect des parents par des professionnels de santé mieux coordonnés optimisera les chances d’une rencontre entre la mère, les parents et leur bébé. Celui-ci pourra être pris en compte dans toutes ses dimensions, « bébé de la réalité comme bébé imaginaire ».
Mots-clés : parentalité, périnatalité, prévention, placement, entretien prénatal précoce.
Dans le même volume...
« Docteur, je voudrais savoir quelle maladie a ma mère »
Frédérique van Leuven
Résumé de l'article. Les enfants qui ont des parents souffrant de troubles psychiatriques en vivent souvent les conséquences dans leur quotidien, qu’ils vivent auprès d’eux ou qu’ils fassent l’objet d’une mesure de placement. Pourtant, très peu d’informations leur sont transmises par les soignants des parents. Cet article vise à mettre en évidence les raisons de cette résistance à aborder ce sujet avec eux, résistance souvent présente chez les professionnels. L’article souligne l’importance de pouvoir écouter les questions des enfants et de tenter d’y répondre.
Mots-clés : troubles psychiatriques, parents, enfants, éthique, droit à l’information, prévention.
Familles, je vous haime
L'actualité analysée par le psychiatre Serge Hefez
03/10/2008, extrait - Les Français sont-ils vraiment déprimés ?
Une étude publiée la semaine dernière par le bulletin épidémiologique de l’InVs (institut de veille sanitaire) nous apprend que 8,8% de la population, soit 5,5 millions de Français, seraient soumis à un «épisode dépressif majeur». Ces données recueillies avant la crise qui affecte aujourd’hui le moral de la planète laissent rêveur…
On peut toutefois se demander qui n’adhèrerait pas à des questions du type : «Au cours des douze derniers mois, vous est-il arrivé de vivre une période d’au moins deux semaines consécutives pendant laquelle vous vous sentiez triste, déprimé(e), sans espoir ?»…
Une tristesse qui dure une quinzaine de jours suffit en effet à vous faire basculer dans un «état sub-syndromique» qui toucherait lui près de 20% de la population.
Vous apprendrez en poursuivant cette étude que «le veuvage, le divorce, et le chômage sont des éléments aggravants»… ça va mieux en le disant.
Je ne prends pas la maladie dépressive à la légère. Je suis confronté chaque jour à des patients déprimés qui se lèvent le matin en pleurant après une nuit d’insomnie et qui se considèrent comme des déchets de l’humanité. Un traitement anti-dépresseur associé à un soutien psychothérapique les soulage dans la plupart des cas. Je n’ai aucune hésitation à en prescrire et il me faut parfois les convaincre du bien fondé du médicament.
Mais je me refuse à considérer le veuvage, le divorce ou le chômage, comme la tristesse, le désespoir ou l’angoisse que ces situations peuvent provoquer comme des maladies.
Efficacité de la Justice et évolutions en France
26 septembre 2008
Budget de la Justice 2009
Présentation du budget de la Justice pour 2009, sur www.justice.gouv.fr
Rachida Dati, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, a présenté, vendredi 26 septembre, le budget de la Justice pour l’année 2009. Seul ministère à bénéficier de créations d’emplois (+952) et avec un budget en hausse de 2,6%, la Justice est confirmée comme priorité du gouvernement.
Axant son discours sur « la volonté de résultat » qui doit guider une dépense publique plus « efficace », Rachida Dati a rappelé que les 6,66 milliards d’euros alloués en 2009 à la Justice, ont pour vocation de répondre aux missions fondamentales de la Justice : « protéger, sanctionner, servir ».
Efficacicé de la Justice : la France avant-dernière en Europe
France Info - 8 octobre, 17:36
Selon le le rapport 2008 de la commission européenne pour l’efficacité de la Justice (CEPEJ), qui compare les système judiciaires en Europe, la justice française est dans le peloton de queue, quels que soient les critères retenus.
Les douloureuses affaires Mortara et Finaly
Une enfance volée : l'Affaire Finaly
Durée: 110 mn.
Genre : Téléfilm - Drame
Origine: Fra. 2008. Stéréo.
Réalisation: Fabrice Genestal.
Résumé. En 1944, deux enfants en bas âge, Gérald et Robert, sont cachés dans une crèche de Grenoble alors que leurs parents juifs sont déportés. A l'issue de la Seconde Guerre mondiale, la tante des deux petits tente de retrouver la trace de ses neveux. Elle fait appel à Moïse Keller, un vieil ami vivant à Grenoble. Celui-ci trouve rapidement la trace de Gérald et Robert. Mais il se heurte à l'hostilité d'Antoinette Brun, la tutrice officielle des garçons. En effet, celle-ci refuse catégoriquement de les confier à leur tante. Usant de tous les stratagèmes à sa disposition, Antoinette Brun obtient même l'appui des notables locaux. Lorsqu'elle fait baptiser Gérald et Robert, le scandale éclate. Et l'affaire finit devant les tribunaux.
Une ancienne description du net. En avril 1944, les époux Finaly confient leurs deux fils, Robert et Gérald, à une crèche de Grenoble dirigée par Antoinette Brun, catholique fervente, mais ils meurent en déportation. En 1945, une tante, Margaret Fischel-Finaly, réclame les enfants à Mlle Brun, qui refuse de les rendre et qui, en 1948, avoue les avoir fait baptiser. En 1952, une décision de justice ordonne leur restitution, mais les enfants ont fui en Espagne, cachés par des institutions catholiques. Il faudra une campagne d'opinion pour les faire rentrer. Depuis, les frères Finaly vivent en Israël.
Un siècle plus tôt, en 1858, des gendarmes pontificaux de Bologne avaient kidnappé l'enfant Edgardo Levi-Mortara, qui, malade, avait été secrètement baptisé par une servante. Malgré des protestations officielles (Napoléon III, François-Joseph), Pie IX a toujours refusé de rendre le jeune homme, devenu prêtre et mort à Liège en 1940.
La dénonciation en France durant la Seconde Guerre mondiale
NDLR : Pour références ultérieures... l’historiographie sur le sujet est pour le moment inexistante ou presque.
De source www.memorial-caen.fr,
Du jeudi 27 au vendredi 28 novembre 2008
Colloque international : La dénonciation en France durant la Seconde Guerre mondiale
Ce projet a comme point de départ une interrogation contemporaine : dans les représentations mentales, le phénomène de la délation est inévitablement associé à l’Occupation et au régime de Vichy – les dénonciateurs sont supposés s’être comptés en millions et être restés, pour la plupart d’entre eux, dans le plus lâche des anonymats (les fameuses « lettres anonymes »). Les idées reçues sur le sujet abondent, et l’on peut dire qu’il est peu d’objets aussi insaisissables pour l’historien que celui de la dénonciation.
Tandis qu’elle s’est développée à l’étranger depuis une vingtaine d’années, notamment pour l’étude de l’Allemagne nazie et de l’Union soviétique, l’historiographie sur le sujet est inexistante ou presque à propos de la France. ...
« Peut-être qu'on s'est trompé », a dit le ministre
Des bagagistes musulmans de l'aéroport de Roissy portent plainte pour discrimination
LEMONDE.FR : Article publié le 20.10.06, extraits
Quatre bagagistes de confession musulmane ont saisi le tribunal administratif de Pontoise, jeudi 19 octobre, contre une décision de la préfecture de Saint-Denis de leur retirer leur badge permettant d'accéder à une zone sensible de l'aéroport de Roissy. "Un référé en suspension de la décision du préfet de retirer leur habilitation pour cause de confession musulmane a été déposé cet après-midi", a indiqué l'un de leurs avocats, Me Daniel Saadat. [...] Jacques Lebrot a assuré que le retrait des badges était indépendant de leur confession musulmane et a insisté sur "la recherche terroriste" motivée par les attentats de Madrid et de Londres. "Le risque terroriste est très important en France. (...) Pour nous, quelqu'un qui va passer des vacances plusieurs fois au Pakistan, cela nous pose des questions", a-t-il dit, assurant que plusieurs bagagistes y avaient séjourné dans "des camps d'entraînement". [...] "Des procédures de licenciement sont en cours, car sans badge [les bagagistes] ne peuvent pas travailler", a souligné Me Moutet. Aucun motif n'a été, selon lui, invoqué, à l'exception que les bagagistes, maghrébins, n'ont "pas démontré qu'ils avaient un comportement 'insusceptible' de porter atteinte à la sûreté aéroportuaire".
« Peut-être qu'on s'est trompé », mais dans ce cas, « qu'ils fassent valoir leurs droits devant les tribunaux », a-t-il ajouté. « Je préfère qu'on ait le risque d'un contentieux devant un tribunal parce qu'on aura été trop sévère pour une habilitation plutôt qu'on se retrouve avec un drame par ce qu'on n'aura pas été assez sévère. »
Sarkozy justifie le retrait des badges
Le Figaro avec AP, le 21 octobre 2006

Roissy, aéroport Charles de Gaulle, le terminal E2
Roissy : deux retraits de badges suspendus, pourvoi du ministère de l’Intérieur
lefigaro.fr, 15 novembre 2006
Le tribunal a expliqué, à propos d’un de ces cinq employés, qu'« il ressort des pièces du dossier et notamment de la conclusion négative contenue dans la note de l'unité de coordination de lutte anti-terroriste qui a servi de base à la décision litigieuse, que le comportement et les relations » de l'employé « peuvent représenter une menace potentielle pour la sûreté aéroportuaire ».
PARIS (AP), le 10/5/2007 - Le préfet de Seine-Saint-Denis a procédé ces derniers jours à la restitution de badges d'accès à l'aéroport francilien de Roissy aux derniers salariés de la plateforme qui en avaient été privés fin 2006, ont rapporté jeudi les avocats des "débadgés" s'étonnant de l'absence d'explications.
"Les derniers bagagistes de Roissy qui avaient vu leur retrait de badge confirmé par le tribunal administratif au vu des notes de l'UCLAT (Unité de coordination de lutte anti-terroriste) stigmatisant un comportement activiste et dangereux se voient restituer les habilitations ces derniers jours", a annoncé Me Eric Moutet, l'avocat de la CFDT dans un communiqué.
Ces restitutions, même aux personnes pour lesquelles le retrait avait été confirmé en justice, prouvent, selon l'avocat que la "dangerosité plaidée par le ministère de l'Intérieur et la préfecture (...) n'était que du vent". Certains "débadgés" ont cependant été licenciés entre-temps et certains sont sans emploi à ce jour, précise-t-il.
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