Archives pour: 2008
Bové condamné à 180 jours-amende pour la destruction de maïs OGM
TOULOUSE (Reuters) - José Bové a été condamné jeudi à une peine de 180 jours-amende, d'un montant de 100 euros par jour, pour le fauchage de maïs transgénique en juin 2006 en Haute-Garonne.
Les 40 autres faucheurs volontaires qui avaient comparu devant le tribunal correctionnel de Toulouse avec le leader altermondialiste lors de l'audience des 5 et 6 juin derniers ont été condamnés soit à des peines de jours-amende, soit à des peines de un à deux mois de prison avec sursis.
En outre, José Bové et ses co-prévenus devront verser collégialement plus de 52.000 euros à l'ensemble des parties civiles.
Tous étaient poursuivis pour avoir détruit dans la nuit du 30 au 31 juillet 2006 deux parcelles de maïs transgénique à Saint-Hilaire puis à Daux, dans la périphérie de Toulouse.
Le tribunal a infligé à José Bové la peine requise par le procureur de la République, Richard Bometon.
"Nous avons de nouveau assisté aujourd'hui aux retards d'une justice qui condamne la destruction d'une parcelle de maïs transgénique pourtant interdit par la loi désormais", a déploré l'un de ses avocats, Me François Roux.
Le gouvernement a interdit depuis février dernier la culture et la commercialisation en France du maïs transgénique.
Dans le cadre d'une autre affaire de destruction de maïs transgénique, l'ancien leader de la confédération paysanne et onze autres faucheurs volontaires ont été jugés jeudi dernier à Bordeaux.
Une peine de huit mois de prison ferme a été requise contre José Bové. Le tribunal correctionnel a mis son jugement en délibéré au 22 octobre.
Procès de 41 faucheurs volontaires : lourde amende pour José Bové
LEMONDE.FR avec AFP | 04.09.08 | Extrait
"Je vois difficilement comment on pourrait nous condamner pour avoir agi contre des semences que l'Etat lui-même a décidé, depuis, de ne pas autoriser", avait déclaré José Bové le 5 juin, à l'ouverture de son procès pour "destruction en réunion". Serein avant l'été, le leader altermondialiste, poursuivi avec quarante autres faucheurs volontaires, a finalement écopé, jeudi 4 septembre, d'une lourde peine pour la destruction, en juillet 2006, de plusieurs hectares de maïs transgénique à Ox et Daux, à l'ouest de Toulouse.
Croix gammées et injures racistes dans un collège d'Agde
AFP - Jeudi 4 septembre, 14h51
Croix gammées et injures racistes sur les murs d'un collège d'Agde
MONTPELLIER (AFP) - Une quarantaine de croix gammées ainsi que des injures à caractère raciste ont été taguées dans la nuit de mercredi à jeudi par un ou des inconnus sur les murs d'un collège d'Agde dans l'Hérault, a-t-on appris jeudi auprès du recteur d'académie.
Ces tags - croix gammées et injures telles que "Mort aux arabes", "Fuck islam", "W.P." (pour "White power", NDLR) et "White front" - ont été peints à la bombe dans la cour du collège René Cassin d'Agde, dans les escaliers, sur des portes et sur des murs, a indiqué à l'AFP le recteur de l'académie de Montpellier Christian Nique qui s'est rendu sur place et a décrit des croix gammées de toutes tailles, certaines de plus d'un mètre.
La LCR attaque le Crif en justice
Source : AFP
04/09/2008 | Mise à jour : 18:33 |
Reuters - Jeudi 4 septembre, 14h00
Croix gammées et injures racistes dans un collège d'Agde
TOULOUSE (Reuters) - Une quarantaine de croix gammées et des injures à caractère raciste ont été découvertes dans un collège d'Agde (Hérault), annonce le recteur d'académie.
Dans un communiqué, Christian Nique précise que des croix gammées d'environ un mètre de haut et des injures ont été inscrites à la bombe sur des murs et des portes du collège René Cassin dans la nuit de mercredi à jeudi.
Le Contrôleur général des prisons a constitué son équipe
PARIS (AFP) - Le nouveau Contrôleur général des lieux de privation de liberté a constitué une équipe réunissant des magistrats, policiers, médecins ou militants associatifs, qui vont entamer d'ici quelques jours leur inspection des 5.800 lieux d'enfermement français.
Le conseiller d'Etat Jean-Marie Delarue, devenu le 14 juin le premier Contrôleur général des prisons en France, autorité indépendante créée par une loi du 30 octobre 2007 et imposée par un protocole des Nations unies de 2002, a transmis jeudi au secrétariat général du gouvernement la liste de ses 27 collaborateurs.
L'UMP défend le fichier Edvige
L'UMP a répondu, aujourd'hui, à la charge de François Bayrou contre le fichier Edvige, estimant que le président du MoDem "n'hésite pas à aligner les contre-vérités".
"Pour ce qui concerne le fichier Edvige, François Bayrou n'a aucun scrupule et n'hésite pas à aligner des contre-vérités", déclare dans un communiqué le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre.
"Ce fichier ne peut évidemment, comme il l'affirme, être consulté par tout le monde, mais les protections sont au contraire renforcées", ajoute-t-il.
Selon Lefebvre, Bayrou "va finir par devenir le Chevènement de la droite, toujours à côté de la plaque. Ne s'improvise pas qui veut sauveur de la Nation en danger!", ironise-t-il.
Le président du MoDem a déposé un recours devant le conseil d'Etat lundi et appelé à un "mouvement de refus républicain" contre Edvige.
L'UMP défend le fichier Edvige
Source : AFP, 04/09/2008
PARIS (AFP) - Le Conseil d'Etat devrait rendre fin décembre sa décision sur la légalité du fichier policier Edvige, contre lequel de nombreuses associations et personnalités politiques ont déposé des recours, a-t-on appris jeudi auprès de la plus haute juridiction administrative.
Nucléraire/Irradiation : l'Etat condamné
La Cour régionale des pensions militaires de Nancy a condamné l'Etat aujourd'hui en appel à payer une pension pour invalidité à André Geneix, ancien soldat irradié en 1962 lors d'un essai nucléaire souterrain dans le Sahara algérien.
Les "affections dermatologiques" et le "syndrome anxio-dépressif" dont souffre André Geneix sont "imputables à une irradiation survenue le 1er mai 1962 alors que l'intéressé se trouvait en service", a statué la cour.
Le vétéran souffrant en outre d'une maladie du canal lombaire étroit et de lombalgies, son "taux d'invalidité" atteint 40%, ce qui lui "ouvre droit à une pension pour invalidité", selon l'arrêt rendu aujourd'hui
Nucléraire/Irradiation : l'Etat condamné
Source : AFP, 04/09/2008
STRASBOURG (Reuters) - Un ancien militaire ayant participé aux essais de tirs nucléaires dans les années 60 en Algérie a obtenu devant la justice le droit à une pension d'invalidité que lui refusait l'Etat.
La Cour régionale des pensions militaires de Nancy (Meurthe-et-Moselle) dit que les affections dermatologiques et le syndrome anxio-dépressif dont souffre André Geneix, aujourd'hui âgé de 72 ans, "sont imputables à une irradiation survenue le 1er mai 1962" alors qu'il se trouvait en service.
Elle attribue à ses états de service les douleurs lombaires dont il souffre et évalue son taux d'invalidité à 40%.
De l'« affaire Tapie » à une affaire d'Etat ?
De l'"affaire Tapie" à une affaire d'Etat ?
LE MONDE | 04.09.08 | Extraits
Les députés qui ont suivi, mercredi 3 septembre, la première journée d'auditions organisées par la commission des finances de l'Assemblée nationale sur le règlement de l'affaire Bernard Tapie-Crédit lyonnais sont allés de surprise en découverte. "Ni nous n'enquêtons ni nous ne jugeons, a précisé Didier Migaud, le président (PS, de la commission. Nous voulons d'abord nous donner les moyens de comprendre." Le mémoire introductif présenté par Charles de Courson, représentant de l'Assemblée nationale au conseil d'administration de l'Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR), comportait déjà son lot de révélations.
... Une décision de recourir à l'arbitrage alors que la Cour de cassation avait, antérieurement, rendu un arrêt favorable au CDR, compromis établi à l'avance "très favorable au groupe Tapie", selon M. de Courson, une sentence arbitrale "méconnaissant l'autorité de la chose jugée" puisque la cour d'appel et la Cour de cassation avaient nié aux mandataires liquidateurs la possibilité de demander la plus-value de la vente du groupe Adidas, le refus du CDR d'engager un recours en annulation : "Tout dans ce dossier est anormal depuis le début", s'est exclamé François Goulard (UMP, Morbihan).
"C'est une affaire extraordinaire, s'est indigné François Bayrou (MoDem, Pyrénées-Atlantiques). La mission de l'Etat est de défendre la droit et le contribuable. Dans cette affaire, il a décidé d'abandonner la force de ses positions et de s'en remettre à un arbitrage privé dont l'orientation était soigneusement indiquée à l'avance. L'Etat a décidé que le contribuable paierait à Bernard Tapie une dette dont la Cour de cassation avait jugé qu'elle n'existait pas. C'est une spoliation." "A l'évidence, nous sommes devant une affaire qu'un jour nous appellerons une affaire d'Etat", a considéré Jean-Pierre Brard (app. PCF), alors que plusieurs députés de l'UMP tentaient d'en relativiser la portée. Tandis que Jérôme Chartier (UMP, Val-d'Oise) insistait pour que soient rapidement entendus les avocats de Bernard Tapie afin d'avoir "une autre vision du dossier", Michel Bouvard (UMP, Savoie) appelait à "ne pas porter de jugement à l'emporte-pièce" et à "ne pas politiser ce dossier".
Harcellements à l'école
Nicole Catheline, psychiatre au centre hospitalier Henri-Laborit de Poitiers
"Le harcèlement entre enfants est plus fréquent à l'école primaire"
LE MONDE | 03.09.08 | Extraits
Vous consacrez un livre aux harcèlements entre élèves. Pourquoi s'intéresser à un sujet qui paraît vieux comme l'école ?
En tant que pédopsychiatre spécialisée dans les difficultés scolaires, j'ai vu, depuis trente ans, défiler des enfants et des jeunes à problèmes avec un passé de souffre-douleur. Ce vécu leur a laissé des séquelles et un rejet et une détestation de l'école. Trop souvent, l'institution scolaire considère, en France, le harcèlement comme ne relevant pas de ses compétences. Il existe très peu d'études dans notre pays sur cette question, contrairement aux pays anglo-saxons qui parlent de schoolbullying.
... Quelle distinction faites-vous entre harcèlement et violence ?
Le harcèlement recouvre une forme de violence particulière. Il s'applique à des actes qui induisent une relation dominant-dominé. Il peut s'agir de violences de toutes sortes - menaces physiques, verbales, humiliations, détériorations ou vols de matériel scolaire -, qui ont la caractéristique d'être répétées régulièrement sans être forcément quotidiennes.
C'est cette répétition, insidieuse, qui va poser problème. Il va falloir un certain temps pour que l'enfant et l'entourage comprennent qu'on n'est pas dans le domaine du jeu, des taquineries.
Le reportage de « Paris Match » sur les talibans fait polémique
Le reportage de "Paris Match" sur les talibans fait polémique
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 04.09.08 | Extrait
Les photos publiées par l'hebdomadaire Paris Match, daté du jeudi 4 septembre, montrant notamment un taliban vêtu de l'uniforme de soldats français, sont "abjectes", a réagi Joël Le Pahun, le père de l'un des dix soldats tués en Afghanistan dans une embuscade le 18 août. "Cela fait beaucoup de mal de voir ces assassins (...), de les voir parader avec les vêtements des enfants qu'ils ont tués", a-t-il déclaré par téléphone à l'AFP.

Vu sur parismatch.com

LIBERATION.FR : jeudi 4 septembre 2008, extraits
Le rédacteur en chef de Paris-Match Laurent Valdiguié juge «légitime» son reportage sur le commando qui a tué dix soldats français en Afghanistan, après les critiques formulées par des responsables politiques.
«Quel pays serait-on si on s’était censuré sur les propos tenus par l’adversaire? Je doute que les talibans sur leurs sites donnent la parole au patron de l’armée française ou à Nicolas Sarkozy», a-t-il souligné.
... Le responsable a rappelé que Paris-Match couvrait «tous les conflits dans la monde depuis 60 ans». «Match est allé voir (le leader palestinien Yasser, ndlr) Arafat à l’époque où il faisait sauter des avions de ligne dans le monde entier, on a fait des interviews de Saddam Hussein…», a-t-il souligné.
Des responsables politiques ont critiqué jeudi le reportage de Paris-Match, Pierre Moscovici (PS) jugeant «très gênante» l’idée de «mettre en scène les talibans, de donner de la crédibilité à leurs menaces», tandis que Daniel Cohn-Bendit (Verts) a dénoncé le «côté abject du voyeurisme» du magazine.
De son côté, le ministre de la Défense, Hervé Morin, s’est interrogé: «est-ce qu’on doit faire la promotion d’hommes qui ont compris qu’on était dans l’ère de la communication?».
Joël Le Pahun, père d’un des soldats tués, a jugé «abject» de voir ce reportage, mais a espéré que la publication de ces images allait amener «un mal pour un bien, (pour que) que les Français prennent conscience du risque que les talibans peuvent engendrer».
... Revenant sur les conditions dans lesquelles a été réalisé l’article, M. Valdiguié a expliqué que Paris-Match avait commandé à ses journalistes sur place -- Eric de Lavarène et la photographe Véronique de Viguerie -- un reportage sur les villageois, victimes civiles des combats.
«De fil en aiguille, notre équipe a compris qu’elle avait l’opportunité de remonter à un des quatre commandos qui a participé à l’attaque contre les Français», a-t-il indiqué.
«On avait des questions à poser (au chef du commando), il y a répondu. On est dans une guerre en Afghanistan, les talibans s’expriment et ces messages sont dans le journal. Les Français peuvent comprendre que ce sont les messages des talibans et non le point de vue de Paris-Match», a-t-il estimé.
La VAE peine à décoller
La validation des acquis de l'expérience (VAE), qui permet d'obtenir un diplôme grâce à des compétences accumulées "sur le tas" "peine à décoller", estime un rapport présenté jeudi, préconisant d'améliorer l'information, l'accompagnement des candidats et de simplifier la certification.
La VAE, instaurée en 2002, permet à toute personne d'obtenir un diplôme ou un titre grâce à son expérience professionnelle, qu'elle a pu acquérir grâce à une activité salariée, non salarié ou bénévole.
La VAE peine à décoller (rapport)
Source : AFP, 04/09/2008
Dominique Rossi : « Je n'ai rien à me reprocher »
Dominique Rossi : «Je n'ai rien à me reprocher»
lefigaro.fr, le 04/09/2008, extrait
L'ex-M. Sécurité corse se défend après son éviction jugée «normale» par Nicolas Sarkozy. Les nationalistes qui ont occupé la villa de Christian Clavier seront poursuivis.
L'affaire Clavier rebondit avec, pour la première fois, la réaction d'un des acteurs principaux du dossier, Dominique Rossi, coordonnateur des services de sécurité sur l'île en Corse. Dans une interview au journal Le Monde, celui-ci affirme : «J'ai fait mon boulot et je n'ai rien à me reprocher. J'ai eu deux renseignements, dont un provenant de la Direction des renseignements intérieurs à Paris, selon lesquels le rassemblement des nationalistes qui était prévu samedi matin devant la mairie de Porto-Vecchio pourrait se déplacer vers le site de Punta d'Oro et aller chez Christian Clavie», dit-il. «J'ai alerté les gendarmes de Porto-Vecchio et leur ai demandé de prendre des dispositions préventives mais de n'intervenir qu'en cas d'incidents».
Dominique Rossi souligne que si l'intrusion était manifestement illégale, elle s'est déroulée sans destruction ni vandalisme, «ce que confirment les auditions recueillies mardi dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte par le procureur de la République d'Ajaccio», pour violation de domicile, ajoute Le Monde.
Corse : Clavier n'a pas déposé plainte
Source : AFP
04/09/2008 | Mise à jour : 16:18 |
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Le comédien Christian Clavier "n'a pas déposé une plainte, mais se réserve le droit de le faire" après l'intrusion samedi de nationalistes dans le jardin de sa villa à Porto-Vecchio (Corse-du-Sud), a précisé cet après-midi la direction générale de la police nationale (DGPN).
AJACCIO (AFP) - L'ex-patron des forces de sécurité de Corse, Dominique Rossi, muté à la suite de l'occupation du jardin de l'acteur Christian Clavier à Porto-Vecchio par des nationalistes, estime jeudi que le maintien de l'ordre est un "exercice difficile et délicat" dont les résultats "peuvent être appréciés différemment".
"Le maintien de l'ordre est un exercice difficile et délicat qui consiste à intervenir au moment opportun et dont les résultats peuvent être appréciés différemment", a déclaré jeudi à l'AFP M. Rossi, quatre jours après sa mutation-sanction.
Lu en page d'accueil, sur Yahoo! : « Jeunes incultes ! »

En page d'accueil de Yahoo!, à 17h15
Réagir au blog de Philippe Barbot... Extrait :
Manque de classe
Ecrit mer, 3 sept 2008 12:21 CEST par Philippe Barbot in C'est ma tournée !
... Côté rap, NTM ou IAM, ils sont imbattables, Renaud, ils connaissent par coeur, Gainsbourg, ils voient à peu près qui c'est, Christophe Willem, ça les fait rigoler. Mais Bashung, nada, rien. Mais Bashung, nada, rien. Et moi, d'insister bêtement : mais quand même, « Gaby », « Vertiges de l'amour », « Osez Joséphine », hein, allez, quoi ? Ben non. Du coup, je n'ai rien osé demandé à propos de Jean-Louis Murat ou de Gérard Manset.
« Ça n'est pas étonnant, m'a expliqué l'un de leurs profs, ils sont nés dans les années 90, la décennie d'avant, ils ne connaissent pas. » Curieux quand même de constater qu'à l'heure de l'internet, de Myspace et du mp3, quand il suffit d'un simple clic pour avoir accès à toutes les musiques, toutes les infos, tant de « djeunes » manifestent si peu de curiosité. Mais sans doute, moi qui ai passé des décennies à fouiner dans les bacs des disquaires, à tenter de remonter les courants musicaux (Aufray chante Dylan qui chante Woody Guthrie...), ne suis-je qu'un vieux ringard monomaniaque, un rat de bibliothèques poussiéreuses et d'échopes moisies. ...
Enfant trouvé : l'énigme perdure
MARSEILLE (AFP) - L'énigme du petit Mohamed, trouvé seul en août dans une cité de Marseille, semblait résolue depuis le retour de sa mère d'Algérie mais des analyses ADN montrant qu'elle n'est pas la mère biologique de l'enfant ont fait renaître le mystère.
La jeune femme de 34 ans qui s'était présentée comme la mère du garçon de deux ans et demi, a été mise en examen mercredi, à l'issue d'une nouvelle garde à vue, pour "simulation d'enfant", un délit passible de trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende.
Désormais, les enquêteurs savent qu'elle a menti sur l'enfant à l'état civil. La jeune femme se défend en disant qu'elle l'a adopté, légalement, en Algérie peu après sa naissance en 2006 et qu'elle a déclaré être sa vraie mère par peur de le perdre.
"Le juge d'instruction aura notamment pour mission de vérifier en Algérie l'origine de l'enfant, le lieu de naissance, etc., pour déterminer s'il est bien ce que nous dit la mère", a déclaré jeudi sur la radio RMC le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, ajoutant que "toute investigation à l'étranger est toujours aléatoire".
Soupçonnée également d'aide au séjour irrégulier et de faux en écriture publique, la jeune femme a été placée sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire national.
L'affaire n'en est pas à son premier rebondissement. ...
Enfant trouvé : la femme qui disait être la mère a menti
Quant aux faits de simulation d'enfant, la "mère" se défend en évoquant une adoption qui aurait été validée par un magistrat algérien. Elle déclare aussi avoir eu peur qu'on lui enlève le garçonnet qu'elle dit avoir pris en charge peu après sa naissance en 2006. L'identité de l'enfant reste inconnue.
MARSEILLE (AFP) - La femme qui s'était présentée comme la mère du petit garçon retrouvé seul en août dans une cité de Marseille a été mise en examen mercredi pour simulation d'enfant, des expertises ADN ayant révélé qu'elle n'était pas sa mère biologique, a-t-on appris de source judiciaire.
Mutation de Rossi : Sarkozy s'exprime
Mutation de Rossi : Sarkozy s'exprime
Source : AFP, 03/09/2008 | Extrait
Le président Nicolas Sarkozy a déclaré aujourd'hui en Conseil des ministres "qu'il soutenait pleinement" la décision de sanctionner le patron des forces de sécurité en Corse soulignant que "lorsqu'on est préfet, on assume ses responsabilités", a rapporté Luc Chatel.
"Le président de la République a tenu à indiquer au Conseil des ministres qu'il soutenait pleinement la décision qui a été prise par la ministre de l'Intérieur", Michèle Alliot-Marie, a indiqué le porte-parole du gouvernement.
PARIS (AFP), 30 mai 2007 - Vincent Lamanda, nouveau Premier président de la Cour de cassation installé dans ses fonctions mercredi, a appelé les magistrats à ne pas douter d'eux-mêmes dans un contexte, après l'affaire Outreau, où la Justice a été "malmenée" et "accusée de faire injure à la Justice".
M. Lamanda a été intronisé dans ces nouvelles fonctions par Bruno Cotte, président de la chambre criminelle de la Cour qui avait assuré l'intérim de la première présidence, après le départ de Guy Canivet, Premier président de 1999 à mars 2007.
M. Lamanda, qui aura 61 ans jeudi et présidait jusqu'à présent la cour d'appel de Versailles, est ainsi devenu le 33e Premier président de la plus haute juridiction de l'ordre judiciaire français, en présence du président de la République, Nicolas Sarkozy, de la Garde des Sceaux, Rachida Dati, et des présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat.
En préambule à son discours, le nouveau Premier président a salué la présence de M. Sarkozy qui n'a pas pris la parole, comme le veut la tradition lors de ces audiences solennelles.
"En ces heures où tant d'êtres tournent leurs attentes vers la nouvelle destinée du pays, c'est beaucoup de voir un chef de l'Etat, prompt à l'action de chaque jour, et portant vive sa charge d'homme à toutes les brèches de la communauté, marquer d'emblée sa considération pour l'autorité judiciaire", a-t-il déclaré.
Considéré comme un magistrat jaloux de l'indépendance de la justice, M. Lamanda est cependant réputé proche de la droite, en raison de son passage dans plusieurs cabinets ministériels durant le septennat de Valéry Giscard d'Estaing.
Le plus haut magistrat de France a par ailleurs lancé à ses pairs: "Ne doutez pas !", dans un conteste où "le malaise" de la justice perdure.
"Malmenée il n'y a guère, la justice a été accusée de faire injure à la justice", a-t-il expliqué, dans une allusion à la crise née du scandale judiciaire d'Outreau.
"Si les magistrats doutaient de la magistrature, comment les justiciables n'en douteraient-ils pas ?", s'est-il interrogé, ajoutant: "Ne doutez pas de votre légitimité !"
"Décidant dans la sincérité de votre conscience, tout en devant composer avec l'instabilité du droit, la maîtrise des coûts et la recherche de la performance, vous vous sentez parfois d'autant plus seuls que vous êtes livrés à une plus grande exposition personnelle et qu'isolément vous courez des risques accrus", a déclaré M. Lamanda.
"Ne cédez cependant ni à l'individualisme, ni à la division. Les contraintes sont moins fortes quand elles sont partagées. Vous appartenez à un ensemble juridictionnel, organisé hiérarchiquement aussi pour vous soutenir", a-t-il ajouté.
M. Lamanda a par ailleurs rendu hommage, comme le procureur général Jean-Louis Nadal, au travail accompli par son prédécesseur, Guy Canivet, parti en mars pour siéger au sein du Conseil constitutionnel.
Sorti de l'Ecole nationale de la magistrature en 1972, Vincent Lamanda a exercé ses fonctions de magistrat, notamment à la tête de plusieurs grandes juridictions comme le tribunal de grande instance (TGI) de Bordeaux (entre 1988 et 1992) et la cour d'appel de Rouen (1992-1996).
GB/Clemenceau : recours en justice
GB/Clemenceau : recours en justice
Source : AFP, 03/09/2008
Une association britannique a annoncé avoir déposé aujourd'hui devant la Haute cour de Londres un recours pour empêcher que l'ancien porte-avions français Le Clemenceau ne soit démantelé dans un chantier naval du nord-est de l'Angleterre.
Début juillet, le ministère français de la Défense avait annoncé que le navire vétuste, qui contient de grosses quantités d'amiante, serait démantelé par la société Able UK dans son chantier de Hartlepool.
Actualité | France
45 millions d'euros pour le démantèlement du "Clem"
Le Figaro, 17 mai 2007, extraits
À la fin du mois, cinq entreprises rendront leur verdict sur la déconstruction. Une d'entre elles sera choisie pour la réaliser.
UN AN après un retour mouvementé et médiatisé dans le port qui l'a vu naître, l'ex-Clemenceau s'est installé dans le paysage brestois en attendant un démantèlement programmé pour le début de 2008.
(...) La coque Q790, appellation administrative de l'ex-Clem depuis son désarmement, est toujours amarrée au fond du port militaire depuis son tumultueux périple de 18 000 km entre Toulon et la Bretagne via l'Inde, après la décision du Conseil d'État de suspendre son transfert vers le chantier d'Alang. Ventilées et sécurisées, les 24 000 tonnes de ferraille ont été expertisées. La coque renferme « un peu d'amiante un peu partout », selon les techniciens qui ont rendu leur rapport en décembre.
(...) Le démantèlement et le désamiantage seront réalisés dans un port de l'Union européenne, c'est une des principales conditions posées par l'État.
(...) Déception à la pointe de Bretagne, le dossier brestois a été écarté.

Le trajet du Clem', par AFP, février 2006






















