Archives pour: Juillet 2008
Menaces très fortes sur la justice des mineurs ?
"Ce qui doit être préservé c'est l'esprit de l'ordonnance de 1945 et la primauté de l'éducation sur la sanction", a insisté Michel Faujour, du SNPES-PJJ, qui a retiré de son audition l'impression que "cela n'intéressait pas" la trentaine de membres de la commission.
Hélène Franco a craint également une "séparation définitive" entre la prise en charge pénale des mineurs délinquants, qui resterait du ressort de la justice, et l'assistance éducative apportés à tous les "mineurs en danger", qui serait confiée aux conseils généraux, "avec les inégalités départementales que cela entraînerait".
PARIS (AFP) - Plusieurs syndicats de magistrats et d'éducateurs ont exprimé vendredi leur inquiétude face à des "menaces très fortes sur la justice des mineurs", dans le cadre du groupe de travail sur une réforme de l'ordonnance de 1945.
Nucléaire et hasard du calendrier
Paris, le 09 juillet 2008
Extrait d'un Communiqué de presse de l'Autorité de Sureté Nucléaire
L'élaboration d'une doctrine nationale sur la gestion post-accidentelle d'un accident nucléaire constitue une priorité pour l'ASN
PARIS (AFP) - Non fonctionnement d'une cuve de rétention, délai dans le signalement de l'incident, absence de chiffre précis sur la radioactivité : plusieurs questions se posent au lendemain de l'annonce de rejets d'uranium à l'extérieur du site nucléaire de Tricastin, dans le Vaucluse.
L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a indiqué qu'une inspection prévue jeudi allait tenter de faire la lumière sur ce qui s'est passé dans la nuit de lundi à mardi à la société Socatri, filiale d'Areva chargée de traiter et de récupérer de l'uranium enrichi sur le site de la centrale nucléaire par la société Eurodif.
Carcassonne et l'affaire Rudy : il ne faut pas faire d'amalgame, selon Hervé Morin
Hervé Morin a confirmé l'arrestation d'un militaire dans le cadre de l'enquête sur l'agression du jeune Rudy, agressé dans le XIXème arrondissement de Paris. "Il s’agit d’un militaire de la base aérienne de Taverny, un militaire sous contrat," a expliqué Hervé Morin. "Il a commis cet acte en dehors de son service," a souligné le ministre de la Défense, qui a insisté sur la nécessité de "ne pas le considérer d'abord comme un militaire", et "de ne pas faire d’amalgame avec l'affaire de Carcassonne."
Rudy:"pas d'amalgame/Carcassonne"
Source : France Info, le Figaro, le 11/07/2008
PARIS (AP) - Un engagé de l'armée de l'Air de 26 ans a été mis en examen jeudi pour "tentative de meurtre et violence en réunion aggravée par la circonstance de l'antisémitisme" dans le cadre de l'enquête de l'agression d'un jeune juif survenue le 21 juin dernier dans le XIXe arrondissement de Paris.
Déjà connu des services de police, l'homme, domicilié à Paris, avait été interpellé mardi matin sur la base aérienne de Taverny (Val d'Oise) où il travaille comme technicien, a-t-on précisé de source policière. Handicapé par une blessure superficielle, cet homme au crâne rasé aurait frappé sa victime avec sa béquille comme l'avaient indiqué des témoins.
Un incident mineur survenu le 22 octobre 2007 a pris une ampleur inattendue
PARIS (AFP) - Le procès d'une Franco-colombienne poursuivie à Paris par un sous-préfet pour outrage lors de la journée de commémoration du souvenir du résistant Guy Môquet a été l'occasion pour la défense de dénoncer les "expressions outrageantes, voire injurieuses" du chef de l'Etat.
Cambriolage chez Ségolène Royal, l'UMP ironise
PARIS (AFP) - L'ex candidate socialiste à l'élection présidentielle Ségolène Royal a affirmé jeudi après la mise à sac de son domicile, près de Paris être "sans doute suivie" ou "écoutée" et l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP) lui a suggéré de se procurer, comme à toute victime d'un cambriolage, une "aide psychologique".
La CEDH juge une détention excessive
La Cour européenne des droits de l'Homme a jugé aujourd'hui excessive la durée de la détention provisoire d'un Français, condamnant la France pour l'avoir placé plus de quatre ans en détention après sa mise en examen dans une affaire de meurtre à Marseille.
Placé en détention provisoire en janvier 1996 pendant 4 ans, 6 mois et 18 jours, Pierre Garriguenc, 53 ans, avait saisi la Cour en 1999 après plusieurs demandes de remise en liberté, invoquant le droit à être jugé dans un délai raisonnable ou libéré pendant la procédure.
Les juges de Strasbourg ont conclu à l'unanimité à la violation de la Convention européenne des droits de l'Homme (article 5.3).
Condamné à 15 ans de réclusion criminelle en 2001, Pierre Garriguenc qui bénéficie d'une mesure de libération conditionnelle depuis août 2005 s'est vu allouer 4.000 euros pour préjudice moral.
La CEDH juge une détention excessive
Source : AFP, le Figaro, 10/07/2008
Les psys dénoncent l'instauration d'une « psychothérapie d'Etat »
Les psys dénoncent l'instauration d'une "psychothérapie d'Etat"
LE MONDE | 08.07.08 | Extrait
La polémique sur le décret réglementant le statut de psychothérapeute s'embrase à nouveau. Alors que le gouvernement vient de transmettre au Conseil d'Etat un projet de décret débattu depuis près de cinq ans avec la communauté psy, c'est désormais un projet annexe d'arrêté qui met le feu aux poudres.
Ce "document de travail", signé des ministères de la santé et de la recherche, définit avec précision le contenu de l'enseignement théorique et pratique des futurs psychothérapeutes. La communauté psy dénonce une immixtion du gouvernement dans la définition du soin psychique et l'instauration d'"une psychothérapie d'Etat".
Internet : « Les gens peuvent être inquiets mais ne doivent pas paniquer »
«Aucune opération de sécurité n'a jamais été réalisée à cette échelle», a commenté le spécialiste en sécurité Dan Kaminsky. Celui-ci a mis en place un site (www.doxpara.com) pour permettre aux internautes de tester leur vulnérabilité à cette faille. «Les gens peuvent être inquiets mais ne doivent pas paniquer, car nous avons gagné autant de temps que nous pouvions, afin de tester et de mettre en application le patch».
Une grave faille de sécurité sur internet détectée à temps
Lefigaro.fr avec AFP, le Figaro, 09/07/2008
Elle laisse son bébé pour aller danser
Une jeune mère de famille, qui a laissé seul sans surveillance son bébé de huit mois dans une voiture pendant qu'elle se trouvait en discothèque dimanche soir, comparaîtra prochainement devant le tribunal correctionnel de Grenoble, a-t-on appris mardi auprès de la police.
A la demande du parquet, cette jeune mère de famille fait l'objet "d'une convocation par OPJ (officier de police judiciaire) pour délaissement de mineur de moins de 15 ans" devant le tribunal, a-t-on ajouté de même source.
Dans la nuit de dimanche à lundi, un passant, qui était tombé sur le nourrisson enfermé dans une voiture au centre de Grenoble, avait alerté la police, précise le Dauphiné libéré qui révèle l'affaire sur son site internet.
Des recherches ont été effectuées dans le voisinage, notamment dans une discothèque, où se trouvait la mère qui a été placée en garde à vue.
"Sincèrement surprise par l'ampleur que prend l'affaire", la jeune femme a assuré s'être "fait entraîner" dans l'établissement de nuit "par une amie". "Je voulais aller voir le bébé de temps en temps, mais on m'a dit que si je sortais de la discothèque, je ne pourrais plus y rentrer ensuite", a expliqué aux policiers la jeune mère, citée par le Dauphiné.
Examiné par les médecins, le nourrisson, une petite fille, était en bonne santé. Elle a été provisoirement placée par la justice.
Elle laisse son bébé pour aller danser
Source : AFP, le Figaro, 09/07/2008
Morano veut simplifier l'adoption nationale
La secrétaire d'Etat chargée de la Famille, Nadine Morano, a annoncé vouloir simplifier l'adoption nationale "au plus vite", lors d'une visite de la consultation d'orientation et de conseil à l'adoption (COCA) à l'hôpital André-Mignot, aujourd'hui à Versailles.
"Nous devons au plus vite simplifier les modalités de l'adoption en France et remettre en cause les critères qui entraînent un délaissement familial", a expliqué Nadine Morano à l'hôpital Mignot, un établissement de référence en matière d'accueil et de suivi des parents adoptants. Elle faisait ainsi référence aux enfants délaissés par leur famille et qui sont pour cela placés en familles d'accueil pendant des années, sans pouvoir être adoptés.
Critiquant ouvertement "l'absence de pilote dans l'avion" en matière d'adoption et déplorant que "25.000 familles disposant d'un agrément étaient encore en attente d'un enfant", Mme Morano a proposé la création d'un comité interministériel pour favoriser l'adoption.
Morano veut simplifier l'adoption nationale
Source : AFP, le Figaro, 08/07/2008
Un bébé vendu 125 euros au Mexique
TRAFIC
Un bébé vendu 125 euros au Mexique
mardi 08 juillet 2008 | leparisien.fr
Un bébé de deux mois et demi a été volé dans un quartier populaire de Mexico, puis vendu pour 2.000 pesos (125 euros) à un couple avant que les ravisseurs et les acheteurs ne soient identifiés et arrêtés.
Trois membres d'une même famille ont reconnu avoir kidnappé l'enfant mercredi dernier, alors que sa mère le tenait dans ses bras, à la sortie d'une clinique d'Iztapalapa, dans le sud-est de la capitale mexicaine.
La mère dépossédée de son enfant s'est aussitôt mise à le chercher et a «averti la police qu'elle avait réussi à localiser l'endroit où vivaient les voleurs d'enfant présumés», a dit dans un communiqué la police de Mexico.
Sur place, ajoute le communiqué, les policiers ont arrêté un couple et une adolescente de 14 ans, puis «ont demandé où était l'enfant et la femme leur a répondu qu'ils l'avaient vendu le jour même à une dame pour 2.000 pesos».
Peu après, le nouveau-né était retrouvé en bonne santé dans l'appartement occupé par une dame de 52 ans et son mari, qui ont été arrêtés.
Les violences conjugales ont augmenté de plus de 30% en 4 ans
PARIS (AP) - Toujours pas de grâce présidentielle du 14-Juillet.
VIOLENCES CONJUGALES
Un fait sur six touche un homme
mardi 08 juillet 2008 | leparisien.fr
PARIS (Reuters), extrait - Comme en 2007, le président Nicolas Sarkozy ne prendra pas l'initiative d'une grâce collective à l'occasion de la fête nationale, a laissé entendre mardi la ministre de la Justice Rachida Dati.
"C'est faire sortir des détenus sans projet de réinsertion, ce que nous ne souhaitons pas", a-t-elle expliqué au micro d'Europe 1. "Les grâces collectives ne favorisent pas la réinsertion des personnes détenues".
PARIS (AFP) - Les violences conjugales sur les femmes, en "forte accélération" depuis trois ans, ont représenté à elles seules en 2007 le quart des violences volontaires en France (y compris l'outre-mer), selon une étude de l'Observatoire national de la délinquance (OND), rendue publique mardi.
« Il y a des colères muettes », affirme Ségolène Royal
Mme Royal a également mis en garde la majorité contre tout excès de triomphalisme face à des grèves moins importantes qu'auparavant: "Il y a des colères muettes qui ne se manifestent pas forcément par des grèves ou des protestations parce que on a plus les moyens (...), parce que ça coûte cher", a-t-elle averti.
PARIS (AP) - Réagissant aux propos de Nicolas Sarkozy sur la perte d'influence des mouvements de grève, Ségolène Royal a affirmé mardi que le président de la République "ne se rend même plus compte de ce qu'il dit" car "il vit dans un autre monde".
Exclus d'une communauté religieuse après avoir dénoncé des actes pédophiles
Faits Divers
Aveyron
Exclus d'une communauté religieuse après avoir dénoncé des actes pédophiles
lundi 07 juillet 2008, 16h27 | leparisien.fr avec l'AFP
Quatre membres de la communauté religieuse des Béatitudes de l'Aveyron exclus après avoir dénoncé un frère, mis en examen ensuite pour «attouchements sexuels sur mineurs», ont lancé mardi un appel aux évêques de France leur demandant «d'agir» en leur faveur.
Ces quatre personnes ont indiqué qu'un «bon nombre d'évêques» sollicités pour trouver une solution à leur situation se sont réduits à dire: «Nous prions pour vous mais avec les médias vous aggravez votre cas».
«Nous demandons aux évêques de France d'arrêter de prier et d'agir», ont insisté les quatre exclus, une religieuse, un prêtre et deux laïcs, dont Cyrille, membre de la communauté depuis 33 ans, qui ont dénoncé les agissements pédophiles d'un ancien frère, Pierre-Etienne.
Celui-ci a été mis en examen en février dernier pour des «attouchements sexuels sur mineurs», commis de 1985 à 2000. Des faits qu'il a reconnu avoir commis.
Selon les exclus, «les voies de presse sont les seuls porte-parole qui (leur) restent» depuis leur exclusion prononcée par les responsables de la communauté, qui ont estimé que ces quatre personnes n'étaient plus «en communion avec la communauté» porté cette affaire au grand jour.
«Nous refusons de servir la loi du silence et de vivre comme des condamnés», a insisté Cyrille, précisant que l'évêque de Rodez, Bellino Ghirard, avait accepté de continuer à les héberger dans l'abbaye Notre-Dame-de-Bellecombe, près de Comps-la-Ville (Aveyron) jusqu'au procès du frère Pierre-Etienne.
Les exclus de la communauté religieuse se sont dits prêts à tenir une conférence de presse, «documents à l'appui, sur les conditions dans lesquelles (ils vivent) aujourd'hui suite au refus de taire des actes de pédophilie».
Cette décision a été prise malgré un récent courrier du modérateur général des Béatitudes qui indique vouloir «plaider contre ceux qui se servent de la presse, de la radio et de la télévision».
Vers un décret pour ouvrir l’état civil aux fœtus morts
Initiative
Vers un décret pour ouvrir l’état civil aux fœtus morts
Libération, lundi 7 juillet 2008
Février dernier : la Cour de cassation autorise trois familles, jusque-là déboutées, à donner un état civil à leurs fœtus morts-nés. Aucun ne répond pourtant aux critères de l’Organisation mondiale de la santé, qui pour cause de vide juridique français, font office de règle : avoir atteint vingt-deux semaines ou peser 500 grammes. Ces arrêts inédits de la haute-juridiction devraient être suivis d’un décret consacrant cette possibilité d’inscrire un «enfant» mort né sur les registres de l’état civil et d’organiser ses obsèques, comme l’a indiqué ce week-end le ministère de la Santé, confirmant une information du Figaro. Rédigé avec le ministère de la Jutice, il est «soumis au Conseil d’Etat». Et vise à «proposer une réponse humaine pour les familles». Actuellement, dans la plupart des cas, les fœtus de moins de vingt-deux semaines sont incinérés avec les déchets du bloc opératoire. En outre, le décret devrait permettre aux familles d’obtenir un «acte d’enfant sans vie»auprès de l’officier d’état civil sur la base d’un certificat d’accouchement, a indiqué le ministère de la Santé. Qui précise que «le fœtus n’acquiert pas pour autant une personnalité juridique».
En février, les arrêts de la Cour de cassation avait réveillé les clivages autour du fœtus. Avec d’un côté, des anti-IVG parlant d’une reconnaissance de «l’humanité du fœtus». Et de l’autre, une levée de boucliers de ses défenseurs, évoquant l’ouverture d’une brèche contre ce droit qu’est l’avortement.






















