Estelle, Maddie, Antoine et les autres…
Un «mini Madoff» en Floride ?
lefigaro.fr, 18/01/2009 | Mise à jour : 11:19, extrait
Les clients et les collaborateurs du gestionnaire de fonds Arthur Nadel craignent que les 350 millions de dollars qu'ils lui ont confiés se soient volatilisés avec lui. Le financier, introuvable depuis mercredi, a laissé derrière lui une lettre de suicide. Les journaux de Floride le surnomment déjà le «mini Madoff ». On est sans nouvelle depuis mercredi d'Arthur Nadel… et des 350 millions de dollars qu'il gérait. Les autorités comme les clients et les associés du gestionnaire de fonds de 75 ans craignent désormais d'avoir à faire à une gigantesque escroquerie. La disparition d'Arthur Nadel coïncide avec les premiers soupçons et plaintes à la police de ses investisseurs. Le gestionnaire de fonds a été vu pour la derrière fois par sa femme Peg, le mercredi 14 janvier.
18 janvier 2009, moreas.blog.lemonde.fr, extrait
Estelle, Maddie, Antoine et les autres…
L’information par la presse d’une nouvelle piste dans l’enquête sur la disparition de la petite Estelle Mouzin, avant même que les faits ne soient vérifiés, interpelle bon nombre de gens. Certains ont réagi violemment sur le site des journaux qui ont repris l’information. Ainsi dans Libération, on peut lire : « Cet article risque d’être la condamnation à mort d’Estelle - Bravo la télé et les journaux ! Que cette fille soit Estelle ou non vous signez son arrêt de mort en publiant cette photo. - Quel manque de professionnalisme ! C’est honteux. ». Ou encore sur Le Monde : « Si elle est encore vivante, cette information est scandaleuse… - Je suis ahuri de l’irresponsabilité de l’AFP à pondre une dépêche là-dessus. »
Adolf Hitler a été placé
14 Janvier 2009 - 18:26, Paris Match, extrait
Le petit Adolf Hitler retiré à ses parents
Consternante. Quel autre terme pourrait qualifier l'histoire du couple Campbell ? Heath et sa femme Deborah avaient fait parler d'eux dans la presse américaine en décembre lorsque leur fils s'était vu refuser son gâteau d'anniversaire par un magasin d'Holland Township dans le New Jersey, où vit la famille. La pâtisserie n'avait pas accepté de réaliser un gâteau sur lequel figurait "Happy Birthday Adolf Hitler!". Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, Adolf Hitler est en effet le prénom de ce petit garçon de trois ans, qui vient d'être retiré à ses parents.
Adolf Hitler retiré à ses parents
Vendredi 16 janvier, 13h11, Zigonet
New Jersey, États-Unis - Un enfant de 3 ans appelé Adolf Hitler a été retiré à la garde de ses parents et placé en famille d’accueil. Cette affaire survient après que les parents du garçon se sont plaints qu’un supermarché ait refusé d’inscrire le nom de leur enfant sur un gâteau d’anniversaire.
Heath et Deborah Campbell ont trois enfants : Adolf Hitler, JoyceLynn Aryan Nation (" Nation Arienne ", en français) et Jeannie Honsylynn Hinler (en référence au SS Heinrich Himmler). Le 17 décembre dernier, Zigonet vous faisait part de l'indignation de ces parents qui s’étaient vu refuser un gâteau d’anniversaire au nom de leur fils dans un supermarché.
Après confirmation de la police, les trois enfants ont depuis quitté le domicile familial et été remis aux services sociaux du New Jersey. Les parents racontent n’avoir pourtant jamais été accusés d’abus ou de négligence. Le couple Campbell a également nié être raciste bien que sa maison soit décorée de croix gammées. Il appelle à la tolérance, rappelant que les prénoms de ses enfants ont été choisis afin d’honorer la généalogie allemande de la famille.
Donner des prénoms en référence au nazisme n'est pas encore reconnu comme un délit aux États-Unis. Les raisons pour lesquelles les enfants ont été retirés de la garde de leurs parents sont, pour l'instant, floues.
Dieu nous protège du chaos social ?
Obama président
Sarkozy craint de rentrer dans l’ombre
Le Parisien | 18.01.2009, 07h00, extrait
IL EST LOIN le temps où Nicolas Sarkozy présentait Barack Obama comme son « copain ». A la veille de l’investiture du président américain, l’heure est plutôt à la rivalité. A la jalousie ?
Le Monde: Dieu nous protège du protectionnisme!
Marianne2.fr, Samedi 17 Janvier 2009 - 09:00, extrait
Saisissant le prétexte des mesures américaines contre l'importation du roquefort, Le Monde repart en campagne contre le protectionnisme. Une façon d'aider Pascal Lamy, le patron de l'OMC, qui ne parvient pas à boucler les négociations ouvertes à Doha en 2000. Un débat crucial pour imposer une relance efficace face à la crise.
[...] Bref, il s’agit de réfléchir à un protectionnisme à l’échelle européenne, perspective d’autant plus réaliste que l’Europe constitue le plus grand marché mondial. Réfléchir mais vite : plus le temps passe, et plus l'échec de plans de relance qui visent davantage à sauver le système qu'à créer les conditions d'une transformation réelle nous rapproche d'une alternative radicale : le chaos social ou une sérieuse limitation de la liberté des échanges.
Edito du Monde
Danger protectionniste
LE MONDE | 16.01.09 | 13h21 • Mis à jour le 16.01.09 | 13h21, extrait
Les promesses d'un G20 ne durent-elles que le temps d'un communiqué ? Il y a deux mois, le 15 novembre 2008, les dirigeants des vingt principales puissances économiques mondiales tenaient une réunion qualifiée d'"historique" à Washington pour tenter de remédier à la crise financière mondiale.
Le pays joyeux des enfants heureux
LES CHRONIQUEURS ASSOCIÉS
Commission Léger: la commission du président?
Par Philippe Bilger. Marianne2.fr, Vendredi 16 Janvier 2009 - 12:26, extrait
Le magistrat revient sur la suppression du juge d'instruction. L'annonce présidentielle de la réforme de la procédure pénale avant même que les conclusions du rapport d'étape de la Commission Léger soient connues est problématique. A moins qu'elle ne soit qu'un prélude et non un aboutissement.
Je persiste : il faut achever le juge d'instruction. Mais pas n'importe comment. Quand j'ai écrit mon billet sur ce thème, je ne disposais que de l'information donnée par Le Monde avant le discours du président de la République devant la Cour de cassation. Je présumais que l'enquête qui serait confiée au Parquet serait accompagnée d'un certain nombre de modalités qui nous feraient changer de procédure pénale avec confiance. Après avoir lu l'allocution du chef de l'État et pris connaissance de la plupart des réactions, j'ai été obligé de constater que pour l'instant du moins, nous étaient proposées seulement une enquête sous l'égide du procureur, la création d'un juge de l'instruction et une audience collégiale pour le placement en détention provisoire. On passerait d'un inquisitoire entier à un accusatoire tronqué.
Une disproportion médiatique
Avant d'analyser le fond, je voudrais attirer à nouveau l'attention sur la disproportion médiatique entre les partisans du statu quo et du maintien du juge d'instruction d'une part et, d'autre part, les défenseurs de la réforme projetée. Le Monde, par exemple, n'a cessé de donner la parole aux premiers et quand il s'est aventuré à publier une critique du magistrat instructeur - par Hervé Lehman, avocat et ancien juge d'instruction -, il a éprouvé le besoin de la compenser par un texte contraire d'Eva Joly. On a constaté également une glorification des juges anti-terroristes par eux-mêmes et des éloges que certains magistrats financiers s'adressaient. Plus généralement, ceux qui pendant longtemps n'avaient cessé de vitupérer les dérives de l'instruction, ses lenteurs et ses partialités se découvraient soudain des affinités certaines avec « les petits juges ».
Rien de cette surenchère ne me semble décisif. Plutôt que d'opposer l'esprit des deux systèmes inquisitoire et accusatoire, elle conduit à mythifier le premier et à déplorer l'impossibilité pratique du second.
Taper fort sur tous ceux qui contestent ?
Grèves: Besancenot accuse Sarkozy
AP, 17/01/2009 | Mise à jour : 20:36
"Nicolas Sarkozy essaie de criminaliser le mouvement social", déclare Olivier Besancenot, qui estime que "les grévistes ne sont pas responsables" du conflit qui a conduit à la fermeture de la gare Saint-Lazare cette semaine.
"Pendant trois semaines, la direction (de la SNCF, NDLR) a refusé de négocier. Je comprends la colère des usagers. Mais ça ne retire rien à ma solidarité avec les grévistes", affirme le porte-parole de la LCR dans un entretien publié dimanche dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France". "Les cheminots ne luttent pas pour des droits corporatistes mais pour que les services publics fonctionnent bien".
Selon Olivier Besancenot, les responsables de la situation sont le président Nicolas Sarkozy et son gouvernement, qui "passent leur temps à démanteler le service public, que ce soit les transports ferroviaires, la santé, la Poste". "Nicolas Sarkozy a une volonté: taper fort sur tous ceux qui contestent" et "essaie de criminaliser le mouvement social", ajoute-t-il, jugeant que le chef de l'Etat "n'agit que pour les riches".
Ainsi, "son plan de sauvegarde, c'est pour les banques, pour les capitalistes", et le président "est anachronique quand il dit qu'on pourrait revenir à un gentil capitalisme industriel contre un méchant capitalisme financier". Car, pour Olivier Besancenot, "la crise actuelle, c'est la crise du capitalisme tout court. C'est d'ailleurs pour ça que Sarkozy est complètement à l'ouest".
Inculper Bush? L'Amérique libérale est prête
INTERNATIONAL
Le Temps | International | Article
Inculper Bush? L'Amérique libérale est prête
ETATS-UNIS. Alors que le président républicain va quitter la Maison-Blanche, une action criminelle a-t-elle une chance d'aboutir contre lui pour la guerre engagée en Irak sous de faux prétextes? Un procureur de Los Angeles s'y attelle.
Samedi 17 janvier 2009, Le Temps, extrait
Sur le site change.gov ouvert par Barack Obama, c'est de très loin la toute première des questions posées au futur président: «Allez-vous désigner un procureur spécial pour enquêter sur les crimes les plus graves de l'administration Bush, dont la torture et les écoutes illégales?» Ni Obama ni le futur vice-président Joe Biden n'ont répondu à ce jour, mais ils ont laissé des indices complexes.
Les dirigeants de BNP Paribas renoncent à leur bonus
Créé le 17/01/09 - Dernière mise à jour à 10h42, Europe 1, extrait
Le président et le directeur général de BNP Paribas ont décidé renoncer à leur rémunération variable pour l'exercice 2008. Se pliant ainsi à la volonté de Nicolas Sarkozy, qui a demandé jeudi aux dirigeants des banques de suspendre cette année la "part variable" de leurs rémunérations, en contrepartie du soutien financier que l'Etat leur a apporté. L'an dernier, les deux hommes avaient respectivement touché 875.000 et 2,27 millions d'euros au titre de cette part variable.
Garde à vue prolongée pour la mère d'Antoine
A la une
Le père d'Estelle confirme la piste estonienne
Le Parisien | 17.01.2009, 14h27 | Mise à jour : 14h59, extrait
Eric Mouzin, père de la fillette disparue a confirmé ce samedi la nouvelle piste des enquêteurs révélée par le Parisien dans son édition de ce samedi. Une photo sur un site pornographique estonien d'une adolescente présentant une certaine ressemblance avec Estelle Mouzin, la fillette disparue en 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne), constitue une nouvelle piste pour l'enquête, a-t-il indiqué.
Il exprime toutefois la plus grande prudence sur les perspectives d'une telle piste.
DISPARITION D'ANTOINE
Garde à vue prolongée pour la mère d'Antoine pour conduite sans permis
NOUVELOBS.COM | 17.01.2009 | 17:44
La mère du garçon de 6 ans, disparu le 11 septembre dernier, a assuré lors d'un contrôle routier qu'elle avait oublié son permis, alors que, durant l'enquête sur la disparition d'Antoine, elle avait toujours affirmé ne pas conduire.
Une nouvelle « déclaration d'indépendance » morale ?
Mystères Madoff
LE MONDE | 17.01.09 | 13h41 • Mis à jour le 17.01.09 | 20h19, extrait
La version de Bernard Madoff, financier américain soupçonné d'une énorme fraude pyramidale, veut que, le 10 décembre, il ait tenu à sa femme et ses deux fils ce langage : "Je suis fini. J'ai perdu 50 milliards de dollars. Tout n'était qu'une énorme fraude." Andrew et Mark Madoff, ahuris, ont appelé leurs avocats, qui leur ont conseillé d'aller illico au FBI. Le lendemain, la SEC (Securities and Exchange Commission, gendarme de la Bourse) portait plainte, et Madoff était interpellé. Il a été laissé en liberté. Sa femme, Ruth, et son frère Peter ont réglé la caution de 10 millions de dollars.
Cette version fait sourire les habitués de Wall Street. Beaucoup subodorent une autre explication. Après avoir dit à ses rejetons qu'il était "fini", "Bernie" aurait ajouté : "J'ai 70 ans. Pour ne pas me suivre derrière les barreaux, il n'y a qu'un moyen : dénoncez-moi. Vous ne saviez rien." En bon chef de famille, Madoff chercherait donc à protéger les siens.
Mais la thèse de la complicité des enfants a un défaut : le FBI enquête depuis plus d'un mois sans qu'ils fassent l'objet d'accusations. Pourtant, Mark était directeur général et Andrew directeur des opérations du fonds Bernard Madoff Investment Securities (BMIS). Peter, son frère et bras droit, n'est pas plus inquiété.
A-t-il agi seul ou en famille ? C'est l'un des nombreux mystères de l'affaire Madoff, dont les immenses trous noirs intriguent. Et la division financière du FBI, qui débroussaille, se tait.
Obama souhaite une nouvelle "déclaration d'indépendance" morale
NOUVELOBS.COM | 17.01.2009 | 18:50
"Ce qu'il nous faut, c'est la même persévérance et les mêmes idéaux que nos pères fondateurs", a-t-il ajouté. Pour le premier des quatre jours de festivités précédant son investiture, le président élu a prononcé un discours depuis Philadelphie avant de prendre le train pour Washington.
Gaza : France 2 piégée par la propagande palestinienne
Gaza : France 2 piégée par la propagande palestinienne
Jérôme Bouin (lefigaro.fr), 06/01/2009 | Mise à jour : 18:32
La chaîne admet une «erreur» après la diffusion des images d'une explosion accidentelle datant de 2005 pour illustrer les conséquences de l'offensive israélienne dans le territoire palestinien.
[...] Interrogé par Le Post, Etienne Leenhardt, directeur-adjoint de l'information de France 2, a reconnu «une erreur», due à «un dysfonctionnement interne de vérification de l'info». «C'est une erreur de notre part d'avoir diffusé ces images, qui datent en effet de 2005», reconnait-il. «La séquence que nous avons diffusée était censée illustrer la guerre des images sur Internet. Les personnes qui ont préparé le sujet sont allées trop vite», poursuit Leenhardt pour qui «c'est une bonne piqûre de rappel. Cela nous rappelle que nous devons être très attentifs sur la vérification des sources». Mardi, la présentatrice du journal de 13 heures a présenté les excuses de la rédaction évoquant une «confusion regrettable».
Prasquier : «Le Crif est uni derrière Israël»
Jérôme Bouin (lefigaro.fr), 16/01/2009 | Mise à jour : 21:24, extrait
VIDÉO - Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) était l'invité de «Parlons Net !» sur France Info, dont Le Figaro.fr est partenaire. Il déplore le niveau de haine anti-israélien véhiculé par le Hamas.
Richard Prasquier campe sur ses positions. Le président du Crif continue de soutenir l'action de Tsahal dans la bande de Gaza, un soutien unanime dit-il au sein de son organisation. S'il dit regretter «toutes les victimes» du conflit, il n'en rappelle pas moins la responsabilité du Hamas dans le déclenchement de la guerre. Il souhaite d'ailleurs que le mouvement terroriste «abroge sa charte», renonce au terrorisme et reconnaisse Israël. «En attendant il n'y a pas moyen de négocier avec le Hamas», explique-t-il.
Soucieux de ne pas «importer» le conflit en France, il déplore toutefois la recrudescence des actes antisémites et salue l'implication du gouvernement français. En fin d'émission, Richard Prasqueir s'exprime sur le traitement médiatique de cette guerre. Il pointe notamment du doigt la responsabilité de France 2, mise en demeure par le CSA après la diffusion d'images erronées sur l'offensive israélienne à Gaza.
Le Crif prône le dialogue
AFP, 17/01/2009 | Mise à jour : 18:56
Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a déclaré dans un communiqué diffusé aujourd'hui qu'il jugeait "primordial" que Juifs et Musulmans "continuent de dialoguer".
"A un moment de grande tension internationale et de risque majeur d'exportation du conflit israélo-palestinien en France, le Crif réaffirme qu'il est primordial que Juifs et Musulmans dépassent leurs divergences et continuent de dialoguer", souligne-t-il.
Appelant les Musulmans de France "à ne pas renoncer au dialogue", il estime "particulièrement regrettable que certains érigent un mur là où un pont de fraternité et d'amitié arpentait nos deux rives".
Le Crif "déplore que les membres musulmans de l'Amitié judéo-musulmane de France aient quitté cette instance, reprochant à leurs homologues Juifs 'l'absence totale de condamnations' sur l'offensive israélienne à Gaza".
Internet et vie privée : la question fondamentale que se pose Alex Türk
Bientôt des procès filmés ?
France Info - 13 janvier 2009, 11:45, extrait
Dans un rapport rendu public le 22 octobre 2008, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) suggérait de permettre aux médias audiovisuels d’accéder aux salles d’audience, partant du constat d’un "déficit de confiance" des Français envers la justice. "Le son et l’image sont en effet, de loin désormais, les premiers vecteurs de l’information. La justice ne peut donc espérer mieux se faire connaître et comprendre par le plus grand nombre sans passer par eux", expliquait l’organe suprême de la magistrature.
Un internaute piégé par ses traces sur la Toile
LE MONDE | 17.01.09 | 14h21 • Mis à jour le 17.01.09 | 14h21, extrait
Jules, qui affirme avoir désormais "verrouillé" sa vie, n'entend pas porter plainte. "Ce serait de toute façon difficilement tenable devant un juge, estime Alex Türk, président de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL). Le magazine n'a fait qu'utiliser des sources publiques."
Cette mésaventure illustre la complexité de la galaxie Internet. "Le fait même d'entrer dans ce type de réseau, souligne M. Türk, revient à accepter de réduire son périmètre d'intimité."
"Les nouvelles technologies favorisent la confusion des espaces publics et privés, renchérit Dominique Pécaud, sociologue à l'université de Nantes. D'un côté, on glisse vers une privatisation des espaces publics, via notamment la vidéosurveillance. De l'autre, on expose sa vie privée dans des espaces qui sont presque publics. On assiste à un recentrage sur l'individu, comme s'il devenait une institution."
Se pose "une question fondamentale de nature psychologique et philosophique", selon M. Türk : "Qu'est-ce qui fait que les jeunes ont besoin d'exposer leur vie intime et d'apprendre tout de la vie d'inconnus ? Il y a là un étrange phénomène d'exhibitionnisme partagé et de narcissisme mutuel."
Tarnac : Yildune Lévy est remise en liberté
LE MONDE | 17.01.09 | 13h48 • Mis à jour le 17.01.09 | 15h38, extrait
L'une sort, l'autre pas. En début de soirée, vendredi 16 janvier, Yildune Lévy, 25 ans, un carton sous le bras, a quitté la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) où elle était incarcérée depuis le 15 novembre 2008. Contre l'avis du parquet, la cour d'appel de Paris a ordonné sa remise en liberté, sous contrôle judiciaire, suivant les recommandations du juge d'instruction, Thierry Fragnoli. Ce dernier avait estimé, dans son ordonnance, que le maintien en détention provisoire de la jeune femme n'était pas nécessaire à la poursuite de son enquête. Le même jour, la demande de Julien Coupat, 34 ans, a été rejetée par le juge de la détention et des libertés (JLD). Il est pourtant mis en examen pour les mêmes motifs que sa compagne : destruction en réunion et association de malfaiteurs à visée terroriste.
Des neuf personnes soupçonnées d'avoir saboté des lignes SNCF à grande vitesse et mises en examen, M. Coupat est le seul à demeurer en prison. Le 11 novembre, jour de leur interpellations, la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, s'était félicitée d'une "opération réussie" impliquant le "milieu de l'ultra-gauche".
Depuis, le dossier est apparu de plus en plus confus.
La dissuasion nucléaire est « inutile »
Réforme des droits du Parlement : les "drôles" de justifications du gouvernement
LEMONDE.FR | 16.01.09 | 15h42 • Mis à jour le 16.01.09 | 15h42, extraits
La discussion à l'Assemblée nationale sur le projet de loi organique sur les droits du Parlement se poursuit. Les députés siègent vendredi toute la journée et samedi. Pour expliquer ce projet, lié à la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, et qui vise à mieux encadrer la procédure législative et accélérer les débats, le gouvernement a publié sur son site Internet un argumentaire sous la forme de questions-réponses.
[...] L'opposition d'aujourd'hui, celle peut-être de demain sont fondées à nourrir quelque méfiance et à revendiquer que le Parlement reste maître de l'organisation de ses travaux. Tout en cherchant à en améliorer l'efficacité. Cette petite phrase, tirée de l'argumentaire du gouvernement ne laisse, en tout cas, pas "insensible" dans la majorité. "Qui a pu écrire une telle stupidité ?", s'étrangle un député UMP, tandis qu'un autre évoque la nécessité d'alerter au plus vite le premier ministre.
Visuel interactif
Noam Chomsky, regard critique sur l'Amérique
LEMONDE.FR | 16.01.09 | 14h34 • Mis à jour le 16.01.09 | 15h27
La dissuasion nucléaire est "inutile"
AFP, 16/01/2009 | Mise à jour : 10:30
Trois anciens généraux britanniques ont sévèrement critiqué aujourd'hui le plan de modernisation par Londres de son dispositif de dissuasion nucléaire, estimant que ce dernier était "complètement inutile" pour faire face aux menaces d'aujourd'hui.
En Suisse, « la justice a maltraité les enfants »
NDLR : Tout semble bien être du domaine du possible. Pensez le, parfois ça suffit pour que quelque chose d'exceptionnel advienne. Même Dieu, pensez y, sait on jamais.
«La justice a maltraité les enfants»
LT - 15.01.2009
VICTIMES. Fausses allégations, manipulations, scandales. Le malaise face à la parole des mineurs est souvent dû à l'ignorance. Une formation pour policiers, avocats et juges veut combler ce manque. Ses concepteurs s'expliquent.
L'interview de Jean Zermatten et de Julie André
L'analyse de Julie André
«La justice a maltraité les enfants»
LT - 15.01.2009, extrait
N'y a-t-il pas souvent un conflit d'intérêts entre l'avocat et l'enfant? Je pense notamment aux divorces conflictuels, aux fausses allégations d'abus.
J.Z.: Il y a aujourd'hui des situations graves, où la parole de l'enfant est utilisée comme arme dans la guerre entre adultes. Dans les procédures de divorce, l'abus sexuel a remplacé l'adultère, et pour l'enfant déchiré entre deux parents, c'est une forme terrible de maltraitance.
J.A: L'avocat, ici, devrait agir comme un filtre face au client accusateur, lui dire attention, si on part dans cette direction, on va faire du mal à votre enfant. Il le fait quand il est gentil. Mais il peut aussi casser sciemment l'enfant tout en ne faisant strictement que son métier...
J.Z.: C'est malheureusement vrai. Dans ce cas, il faut savoir que l'enfant a droit, pour protéger ses intérêts, à un avocat rien que pour lui. La CDE a introduit cette nouveauté, encore mal connue. D'autre part, je crois que si policiers, magistrats et avocats prennent l'habitude de se parler, on peut limiter les dégâts. C'est l'idée de notre formation.
Bush met en garde Obama contre le risque d'attentat, l'Iran et la Corée
Lundi 12 janvier, 16h47, AFP, extrait
La possibilité d'un attentat sur le sol américain est "la plus grave menace" à laquelle Barack Obama sera confronté, a averti lundi le président sortant George W. Bush, qui a également mis en garde son successeur à propos de l'Iran et de la Corée du Nord. "La plus grave menace à laquelle il sera confronté, ainsi que les autres présidents après lui, est un attentat sur notre sol. J'aimerais pouvoir dire que ce n'est pas le cas, mais il existe toujours un ennemi qui voudrait faire du mal aux Américains. Ce sera une menace majeure", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, très vraisemblablement sa dernière à huit jours de la passation de pouvoirs à Washington.
Un Airbus s'abîme au large de New York
AFP et AP, 15/01/2009 | Mise à jour : 21:52, extrait
Un avion Airbus A320 de la compagnie aérienne US Airways transportant 155 personnes s'est abîmé ce soir dans la rivière Hudson, au niveau de la 48e rue à New York, près de l'aéroport La Guardia, et flottait sur les eaux glacées. Les 150 passagers et 5 membres d'équipage ont tous été "sortis de l'avion et ont survécu", a indiqué Doug Parker, le PDG de la compagnie aérienne US Airways, lors d'une conférence de presse.

Photo AP Photo/Tim Donnelly
Monsieur le président, par Eva Joly
Point de vue
Monsieur le président, par Eva Joly
LE MONDE | 15.01.09 | 13h53 • Mis à jour le 15.01.09 | 17h31, extrait
Supprimer le juge d'instruction ne constitue pas une simple réforme de notre système pénal, mais porte atteinte au plus haut de nos principes, celui de la séparation des pouvoirs et de l'indépendance de la justice à l'égard du pouvoir politique. Votre discours ne mentionne aucune garantie d'indépendance pour les enquêtes. Ce silence, dans un domaine qui constitutionnellement vous échoie, porte la marque du stratagème politique.
Mais le verbe haut et toute la rhétorique du monde ne suffiront pas pour convaincre les Français qu'un parquet soumis aux instructions du ministre constitue une meilleure garantie pour le justiciable qu'un juge indépendant. Vous affirmez que notre pays est marqué par une tradition de "rivalité" entre le politique et le judiciaire. La rivalité n'est pas du côté des juges, elle est le fruit de la peur des politiques.
Vous pensez que la légitimité politique prime sur tous les pouvoirs. Or c'est précisément pour contenir le désir de toute-puissance qui s'empare naturellement des gouvernants que les Lumières ont forgé le concept de séparation des pouvoirs.
Monde 15 janv. 11h11, Libé, extrait
Un financier américain se fait passer pour mort pour échapper à des poursuites
L'homme de 38 ans a simulé sa disparition en Floride dans le crash de l'avion qu'il pilotait. Dimanche, il avait placé son appareil sur pilote automatique et lancé un message de détresse avant de sauter en parachute.
Un conseiller financier de l'Indiana, aux Etats-Unis, est accusé d'avoir simulé sa mort dans le crash de l'avion qu'il pilotait afin d'échapper à des poursuites dans plusieurs Etats.
L'homme de 38 ans est en garde à vue dans un hôpital de Tallahassee (Floride, sud-est), où il se remet de blessures aux poignets. Il avait été retrouvé mardi soir par les autorités alors qu'il se cachait dans un camping de l'Etat.
Objection, monsieur le président Sarkozy !
NDLR : Cette lettre ouverte serait parvenue à la chancellerie à la fin 2006, « pour un examen approprié auprès des services judiciaires compétents »... réponse à la noix : « débrouillez vous avec Nanterre et Versailles. »
14/01/2009, Libé Orléans, extraits
Sarkozy à Orléans: président protecteur et chantre de l'autopromotion
Pour Nicolas Sarkozy, «l’insécurité est la première des inégalités». Il l’a dit et répété. Et lui est là pour «protéger» les Français des affres de l’insécurité, tout comme il les protège «contre les méfaits de la crise financière» et «contre la crise économique et sociale qui en a découlé». Il protège également «leur santé avec la loi sur l’hôpital», mais aussi leurs «libertés individuelles en lançant une réforme de la procédure pénale». Et enfin, le président ne peut s’exonérer de «protéger la paix» dans le monde en proposant aux belligérants Proche orientaux un plan «équilibré».
[...] Obligé par l’actualité récente, le président est revenu sur le placement en garde à vue et l’incarcération des deux policiers de la brigade des stups d’Orléans soupçonnés de trafic de stups (LibéOrléans du 11 janvier 2009). «Ces actes sont d’une gravité extrême et ils doivent être sanctionnés. Il ne s’agit pas que de problèmes individuels. Ces actes salissent vos uniformes !», a-t-il lancé au parterre de policiers et gendarmes massés entre les huiles essentielles (députés, élus locaux, cadres UMP...), dans l’antre du gymnase surchauffé de l’unité de gendarmerie d’Orléans.
Objection, monsieur le président !
LE MONDE | 14.01.09 | 14h21 • Mis à jour le 14.01.09 | 20h09, extraits
Trois juges. Trois magistrats chargés d'instruire des dossiers, de débusquer la vérité. Ils n'ont pas les mêmes affectations. Deux se heurtent, dans leurs enquêtes, à la raison d'Etat. Le 7 janvier, ils ont écouté le président de la République, Nicolas Sarkozy, et sa réforme de la justice visant à supprimer les juges d'instruction - inamovibles et indépendants - pour donner au parquet - dépendant du ministère de la justice - les pleins pouvoirs. Ils n'ont pas aimé. Ils s'inquiètent pour le justiciable, assurent que si le parquet détient seul l'opportunité des poursuites, il n'ira jamais défier le pouvoir. "L'indépendance du parquet est un faux problème, répond le procureur de Paris, Jean-Claude Marin. La loi permet aux procureurs d'être indépendants, s'ils le sont dans leur tête. En revanche, il faut un contre-pouvoir à l'opportunité des poursuites." Cette réforme n'est qu'un projet, mais elle vient bousculer le corporatisme d'une magistrature peu encline à évoluer. Les juges d'instruction ne sont pas exempts de reproches. Ils commettent aussi des erreurs, s'endorment parfois sur leurs dossiers, ou abusent de leurs pouvoirs. On veut les supprimer ? Ils s'expriment.
[...] Sophie Clément gère une quarantaine de dossiers dans son cabinet, au pôle financier parisien. Juge d'instruction depuis quatorze ans, elle a failli mettre en péril les relations diplomatiques de la France avec Djibouti, dans le cadre de l'affaire Borrel - un magistrat retrouvé mort à Djibouti en 1995 -, qu'elle instruit. Elle s'inquiète, et le dit : "Museler les juges, c'est un fantasme d'homme politique."
[...] Et elle ne croit pas en un parquet volontariste, qui irait défier les pouvoirs publics. "Avec le système préconisé par Nicolas Sarkozy, l'affaire du sang contaminé n'aurait pas existé, l'affaire Elf non plus. Il n'y aurait plus de constitution de partie civile, cette procédure qui a donné naissance à la plupart des affaires politico-financières. Il faudrait que le parquet soit masochiste et schizophrène pour lancer des poursuites qui pourraient nuire à la raison d'Etat, estime la juge Clément. On ne peut demander à un procureur de se suicider professionnellement. Prenez l'Angolagate ou l'affaire Borrel, un procureur irait-il gâter des relations diplomatiques importantes pour la France ? Il ira demander l'avis de son chef, qui n'est autre que le ministre de la justice. Mais comment voulez-vous que les procureurs se battent sur des dossiers sensibles, à moins de vouloir être exilés dans un tribunal de second ordre ?"

Hormones de croissance : « des donneurs de mort impunis »
«Des donneurs de mort impunis»
lefigaro.fr, 14/01/2009 | Mise à jour : 17:20
VIDÉO - Pour les familles des victimes de l'hormone de croissance, la relaxe générale des six prévenus est «inimaginable». Leurs réactions à l’énoncé du jugement.
"La honte! C'est inadmissible!" : les familles des victimes de l'hormone de croissance ont exprimé colère et incompréhension après le jugement de relaxe générale des six médecins et pharmaciens prévenus, mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris.
Leurs réactions à chaud, sur lefigaro.fr.
Hormone de croissance : les prévenus "n'avaient pas conscience" d'exposer les malades traités à des risques
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 14.01.09 | 14h03 • Mis à jour le 14.01.09 | 17h48, extrait
Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé, mercredi 14 janvier, une relaxe générale des six prévenus au procès de l'hormone de croissance. A ce jour, 117 jeunes traités à l'hormone de croissance dans les années 1980 sont morts des suites de la maladie de Creutzfeldt-Jakob.
Les juges étaient chargés, selon le texte du jugement rendu, "d'apprécier les fautes des prévenus en fonction de leurs missions ou de leurs fonctions, de leurs compétences professionnelles ainsi que des pouvoirs et des moyens dont ils disposaient et par rapport aux données acquises à l'époque des faits par la communauté médicale tant en France qu'à l'étranger". Il était entendu qu'il n'était pas reproché "à l'encontre des prévenus de violation manifestement délibérée d'une loi ou d'un règlement" et qu'il convenait donc de rechercher "l'existence de fautes caractérisées" qui peuvent résulter "d'une série de négligences ou d'imprudences".
PARIS (Reuters) - Le parquet de Paris a annoncé mercredi soir qu'il faisait appel après la relaxe de six médecins et pharmaciens poursuivis pour la mort de 117 personnes victimes d'une hormone de croissance contaminée par la maladie de Creutzfeldt-Jakob.
TRIPOLI (AFP), 23 juillet 2007 - Après huit ans de détention sous l'accusation d'avoir inoculé le sida à des enfants, le dénouement semblait proche lundi pour les infirmières bulgares, dont la commissaire européenne aux Relations extérieures et l'épouse du président français plaident la libération à Tripoli.
Sous les coups, on met un genou à terre. Mais le pire arrive. L’association est déboutée de toutes ses demandes et le jugement de 1ère instance est infirmé. On frise le KO. La séance est levée. Il est 15h30. Les caméras se rallument et se précipitent sur les prévenus. Très vite, elles reviennent sur les parties civiles et s’approchent d’Alvaro Rendon, notre Président, qui laissent éclater sa colère. Notre colère. Tout le monde est sous le choc : colère, larme, indignation, mutisme, stupeur. On est en plein cauchemar. • De source ECHO, 14 Mars 2008 – Jour du jugement en appel, d'un compte rendu d’un témoin oculaire du procès en appel, un document qui n'est pas assimilé à la voix d’ECHO, l'association






















