Archives pour: Novembre 2008
Grève dans l'éducation : les revendications
Grève dans l'éducation : les revendications
LEMONDE.FR | 19.11.08 | 17h37 • Mis à jour le 19.11.08 | 20h30, extraits
Les enseignants de la maternelle à l'université, du public et du privé, sont appelés, jeudi 20 novembre, à faire grève et à manifester contre la politique menée par le ministre de l'éducation, Xavier Darcos, et de la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse. Cette grève s'annonce massive : 70 % de grévistes, selon le principal syndicat du secteur, le SNUipp-FSU. Les syndicats d'enseignants espèrent en effet mobiliser davantage que lors de la grève du 7 octobre, qui avait vu 5,37 % des enseignants cesser le travail, selon l'éducation nationale, et qui avait été qualifiée de "flop" par Xavier Darcos. Les motifs portent aussi bien sur les suppressions de postes que sur le contenu de la réforme du lycée.
[... ] "Les collègues sont excédés de la façon dont le ministre les traite, de la mise en cause de leur professionnalisme, des pressions administratives quotidiennes", regrette le syndicat SE-UNSA. "C'est le métier et l'engagement professionnel des enseignants des écoles au service des élèves qui sont dévalorisés, critiqués et remis en cause en permanence", estime pour sa part le SNUipp-FSU.
Carla « veux juste être à la hauteur »
Carla Bruni : la France "ravie" de l'élection d'Obama
NOUVELOBS.COM | 19.11.2008 | 17:06
Invitée sur la chaîne CBS de David Letterman, la star des talk shows américains, pour y faire la promotion de son album, l'épouse de Nicolas Sarkozy a également déclaré que le président français et George W. Bush "s'entendent bien" car "ils n'ont pas le choix".
Bruni: conseils auprès de Michelle Obama
Source : AFP, 19/11/2008 | Mise à jour : 19:25
Carla Bruni-Sarkozy a expliqué que ce serait à elle de prendre conseil auprès de Michelle Obama, la future Première dame des Etats-Unis, plutôt que l'inverse, mercredi à l'occasion d'une émission télévisée sur la chaîne NBC.
Carla Bruni-Sarkozy, qui n'a jamais rencontré la femme du président-élu Barack Obama, a déclaré: "Elle semble être une femme intelligente, forte, formidable".
La mannequin devenue chanteuse a interprété un extrait de son dernier album sur le plateau de l'émission "Today", demandant à l'animateur Matt Lauer de l'appeler par son prénom, plutôt que par son nom complet.
"J'ai pensé que peut-être pour une femme d'aujourd'hui, il était important d'avoir un travail et de le garder", a-t-elle expliqué.
La veille, Carla Bruni-Sarkozy était l'invitée du "Late Show" présenté par David Letterman, sur la chaîne de télévision CBS. Interrogée sur son rôle de Première dame de France, elle a répondu: "C'est un honneur. Je veux juste être à la hauteur." "J'aime ça. J'essaye de faire de mon mieux", a-t-elle ajouté.
Rachida Dati : les magistrats se réfèrent à leur hiérarchie
JUSTICE
Rachida Dati : les magistrats se réfèrent à leur hiérarchie
NOUVELOBS.COM | 19.11.2008 | 16:02, extrait
Les deux principaux syndicats de magistrats ont annoncé avoir écrit aux chefs de cours d'appel sur "la gestion par la ministre de la Justice" de l'affaire du suicide d'un adolescent à la prison de Metz, une affaire qui a suscité un profond émoi chez les juges.
[...] Les deux syndicats ont adressé lundi une lettre aux premiers présidents et procureurs généraux des cours d'appel pour "connaître leur position" sur les "garanties minimales" qui doivent entourer les "enquêtes pré ou para-disciplinaires" visant les magistrats.
"L'enquête, ordonnée par le garde des Sceaux, a été diligentée au cours de la nuit, sans que les magistrats entendus n'aient été informés des motifs de leur audition et sans qu'aucune garantie minimale ne leur soit offerte en termes de droits de la défense", écrivent les syndicats dans ce courrier transmis à la presse.
"Rassurer les magistrats"
Pour l'USM et le SM, "tout magistrat entendu doit pouvoir connaître à l'avance les motifs de cette audition comme les pièces sur lesquelles elle repose" et doit "pouvoir bénéficier de l'assistance d'une personne de son choix et obtenir copie du procès-verbal d'audition".
Ils demandent aux chefs de cours de "rassurer les magistrats de (leur) ressort" car "la gestion par la ministre de la Justice de l'affaire de Metz a profondément bouleversé l'ensemble des magistrats".
Libération d'une mineure séquestrée
Libération d'une mineure séquestrée
Source : AFP, 19/11/2008 | Mise à jour : 18:39
Les gendarmes de la brigade de recherche de la Nièvre ont annoncé mercredi avoir délivré une adolescente de 14 ans, séquestrée depuis plusieurs jours par un homme de 44 ans condamné pour des actes de pédophilie.
NIEVRE
Des gendarmes délivrent une mineure séquestrée par un pédophile
NOUVELOBS.COM | 19.11.2008 | 19:08
Les gendarmes ont délivré une adolescente de 14 ans retenue depuis plusieurs jours près de Nevers par un homme qui venait de purger une peine de prison pour actes de pédophilie. Elle était entrée en contact avec lui sur internet.
Grève aux urgences : « Il n'y aura aucun mort »
Société
SANTE:a
Grève aux urgences : «Il n'y aura aucun mort»
leparisien.fr | 19.11.2008, 17h18 | Mise à jour : 17h59, extrait
Les urgentistes veulent frapper plus fort. Les précédentes grèves n'ayant rien changé à leur ras-le-bol général, l'Association des médecins urgentistes (Amuf), qui appelle à une grève illimitée à partir du 1er décembre, va plus loin encore en annonçant qu'il «va y avoir des morts». Une phrase choc signée Régis Garrigue, secrétaire général adjoint de l'Amuf, rattrapée aussi sec par le président de l'Amuf, Patrick Pelloux.
«Bien sûr il n'y aura aucun mort», a rectifié le syndicat, ajoutant que les propos à la presse d'un de ses responsables avaient «dépassé sa pensée».
Faits divers
L'amoureux éconduit s'immole par le feu
leparisien.fr | 19.11.2008, 16h52 | Mise à jour : 17h53
INFO LE PARISIEN. Aujourd'hui, un peu avant midi, une forte déflagration a été entendue dans le quartier commercant du centre ville des Mureaux, rue Maurice Berteaux. Au second étage de l'immeuble, à l'angle de la place Rouget, un homme s'est immolé par le feu dans les locaux de l'association «Mode d'emploi». Celle-ci œuvre dans le domaine de l'insertion professionnelle.
Malgré l'intervention des secours, l'homme est décédé sur place. Il s'agit d'un ancien bénéficiaire des services de la structure. Le motif de cette tentative de suicide serait plutôt sentimental. L'homme aurait fait des avances à une employée de l'association, mais celle-ci aurait refusé d'y céder, ce qui aurait déclenché son geste.
Zemmour et les « races » : SOS Racisme scandalisé
DÉBAT TÉLÉVISÉ
Zemmour et les "races" : SOS Racisme scandalisé
NOUVELOBS.COM | 18.11.2008 | 19:03
Invité à débattre sur le métissage dans l'émission d'Arte "Impertinente" présentée par Isabelle Giordano, l'éditorialiste a notamment déclaré qu'il existait "des races" reconnaissables "à la couleur de peau".
Sébastien : la grand-mère devra patienter
thionville
Sébastien : la grand-mère devra patienter
Mireille Millet devra attendre. Son avocat Me Olivier Cobras ayant déposé ses dernières conclusions début novembre, l'avocat de la partie adverse a sollicité, hier, un renvoi devant le tribunal d'instance de Thionville et le dossier a été ajourné au 27 janvier.
En 1994, la grand-mère de Sébastien, aujourd'hui majeur, s'était battue pour la garde de son petit-fils, alors âgé de 4 ans, au centre d'un véritable déchirement familial. Elle l'avait caché, fait cinq jours de prison et finalement écopé de deux mois avec sursis.
Mais persuadée que la justice a failli, elle a déposé plainte contre le procureur de la République de Briey et engagé la responsabilité de l'Etat. C'est cette plainte que le tribunal de Thionville est chargé d'examiner.
Publié le 19/11/2008, Répubicain Lorrain
Montpellier : un collégien - qui vit en foyer - frappe un prof
Adolescents "abandonnés" dans le Nebraska
LE MONDE | 17.11.08 | 14h40, extrait
En adoptant en février une loi permettant aux mères en difficulté d'abandonner leurs enfants, l'Assemblée du Nebraska pensait simplement se mettre au diapason du reste des Etats-Unis. A une époque où démocrates comme républicains essaient de réduire le nombre d'avortements, les parlementaires espéraient contribuer au débat en proposant un refuge aux parents en détresse. Nul ne serait poursuivi pour avoir laissé un "enfant" dans un hôpital de l'Etat.
La loi est entrée en vigueur le 18 juillet. Depuis, 35 enfants ont été abandonnés par leurs parents ou leur tuteur légal. Mais, loin des nouveau-nés que la loi était censée viser, ce sont des adolescents que l'on dépose dans les hôpitaux. Du Michigan, à l'Iowa et à la Géorgie, des parents sont venus se délester de leur progéniture dans le Nebraska.
Faits divers
Montpellier : un collégien frappe un prof
leparisien.fr avec AFP | 19.11.2008, 11h54 | Mise à jour : 12h33
C'est la troisième fois qu'un enseignant se fait agresser dans l'Hérault en moins d'un mois. La dernière agression en date a eu lieu mardi : un professeur d'un collège de Montpellier a reçu un coup de poing au visage de la part d'un élève en plein cour. L'adolescent de 14 ans, qui vit dans un foyer éducatif, a été exclu provisoirement, par mesure conservatoire.
« Notre politique a été demandée par les Français », répond Rachida Dati
«Notre politique a été demandée par les Français»
lefigaro.fr, 19/11/2008 | Mise à jour : 07:33, extraits
INTERVIEW - La garde des Sceaux justifie sa gestion des affaires, qui suscite les critiques des magistrats.
LE FIGARO. - Dans une motion qui vous a été adressée mardi, 534 magistrats dénoncent votre politique et vous demandent «des excuses» pour l'affaire de Metz - qui a vu des magistrats sommés de s'expliquer après le suicide d'un mineur en prison. Pourquoi avez-vous demandé une inspection après ce drame ?
Rachida DATI. - Un suicide est toujours un événement dramatique au sein d'un établissement pénitentiaire. Il est de politique constante que, dans une telle affaire, et en particulier s'agissant d'un mineur, une inspection soit ordonnée dans les meilleurs délais par l'Administration pénitentiaire. Est-il choquant que le garde des Sceaux, sans rechercher de quelconque responsabilité sur un plan disciplinaire, ordonne également une inspection afin de connaître les conditions dans lesquelles le mineur a été poursuivi, interpellé, incarcéré ?
[...] Ces nouvelles protestations ne sont-elles pas le signe d'une rupture entre la Chancellerie et les magistrats ?
Pensez-vous sérieusement que lorsque j'ordonne, ou qu'un ministre ordonne une inspection, il indique au responsable d'une telle opération les modalités dans lesquelles elle doit se dérouler ? J'avoue ne pas comprendre la teneur de cette motion dont les termes erronés pourraient devenir outranciers alors même que les plus hautes autorités judiciaires locales ont démenti qu'une quelconque inspection disciplinaire ait été engagée et ont déclaré publiquement que je n'avais jamais évoqué, à quelque moment que ce soit, la décision de justice. Je constate enfin que, dans le tract rendu public, il est tout de même relevé que je soutiens les magistrats.
Des magistrats demandent des excuses
Info Europe 1 : les magistrats demandent des excuses
Créé le 18/11/08 - Dernière mise à jour à 20h21, Europe 1
C'est une information Europe 1. La fronde des magistrats contre Rachida Dati continue. 534 magistrats non syndiqués viennent d'adresser une pétition à la ministre de la Justice pour demander des excuses publiques, après l'envoi en urgence d'une inspection judiciaire au tribunal de Metz.
Meurtre de Grenoble : le directeur suspendu
lefigaro, 18/11/2008 | Mise à jour : 20:19
INFO LE FIGARO - Quatre jours après le meurtre d'un étudiant de 26 ans par un schizophrène en fugue, le directeur de l'hôpital psychiatrique de Saint-Egrève a été suspendu lundi de ses fonctions.
Michel Gellion, le directeur de l'hôpital psychiatrique de Saint-Egrève (Isère), a été suspendu de ses fonctions lundi. La sanction est intervenue quatre jours seulement après le meurtre de Luc Meunier, un étudiant de 26 ans poignardé à Grenoble par un schizophrène en fugue. «La décision a été prise par le Centre national de gestion, une structure gérant la direction des hôpitaux au nom de la ministre de la Santé», indique Jean-Louis Bonnet, le directeur de l'Agence régionale d'hospitalisation, qui a aussitôt désigné un directeur intérimaire. Le rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), demandé par Nicolas Sarkozy pour établir «les responsabilités dans ce drame en vue de sanctions éventuelles», n'est pas encore sur le bureau de Roselyne Bachelot. C'est une communication inappropriée au lendemain du meurtre qui est, semble-t-il, reprochée au directeur. Ce dernier avait notamment déclaré à la presse que «rien ne laissait présager» la récidive du patient schizophrène, avant même les résultats de l'enquête ouverte en interne. Il avait aussi précisé que le «patient, ne présentant aucune difficulté, était sur la voie de la réinsertion et n'a jamais été à l'origine d'actes de violence au sein de notre hôpital». Mardi, une expertise médicale a par ailleurs estimé que l'état mental du déséquilibré, déjà à l'origine de deux agressions très graves par le passé, était compatible avec une audition par le juge d'instruction. Jean-Pierre Guillaud, 56 ans, pourrait être mis en examen jeudi pour «homicide volontaire ».
LYON (Reuters) - Le malade mental qui a tué la semaine dernière un jeune homme à coups de couteau à Grenoble pourra être entendu par un juge d'instruction et mis en examen, a conclu une expertise commandée par le parquet local.
L'état de l'auteur du crime est jugé "compatible avec son audition et avec son éventuelle mise en examen" par cette expertise, a dit à Reuters le procureur Jean Philippe.
"Ceci lui permet simplement d'être entendu", a précisé le magistrat.
Yves Jégo perd son procès en diffamation
mardi 18 novembre 2008
Le maire UMP de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, perd (encore) un procès contre un blogueur !
A lire sur www.monputeaux.com
Yves Jégo perd son procès en diffamation
Source : AFP, 18/11/2008 | Mise à jour : 16:23
Le secrétaire d'Etat à l'Outremer, Yves Jégo, a perdu aujourd'hui le procès qu'il avait intenté à l'encontre de deux blogueurs qui, lors de la campagne pour les législatives de juin 2007, l'avaient notamment qualifié de "menteur" et de "manipulateur".
Le tribunal correctionnel de Paris a estimé que les délits d'injure et de diffamation n'étaient pas constitués à l'encontre du député-maire de Montereau-Faut-Yonne (Seine-et-Marne) et il a relaxé Frédéric Maupin et Jean-Luc Pujo.
Pour trois des passages poursuivis, le tribunal a estimé que les prévenus avaient usé de leur "droit de libre-critique".
Concernant le quatrième passage, jugé "diffamatoire", les magistrats de la 17e chambre ont octroyé aux prévenus le bénéfice de la bonne foi.
Demange : Minute de silence à l'Assemlée nationale
Hommage/ Demange : Billard choquée
Source : AFP, 18/11/2008 | Mise à jour : 17:52
La députée Martine Billard (Verts) s'est déclarée mardi "profondément choquée" par la minute de silence observée la veille à l'Assemblée nationale en l'honneur de Jean-Marie Demange, député UMP qui a abattu sa compagne d'une balle dans la tête avant de suicider.
"Si je suis viscéralement attachée au respect de la présomption d'innocence, il me semble que, dans de telles circonstances, il aurait été souhaitable que notre assemblée s'abstienne d'un tel acte", a écrit Mme Billard au président UMP de l'Assemblée, Bernard Accoyer.
"A quelques jours de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, un tel hommage ne peut constituer qu'un message pour le moins malvenu à l'adresse de nos concitoyens", a ajouté la députée de Paris qui "pense en premier" à la compagne de M. Demange, "la première victime de ce drame".
Lundi après-midi, deux heures après l'annonce de ce meurtre suivi d'un suicide, la présidente de séance, Danièle Hoffman-Rispal (PS), avait déclaré, à l'ouverture des débats: "j'ai la tristesse de faire part du décès de notre collègue Jean-Marie Demange, député de la neuvième circonscription de Moselle. J'invite l'Assemblée à observer une minute de silence".
Un an ferme requis contre Jorge Montes
Un an ferme requis contre Jorge Montes
Source : AP, 18/11/2008 | Mise à jour : 13:16
"Une affaire montée de toutes pièces". L'avocat de Jorge Montes, ce violeur présumé libéré par erreur en octobre, s'en est donné à coeur joie devant le tribunal correctionnel de Paris où un an d'emprisonnement a été requis contre son client pour violences volontaires avec arme, dans une affaire datant du mois de juin qui avait "miraculeusement" refait surface lors de sa libération.
Le jugement a été mis en délibéré au 2 décembre. Venu raconter l'incident qui l'a opposé à son colocataire, Mario Rivas, un professeur en sociologie d'origine argentine, grand amateur de salsa, a assuré que le coup de couteau "ne (lui) était pas destiné". "Je suis rentré dans la cuisine et Jorge a fait un geste avec un couteau, puis il m'a reconnu et m'a dit 'ah c'est toi'", a-t-il raconté avec un fort accent espagnol, tout en mimant le geste.
"Il était destiné à qui ce coup de couteau", s'impatiente le président Francis Bruty. "Allez savoir à qui", rétorque le plaignant. "Vous demandez quoi"? "Je ne demande rien du tout". "Vous vous constituez partie civile", veut encore savoir le magistrat. "Non". "Mais le délit, ce sont des menaces de mort contre vous", rappelle M. Bruty. "Le délit, il faut le prouver", s'écrie le plaignant.
L'annulation d'un mariage pour non-virginité de l'épouse rejetée en appel
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 17.11.08 | 15h36 • Mis à jour le 18.11.08 | 09h13, extrait
La cour d'appel de Douai (Nord) a infirmé, lundi 17 novembre, l'annulation d'un mariage prononcée le 1er avril à Lille et motivée par le fait que l'épouse avait menti sur sa virginité. Cette décision du tribunal de grande instance de Lille avait à l'époque provoqué de vives réactions du monde politique et associatif.
"Ils sont toujours mariés à l'heure qu'il est", a réagi Me Xavier Labbée, l'avocat de l'époux, après avoir pris connaissance du jugement. "Cet arrêt m'apparaît très inquiétant", a-t-il poursuivi, estimant que les libertés individuelles étaient "gravement menacées".
Compte rendu
Une décision en faveur de l'homoparentalité
LE MONDE | 18.11.08 | 14h14, extrait
Cet homme, Christophe, a donné son sperme, il a promis qu'il rencontrerait l'enfant s'il le souhaitait et il l'a reconnu peu après sa naissance. Il est cependant toujours resté dans l'ombre : il n'a jamais rencontré Camille et il ne verse aucune pension alimentaire. Parce qu'il est, aux yeux de la justice, le père de la petite fille, il exerce pourtant l'autorité parentale. Hélène, qui élève Camille depuis sa naissance, n'a en revanche aucun lien juridique avec l'enfant.
Pour pallier cette difficulté, Sylvia et Christophe, les deux "parents" officiels de Camille, se sont adressés à la justice : assistés par l'avocate Caroline Mécary, ils ont demandé en 2006 au tribunal de Versailles de partager leur autorité parentale avec Hélène. Le parquet s'y est fermement opposé mais la juge aux affaires familiales l'a accepté : il est "incontestablement de l'intérêt supérieur de l'enfant" d'accéder à cette demande, note-t-elle.
Où finit le politiquement correct ?
Chronique de la médiatrice
Appeler un Noir un Noir, par Véronique Maurus
LE MONDE | 15.11.08 | 14h00 • Mis à jour le 15.11.08 | 14h01, extraits
L'élection de Barack Obama a un avantage annexe, appréciable pour les médiateurs : on peut enfin écrire Noir, même dans un sous-titre de première page, comme dans Le Monde du 6 novembre ("... le vainqueur démocrate, premier Noir à accéder à la Maison Blanche"), sans recevoir une volée de messages criant au racisme. Ce jour-là, le terme a été utilisé 21 fois, idem le lendemain. Pas un reproche. Au contraire, des courriels ravis de notre couverture très complète de cette élection. C'est nouveau : jusque-là, mentionner la couleur de la peau, les racines ethniques ou religieuses d'une personne était tabou.
Il est vrai qu'il s'agit des Etats-Unis. Dans une page Focus du 26 août - "Pourquoi le métis Obama se définit comme un Noir" -, notre correspondant Sylvain Cypel a longuement expliqué que le mot "race", de ce côté de l'Atlantique, n'a pas le sens péjoratif qu'il a en Europe depuis la seconde guerre mondiale. Il désigne simplement un groupe humain, choisi par chaque citoyen, lors du recensement. Depuis 2000, un individu peut cocher plusieurs cases (par exemple "Hispanique" et "Noir") ou une seule, comme Obama, signifiant ainsi la communauté à laquelle il s'assimile. Une minorité (2,5 %) d'Américains se déclarent métis - en cochant deux races ou plus. "On ne dit pas le candidat métis, mais noir, car lui-même se revendique comme tel. C'est une culture politique", ajoute notre correspondant.
Cette approche décomplexée (de fraîche date il est vrai) n'a pas encore gagné la France. Durant toute la campagne américaine, nos correspondants se sont ainsi plaints du racisme sous-jacent de nos articles. "Je n'en peux plus de lire des précisions de couleur quand il s'agit de "noir (e)", écrivait par exemple Ana Chavanat (courriel).
[...] Où commence la discrimination, où finit le politiquement correct ? Le problème n'est pas neuf. Il est même un casse-tête pour les médiateurs. Rien, en effet, dans les chartes de déontologie n'interdit de préciser la couleur de peau, l'origine ethnique, la religion ou l'orientation sexuelle d'une personne, à condition que ces détails soient pertinents dans le contexte - ou que l'intéressé s'en prévale. Le Livre de style du Monde, ajoute, au chapitre Préjugé (s) : "Les rédacteurs s'interdisent d'utiliser toute formule ou tout cliché exprimant du sexisme ("une charmante greffière"), du racisme ("une cruauté tout orientale") ou du mépris social ("fils d'un modeste instituteur")."
Dans ce domaine, la faute s'apprécie au cas par cas et la maladresse n'est pas la moindre.
[...] C'est de moins en moins facile. Le politiquement correct et les crispations identitaires progressant (avec le malaise de la société ?), la liste des termes tabous s'allonge, contraignant les rédacteurs à des périphrases de plus en plus artificielles : "minorités visibles", "jeunes de la diversité" ou "issus de l'immigration", etc.
Offense au Président : Hervé Éon fait appel de sa condamnation
VIDEO
"Le clip qui déchire", rap bling bling caricaturant Nicolas Sarkozy
NOUVELOBS.COM | 16.11.2008 | 20:45
Une petite société de productions publicitaires a réalisé un clip satirique montrant le président français en rappeur bling bling : "Je trouve que l'ORTF avait du bon, Maintenant à la tête de France Télévisions, Ce sera un ministre de l'information" chante, entre autre, le héros en costume blanc et gros cigare.
HAPPENING
Une tête de mort sur la façade du Parlement russe
NOUVELOBS.COM | 14.11.2008 | 18:07
Un collectif d'artistes russe a projeté une tête de mort sur le bâtiment abritant le Parlement afin d'alerter les autorités sur le fait que "des Russes meurent pendant que d'autres nagent dans la richesse".
[...] Dans leur dernière vidéo, les membres de Voina agissent à visage découvert et sont facilement identifiables. Ceux-ci semblent pourtant ne pas craindre d'éventuelles poursuites. "Le gouvernement russe a des choses plus importants à faire que de punir les artistes et les journalistes", explique ainsi un des membres du collectif aux Observateurs de France 24. "L'Ouest a tendance à s'imaginer des horreurs sur la Russie, mais cela ne correspond pas à la réalité."
NORD
Mort du petit Marc : les deux médecins font appel
NOUVELOBS.COM | 14.11.2008 | 18:30
Ils ont été condamnés en première instance à trois ans de prison avec sursis pour non assistance à personne en danger, après la mort, en 2006, sous les coups de son beau-père, d'un enfant qu'ils avaient tous deux reçu en consultation.
Offense au Président : Hervé Éon fait appel de sa condamnation à une amende de 30 €
vendredi 14 novembre 2008, Ouest-France - Mayenne
Hervé Éon, militant du tout nouveau Parti de gauche, a décidé de faire appel. Le 28 juillet, il avait brandi une pancarte « Casse toi pov'con » lors du passage de Nicolas Sarkozy. Le 6 novembre, il a été condamné à 30 € avec sursis pour offense au Président de la république. « Je ne peux pas accepter cette condamnation. Ils n'ont pas eu le courage d'aller jusqu'au bout, jusqu'à la relaxe. Je fais appel. Entre-temps, Jean-Luc Mélenchon pourrait avoir déposé son projet de loi par rapport à l'offense. Le tribunal dit que c'est un avertissement, je ne suis pas un potache. » Réuni hier soir, le collectif de soutien estime que l'offense au Président est vétuste et fait de cette affaire un combat politique.
D'un communiqué publié par latelelibre.fr... « “Si le prévenu n’avait pas eu l’intention d’offenser, mais seulement l’intention de donner une leçon de politesse incongrue, il n’aurait pas manqué de faire précéder la phrase “Casse-toi pov’con” par une formule du genre “on ne dit pas”, souligne le jugement. En guise de “simple avertissement”, le tribunal m’a condamné à “une amende de principe de trente euros avec sursis”. Je n’accepte pas ce verdict qui laisserait à penser que tel un potache je mérite un avertissement. Une leçon de politesse n’est pas incongrue qu’elle soit à destination du Président ou d’un simple citoyen. La fonction présidentielle ne dispense celui qui l’occupe d’être poli avec les citoyens même si la loi protège sa fonction. »
JUSTICE
Poupée vaudou : Sarkozy veut un jugement équitable
NOUVELOBS.COM | 14.11.2008 | 16:44
Le chef de l'Etat "entend être traité comme tout le monde, ni mieux, ni moins bien qu'un autre", a affirmé son avocat, Me Herzog, devant la cour d'appel qui a décidé de se laisser quinze jours de réflexion avant de décider de confirmer ou non l'autorisation de commercialisation d'une poupée à l"éffigie du chef de l'Etat.
Le président Nicolas Sarkozy, débouté fin octobre de sa demande d'interdiction d'une poupée vaudou à son effigie, entend être traité "ni mieux, ni moins bien qu'un autre", a souligné son avocat, Me Thierry Herzog, devant la cour d'appel, jeudi 14 novembre.
La chambre des référés de la cour d'appel s'est laissé quinze jours de réflexion. Elle rendra sa décision le 28 novembre.






















