Archives pour: Juin 2008
Nucléaire : seule la France ne reconnaît pas ses victimes
Etats-Unis, Grande-Bretagne, Australie et Canada, tous ces pays ont reconnu que leurs essais nucléaires avaient eu des conséquences sur la santé des personnes présentes pendant les tirs, qu'ils ont indemnisées grâce à un fonds spécial. Un Etat occidental n'a toujours pas suivi cette voie: la France, désormais la seule puissance nucléaire à ne pas avoir officiellement reconnu ses victimes. Une position qui l'isole vis-à-vis des autres pays et qui accentue les inégalités de traitement entre les malades.
Entre 1960 et 1996, la France a effectué 210 essais nucléaires, dont 50 atmosphériques dans le Sahara algérien et en Polynésie française. Combien de civils étaient présents sur les lieux? Aucun rapport n'a jamais été rendu public. Dans ces conditions, aucune étude épidémiologique, pour en mesurer les conséquences sanitaires, n'a jamais pu être effectuée. L'association des vétérans des essais nucléaires, l'Aven, a toutefois proposé un questionnaire à ses adhérents. Des 1800 réponses, il ressort un taux de cancer deux fois supérieur à la moyenne, des maladies cardio-vasculaires plus importantes, et pour les familles sur les lieux, un taux de mortalité pré- et périnatale jusqu'à trois fois supérieur à la normale.
Interdiction légale de reconnaître la réalité
Pour autant, l'Etat a toujours refusé un lien de cause à effet entre les essais nucléaires et les cancers. Pourquoi? Parce qu'un cancer ne porte pas de signature, comme l'explique Me Jean-Pierre Tessonnière, avocat des victimes, qui avait déjà représenté celles de l'amiante...
Nucléaire: seule la France ne reconnaît pas ses victime
Rue89 | 09/06/2008 | Extrait
Le drame des « enfants réunionnais de la Creuse » face au mur de la justice
Le Conseil d'Etat a quelques semaines pour délibérer mais, au cas où il voudrait ne pas suivre son avis, Mme Courrèges a mis en garde contre la tentation de donner raison aux requérants et d'ouvrir ainsi le débat sur le fond.
Elle a certes jugé indéniables "le rôle moteur de l'Etat" dans ce drame, tout comme "la forte implication personnelle de Michel Debré", gaulliste de la première heure alors député réunionnais.
"Mais la remontée dans le temps est très périlleuse" et "le contexte juridique et social était très différent" il y a quarante ans: "cela peut paraître choquant, mais les éloignements des familles étaient assez courants à l'époque", a-t-elle fait valoir.
PARIS (AFP) - Le drame de quelque 1.600 enfants réunionnais, arrachés à leur île dans les années 60/70 pour être placés dans des familles rurales de la métropole, pourrait bientôt connaître son épilogue judiciaire, leurs demandes d'indemnité restant sans réponse pour des questions de droit.
Abandonnés, confiés aux services de l'aide sociale à l'enfance, pupilles de l'Etat ou encore délinquants: au total, "de 1963 à 1982, un peu plus de 1.600 enfants réunionnais ont été placés dans des département ruraux, principalement la Creuse", a rappelé, vendredi au Conseil d'Etat, la commissaire du gouvernement Anne Courrèges.
Dix d'entre eux, aujourd'hui repartis dans leur île natale, mènent depuis des années un combat judiciaire pour que la responsabilité de l'Etat soit reconnue, lui réclamant chacun 15 millions d'euros d'indemnisation.
Mais leur demande achoppe depuis le début sur des points de droit et la plus haute juridiction administrative, appelée à statuer en cassation, risque de tirer un trait définitif sur leurs espoirs.
Sans se prononcer sur le fond, la commissaire Anne Courrèges, chargée de dire le droit, a estimé que la cour administrative d'appel de Bordeaux avait eu raison le 27 mars 2007 de rejeter leur requête.
Cette cour, ressort d'appel de l'île de la Réunion, avait estimé que leur action ne pouvait aboutir en raison de la prescription quadriennale qui couvre les actions intentées contre la plupart des représentants de la puissance publique.
Le débat, très technique, porte sur la date à partir de laquelle cette prescription quadriennale devrait courir. La cour de Bordeaux avait estimé qu'elle partait de la majorité de chacun des enfants réunionnais, tandis que que les requérants voulaient qu'elle débute seulement en 2002, date de la publication d'un rapport sur ce sujet de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas).
En première instance, le 22 juillet 2005, le tribunal administratif de Saint-Denis de la Réunion avait rejeté leur demande pour une toute autre raison, estimant que le préfet de l'île agissait pour le compte non de l'Etat, visé par leur action, mais du département.
Le dossier a été mis en lumière dans les années 90 sous le nom de "l'affaire des enfants réunionnais de la Creuse", parce qu'une grande partie de ces enfants avaient été placés dans ce département du centre de la France métropolitaine, touché par l'exode rural.
Tout en demandant le rejet de leur requête, la commissaire a souligné leur "enfance douloureuse faite de déracinement et de mauvais traitements" tout en estimant que "l'émotion ne peut prévaloir".
Le Conseil d'Etat a quelques semaines pour délibérer mais, au cas où il voudrait ne pas suivre son avis, Mme Courrèges a mis en garde contre la tentation de donner raison aux requérants et d'ouvrir ainsi le débat sur le fond.
Elle a certes jugé indéniables "le rôle moteur de l'Etat" dans ce drame, tout comme "la forte implication personnelle de Michel Debré", gaulliste de la première heure alors député réunionnais.
"Mais la remontée dans le temps est très périlleuse" et "le contexte juridique et social était très différent" il y a quarante ans: "cela peut paraître choquant, mais les éloignements des familles étaient assez courants à l'époque", a-t-elle fait valoir.
"Avec le recul, on peut se dire que les bons sentiments ne suffisent pas", a-t-elle reconnu, mais au vu du dossier, il s'agissait d'abord "de donner une meilleure chance aux enfants réunionnais" plutôt que "de repeupler la Creuse".
Témoignages du vendredi 15 juillet 2005
Débat sur les enfants de la Creuse
"C’était une politique du chiffre"
Six livres, un CD, de nombreux documentaires et articles, des assignations en justice... le dossier des enfants de La Creuse, en seulement deux ans, a connu une médiatisation internationale. Pourtant, il reste un constat troublant : l’État s’en moque.
... Voyage ou déportation ?
En 1967, soit 4 ans après le début de la vague migratoire, le professeur Benoist envoyait une lettre au député Michel Debré pour dénoncer la déportation de ces enfants. Déportation, c’est le mot juste selon les ex-mineurs de La Creuse. Pire, ils parlent de rafles, faux et usage de faux.
Les témoignages sont éloquents en la matière, parce qu’ils dénoncent des faux actes d’abandon. Arlette, une mère de famille aujourd’hui encore anéantie par cette histoire, raconte que son père l’a recherchée 17 ans durant. "À 65 ans, il est tombé à mes pieds. Il m’a dit : pourquoi tu m’as fait ça, pourquoi tu es partie", raconte-t-elle. Et de poursuivre : "je lui ai dit, papa, pourquoi m’as-tu abandonnée. Il m’a répondu : tu étais ma fille unique, pourquoi je t’aurais fait ça".
Maltraitance d'enfants : dénoncer des abus fait parfois plus de mal, selon des experts
Il a cité le cas d'un enfant qui avait d'abord accepté puis refusé, avec une certaine ambivalence, des jeux sexuels avec un camarade d'école. "Les parents ont porté plainte. Ca n'a servi à rien, au contraire: toute l'école était au courant et il s'est fait traiter de +pédé+ par les autres", a raconté le psychanalyste.
STRASBOURG (AFP) - Des spécialistes de l'enfance ont mis en garde contre les conséquences parfois désastreuses d'une dénonciation aux autorités dans les cas les moins graves d'abus sexuels et de maltraitance, lors d'un colloque médical vendredi à Strasbourg.
"Lorsqu'un tonton chatouille le zizi d'un enfant en âge préscolaire et que les faits ne se répètent pas, ça mérite un coup de gueule parce que c'est mal, mais pas d'être dénoncé dans l'heure au procureur de la République", a déclaré le psychanalyste belge Jean-Yves Hayez, professeur à l'Université de Louvain, lors des Journées nationales d'études des puéricultrices.
Lorsque des cas peu graves sont connus, l'universitaire préconise la fermeté contre l'auteur mais aussi la discrétion, reprochant aux institutions d'inciter les gens à trop faire confiance au droit pénal pour réparer le mal fait à un enfant, ce qui est une "illusion et une erreur".
Le droit de grâce collectif du président de la République rétabli par le Sénat
Le Sénat a rétabli aujourd'hui le droit de grâce collectif du président de la République prévu par la Constitution et qu'avait supprimé le projet de loi de réforme des institutions.
L'article 17 de la Constitution donne au président cette prérogative exclusive et personnelle qui lui permet de dispenser une personne condamnée de l'exécution de sa peine ou de commuer celle-ci en une peine moins lourde.
Traditionnellement, à l'occasion du 14 juillet, les présidents de la République accordaient collectivement des remises de peine pour éviter une surpopulation carcérale l'été. Nicolas Sarkozy a été le premier à ne pas appliquer cette grâce collective, l'an dernier.
Institutions : droit de grâce rétabli
Source : AFP, le Figaro, 20/06/2008
Robert Redeker s'est déclaré « déçu »
Le philosophe Robert Redeker s'est déclaré aujourd'hui dans le quotidien Sud Ouest déçu par le jugement condamnant à six mois de prison avec sursis et 750 euros d'amende l'homme qui l'avait menacé de mort à la suite une tribune critique envers l'islam dans Le Figaro.
"On peut se demander si un verdict d'une telle clémence n'est pas un encouragement pour ceux qui voudraient se livrer à ce type d'intimidation", s'interroge le philosophe.
Pour lui, "ce type de jugement fait peser un risque de banalisation des menaces de mort".
Pour Robert Dedeker, ce jugement est une déception car il est sans commune mesure avec "les épreuves" qu'il traverse depuis bientôt deux ans. "Je ne peux plus enseigner, j'ai vendu ma maison, je vis dans une résidence tenue secrète, mon épouse doit prendre des précautions, mon fils est en internat. Et je dois être protégé en permanence".
Menaces : Redeker déçu par le jugement
Source : AFP, le Figaro, 20/06/2008
Prisons : le principal syndicat de surveillants appelle à des actions
Le syndicat proteste également contre une circulaire diffusée le 5 juin dernier visant à étendre certains régimes de détention "sans pour autant qu'on ait des moyens supplémentaires pour appliquer cette directive", selon le secrétaire général du syndicat Jean-François Forget.
Pour l'UFAP, cette circulaire prévoit notamment "l'allongement des horaires de parloirs familles", le "maintien des parloirs pour les détenus au quartier disciplinaire", l'augmentation de la durée des promenades ou encore "le développement des activités sportives les week-ends et jours fériés".
"Nous ne sommes pas contre ces mesures, mais comment on fait pour les mettre en place sans avoir un seul surveillant supplémentaire? Le seul résultat va être de créer une nouvelle tension avec les détenus qui ne comprendront pas pourquoi on ne peut pas appliquer les mesures", a expliqué jeudi à l'Associated Press Jean-François Forget.
PARIS (AP) - Après les avocats, les magistrats ou encore les avoués, les surveillants de prisons se mobilisent à leur tour contre la politique de leur ministre de tutelle Rachida Dati. Leur principal syndicat, l'UFAP-UNSA, appelle à des rassemblements vendredi devant tous les établissements pénitentiaires de France pour dénoncer leurs conditions de travail, dans un contexte de surpopulation carcérale.
Paris : trafic bloqué sur le périphérique
Selon Bison Futé, l'opération escargot des routiers sur le boulevard périphérique parisien entraîne de fortes perturbations.
Sur le boulevard périphérique extérieur, une manifestation, de 8 camions se trouve à la porte de St Cloud, et une seconde composée de 5 camions porte de Bagnolet.
Le trafic est dense sur le réseau routier Francilien.
Paris : trafic bloqué sur le périphérique
Source : Bison Futé, le Figaro, 19/06/2008
L'employé licencié pour avoir voulu changer de sexe témoigne
MetroFrance.com 11-06-2008, extrait
Privé de garde pour cause de diabète
Le tribunal de Niort a refusé à un père la garde régulière de son fils de deux ans pour cause de… diabète.
S’estimant victime de discrimination, Jérôme a immédiatement contacté la Halde (haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) qui s’est dite « incompétente s’agissant d’une affaire de justice ».
NDLR : A la suite, les prénoms ont été modifiés.
DISCRIMINATION.
L'employé licencié pour avoir voulu changer de sexe témoigne
jeudi 19 juin 2008 | Le Parisien, extrait
Il se prénomme Germain, mais se fait désormais appeler Anne. Ce père de famille, licencié après avoir annoncé à son patron qu'il souhaitait changer de sexe, a obtenu réparation devant les prud'hommes. Il s'exprime pour la 1re fois sur son combat.
EN JUIN 2005, Germain était embauché en tant que directeur administratif et financier chez K., une société multimédia de Montpellier (Hérault). Fin 2006, ce père de deux enfants annonçait à son employeur et à ses collègues son souhait de changer de sexe. Or, quelques semaines plus tard, Germain, devenu Anne, recevait une lettre de licenciement pour « manquements professionnels ».
A la suite de la décision de son employeur, Anne porte plainte et saisit la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) qui l'a soutenue lors de l'audience fin mars. Le 9 juin, le jugement rendu par les prud'hommes de Montpellier lui donne raison. Le conseil considère le licenciement nul car discriminatoire et condamne K. à verser à son ancien cadre 25 000 € de dommages et intérêts et 32 440 € d'arriérés de salaires. L'entreprise a d'ores et déjà annoncé son intention de faire appel.
C’est une décision qui va faire des vagues et très certainement jurisprudence. C’est une première en France. Ce lundi après-midi, le conseil des Prud’hommes de Montpellier a considéré le licenciement de Anne par son employeur K. pour cause de transexualisme, abusif et discriminatoire.
Anne, c’était Germain, marié et père de deux enfants. Il était depuis 2005 directeur administratif et financier dans une entreprise multimédia spécialisée dans la création de sites sur internet. Quand il a décidé d’annoncer, en septembre 2006, sa volonté de changer de sexe, il a été licencié.
Hier, les juges des Prud’hommes ont donné raison à Anne, fortement appuyé(e) par la Halde. « C’est une excellente décision car la discrimination est reconnue. C’est la conversion sexuelle qui avait motivée le licenciement et qui a été sanctionnée par les juges », se félicitent son avocate et Hussein Burgi du Collectif de lutte contre l’homophobie.
De son côté, Anne lâche : « C’est une conclusion normale à un processus qui n’aurait jamais du débuter ».
Outre la nullité du licenciement, K., qui va faire appel, est condamné à verser 25 000 euros de dommages et intérêts à Anne. La page Germain peut enfin se tourner.
De source ... .midiblogs.com
L'État double l'aide aux associations caritatives alimentaires
PARIS (Reuters) - Le gouvernement a annoncé le doublement des crédits alloués à l'aide alimentaire dispensée par les associations caritatives, soit dix millions d'euros pour faire face à la hausse du prix des denrées.
Le Premier ministre, François Fillon, a présidé une réunion sur l'aide alimentaire en présence du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville, et Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté.
"Dans l'immédiat, afin de faire face aux besoins des associations confrontées à la hausse des prix, le gouvernement a décidé une augmentation de dix millions d'euros des crédits du budget de l'État consacrés à ces actions, soit un doublement du montant de cette aide", précise Matignon dans un communiqué.
"La hausse du prix des denrées alimentaires menace en effet les capacités d'intervention des associations caritatives qui distribuent des produits alimentaires ou des repas aux personnes les plus démunies", souligne-t-il.
Trois millions de personnes bénéficient en France de l'aide alimentaire.
Assassinat de Nelly Crémel : perpétuité pour Gateau
Comment Nicolas Sarkozy a gagné contre les juges
LE MONDE | 09.06.08 | Extrait
C'est sur la base de cette affaire emblématique que M. Sarkozy a construit sa politique pénale de candidat, puis de président : une "justice faite d'abord pour les victimes", des peines plancher pour les récidivistes, la rétention de sûreté qui permet de garder enfermés, à vie, des condamnés qui ont achevé de purger leur peine. Aujourd'hui, le chef de l'Etat estime qu'il a gagné cette bataille menée au nom de l'opinion contre les juges.
Assassinat de Nelly Crémel : perpétuité pour Gateau
Le Figaro, 18/06/2008, extrait
En commençant son réquisitoire, l'avocate générale avait rappelé que ce n'était «ni le lieu ni le temps de faire le procès de la récidive», alors que l'affaire Crémel avait relancé ce débat en 2005. Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, avait notamment qualifié Gateau de «monstre». Le président de la cour, Yves Jacob, avait d'ailleurs soigneusement évité ce sujet durant le procès.
Mais elle était revenue sur le très lourd passé judiciaire de Patrick Gateau, 51 ans, dont une trentaine d'années passées derrière les barreaux. Multirécidiviste, il avait notamment écopé en 1990 de la perpétuité, pour avoir assassiné en 1984 à Chaponost, avec un ami, la maîtresse occasionnelle de celui-ci, pour lui prendre sa voiture.
La justice lève une punition « paternelle »
Morano : «Internet, un outil extrêmement dangereux»
Le Figaro, le 18/06/2008, extrait
Internet, lieu dangereux ? Pour Nadine Morano, «Internet est un outil fabuleux. J'espère qu'on peut me regarder à l'autre bout du monde. Mais c'est aussi un outil extrêmement dangereux, un outil arrivé dans nos vies sans aucune règle de sécurité. Rien ne remplacera la vigilance parentale. Chaque ménage a six écrans, cela peut nuire à la communication à l'intérieur de la famille. Un enfant peut être en liaison avec un prédateur, un pédophile. Donc l'éducation, oui, certainement, mais cela relève aussi des pouvoirs publics.»
Une juge canadienne a levé une punition imposée à une fillette de 12 ans par son père qui lui avait interdit un voyage scolaire, mais celui-ci a fait appel de cette décision de justice peu courante, a indiqué son avocate.
La jeune fille de Gatineau, dans la banlieue québécoise d'Ottawa, avait fait appel à la justice parce que son père lui avait interdit de participer à un voyage scolaire de fin d'année, notamment parce qu'elle passait trop de temps sur internet. Les parents de l'adolescente sont divorcés depuis 10 ans et dans le cadre de décisions de garde elle avait déjà été en contact avec un avocat, ce qui explique qu'elle ait su à qui s'adresser.
Une juge de la Cour supérieure du Québec lui a donné raison et a ordonné qu'elle participe au voyage.
Selon l'avocat du père, Me Kim Beaudoin, la juge a trouvé le père trop sévère estimant que l'enfant avait déjà été punie, car on lui avait supprimé l'accès à internet, et a fait valoir que la mère avait donné son accord. Me Beaudoin a indiqué mercredi qu'elle venait d'entamer une procédure d'appel. "Nous allons en appel pour rétablir les droits parentaux, pour éviter de créer un précédent".
La justice lève une punition paternelle
Source : AFP, le Figaro, 18/06/2008
Judge lifts 12-year-old's grounding
Dad fights back as girl gets to go on class trip
Canwest News Service
Published: Wednesday, June 18, 2008
The Gatineau father of a 12-year-old girl who won a court decision overruling a paternal punishment is appealing the decision, his lawyer said yesterday.
The girl took her father to Quebec Superior Court after he said she couldn't go on a school trip for disobeying his orders to stay off the Internet.
The man's lawyer, Kim Beaudoin, said the issue is about restoring paternal authority and should have been dismissed by Justice Suzanne Tessier, who told the girl Friday she could make the trip.
"If a parent goes too far, there's youth court," Ms. Beaudoin said. "I don't think this tribunal was the proper forum for a decision like this one."
In any event, the child had broken a number of house rules, she noted. After the father cut her access to the Internet for chatting on websites he tried to block, she used a friend's Internet connection to post pictures of herself in clothing "inappropriate for a child her age," Ms. Beaudoin said.
"It's for her protection," she said of the father's disciplinary measures, mentioning the arrest of a Belgian man in Montreal found in a hotel with a 13-year-old girl last weekend.
"If we don't learn at the age of 12 there are rules to follow, when do we?" Ms. Beaudoin said.
Italie : 100 000 procès suspendus ?
"Comment pouvons-nous dire aux parents d'une personnes morte dans un accident de la circulation ou à la victime d'un viol que le procès ne se fera pas car le délit n'est pas considéré comme étant grave", s'est interrogé M. Cascini.
ROME (AFP) - Au moins 100.000 procès, dont celui contre le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, vont être suspendus après le vote d'un amendement controversé soutenu par la majorité de droite, a dénoncé mercredi l'Association nationale des magistrats (ANM) devant la presse.
"Cela va mettre la justice pénale à genoux. Ce sera un chaos sans précédent", a averti le secrétaire général de l'ANM, le principal syndicat de magistrats, Giuseppe Cascini.
Selon les magistrats, les greffes des tribunaux vont être submergés car ils vont devoir prévenir tous les justiciables concernés du report pour un an de leur procès.
Une prof de collège rouée de coups en plein cours
Selon le parquet d'Evry, le collégien n'a pas donné d'explication à un tel déchaînement de violence. Dans le collège, son comportement a même surpris. Arrivé en mars dernier, cet enfant ne s'était jamais montré turbulent. « Il a disjoncté », selon un enseignant. En proie à des difficultés familiales, - son père est décédé - , il avait été placé en foyer.
Une prof de collège rouée de coups en plein cours
mercredi 18 juin 2008 | Le Parisien
Corbeil (Essonne)
C'ÉTAIT une simple remarque d'un prof à un élève. Mais cette remontrance anodine a provoqué une explosion de violence totalement démesurée. Une enseignante de 30 ans a été rouée de coups hier en fin de matinée par un élève, au collège Chantemerle, à Corbeil (Essonne).
Un éducateur frappe le personnel du collège
Le tribunal correctionnel d'Argentan (Orne) a condamné hier à six mois de prison avec sursis en comparution immédiate un parent d'élève qui avait menacé et violenté le personnel du collège Jeanne d'Arc d'Argentan où sont scolarisés ses enfants, a-t-on appris aujourd'hui de source judiciaire.
Les faits s'étaient déroulés vendredi dernier à l'heure de la sortie des classes. Le père de famille, éducateur auprès de jeunes délinquants et lassé de voir que ses enfants étaient depuis plusieurs mois victimes des brimades de leurs camarades, est entré dans les locaux administratifs pour demander des explications et avait menacé, injurié une partie du personnel avant de frapper un professeur qui tentait de s'interposer.
Un père frappe le personnel du collège
Source : AP, le Figaro, 18/06/2008
Téléphone portable : l'Académie de Médecine appelle à la rigueur scientifique
PARIS (AFP) - L'Académie de médecine a estimé mardi qu'inquiéter l'opinion sans se fonder sur des faits relevait "de la démagogie" après l'appel à la prudence dans l'utilisation des téléphones portables lancé dimanche par un groupe de scientifiques.
Pour l'Académie de médecine, la médecine "n'est ni de la publicité ni du marketing" et "il ne peut y avoir de médecine moderne que fondée sur les faits".
Dimanche, une vingtaine de scientifiques, cancérologues pour la plupart, avaient défendu l'application du principe de précaution dans l'utilisation des téléphones portables, en l'absence de conclusions scientifiques définitives sur leur éventuelle dangerosité pour la santé.
"Les risques potentiels des téléphones portables ont fait l'objet de très nombreuses études", mais elles apportent "peu d'informations", a noté l'Académie.
Pour le Professeur André Aurengo, membre de l'Académie, il y a dans certaines études épidémiologiques des "erreurs méthodologiques extrêmement graves, qui font que quels que soient les résultats, leur crédibilité n'est pas très forte".
Selon l'académie les résultats partiels de l'étude Interphone en cours, conduite dans 13 pays et reposant sur 6.600 cas de tumeurs, "sont pour le moment rassurants".
De même les auteurs de l'étude Interphone France "ne font que suggérer la possibilité d'un risque pour des utilisations de 10 ans ou plus", a remarqué l'Académie.
Pour elle, "le principe de précaution ne saurait se transformer en machine alarmiste, surtout quand plusieurs milliards de portables sont utilisés dans le monde sans conséquences sanitaires apparentes depuis 15 ans".
"Quand il n'y a rien dans le dossier, c'est une démarche profondément choquante de venir affoler les gens", a estimé le Pr Aurengo.
"Avec de telles incertitudes sur l'existence du risque (...), on ne peut pas faire vivre les gens dans cette espèce de terreur de leur environnement quotidien", a-t-il indiqué. "Petit à petit, s'installe une espèce de méfiance, de suspicion, de théorie du complot (...). On ne peut pas fonder une politique de prévention et de précaution sanitaire uniquement sur des fantasmes".






















