Archives pour: Janvier 2010
Que de victimes, et des miracles quand même
Pour changer, hier, ce n'était pas une victime qui faisait la une de deux journaux, mais un « miraculé » et ses « sauveteurs ». Ce matin, dans un fil actu du Parisien ou du Figaro, je lisais qu'il y avait encore de « l'espoir », à Haïti. Hier, à la radio, j'entendais des prières d'Haïti. D'après un sondage récent de la Croix, la France pourrait aujourd'hui encore être principalement catho. Ce son et ces unes d'hier pourraient répondre à Dany Laferrière :
Aux guignols, ce dimanche, peu après 14h00 : « Haïti, c'est vrai, ce pays semble maudit... M. Bigard, faites attention, pas de conclusions hâtives... petit c, les dinosaures ». Suit une question : « peut-on prévoir les séismes » ?
« Le vieux a du bon », peut-on lire dans le Monde daté du 17 ? On pouvait penser qu'il n'y avait plus lieu de s'en emparer. Dans le cadre de la procédure de prise à parti que j'avais engagée en 2008, contre un magistrat, je lisais et m'inspirais, entre autres, d'anciennes gazettes du palais, de la fin du 19ième siècle.
Débat
Les juifs en France, une présence oubliée
LE MONDE | 16.01.10 | 13h51 • Mis à jour le 16.01.10 | 13h52, extrait
Ces découvertes "contribuent à recomposer un passé plus complexe, échappant à la réécriture strictement chrétienne (...) des sociétés médiévales européennes", comme le notent les archéologues Astrid Huser et Claude de Mecquenem.
Philippe Bilger : "En matière judiciaire, le sarkozysme n'a opéré aucune rupture"
LE MONDE | 16.01.10 | 14h46 • Mis à jour le 16.01.10 | 16h33, extraits
Le président de la République, en affichant ostensiblement son amitié pour un haut magistrat dont il désire le succès, d'une part, renvoie le reste de la magistrature dans des limbes alors qu'il est le garant apparent de l'ensemble du corps et, d'autre part, rend par avance suspecte la promotion que ses desseins souhaitent. [...] J'ai évoqué la situation de Philippe Courroye. Comment ne pas être frappé par le fait qu'en focalisant sur ce dernier, des nominations politiques à la fois moins visibles mais plus discutables peut-être passent sans que personne s'émeuve ! [...] Tout cela, en définitive, est doux et amer. Quand on se bat, on peut entraver, retarder, détourner mais profondément rien ne change. Il arrive parfois, miracle, que les compétences et les récompenses se rejoignent. En matière judiciaire, il est clair que le sarkozysme n'a opéré aucune rupture. Le vieux a du bon.
Haïti : "grave crise humanitaire"
AFP, 17/01/2010 | Mise à jour : 14:12
Le séisme qui a ravagé Haïti et fait des dizaines de milliers de morts est "la plus grave crise humanitaire depuis des décennies", a déclaré le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, juste avant de partir pour Port-au-Prince.
J'entends geindre, au loin, dans le 9-4
J'entends geindre dans le Val de Marne, mais j'entends également des gémissements ici et là, dans d'autres secteurs du pays. Comment se portent-ils dans certaines rédactions du Parisien ? Combien de temps avant quelques premiers cris ? Pourrait-on bientôt entendre de petits cris émaner d'une dépendance du château, voir même de ce dernier ?
« On fait ce qu'on peut avec les moyens dont on dispose », « c'est pas nous », « mais laissons d'abord les investigations progresser, sous les ors de la justice »... oui, je sais, c'est ce qu'on entend ou perçoit bien assez souvent. « Il n'y a rien d'avéré », « si t'es pas content, t'as qu'à saisir un juge »... oui, je connais aussi très bien ce genre laïus, je l'ai encore perçu ce 8 janvier, dans l'entresol du palais de justice de Paris.
Val-de-Marne
Le département veut faire payer l’Etat
Le Parisien | 18.01.2010, 07h00, extrait
Après la Saône-et-Loire et la Seine-Saint-Denis, le conseil général vient de lancer des recours contre l’Etat, qui rechigne à payer les compensations de transferts de charges. Quatre procédures en moins de sept semaines. Jamais le conseil général (CG) du Val-de-Marne n’a initié autant de recours contre l’Etat. Pourquoi le conseil général attaque l’Etat ? Le département reproche au gouvernement ne pas compenser financièrement les nouvelles compétences et les transferts de charges confiés aux conseils généraux depuis 2003. Quatre recours sont engagés : deux concernent le manque de financement des nouvelles compétences que sont la Masp (mesure d’accompagnement social personnalisé) et celle issue de la loi du 5 mars 2007 qui réforme la protection de l’enfance. Deux autres recours sont liés à l’insuffisance des moyens alloués au CG après le transfert du personnel techniciens, ouvriers et de services (TOS) des collèges en août 2004 et celui du personnel de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), créée par la loi du 11 février 2005.
C'est amusant, d'après le site Internet VONews, le Val d'Oise n'est pas content non plus, son Conseil général aurait aussi présenté une facturette à l'Etat français. Le Val d'Oise ou l'Etat français ont-t-ils envisagé de faire parvenir un jour une douloureuse à l'établissement de l'OSE France de Taverny ou rue du Temple, à Paris ? Les Hauts de Seine pourraient pour leur part envoyer bientôt une petite facture au pasteur d'Uhrwiller, à moins qu'à l'ARSEA Alsace ? Ces mêmes Conseils généraux et cet Etat seraient alors vraiment culotés car depuis 2003, ils n'ont fait que se défausser de leurs responsabilités, cautionnant et encourageant peut être même ce pasteur ainsi que quelques sociaux hurluberlus qui prétendrons évidemment toujours avoir oeuvré en faveur de ma fille Justine.
A l'occasion, j'en rediscuterais plus globalement avec des représentants d'Attac, par le passé, certains d'entre eux m'avaient rit au nez lorsque je leurs parlais des budgets de la protection de l'enfance, celui des régions, soit 5 milliards d'euros (auxquels il fallait ajouter les budgets de la PJJ). Sauf erreur, aux alentours de 2005 ou 2006, le social, dans son ensemble, représentait un budget de l'ordre de 520 milliards d'euros par an pour les Conseils généraux.
Ces derniers temps, j'ai également perçu comme d'autres bruissements, sur l'île de la Cité ainsi qu'en Lorraine. En effet, ces mois-ci, j'ai souvent discuté encore avec Mme Mireille Millet. Elle devrait bientôt être rejugée, à la cour d'appel de Metz, après une boulette, à la cour d'appel de Nancy. En effet, Mme Millet avait été condamnée pour des faits commis par sa fille, voir mes notes. Il y a quelques temps, Mme Millet faisait publier une lettre ouverte au Garde des Sceaux, dans le Républicain Lorrain, tout en créant un nouveau blog dans lequel elle a décrit la situation de sa petite fille. Suite à tout cela, Mme Millet et moi pensons que la chancellerie a un peu chuchoté.
Au cours de ces dernières années, j'ai souvent perçu ou eu le très net sentiment d'avoir suscité également quelques murmures dans des couloirs, depuis Nanterre et Versailles jusque dans ceux de l'île de la Cité. Il y a quelques mois, j'ai été surpris en constatant que Versailles convoquait aussi tôt, pour tout début décembre dernier ; d'habitude, le rôle de cette chambre des créatures inférieures ne permettait pas des audiences dans des délais aussi courts... Certaines affaires semblent ainsi parfois devenir prioritaires, comme s'il fallait occasionnellement très rapidement tourner des pages ; j'ai déjà vécu des situations similaires, par le passé. Depuis l'hiver et le printemps 2009, j'avais moi-même encore fait beaucoup de bruit, mais j'avais surtout écrit et commenté ou critiqué d'avantage, dans mon propre blog.
A suivre... J'ajouterais encore un paragraphe ou deux dans la soirée.
Un triplet gagnant : MAM, Lathoud et... Botton ?
Il m'arrive parfois d'avoir le sentiment d'halluciner lorsque je m’égare ici et là, dans mes lectures, sur la toile.
C’est à ces moments là que je vérifie d’abord différentes informations, voire que j'écoute même en premier tout ou partie de discours officiels. Une toute nouvelle association, « Prison du cœur », pour aider les nouveaux détenus à supporter le « choc carcéral » ? Par le passé, Dati avait souvent fait rire ; je pense que MAM et Lathoud vont très rapidement la détrôner. On lit Botton, sur rue89, puis on en verse déjà de premières larmes : « Aujourd'hui, la prison, ça arrive à tout le monde. Avec les nouvelles lois sur la conduite en état d'ivresse, vous pouvez vous retrouver en prison après avoir fait la fête, un vendredi soir. Et vous êtes confronté au choc carcéral. Vous êtes sonné, perdu, votre famille ne sait pas où vous êtes. » Botton poursuit, et vous endolori les zigomatiques : « La magistrature a sauvé ma vie. Tout le système judiciaire a sauvé ma vie. »
Sur http://www.pierrebotton.com/, j'adore la présentation, en 4ième, du livre « V.I.P. en prison, la vérité ». J'adore également ce billet de Philippe Bilger, de novembre dernier, éclairé par l'histoire ainsi que par l'actualité la plus récente... « Je ne dénie évidemment à personne le droit de réfléchir, de s'émouvoir ou de critiquer mais il y a une forme d'arrogance chez d'anciens condamnés qui leur fait confondre leur expérience singulière avec le pluriel d'une pensée et d'une vision équilibrées et lucides. »
Il y a depuis quelques temps bien trop de suicides en prison, on nous le dit depuis des lustres, MAM souhaite donc maintenant « tester sur le terrain un certain nombre d'actions. » Jean-Amédée Lathoud que je qualifierais bientôt et sans la moindre gène de « souteneur », à la tête de la pénitentiaire, pour « mieux » traiter ce que la morale réprouve, voire même pour « parfumer » tout simplement, mais « avec le coeur », ceux que la Société française souhaitera « neutraliser » ? Chaperonnée par sa chancellerie, cette scène a quelque chose d'ubuesque et d'irréel.
Je préfère pour ma part d'autres territoires, loin de telles esbrouffes, bien en amont de ces « traitements » par l'intimidation et par la force, par l'enfermement, des disparitions ou des suivis approximatifs. Une association oeuvrant depuis quelques années dans le secteur de la protection de l'enfance m'a proposé de préparer ou d'assiter à des forums théatre qui pourraient un jour permettre à des parents et à des professionnels de la Dass de se rencontrer.
MAM confie à Pierre Botton une mission sur la prison
Le Figaro, par Laurence de Charette, le 18/01/2010 | Mise à jour : 10:30, extrait
« Je sais de quoi je parle », assure l'ancien homme d'affaires et ex-gendre de Michel Noir, écroué dans les années 1990. Il a été l'un des détenus les plus médiatiques de France dans les années 1990 : Pierre Botton, revient aujourd'hui sur le devant de la scène avec le projet d'humaniser la détention. Avec un soutien de poids : celui de Michèle Alliot-Marie, qui l'a invité à présenter à son côté, ce lundi après-midi, ses projets, qui débuteront par une expérimentation à la prison de Nanterre, un établissement accueillant un grand nombre de jeunes de banlieue. « L'atout de Botton, explique un membre de l'Administration pénitentiaire, c'est d'être un ancien détenu, mais aussi d'avoir gardé un carnet d'adresses… » Pierre Botton devrait en effet mettre à contribution ses relations dans le monde artistique et culturel et les emmener à l'intérieur des murs de la prison. Mais pas uniquement pour rencontrer les détenus : l'homme d'affaires veut également valoriser l'action des surveillants pénitentiaires.
La sodomie reste interdite en Malaisie
AFP, 19/01/2010 | Mise à jour : 12:21
La justice malaisienne a rejeté le recours d'un homme qui protestait contre l'interdiction de la sodomie, un délit passible de 20 ans d'emprisonnement, a-t-on appris de source judiciaire. La cour d'appel de Kuala Lumpur avait été saisie par Abdul Rahim Abdul Rahaman, un homme de 39 ans, qui faisait appel de sa condamnation à 60 ans de prison pour 22 actes de sodomie d'un adolescent de 14 ans. Il a affirmé que la relation était consensuelle.
Neue Hoffnung für einen Verurteilten ?
Ce soir, en lisant mon mail, j'ai appris que les Clövers ont maintenant un bon espoir d'obtenir, un jour, un nouveau procès. Il est susceptible de faire grand bruit dans certains arrières pays et couloirs. Une décision semble être attendue pour ce 8 février prochain. D'après le blog du comité de soutien des Clövers, un reportage devait être diffusé, il y a peu, sur ZDF. Mais en raison de la « tragédie » récente d'Haïti, sa diffusion aurait été reportée à ce 21 janvier prochain.
Neue Hoffnung für einen Verurteilten
Französische Staatsanwaltschaft räumt Fehler im Verfahren gegen Saarbrücker ein
Die Rehabilitation des Saarbrückers Rudolf Clövers, der wegen angeblichen Missbrauchs seiner Kinder zu zwölf Jahren Haft verurteilt wurde, ist angelaufen. Die Staatsanwaltschaft hat gestern Verfahrensfehler eingeräumt.
La suite sur Saarbrücker Zeitung

Après l'honneur sali, un peu d'espoir - Aktueller Bericht (11.01.2010)
« On peut toujours compter sur le repentir », selon Eric Mouzin
Disparitions, ce nouveau « divertissement » proposé par TF1, ça informe, c'est assez sûr. Mais je me demande de quelle manière de tels « documentaires » pourraient faire progresser ces affaires dont une au moins, la troisième, est plutôt de nature « privée ».
Francis Evrard doit être prochainement rejugé. Quel pourrait être l'effet de ce premier « reportage » sur le cours de cette histoire, l'enlèvement d'Enis ? Ca fait une pub pour le dispositif Alerte, depuis, on retrouverait plus facilement les enfants... Je constate surtout que TF1 a encore diffusé le portrait de ce petit garçon, une victime, sans même lui flouter les yeux.
« Ca fait deux mois qu'Estelle a disparue. Les enquêteurs du SRPJ de Versailles font ce qu'ils peuvent, a-t-il dit, ne négligent aucune piste, et je vous confesse qu'aujourd'hui, et c'est bien pour cela que nous n'en négligeons aucune, nous n'en avons pas. Bien sûr qu'au nom du gouvernement, j'ai pris l'engagement, devant les parents d'Estelle, que la cellule spéciale qui a été mise en place ne s'arrêtera pas de travailler tant qu'on aura pas retrouvé Estelle. » « Les autorités refusent de rester sur un constat d'échec, l'enquête de terrain doit être relancée », ajoute la voix off. C'était en 2003, 2 mois après la disparition de la fillette.
Plus tard, en troisième partie de cette même émission, on apprend que « c'est surtout l'aspect religieux qui surprend Miguel... » Je pense que mon blog est depuis très longtemps illisible pour plus d'un convaincu ou fervent pratiquant.
Il y a 15 jours, j'étais à Guermantes, pour l'AG de l'association Estelle. En arrivant là bas, j'ai constaté qu'une caméra était sur place, puis j'ai appris que suivrait ce « reportage », sur TF1. On me verra peut être un jour, par hasard, dans l'un ou l'autre de ces « documentaires ». On m'a d'ailleurs déjà vu par le passé, au champ de Mars, notamment au cours d'une émission Faits divers le mag, début juin 2008, ainsi que dans un JT de France 3.
Je prendrais encore le temps de discuter de toutes ces affaires avec Eric Mouzin ainsi qu'avec quelques uns de ses proches, peut-être aussi d'une dépêche du jour. Je pense que je les rencontrerais à nouveau, au plus tard, au mois de mai prochain, au champ de Mars. L'an dernier, encore au champ de Mars, j'avais préféré me taire et me faire discret pour ne pas heurter l'assemblée. Mais malgré cela, certains ont pu me reconnaitre sur place, par exemple, sur une vidéo de TF1/LCI, derrière Arnaud Gruselle, Directeur de la Fondation Enfance.
Je crois qu'il est parfois vain de compter sur le repentir de pédocriminels et de tout ce qui fait corps ou se syndique, autours d'eux. Je pense même que la médiatisation ne peut parfois qu'exposer d'avantage encore les enfants, surtout, peut-être, lorsqu'on commence à mettre très sérieusement en doute la neutralité de quelques professionnels de sa justice. Au cours de ces dernières années, la juridiction du juge pour enfant de Nanterre, la cour d'appel de Versailles ainsi que quelques travailleurs sociaux, juges et partis qui s'opposent à moi l'ont très bien démontré, à plusieurs occasions.
On va maintenant bientôt revoir notre chantre à la télé, sous peu, il répondra à quelques français.

Disparitions, le 19 janvier 2010 au soir... A voir ou à revoir sur le site officiel
En VOD, sur TF1 Vision... Disparitions
Film - Etats-Unis - 2002 - Drame / Passion - 107 min
Réalisé par : Christopher Hampton
Avec : Emma Thompson, Antonio Banderas
Tous publics. En Argentine, pendant la dictature militaire de 1976 à 1983, plus de 30 000 personnes ont disparu sans aucune explication ; parmi elles, Cécilia, une journaliste engagée. Carlos, son mari, directeur de théâtre, va tout faire pour la retrouver saine et sauve. Obsédé par sa quête, il imagine ce que sa femme endure et pense alors se découvrir un don de clairvoyance qui lui permettrait de vivre l'histoire des disparus et de retrouver leur trace. Mais pourra-t-il sauver Cécilia avant qu'il ne soit trop tard... La bande annonce
Sieg Versailles !
Je viens de recevoir du courrier. J'apprends que la magistrature du coin reconnait enfin que ma fille cadette est née en 2003, ce qui figure depuis toujours aux fichiers de l'état civil ? Mais ce n'est peut être qu'une coquille dans le dernier arrêt rendu. En effet, selon « l'autorité de choses jugées » par le passé, par Versailles ainsi que par Nanterre, ma cadette devrait être née en 2001... Que de progrès après cet ultime appel. Encore un ou deux passages à Versailles et les juges du coin reconnaitront peut être timidement que la Shoah, ce n'est pas qu'un mythe ?
Dans ce même arrêt on me reproche de ne rien démontrer tout en me déniant encore tout droit et même possibilité de le faire un jour ? Par contre, le pasteur d'Uhrwiller « expose », « dit », « explique » en un très court paragraphe, et la Cour suit... Je ne peux que repenser encore à ces juges qui marchent au pas aux côtés de ces grandes figures d'avant 1905.

Feuilleter La République et l'Eglise (il y a un siècle)
Je crois que la chambre des créatures inférieurs n'a pas compris que je n'attendais plus qu'une choses de sa part, soit qu'elle se ressaisisse, soit qu'elle recrache encore du papier noirci d'encre, ce qu'elle vient à nouveau de faire.
Je constate aussi que le cadre défini par le juge Thierry Baranger a définitivement volé en éclat, fin juillet dernier. Selon lui, ce n'est pas à l'enfant de décider, or il apparaitrait maintenant que l'enfant est à présent ferme : Justine ne veut pas être scolarisée à Paris, elle exige de rester à Hagenau ? Quelle importance après tout, elle est « placée » là bas aux frais de la collectivité... Par ailleurs, les travailleurs sociaux de l'ARSEA ou ces kapos du social ne souhaitant pas travailler avec moi, je pense que plus globalement, la décision confirmée ce 15 courant, par la Cour, restera sûrement inexécutée, comme de précédents jugements ou arrêts rendus par Nanterre et Versailles. Mais conformément aux usages de la Cour, comme depuis plusieurs années déjà, le jugement déféré est confirmé en tous points. Il suffisait à sa Cour de motiver mieux. A la suite, quelques extraits. Mes conclusions déposées en décembre dernier semblent avoir été lues.
Le pasteur d'Uhrwiller n'en peut plus de « ce cirque », que je ferais souffrir à Justine ? Pauv'chérie ; le pasteur devrait lire du Barella, elle s'apercevra qu'hors de sa paroisse et des huis clos, ce même cirque peut faire rire. J'avais très bien expliqué à l'ARSEA que Justine en personne ne souhaitait plus retourner dans les prétoires, que sa présence n'y était plus requise puisqu'elle peut y être représentée par son avocate, susceptible de mieux la conseiller aussi. En décembre dernier, Justine n'y serait-elle plus venue de son plein gré, bien entourée par Mme Romain, son avocate et ce même pasteur ? Ce n'est pas son père qui a trainé Justine à Versailles, ce 11 décembre dernier ; mais elle a pu y être convoquée par la Cour... qui note : « Justine a souhaité être entendue en présence de son père ». Tout ce cirque nous serait-il à tous imposé par l'enfant qui n'en ferait qu'à sa tête ? Ne serait-ce pas précisément ce que le juge Thierry Baranger souhaitait un jour assainir ?
Je pense que d'ici quelques temps, je vais me faire un plaisir de répondre à la Cour, notamment sur des points sensibles et particuliers tel que celui du « prosélytisme religieux abusif ». Ca va beaucoup plaire à Richard Josefsberg, de l'OSE France ; il gémissait déjà mi 2005, c'est un peu suite à cela que le si bon Docteur Magalie Bodon-Bruzel est intervenu dans ce dossier « d'assistance éducative ». Mais je parlerais plutôt de pratiques proprement sectaires. J'ai tout mon temps pour murir une réponse. En effet, en décembre dernier, la Cour me rappelait bien que la quille, soit la majorité de ma fille aînée et la fin de ces mesures « d'assistances éducatives », ce n'est que dans deux ans ; d'ici là, Justine restera donc en Alsace, avec un pasteur et une sociale travailleuse - point. D'autre part, ce n'est qu'en octobre 2012 que l'OSE fêtera son centenaire, ce qui me laisse également assez de temps pour rédiger un petit pamphlet.
Mais pour « bien » répondre déjà au petit paragraphe, plus bas, publié sous la lettre de la MIVILUDES, d'avril 2006, soit à ces pitres en robe noire ainsi qu'au Docteur Magalie Bodon-Bruzel, un bouffon en blouse, et à son prédécesseur, Madame Claire Davidson, je ne vais pas me gêner et publier bientôt l'intégralité d'autres décisions de justice qui ont été rendues par d'autres prétoires que ceux de Nanterre et de Versailles, tel que :
- celle rendue en 2002, par Strasbourg(67), un non-lieu d'un homicide involontaire, suite au décès subit de la mère de Justine, en milieu hospitalier,
- celle rendue en 2005, par Antony(92), par le juge des tutelles, qui confirmait finalement mon statut d'administrateur légal des biens de Justine, quelqu'un souhaitait que je sois déchu,
- celle rendue par Anthony(92), début 2007, qui m'inscrivait sur la liste électorale alors que des représentants de la préfecture et du TGI de Nanterre avaient refusé de le faire,
- celle rendue par le tribunal administratif de Strasbourg, qui a étouffé mon recours contre l'Etat suite au non-lieu rendu en 2002,
- l'arrêt rendu en décembre 2008, par la cour de cassation, déjà publié dans ce blog, qui reste toujours sans le moindre commentaires, comme ces vidéos,
- une correspondance de septembre 2009 qui confirme que je détiens toujours et malgré tout l'autorité parentale sur ma fille Justine,
- le très simple et si sobre rappel à la loi imposé en décembre dernier, par le parquet de Paris, je venais de déployer une banderole dans cette cité, à l'occasion des 20 ans de la CIDE
Notant d'abord que ma soeur aînée est trisomique, le Docteur Magalie Bodon-Bruzel affirmera que rien de tout cela est réel. Madame Claire Davidson poursuivra, dans le prolongement de l'OSE France : « M. KANT est un très vilain procédurier, il est peut être dangereux ». C'est à ce moment là qu'interviendra ponctuellement le juge Thierry Reveneau, soutenant que « les larmes versées à l'audience par l'enfant démontraient... » On s'apercevra peut-être aussi que les paranos, les zinzins ou les oies sont plutôt du côté de ceux qui recherchaient mes comptes au Japon, ceux sur lesquels j'aurai pu verser les fortes sommes perçue suite à mon recours contre l'Etat, après le décès de la maman de Justine... Je percevais 90 euro par mois, l'allocation dont peut bénéficier tout orphelin d'un parent. Depuis plusieurs années, cette allocation est due à Madame et Monsieur Clementz qui n'a à ma connaissance jamais le moindre compte à rendre à personne. Madame et Monsieur Clementz bénéficient aussi des indemnités de tiers « dignes de confiance » et bénéficient aussi comme du soutien de toute une institution. En effet, ils n'ont jamais eu besoin du moindre avocat dans les prétoires du coin.
Je pourrais encore retrouver d'autres jugements ou republier aussi des correspondances qui m'ont été adressées par divers ministères, élus, Conseils généraux, par l'Elysée ainsi que par divers services tel que le SCPC. En regard de tout cela, Madame et Monsieur Clementz, les tiers « dignes de confiance », un statut qu'ils revendiquent et que leurs accorde gracieusement la Cour, ne pourront rien avancer du tout ? Les arrêts de Versailles, les jugements rendus par Anne Valentini, voire même ceux qui ne m'ont jamais été notifiés par Nanterre... Le pasteur d'Uhrwiller pourra aussi « exposer », « dire » et « expliquer », peut être un peu prêcher aussi.
Mais je crois que je publierais d'abord le mémoire du juge Xavier Serrier qui se défendait contre moi, à la fin 2008. Tout le monde pourra alors constater comment ce dernier se sera défendu contre moi, en cassation, me réclamant 2 500 euro qu'il n'a jamais obtenu. Je venais de le pousser de son siège. Quelle offense, un magistrat du siège est réputé inamovible ! Aurais-je vexé la magistrature française pour avoir touché un jour et vraiment l'un des leurs ? Certains « aspects narcissiques » seraient alors à rechercher maintenant ailleurs qu'à Bagneux, dans le 9-2.
De l'arrêt rendu ce 15 janvier 2010,
par la cour d'appel de Versailles
J'y retourne, Versailles a débroussaillé une voie
En septembre dernier, le juge pour enfant de Nanterre a reçu quelques correspondances. Depuis, lui-même m'a répondu deux fois, par de simples correspondances dont j'aurais souhaité pouvoir faire appel en décembre dernier, ce que la chambre des créatures inférieures n'a pas accepté. A Versailles, je souhaitais pouvoir débattre de l'intégralité des éléments qui figuraient dans le dossier du juge pour enfant, il contient un rapport de l'ARSEA du 27 novembre 2009.
En septembre dernier, ma compagne et moi écrivions à Nanterre. J'aurais souhaité qu'il y ait rapidement une audience chez le juge pour enfant, pour exposer alors la nouvelle situation de ma fille Justine. Mais selon le juge pour enfant de Nanterre, il n'y avait pas d'éléments « nouveaux » à son dossier, il me suggérait d'attendre très sagement que la cour d'appel de Versailles délibère, ce que j'ai fait. Or, lorsque je lis l'ultime arrêt rendu par Versailles, ce 15 janvier 2010, il se pourrait que le juge Thierry Baranger ne sache pas vraiment ce qu'est un élément « nouveau », Versailles semble en voir où ce juge pourtant expérimenté n'en aura vu aucun.
Versailles souhaitait des démonstrations, je vais aller en discuter avec un vrai juge, s'il veut bien convoquer une audience. S'il convoque très prochainement, je serais curieux de lire sa décision ; renoncera-t-il à son cadre pour suivre le pasteur « qui n'en peut plus », son mari le médecin généraliste, ma fille Justine et les travailleurs sociaux de l'ARSEA Alsace ?
En cas d'audience, je profiterais de l'opportunité pour rappeler d'abord au juge pour enfant de Nanterre que Justine semble avoir des problèmes de santé, ce qui n'émeut toujours pas la Dass, un peu comme par le passé. A l'époque, en 2005, plutôt que de reconnaitre que Justine pouvait avoir besoin d'un médecin et non simplement d'un pasteur et de travailleurs sociaux, les professionnels de la Dass avaient préféré me faire convoquer plus tard, chez un « expert psychiatre ». Depuis, les savoirs contemporains, notamment la médecine et plus particulièrement cette pseudo science qu'est la psychiatrie, ne servent plus qu'à proroger le « placement » de Justine.
De l'arrêt rendu ce 15 janvier 2010,
par la cour d'appel de Versailles
De l'identité Nationale à l'identité Juive, que de débats
Hier, sur France Info, j'entendais le discours de ce qui pouvait être une association juive. Je n'ai pas retenu de nom et je n'ai pas eu le temps d'enregistrer ce son que je ne retrouve pas sur Internet. J'apprenais que des juifs dont les noms ont été francisés souhaiteraient maintenant obtenir plus facilement des modifications des fichiers de l'état civil, pour renouer avec leurs origines, renforcer leur identité. Un nom et l'état civil sont-ils porteurs de sens ? En surfant ici et là, on apprend qu'à travers l'histoire, nos assemblées ont souvent débattu de ces sujets, la francisation des noms des populations immigrées ou des noms étrangers, de noms difficiles à prononcer, des prénoms ridicules également. J'ai repéré des ouvrages intéressants, plutôt vieux, onéreux ou indisponibles à la vente. Le sujet est bel et bien d'actualité ; hier, en rubrique Société, Libé publiait « Avec cette francisation, je me suis senti étranger ».
Mais selon l'arrêt rendu ce 15 courant, par Versailles, ces débats n'ont probablement pas lieu d'être. Tout ce que j'ai entendu ou lu dans l'actu depuis hier, lu aujourd'hui sur la toile, par exemple, dans quelques extraits de livres d'historiens ou de droit, ce n'est pas vraiment avéré, c'est tout juste virtuel, irréel, au moins numérique ou simplement diffusé par Radio France. Même ce qui est écrit noir sur blanc, sur du papier, dans mes piles et mes étagères, c'est irréel, à oublier, voire même à faire brûler, à détruire. Qui accorde encore une quelconque importance à l'état civil et à ces noms, à l'histoire des contraintes exercées sur ces derniers, voire même sur certains sujets, du fait de leurs noms ? Certainement pas les magistrats professionnels du coin.
Depuis que j'ai lu cet ultime arrêt rendu ce 15 courant, par Versailles, j'ai eu de nombreux doutes. Sur Wikipédia, j'ai bien relu que Klaus, Papon et Touvier ont été condamnés. J'ai aussi lu encore que « Jacques Chirac a consacré plusieurs de ses discours au sort des Juifs de France » ; on peut le lire ici. Un peu plus loin, on peut même lire que « Le Président de la République française, Jacques Chirac, a inauguré le 25.1.2005 à Paris le `' Mémorial de la Shoah " ». Est-ce bien sérieux ? Certaines de ces condamnations sont anciennes, mais quelques discours de Jacques Chirac seraient plus récents. Il n'est pas sûr qu'ils aient porté partout. J'ai maintenant assez hâte de feuilleter Parquet et politique pénale depuis le XIXe siècle, ce collectif paru en 2002. Quelques pages pourraient être consacrées à des périodes plus glauques du passé, comme « Vichy », « l'Algérie », etc.
Par le passé, j'ai manifesté devant le mémorial de la Shoah. Je ne suis pas passé inaperçu, j'avais un écriteau autours du cou : « j'ai couché avec une allemande ». Il y a eu des discussions et la police est évidemment passée, ce jour là. Une dame m'a houspillé, j'apprenais que c'était kipour. Mais je suis resté digne, avec mon écriteau autour du cou. Après m'avoir écouté puis après ses propres vérifications, la police ne m'a pas embarqué. Depuis, je suis parfois retourné au mémorial ; j'ai prévu de m'y rendre encore, dans 10 jours.
Parfois, tout vacille lorsqu'on a été confronté à des discours ou à des écrits de révisionnistes, de négationnistes. Je doutais et devais faire une vérification dans le livret de famille de ma fille Justine ; elle en voulait une photocopie, ce dont la Dass et la chambre des créatures inférieures de Versailles ont fait tout un fromage. J'ai bel et bien couché avec une allemande, quand à cette gosse, pour certains, ce sera bien une enfant de boches. Elle est sûrement très à l'aise, à Hagenau plutôt qu'à Bagneux, de l'autre côté des Vosges, parmi ou moins loin d'autres schleus.
Peut-on rire, en France, après la Shoah ? Oui, beaucoup même, par exemple en lisant le Charlie hebdo qui paraissait hier. La chancellerie ne m'a pas répondu ; en septembre dernier, j'écrivais à la Garde des vélodromes. Souvent, je me demande pourquoi des français auraient souhaité priver Papon de sa médaille ; n'a-t-il pas été enterré de l'autre côté du périph ? Ces jours-ci, Monseigneur Williamson fait encore un carton, sur dailymotion ; est-ce bien réel ? Sur le Parisien, je lis : « En réponse à une question, il dit qu'il est poursuivi en Allemagne pour avoir "mis en question les six millions de juifs gazés. Et le mettre en question, c'est un crime, selon le droit allemand, donc ils m'attaquent". » Mais en France, aujourd'hui, on rigole plus volontiers d'autres sujets, tel que celui de la burqa ou du voile.
La burqa s'invite aux vœux de Sarkozy
AFP, 21/01/2010 | Mise à jour : 20:10, extrait
Les responsables religieux ont présenté aujourd'hui leurs voeux au président de la République à l'Elysée et parlé du voile intégral, le représentant de l'islam Mohammed Moussaoui redisant son opposition à une loi d'interdiction.
Charlie hebdo du 20/1/2010 et un livret de famille de boche délivré par la ville de Paris
Retour sur... la procédure de prise à partie
Comme je l'exposais, il y a peu, à la cour d'appel de Versailles, je ne parlerais plus de la procédure de prise à partie si ce n'était pas à mon avis utile à des démonstrations dont certains ne veulent pas entendre parler. En effet, je connais des magistrats professionnels qui n'en démordront peut être jamais, préférant se raccrocher toujours à des opinions de quelques travailleurs sociaux, d'un psychiatre et d'un psychologue, d'un pasteur et d'un corbeau également. Pourquoi pas ?
L'arrêt rendu par la cour de cassation est publié depuis de longs mois déjà, dans cette archive.
Par le passé, j'avais échangé des mails avec Pascale Robert-Diard - ping, pong ping... puis, plus rien ; elle a pu perdre sa raquette ou cherche encore la balle. Elle aurait souhaité prendre connaissance du rapport fait par la cour de cassation, il est là. Lorsque je le relis, je me dis que je reviens de très loin, sans une égratignure et sans même avoir eu un avocat pour cette procédure. Je remercie cependant G., il m'a poussé puis bien aidé sur cette voie alors que je connaissais assez bien le statut de la magistrature avant de m'y aventurer. Au cours de cette procédure, tout a vacillé, la manière dont se défend ensuite le juge pour enfant en attestera, voir son mémoire. L'essentiel de ce que j'ai déposé doit être là.
Le juge qui se défendait contre moi demandait une indemnité de 2 500 euro, sur le fondement de l'article 700 du NCPC. La réponse rendue en décembre 2008, par la cour de cassation, me semble être assez claire : « Vu l'article 700 du code de procédure civile, rejette la demande ; » A cette période, certaines sphères avaient déjà beaucoup débattu des possibilités de recours d'un justiciable ou d'un citoyen « contre un juge ». Mais c'est bien autre chose qui m'intéressait.
En effet, l'arrêt est motivé, rappelle des textes organiques, c'est rassurant ; ce pourvoi ou même cette requête à la première présidence auraient du être déclarés irrecevables. Je suis passé à travers quasi toutes les tranches et tous les trous du gruyère, j'étais tout en haut. J'agissais d'un côté tout en travaillant aussi sur d'autres terrains. Je lis et je fais un peu de tout mais je reste surtout focalisé sur l'assistance éducative, un monde ou un théâtre bien à part où les rideaux ne sont jamais tirés, rien n'y passe au travers si ce n'est un peu de brume ou, parfois, de petits cris d'acteurs « qui n'en peuvent plus ».
En retombant, les effets de la procédure de prise à partie sur la procédure d'assistance éducative ont été inespérés. Il y a d'abord eu des sommations de juger, une audience chez le juge pour enfant, un petit reportage sur France 2 en juin 2008, puis un changement de juge pour enfant, en octobre 2008. Justine et nous pouvions renouer, puis passer l'été 2009 en famille, ce qui ne s'était plus produit depuis 2004, malgré les intentions bienveillantes du pasteur d'Uhrwiller... La chambre des créatures inférieures de la cour d'appel de Versailles n'a jamais voulu en entendre parler.
Un autre document suivra d'ici quelques jours, l'avis du ministère public, exprimé dans le cadre de cette procédure de prise à partie. Je pense que je l'ai fourré dans une pile de journaux ou dans une étagère, je finirais par remettre la main dessus ; j'ai bien retrouvé un jour une correspondance que m'avait adressé Ségolène Royal, aux alentours du printemps 2007. J'aurais pu formuler des observations après réception de cet avis du ministère public, ce que je n'ai pas fait. A l'audience publique, le 2 décembre 2008, auprès de la première chambre civile, tout s'est très bien passé.
Aujourd'hui, lorsque je relis ce rapport de la cour de cassation, je me dis que le nouveau juge pour enfant aurait peut être du convoquer une audience lorsqu'il a reçu le rapport de l'ARSEA, en novembre dernier. En effet, la cour d'appel vient elle même de rendre un arrêt selon lequel il y aurait depuis un certain temps des éléments nouveaux au dossier du juge pour enfant de Nanterre. Ce dernier attendait-il la décision qu'allait rendre Versailles ? Ca passionnera peut être un jour des juristes ou des polémiciens ; je ne vais pas rouspéter. Je vais tranquillement écrire à nouveau à Nanterre, puis y discuter encore de tout ce qui s'est passé, depuis l'été dernier. Il y aura une prochaine audience, au plus tard, en juillet 2010.
Mais à vrai dire, qu'il y ait maintenant ou non une prochaine audience m'indiffère, que ce soit au cours des prochaines semaines ou même en juillet 2010 ; je ne me précipite même pas sur du papier pour écrire à Nanterre. En décembre dernier, la Cour m'a bien confirmé que ce « placement » sera prorogé jusqu'à la majorité de Justine. Il s'agissait donc bien d'une « solution durable », comme me l'écrivait la Dass, début 2003, quelque chose d'approprié au traitement tout à fait spécifique ou au « sauvetage » de Justine, une enfant de boches. En 2005, Claire Davidson disait aussi à Justine qu'elle ne rentrerait plus jamais à la maison, peut être un peu comme si nous n'étions plus là, comme si nous n'existions plus, comme si sa famille naturelle avait un jour été poussée dans un wagon. Si c'était là la volonté du dieu sûrement très juste et bon du pasteur et de sa soeur le corbeau, qu'il en soit ainsi. Bien sûr, des professionnels de la Dass et de cette infra-justice « pour mineurs » martèleront que ces « placements » ou « solutions » ne sont que « provisoires » voire « transitoires », qu'il y toujours lieu de « se battre pour un enfant » et que tout peut un jour s'arranger... y croient-ils eux même ?
Certains ont pu s'apercevoir qu'au cours de l'année 2009, j'ai souvent écrit à certaines autorités françaises, y compris au chef de l'Etat français et à l'AFP aussi. Toutes mes correspondances et envois sont restés lettre morte. A vrai dire, toutes mes correspondances et envois à ces autorités restent lettre morte depuis l'été 2007. Il n'y a quasi plus que le Trésor public français et des prétoires « pour mineurs » qui se rappellent encore de mon adresse. La clique à Morano m'a encore écrit il y a quelques temps ; mais c'est encore différent, je crois qu'ils sont en nécessité à l'UMP, leurs adhérents seraient en train de crever. Je vais éviter ces attroupements là, je ne suis pas vacciné contre H1N1.
Cette semaine, la petite a reçu une carte pour son anniversaire et les voeux usuels à cette période de l'année. La plume sur cette carte est bien différente de celle qui a rédigé les deux emails qui ont été envoyés « par Justine », depuis la boite mail du pasteur, puis versés à la fin de l'été dernier, au dossier « d'assistance éducative ». Comme je l'ai écrit dans mes dernières conclusions, je pense que Justine sera très bien à l'internat scolaire, peut-être un peu moins sous l'empire du pasteur d'Uhrwiller. Après ses 18 ans, Justine pourra faire et aller où bon lui semblera ; elle pourra alors exiger encore et le pasteur pourra « dire » et « expliquer », mais je serais assez surpris que Versailles les suive alors encore.
La réforme du CSM en retard (MAM)
AFP, 21/01/2010 | Mise à jour : 14:16, extrait
La ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, a reconnu que la mise en oeuvre de la réforme du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) risquait d'être retardée, en raison du calendrier parlementaire. "Je tiens à une mise en place rapide de la réforme", a déclaré la garde des Sceaux lors de ses voeux au monde judiciaire. Mais il faut aussi "que le Parlement ait le temps d'en discuter".
International
La Cour suprême birmane examine un recours d'Aung San Suu Kyi
AP | 18.01.2010 | 07:54, extrait
La Cour suprême birmane a commencé lundi à examiner la requête des avocats d'Aung San Suu Kyi qui contestent sa condamnation à 18 mois supplémentaires d'assignation à résidence. Une décision est attendue dans la semaine.
Libertés et sûreté dans un monde dangereux
Mireille Delmas-Marty
Sciences humaines / Droit
Date de publication : 04/02/2010
EAN13 : 9782021005363
Le monde est dangereux. Aujourd’hui, à l’heure du terrorisme, des effets conjugués de la pauvreté, de la maladie et des guerres civiles, les États doivent faire face à de nouveaux défis : une menace pour l’un d’entre eux est une menace pour tous. Si les dangers ont existé de tout temps en tous lieux, les attentats du 11 Septembre en ont sans doute changé la perception. Si bien que les responsables politiques se trouvent libérés, symboliquement et juridiquement, de l’obligation de respecter les limites propres à l’état de droit. Dès lors, l’enchevêtrement des espaces normatifs (nationaux, européens et mondiaux) induit des mouvements d’autant moins contrôlables qu’ils échappent de plus en plus aux États. Ce livre explore cette nouvelle donne et l’incertitude des réponses face aux dangers bien réels que courent les personnes, les États, voire la planète tout entière. Au-delà, il s’interroge sur les voies qui s’ouvrent à nous : sociétés de la peur ou communauté de destin ?
Ce coup ci, pas de cassation
J'ai encore du temps devant moi, deux mois, mais je suis assez certain de ne pas déclarer de pourvoi pour ce dernier arrêt rendu par Versailles. Son contenu me convient, comme de précédents écrits produits par Nanterre ou par Versailles.
Dans cet ultime arrêt, je relève comme un soin, quelques rectifications, la Cour semble s'être appliquée d'avantage ; dans les conclusions que je déposais, en décembre dernier, je ne parlais pas sans raisons de dénaturation des éléments de la procédure. En page 11 de cet arrêt du 15 janvier, je note : « Considérant que les moyens développés par M. KANT visant à remettre en cause, par delà le jugement du 16 juillet 2009, des décisions antérieures à présent définitives, ne seront pas retenus ». Je ne savais pas que la cour de cassation avait déjà rejeté mon pourvoi déclaré en juillet dernier...
Page 11, encore : « Considérant que Justine a souhaité être entendu par la Cour ; qu'elle est âgée de 16 ans et parfaitement capable non seulement de discernement mais également d'exposer et d'expliquer son point de vue concernant sa situation et de dire à son père, ainsi qu'elle a pu le faire à l'audience, la souffrance que lui cause l'attitude de celui-ci à son égard ; que la procédure d'assistance éducative la concerne au premier chef et qu'il ne peut être considéré, comme le soutient M. KANT dans ses conclusions, qu'il s'agit d'un conflit d'adultes qu'elle n'est ni en âge, ni en position de comprendre et qu'il conviendrait de préserver Justine de ces débats ; qu'ainsi, quelques désagréables à entendre que puisse être pour M. KANT les propos tenus à l'audience par Justine, il ne saurait être question de la priver de son droit de s'exprimer dans le cadre de cette procédure » ... Page 13 : « Considérant dans dans ces conditions que la désignation d'un nouveau service n'aurait pour conséquence qu'une perte du bénéfice du travail précédemment réalisé avec Justine ; ».
Début 2009, j'avais du batailler très dur et réclamer d'abord deux renvois à la Cour. Ensuite seulement, Justine a pu être entendue, en personne. A l'époque, la cour de cassation venait juste de rendre un arrêt assez inédit qu'il faut oublier.
Je trouve que dans cet ultime arrêt, la plume de la Cour est une fois encore excessive. Lors de cette audience, je n'ai rien perçu qui soit si « désagréable » dans les discours de ma fille. Mais les juges ont bien raison sur un point, elle sait s'exprimer comme une poissonnière. Qui « l'éduque » depuis toutes ces années ? L'ARSEA Alsace, ces spécialistes du respect des autres, ainsi qu'un pasteur et un corbeau. Entendre Justine, ce jour là, ce n'était pas pire que d'entendre des prêches apocalyptiques d'un pasteur ; je suis blindé, j'ai souvent entendu ceux du pasteur Clementz.
Ce que Justine a dit début décembre dernier a pu beaucoup plaire à la Cour. Ce qu'elle m'a lancé m'a surtout amusé. Justine a 16 ans. Elle a fait du théâtre « en Eglise » et sait ce qu'est une scène. Elle est intelligente, ce que je rappelais moi-même, dans mes conclusions. Depuis plusieurs années déjà, Justine fréquente et entend des juges, des travailleurs sociaux, des psys, le pasteur, etc. Elle semble être aujourd'hui bien assez futée pour obtenir ce qu'elle souhaite, lorsqu'elle le souhaite : « ceci, je l'exige, et cela, je n'en veux plus ». Elle veut rester à Hagenau, à l'internat, et la justice ainsi que les voyages entre deux mondes qui ne pourront jamais s'entendre, celui de son père et celui du pasteur, je crois qu'elle en a marre. Je pense également que des juges ainsi que ce pasteur ne souhaitent pas que Justine vive à la maison, chez son père. Comment et pourquoi lutter encore contre la volonté du pasteur d'Uhrwiller et de sa soeur ?
Par le passé, j'avais recoupé divers extraits de jugements de Nanterre, des extraits d'arrêts de la Cour d'appel de Versailles ainsi que des travaux de Richard Josefsberg avec des documents plus ou moins récents relatifs à des pratiques qui ont souvent été décriées par la France ainsi que par des pays étrangers. Cet arrêt du 15 janvier 2010 sera parfait ainsi, définitif, dans ce dossier « d'assistance éducative ». Il complètera très bien mes précédentes analyses et lectures.
Bulles N°40, 4ème trimestre 1993, UNADFI, extrait
Manipulation mentale, lavage de cerveau, mégalomanie : essai de définition
10. La dénonciation du père, acte ultime de la réforme de la pensée
La seconde exigence était bien plus difficile. Il s'agissait de dénoncer son père, tant comme individu que comme représentant de l'ancien régime. C'était l'acte ultime, symbolique, de la réforme de pensée des jeunes Chinois, et pour beaucoup, c'était extrêmement douloureux. Un cadre avait remarqué que Hu s'abstenait le plus possible de critiquer son père, et s'était mis à le harceler sur ce sujet en toute occasion. [...] Hu a finalement trouvé un moyen d'accuser son père sans dire trop de mal de lui, et sa confession a été acceptée. Chacun inscrivait ensuite sur une carte ses voeux concernant sa future affectation professionnelle. La décision était prise par les autorités. Théoriquement, on avait le droit de refuser, mais très peu le faisaient, car c'était un très mauvais point - d'ailleurs, qu'auraient-ils pu faire d'autre ?
Plus d'infos sur www.prevensectes.com
De mes conclusions déposées en décembre dernier : « Lors de cet autodafé, une mère, sa fille et l’ami de cette dernière étaient présents. Par le passé, sa fille avait été placée. Cet été, M. KANT et Justine ont brièvement rencontré cette mère et sa fille. Justine n’est pas naïve, elle est intelligente. » Cette autre enfant avait elle aussi longuement été « placée ». Sa mère n'avait que difficilement obtenu son retour à la maison. Une fois rentrée, cette enfant qui était alors également « en âge de discernement » n'a pas trouvé meilleure idée que de demander à être « placée » à nouveau, en foyer, pour être plus « libre ». Je pense que cette femme, son ami ainsi que sa mère n'étaient pas présents sans raisons, le 10 décembre 2008, en contrebas de la BNF. Ce jour là, par un froid de canard, nous nous somme bien réchauffés autour d'un petit feu de joie très officiellement déclaré en préfecture, celle de Paris. Je pense que le juge Thierry Baranger connait lui aussi très bien cette mère ainsi que l'histoire de cette autre enfant. Mais à la cour d'appel de Versailles, personne n'accorde jamais aucun crédit à ce qu'exprime le père de Justine. Je vais faire avec, comme d'habitude, et Justine en fera autant.
![]() Le 10 décembre 2008, en contrebas de la BNF |
Ces jours ci, le facteur m'a également apporté différents livres. Pour me distraire, j'ai également acquis un nouvel album de Ptit'luc, Les gros mots. Je me demande où Ptit'luc et ses acolytes vont puiser leur inspiration.
Il faut que je pense maintenant à tenter de saisir un jour à nouveau le juge pour enfant. Je crois que les juges veulent jouer encore. Ici et là, je perçois assez comme des dogmes, doctrines, idéologies, pratiques et usages. Ce serait drôle s'il ne s'agissait pas de ses propres enfants et de sa famille. J'ai un peu lu Parquet et politique pénale (depuis le XIXe siècle) ; il semblerait que la magistrature française et plus particulièrement le parquet n'ignore pas ce qu'est « l'épuration ».
Ptit'luc, Rat's, tome 10, Les gros mots... « Après, on a plus besoin d'eux ! »
La famille Clövers, à l'e-télé ?
ZDF ne manque pas d'humour non plus. Après les présentations, question à la famille : « alors, ces vacances en France ? Racontez nous tout ». Je constate que Mme ex-Clövers est également sur le plateau. Je vais regarder la suite au cours du week-end, peut-être après ces lectures, à Orly, où cet enfant est passé par la fenêtre. Entre les arrêts récents de Versailles, des mythes et des politiques pénales du passé, j'en ai bien assez dans la tête pour ce soir.

Une copie écran de source ZDF Mediathek
Ils sont comiques chez Sciences Humaines aussi. Ils souhaiteraient que je m'abonne à leur revue et m'envoient un numéro spécial autistes, enfants sauvages et démocraties autoritaires ? Ils souhaiteraient également me vendre un livre de Dortier, Les Humains, mode d'emploi ? Les sauvageries, les humains et l'autisme, je connais. Quant à certaines difficultés que l'on peut rencontrer au moment des élections, je connais aussi, je réside dans le 9-2, du mauvais côté du périh. C'est un juge qui m'a autorisé à voter, Nanterre ne voulait pas de moi sur la liste. Ah, ces méchants chinois...
Sciences Humaines, n° 212, février 2010, pages 30-31... « Vers des régimes hybrides ? »
Dans ce blog, tout est bien évidemment irréel, pas avéré ou « privé »
Qui donc prendrait encore au sérieux ce qu'on lit ici et là, sur Internet, cette vaste « poubelle à provocs » ?
Si je devais retourner bientôt à Versailles, j'insisterais pour que la Cour orthographie convenablement le nom ainsi que le prénom de la mère de Justine. En effet, dans ces arrêts rendus, ils ne sont pas conformes à l'état civil français. Je ferais peut être appel, rien que pour cette « broutille » ; j'en parlerais très prochainement au juge pour enfant de Nanterre.
La mère de Justine n'était pas attachée à son tréma mais elle était très fière de son prénom. De nombreux fichiers ou documents de notre grandiose Administration en attesteront, y compris des décisions rendues par le passé, par l'Administration judiciaire française, en tous cas, celle de l'est de ce même pays. Plus à l'ouest, c'est assez différent.
Par le passé, j'avais du saisir un JAF pour faire valider mes DVH ou « mes droits sur Justine ». La mère de Justine et moi-même avions finalement très simplement conclu un accord, « à l'amiable ». Depuis que les tantes maternelles de Justine se sont rapprochées de la Dass du 9-2, tout est, là encore, très différent, vraiment « très conflictuel avec le père ».
Quelle magistratüre... « Considérant que les moyens développés par M. KANT visant à remettre en cause, par delà le jugement du 16 juillet 2009, des décisions antérieures à présent définitives, ne seront pas retenus » ?
D'un peu de papier noirci d'encre rendu ce 15 janvier 2010
Voilà qu'Anastasie s'avance, avec ses ciseaux menaçants ?
Je viens de recevoir une correspondance par mail qui peut encore faire penser à quelques contrées étrangères ainsi qu'à des périodes assez sombres. Mes échanges téléphoniques confirment comme un sérieux problème, peut-être une simple tentative d'intimidation, voire même, bientôt, le muselage d'une mère ? Gênerait-elle tant, réellement ?.
Cette mère a ouvert un blog, il y a longtemps déjà, SOS Villages Marly. Elle y expose ce qu'elle perçoit de la situation de ses enfants, placés, sur décision de justice. La plupart de ses billets et des écrits qui y sont publiés sont datés de l'hiver 2009. Il y a quelques temps, l'association SOS Villages d'Enfants a fait l'objet d'un petit reportage à la télévision. Cette mère a réagit. Ce 20 novembre 2009, à l'occasion des 20 ans de la CIDE, elle a distribué des tracts. Depuis, cette mère affirme qu'elle subit de plus en plus de pressions du fait de ses publications, sur son site Internet et dans son blog.
Elle n'a quasiment pas de visiteurs, le compteur qu'elle affiche sur son site a péniblement passé le cap des 5 000 pages lues, en un an. D'après mes statistiques, aujourd'hui, mon blog diffuse en moyenne plus de 4 000 pages par jour, à près de 700 butineurs (dont des moteurs de recherche, des robots et des aspirateurs ; les chiffres qui s'affichent ici sont un peu quelconques, juste indicatifs). Aujourd'hui, cette mère affirme avoir reçu une seconde lettre de mise en demeure, cette fois-ci de la part d'un cabinet d'avocats. Elle est mise en demeure « de cesser sous 48 heures tout usage et/ou mention » du nom « SOS Villages d'Enfants », ce qui peut effrayer. Pour le moment, cette mère n'envisage pas la modification du contenu de son site Internet et de son blog. Cette histoire pourra-t-elle s'arranger ? Ce n'est pas sûr, voir un coupon du Canard, dans cet ancien billet : La République et les blogs : « je t'aime... moi non plus ».
Ce soir, avant de communiquer avec des soutiens de cette mère, à Orly, au centre culturel Aragon-Triolet, j'ai découvert un texte de Dea Loher, mis en scène par Brigitte Barilley, Innocence, qu'il faudrait plutôt traduire par « non coupable ». La lecture était suivie d'un échange avec le public. Je me suis d'abord tu pour écouter ce que d'autres allaient en dire, comment les débats allaient évoluer. Assez rapidement, il a été dit qu'il ne faudrait pas percevoir des personnages désespérants, que toute pensée ou conclusion nihiliste serait à proscrire. L'une des actrices nous a ensuite appris qu'elle était allemande, qu'après la guerre, cette société avait subie de très fortes pressions. Selon l'un des acteurs français qui se référait bizarrement à mai 68, les personnages de Lea Doher pouvaient être perçus comme autant de satellites gravitant plus ou mois simplement les uns autour des autres. J'ai perçu tout autre chose.
En premier lieu, je me demande quelle est cette tendance à condamner d'abord le nihilisme et ces courants désespérants, il est possible de rire de telles pièces et personnages. Récemment encore, un article dans Marianne ainsi qu'un article sur rue89 tendaient aussi à condamner de telles pensées ou lectures de ce que l'humanité nous donne à observer. Il pourrait être temps de relire Nancy Huston, ses Professeurs de désespoir, mais aussi ceux qu'elle critiquait ainsi que certains qui lui ont répondu. Selon la rumeur, un ouvrage de Jean Améry publié en 1976 aurait suscité une vague de suicides en Allemagne. Au cours de cette pièce de Lea Doher, le suicide a un moment été présenté comme étant un pas vers l'orgasme éternel... Sa « tour des suicidés » pourrait bien exister, mais en Belgique, et non près de Helgoland ?
J'ai beaucoup apprécié cette pièce, ces lectures, un enchainement de pièces qui pouvaient paraître décousues. Le metteur en scène m'a d'abord répondu qu'il ne faudrait pas lire Lea Doher comme le ferait un sociologue. Je pense que certains ont ensuite compris que mon approche était pluridisciplinaire, que je percevais d'abord des acteurs ou rôles tantôt consternants, parfois au bord de la folie, là où les poussait leur culpabilité face à des échecs, supposés ou avérés, face aussi à des pertes d'êtres proches comme inconnus. J'ai perçu un monde où tous les sujets étaient en interaction, que ce soit sur scène, par l'effet des sujets en dialogue, mais également par l'effet de très fortes pressions sociales et morales qui s'exerçaient sur eux. Le texte est d'ailleurs limpide, il ne laisse pas subsister de doutes : l'ordre a été « laborieusement inculqué au lendemain de la guerre, nous appartenons à une société qui résout ses différends par la parole. » Des sans papiers qui gardent leurs distances au juge d'application des peines qui exerce un contrôle, de la belle mère qui débarque, avec ses valises, aux parents de la jeune fille assassinée ainsi qu'à la mère de son supposé meurtrier, tout était « présent » dans le langage de ces sujets, portés, bercés et balotés par le politique, le religieux, des croyances et des convictions.
L'une des mères : « pardon d'avoir mis ce fils au monde... je l'ai forcé à devenir droitier, mais les coups ont été portés de sa main gauche ! » J'ai tout autant apprécie le sujet de la belle-mère : « je pourrais tout foutre en l'air si j'avais une cigarette... et si j'étais pompiste. » Plus tard, le sujet ajoute : « si j'étais pompiste, je distribuerais le carburant et le risque d'incendie. » Sa fille lui répond souvent sur des tons moralisants, parfois lassée ou comme exaspérée : « maman... » J'ai même pensé au juge pour enfant, à certaines loteries judiciaires : « nous pourrions tout aussi bien déterminer notre avenir à coups de dés. » Le texte est paru aux éditions de l'Arche, traduit par Laurent Muhleisen.
Après ces débats, j'ai pris la peine d'expliquer par quelle fâcheuse coïncidence j'étais sur place, pour ces lectures. Je vais essayer de retourner à Orly, ce mardi 26 janvier, pour un autre spectacle. Il devrait être franchement nihiliste selon sa présentation : « Que faire pour donner un sens à sa vie ? » Ce soir, j'aurai pu rester pour La femme de l'autre, la pièce de 20h30, ma compagne n'est rentrée que très tard, dans la soirée, avec la petite, puis elle s'est effondrée.
Les parents de l'assassinée, perturbés par une mère
qui ne cesse de leurs demander pardon
Peut-on interjeter appel contre une lettre du juge des enfants ?
Je pense que je ne pourrais pas me contenter de l'édition de 2003 du guide de la protection judiciaire de l'enfant, de Michel Huyette. Il me faudra également toutes ses mises à jour, puis je devrais partir à nouveau fouiner dans de bons classeurs de jurisprudence, comme je l'ai déjà fait, par le passé. On apprend beaucoup, sûrement de trop.
Il y a peu, à la cour d'appel de Versailles, je souhaitais faire appel de deux correspondances que le juge pour enfant de Nanterre m'a adressé, entre septembre et décembre 2009. Je le précisais bien dans les conclusions que je remettais à la Cour et auxquelles celle-ci me répondait, dans son arrêt rendu ce 15 janvier 2010. La cour a déclaré mon appel de la correspondance du juge pour enfant datée du 21 septembre 2009 « irrecevable », ce qui ne me surprend pas trop. En effet, par cette correspondance, le juge pour enfant m'informait qu'il demandait d'abord une note d'information, à l'ARSEA ; il s'agissait donc bien d'une mesure d'instruction.
Je souhaitais également faire appel d'une correspondance du juge pour enfant datée du 3 décembre 2009, mais je crois que c'était bien trop demander à la Cour qui ne la mentionne d'ailleurs même pas dans son arrêt daté du 15 janvier. J'ai vérifié ; vu la proximité des dates, il se pourrait bien que je n'ai pas déclaré l'appel de cette correspondance au greffe de la chambre des créatures inférieures. Ce ne serait donc qu'en raison d'une banale et simple erreur de procédure que je n'ai pas pu faire appel de cette correspondance du 3 décembre 2009 du juge pour enfant. Mais ce n'est pas grave, je vais me flageller et faire avec, comme je l'écrivais déjà dans mes conclusions déposées ce 11 décembre dernier, à Versailles.
Je crois qu'il faut être très pointilleux et extrêmement rigoureux lorsque le juge pour enfant est saisi ; on ferait encore fausse route. Or, pour les parents, la représentation n'est pas obligatoire lorsque le juge pour enfant est saisi.
C'est assez drôle car le Docteur Magalie Bodon-Bruzel ainsi que des magistrats professionnels du coin seront les premiers à me reprocher d'être d'une « rigidité absolue » et de refuser aussi de « collaborer » avec la Dass. Si j'avais pu faire appel de ces correspondances du 21 septembre et/ou du 3 décembre 2009, l'issue, ce 15 janvier 2010, aurait peut-être pu être différente ? En effet, la Cour elle même considérait qu'il y a des éléments nouveaux au dossier « d'assistance éducative », des écrits, dont un rapport de l'ARSEA du 27 novembre 2009, ils ont été versés depuis la rentrée de septembre 2009. J'aurais maintenant sûrement de bonnes raisons de ressaisir un jour le juge pour enfant de Nanterre.
Par le passé, peut-être fin 2007, mais dans un autre secteur géographique de ce même pays, un parent avait fait appel d'une simple correspondance d'un juge pour enfant ; je lui avais apporté quelques uns de mes éléments. Il n'avait ensuite pas été confronté à de telles difficultés. Au printemps 2008, j'envisageais moi aussi de faire tout simplement appel d'une très vulgaire lettre que le juge Xavier Serrier m'avait adressé, mais j'y avais finalement renoncé ; je pense qu'à l'époque, j'ai très bien fait de m'engager sur la voie de la procédure de prise à partie, j'ai aussi beaucoup appris.
Peut-on interjeter appel contre une lettre du juge des enfants ?
Guide de la protection judiciaire de l'enfant, mise à jour, extraits
Le code de procédure civile, dans son article 1191 mentionne que "Les décisions du juge peuvent être frappées d'appel". Habituellement, l'énoncé de ce principe ne pose pas de difficultés majeures... [...] Si souvent cette façon de procéder est légitime (en cas de simple demande de enseignement par exemple), une réelle difficulté apparaît si le juge apporte dans un courrier une réponse qui aurait dû être donnée sous la forme d'une décision judiciaire, alors susceptible de recours. [...] Cela confirme que l'appel est possible contre une véritable décision juridictionnelle notifiée à tort dans une simple lettre par le juge des enfants.
« Courage, pensons », nous lançait Onfray ? Où a-t-il bien pu aller chercher cela ? Je revisitais des pages sur Anastasie, lisant après encore du Foucault sur la minorité et l’âge du consentement, ainsi que du Kant (Emmanuel). Onfray a-t-il des enfants ? Ont-ils été raflés par la Dass, pour qu'ils puissent être confiés à un bon pasteur, à un curé ou à un rabin ?

Antimanuel de philosophie : leçons socratiques et alternatives,
par Michel Onfray, 2001, 334 pages, extraits sur Google books
L'heure est peut-être à la rampantance
Je crois que j'ai maintenant bien trop souvent fait, dit et écrit n'importe quoi et qu'il va falloir un jour changer quand même ; ça pourrait beaucoup plaire à Uhrwiller mais aussi à Ostwald et à Mulhouse. J'ai encore fait une erreur, un truc qui ne pourra que fâcher. Après avoir encore cité Onfray, j'ai commandé Célébration du génie colérique. I ré cu pé rable.
Ces jours-ci, je lisais un peu l'ancien testament, j'étais d'abord intrigué par les tables de leurs lois du Très-Haut. Je pense que l'ouvrage que je feuillette a fait l'objet d'un certain consensus, c'est en tous cas ce que je lis en quatrième : spécial pour les catholiques, les orthodoxes et les protestants, une traduction de 1975, mais oecuménique et aussi intéressant que Leviathan. A la Première Présidence ainsi qu'à Nanterre, un peu partout, ils ne pourront donc qu'être contents ?
Hier soir, à Orly, je me retenais souvent de rire. Ce fut le cas lorsque la foule raillait le candidat au suicide, lui reprochant un moment d'avoir choisi le pont et de bloquer ainsi la circulation, plutôt qu'une bonne branche dans une quelconque clairière reculée. Je vais lire encore, penser fort à chanter juste ainsi qu'à incanter mieux en plus de me flageller, en me disant qu'un jour, il sera enfin l'heure de la quille annoncée en décembre dernier, par la chambre des créatures inférieures.
























