Archives pour: Avril 2008
Une plainte déposée en mars 2007 contre Sarkozy sera instruite
PARIS (Reuters) - La cour d'appel de Paris a ordonné que soit instruite une plainte pour "favoritisme" déposée en mars 2007 par la direction du casino de Gujan-Mestras (Gironde), qui met en cause le ministère de l'Intérieur lorsqu'il était dirigé par Nicolas Sarkozy.
Contre l'avis du parquet, la chambre de l'instruction de la cour d'appel a ainsi confirmé une ordonnance rendue en novembre dernier par Françoise Néher, juge d'instruction à Paris, a dit une source judiciaire. Le parquet jugeait cette plainte irrégulière juridiquement.
Frédérique Ruggieri, gérante du casino du lac de la Magdeleine à Gujan-Mestras, se dit victime de décisions discriminatoires du ministère de l'Intérieur entre 2005 et 2007, quand il était dirigé par Nicolas Sarkozy.
"J'ai espoir que la lumière soit faite sur le complot dont a été victime le casino de Gujan-Mestras. Il y a eu manifestement un acharnement", a-t-elle dit à Reuters vendredi.
La plaignante estime que le ministère a cherché à préserver les intérêts des groupes de casinos Partouche et Barrière, en raison de la proximité de ses dirigeants avec Nicolas Sarkozy.
Trois décisions successives de l'Intérieur, à chaque fois annulées par le tribunal administratif, sont visées. La chambre de l'instruction ordonne cependant dans son arrêt que l'enquête ne couvre que les faits survenus après mai 2005.
Le casino du lac de la Magdeleine a ouvert le 23 décembre 2005 mais en 2006, le ministère a refusé sa demande d'exploiter 100 machines à sous, ne donnant un feu vert que pour 50 avec exploitation différée en octobre 2006. Cette décision a été annulée par le tribunal administratif.
Bernard Laporte, qui avait des intérêts dans cet univers des casinos avant son arrivée fin octobre 2007 au gouvernement, a aussi été visé par cette affaire, mais il a été blanchi.
Le parquet de Paris a classé sans suite le 7 mars dernier une autre plainte pour "tentative d'extorsion de capital". Lors d'une rencontre avec Frédérique Ruggieri à l'été 2005, Bernard Laporte avait évoqué la cession par Frédérique Ruggieri d'une participation dans son casino en échange d'un appui auprès de Nicolas Sarkozy.
L'ancien coach de l'équipe de France de rugby a confirmé la rencontre et l'échange mais nié avoir fait pression, expliquant avoir fait de l'humour.
Les jurés ont dû se prononcer face à des éléments hors norme
Compte rendu
Un pompier d'Avignon condamné à la perpétuité vingt ans après les faits
LE MONDE | 11.04.08
Le caporal des sapeurs-pompiers d'Avignon Robert Greiner a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d'assises du Gard, jeudi 10 avril, pour le viol et le meurtre d'Evelyne Boucher, une lycéenne de 17 ans, en 1987. Vingt et un ans après les faits, les jurés ont déclaré coupable cet homme de 56 ans, sur la foi d'une analyse de son ADN, correspondant à celui du sperme retrouvé dans le corps de la victime.
Dans cette affaire, les jurés ont dû se prononcer face à des éléments hors norme : d'un côté, la rigueur scientifique d'une analyse ADN ; de l'autre côté, la fragilité de témoignages et les lacunes d'une enquête menée longtemps après les faits.
Incendie de 12 voitures : une femme de 52 ans interpellée
PARIS XVème
Incendie de 12 voitures: une femme de 52 ans interpellée
jeudi 10 avril 2008, 20h50 | leparisien.fr
Une femme a été interpellée jeudi après-midi après que douze véhicules particuliers ont été ravagés par les flammes dans la matinée à Paris (XVème) dans un incendie volontaire, a-t-on appris de source proche du dossier.
Cette femme, qui habite dans la rue où ont été calcinées les voitures, a été conduite à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris, car elle ne paraissait pas jouir de toutes ses facultés mentales, a-t-on ajouté de même source.
Elle a été trahie par la présence d'un jerrican sur son balcon.
Charte et loi contre l'anorexie
Charte et loi contre l'anorexie
LE MONDE | 10.04.08 | Extrait
Verra-t-on bientôt davantage de rondeurs sur les podiums des défilés et dans les pages mode des magazines ? En signant, mercredi 9 avril, une "charte d'engagement volontaire sur l'image du corps et contre l'anorexie", les organisations professionnelles de la mode et de la publicité sont désormais censées "promouvoir dans l'ensemble de leurs activités une diversité dans la représentation du corps, en évitant toute forme de stéréotypie pouvant favoriser la constitution d'un archétype esthétique".
Des émeutes de la faim sans précédent

A lire sur letemps.ch
Les scientifiques se dopent aussi
Vingt pour cent des scientifiques et professions assimilées admettent avoir utilisé des médicaments pour stimuler leur concentration et leur mémoire et accessoirement se passer de sommeil, selon une étude conduite en ligne par la revue scientifique britannique Nature.
La vaste majorité de ces adeptes du dopage cérébral invoque le besoin d'"améliorer leur concentration" et 60% reconnaissent y recourir quotidiennement ou sur une base hebdomadaire.
1.427 personnes - la plupart aux Etats-Unis et plus de la moitié qui sont âgés de 35 ans ou moins - ont répondu à cette enquête informelle conduite en ligne sur un forum du groupe Nature.
Les sondés définissent leur domaine d'activité: biologie (14,9%), chimie (2,2%), science de la terre et de l'environnement (1,4%), ingénieurs (15,4%), médecine (8,1%), physique (3%), médias (7,3%), éducation (12,2%) ou "autres' (35,5%).
Le "dopant" le plus populaire est la Ritaline (méthylphénidate): 60% des consommateurs de dopants intellectuels disent en prendre.
La Ritaline est prescrite aux enfants souffrant de Trouble de déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH).
Source : AFP, le Figaro
Les scientifiques se dopent aussi
Bombes à sous-munitions : Human Rights Watch et Handicap International accusent
BRUXELLES (AP) - A cinq semaines d'une conférence à Dublin qui doit finaliser un traité international interdisant les bombes à sous-munitions, un certain nombre de pays, dont les Etats-Unis, la France et la Suisse, cherchent à affaiblir le texte, ont accusé mercredi les organisations non gouvernementales Human Rights Watch et Handicap International.
Selon Handicap International, à l'approche de la conférence de Dublin des pays tentent d'obtenir des exemptions pour certains types de bombes à sous-munitions afin de pouvoir continuer à les utiliser. L'ONG cite les pressions exercées en ce sens par les Etats-Unis, l'Australie, le Canada, la République tchèque, le Danemark, la Finlande, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Japon, les Pays-Bas, la Slovaquie, l'Afrique du Sud, la Suisse et la Grande-Bretagne.
Les Etats qui fabriquent ou stockent ces armes sont ceux qui posent "le plus de problèmes" pour parvenir à un consensus, a déclaré Mark Hiznay, de HRW, lors d'une conférence de presse. L'Allemagne, le Japon, la France et la Suisse insistent pour que leurs bombes à sous-munitions ne soient pas interdites au motif qu'elles sont conçues pour s'autodétruire après une certaine période, a-t-il précisé.
A l'Ecole nationale de la magistrature, la réforme inquiète les futurs juges
A l'Ecole nationale de la magistrature, la réforme inquiète les futurs juges
LE MONDE | 09.04.08 | Extrait
es valises encombrent le hall de l'Ecole nationale de la magistrature (ENM). Vendredi 28 mars, la promotion 2006 vit son dernier jour à Bordeaux. Les futurs magistrats s'apprêtent à effectuer un stage de spécialisation, avant d'être nommés à leur premier poste. Ils sont arrivés en plein débat de la commission d'enquête sur le fiasco de l'affaire d'Outreau, conduite par le jeune juge Fabrice Burgaud, ils repartent en contestant une réforme de l'école qui s'est faite en son nom. Le 25 mars, une centaine d'entre eux étaient en grève et deux cents manifestaient. Leurs critiques sont partagées par les autres promotions, les syndicats et les enseignants. Le conseil d'administration de l'école s'en est fait l'écho, mardi 8 avril. Le président de la Cour de cassation et du conseil d'administration de l'ENM, Vincent Lamanda, a demandé à la direction de tenir compte de ces réserves.
Les mesures les plus critiquées sont l'instauration d'un test psychologique lors de l'examen d'entrée, et la réduction de la formation généraliste.
Reportage
Des femmes roms disent leurs maux
LE MONDE | 09.04.08 | Extrait
es poêles dégagent une fumée acre, l'air est difficilement respirable. Des monceaux d'ordures bordent le terrain. Un unique robinet d'eau a été posé à l'extérieur, sur le trottoir. Les enfants, eux, cavalent dans les ruelles boueuses, jouent avec rien, supplient en riant d'être pris en photo. Ils sont toute la richesse de cette communauté rom venue de Roumanie.
Dans l'une des cabanes de ce bidonville de la banlieue parisienne, cinq femmes fixent une mallette ouverte : à l'intérieur, un préservatif, un stérilet, une plaquette de pilules. Antoaneta Popescu, chargée de projet de la mission rom de Médecins du monde (MDM), propose à l'une d'elles d'enfiler un tablier sur lequel est imprimé un schéma de l'appareil reproducteur féminin. Ce mercredi de mars, une pédiatre et une sage-femme bénévoles, accompagnées de deux interprètes, proposent des consultations de périnatalité là où vivent environ 600 Roms roumains. Comme souvent, la consultation a commencé avec une femme, puis des amies se sont jointes à elle. Les hommes sont priés d'attendre à l'extérieur.
C'est un moment précieux car, en France, les Roms se trouvent quasiment exclus, de fait sinon de droit, du système de santé.
SNCF : la fin des tarifs sociaux suscite la polémique
LEMONDE.FR avec AFP | 09.04.08 | Extrait
Le désengagement de l'Etat dans le financement de la carte famille nombreuse et autres tarifs "sociaux" de la SNCF, annoncé vendredi 4 avril, suscite l'inquiétude de la part des syndicats, d'associations familiales ou de consommateurs. L'Union nationale des associations familiales (UNAF) a dénoncé, mercredi 9 avril, "les économies faites sur le dos des familles".
Les associations familiales craignent de "voir à terme les avantages de cette carte se réduire, ou n'être de fait accessibles qu'aux familles les mieux informées", ajoutant par ailleurs que "ce n'est pas aux autres voyageurs à supporter le surcoût de cette mesure". La carte famille nombreuse permet aujourd'hui à près de 4 millions de personnes "de couvrir et de prévoir à long terme leurs dépenses de transport", ont-elles indiqué.
La CNDS dénonce des manquements à la déontologie dans la police
PARIS (AP) - Durée "excessive" de la garde à vue, "recours au menottage banalisé", "violences illégitimes"... La Commission nationale de la déontologie de la sécurité (CNDS) recense de nombreux manquements dans son rapport annuel, avec une légère progression du nombre de dossiers traités.
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Entre le 1er février et le 31 décembre 2007, 117 dossiers ont été traités par l'autorité administrative indépendante, contre 102 en 2006. La Commission a conclu à "l'absence de manquement à la déontologie dans 42 des dossiers examinés". Sur les 117 dossiers, cinq ont fait l'objet de poursuites pénales, tandis que onze ont fait l'objet d'une demande de poursuites disciplinaires.
Arche de Zoé : Rachida Dati dément
Rachida Dati dément qu'elle devait accueillir les enfants ramenés par L'Arche de Zoé
LEMONDE.FR avec AFP | 08.04.08 | Extrait
La ministre de la justice, Rachida Dati, a contre-attaqué, mardi matin 8 avril, aux affirmations du président de L'Arche de Zoé, Eric Breteau.
Dans des entretiens lundi au Figaro.fr, à France Info et au JT de TF1, les premiers depuis sa sortie de prison le 31 mars, celui-ci a déclaré que son opération de "sauvetage" d'orphelins présumés du Darfour avait été encouragée l'été dernier"par des conseillers de Nicolas Sarkozy et de Bernard Kouchner". "Il était même prévu que Cécilia Sarkozy et Rachida Dati se déplacent en personne pour accueillir les 103 enfants à l'aéroport de Vatry", dans la Marne, précise-t-il au Figaro.
... Le président de L'Arche de Zoé a précisé qu'il compte réclamer "la création d'une commission d'enquête parlementaire sur la gestion du dossier par les autorités françaises". Selon Le Figaro, Eric Breteau s'apprête à publier, à la fin du mois, un ouvrage intitulé L'Arche de Zoé, les dessous d'une affaire d'Etat.
Au nom du bien-être de l'enfant, un père est autorisé à ne pas voir son fils
Cette décision ne règle pas le problème inverse, celui d'un enfant qui refuse de voir son père. "Dans ce cas, les tribunaux ont plutôt tendance à forcer la mère à imposer à son enfant une visite du père", souligne M. Schwab. Il espère que cette décision va relancer la discussion. Cette affaire contraste avec les nombreux cas de pères qui se battent devant les tribunaux pour obtenir un droit de visite. En Allemagne, un enfant sur sept grandit avec un seul parent.
Compte rendu
Allemagne : au nom du bien-être de l'enfant, un père est autorisé à ne pas voir son fils
LE MONDE | 03.04.08
Peut-on forcer un père à voir son enfant ? Dans une décision rendue mardi 1er avril, la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe a donné raison à un homme qui refusait de rencontrer son fils, né hors mariage, âgé de 9 ans, considérant qu'une visite obligatoire porte atteinte aux droits de la personnalité du père et qu'elle ne sert pas en règle générale le bien-être de l'enfant. "L'enfant se retrouve dans une situation (...) où il doit ressentir qu'il est rejeté en tant que personne par l'un de ses parents. (...) Il y a un grand risque que son amour-propre en souffre", notent les juges. En même temps, ils n'excluent pas que, dans certains cas, l'Etat puisse contraindre un père à voir son enfant dans la mesure où cela contribue au bien-être de l'enfant.
Dirk B., un homme marié, père d'un enfant né en 1999 à la suite d'une liaison, avait saisi la cour de Karlsruhe pour faire annuler la décision d'un tribunal du Brandebourg qui lui avait ordonné en 2004 de voir son fils tous les trois mois en présence d'un assistant social. En cas de refus, il risquait une amende pouvant s'élever jusqu'à 25 000 euros.
Le relais de la flamme olympique à Paris interrompu après de multiples incidents
PARIS (AFP), extrait - Les derniers relais de la flamme olympique dans les rues de Paris ont été supprimés peu avant 17H00 (15H00 GMT), la torche gagnant en bus directement depuis l'Assemblée nationale son point d'arrivée, le stade Charléty, a-t-on appris de source policière.
Depuis son départ de la Tour Eiffel à 12H35, le parcours de la flamme a été extrêmement chaotique, compte tenu des nombreuses manifestations pro-tibétaines, et cela en dépit du déploiement d'un dispositif de protection extrêmement important.
A tel point que son itinéraire a été modifié, selon la préfecture de police de Paris, par les organisateurs et notamment l'ambassade de Chine en France, aux abords de l'Hôtel de Ville où les cérémonies prévues y ont été annulées.
Le cortège ne s'est pas arrêté à l'Hôtel de Ville. Au lieu de passer par l'île de la Cité, le convoi est allé directement sur le quai des Grands Augustins vers l'Assemblée nationale. Un relayeur se préparait quai Voltaire, un peu avant le musée d'Orsay.
Mais peu avant 17h00, après son passage devant l'Assemblée nationale, la flamme a été remise à l'abri dans un bus pour se rendre directement au stade Charléty, terme de son parcours.
« Il avait besoin d'être encadré », assure sa grand-mère, Philomène
Mort en prison à 19 ans
LE MONDE | 05.04.08 | Extrait
Jérémy Martinez avait 19 ans quand il a été retrouvé inanimé dans sa cellule de la maison d'arrêt de Valence (Drôme), mardi 4 mars. Un suicide, a d'abord dit l'administration pénitentiaire quand elle a prévenu la famille. Impossible, ont immédiatement rétorqué la mère et la grand-mère du détenu. Pour elles, il s'agit d'un meurtre - le corps présentait des traces de coups, notamment dans le dos et au niveau du cou. Le jeune homme avait un sac plastique scotché sur la tête. Elles ont porté plainte pour "non-assistance à personne en danger".
Une information judiciaire pour "homicide volontaire" a également été ouverte par le parquet de Valence, qui dira si le jeune homme a été la victime d'un de ses codétenus et, indirectement, de la surpopulation carcérale, une réalité visible à Valence comme dans de nombreuses autres prisons françaises. Moins d'un mois après le décès de Jérémy Martinez, deux jeunes détenus de cet établissement vétuste ont tenté de mettre fin à leurs jours, tous deux par pendaison, le 31 mars et le 1er avril. Ils ont 27 et 25 ans.
Jérémy Martinez avait commencé sa vie d'adulte en prison, après une enfance ballottée entre deux familles et une adolescence frottée à la petite délinquance du côté de Sorbiers (Loire), où il habitait avec sa mère. Il avait ce qu'on appelle "une bonne tête", un air attachant qui avait séduit la famille d'accueil où il avait été placé, puis le propriétaire d'un restaurant de Cléon-d'Andran (Drôme), où il apprenait le métier de serveur, et aussi quelques jeunes filles.
Sa première fugue, une poignée d'heures à peine, avait eu lieu avant ses 10 ans. D'autres, plus longues, ont suivi : à 15 ans, il retrouvait parfois deux copains dans un squat. Premiers larcins, premières fréquentations des tribunaux pour enfants. Dégradations, falsifications de chèques, vols de téléphones portables, de voitures et autres : "Cinq ou six dossiers", selon Me Marie-Christine Buffard, son avocate. A sa majorité, après un ultime "coup" dans un bureau de tabac, ses sursis sont tombés et il a été condamné à plus d'un an de détention. Quelque temps auparavant, il avait rédigé une lettre à l'attention du juge pour enfants ; il demandait à être suivi après sa majorité. "Il avait besoin d'être encadré", assure sa grand-mère, Philomène.
Il était enfermé depuis trois mois quand il a été retrouvé gisant dans sa cellule.
François Bayrou appelle ses partisans à manifester sur le passage de la flamme olympique à Paris
M. Bayrou s'est dit "absolument certain que les dirigeants chinois ne peuvent pas ignorer ce que disent les peuples démocratiques, les peuples européens au moment du passage de la flamme".
PARIS (AP) - Le président du MoDem François Bayrou a appelé dimanche ses partisans à manifester lundi sur le passage de la flamme olympique à Paris.
"Je souhaite qu'ils manifestent", a-t-il dit lors du "Grand rendez-vous" sur Europe-1 et TV5. "Marielle de Sarnez leur a envoyé un message pour qu'ils soient sous la tour Eiffel à 12h ou 12h30, et qu'ils disent simplement 'Tibet' (...) par leur T-shirt ou par leurs mots" et ce "de manière non violente mais ferme".
"Plus il y aura de Parisiens à dire 'Tibet' sur le passage de la flamme, mieux la France des droits de l'Homme relèvera la vocation qui est la sienne", a estimé M. Bayrou.
Le président du MoDem a dénoncé les mesures de sécurité prévues lundi autour de la flamme, qu'il a jugées "absolument astronomiques": "60 motards, je ne sais combien de gardes du corps, des hélicoptères, 100 joggeurs-policiers (...) tout ça ne me donne pas l'impression de la France qui se sent bien dans cet événement", a-t-il ironisé.
M. Bayrou s'est dit "absolument certain que les dirigeants chinois ne peuvent pas ignorer ce que disent les peuples démocratiques, les peuples européens au moment du passage de la flamme".
"Manifester au moment du passage de la flamme, c'est aussi efficace que la menace de boycott de la cérémonie" d'ouverture des Jeux olympiques, a-t-il estimé.
Le boycott de cette cérémonie par Nicolas Sarkozy, "ce serait un geste extrêmement fort", a-t-il jugé. Mais il a souhaité que le chef de l'Etat, qui sera à partir du 1er juillet président en exercice de l'Union européenne, "en parle avec ses homologues européens".
148 tombes musulmanes profanées près d'Arras
ABLAIN-SAINT-NAZAIRE (AFP) - Cent quarante-huit tombes musulmanes du cimetière militaire Notre-Dame-de-Lorette, d'Ablain-Saint-Nazaire près d'Arras, ont été profanées dans la nuit de samedi à dimanche, suscitant une condamnation unanime un an après des faits similaires.
A l'instar d'autres membres du gouvernement, le président Nicolas Sarkozy à dénoncé un acte relevant du "racisme le plus inadmissible qui soit" et a souhaité que "les auteurs soient punis comme ils le méritent".
Les inscriptions injurieuses, découvertes dimanche matin, "visent directement l'islam et elles insultent gravement Mme Rachida Dati, garde des Sceaux. Une tête de porc a même été pendue à l'une des tombes", a expliqué à l'AFP le procureur de la République d'Arras, Jean-Pierre Valensi.






















