Archives pour: Juillet 2008
Echange de prisonniers et dépouilles entre le Hezbollah et Israël
ROSH HANIKRA, Israël (AP) - Les légistes israéliens ont identifié les corps remis mercredi par le Hezbollah libanais, confirmant qu'il s'agit des soldats Ehoud Goldwasser et Eldad Regev. Ils seront inhumés jeudi, a déclaré le général Avi Benayahou, porte-parole de l'armée.
NAQOURA (AFP) - Israël et le Hezbollah ont échangé mercredi les dépouilles de deux soldats israéliens enlevés en 2006 et ceux combattants du mouvement chiite libanais dans le cadre d'un accord qui a provoqué jubilation au Liban et tristesse en Israël.
Israël a identifié les deux corps comme ceux de ses deux soldats, a annoncé la radio publique israélienne. Une information qui n'a pas été confirmée par l'armée israélienne.
La remise de cinq prisonniers libanais, dont la libération par Israël est prévue par l'accord, devait suivre.
"Nous remettons aujourd'hui Ehud Goldwasser et Eldad Regev", les deux soldats israéliens capturés il y a deux ans, a déclaré le représentant du Hezbollah, Wafik Safa, devant deux cercueils noirs confiés au Comité international de la Croix rouge (CICR) à Naqoura, dans le sud du Liban, à proximité de la frontière israélienne.
L'enlèvement des deux Israéliens, le 12 juillet 2006 en territoire israélien, à la frontière libanaise, avait été déclencher une offensive israélienne de 34 jours où 1.200 personnes ont été tuées côté libanais, pour la plupart des civils, et 160 côté israélien, essentiellement des soldats.
Une adolescente décède dans un feu de grange
LUNEVILLE (AP) - Une adolescente de 13 ans qui était portée disparue depuis l'incendie mardi après-midi d'une grange à Barbas, petit village de Meurthe-et-Moselle, a été retrouvée morte dans la soirée, selon le Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (CODIS).
LORRAINE
Une adolescente décède dans un feu de grange
leparisien.fr | 15.07.08 à 22h23
Une adolescente de 15 ans est décédée mardi après-midi dans l'incendie d'un hangar agricole à Barbas, petit village situé à une demi-heure de Nancy.
Guatanamo : les autorités canadiennes aujourd'hui dans l'embarras
L'interrogatoire se déroule sur trois jours et montre le désenchantement progressif de l'adolescent qui comprend que ses interlocuteurs n'ont pas fait le voyage à Guantanamo pour le rapatrier comme il le souhaitait.
Par moments, il pleure et se tire les cheveux de désespoir. Il montre également ses blessures à ses interlocuteurs. L'un d'entre eux tente de le calmer, et lui dit qu'il faut qu'il "mange quelque chose", ajoutant: "je comprends que cela soit stressant".
Les avocats de Omar Khadr ont indiqué que l'enregistrement - en partie censuré - ne révélait aucune nouvelle information, mais que sa diffusion permettrait au public de comprendre qu'il a été "berné" par le gouvernement canadien.
OTTAWA (AFP) - Le premier enregistrement vidéo de l'interrogatoire d'un détenu à Guantanamo a été diffusé mardi montrant un adolescent fragile, le Canadien Omar Khadr, éclater en sanglots et perdre sa confiance à l'égard des autorités canadiennes aujourd'hui dans l'embarras.
Quintuple meurtre : l'auteur présumé est mort
TOULOUSE (Reuters) - L'auteur présumé d'un quintuple meurtre commis jeudi dernier à Magdelaine-sur-Tarn (Haute-Garonne) est mort dans la nuit de lundi à mardi à l'hôpital Purpan de Toulouse, des suites de sa tentative de suicide, annonce le procureur de Toulouse Michel Valet.
"Jean-Claude Vacquier est décédé mardi matin vers 4H30 à l'hôpital où il se trouvait dans un état comateux profond depuis son admission", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.
L'homme avait été admis à l'hôpital après s'être tiré une balle dans la tête samedi soir. Après le crime, il a enregistré des déclarations sur cassette audio, retrouvées dans son véhicule, qui équivalent pour le procureur à des aveux. Il est établi qu'il a agi seul, selon le magistrat.
Incendies de voitures : « un pic » lié au 14 juillet
PARIS (AFP) - 295 véhicules ont été incendiés et 98 personnes ont été interpellées en France dans la nuit du 14 au 15 juillet, a indiqué mardi matin à l'AFP le ministère de l'Intérieur.
14 Juillet : le comédien Kad Merad fait une lecture remarquée
The Associated Press, extrait
PARIS - Moment fort lundi matin dans le cadre de la célébration de la Fête nationale des Français par l'acteur Kad Merad, co-vedette du film "Bienvenue chez les Ch'tis". Le comédien a lu devant la tribune présidentielle le Préambule de la déclaration universelle des droits de l'Homme et ses huit articles, socle commun à tous les travaux des Nations unies (ONU).
Kad Merad était visiblement ému devant le parterre de personnalités politiques mondiales, notamment celles venues des pays de l'Union européenne mais aussi de l'Union méditerranéenne en devenir. Devant le président Nicolas Sarkozy, le comédien Kad Merad, vêtu de pied en cap en Emanuel Ungaro, a lu le Préambule de la déclaration universelle des droits de l'Homme.
Le 10 décembre 2007, Journée des droits de l’homme, le Secrétaire général a lancé une campagne d’une année au cours de laquelle toutes les entités du système des Nations Unies prendront part à des activités jusqu’au 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) le jour même de la Journée des droits de l’homme 2008. A lire sur un.org
Le 10 décembre 1948, les 58 Etats Membres qui constituaient alors l’Assemblée générale ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme à Paris au Palais de Chaillot (résolution 217 A (III)). Pour commémorer son adoption, la Journée des droits de l'homme est célébrée chaque année le 10 décembre.
Préambule
Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.
Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.
Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.
Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.
Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.
Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.
Washington vole au secours du système financier
Washington vole au secours du système financier
LE MONDE | 14.07.08 | Extrait
Pour rassurer les marchés financiers américains avant leur ouverture, lundi 14 juillet, et enrayer une panique perceptible à la fin de la semaine du 7 au 12 juillet, le Trésor américain et la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) ont annoncé dimanche un "plan d'action immédiat" pour éviter l'effondrement des deux géants du refinancement du crédit, Freddie Mac et Fannie Mae. Au cours de cette même semaine, l'action du premier avait chuté de 47 %, celle du second de 45 %. Organismes privés sous supervision publique, leurs cours s'étaient effondrés de moitié en début de séance, vendredi 11, les marchés craignant qu'ils se retrouvent très vite en manque de liquidités.
Face au risque d'une faillite de ces piliers du crédit – ils détiennent ou garantissent 45 % de l'encourt actuel des prêts immobiliers aux Etats-Unis, soit 5 300 milliards de dollars –, dont les conséquences "systémiques" seraient incommensurables, Henry Paulson, le secrétaire au Trésor, a donc rendu public dimanche les grandes lignes d'un plan de sauvetage.
La décision sur la burqa saluée à gauche et à droite
La décision sur la burqa saluée à gauche et à droite
LE MONDE | 14.07.08 | Extrait
A gauche comme à droite, les responsables politiques se sont félicités de la décision du Conseil d'Etat de refuser la nationalité française à une Marocaine portant une burqa. L'arrêt, révélé par Le Monde (du 12 juillet), juge que cette femme de 32 ans, mariée à un Français et mère de trois enfants nés en France, "a adopté, au nom d'une pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française et, notamment, le principe d'égalité des sexes".
Nuit du 13 au 14 juillet : un bilan à 8h00
En 2007, un bilan arrêté plus tôt, à 06h00, par le ministère de l'Intérieur, avait fait état, pour la nuit du 13 au 14 juillet, de 266 véhicules incendiés dont 195 en Ile-de-France, 100 personnes interpellées, dont 89 en Ile-de-France, et 46 placées en garde à vue dont 43 en Ile-de-France.
PARIS (AFP) - Deux cents quatre-vingt dix-sept véhicules ont été incendiés et cent vingt et une personnes ont été interpellées en France dans la nuit du 13 au 14 juillet, selon un bilan communiqué lundi à 08H00 par le ministère de l'Intérieur.
Interpellation de manifestants de RSF hostiles à Bachar al Assad
PARIS (Reuters) - Le président de Reporters sans frontières Robert Ménard et sept autres manifestants qui brandissaient avec lui des banderoles hostiles au président syrien Bachar al Assad ont été arrêtés lundi aux abords des Champs-Elysées en marge du défilé du 14-Juillet, a-t-on appris à la préfecture de police.
"Robert Ménard a été arrêté avec quelques collaborateurs. Ils ont été conduits dans les locaux de police", a-t-on déclaré à Reuters à la préfecture de police. Ils ne seraient pas en garde à vue pour l'instant, a précisé une porte-parole.
RSF a confirmé l'incident. "On a essayé de manifester aux abords des Champs-Elysées pour protester contre la présence de Bachar al Assad dans la tribune officielle", a dit à Reuters Benoit Hervieu, permanencier de l'organisation.
Il a expliqué que les manifestants avaient déployé une banderole décrivant "Assad comme un prédateur pour la liberté de la presse".
"Malheureusement, les raisons pour cette interpellation sont assez évidentes. Ils ne veulent surtout pas qu'il y ait des débordements. l'Elysée est vraiment énervé par cette histoire et ils ne voulaient pas avoir RSF sur le dos", a-t-il ajouté.
Des féministes collent des barbes aux statues de la place de la République
PARIS (AFP) - Des militantes du groupe d'action féministe, "La Barbe", qui dénonce la suprématie masculine aux postes dirigeants, ont affublé dimanche les trois grandes statues de pierre de la place de la République à Paris de grandes barbes colorées.
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Les trois militantes de ce collectif revendiquant une centaine d'adhérentes à Paris et Toulouse, ont escaladé le piédestal de la statue de la République, promettant de revenir chaque année tant que la France n'aura pas eu une femme présidente de la République, selon Marie de Cenival, fondatrice du groupe.
Trois policiers sont intervenus, exigeant dans un premier temps du photographe de l'AFP qu'il efface ses clichés avant d'y renoncer.
L'ermite de Roquebrune vivait caché avec sa mère depuis 35 ans
L'ermite de Roquebrune vivait caché avec sa mère depuis 35 ans
Le Figaro, le 10/07/2008, extraits
Un homme semble avoir vécu reclus au domicile familial. Ce sont des policiers venus constater la mort de sa mère qui l'ont trouvé.
Âgé de cinquante ans et arborant une chevelure longue de plus de trois mètres, l'ermite de Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes) vivait au premier étage d'un joli pavillon dont il ne sortait manifestement que pour prendre l'air dans le jardin, le plus souvent au beau milieu de la nuit.
... Vêtu d'un simple caleçon, très amaigri, d'une pâleur extrême et pourvu d'une crinière impressionnante, Michel Pagès, malgré des difficultés à s'exprimer, a spontanément indiqué avoir vécu enfermé à l'étage de sa maison durant plus de trois décennies, avec l'accord de sa mère. «Aux policiers de la brigade de sûreté urbaine, il a simplement expliqué avoir fait ce choix à l'âge de 14 ans, par volonté de se couper du monde et de vivre selon un esprit hippie, glisse une source proche de l'enquête. Il aurait ensuite décidé de ne plus se couper les cheveux, après que ses parents l'ont forcé à aller chez le coiffeur.»
Admis aux urgences psychiatriques du centre hospitalier universitaire de Nice, l'homme serait actuellement pris en charge dans un service spécialisé, son état psychique inspirant une certaine inquiétude aux médecins. «Dans un second temps, il faudra peut-être envisager un placement sous tutelle», estime Mireille Fasiolo, adjointe au maire de Roquebrune en charge des affaires sociales.
Avenue du Général-Leclerc où Thérèse Pagès vivait depuis plus de trente ans à deux pas de la mairie, la «découverte» de cet ermite volontaire suscite depuis jeudi un mélange de stupeur et d'agacement. Une voisine, dont la fenêtre de la chambre donne sur le jardin des Pagès, se dit par exemple «révoltée» qu'on ait ainsi omis de «porter secours à cet homme». «Dans le quartier, tout le monde savait que ce garçon avait fait le choix de vivre reclus au premier étage de sa maison et beaucoup trouvaient que sa mère menait une existence peu soignée, stockant ses poubelles dans un jardin qui n'était apparemment pas entretenu, raconte-t-elle. En douze ans passés ici, je n'ai d'ailleurs vu ce garçon qu'une seule fois, au printemps 2006, et je me rappelle avoir été frappée par son état pitoyable. Il passait furtivement dans le jardin, vêtu de loques, avait les cheveux qui descendaient jusqu'au sol. À l'époque, je me souviens même avoir prévenu les services sociaux de la mairie, qui n'ont rien fait.»
Une Marocaine en burqa se voit refuser la nationalité française
Une Marocaine en burqa se voit refuser la nationalité française
LE MONDE | 11.07.08 | Extrait
La commissaire du gouvernement (chargée de donner un avis juridique), Emmanuelle Prada-Bordenave, a insisté sur les entretiens qu'a eus le couple avec les services sociaux et la police. A trois reprises, Faiza M. se serait présentée "recouverte du vêtement des femmes de la péninsule arabique, longue robe tombant jusqu'aux pieds, voile masquant les cheveux, le front et le menton et une pièce de tissu masquant le visage et ne laissant voir les yeux que par une fente".
Le couple reconnaît "spontanément" son appartenance au salafisme. Ce courant de l'islam, qui prône une lecture littérale et rigoriste du Coran, s'inspire du mode de vie des premiers fidèles du prophète Mahomet. Faiza M. a affirmé qu'elle n'était pas voilée quand elle vivait au Maroc et a indiqué "qu'elle n'a adopté ce costume qu'après son arrivée en France à la demande de son mari et qu'elle le porte plus par habitude que par conviction".
"D'après ses propres déclarations, a souligné la commissaire du gouvernement, elle mène une vie presque recluse et retranchée de la société française. Elle n'a aucune idée sur la laïcité ou le droit de vote. Elle vit dans la soumission totale aux hommes de sa famille ." Faiza M. semble "trouver cela normal et l'idée même de contester cette soumission ne l'effleure même pas", a ajouté Mme Prada-Bordenave, estimant que ces déclarations sont "révélatrices de l'absence d'adhésion à certaines valeurs fondamentales de la société française".
Parallèlement, il est apparu que Mme M. "parle bien français", un critère habituellement retenu dans l'attribution de la nationalité et que, durant ses grossesses, elle a été suivie par un gynécologue homme.
Pour la première fois en France, le Conseil d'Etat a pris en compte le niveau de pratique religieuse pour se prononcer sur la capacité d'assimilation d'une personne étrangère. Il vient de confirmer fin juin la validité d'un décret refusant à une Marocaine musulmane l'acquisition de la nationalité française, en se fondant sur "une pratique radicale de la religion incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française". Elle s'était présentée à ses entretiens pour demander la nationalité vêtue d'une burqa qui la couvrait entièrement. Jusque-là les refus de nationalité française dans la communauté musulmane étaient réservées aux personnes qui avaient des liens avec les fondamentalistes. Un article du 11/07/08 à lire sur Europe 1 / France Info.
PARIS (Reuters) - Une Marocaine mariée à un Français et mère de trois enfants nés en France s'est vu refuser la nationalité française en raison d'une pratique radicale de sa religion, écrit vendredi Le Monde.
Une Marocaine salafiste s'est vu refuser sa demande au motif que son «comportement en société est incompatible avec les valeurs essentielles» de la France. A lire sur le Figaro.
Le Darfour s'enfonce dans le désastre humanitaire et sécuritaire
Le Darfour s'enfonce dans le désastre humanitaire et sécuritaire
SOUDAN. Dépourvue de moyens, la Minuad a été victime mardi de sa plus grave attaque. L'insécurité qui vise les convois humanitaires entrave l'acheminement de l'aide. La CPI lancera lundi de nouvelles poursuites pour crime contre l'humanité.
A lire sur le Temps
Samedi 12 juillet 2008
LA HAYE (AFP) - Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) Luis Moreno-Ocampo va mettre en cause lundi le président soudanais Omar el-Béchir pour des crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide commis au Darfour (ouest du Soudan), affirmaient vendredi plusieurs quotidiens.
Une décision qui risque d'embraser la région, au-delà du Darfour
LE MONDE | 11 juillet 2008
En visant la tête de l'Etat soudanais, la Cour pénale internationale (CPI) prend le risque de frapper, par ricochet, beaucoup plus largement. Première victime collatérale potentielle : le processus de négociations entre le pouvoir et les groupes rebelles du Darfour.
La justice vue par les mineurs délinquants
"L'incarcération n'est pas la panacée" pour les mineurs mais "parfois ce peut être un passage obligé pour leur permettre de trouver leur place dans la société", estime le directeur de la PJJ, Philippe-Pierre Cabourdin.
La justice est critiquée par certains mineurs pour avoir trop tardé à réagir: "Il aurait fallu me placer plus tôt". Il peut aussi lui être reproché d'avoir prononcé trop vite une peine d'éloignement: "il n'avait pas le droit de me placer si petit".
PARIS (AFP) - "Il ne faut pas être trop sévère la première fois": une enquête de la justice menée auprès de mineurs délinquants montre leur attente d'une sanction "proportionnée" à la gravité des actes commis et leur crainte d'être éloignés du milieu familial.
Cette étude auprès de 331 mineurs suivis par la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), que l'AFP a consultée, a été transmise au Groupe de travail sur une réforme de l'ordonnance de 1945: mis en place par la garde des Sceaux Rachida Dati, celui-ci a été critiqué vendredi par le Syndicat de la magistrature (SM) et deux syndicats d'éducateurs (CGT et SNPES).






















