La présentation de la réforme de l'adoption reportée
PARIS (AFP) - La secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Rama Yade, a indiqué jeudi à la sortie du Conseil des ministres que la réforme sur l'adoption qui devait être présentée ce jeudi n'a finalement pas été évoquée, du fait du contexte international.
"On n'en a pas parlé aujourd'hui", a dit Mme Yade, précisant que la mort des soldats français en Afghanistan avait été au coeur du Conseil des ministres.
Interrogée sur la date du report, elle a précisé : "j'espère la prochaine fois". Le prochain Conseil des ministres doit avoir lieu mercredi.
Le plan sur l'adoption des secrétaires d'Etat, Rama Yade et Nadine Morano (Famille) prévoit notamment une procédure d'agrément mieux encadrée, la création d'une autorité centrale pour pallier le manque de coordination actuelle, des fonds de coopération humanitaire et une relance de l'adoption nationale.
PARIS (AFP) - Procédure d'agrément mieux encadrée, création d'une Autorité centrale, relance de l'adoption nationale: le gouvernement doit présenter jeudi un plan pour simplifier les démarches d'adoption en France et à l'étranger.
... Selon Mme Morano, sur 23.000 enfants placés en familles d'accueil après décision d'un juge en 2006, 219 demandes judiciaires d'abandon ont été prononcées après déclaration par les services sociaux que l'enfant était "délaissé", ce qui représente moins de 1% d'enfants adoptables.
Pour améliorer ces chiffres, la procédure de déclaration de délaissement devrait être simplifiée, et les parquets pourront saisir le tribunal d'une demande de déclaration d'abandon.
Et maintenant, le traiteur pour chiens
Animaux
Et maintenant, le traiteur pour chiens
leparisien.fr | 21.08.2008, extrait
DU POULET label rouge, du boeuf, des abats ou des poissons cuisinés avec petits légumes bio… Pour les chiens, Jean-Michel Bailly met les petits plats dans les grands. Chaque mercredi et samedi, ce traiteur d’un nouveau genre propose au marché de Melun (Seine-et-Marne) des menus destinés aux clients à quatre pattes. Des plats concoctés par ses soins dans son laboratoire, sans conservateurs, et vendus sous vide.
Ce n’est pas tout : sur son étal, on trouve aussi des petits gâteaux au poulet, des oreilles de porc et de la panse de boeuf séchée paraît-il très utile pour détartrer les dents des canidés !
« Cela surprend toujours. Certaines personnes me disent que c’est scandaleux alors que des êtres humains ne mangent pas à leur faim. Mais dans l’ensemble, j’ai beaucoup de remarques positives », sourit ce cuisinier âgé de 45 ans, qui a longtemps travaillé dans le commerce équitable avant que ne lui vienne cette idée originale.
... A tous ceux qui redouteraient de devoir dépenser une fortune pour remplir la gamelle de leur chien, le traiteur assure que ses prix restent « raisonnables » : 1,45 € les 300 grammes de boeuf, carottes, courgettes et riz basmati complet, ou 1 € les 12 petits gâteaux au poulet.
Kafka pornographe ? Les universités en émoi
Porn claims outrage German Kafka scholars
The Guardian, Friday August 15 2008, excerpt
The German-speaking world of Kafka scholars hit out yesterday over a British academic's claims that the writer had a penchant for hard porn.
James Hawes, a Kafka expert and novelist, claims in his book Excavating Kafka, published in Britain yesterday, that the writer was a subscriber to upmarket pornography. Furious German academics reacted by accusing Hawes of prudishness, sensationalism and even antisemitism.
Kafka pornographe ? Les universités en émoi
LE MONDE | 20.08.08 | Extrait
En Angleterre, on l'appelle déjà "l'affaire K" : une polémique qui ferait sourire si elle ne plongeait pas dans l'émoi la plupart des universitaires et spécialistes de Franz Kafka (1883-1924), dont on fête le 125e anniversaire de la naissance à Prague. "L'affaire" a commencé le 7 août avec la sortie en Grande-Bretagne d'un livre de James Hawes intitulé Excavating Kafka. Dans cet ouvrage publié aux très sérieuses éditions londoniennes Quercus, James Hawes - diplômé d'Oxford actuellement professeur de "creative writing" à Oxford Brookes University - s'emploie à dynamiter la quasi-"image pieuse" qui entoure selon lui l'auteur de La Métamorphose.
En particulier, il entend révéler au grand jour un "penchant" méconnu de Kafka pour ce qu'il appelle "la pornographie, purement et simplement". Pour cela, Hawes produit des textes dénichés à la British Library de Londres et à la Bodleian Library d'Oxford, dont certains publiés dans un journal intime de Kafka intitulé Améthystes/Opales, et qu'il qualifie de "glauques" et "déplaisants".
"Je ne prétends pas avoir fait là une découverte, explique James Hawes dans The Guardian du 15 août, mais j'ai été choqué lorsque j'ai découvert ces documents, notamment parce que je n'en ai jamais entendu parler dans aucune biographie universitaire. Il y a chez les experts de Kafka une curieuse conspiration de la censure." Pourtant, ajoute-t-il, "nous avons affaire à un écrivain dont le moindre griffonnage, la moindre note de blanchisserie ont été passés à la loupe, pour expliquer sa psyché. Mais l'industrie Kafka ne veut pas avoir à connaître de ces "choses" qui terniraient l'image de son idole."
Du côté des universitaires, allemands notamment, la riposte ne s'est pas fait attendre. "Personne n'a jamais dit que Kafka était pur et chaste", dit le biographe de Kafka Reiner Stach, qui insiste sur l'idée que ses images "pornographiques" sont surtout des représentations mentales fonctionnant comme des jeux ou des "caricatures". Plus sévères, le biographe et critique Klaus Wagenbach ainsi que la chercheuse Anjana Shrivastava qualifient respectivement James Hawes, dans Frankfurter Allgemeine Zeitung et Der Spiegel, d'"idiot", de "prude" et de "semeur de haine"...
Afghanistan : au nom du « combat contre le terrorisme »...
A Kaboul, Sarkozy demande aux soldats de «relever la tête» • Le président français Nicolas Sarkozy arrivé à Kaboul ce mercredi a demandé aux soldats français de «relever la tête», au nom du «combat contre le terrorisme», après la mort de dix des leurs dans une attaque des talibans
AFP
LIBERATION.FR : mercredi 20 août 2008
Les Etats-Unis et l'OTAN face aux questions sur leur stratégie afghane
LE MONDE | 21.08.08 | Extraits
La recrudescence des attaques des talibans contre les troupes de l'OTAN en Afghanistan, illustrée de façon spectaculaire par la mort de 10 soldats français dans une embuscade tendue à Saroubi, à 50 km de la capitale Kaboul, relance la question de la stratégie d'ensemble des Occidentaux dans ce pays, sans pour autant qu'une solution miracle ni une alternative apparaissent clairement.
Les problèmes de l'effort international en Afghanistan sont identifiés depuis longtemps : manque de coordination entre le militaire et le travail de reconstruction, manque de troupes étrangères, corruption des autorités afghanes, spectre d'un narco-Etat. Mais face à une crise qui a pris une forte dimension régionale, des questions-clés, notamment celle de savoir s'il faut entamer un dialogue avec des talibans dits "modérés", ou bien quelle stratégie déployer face à la déstabilisation du Pakistan, n'ont toujours pas trouvé de réponse cohérente.
De l'avis de nombreux experts, certaines de ces réponses ne pourront pas être apportées avant l'arrivée d'une nouvelle administration américaine.
Avec le drame survenu à Saroubi, "la France semble découvrir à son tour un conflit dans lequel les alliés de l'OTAN sont engagés depuis bientôt sept ans déjà", note l'analyste Daniel Korski, du European Council on Foreign Relations.
... Aux Etats-Unis, une certaine inquiétude gagne les milieux sécuritaires : l'Afghanistan est-il un bourbier ? En juin, pour la première fois, les pertes américaines ont été plus lourdes en Afghanistan qu'en Irak. Et la situation "va empirer dans les six prochains mois", pronostique Bruce Riedel, un ancien de la CIA spécialiste de la région, qui estime que l'OTAN est sous-équipée "en hommes et en matériel" pour résister efficacement à l'offensive de ses adversaires.
"L'OTAN est en train de perdre cette guerre", dit pour sa part Michael O'Hanlon, expert des questions de défense de la Brookings Institution à Washington.
... Le débat s'inscrit dans la perspective de la prochaine élection présidentielle américaine, mais l'idée d'un "surge" en Afghanistan (augmentation de troupes) semble faire consensus.
... Certains experts, comme MM. Riedel et O'Hanlon, pensent que la "plus grande faute" stratégique commise par Washington a été de "ne pas avoir bâti une armée afghane" aux capacités adéquates. Le secrétaire américain à la défense, Robert Gates, s'est déclaré convaincu, la semaine dernière, de l'importance de disposer d'une force locale, loyale et bien équipée. "S'il faut 10 milliards de dollars par an durant plusieurs années pour former et équiper une armée afghane, cela coûtera toujours moins cher que d'accroître massivement le contingent de l'OTAN, et c'est l'option politique la plus efficace pour stabiliser le pays", commente O'Hanlon. Les pays de l'OTAN, dit-il, doivent s'en donner les moyens.
... Et "tant qu'un nouveau président américain ne mènera pas une politique émancipée de l'héritage Bush, assimilé par les Pakistanais au soutien au régime du général Musharraf, il sera impossible de les convaincre que la lutte contre les islamistes est leur propre intérêt", ajoute M. Riedel.
Hommage aux soldats: «Sans carton d'invitation, on n'entre pas !»
LIBERATION.FR : jeudi 21 août 2008, extraits
«Le citoyen lambda est systématiquement refoulé à l’entrée. Faut avoir une invitation officielle pour rendre hommage à des soldats morts pour la France… C’est quand même fou» s’étonne Hélène. Plantée sur le trottoir, face à l’entrée des Invalides, elle observe depuis plus d’une heure le manège des voitures officielles. Et surtout le va-et-vient des personnes voulant assister à la cérémonie. «Il y a quelques minutes, une femme, complètement hystérique, s’est jetée sur les policiers pour essayer de passer. Apparemment, elle était de la famille d’un des soldats tués». Elle ne parviendra pas à rentrer.
Manque de tact
Les ordres sont les ordres. Les bras en croix, les agents de la police nationale sont intraitables. «Personne n’entrera sauf si vous avez un carton d’invitation». La formule blesse. Elle n’est pas du goût de ce jeune homme venu rendre hommage à un ami d’enfance tué lors de l'embuscade à l'est de Kaboul. «Il était parti pour une mission de trois semaines. Il devait rentrer dans quelques jours…» Visiblement ému, il regrette l’intransigeance des forces de l’ordre et leur manque de tact. «Carton d’invitation? On croirait qu’il parle d’un gala ou autre fiesta.»
... 11h15, quelques minutes avant le début de la cérémonie: un ordre reçu dans l’oreillette, et voilà les policiers qui baissent la garde, permettant l'accès à la cour d’honneur. Le laissez-passer durera, en tout et pour tout, cinq minutes. Le temps de permettre à une cinquantaine de personnes de rentrer. Les autres resteront derrière les grilles pour des raisons de sécurité.
«Et voilà, si on était arrivé plus tôt... Pas de chance» peste Chantal. De passage à Paris, elle a eu envie de venir «pour voir». Pas «par voyeurisme», non, mais pour apporter son soutien aux familles des soldats. «Mon fils est sapeur pompier, c’est un métier à risque aussi. Mais, on a beau le savoir, on se dit toujours que ça va aller, qu’il n’arrivera rien…»
Afghanistan : il n'y a pas eu de « tirs amis », selon l'OTAN
L'Otan a qualifié de "totalement infondées" les informations du journal français Le Monde selon lesquelles des soldats français avaient été victimes de "tirs amis" lors de l'embuscade en Afghanistan qui a coûté la vie lundi et mardi à dix d'entre eux.
Soldats tués : pas de "tirs amis" (Otan)
Source : AFP, 21/08/2008
Blessé à la cuisse, un légionnaire du 2e REP meurt en portant secours à ses camarades
LE MONDE | 21.08.08 | Extrait
KABOUL, ENVOYE SPECIAL
Quarante-huit heures après l'embuscade qui a coûté la vie à dix soldats français en Afghanistan, lundi 18 août, on commence à connaître les dessous de ce véritable piège de feu dans lequel les militaires ont été pris pendant plus de six heures. Certains blessés du 8e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa), qui a subi l'essentiel des pertes, ont tenu à souligner le comportement "héroïque" de leur camarade légionnaire du 2e Régiment étranger de parachutistes (REP) mort au combat. Le caporal-chef Penon, âgé d'une trentaine d'années, était auxiliaire-sanitaire. Versé par l'état-major dans cette unité du 8e RPIMa, il faisait office d'"aîné" auprès des jeunes avec lesquels il patrouillait.
Nadine Morano : un droit, si on ne crée pas les moyens, à quoi ça sert ?
PARIS (AP) - La secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano s'est félicitée jeudi des chiffres élevés de la fécondité en France, qui a atteint 2,0 enfants par femme en 2006, assurant que le gouvernement allait encourager encore plus la natalité grâce à la création de places de garde supplémentaires.
"Bien sûr que nous pouvons faire mieux" que cet excédent naturel, qui marque un record de ces 30 dernières années selon les chiffres de l'INSEE, a lancé Mme Morano sur France-2. "On nous envie beaucoup en Europe", en particulier "sur nos modes de garde que nous allons continuer à développer".
"Nous consacrons à la politique familiale, toutes dépenses confondues, 83 milliards d'euros, c'est 5 points du PIB", a souligné la secrétaire d'Etat à la Famille. Et "l'engagement du président de la République, c'est, à la fin du quinquennat, d'avoir développé 350.000 offres de garde supplémentaires".
Interrogée sur le droit opposable à la garde d'enfants d'ici 2012, Mme Morano a rappelé que "ce que nous voulons mettre en avant en priorité, c'est de créer toutes ces places". "Parce qu'un droit qu'on peut créer pour la justice (...), si on ne crée pas les moyens en face, à quoi ça sert?". Et de marteler que "la priorité c'est d'abord de créer tous les moyens à disposition des parents".
Enfant trouvé : levée de la garde à vue de la mère et des proches de la nounou
MARSEILLE (AP) - Les trois gardes à vue prononcées dans le dossier du petit Mohamed, cet enfant retrouvé seul dans une cité marseillaise il y a deux semaines, ont toutes été levées, a-t-on appris mercredi soir auprès du parquet de Marseille.
La mère du petit garçon, entendue depuis son retour mardi après midi par la brigade des mineurs, avait été placée en garde a vue, pour "aide au séjour irrégulier" de la nounou à qui elle avait confié l'enfant avant de se rendre au chevet de sa mère le 9 juillet.
Le concubin de la nounou et la personne que la maman de Mohamed présentait comme la mère de la nounou et qui s'avère être "une parente proche" avaient eux aussi été placés en garde à vue pour les mêmes motifs. Ils ont également été relâchés. Aucune mise en examen n'a été prononcée.
Quant à la jeune femme à qui Mohamed avait été confiée, elle a été identifiée par les enquêteurs mais n'avait toujours pas été interpellée mercredi.
Afghanistan : « On tire toujours les enseignements d'incidents comme cela », selon François Fillon
PARIS (Reuters) - Des soldats blessés dans l'embuscade de Saroubi évoquent dans Le Monde des erreurs de commandement et de coordination lors de l'opération qui a fait 10 morts et 21 blessés.
Dans le même temps, des proches des victimes dénoncent les conditions dans lesquelles des jeunes soldats sont envoyés sur un terrain extrêmement périlleux.
"Il ne fallait pas envoyer ces jeunes au casse-pipe. Maintenant, c'est arrivé, le pire", a déclaré à Reuters Roland Grégoire, oncle d'un caporal tué lundi à Saroubi.
En réponse aux polémiques naissantes, le général Elrick Irastorza, chef d'état-major de l'armée de terre, a assuré que cette opération serait décortiquée "pour améliorer les procédures, la façon de travailler."
"On tire toujours les enseignements d'incidents comme cela, et surtout de la gravité de celui-là, mais rien ne remettra en cause le choix que nous avons fait avec 45 pays de défendre la liberté et la sécurité du monde", a déclaré pour sa part le Premier ministre, François Fillon.
Le Pentagone n'a "pas d'informations" faisant état de tirs amis pendant l'embuscade en Afghanistan au cours de laquelle dix soldats français ont été tués et 21 blessés, a déclaré aujourd'hui un de ses porte-paroles, Bryan Whitman, en réaction à des informations de presse.
"Nous n'avons pas d'informations faisant état de victimes causées par le soutien aérien rapproché" fourni par les forces américaines lors de l'embuscade, a-t-il affirmé, en précisant parler à la fois de blessés ou de tués.
Selon le quotidien Le Monde daté de demain, qui cite des soldats blessés lors de l'embuscade, les frappes aériennes de l'Otan, opérées par les Américains pour secourir les unités attaquées, ont "raté leur cible et touché des soldats français, de même que des tirs venant des soldats afghans positionnés en aval".
Otan/"tirs amis" : les USA pas au courant
Source : AFP, 20/08/2008
Afghanistan : Les soldats blessés racontent l'embuscade, les combats, les erreurs...
Le père de Julien Le Pahun, l'un des dix soldats tués lundi lors de combats contre les talibans en Afghanistan, a demandé aujourd'hui "que le gouvernement arrête d'envoyer des enfants se faire tuer dans un stand de tir organisé".
"Il faut que le gouvernement arrête d'envoyer des enfants se faire tuer, se faire trucider dans un stand de tir organisé car pour une première mission, c'était mission impossible. On n'envoie pas des enfants qui n'ont qu'un an de formation sur un front qui est horrible", a regretté Joël Le Pahun, le père de Julien qui allait avoir 20 ans aujourd'huo.
"Protégeons les autres enfants pour que ça ne se reproduise plus jamais et envoyons plutôt des troupes aguerries", a-t-il insisté. M. Le Pahun a expliqué qu'il "ne compte pas en rester là" et qu'il demanderait au président de la République Nicolas Sarkozy "de (leur) expliquer ce qui s'est réellement passé car il y a beaucoup de questions".
"Je l'appellais quasiment tous les jours. Il avait très peur et la dernière fois que je l'ai entendu vendredi il m'a raconté qu'ils étaient passés dans un corridor et que s'il y avait eu des talibans, ils seraient tous morts. Je pense que c'est ce qui s'est passé lundi", a-t-il précisé.
Le père d'un soldat tué en colère
Source : AFP, 20/08/2008
Les soldats blessés racontent l'embuscade, les combats, les erreurs...
LE MONDE | 20.08.08 | Extraits
KABOUL ENVOYÉ SPÉCIAL
La France a connu, dans la soirée du lundi 18 août, ses premières lourdes pertes en Afghanistan, au cours d'une embuscade qui a coûté la vie à dix soldats français et blessés vingt et un de leurs camarades. Selon une source militaire en poste à Kaboul, les combats ont fait rage de 13 h 30 jusqu'à la nuit. Les derniers blessés ont été évacués mardi vers 2 heures du matin.
Les dix soldats tués appartenaient au 8e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa), basé à Castres (Tarn), au 2e Régiment étranger de parachutistes (REP), basé à Calvi (Haute-Corse), et au Régiment de marche du Tchad (RMT), basé à Noyon (Oise).
Dès l'annonce officielle de leur décès, Nicolas Sarkozy a tenu à justifier la présence et l'envoi de troupes françaises sur le sol afghan. "La cause est juste, a déclaré le président français. C'est l'honneur de la France et de ses armées de la défendre. Au nom de tous les Français, je renouvelle à nos armées la confiance de la Nation pour remplir leur mission." Au même moment, interrogé par l'Agence France-Presse, un porte-parole des talibans revendiquait l'attaque.
... L'opération dans laquelle étaient engagés les soldats s'inscrivait dans le cadre de l'extension du mandat des troupes françaises en Afghanistan, et notamment dans la province de Kapisa, décision prise par le président Sarkozy après le sommet de l'OTAN de Bucarest début avril.
... Le chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, a décrit, lors d'une conférence de presse à Paris, ce qu'il a décrit comme "une embuscade bien montée". "Arrivé à proximité d'un col, le chef de section a fait débarquer l'élément de tête de sa section pour aller reconnaître le site à pied." C'est à ce moment-là que "le feu nourri" des assaillants a surpris la patrouille.
... Ce récit officiel paraît toutefois fort incomplet en comparaison des témoignages de soldats français blessés dans l'embuscade et rencontrés par Le Monde mercredi matin à Kaboul.
Le nombre de victimes s'expliquerait notamment, selon ces soldats, par la lenteur de la réaction du commandement et de sérieux problèmes de coordination. L'unité de reconnaissance chargée d'approcher le col à pied est restée sous le feu ennemi "pendant près de quatre heures sans renfort". "Nous n'avions plus de munitions pour nous défendre avec d'autres armes que nos Famas", raconte un blessé.
Certains des soldats français tombés dans l'embuscade dressée lundi par des talibans en Afghanistan ont été "touchés" par les frappes aériennes de l'Otan censées leur permettre de sortir de ce guet-apens, affirme aujourd'hui le quotidien Le Monde, d'après des témoins.
Des soldats touchés par l'Otan?
Source : AFP, 20/08/2008, extrrait
Plainte des ostréiculteurs du bassin d'Arcachon pour pollution
BORDEAUX (AFP) - La section régionale conchylicole du bassin d'Arcachon a déposé plainte mardi pour pollution après l'interdiction à la vente et à la consommation depuis le 24 juillet des huîtres du banc d'Arguin, a-t-on appris mercredi auprès de son avocat, Me François Ruffié.
"A partir du moment où le préfet de la Gironde prend des mesures de répression, nous le prenons au mot, nous voulons savoir s'il y a véritablement pollution et si c'est le cas qui est à l'origine de cette pollution", a déclaré à l'AFP Me Ruffié.
La plainte a été déposée au nom "de la section régionale conchylicole et de 158 professionnels de la mer" dont des pêcheurs et des mytiliculteurs, la vente des moules du bassin étant également interdite depuis près d'un mois, selon l'avocat libournais.
"Dans la mesure où les professionnels concernés n'ont en rien modifié leurs méthodes de travail et où les coquillages sont impropres à la consommation humaine il apparaît que ceux-ci ont été atteints par un facteur exogène constitutif de pollution", indiquent les requérants dans leur plainte.
Une réunion de travail est organisée mercredi au ministère de la Pêche sur la question spécifique du Bassin d'Arcachon en parallèle à une autre réunion qui se penchera notamment sur la question de la surmortalité cette année des jeunes huîtres.
La mère du garçon trouvé seul à Marseille en garde à vue
MARSEILLE (AFP) - La mère du garçon de deux ans et demi trouvé seul à Marseille il y a deux semaines, a été placée en garde à vue dans la soirée de mardi, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
Il lui est reproché une aide au séjour irrégulier de la "nounou" à qui elle aurait confié son enfant, a-t-on précisé de même source.
Selon les éléments fournis par le procureur de la République de Marseille, mardi en fin d'après-midi, la mère du jeune enfant l'avait confié à cette amie, moyennant finances.
Cette somme d'argent (500 euros versés au départ auxquels devait s'ajouter un montant de 200 euros au retour, selon le procureur) pourrait être constitutive d'une aide au séjour irrégulier de cette "nounou" qui n'a toujours pas été retrouvée.
Par ailleurs, le concubin de la "nounou" a lui aussi été placé en garde à vue pour la même raison.
Mardi, la mère du petit Mohammed trouvé il y a 15 jours, errant, seul, dans une cité du nord de Marseille, était revenue par avion à Marseille où elle réside. Elle était partie en Algérie le 9 juillet au chevet de sa mère malade.
Vérificatrice générale de la ville de Gatineau : la fin d'une saga
OTTAWA-GATINEAU (RC) - Le retour au travail de la vérificatrice générale de Gatineau, Sophie Lachance, n'aura duré que des quelques semaines. Elle a conclu une entente de départ avec la Ville. Sophie Lachance quittera son poste le 28 août.
Cet accord met ainsi fin à une série de rebondissements et de procédures judiciaires. « Mme Lachance est satisfaite, comme la Ville de Gatineau, du règlement qu'on a adopté cet après-midi », a indiqué le maire, Marc Bureau, mardi.
Le 13 novembre 2007, les conseillers municipaux de Gatineau ont décidé à l'unanimité de mettre fin au contrat de la vérificatrice générale quatre ans avant son échéance. Les élus affirmaient que le lien de confiance avec elle avait été brisé à la suite d'une dispute au sujet de dépenses d'environ 4000 $ qu'elle avait effectuées et qu'ils jugeaient non réglementaires.
Mme Lachance a porté plainte auprès de la Commission des relations du travail. L'instance judiciaire lui a donné raison et a même annulé son congédiement.
Le conseil municipal de Gatineau a dénoncé cette décision lors d'un vote partagé. Le maire Bureau a même demandé à la vérificatrice générale de ne pas se présenter au travail avant de se rétracter.
Mme Lachance occupe de nouveau ses fonctions depuis le 9 juin.
Bébé tué/polémique : la famille s'exprime
Les parents de Camille, 8 mois, tué le 5 août par une pierre jetée des remparts de Bonifacio (Corse-du-sud) se sont dits mardi "rassurés" par le placement en foyer des deux adolescents à l'origine de la mort, estimant que cela "met un terme à la polémique tendant à victimiser" ces derniers. "Les parties civiles du drame de Bonifacio sont rassurées par le placement en foyer des deux mineurs, qui met un terme à la polémique tendant à victimiser les auteurs présumés", ont déclaré les parents dans un communiqué transmis par leur avocate.
Ils estiment que l'instruction criminelle en cours est "amplement justifiée par les éléments matériels du dossier" et précisent n'avoir "aujourd'hui qu'un souhait: voir cette instruction se dérouler le plus sereinement possible et aboutir à la manifestation de la vérité, dans le respect du souvenir de leur enfant unique". Lundi, la cour d'appel de Bastia a décidé de remettre en liberté les deux adolescents, âgés de 13 et 14 ans, et de les placer durant six mois dans un foyer dépendant du centre d'action éducative de la Protection judiciaire de la jeunesse à Bastia.
Bébé tué/polémique : la famille s'exprime
Source : AFP, 19/08/2008
15h28 vu
Skyblog pour les adolescents de Bonifacio
le 19/08/2008, arretsurimages.net, extrait
Après la mort d'un bébé, tué par une pierre jetée du haut de la falaise à Bonifacio, le 5 août, deux adolescents ont été incarcérés, le 7 août. Un comité de soutien a ouvert, le 13 août un Skyblog pour demander leur libération (intervenue lundi 18 août, au profit d'un transfert dans une établissement spécialisé).
Du cache google,
de la page telle qu'elle était affichée le 18 août 2008 01:10:12 GMT,
un extrait...
Une enquête est en cours.
Un procès aura lieu.
Une décision sera rendue.
En quoi la remise en liberté d'... et de ... pourrait elle faire obstacle au bon exercice de la justice ?
En quoi ces deux enfants pourraient-ils entraver le bon déroulement de l'enquête ou remetre en cause l'Ordre Public?
il s'agit d'enfants !
... et ... ne peuvent devenir l'exemple de fermeté par lequel notre société tenterait de s'éxonérer des responsabilités qui sont les siennes en matière d'éducation de sa jeunesse.
La sur-médiatisation de ce drame ne doit pas non plus entamer l'independance de la justice , principe fondamental de la France.
Soutenons ... et ... et leurs familles face à la décision de fermté démesurée dont ils font l'objet.
L'Iran affirme que sa fusée Safir peut mettre en orbite un satellite léger
TEHERAN (AFP) - L'Iran a annoncé avoir lancé avec succès dimanche une fusée porteuse de fabrication locale et réussi à mettre en orbite un "satellite d'essai", un acte jugé "inquiétant" par Washington et pouvant exacerber les tensions déjà fortes à cause du programme nucléaire iranien.
WASHINGTON (AFP) - Le récent test opéré par l'Iran visant à mettre en orbite un satellite factice à l'aide d'une fusée a échoué, a affirmé mardi un responsable de la défense américain, sous couvert d'anonymat.
"Nous avons détecté un tir de missile depuis l'Iran le 16 août et nos informations indiquent qu'il n'a pas réussi", a-t-il déclaré, en précisant: "Il n'a pas atteint l'orbite".
TEHERAN (AFP), extrait - L'Iran a affirmé lundi que la fusée Safir (ambassadeur) lancée la veille est capable d'envoyer dans l'espace un satellite léger grâce à un programme spatial qui reste entouré de mystère.
"La fusée est capable de placer un satellite léger en orbite basse à une distance minimale de 250 km de la Terre et maximale de 500 km", a affirmé la télévision d'Etat.
Mais au lendemain du lancement de la fusée, Téhéran n'a fourni aucune information sur les performances de l'engin, dont la télévision n'a montré que de brèves images du vol.
L'Iran avait affirmé avoir procédé le 4 février à son premier lancement d'une "fusée spatiale" censée avoir atteint une altitude entre 200 et 250 km.
Le directeur de l'Agence spatiale israélienne, le professeur Yitzhak Ben Israël, a minimisé lundi les risques posés par le lancement de la fusée dimanche.
"L'Iran a encore beaucoup de chemin à parcourir en matière de satellites, et exagère délibérément ses succès spatiaux et aériens pour dissuader Israël et les Etats-Unis d'attaquer ses sites nucléaires", a-t-il déclaré.
Un responsable de la sécurité israélienne a en revanche jugé "inquiétant" ce lancement, tout comme la Maison-Blanche pour qui "le développement et le test de fusées est une source d'inquiétude".
Satellite factice: "échec" d'un test iranien
Source : AFP, 19/08/2008
Le récent test opéré par l'Iran visant à mettre sur orbite un satellite factice à l'aide d'une fusée a échoué, a affirmé aujourd'hui un responsable américain, sous couvert d'anonymat.
Nous avons détecté un tir de missile depuis l'Iran le 16 août et nos rapports ont indiqué qu'il n'avait pas réussi", a-t-il déclaré, en précisant: "Il n'a pas atteint l'orbite".
Téhéran avait annoncé avoir lancé avec succès dimanche une fusée porteuse de fabrication locale et réussi à mettre en orbite un "satellite d'essai".
Mais au lendemain du lancement de la fusée, l'Iran n'a fourni aucune information sur les performances de l'engin, dont la télévision n'a montré que de brèves images du vol.
Incendie au parlement égyptien
LE CAIRE (AP) - Un important incendie a éclaté mardi dans le parlement égyptien, entraînant l'hospitalisation de cinq personnes intoxiquées par les fumées, ont annoncé des responsables.
Aucune explication officielle n'a été donnée sur la cause du feu, qui a ravagé le palace du XIXe siècle abritant la chambre haute du parlement. Les flammes ont surgi des fenêtres du dernier des trois étages du bâtiment et ont gagné le deuxième niveau, alors que des hélicoptères déversaient de l'eau sur le brasier.
Les employés évacués ont précisé que les autorités avaient écarté tout acte terroriste, et qu'un court-circuit électrique avait provoqué l'incendie. Une épaisse fumée noire s'élevait au-dessus du Caire.
Parmi les personnes hospitalisées, figurent des employés et des pompiers, selon Ahmad Salah, le chef des opérations.






















