Archives pour: 2009
Objection, monsieur le président Sarkozy !
NDLR : Cette lettre ouverte serait parvenue à la chancellerie à la fin 2006, « pour un examen approprié auprès des services judiciaires compétents »... réponse à la noix : « débrouillez vous avec Nanterre et Versailles. »
14/01/2009, Libé Orléans, extraits
Sarkozy à Orléans: président protecteur et chantre de l'autopromotion
Pour Nicolas Sarkozy, «l’insécurité est la première des inégalités». Il l’a dit et répété. Et lui est là pour «protéger» les Français des affres de l’insécurité, tout comme il les protège «contre les méfaits de la crise financière» et «contre la crise économique et sociale qui en a découlé». Il protège également «leur santé avec la loi sur l’hôpital», mais aussi leurs «libertés individuelles en lançant une réforme de la procédure pénale». Et enfin, le président ne peut s’exonérer de «protéger la paix» dans le monde en proposant aux belligérants Proche orientaux un plan «équilibré».
[...] Obligé par l’actualité récente, le président est revenu sur le placement en garde à vue et l’incarcération des deux policiers de la brigade des stups d’Orléans soupçonnés de trafic de stups (LibéOrléans du 11 janvier 2009). «Ces actes sont d’une gravité extrême et ils doivent être sanctionnés. Il ne s’agit pas que de problèmes individuels. Ces actes salissent vos uniformes !», a-t-il lancé au parterre de policiers et gendarmes massés entre les huiles essentielles (députés, élus locaux, cadres UMP...), dans l’antre du gymnase surchauffé de l’unité de gendarmerie d’Orléans.
Objection, monsieur le président !
LE MONDE | 14.01.09 | 14h21 • Mis à jour le 14.01.09 | 20h09, extraits
Trois juges. Trois magistrats chargés d'instruire des dossiers, de débusquer la vérité. Ils n'ont pas les mêmes affectations. Deux se heurtent, dans leurs enquêtes, à la raison d'Etat. Le 7 janvier, ils ont écouté le président de la République, Nicolas Sarkozy, et sa réforme de la justice visant à supprimer les juges d'instruction - inamovibles et indépendants - pour donner au parquet - dépendant du ministère de la justice - les pleins pouvoirs. Ils n'ont pas aimé. Ils s'inquiètent pour le justiciable, assurent que si le parquet détient seul l'opportunité des poursuites, il n'ira jamais défier le pouvoir. "L'indépendance du parquet est un faux problème, répond le procureur de Paris, Jean-Claude Marin. La loi permet aux procureurs d'être indépendants, s'ils le sont dans leur tête. En revanche, il faut un contre-pouvoir à l'opportunité des poursuites." Cette réforme n'est qu'un projet, mais elle vient bousculer le corporatisme d'une magistrature peu encline à évoluer. Les juges d'instruction ne sont pas exempts de reproches. Ils commettent aussi des erreurs, s'endorment parfois sur leurs dossiers, ou abusent de leurs pouvoirs. On veut les supprimer ? Ils s'expriment.
[...] Sophie Clément gère une quarantaine de dossiers dans son cabinet, au pôle financier parisien. Juge d'instruction depuis quatorze ans, elle a failli mettre en péril les relations diplomatiques de la France avec Djibouti, dans le cadre de l'affaire Borrel - un magistrat retrouvé mort à Djibouti en 1995 -, qu'elle instruit. Elle s'inquiète, et le dit : "Museler les juges, c'est un fantasme d'homme politique."
[...] Et elle ne croit pas en un parquet volontariste, qui irait défier les pouvoirs publics. "Avec le système préconisé par Nicolas Sarkozy, l'affaire du sang contaminé n'aurait pas existé, l'affaire Elf non plus. Il n'y aurait plus de constitution de partie civile, cette procédure qui a donné naissance à la plupart des affaires politico-financières. Il faudrait que le parquet soit masochiste et schizophrène pour lancer des poursuites qui pourraient nuire à la raison d'Etat, estime la juge Clément. On ne peut demander à un procureur de se suicider professionnellement. Prenez l'Angolagate ou l'affaire Borrel, un procureur irait-il gâter des relations diplomatiques importantes pour la France ? Il ira demander l'avis de son chef, qui n'est autre que le ministre de la justice. Mais comment voulez-vous que les procureurs se battent sur des dossiers sensibles, à moins de vouloir être exilés dans un tribunal de second ordre ?"

Hormones de croissance : « des donneurs de mort impunis »
«Des donneurs de mort impunis»
lefigaro.fr, 14/01/2009 | Mise à jour : 17:20
VIDÉO - Pour les familles des victimes de l'hormone de croissance, la relaxe générale des six prévenus est «inimaginable». Leurs réactions à l’énoncé du jugement.
"La honte! C'est inadmissible!" : les familles des victimes de l'hormone de croissance ont exprimé colère et incompréhension après le jugement de relaxe générale des six médecins et pharmaciens prévenus, mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris.
Leurs réactions à chaud, sur lefigaro.fr.
Hormone de croissance : les prévenus "n'avaient pas conscience" d'exposer les malades traités à des risques
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 14.01.09 | 14h03 • Mis à jour le 14.01.09 | 17h48, extrait
Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé, mercredi 14 janvier, une relaxe générale des six prévenus au procès de l'hormone de croissance. A ce jour, 117 jeunes traités à l'hormone de croissance dans les années 1980 sont morts des suites de la maladie de Creutzfeldt-Jakob.
Les juges étaient chargés, selon le texte du jugement rendu, "d'apprécier les fautes des prévenus en fonction de leurs missions ou de leurs fonctions, de leurs compétences professionnelles ainsi que des pouvoirs et des moyens dont ils disposaient et par rapport aux données acquises à l'époque des faits par la communauté médicale tant en France qu'à l'étranger". Il était entendu qu'il n'était pas reproché "à l'encontre des prévenus de violation manifestement délibérée d'une loi ou d'un règlement" et qu'il convenait donc de rechercher "l'existence de fautes caractérisées" qui peuvent résulter "d'une série de négligences ou d'imprudences".
PARIS (Reuters) - Le parquet de Paris a annoncé mercredi soir qu'il faisait appel après la relaxe de six médecins et pharmaciens poursuivis pour la mort de 117 personnes victimes d'une hormone de croissance contaminée par la maladie de Creutzfeldt-Jakob.
TRIPOLI (AFP), 23 juillet 2007 - Après huit ans de détention sous l'accusation d'avoir inoculé le sida à des enfants, le dénouement semblait proche lundi pour les infirmières bulgares, dont la commissaire européenne aux Relations extérieures et l'épouse du président français plaident la libération à Tripoli.
Sous les coups, on met un genou à terre. Mais le pire arrive. L’association est déboutée de toutes ses demandes et le jugement de 1ère instance est infirmé. On frise le KO. La séance est levée. Il est 15h30. Les caméras se rallument et se précipitent sur les prévenus. Très vite, elles reviennent sur les parties civiles et s’approchent d’Alvaro Rendon, notre Président, qui laissent éclater sa colère. Notre colère. Tout le monde est sous le choc : colère, larme, indignation, mutisme, stupeur. On est en plein cauchemar. • De source ECHO, 14 Mars 2008 – Jour du jugement en appel, d'un compte rendu d’un témoin oculaire du procès en appel, un document qui n'est pas assimilé à la voix d’ECHO, l'association
Guatanamo : un procureur témoigne
L'AMÉRIQUE EN TRANSITION - Darrel Vandeveld, ancien procureur des tribunaux militaires
"A Guantanamo, j'étais devenu aussi inhumain que ceux que je poursuivais"
LE MONDE | 13.01.09 | 14h20 • Mis à jour le 14.01.09 | 11h52, extrait
ÉRIÉ (PENNSYLVANIE) ENVOYÉ SPÉCIAL
Darrel Vandeveld, dans quel état d'esprit êtes-vous arrivé lorsque vous avez été nommé, en mai 2007, procureur auprès des commissions militaires chargées de juger les prisonniers de Guantanamo ?
Deux de mes amis avaient été tués en Afghanistan et en Irak. Franchement, je voulais me venger. Je voulais poursuivre un maximum de prisonniers. Pour faire condamner ces salauds, j'étais prêt à tout, dans les limites de la loi. Je ne pouvais évidemment pas les emmener dans un coin et les descendre mais, honnêtement, je l'aurais sans doute fait si on me l'avait demandé. C'est triste à dire, mais c'est ce que la guerre fait aux gens.
Prison : onze suicides en quatorze jours
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 14.01.09 | 18h56 • Mis à jour le 14.01.09 | 18h57, extrait
Selon l'ONG Ban public, onze détenus se seraient suicidés en prison depuis le 1er janvier, deux nouveaux cas ayant été révélés mardi 13 janvier. Un détenu âgé de 50 ans, en détention provisoire pour abus sexuels présumés, a été retrouvé pendu à la maison d'arrêt de Douai, dans le Nord, où il était arrivé le 6 janvier. La veille, un autre détenu avait déjà tenté de mettre fin à ses jours dans cette même maison d'arrêt en se tailladant les veines. A Ecrouves, en Meurthe-et-Moselle, un homme de 25 ans a lui aussi été retrouvé pendu dans sa cellule, avec la ceinture de son peignoir. Une information judiciaire pour "recherche des causes de la mort" a été ouverte, a indiqué le parquet de Nancy, selon qui l'homme souffrait de "troubles psychologiques".
Le père de l’agresseur présumé du professeur témoigne
Faits divers
Le père de l’agresseur présumé du professeur témoigne
Le Parisien | 14.01.2009, 07h00, extraits
Les enquêteurs ont cherché à comprendre, hier, pourquoi un élève « fragile », mais sans antécédents judiciaires, avait poignardé la veille son professeur à Château-Gontier (Mayenne). Le père d’Antoine, 18 ans, raconte la dérive du jeune homme.
[...] Thierry, désemparé, fait à nouveau hospitaliser Antoine et comprend qu’il « ne pourra pas le sauver tout seul ». Mais entre-temps, le 17 novembre 2008, Antoine devient majeur. « J’ai accepté qu’il soit interné. Un premier médecin était d’accord ; mais un autre ne l’était pas et ils l’ont remis dehors en me disant qu’il n’y avait que 26 lits », déplore l’artisan. Il conseille alors à son fils de reprendre ses études au lycée pour poursuivre son BEP électrotechnique.
« Personne ne m’a aidé lorsqu’il était en psychiatrie. Ils ont laissé sortir une bombe à retardement qui a explosé lundi contre ce professeur. Les médecins nous ont abandonnés à notre sort. Mais Antoine n’est pas un délinquant, c’est un malade qui n’a pas été pris en charge à temps », dénonce cet homme qui envisage aussi de porter plainte contre l’institution médicale.
Prof agressé : le lycéen jugé responsable
AFP, 14/01/2009 | Mise à jour : 16:32
Le jeune homme de 18 ans, qui a poignardé lundi un de ses professeurs au lycée professionnel de Château-Gontier (Mayenne), a été reconnu pénalement responsable de son acte, a affirmé aujourd'hui le procureur de la République de Laval, Alex Perrin.
"Les experts qui l'ont examiné ont considéré qu'il ne relevait pas d'une hospitalisation d'office et qu'en l'état, il n'y a pas de doute quant à sa responsabilité pénale", a déclaré à la presse le magistrat.
Hollande réagit sur les « Rois fénéants »
Hollande réagit sur les "Rois fénéants"
AFP, 14/01/2009 | Mise à jour : 13:15
L'ancien premier secrétaire du PS François Hollande a affirmé aujourd'hui que Nicolas Sarkozy veut "décider seul en République" et "finit par faire regretter le temps des Mérovingiens" alors que le président de la République avait stigmatisé les "rois fainéants".
Sous le titre "monarchie absolue", le député de Tulle écrit sur son blog : "Nicolas Sarkozy, dans une formule peu élégante à l'égard de son prédécesseur, a évoqué les rois fainéants pour justifier son activisme présidentiel depuis son élection".
Mais, "exercer sa mission n'est pas décider seul en République. Avoir le pouvoir n'est pas détenir tous les pouvoirs. Et c'est là la dérive, le glissement, et pour tout dire la confusion", accuse M. Hollande.
"Pour rester dans la métaphore monarchique, c'est du despotisme éclairé, ce qui finirait par faire regretter le temps des Mérovingiens", souligne le député.
Publié le 07/01/2009 à 16:24 - Modifié le 07/01/2009 à 18:48 Le Point.fr (avec agences)
Sarkozy se préfère en "omniprésident" qu'en "roi fainéant"
Lors de ses voeux à l'Élysée aux parlementaires et aux conseillers de Paris, le chef de l'État s'est montré caustique. Il a repris à son compte l'expression d'"omniprésident" souvent utilisée par l'opposition pour le critiquer, la préférant à celle de "roi fainéant" comme "on en a connu", selon lui, dans le passé. Et d'ajouter sans citer de noms : "À force d'écrire que j'en fais trop, au moins, on ne se pose pas la question de savoir ce que je fais. C'est arrivé dans l'histoire de notre pays : Mais qu'est-ce qu'il fait donc là-haut ? "
"Dans ma conception d'une démocratie saine et exemplaire, un exécutif fort implique un législatif, un Parlement fort", a poursuivi le président de la République, expliquant longuement la révision constitutionnelle adoptée l'été dernier qui accroît, selon lui, les "droits de l'opposition", prédisant que "personne ne reviendrait" dessus.
Battisti/Brésil : une « humiliation »
Battisti/Brésil: une "humiliation"
AFP, 14/01/2009 | Mise à jour : 11:09
L'octroi par le Brésil du statut de réfugié politique à l'ex-activiste italien d'extrême-gauche, Cesare Battisti, dont l'Italie réclamait l'extradition, est "une humiliation", a dénoncé aujourd'hui une association italienne de victimes du terrorisme.
"Nous prenons acte de la victoire du terrorisme dans notre pays, (...) de l'humiliation pour les victimes et du mépris (exprimé) envers elles", a dénoncé dans un communiqué Bruno Berardi, président de l'association "Domus Civitas" des victimes du terrorisme et de la mafia.
Cesare Battisti, condamné en Italie pour quatre assassinats, "a réussi à se tirer d'affaire, à la barbe de la justice italienne", a déploré M. Berardi.
La décision brésilienne "démontre encore une fois une insensibilité totale et un manque de respect pour notre démocratie", a affirmé à l'AFP Sabina Rossa, députée du Parti Démocrate (centre gauche), membre d'une autre association de victimes du terrorisme et dont le père a été tué par les Brigades rouges.
Cesare Battisti, 52 ans, après avoir fui la France en 2004, s'était réfugié au Brésil où il avait été arrêté en 2007 et écroué dans l'attente d'une éventuelle extradition vers l'Italie.
La Licra condamne les propos de D.Paillé
La Licra condamne les propos de D.Paillé
AFP, 13/01/2009 | Mise à jour : 11:44
La Licra a condamné aujourd'hui "avec la plus grande fermeté" les propos de Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP, estimant qu'ils laissaient "entendre qu'actes antisémites et actes islamophobes seraient liés au conflit du proche Orient".
Les chaussettes rouges de Fillon ont choqué le Québec
Politique
Les chaussettes rouges de Fillon ont choqué le Québec
Le Parisien | 13.01.2009, 14h28 | Mise à jour : 19h26, extrait
François Fillon aime parfois quitter son uniforme de Premier ministre en mettant des chaussettes rouges, ce qui lui a valu quelques soucis en octobre. «Cela m'a valu un incident diplomatique au Québec !» a-t-il plaisanté au Grand Journal de Canal +, mardi soir. «Un journal québécois a titré, en photographiant mes chaussettes : Le Premier ministre français a choisi Ottawa, car la couleur rouge, c'est la couleur du gouvernement fédéral. Celle-là, je l'avais pas anticipée !» a expliqué M. Fillon.
AFP | 13.01.09 | 21h48 - Le grand rabbin de Venise (Italie) Enrico Richetti a accusé le pape Benoît XVI de remettre en cause cinquante ans de dialogue entre le judaïsme et l'Eglise catholique, dans un texte publié mardi par la revue jésuite Popoli.
Alors que les rabbins italiens ont décidé de ne pas participer cette année à la traditionnelle journée de réflexion judéo-chrétienne, le 17 janvier, la revue catholique a expliqué la publication de ce texte par le souci "d'écouter les raisons d'autrui", "premier pas vers un dialogue authentique".
Le religieux juif rappelle que les rabbins italiens ont pris leur décision après la réapparition d'une prière pour la conversion des juifs dans la messe en latin du vendredi saint réhabilitée par Benoît XVI à l'automne 2007.
En outre, "les plus récentes prises de position du pape sur le dialogue, considéré comme inutile puisqu'il convient de témoigner en toutes circonstances de la supériorité de la foi chrétienne" conduisent "à annuler les 50 dernières années de l'histoire de l'Eglise", écrit-il.
Reconduites à la frontière : Hortefeux « fier » de son bilan
Reconduites à la frontière : Hortefeux "fier" de son bilan, les associations dénoncent un "déni d'humanité"
LEMONDE.FR | 13.01.09 | 18h17 • Mis à jour le 13.01.09 | 20h52, extrait
Quelques jours avant de remettre à Eric Besson les clés du ministère de l'immigration et de l'identité nationale, Brice Hortefeux a défendu, mardi 13 janvier, son bilan à la tête de cette administration dont il s'est vu confier en mai 2007 la création par le Nicolas Sarkozy. Avec 29 796 "éloignements" d'étrangers en situation irrégulière, il s'est dit "fier" d'avoir atteint et même dépassé l'objectif fixé en début d'année de 28 000 reconduites "effectives" à la frontière. Ce faisant, pour lui, "le véritable changement, la véritable rupture, la véritable nouveauté, c'est que le tiers de ceux qui repartent chez eux le font désormais de manière volontaire".
Et le ministre d'insister à l'attention de ses détracteurs selon lesquels de très nombreux retours volontaires concernent des Roumains et des Bulgares acceptant de rentrer chez eux moyennant une aide, quitte à revenir plus tard en France : "Il n'y a pas de bonnes ou mauvaises reconduites, la loi s'applique à chacun qu'il soit Européen ou Africain."
Les tensions communautaires inquiètent le gouvernement
lefigaro.fr avec AFP, 13/01/2009 | Mise à jour : 08:36, extrait
Selon le ministère de l'Intérieur, les attaques visant les synagogues et les mosquées «sont en nette augmentation», depuis le début de l'opération israélienne à Gaza. Pour endiguer ce phénomène, plusieurs associations de quartiers, réunies par Fadela Amara, vont rédiger un texte appelant au «vivre ensemble».
Actes antisémites : Nicolas Sarkozy condamne des "violences inadmissibles"
LEMONDE.FR avec AFP | 12.01.09 | 12h13 • Mis à jour le 12.01.09 | 20h37, extrait
Nicolas Sarkozy a fermement condamné, lundi 12 janvier, les "violences inadmissibles" commises en France "au prétexte" du conflit au Proche-Orient et assuré que ces crimes ne "resteraient pas impunis". En présentant, à l'Elysée, ses vœux aux autorités religieuses, le président a également "exprimé sa plus vive solidarité envers les victimes directes et indirectes de ces comportements indignes de notre pays, indignes du XXIe siècle", selon ce texte.
Il a "remercié et félicité tous les représentants des grandes religions de France, dont il a salué le rôle modérateur, pacificateur et rassembleur". Les représentants des religions vont publier "dans les prochains jours" une déclaration commune concernant les événements à Gaza, a dit le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France (CEF).
"Face à un tel conflit, il est évident que chacun éprouve de l'empathie pour telle ou telle partie (...). Notre rôle, comme responsables religieux, est d'éviter que les positions se durcissent, il faut faire bouger les lignes et ne pas laisser croire qu'il y a les bons d'un côté et les méchants de l'autre", a pour sa part assuré Gilles Bernheim, le grand rabbin de France. "Les conflits extérieurs à la France ne doivent pas toucher et contaminer l'équilibre, la fraternité et la cohésion de la société française", a pour sa part estimé le recteur de l'institut musulman de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur.
Un professeur poignardé par un élève en Mayenne
Un professeur poignardé par un élève en Mayenne
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 12.01.09 | 18h32 • Mis à jour le 12.01.09 | 18h52
Un professeur du lycée professionnel Pierre-et-Marie-Curie de Château-Gontier (Mayenne) a été poignardé à trois reprises, lundi 12 janvier, par un élève. L'enseignant, admis au CHU d'Angers, a été touché au flanc et à la hanche. Ses jours ne sont pas en danger.
L'élève, âgé de 18 ans, a été interpellé par les gendarmes quelques minutes après l'agression, vers 16 h 15, en possession d'un couteau de cuisine et aussitôt placé en garde à vue. Selon le parquet, il est connu des services de police pour des affaires de vol et dégradations et en proie à des "troubles psychologiques", selon la gendarmerie. Les circonstances de l'agression ne sont pour l'instant pas connues.
Antonio Madeira : pas de révision de son procès
Père innocent condamné: pas de révision
AFP, 12/01/2009 | Mise à jour : 14:20
La commission de révision des condamnations pénales a rejeté la demande de révision du procès d'Antonio Madeira, un père condamné à 12 ans de prison pour des viols sur sa fille, qui a depuis la condamnation affirmé avoir menti.
Affaire Madeira - La justice saisie d’une “erreur judiciaire”
France Soir, le lundi 12 janvier 2009 à 04:00, extrait
Condamné pour le viol de sa fille, puis dédouané six ans plus tard par celle-ci, Antonio Madeira réclame la révision de son procès. La commission de révision doit lui répondre aujourd’hui.
L’histoire d’Antonio Madeira n’est pas sans rappeler l’invraisemblable affaire d’Outreau. A son tour, elle questionne sur la parole de l’enfant et sa prise en compte par les institutions. Mais, pour ses six années passées en prison, Antonio Madeira n’en veut à personne. Et surtout pas à sa fille, Virginie, à qui cet artisan maçon doit pourtant sa condamnation pour viol. Mieux, il lui a pardonné. Aujourd’hui, cet homme de 53 ans entend simplement que son honneur soit lavé et son procès révisé.
[...] Saisi du dossier, Me Jean-Marc Florand, le « sauveur de Patrick Dils », dépose une requête devant la Commission de révision des condamnations pénales, seule instance habilitée à saisir la cour de révision si elle juge que des éléments nouveaux sont apparus depuis le procès. Lors d’une audience, le 24 novembre dernier, l’avocat général a estimé que les rétractations de Virginie n’étaient « pas forcément crédibles » et que le condamné avait un temps reconnu les faits. Antonio Madeira, lui, a déjà purgé six années de prison avant d’être mis en liberté conditionnelle. Il espère simplement qu’un nouveau procès le lave définitivement. S’il était acquitté, ce maçon serait le septième condamné blanchi au terme d’une procédure de révision.
Deux Chinois, condamnés à tort, innocentés par la justice
Par Reuters, publié le 11/01/2009 à 14:20
PEKIN - Deux Chinois emprisonnés à tort pour un vol à main armée qu'ils n'avaient pas commis ont été déclarés innocents après avoir passé treize ans à tenter de faire annuler leur condamnation, rapporte l'agence de presse Chine nouvelle.
Appels au calme après l'attaque d'une synagogue près de Paris
PARIS (Reuters), 12.01.09 | 12h06, extrait - L'attaque contre une synagogue française, visée dimanche par un cocktail molotov, suscite la condamnation du monde politique, qui appelle au calme pour éviter toute importation du conflit israélo-palestinien.
Une bombe incendiaire a été lancée dans la soirée contre la synagogue de Saint-Denis, dans la banlieue de Paris, mais c'est un restaurant casher mitoyen qui a subi quelques dégâts. Sa vitrine a été brisée et un mur noirci par un début d'incendie, a-t-on appris auprès de la préfecture.
Pour l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), il s'agit du trentième acte antisémite recensé en France depuis le 27 décembre, date du lancement de l'opération militaire israélienne dans la bande de Gaza.
AFP, 12.01.09 | 12h04, extrait - Des cocktails Molotov ont été lancés dans la nuit de dimanche à lundi à Schiltigheim (Bas-Rhin) contre une maison servant de lieu de culte à la communauté israélite, a-t-on appris lundi auprès de la police locale.
Selon la police, jointe par l'AFP, des morceaux de verre correspondants à trois bouteilles de 75 cl ont été retrouvés près de la façade, noircie à trois endroits par de la fumée. Aucune inscription ni message n'ont été retrouvés sur place, est-il précisé.
Selon Pierre Lévy, responsable départemental et strasbourgeois du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), "c'est un coreligionnaire qui emprunte tous les matins la route qui a vu des traces noirâtres sur la façade".
Derrière les évidences humanitaires
Derrière les évidences humanitaires
Zoé, l’onde de choc
Archives - Septembre 2008 - Le Monde diplo, extrait
La violence des réactions de la presse africaine au « scandale de L’Arche de Zoé » a laissé pantois nombre d’humanitaires occidentaux.
Sorte de « fait social total », l’intervention de l’association française — accusée de tentative d’enlèvement d’enfants sous de faux prétextes humanitaires — a mis en lumière les dérives de la société tchadienne et de son régime ; puis, en cercles excentriques, les ambiguïtés de l’humanitaire et des rapports Nord-Sud. Les premières réactions, viscérales et nationalistes, frisent parfois la xénophobie : on incrimine les dysfonctionnements administratifs ainsi que l’arrogance et le néocolonialisme des « humanitaires » français. Tchadvision s’indigne : « Même pour alimenter un zoo en France avec des animaux de la savane africaine, il faut prévenir les autorités locales pour avoir une autorisation de sortie desdits animaux ! »
La grâce finalement accordée par le président tchadien Idriss Déby Itno aux membres de l’association est interprétée amèrement, dans le genre désespéré des utopies de Jonathan Swift. Ainsi Franck Salin sur Afrik.com : « Le marché aux enfants africains est ouvert : venez, servez-vous, il ne coûte rien, ou si peu, d’enlever de petits Africains. C’est, en somme, le message que vient de délivrer le président tchadien, Idriss Déby. » Selon le même auteur : « Leur comédie et leur fiasco ont porté tort, et gravement, tant à l’adoption internationale, déjà fort en difficulté, qu’à l’action humanitaire, aujourd’hui cible d’attaques et de mises en cause à travers le monde. »
Derrière les évidences humanitaires
A Kinshasa, aventuriers africains et professionnels occidentaux
Archives - Septembre 2008 - Le Monde diplo, extrait
En République démocratique du Congo, les associations humanitaires occidentales disposent d’importants moyens. Mais, à Kinshasa, leurs membres vivent entre eux. Au point de former une microsociété dont la présence dérègle la vie sociale.
Trente enfants du quartier de Ngaba, à Kinshasa, vivent dans un drôle de bidonville, démuni mais sympathique : « classes » de trois mètres sur dix mètres, « dortoir » en mouchoir de poche, le tout recouvert de tôles et meublé de manière artisanale. Deux éducateurs sans formation et une association de quartier, le Centre d’accueil pour enfants et mères démunies, s’en occupent avec un budget de misère... Cela n’empêche pas les ex-orphelins des rues de mener un train d’enfer dans le centre et de jouer si bruyamment que les gosses du quartier, plus misérables encore, aimeraient se joindre à eux...
Quoi de commun entre cette microscopique association, caritative et chrétienne, et les poids lourds de l’humanitaire, très représentés en République démocratique du Congo (RDC) ? Rien, justement, et c’est bien le problème... Pour les grandes organisations non gouvernementales (ONG) occidentales, spécialisées dans l’enfance abandonnée, ces bénévoles locaux sont des « aventuriers de l’humanitaire ». Cette formule paraît pour le moins paradoxale après l’affaire de L’Arche de Zoé (lire « Zoé, l’onde de choc ») et compte tenu de l’histoire du mouvement humanitaire international, sorti du bourbier biafrais dans la plus grande improvisation.
Depuis quelques années, en effet, le milieu humanitaire réagit aux critiques par une fuite en avant dans la technicité, sous la bannière du « professionnalisme ». En France, des « écoles de formation » comme la fameuse Bioforce imposent des cadences infernales à de jeunes recrues forcément « opérationnelles ». Hiérarchisation accrue vis-à-vis du personnel local tenu en lisière et distance encore plus grande par rapport aux sociétés concernées en sont le prix, de l’aveu même des intéressés les plus lucides.
Le tribunal reconnaît qu’il est... vivant
Justice
Le tribunal reconnaît qu’il est... vivant
Le Parisien | 10.01.2009, 07h00
André POIRIER a retrouvé la vie. Hier, la première chambre du tribunal de grande de grande instance de Paris a finalement reconnu qu’il était bel et bien vivant après avoir prononcé, le 27 octobre 2007, un jugement qui le déclarait décédé. André Poirier, ex-légionnaire, retraité et artiste peintre de 70 ans, est tombé dans ce piège de procédure après un imbroglio judiciaire hors du commun.
Il avait rompu tous les liens avec sa famille dans les années 1970 après un divorce houleux en 1967. Sa fille, Nathalie, avait réussi à entrer en contact avec lui à Montpellier en 2004 après plus de vingt ans de recherches.
Inexistant pour l’administration
Mais, parallèlement à ces retrouvailles chargées d’émotion, la procédure judiciaire initiée autour d’une succession avait suivi son cours, et l’avait déclaré mort, faute d’avoir retrouvé sa trace. Aux yeux des administrations caisses de retraite, la Sécurité sociale il n’existait plus.
Même après s’être présenté en personne, muni de papiers d’identité auprès de ces dernières.
« C’est la fin d’une histoire de fou. Je vais pouvoir enfin, le plus rapidement possible, rembourser l’argent que mes proches m’avaient avancé pour que je puisse survivre durant cette période particulièrement difficile », explique André. « La semaine prochaine, je vais pouvoir récupérer le jugement, le faire publier, puis saisir enfin le procureur de la République. » « Je crois que tout le monde est motivé pour que ces procédures aillent vite et que M. Poirier puisse rentrer dans ses droits dans le délai d’un mois », ajoute son avocat, Me Robert Pignot.
Les erreurs médicales feraient 10 000 morts par an en France
PARIS (Reuters), 11.01.09, 13h26 - Philippe Juvin, secrétaire national de l'UMP chargé de la Santé, estime que les erreurs médicales font 10.000 morts chaque année en France et que beaucoup sont évitables.
Chef des urgences de l'hôpital Beaujon, il intervient en pleine polémique sur la qualité des hôpitaux français et les moyens qui leur sont alloués, à la suite d'une série de décès accidentels.
Les erreurs graves dans les hôpitaux "sont beaucoup plus nombreuses que les décès. De 300.000 à 500.000 événements indésirables graves se produisent chaque année", avance Philippe Juvin. "J'estime qu'au moins 10.000 personnes meurent chaque année à l'hôpital du fait de l'exercice de la médecine."






















