Archives pour: Octobre 2008
« La Marseillaise sifflée » vue du Maghreb
«La Marseillaise sifflée» vue du Maghreb
lefigaro.fr, 16/10/2008 | Mise à jour : 12:55 | Commentaires 108, extraits
REVUE DE PRESSE - Pour les journaux tunisiens et algériens, l'affaire traduit les rapports difficile de la société française avec ses «beurs».
La presse maghrébine a la gueule de bois jeudi, après la vive polémique de la Marseillaise sifflée avant le match amical France-Tunisie. L'éditorialiste du journal tunisien, Le Temps, stigmatise la «tentation xénophobe latente» en France. Fustigeant les propos de Bernard Laporte, qui suggère que «les matches contre les équipes maghrébines se déroulent dans les terrains de banlieue», Raoul Khalsi s'indigne de ce «dangereux lien de cause à effet : Maghrébins-sifflements».
[...] Et d'asséner : «On a trop fait sentir justement à ces Français, pas tout à fait Français, qu'ils ne sont pas «Français» vraiment et ne sont que tolérés. C'est en fait cela le drame de l'émigration maghrébine en France qui est aussi et en même temps l'échec d'une politique d'intégration qui n'a pas su faire la part des choses.»
Société
Lââm a eu "un petit peu de peine" lors des sifflets contre "La Marseillaise"
AP | 15.10.2008 | 19:26
La chanteuse Lââm a confié mercredi avoir eu "un petit peu de peine" lorsque "La Marseillaise", qu'elle interprétait mardi soir en ouverture du match de football France-Tunisie, a été sifflée.
"C'est vrai que j'ai eu un petit peu de peine, je suis venue pour un match amical, pour la paix", a-t-elle dit sur France Info. "Je m'étais psychologiquement préparée, mon mari aussi. Il m'a dit: 'Surtout ne pleure pas'", a-t-elle indiqué.
La chanteuse franco-tunisienne a par ailleurs estimé que "c'est vrai aussi que ça ne va pas dans les cités, il y a des gens qui souffrent, des Français maghrébins qui souffrent", et que siffler pendant l'hymne français était "une façon à eux de s'exprimer en disant: voilà, ça ne va pas".
Rouilan reste en prison
RTL info.be - Le célèbre écrivain italien Claudio Magris a réclamé des excuses au président Nicolas Sarkozy qui a "insulté" l'Italie en la faisant passer pour "un pays de barbares" avec son refus d'extrader l'ex-terroriste des Brigades rouges Marina Petrella en raison de sa santé.

Marseillaise: Laporte "assume" ses propos
Source : AFP, 16/10/2008 | Mise à jour : 20:19, extrait
Le secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard Laporte, a affirmé jeudi soir assumer sa proposition de ne plus jouer à Paris les matches contre les équipes du Maghreb après les sifflets de mardi soir contre la Marseillaise, une idée qui lui a valu de vives attaques.
"J'assume tout ce que j'ai dit", a déclaré M. Laporte au journal de France 3.
Le secrétaire d'Etat a ensuite repris son argumentaire, estimant "inadmissible que l'hymne national soit sifflé", et affirmant: "les matches à risque, il faut les délocaliser et aller les jouer en province".
"Ce n'est pas de la discrimination", a-t-il assuré, en réponse aux critiques qui se sont abattues sur lui.
Mort d'un détenu dans une prison du Var
Publié le 16/10/2008 à 20:03, Reuters, extrait
Sarkozy porte plainte contre Yves Bertrand, l'ex-patron des RG
Nicolas Sarkozy a déposé une plainte à l'encontre de l'ancien directeur central des renseignements généraux (RG), Yves Bertrand, pour "atteinte à la vie privée", "dénonciation calomnieuse" et "faux et usage de faux", annonce jeudi son avocat, Thierry Herzog.
Société
Le père, l'oncle et un proche des deux collégiennes de Reims en garde à vue
AP | 16.10.2008 | 15:33, extrait
Le père, l'oncle et un proche de Valérie et de Sophie, ces deux soeurs qui avaient disparu le 6 octobre du domicile familial avant de réapparaître jeudi matin, ont été placés en garde à vue au commissariat de Reims (Marne) pour y être interrogés par le SRPJ rémois et la Sûreté départementale, a-t-on appris de source policière. On précisait qu'une quatrième personne soupçonnée d'avoir aidé les deux soeurs à se cacher pendant dix jours devait être interpellée prochainement.
Mort d'un détenu dans une prison du Var
Source : AFP, 16/10/2008 | Mise à jour : 20:02
Un jeune homme de 23 ans, détenu à la prison de La Farlède (Var) où il purgeait une peine de 8 mois pour trafic de stupéfiants, est décédé il y a une dizaine de jours à la suite d'"une régurgitation massive", a-t-on appris auprès du procureur de la République de Toulon.
Cour européenne : la France condamnée pour un suicide en prison
Mme Dati en difficulté face à la crise des prisons
LE MONDE | 16.10.08 | 15h49 • Mis à jour le 16.10.08 | 16h18, extrait
Série noire dans les prisons. Trois adolescents se sont suicidés depuis le début de l'année, alors que cela n'était pas arrivé depuis 2002. Cela porte le nombre de suicides à 88 personnes depuis janvier. Quatre meurtres ont eu lieu en prison, dont deux en moins d'un mois.
Les syndicats de surveillants et de magistrats font part de leur exaspération et s'unissent pour critiquer la politique de la chancellerie. Très attendue, la loi pénitentiaire n'est toujours pas inscrite au Parlement. Décryptage de la crise carcérale.
Chronique
Les femmes, antidote à la crise boursière, par Annie Kahn
LE MONDE | 15.10.08 | 14h44, extrait
Plus une entreprise compte de femmes - et de femmes cadres en particulier - dans ses effectifs, moins son cours de Bourse a baissé depuis le début de l'année. Ce qui pourrait sembler être une élucubration féministe est, en fait, le résultat d'une étude de Michel Ferrary, professeur en gestion de ressources humaines à la Business School du Ceram (Ecole supérieure de commerce à Nice-Sophia Antipolis).
Rachida Dati vivement attaquée par la magistrature
LEMONDE.FR 16.10.08 | 16h42, extrait
PARIS (Reuters) - Sur fond de crise du système judiciaire, la magistrature française lance une vive attaque contre Rachida Dati avec l'annonce d'une journée de protestation nationale le 23 octobre et la saisine du Conseil supérieur de la magistrature (CSM).
Cour européenne : la France condamnée pour un suicide en prison
LEMONDE.FR avec AFP | 16.10.08 | 13h37 • Mis à jour le 16.10.08 | 15h32, extrait
La France a été condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme, jeudi 16 octobre, pour n'avoir pas "protégé le droit à la vie" d'un détenu psychotique qui s'était pendu dans sa cellule. Joselito Renolde était mort en juillet 2000 dans une cellule disciplinaire, à l'isolement, dans la prison de Bois-d'Arcy, en région parisienne, où il avait été placé après l'agression d'une surveillante. Trois jours auparavant, il avait tenté de se suicider en se tailladant les bras.
Elles sont arrivées « comme si de rien n'était »
Le père des deux fillettes en garde à vue
TF1-LCI, le 16/10/2008 - 13h55, extraits
Dix jours après l'annonce de leur disparition, les deux adolescentes de 11 et 13 ans se sont présentées jeudi matin dans leur établissement scolaire.
Alors que les deux soeurs de 11 et 13 ans, disparues à Reims depuis le 6 octobre dernier, se sont présentées jeudi matin dans leur établissement scolaire, leur père a été placé en garde à vue jeudi midi au commissariat de Reims. "On ne connaît pas les raisons. Il n'a même pas pu voir ses filles", a déclaré son avocat, Me Sylvie Dumont-Dacremont.
Les deux fillettes se sont présentées peu après 8 heures à l'entrée du collège Maryse-Bastié à Reims, là où elles auraient dû se rendre le lundi 6 octobre, jour de leur disparition du domicile paternel. "Elles sont arrivées comme si de rien n'était, avec leurs sacs d'école. C'était vraiment deux enfants arrivant à l'école en retard. Elles ont été prises en charge très rapidement par le conseiller principal d'éducation puis par la police", a confirmé à l'AFP Dany Alary, proviseur du collège Marise-Bastié. "Elles auront quelques explications à nous donner", commentait-on du côté de la police. Conduites dans les locaux de la Sécurité publique, elles se montraient en milieu de matinée "peu loquaces", confiait à LCI.fr un policier. "A priori elles sont saines et sauves", a déclaré pour sa part la procureur de la République de Reims, Madeleine Simoncello.
20 ans pour le meurtre de sa fillette
20 ans pour le meurtre de sa fille
Source : AFP, 16/10/2008 | Mise à jour : 08:32
La cour d'assises de Haute-Saône a condamné hier soir à Vesoul un père de famille à 20 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa fille de six ans par incendie volontaire de sa maison.
Cet homme de 34 ans a été jugé coupable d'avoir donné volontairement, mais sans préméditation, la mort à sa petite fille en mettant le feu au panier à linge de sa chambre avec un verre de fuel à Melisey (Haute-Saône) en novembre 2005, dans un contexte de divorce difficile.
"J'avais pris la décision de me suicider avec ma fille", a déclaré le père, au chômage et dépressif, qui reconnaît être à l'origine du drame sans avoir jamais attenté à sa propre vie, d'après les éléments de l'enquête.
"Mais je ne l'ai pas prémédité", assure-t-il à voix basse.
Le président de la cour lui a rappelé pourtant qu'il avait donné des sédatifs à sa fille la nuit du drame. "Oui, deux, mais pour qu'elle dorme bien. Rien d'autre", se défend-t-il.
Pour la partie civile, il savait n'avoir aucune chance d'obtenir la garde de ses enfants et supportait mal la séparation. D'après elle, donner la mort à sa fille, qui avait pourtant voulu rester avec son père malgré la départ de sa mère et de ses deux soeurs trois semaines plus tôt, était une "vengeance contre la mère".
Sur www.lepays.fr, extrait
Pour la partie civile, il savait n'avoir aucune chance d'obtenir la garde de ses enfants et supportait mal la séparation. D'après elle, donner la mort à sa fille, qui avait pourtant voulu rester avec son père malgré la départ de sa mère et de ses deux soeurs trois semaines plus tôt, était une «vengeance contre la mère».
Cette dernière explique sa rupture par la jalousie maladive de son mari, son agressivité et surtout «ses menaces de mort», réitérées contre elle et ses enfants.
L'accusé se justifie de son discours approximatif et contradictoire par ses failles psychiques. Profondément dépressif, il était suivi par des psychiatres avant le drame.
Le ministère public avait requis entre 25 et 28 ans de réclusion criminelle.
Plus d'un million d'entrées pour «Entre les murs» qui divise
NDLR : Des trous dans la tête, une fiction, diviserait peut être moins selon de premières critiques...
Loisirs & Spectacles
Cinéma/Fréquentation
Plus d'un million d'entrées pour «Entre les murs»
leparisien.fr | 15.10.2008, 20h30
INFO LE PARISIEN. Trois semaines après sa sortie en salles, Entre les murs, le film du réalisateur Laurent Cantet - Palme d'Or du dernier Festival de Cannes - a déjà franchi la barre du million d'entrées en France. En effet, il totalise depuis mardi soir, 1 039 096 spectateurs dans l'Hexagone (dans 512 salles). Ce long métrage inspiré d'un récit écrit par l'ex-professeur de français, François Bégaudeau, qui joue son propre role à l'écran, raconte le quotidien d'une classe de quatrième dans un collège sensible du XXe arrondissement de Paris.
Vingt-quatre jeunes élèves de cet établissement en sont les interprètes. Le bouche à oreille, très favorable à Entre les murs, pourrait lui permettre d'atteindre 1,5 millions d'entrées au début du mois de novembre. Une belle carrière pour ce film dont le budget n'est que de 2,4 millions d'euros, vendu dans une cinquantaine de pays, et qui a été choisi pour représenter la France à l'Oscar du meilleur film étranger.
Entre les murs de la classe politique
L'Express, mis à jour le 15/10/2008
Ecole mais aussi intégration en échec : la palme d'or de Cannes gêne les responsables de droite... et de gauche.
Entre les murs divise le monde enseignant. La classe de quatrième du collège Françoise-Dolto, observée par Laurent Cantet, met aussi mal à l'aise la classe... politique. On aurait pu imaginer que, dans la majorité comme dans l'opposition, on tente de récupérer un film sur l'expérience -vécue- d'un professeur, récompensé par la palme d'or à Cannes; qu'on s'enthousiasme devant des ados venus de ZEP et devenus acteurs, allant jusqu'à New York pour faire la promotion du film. Pourtant, il n'en a rien été.
Abdel, 7 mois, victime d'un « barbare » de 5 ans ?
NDLR : La justice pourrait avoir trouvé un coupable : un barbare de 5 ans... Mais il subsisterait tout de même la question du défaut de surveillance au sein de l'établissement gardien.
Abdel, victime de la violence d'un autre enfant ?
Le nourrisson de 7 mois avait été retrouvé mort le 19 septembre dans un foyer de l'enfance en Seine-et-Marne.
TF1-LCI - le 15/10/2008 - 18h11
Le 19 septembre dernier, Abdel, un nourrisson de sept mois, était retrouvé mort par une puéricultrice. L'enfant, placé au foyer de l'enfance de Rubelles, près de Melun, en Seine-et-Marne, gisait au pied de son lit. L'autopsie devait révéler qu'il avait succombé à un traumatisme crânien. L'enfant n'ayant, a priori, pas pu tomber seul de son lit, le parquet de Melun avait ouvert une information judiciaire et le Conseil général avait ordonné la fermeture temporaire de l'établissement, ainsi que le placement des 45 autres enfants dans d'autres structures d'accueil.
Selon nos informations, la première piste envisagée, celle d'une erreur ou d'une maladresse de la part d'un personnel de l'établissement, n'a pu, pour l'heure être démontrée. "Les auditions n'ont pas montré de faille", selon une source proche de l'enquête. Une autre piste est, en revanche, sérieusement évoquée : Abdel pourrait avoir été victime de la violence d'un autre enfant placé au centre. Selon nos informations, un enfant de cinq ans, placé au foyer en raison de son comportement agressif envers les autres et envers lui-même, aurait été aperçu en train de rôder autour du lit d'Abdel peu de temps avant sa mort.
"Rien ne permet pour l'instant de privilégier une piste ou une autre"
"Le nourrisson présentait des traces de morsure ou de suçon sur une joue, nous attendons toujours les résultats des analyses et des prélèvements médicaux. Sans ces résultats, rien ne permet pour l'instant de privilégier une piste ou une autre. Nous sommes toujours dans l'expectative, sans savoir ce qui s'est passé au centre", précise prudemment sur LCI.fr le procureur de la République Serge Dintroz. S'il s'avère qu'Abdel a été mordu, il sera notamment ordonné la prise d'une empreinte dentaire de l'enfant suspecté.
Si les investigations venaient à confirmer la thèse selon laquelle un autre enfant aurait violenté Abdel, restera la question du défaut de surveillance au sein de l'établissement. Il s'agira alors de déterminer si ce défaut de surveillance est lié à un membre du personnel ou à un problème plus général de fonctionnement au sein de l'établissement, dont les portes sont toujours fermées depuis la nuit du drame.
Abdel avait été placé dans l'établissement de Rubelles depuis juin suite à des "difficultés conjugales". "On l'avait placé là pour qu'il soit protégé, et c'est là bas qu'il est mort !", racontait en colère le jeune papa, Moktar, sur LCI.fr quelques jours après l'annonce du décès de son fils. Ce drame est d'autant plus traumatisant pour le jeune couple que Hayat, la mère d'Abdel, avait accouché de triplés. De grands prématurés nés à cinq mois et demi. L'un était mort-né. Le deuxième est décédé un mois et deux jours après. Et puis Abdel. Ironie du sort, le jour où Hayat et Moktar apprenaient la mort de leur bébé, ils recevaient une lettre leur annonçant qu'ils pouvaient le récupérer le week-end.
Rambla : "Je n'ai pas d'avenir depuis l'âge de 6 ans"
TF1-LCI - le 15/10/2008 - 16h33
Pour sa défense, ce meurtre ne peut s'expliquer sans évoquer un contexte dévastateur qui, depuis plus de trente ans, hante l'accusé : celui de l'affaire Ranucci. Jean-Baptiste Rambla est en effet le frère de Marie-Dolores Rambla, retrouvée morte le 4 juin 1974 à l'âge de 8 ans, un crime pour lequel Christian Ranucci a été condamné à mort et exécuté le 28 juillet 1976. "Je n'ai pas d'avenir depuis l'âge de 6 ans, je suis transparent. Corinne ne méritait pas de mourir, tout ça c'est à cause de moi, mon mal-être, je vais le vivre jusqu'à la fin de mes jours", a également déclaré l'accusé. "Quand on a vécu ce qu'il a vécu, on ne peut pas fonctionner normalement", avait expliqué avant l'audience l'un des avocats de l'accusé, Me Jean-Michel Pesenti.
Le dépôt de plainte sur Internet possible dès le 1er novembre
police
Le dépôt de plainte sur Internet possible dès le 1er novembre
La ministre de l'Intérieur a présenté le nouveau dispositif qui permettra aux Français de déclarer certains délits en ligne, pour accélérer le dépôt de plainte.
01net, le 15/10/2008 à 19h35, extraits
Le projet de commissariat virtuel du gouvernement est enfin sur le point d'aboutir. A partir du 1er novembre prochain, il sera possible d'effectuer un « prédépôt » de plainte sur Internet dans deux départements pilotes : les Yvelines et la Charente-Maritime. Le dispositif a été présenté en détail ce mercredi 15 octobre par la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, qui compte bien « moderniser le ministère de l'Intérieur en le mettant au coeur des nouvelles technologies », a-t-elle insisté.
Comme prévu, le prédépôt de plainte ne pourra concerner que les délits ayant porté atteinte à des biens (vols, dégradation, escroqueries...), ce qui représenterait 61 % de la délinquance déclarée, selon Michèle Alliot-Marie. L'auteur du délit devra également être inconnu, pour éviter les dénonciations abusives. Les utilisateurs seront par ailleurs avertis que le service n'est pas adapté pour les cas urgents.
[...] Le dispositif va être testé dans les deux départements pendant six mois, avant d'envisager sa généralisation. Les cyberplaignants étant systématiquement recontactés, le ministère de l'Intérieur estime que les fausses déclarations devraient être très limitées. Un avertissement sera également mentionné sur le site, parmi les conditions d'utilisation que l'internaute devra cocher : il rappelle qu'une déclaration mensongère est passible de six mois d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende. Histoire de dissuader les petits plaisantins.
Un tribunal revalorise les retraites de 6 « indigènes » marocains
Le Conseil régional et la "Coordination décristallisation" créée à Bordeaux ont collaboré à la réalisation d'un livret pratique et juridique afin de mettre l'expérience menée depuis deux ans à Bordeaux à disposition des anciens combattants des autres ex-colonies partout en France.
Mercredi 15 octobre, 22h06, Reuters
Un tribunal a décidé mercredi, pour la première fois en France, de revaloriser les pensions de retraite de six anciens combattants "indigènes" marocains, a-t-on appris auprès d'un de leurs avocats.
Le tribunal administratif de Bordeaux a suivi la demande du commissaire du gouvernement, magistrat chargé de dire le droit devant la juridiction administrative, de procéder à la "décristallisation" des pensions.
Les six "indigènes", qui demandaient un alignement sur le montant perçu par les anciens combattants français, devraient ainsi voir leur pension multipliée par huit à dix.
Cette mesure devrait être étendue par ordonnance du tribunal à plus de cinquante autres Marocains ayant combattu sous l'uniforme français et dont les demandes ont été déposées devant la juridiction en même temps.
En revanche, le tribunal a exclu un ancien combattant sénégalais du bénéfice de cette mesure, les magistrats s'étant appuyés sur les accords Euro-Méditerranée signés en février 1996 pour revaloriser les pensions des Marocains.
Après Fortis, Dexia offre un raout à 200 000 euros ?
Les associations craignent l'arrivée de nouveaux pauvres
lefigaro.fr avec AFP, 15/10/2008 | Mise à jour : 18:34, extrait
Plusieurs organisations d'aide aux démunis constatent un nombre croissant d'appels à l'aide «de personnes qui ne pensaient pas tomber aussi bas». Martin Hirsch les convie à une réunion de travail sur les effets de la crise.
«On est habitué à se serrer la ceinture. Depuis quelques semaines, on se la serre un peu plus encore, c'est tout !» Marie-France Ziemer garde le sourire. Pourtant, avec son RMI, ses deux parents malades, sa fille qui n'est pas encore autonome, et la jeune femme qu'elle héberge, car «sinon elle serait à la rue», difficile de joindre les deux bouts. Cette militante active d'ATD Quart-Monde et adepte forcée des files d'attente des Restos du Cœur d'Epinal, livre un constat sans appel : «Chez les plus démunis, c'est moins marquant, mais il y a une très nette augmentation des appels à l'aide de personnes qui ne pensaient pas tomber aussi bas». C'est-à-dire ? «Des jeunes couples qui viennent de s'installer, des étudiants, des gens qui travaillent et qui ont des crédits… On le voit bien, ils n'y arrivent plus ces derniers temps !»
Après Fortis, Dexia offre un raout à 200 000 euros : qui dit mieux ?
LE MONDE | 13.10.08 | Extrait
La fête à 150 000 euros organisée vendredi 10 octobre, à l'Hôtel de Paris de Monaco par la branche assurances de Fortis Belgium n'a pas fini de faire parler d'elle (Le Monde daté 12-13 octobre). Dénoncée, au mieux, comme une gigantesque erreur de communication, au pire comme "surréaliste et scandaleuse" - Jean-Michel Cappoen, un syndicaliste -, elle ne fut cependant pas la seule du genre.
Le groupe Dexia, qui a lui aussi dû être renfloué par les pouvoirs publics, avait organisé, la veille, un événement festif dans la salle Empire du même hôtel. Quelques heures après l'annonce du deuxième plan de sauvetage, consistant en l'octroi par Bruxelles, Paris et Luxembourg de leur garantie pour les prêts interbancaires contractés par l'établissement... Coût estimé, mais non confirmé, du dîner : 200 000 euros.
RAPPORT
Elysée : "Un budget pour la première fois vraiment transparent"
NOUVELOBS.COM | 15.10.2008 | 17:38
Les services de Nicolas Sarkozy expliquent qu'il n'y a désormais plus "de fonds secrets". Dans un rapport intitulé "Le budget de l'Elysée ne connaît pas la crise", le député socialiste René Dosière prévoit une hausse de 11,5% en 2009.
Nouvelle polémique autour du budget de l'Elysée
lefigaro.fr avec AFP, 14/10/2008 | Mise à jour : 21:36
Le député René Dosière, spécialiste du budget de la présidence, publie un rapport au vitriol sur la hausse des dépenses, qu'il établit à 11,45%. L'Elysée conteste ces chiffres et parle de 2%.
Les crises révélatrices des basculements de puissance
NEW DELHI (AP) - L'Inde, le Brésil et l'Afrique du Sud, réunis mercredi pour le troisième sommet des trois principaux pays émergents, ont critiqué mercredi les pays riches, les exhortant à rester à l'écoute des pays pauvres et à ne pas gérer la crise financière actuelle aux dépends des économies en développement.
WASHINGTON (PC) - A trois semaines de la présidentielle américaine du 4 novembre, le débat de ce mercredi sera pour le candidat républicain John McCain le dernier espoir de réduire l'écart qui le sépare de son adversaire démocrate Barack Obama.
Les crises révélatrices des basculements de puissance
Zaki Laidi, directeur de recherche au Centre d'études européennes (Sciences Po), estime que le contexte nouveau engendré par la crise financière va conduire à une multipolarité économique, qui ne débouchera pas forcément sur une multipolarité stratégique.
Mercredi 15 octobre 2008, LT.ch, extrait
A en croire le ministre allemand des Finances, la crise financière que nous connaissons annonce la fin de l'hégémonie de Wall Street sur le reste du monde, préfigurant ainsi l'amorce d'une multipolarisation de la puissance. En soi, cette hypothèse n'est pas du tout incongrue.
Historiquement, ce sont toujours les crises qui ont révélé les basculements de puissance. La crise de 1929 a souvent été interprétée comme le passage de témoin de la puissance économique de la Grande-Bretagne vers les Etats-Unis. Pourtant, il convient de se prémunir contre des interprétations mécanistes ou univoques qui voudraient toujours réduire des réalités complexes à une dynamique simple.
Wall Street et les Bourses européennes en nette baisse
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 15.10.08 | 07h04 • Mis à jour le 15.10.08 | 23h13, extrait
Alors que le marché semblait s'être calmé, rassuré par les plans européens et américains, il panique aujourd'hui devant les premiers signes de contagion de la crise à l'économie réelle. Avant l'ouverture des cotations, la présidente de la réserve fédérale américaine de San Francisco, Janet Yellen, avait jeté un froid en affirmant, mardi soir, que d'ores et déjà les Etats-Unis "semblaient en récession".
Le Pentagone interdit formellement de violentes techniques d'interrogatoire
LEMONDE.FR avec AFP 15.10.08 | 23h18
Le Pentagone a révisé sa directive sur les interrogatoires de détenus militaires afin d'interdire spécifiquement l'usage de techniques développées pour un entraînement de survie à partir de méthodes de torture chinoise, ont indiqué mercredi des responsables.
Selon certains observateurs, ces techniques inspirées du programme SERE (survie, évasion, résistance, fuite) ont servi de base aux techniques qui se sont répandues après les attentats du 11-Septembre dans les centres de détention à Guantanamo (Cuba), en Afghanistan et en Irak.
"L'usage des techniques du programme SERE contre une personne en détention ou sous le contrôle effectif du département de la Défense, ou détenue dans une infrastructure du département de la Défense est interdit", stipule la directive du 9 octobre relative aux interrogatoires des détenus.
Le programme SERE avait été développé par l'armée américaine après la guerre de Corée (1950-1953) pour entraîner les pilotes abattus et les autres personnels militaires, faits prisonniers par l'ennemi, à survivre aux conditions de détention.
Les pilotes apprenaient notamment à résister à la torture en subissant les mêmes techniques employées contre les prisonniers détenus par l'armée américaine pendant la guerre
De nouvelles techniques étaient incorporées au programme après chaque nouveau conflit. Elles comprennent l'immersion, la nudité forcée, l'isolation, les coups au visage et au ventre, les postures facteurs de stress, les perturbations du sommeil et les privations sensorielles.
Le programme SERE avait également intégré des techniques de violences sexuelles après la guerre du Golfe, abandonnées après des plaintes jugeant que les entraînements allaient trop loin.
Un responsable de la Défense a indiqué, sous le couvert de l'anonymat, que ces pratiques n'étaient plus autorisées depuis la précédente version, datant de 2006, de la directive du département de la Défense sur les interrogatoires.
L'interdiction explicite des techniques inspirées du programme SERE a été ajoutée à la directive révisée du 9 octobre "pour qu'il soit clair que ce n'est pas autorisé".
Les autres changements devraient interdire que des interrogatoires de détenus du département de la Défense soient réalisés par d'autres organismes gouvernementaux américains, gouvernements étrangers ou organismes sous contrat, sauf si les interrogatoires sont contrôlés et à condition qu'ils se déroulent conformément aux règles militaires.
Lors d'une audition le mois dernier, le sénateur démocrate Carl Levin avait dit que des hauts responsables du Pentagone avaient sollicité dès 2001 les responsables du programme SERE pour obtenir des conseils sur "l'exploitation" des détenus.
En 2003, l'organisme qui gère le programme SERE avait envoyé une équipe en Irak pour fournir à une unité chargée d'opérations spéciales un "soutien" lors des interrogatoires, selon son témoignage lors de l'audition.
"Nous avions le choix entre devenir plus intelligents et plus durs, et malheureusement, nous avons opté pour le dernier", avait dit le colonel Steven Kleinman, qui avait dirigé l'équipe.
Marseillaise sifflée : 80 % des Français choqués
Sports
Marseillaise sifflée : 80 % des Français choqués
leparisien.fr | 15.10.2008, 19h59 | Mise à jour : 21h20, extrait
SONDAGE EXCLUSIF. 80 % des Français ont été choqués par les sifflets qui ont accompagné la Marseillaise, mardi au Stade de France, lors du match France - Tunisie, selon notre sondage exclusif CSA.
Faits divers
Délinquance : les violences gratuites en hausse
leparisien.fr | 15.10.2008, 16h40 | Mise à jour : 17h26, extrait
La délinquance générale en France a baissé d'environ 2,3% entre octobre 2007 et septembre 2008, par rapport aux douze mois précédents, mais les violences gratuites ont continué d'augmenter de 5,3% dans le même temps : c'est ce que révèle le bilan mensuel de l'Observatoire national de la délinquance (OND) publié mercredi.
"Le stade, c'est un des rares endroits où l'on peut encore manifester publiquement"
LEMONDE.FR | 15.10.08 | 21h11 • Mis à jour le 15.10.08 | 21h58, extrait
Pour Williams Nuytens, sociologue spécialisé dans les comportements des supporters à l'université d'Artois, il faut "refroidir" le débat entourant les sifflets qui ont accompagné la Marseillaise, mardi au Stade de France, et ne pas y voir systématiquement une dimension politique
Manifestation à Bruxelles, devant le SPF Justice

Plus d'infos devraient suivre sur http://www.sosraptsparentaux.org/
Dès 6 ans, ils jouent les caïds à l’école
PROFS ET PARENTS TRÈS INQUIETS
Dès 6 ans, ils jouent les caïds à l’école
lefigaro.fr | 15.10.2008, 07h00
En France, des milliers d’enfants commettent des actes très violents dès l’entrée au CP. Face à l’impuissance des enseignants et des parents, une association de prévention de la délinquance demande à Nicolas Sarkozy d’enrayer ce phénomène.
Certains de ces enfants extrêmement violents sont capables de renverser des tables en plein cours, d’insulter et de mordre le maître, de tenter d’étrangler un camarade pendant la récré. Ou de donner des coups de pied et des gifles à l’institutrice, à l’image de cet élève de CM 1 qui, il y a deux semaines, a roué de coups sa maîtresse à Persan (Val-d’Oise). Ultra-fragiles socialement et psychologiquement, ces éléments « hautement perturbateurs », aux « conduites éruptives durables », ont entre 6 ans et 11 ans. Face à ce phénomène croissant, Sonia Imloul, membre du Conseil économique et social et à la tête de Respect 93, association de prévention de la délinquance en Seine-Saint-Denis, a décidé aujourd’hui de tirer la sonnette d’alarme en adressant au président de la République un manifeste signé par les députés Delphine Batho et Julien Dray (PS), Hervé Mariton (UMP) ou Jean-Christophe Lagarde (NC). Celle qui a publié cette année « Enfants bandits ? » demande au chef de l’Etat d’engager une « véritable politique de prévention ».
Instituteurs et parents ne savent souvent que faire de ces caïds en culottes courtes traumatisés par l’absence d’un père, une agression sexuelle… dont un seul suffit à paralyser une classe. Les psychologues scolaires et les réseaux d’aide sont débordés.
Une situation inquiétante
En banlieue, là où les « cas lourds » sont courants, l'offre en soins psychiatriques est largement insuffisante. Parmi les 37 000 écoles élémentaires de l’Hexagone, rares sont celles qui ne comptent pas, dans leurs effectifs, un élève ingérable et incasable. Au moins 30 000 enfants seraient violents à l’école. Au ministère de l’Education nationale, on minimise la gravité de la situation. « On ne la conteste pas mais c’est marginal. On recense environ un incident pour 1 000 élèves. Aucun rapport ne nous dit que l’on doit mettre en place un plan national », martèle-t-on dans l’entourage de Xavier Darcos.






















