Archives pour: Avril 2009
L’inoxydable Berlusconi
SONDAGE EXCLUSIF
«Pardon» de Royal : les Français désaprouvent
Le Parisien | 11.04.2009, 18h07 | Mise à jour : 12.04.2009, 07h49, extrait
Faire parler d'elle. Apparaître comme l'adversaire principale de Nicolas Sarkozy. Occuper le terrain sur tous les sujets. Telle est la stratégie de Ségolène Royal depuis quelques mois. Et cela marche plutôt bien. Le moindre de ses faits et gestes est commenté, ses discours sont attendus, ses meetings font recette, même si tout le monde, évidemment, n'est pas d'accord sur le fond.
Ainsi, selon notre sondage CSA, une (courte) majorité de Français désapprouve ses propos tenus en début de semaine au Sénégal. L'ex-candidate à la présidentielle, en déplacement dans son pays natal, avait demandé «pardon» aux Africains pour le discours prononcé par Nicolas Sarkozy en 2007 à Dakar.
LE PORTRAIT DE LA SEMAINE
L’inoxydable Berlusconi
Le Parisien | 12.04.2009, 07h00, extraits
Tous les grands de ce monde savent que l’histoire, avec son cortège de guerres, de catastrophes naturelles et de faillites économiques, est tragique. Tous sauf un : Silvio Berlusconi. Avec Il Cavaliere, qui règne à nouveau sur l’Italie, elle est souvent comique. A 72 ans, sourire toujours aussi éclatant et cheveu plus noir que jamais grâce aux implants, l’homme insuffle un air burlesque en toutes circonstances.
Au G 20 de Londres, au milieu des dirigeants occupés à sauver la finance mondiale, il hurle à l’adresse du président américain « Hey, Mister Obama », provoquant chez la reine Elisabeth une moue indignée : « What is this ? » Ce même Barack Obama dont il avait salué l’élection par un douteux « il est jeune, beau… et même bronzé », faisant alors réagir jusqu’à son ex-compatriote Carla Bruni-Sarkozy. Au sommet de l’Otan, samedi dernier à Strasbourg et à Kehl (Allemagne), il descend de sa limousine le portable vissé à l’oreille, fait signe d’attendre à la chancelière Angela Merkel venue l’accueillir et, sans gêne, poursuit sa conversation une demi-heure ! Aux sinistrés du terrible séisme des Abruzzes, il réserve un pur festival. « Prenez cela comme un week-end de camping », lance-t-il en visitant les camps de tentes d’urgence, casque de pompier sur le crâne. « Allez fêter Paques à la mer, c’est nous qui payons », conseille-t-il en visant les hôtels réquisitionnés par l’Etat à Pescara, sur l’Adriatique. Enfin, se ravisant, il propose d’héberger les sans-abri dans « certaines de ses demeures ».
« A l’étranger, il passe pour un clown »
Un responsable afghan dénonce « l'invasion culturelle » occidentale
Il n'aide pas ses enfants et va en prison
AP, 12/04/2009 | Mise à jour : 08:14
Un homme soupçonné d'être le père de 14 enfants avec 13 femmes différentes, poursuivi pour défaut de paiement de plus de 530.000 dollars (401.864 euros) de pension alimentaire, a été envoyé en prison dans le Michigan. D'après le quotidien local Flint Journal, Thomas Frazier, âgé de 42 ans, n'avait pas versé un centime d'aide à ses anciennes compagnes depuis six ans. Ce chômeur risque de passer 90 jours derrière les barreaux si il ne règle pas 27.900 dollars (21.154 euros) dus incessamment. Frazier se défend d'être le père de plus de trois des quatorze enfants, et juge irréaliste que les autorités lui demandent de régler jusqu'à 3.000 dollars de pensions alimentaires mensuelles.
Thomas Frazier, father of 14 children, jailed for owing more than half-million in child support
by Bryn Mickle | The Flint Journal, excerpt
Saturday April 11, 2009, 8:00 AM
FLINT, Michigan -- Fourteen children by 13 different women in Genesee County and more than $530,000 in unpaid child support.
Even in a county with $700 million in uncollected child support, Thomas Frazier may hold the unenviable title of biggest deadbeat dad.
After years of dodging support payments, Frazier was thrown in jail this week and given the choice of doing 90 days or coming up with about $28,000.
"This guy gives fathers a bad name," said Genesee County Friend of the Court Jack Battles.
Loi sur la femme : un responsable afghan dénonce "l'invasion culturelle" occidentale
LEMONDE.FR avec AFP | 11.04.09 | 18h27 • Mis à jour le 11.04.09 | 18h27, extrait
Un des plus hauts responsables religieux de la minorité chiite d'Afghanistan a défendu, samedi 11 avril, un projet de loi controversé sur les femmes leur imposant de "satisfaire sexuellement leur mari", et dénoncé les pressions des pays occidentaux qui tentent de faire retirer le texte.
Drancy/tags : une « insulte à la France », selon le CRIF
Drancy/tags: "insulte à la France" (Crif)
AFP, 11/04/2009 | Mise à jour : 22:45
Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) s'est indigné ce soir de la profanation du Mémorial de la déportation de Drancy (Seine-Saint-Denis), estimant que cet acte constituait une "insulte à la France toute entière". Dans la nuit de vendredi à samedi, des croix gammées ont été tracées sur le wagon et la stèle du Mémorial.
Excès de vitesse : MAM défend une répression ferme
NDLR : A quand des radars opérationnels dans les prétoires des juges pour enfant ?
Des radars installés aux feux rouges avant l'été
lefigaro.fr, avec AFP
11/04/2009 | Mise à jour : 14:03, extrait
Quatre radars seront opérationnels d'ici deux mois, mais à terme, ce sont 150 machines qui flasheront les automobilistes ne respectant pas un feu rouge. L'amende s'élèvera à 135 euros auquels s'ajoutera la perte de 4 points.
Le gouvernement maintient la pression en matière de sécurité routière. Des radars vont par exemple flasher avant l'été les automobilistes qui grilleront un feu rouge. C'est ce qu'a annoncé Michelle Merli, déléguée à la Sécurité routière, dans un entretien publié dans Le Parisien/Aujourd'hui en France daté de samedi.
La crise fait chavirer l'industrie nautique
La crise fait chavirer l'industrie nautique
LE MONDE | 10.04.09 | 14h08 • Mis à jour le 10.04.09 | 18h17, extrait
Sacré coup de tabac sur l'industrie nautique mondiale. Aux Etats-Unis, en Espagne et au Royaume-Uni, pays les plus touchés, le marché est en baisse de 60 % à 70 %. En France, la chute est, en moyenne, de 50 %. L'activité est largement corrélée à la croissance économique. Le bateau est un bien de deuxième nécessité dont l'achat se diffère facilement. Qui plus est, la crise a fermé le robinet des sociétés de financement auxquelles les amateurs de voile ou de motonautisme font en général appel pour concrétiser leur rêve maritime.
Tanit : une rançon proposée par Paris
Voir également Pas ou plus assez « croyant » pour la République ?
Trois tableaux du Christ pourront rester dans les salles d'audience du tribunal de Bordeaux
LEMONDE.FR avec AFP | 10.04.09 | 20h22 • Mis à jour le 10.04.09 | 20h36, extrait
Cette loi stipule qu'"à l'avenir", les emblèmes ou signes religieux sont interdits sur les monuments publics ou emplacements publics, est-il souligné dans le jugement daté du 31 mars. "La présence de ces tableaux […] ne peut être considérée comme l'apposition d'un quelconque signe ou symbole religieux postérieure à cette loi et ne contrevient pas au principe de laïcité", a ajouté le tribunal administratif.
La Fédération girondine de la libre pensée fera "très certainement appel" a indiqué son président Joachim Salamero. Il a précisé que le service juridique de la Fédération au plan national a été saisi. Le journal Sud Ouest, qui a révélé la décision dans son édition de vendredi, a rappelé qu'en 2006 le ministre de la justice Pascal Clément avait demandé qu'un Christ soit retiré du tribunal de grande instance de Metz. En 1989, un président de chambre du tribunal de grande instance de Bordeaux, "qui ne supportait plus de siéger sous le regard du Messie crucifié, avait obtenu qu'il quitte le prétoire", a indiqué le journal.
Tanit: une rançon proposée par Paris
AFP, 10/04/2009 | Mise à jour : 20:31
Les négociateurs français ont "proposé une rançon" aux pirates qui retenaient le voilier Tanit et les membres de son équipage avant l'intervention militaire, annonce ce soir le ministre français de la Défense Hervé Morin, sans en préciser le montant.
Neurologie : la boîte noire du cerveau mise à nu
Antennes-relais : Bouygues Telecom ira jusqu'en cassation
07/04/2009 05:10, Génération NT, par Christian D., extrait
Malgré l'échec de la procédure d'appel en février dans l'affaire de démantèlement d'une de ses antennes-relais à Tassin-la-Demi-Lune, dans le Rhône, Bouygues Telecom va contester la décision jusqu'en cassation.
La question du danger potentiel des radiofréquences émises par les antennes-relais de téléphonie mobile a pris un nouveau tour avec la série de procès ayant conduit à la décision du démantèlement de plusieurs sites des trois opérateurs mobiles, malgré l'absence de preuves scientifiques ( ou justement grâce à l'absence de preuves scientifiques, aussi paradoxal que cela puisse paraître ).
C'est donc le choix d'un principe de précaution fort qui a été mis en avant par les juges, ce qui ravit les associations militantes mais pose néanmoins un vrai problème : ne pouvant être quantifié, comment cerner le risque et jusqu'où aller dans la " précaution " ?
Publié le 06/04/2009 à 17:30 - Modifié le 06/04/2009 à 17:55 Le Point.fr
Antennes-relais : Bouygues se pourvoit en cassation
L'opérateur de téléphonie mobile Bouygues Telecom, condamné en février par la cour d'appel de Versailles à démonter une antenne-relais dans le Rhône, pour trouble anormal de voisinage, a indiqué lundi 6 avril s'être pourvu en cassation. Contacté par lepoint.fr, l'opérateur a bien confirmé ce recours, sans toutefois vouloir apporter plus de précision.
Enquête
Neurologie : la boîte noire du cerveau mise à nu
LE MONDE | 10.04.09 | 15h29 • Mis à jour le 10.04.09 | 20h51, extrait
D'un côté, l'imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM), qui cartographie les molécules d'eau contenues à l'intérieur des tissus mous, permet de visualiser l'anatomie des structures cérébrales (matière grise et matière blanche), avec une précision millimétrique, mais aussi l'activité des circuits cérébraux in situ et in vivo, avec une précision de quelques centaines de microns et de quelques centaines de millisecondes. De l'autre, la tomographie par émission de positons (TEP), qui utilise des marqueurs radioactifs, permet de suivre le métabolisme des tissus cérébraux.
Ensemble, ces techniques, après avoir contribué à dresser la carte des aires cérébrales et de leurs fonctions, explorent aujourd'hui le théâtre d'ombre et de lumière des pathologies mentales. Un siècle après la découverte de l'inconscient, elles lèvent un coin du voile entourant la boîte noire du cerveau humain. Sans toutefois en élucider tous les mystères.
Les récents travaux sur l'autisme, qui comparent les images cérébrales par IRM de 77 enfants autistes, âgés de 2 à 16 ans, à celles de 77 enfants témoins, révèlent, chez plus de 40 % des sujets atteints de ce "trouble envahissant du développement", des anomalies particulièrement marquées au niveau du lobe temporal. Toute la question est de savoir si ces particularités peuvent être considérées comme une cause biologique de l'autisme, ou si elles en sont au contraire une conséquence. Et si la vieille querelle entre les approches biologique et psychanalytique de cette pathologie peut être ainsi tranchée.
ANTENNES RELAIS
Condamné, Bouygues Telecom se pourvoit en cassation
NOUVELOBS.COM | 06.04.2009 | 16:38
L'opérateur de téléphonie mobile avait été condamné, en appel, à démonter des antennes relais dans le Rhône en application du principe de précaution.
Bouygues Telecom a décidé, lundi 6 avril, de se pourvoir en cassation, après avoir été condamné à démonter des antennes relais dans le Rhône. La condamnation remonte au 4 février, lorsque la cour d'appel de Versailles avait tranché en faveur du principe de précaution.
Me Richard Forget, avocat de l'association de défense des riverains d'antennes-relais, n'est pas surpris de ce pourvoi. Il reste prudent mais serein quant à la décision de la cour. "Elle n'a pas à revenir sur la notion de troubles (...). Elle regardera surtout si cela constitue un préjudice moral", a-t-il indiqué, joint par nouvelobs.com.
En application du jugement, l'opérateur de téléphonie mobile devait démonter des antennes de Tassin-la-Demi-Lune (Rhône) sous astreinte de 500 euros par jour de retard, une première en France. Il devait aussi verser 7.000 euros de dommages et intérêts à chacun des trois couples qui estimaient avoir été exposés à un risque sanitaire.
Le 16 février, c'était au tour de SFR d'être condamné par le tribunal de grande instance de Carpentras (dans le Vaucluse), et de faire appel.
Face à la polémique, le gouvernement a décidé d'organiser une table ronde, le 23 avril, sur les effets éventuels des téléphones mobiles et des antennes relais sur la santé.
Pour Me Forget, ce grenelle des antennes-relais ne servira qu'à "faire taire cette révolution juridique. Rien n'en ressortira pour les riverains et les associations".
Mort en dégrisement : l'ivresse en cause ?
Voir aussi J'ai encore reçu un boulet rouge et Roselyne Bachelot a dû faire des concessions au lobby viticole
Pays de la Loire
Ouest France, jeudi 09 avril 2009
Mort en dégrisement : l'ivresse en cause
L'homme décédé au commissariat de La Baule a succombé à une ivresse. Ces premiers résultats d'autopsie doivent être confirmés par des analyses sanguines.
Les faits. Vers 22 h 15, lundi soir, l'employé d'un hôtel de La Baule, constatant les difficultés à se déplacer d'un homme en état d'ébriété, alerte la police. Une patrouille arrive. Elle décide de placer l'homme de 43 ans, employé dans une boulangerie, dans une cellule individuelle de dégrisement. Un peu plus d'une demi-heure plus tard, un policier constate que l'homme est inanimé. Malgré les efforts d'une étudiante en médecine, qui déposait au commissariat, et du Samu, arrivé quelques minutes plus tard, la victime décède.
Les causes. La consommation d'alcool joue un rôle central dans le décès. C'est ce qui ressort des premiers éléments de l'autopsie. Hier, le vice-procureur chargé de l'enquête a juste indiqué qu'il attendait « les résultats des analyses sanguines. »
Le médecin. À La Baule, la police ne transporte pas les personnes interpellées pour ivresse à l'hôpital. Sur réquisition du procureur, les policiers alertent un médecin de garde, le plus souvent la société SOS médecins. Les médecins établissent leurs priorités. Et assurent le plus souvent une intervention dans un délai d'une heure, sans obligation légale ou réglementaire.
Saint-Angeau : le personnel des jonquilles s'estime « sali »
Voir également Le travail social contre qui ?
Revoir aussi Le procès Megel ou l'anti-Outreau ainsi que Le merveilleux de l'assistance éducative
Côtes-d'Armor
Protection de l'enfance. Les associations seront plus écoutées
8 avril 2009 - Le Télégramme
Huit associations du département contribuant à la protection de l'enfance ont signé, lundi, une charte avec le conseil général des Côtes-d'Armor. L'institution reconnaît ainsi «leur contribution au traitement des besoins sociaux et médico-sociaux.» S'il ne s'agit que d'une déclaration de principes et de valeurs communes, cette charte fait de chaque association oeuvrant auprès des enfants en difficulté un interlocuteur à part entière du conseil général, responsable du dispositif deprévention et protection de l'enfance. «Les associations sont porteuses des problèmes que peuvent rencontrer les enfants, estime Guillaume Rouxel, président du centre éducatif Beauvallon. Nous avons une légitimité et souhaitons être plus impliqués dans la réflexion.» La fondation d'Auteuil Bretagne, la maison d'enfance L'Envol, l'Association pour la réalisation d'actions sociales spécialisées (Arass), Cap Aventures, Émeraude ID, Extra Balle et les Enfants du Manoir ont également signé cette charte. Ils s'engagent ainsi à respecter une transparence totale du fonctionnement de leurs établissements, en particulier par rapport aux risques de maltraitance.
Département, Rodez
La gauche critique sur la protection de l'enfance
Midi Libre, vendredi 10 avril 2009
Une attaque en règle en suit une autre, en ce moment, du côté de l'opposition du conseil général. Après Stéphane Bultel et sa découpe au couteau du bilan de Jean-Claude Luche après un an de, présidence, puis la montée au créneau de conseillers contre la politique menée dans le domaine de l'accueil de malades Alzheimer, c'est à présent le fonctionnement de l'aide sociale à l'enfance qui est dans la ligne de tir.

Maman, est-ce que ta chambre te plaît ? Survivre en maison de retraite
de William Rejault, éditions Privé (9 avril 2009)
Les faits du jour en région
SAINT-ANGEAU: LE PERSONNEL DES JONQUILLES S’ESTIME «SALI»
Charente Libre, le 7 avril 2009
Ils n’ont pas du tout la même histoire à raconter. Et tiennent à le faire savoir. Une vingtaine d’employés sur les quarante-quatre de la maison de retraite Les Jonquilles de Saint-Angeau se sont réunis hier après-midi au sein de l’établissement. Parce qu’ils se sentent «salis» par la plainte déposée pour harcèlement moral par six anciens membres des Jonquilles contre l’établissement et le directeur-fondateur Jacky Préau-Guilloteau (lire CL d’hier).
Le Japon pique sa crise (des missiles)
ASIE
Dans Newsweek : "Le Japon pique sa crise (des missiles)"
NOUVELOBS.COM | 10.04.2009 | 17:44, extrait
La réponse frénétique de Tokyo au dernier tir de missile nord-coréen a peut-être aidé Kim Jong Il.
> Cet article a été publié sur le site internet de Newsweek le 6 avril.
Un habitant de Takizawa, dans le nord du Japon, observant le lancement d'un engin nord-coréen. (Reuters)
JOE BIDEN avait prévenu pendant la campagne électorale qu’il "ne faudrait pas six mois avant que le monde ne mette Barack Obama à l’épreuve" par une crise internationale, quelle qu’elle soit. Dimanche dernier, Kim Jong Il a fait de son mieux pour réaliser la prédiction, en lançant un missile à longue portée Taepodong-2 en direction du Japon. Washington, Tokyo et Seoul ont dénoncé ce lancement comme une violation d’une résolution des Nations Unies interdisant au Nord de lancer des projectiles balistiques. Le président Barack Obama déclara devant la foule à Prague que "la Corée du Nord n’a pas respecté les règles", et que "les infractions doivent être punies".
Que ce tir de missile déclenche une crise internationale en bonne et due forme, c'est à voir. Du côté du Japon, on semble avoir choisi de faire comme si c'était déjà le cas. Quelques secondes après le lancement, les journaux tokyoïtes distribuaient des éditions spéciales dans les rues et les journaux télévisés s’arrachaient les interviews de passants, afin d'offrir au pays l’image de l’homme de la rue "effrayé" par la menace nord-coréenne. Selon un sondage commandé par le quotidien Yomiuri, 78 % des personnes interrogées ce week-end pensent que Tokyo devrait imposer plus de sanctions au Royaume Ermite. Il ne faut pas s’étonner de cette réaction réflexe. L’opinion publique japonaise est outrée à l'égard du programme nucléaire nord-coréen, tout comme elle l’était dans les années soixante et soixante-dix par les enlèvements de citoyens japonais, encore inexpliquées à ce jour.
Encouragés par leur opinion publique, les diplomates japonais ont appelé à une réunion d’urgence dimanche du Conseil de Sécurité des Nations Unies, afin de punir la belligérance du Nord. Bien que les Etats-Unis et le Japon aient réclamé une réponse ferme, rien de concret n’est sorti de la réunion, du fait des appels à la retenue des Chinois et des Russes, alliés de longue date de la Corée du Nord. Le Japon, cependant, continuera d’être aux Nations Unies à l’avant-garde de ceux qui poussent à l’adoption de mesures punitives. Dans tous les cas, les pays membres pourront dans les prochains jours exprimer leur colère aux Nations Unies pour punir Pyongyang. Quel que soit le résultat, Tokyo a l’intention d’imposer unilatéralement des sanctions supplémentaires, dès cette semaine.
ENLEVEMENT
Le père d'Elise accuse les autorités russes de ne "pas faire d'enquête"
NOUVELOBS.COM | 10.04.2009 | 07:20
Jean-Michel André souhaite se rendre, dans les semaines qui viennent, en Russie pour retrouver sa fille qui aurait, été d'après lui, enlevée par sa mère russe.
Le père de la petite Elise, enlevée le 20 mars à Arles, accuse jeudi 9 avril les autorités Russe de ne "pas faire d'enquête". Il s'est dit par ailleurs déterminé à se rendre dans les prochaines semaines en Russie pour tenter de localiser sa fille. Jean-Michel André venait d'être reçu au ministère de la Justice par des membres du cabinet de Rachida Dati, de la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade, et du Quai d'Orsay, pour faire le point sur les recherches de la petite fille de trois ans et demi.
Un homme meurt dans un commissariat
Un homme meurt dans un commissariat
AFP, 10/04/2009 | Mise à jour : 16:24
Le décès d'un homme de 44 ans dans la nuit de lundi à mardi au commissariat de La Baule (Loire-Atlantique) en cellule de dégrisement est dû à l'ivresse, a-t-on appris aujourd'hui auprès du parquet de Saint-Nazaire.
Selon les résultats de l'autopsie réalisée mercredi, l'homme qui avait 3,98 gr d'alcool par litre de sang était tombé en coma éthylique. Le corps ne présentait "aucun signe d'intervention d'un tiers", a précisé Florence Lecocq, procureure de Saint-Nazaire.
L'homme, interpellé lundi par la police vers 22H35 pour ivresse sur la voie publique, avait été placé en cellule de dégrisement entre cinq et dix minutes plus tard. Il a été retrouvé inanimé à 23H25 suite à "un malaise dans la cellule", selon la police.
Le malaise est intervenu avant que le médecin de garde, appelé lors de l'arrivée de l'homme au commissariat, ait pu arriver, et les pompiers n'ont pas pu le réanimer.
Fin du calvaire pour six jeunes injustement accusés
Le Figaro, 10/04/2009 | Mise à jour : 15:03, extraits
Après 5 ans de procédure, six adolescents ont été blanchis jeudi en appel des accusations de viol portées par la femme de ménage de leur ancien lycée. Elle avait menti.
[...] Le procès a par ailleurs mis en lumière une instruction à charge. L'audience a ainsi basculé en faveur des accusés au moment où une vidéo, où l'on voit l'un des accusés se faire «extorquer» des aveux par un commissaire de police, a été diffusée. «Cela n'est pas un fonctionnement normal des institutions », confie l'une de leurs avocates, Lilane Glock, à France Info. «Nous avons une solution heureuse». Mais ils ont tout de même eu «six ans de leur vie gâchée», explique-t-elle, estimant qu'il y a eu «dérapage judiciaire».
Diffusé sur les ondes, par France-Info :
Une éléphante saisie à Dijon
Une éléphante saisie à Dijon
AFP, 10/04/2009 | Mise à jour : 10:15
Plusieurs dizaines de gendarmes sont intervenus ce vendredi matin pour saisir une éléphante dans un cirque Zavatta à Dijon, en application d'une décision de justice rendue en faveur d'une association de défense des animaux.
Les gendarmes sont intervenus peu après 06h00 sur le parking d'un hypermarché à Quettigny, dans la périphérie de Dijon, où est stationné depuis plusieurs jours le cirque Zavatta, a annoncé la gendarmerie.
En milieu de matinée, il n'y avait plus trace de l'éléphante sur place, selon un photographe de l'AFP.
Les forces de l'ordre ont embarqué l'éléphante Kenya, âgée de 16 ans, "qui fait l'objet d'une saisie ordonnée par la Cour d'appel d'Amiens suite à la plainte de la fondation Assistance aux animaux", a expliqué à l'AFP Christian Caffy, secrétaire général de la Fédération des cirques et traditions.
Selon lui, "une opération similaire s'était déjà déroulée contre ce même cirque et pour les mêmes raisons, en août 2007, à Bourg-en-Bresse" (Ain), après un premier jugement pour "défaut de certificat de capacité de détention d'un éléphant" par le propriétaire du cirque Zavatta, Arsène Cagniac.
Les forces de l'ordre "étaient reparties bredouilles après une journée d'affrontements avec les gens du cirque" Zavatta, a affirmé M. Cuffy.
Née en captivité en 1993, Kenya est selon M. Cuffy une "vraie bête de cirque, pacifique et adorée par le fils du propriétaire qui n'a d'ailleurs qu'un an de plus" que l'éléphante, a-t-il conclu.
Rejet/texte Internet : Sarkozy proteste
Faits divers
Prisons : un surveillant se suicide à Luynes
| 09.04.2009, 12h09 | Mise à jour : 12h41, extrait
Un surveillant s'est suicidé dans la nuit de mercredi à jeudi à la maison d'arrêt de Luynes près d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). L'administration pénitentiaire a indiqué qu'une enquête judiciaire était en cours, se refusant à fournir toute autre précision.
Ce nouveau suicide intervient alors que le Contrôleur général des lieux de privation de liberté nommé en juin 2008, Jean-Marie Delarue, a dressé un panorama sans concession de «l'arbitraire» que subit «la France captive» dans les 5.800 lieux d'enfermement de l'Hexagone, mercredi, dans son premier rapport annuel. Les surveillants de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, à l'appel de l'intersyndicale Ufap-FO-CGT, se rassembleront ce jeudi contre les «sous-effectifs» et les «agressions à répétition».
Rejet/texte Internet: Sarkozy proteste
AFP, 09/04/2009 | Mise à jour : 20:14
Le président Nicolas Sarkozy a dénoncé ce soir des "manoeuvres dérisoires" à l'origine du rejet du texte sur le téléchargement illégal sur Internet, soulignant sa volonté intacte de voir le projet aboutir.
"Le président de la République réaffirme son attachement aux droits des créateurs et sa volonté de voir appliquée au plus vite la loi création et Internet", indique un communiqué de l'Elysée.
"Cette loi résulte d'un accord conclu entre les artistes, les producteurs et les entreprises de télécommunications", souligne-t-on : Nicolas Sarkozy n'entend pas y renoncer quelles que soient les manoeuvres dérisoires qui n'ont comme seul effet que de nuire à la diversité de la création".
Dans les Abruzzes, les normes antisismiques sont peu appliquées
16h39 dépêche
Pierre Perret porte plainte contre l'Obs
Arrêt sur Images, le 09/04/2009
18h22 dépêche
Grégory : France 3 condamnée pour diffamation
Arrêt sur Images, le 09/04/2009
France 3, qui avait diffusé en octobre 2008 un téléfilm autour de l'affaire du "petit Grégory" (du nom de Grégory Villemin, retrouvé mort dans la Vologne en 1984) a été condamnée pour diffamation envers Bernard Laroche.
La cour d'appel de Versailles a estimé que "la scène de l'audition de Brigitte Keller par le juge Simon" (une des dernières séquences du film diffusé par France 3) posait problème : "En choisissant de terminer le film sur l'hypothèse émise par le juge Simon convaincu de la culpabilité de Bernard Laroche, sans prendre la précaution de mettre en évidence les conclusions des vérifications effectuées et notamment la fragilité des témoignages (...), France 3 et M. Patrick de Carolis ont, en diffusant ce téléfilm, insinué de graves éléments de suspicion à l'égard de Bernard Laroche (...)", a détaillé la cour dans son arrêt, cité par l'AFP.
L'avocat de Bernard Laroche (tué en 1984 par Jean-Marie Villemin, le père de Grégory), a estimé que "cet arrêt rappelle qu'on ne peut pas faire n'importe quoi, c'est moralement très important pour la mémoire de Bernard Laroche."
Monde
08/04/2009 19:33, La Croix, extrait
Dans les Abruzzes, les normes antisismiques sont peu appliquées
Une meilleure prévention des risques aurait pu épargner bien des vies dans la région des Abruzzes
Dans les Abruzzes, « c’est la main de l’homme qui a tué le plus grand nombre de personnes ! » Enzo Boschi, directeur de l’Institut national de géophysique et de vulcanologie, l’affirme d’un ton convaincu. « Les tremblements de terre sont des phénomènes naturels, explique-t-il. Ce qui ne l’est pas, ce sont ces traits de caractère des Italiens : un certain scepticisme vis-à-vis de la technique, un certain fatalisme, une tendance à être conservateur sans savoir conserver – ce qui exigerait un travail dur, constant et bien sûr l’application systématique des normes antisismiques, dont la plupart ont été adoptées dans l’urgence. »
Enzo Boschi fait notamment référence à une loi adoptée en 1997, après le tremblement de terre qui avait frappé l’Ombrie l’année précédente, et à un décret gouvernemental de 2003 adopté après le séisme qui s’était produit dans le Molise, au mois d’octobre 2002. Ce dernier avait touché tout particulièrement le village de San Giuliano di Puglia, où 26 enfants avaient été ensevelis sous les décombres d’une école.
« Est-ce normal qu’en Italie, le pays européen le plus exposé aux tremblements de terre, 80 000 édifices publics, dont 22 000 écoles situées dans des zones sismiques, soient recensés comme à risque ? », s’interroge le scientifique, avant de citer en exemple le bâtiment de la préfecture de L’Aquila qui incarnait le symbole du pouvoir de l’État. « Elle était abritée dans un palais du XVIIIe siècle inscrit sur la liste des édifices devant être consolidés. Lundi 6 avril, en s’effondrant en l’espace de quelques minutes, elle est devenue le symbole d’un pays où la culture de la prévention est absente. »
Des disparités importantes entre régions
Ce problème dépasse le clivage droite-gauche. Ainsi le décret de 2003 contenant de nouvelles normes antisismiques n’a été converti en loi ni par les gouvernements Berlusconi, ni par celui de Romani Prodi !
Les disparités sont, du coup, restées importantes entre les régions, compte tenu de leur important degré d’autonomie dans le domaine de la construction. ...
L'énorme bourde d'un chef de Scotland Yard
Le Figaro, 09/04/2009 | Mise à jour : 14:21, extrait
Bob Quick, chef de la brigade anti-terroriste, a dû démissionner après avoir été photographié avec des documents confidentiels sous le bras. Problème : y figuraient tous les détails d'une vaste opération anti-terroriste.
Une simple erreur d'inattention qui, si finalement n'a pas eu de répercussions directes, lui a tout de même coûté son poste. Le chef de la section antiterroriste de Scotland Yard a présenté sa démission jeudi au maire de Londres Boris Johnson, après avoir commis une bourde qui a bien failli faire échouer une vaste opération anti-terroriste préparée depuis des mois.
Moins de journaux, moins de démocratie
Etats-Unis, jeudi 9 avril 2009, Le Temps, extrait
Moins de journaux, moins de démocratie
La presse américaine en péril, dont les rangs sont toujours plus clairsemés, rappelle désormais avec insistance que son travail est un rempart à la corruption politique et autres dérives possibles des pouvoirs
«Vous nous regretterez!» Tel est l’avertissement lancé au public américain par les journalistes du pays. Celui-ci enregistre chaque semaine la disparition d’un journal séculaire, le basculement complet d’un titre sur le Web, de sévères réductions d’effectifs et de moyens, des congés forcés. Aux Etats-Unis encore plus qu’ailleurs, la presse traditionnelle se porte mal. La crise économique et la concurrence d’Internet, où l’information est aussi gratuite que rapide, mettent en cause le modèle du journal sur papier. Le lourd endettement des groupes de presse américains, qui ont dépensé sans compter ces dernières années, explique aussi l’ampleur du désastre actuel.






















