August 13, 2007

Le lavage de cerveaux en liberté

Noam Chomsky, paranoïaque ? La théorie du complot, je n'y crois pas. Un interview de Noam Chomsky est introduit en une du Monde diplomatique du mois courant, extraits à la suite. Plutôt que paranoïa et complot, je pencherais pour un inculte à Nanterre, à moins que parmi les travailleurs sociaux de l'OSE France.

Ma fille aînée a comme disparue depuis bientôt deux ans et ce après qu'elle a été habituellement maltraitée dans l'établissement de Taverny de l'OSE France. De mon point de vue, c'est avant toute chose un rapt de mineur de moins de 15 ans en bande organisée, par des travailleurs sociaux, cautionné par le juge pour enfant de Nanterre. Dénoncer cela, faits et preuves à l'appui, ne peut pas faire de moi un paranoïaque.

« Taire les arguments de l’opposition et jeter l’anathème sur l’ennemi idéal », voir à la suite, c'est ce que les juges de mon secteur semblent faire depuis des lustres, j'ai d'ailleurs déjà des références relatives au lavage de cerveau tel que pratiqué en Chine, dans les années 1950, ou par l'OSE France et le juge pour enfant de Nanterre. Un avocat soutiendra plus sobrement que « le contradictoire et la procédure montrent leurs insuffisances ».


De la dernière lettre de cachet de la Cour d'appel de Versailles :

• page 1, « SUSPEND jusqu'à nouvelle décision tout droit d'hébergement, de visite, de sortie, de correspondannce de quelque nature qu'elle soit (postale, téléphonique ou autre) de M. Bruno KANT sur sa fille justice [il est bien écrit justice] KANT ; »

• page 2, « DIT que cette mesure d'assistance éducative en milieu ouvert aura notamment pour objet de permettre à la mineure Justine KANT d'entamer une réflexion personnelle sur l'histoire du lien qui l'unit à son père Bruno KANT, les dysfonctionnements de ce lien, les perspectives de restauration de ce lien, et, enfin, les modalités éventuelles de reprise d'un tel lien, si une telle reprise est possible sans péril pour le psychisme de la mineure et compte tenu des contours de la personnalité de M. KANT ; »

• page 4, « Comme l'avait prévu le Juge des Enfants dans sa décision de novembre 2005, celui-ci devait réexaminer la situation de Justine, ce qu'il faisait à la lumière des conclusions de l'expertise médico-psychologique qu'il avait ordonnée et selon lesquelles Bruno KANT présentait une personnalité de type paranoïaque où l'orgueil, la surestimation de soi, les aspects narcissiques, la méfiance, la psychorigidité et finalement le sentiment d'injustice profonde, sincère, domine le tableau, ce qui pouvait mettre en danger l'équilibre des relations père/fille, voire l'équilibre psychologique de sa fille. »

• page 5, « ... L'affaire était, après plaidoiries, renvoyée en continuation au 3 mai. A cette date, la composition de la cour n'étant pas la même, les débats étaient entièrement repris. »

• page 5, « (...) Questionnée sur son placement au château de Vaucelles, elle - Justine - dit ne pas s'y être sentie bien. »


Le lavage de cerveaux en liberté
En une du Monde diplo d'août 2007 :

Rachats de grands journaux – le « Wall Street Journal » aux Etats-Unis, « Les Echos » en France – par des hommes fortunés habitués à plier la vérité au gré de leurs intérêts (lire aussi, dans ce numéro, « Prédateurs de presse et marchands d’influence », par Marie Bénilde), médiatisation outrancière de M. Nicolas Sarkozy, cannibalisation de l’information par les sports, la météo et les faits divers, le tout dans une débauche de publicités : la « communication » constitue l’instrument de gouvernement permanent des régimes démocratiques. Elle est, pour eux, ce que la propagande est aux dictatures. Dans un entretien accordé au journaliste de France Inter Daniel Mermet, l’intellectuel américain Noam Chomsky analyse ces mécanismes de domination et les replace dans leur contexte historique. Il rappelle, par exemple, que les régimes totalitaires se sont appuyés sur les ressorts de la communication publicitaire perfectionnés aux Etats-Unis au lendemain de la première guerre mondiale. Au-delà, il évoque les perspectives de transformation sociale dans le monde actuel, et ce à quoi pourrait ressembler l’utopie pour ceux qui, malgré la pédagogie de l’impuissance martelée par les médias, n’ont pas renoncé à changer le monde.




« Plus efficace encore que les dictatures »


(...) En France, en mai 2005, lors du référendum sur le traité de Constitution européenne, la plupart des organes de presse étaient partisans du « oui », et cependant 55 % des Français ont voté « non ». La puissance de manipulation des médias ne semble donc pas absolue. Ce vote des citoyens représentait-il aussi un « non » aux médias ?

Le travail sur la manipulation médiatique ou la fabrique du consentement fait par Edward Herman et moi n’aborde pas la question des effets des médias sur le public. C’est un sujet compliqué, mais les quelques recherches en profondeur menées sur ce thème suggèrent que, en réalité, l’influence des médias est plus importante sur la fraction de la population la plus éduquée. La masse de l’opinion publique paraît, elle, moins tributaire du discours des médias.


Extraits d'un article de l'Huma du 4 juillet 2002...
La fabrique du consentement

Malin, Chomsky, s’il remonte au début du XXe siècle et dissèque les effets de la propagande outre-Atlantique, c’est pour mieux mettre à l’index l’ensemble des " démocraties " occidentales. Il évoque donc la commission Creel qui, sous les auspices du président Wilson, eut pour mission, en 1916, de transformer un peuple pacifiste en une horde belliciste. Et ce grâce à une propagande dont les principes n’ont pas changé d’un iota : taire les arguments de l’opposition et jeter l’anathème sur l’ennemi idéal.

(...) Cette stratégie repose sur une conception foncièrement antidémocratique qui veut que, dans " l’intérêt du plus grand nombre " - en fait celui des élites - et du " bien commun " - accaparé par quelques-uns -, le pouvoir politique soit entre les mains d’un petit groupe. Paranoïa ? Hélas non : Walter Lippman, l’une des figures de proue du journalisme, dans la première moitié du XXe siècle, plaidait pour une " révolution dans l’art d’exercer la démocratie ", avec comme but la " fabrique du consentement ". Le peuple se voit taxé de " troupeau dérouté " réduit au rôle de " spectateur ". Qu’importe s’il se lobotomise devant le foot ou une sitcom, il faut tout faire pour éviter que les opposants se regroupent, que les non-dits s’entendent, que la population s’organise.


« ... Il n’y a aucune différence intrinsèque entre la perception et l’hallucination. La seule chose qui nous permette de les distinguer, c’est la discussion avec d’autres. » • Edgar Morin dans les cahiers du millénaire 3 n°31




Page 8 du Monde diplo


De notes du 26 août 2006, « L'assistance publique du XXIe siècle », ou encore du 2 septembre 2006 au sujet de « Lumières, colonialisme et traite », il semblerait bien que l'Etat français s'accommode de pratiques proprement staliniennes :

La vérité qui déboule à l'audience est un produit de la superstition. Lachée du ciel ou déchiffré dans les cris du supplicié ou les larmes de la victime, elle n'a pas été formée par une enquête serieuse et impartiale mais par un décrêt paré d'autorité de l'Etat. Sous prétexte que le fait à juger a engendré du mal et de la souffrance, les fonctionnaires de la justice tournent le dos à la raison et au bon sens.
Eloge de la barbarie judiciaire
Thierry Levy, ed. Odile Jacob

28 janvier 2006 - Le Président de la République s’est enfin résigné à faire disparaître du droit français l’article 4 de la loi du 23 février 2005 qui enjoignait aux enseignants de faire état du rôle positif de la colonisation française.

L'aliénation est subtile, elle prend des formes qui évoluent avec leur temps, qui s'essayent à la rendre toujours un peu plus tolérable en l'apprêtant avec des habits civilisés.
Cahiers de l'Actif
Septembre/Octobre 2000, n°292/293
Dossier: Les travailleurs sociaux ont-is peur du changement?
Extrait du contre point.


- Taire les arguments de l’opposition et jeter l’anathème -


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Re: Le lavage de cerveaux en liberté
Reuters - il y a 1 heure 1 minute

LA HAVANE (Reuters) - C'est un Fidel Castro toujours convalescent et éloigné de la gestion quotidienne du pouvoir qui souffle ces lundi ses 81 bougies à Cuba, où ses héritiers s'emploient à desserrer l'étau d'une économie fortement étatisée.

Absent depuis près d'un an de la scène politique pour des raisons de santé, "El Comandate" s'accroche néanmoins à l'idée de continuer à exercer une influence idéologique à travers un pays dont il a façonné les contours.

Dans des tribunes, parfois au vitriol, régulièrement publiées dans un journal communiste, Castro distille ses opinions sur l'état de la planète et les affres de l'économie mondialisée.

Il met ainsi à profit sa retraite forcée pour "méditer sur l'ampleur des problèmes cruciaux qui menacent aujourd'hui l'espèce humaine", selon ses propres termes.

Le chef des barbus de la Sierra Maestra qui nourrissait l'espoir de fonder un Etat sans argent ni classes sociales a été contraint de prendre du recul il y a presque un an jour pour jour, laissant la conduite des affaires du pays à son demi-frère cadet, Raul, ministre de la Défense depuis 1959.

Le chef historique de la révolution cubaine ne s'est jamais vraiment remis de son hospitalisation d'urgence à la suite d'une hémorragie intestinale l'été dernier.

Depuis, Castro a subi plusieurs interventions chirurgicales et son état de santé, à défaut de se dégrader, ne s'est pas amélioré non plus, si bien que les autorités cubaines n'envisagent plus aujourd'hui un retour au pouvoir du "Presidente.

"REFORMES STRUCTURELLES"

Mariela Castro, nièce de Fidel et fille de Raul, a récemment déclaré à la presse que le destin du socialisme cubain était placé désormais entre les mains de son père.

"L'inquiétude de perdre de notre chef se rapproche de plus en plus", a-t-elle confié à l'agence de presse espagnole EFE. Reconnaissant "l'autorité morale" exercée par son oncle, Mariela a, par la suite, rappelé que le pays devait avancer, "avec ou sans Fidel".

Dans l'un de ses discours de référence prononcé le 26 juillet, Raul Castro a voulu marquer son territoire en affirmant que l'économie ne pouvait pas se passer aujourd'hui de "réformes structurelles".

S'aventurant sur le thème de l'agriculture, Raul Castro a qualifié d'absurdes les systèmes de distribution mis en place par son demi-frère, critiquant par ailleurs le faible niveau des salaires cubains.

Dans une société minée par des inégalités et la pauvreté, Raul semble désireux d'insuffler un vent de réformes auxquelles les Cubains sont prêts à adhérer, pétris par l'espoir d'une vie meilleure.

Symbole de cette nouvelle ligne de fracture idéologique, le débat fait rage au sein du gouvernement cubain entre les "réalistes", proches des idées réformatrices de Raul, et les "utopistes", nostalgiques du socialisme d'Etat né de la révolution de 1959.


Pour des diplomates occidentaux, c'est Raul Castro qui tient les rênes du pouvoir et un retour à l'avant-scène politique de son frère aîné est improbable.


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Re: Le lavage de cerveaux en liberté
AFP - il y a 55 minutes

PARIS (AFP) - L'augmentation des contrats de travail aidés, financés en partie par l'argent public, a contribué à soutenir l'emploi avant les élections, mais la pérennité de ces contrats, utilisés notamment par le monde associatif, scolaire ou social, semble compromise.

Selon une note du ministère de l'Emploi du 10 août, au premier trimestre 2007, l'emploi dans l'ensemble de l'économie a enregistré une croissance estimée à +158.000 postes.

Cette performance, juste avant la présidentielle, tient d'abord à la "forte progression de l'emploi salarié marchand" (+108.000 postes) grâce notamment à un rebond sans précédent depuis sept ans de l'intérim (+60.000 postes), souligne la Direction recherche et statistiques du ministère (Dares).

Mais elle tient aussi au nombre de bénéficiaires de contrats aidés et de stages de formation qui a "fortement augmenté", selon la même source.

Fin mars, 238.000 chômeurs étaient en stage (+3.000 par rapport au 4e trimestre 2006) en données corrigées des variations saisonnières.

578.000 personnes, dont 401.000 apprentis, avaient un emploi aidé dans le cadre de la formation en alternance (+21.000). Et 317.000 étaient salariés dans le cadre d'un contrat aidé du secteur non marchand (+27.000).

Ces contrats, appelés Contrat d'accompagnement dans l'Emploi (CAE) ou Contrat d'Avenir (CAV), permettent à une commune, une association, une école, une maison de retraite, d'embaucher un chômeur à temps partiel.

Le salaire de ces contrats aidés est pris en charge à 75% voire 90% par l'Etat, l'employeur largement exonéré de cotisations sociales. L'ANPE doit donner son accord. Le contrat ne dure souvent qu'une année scolaire.

La droite avait tourné le dos à ce type de contrats, en supprimant les emplois jeunes après l'élection de 2002, avant d'opérer un virage à 180 degrés en réponse à une conjoncture très dégradée en 2004-2005.

Le Plan de cohésion sociale de Jean-Louis Borloo a remis au goût du jour les contrats aidés, sous d'autres noms, pour des jeunes peu qualifiés ou des RMistes.

Un nouveau revirement est cependant à attendre.

Le nombre de bénéficiaires du Contrat initiative emploi (CIE), principal contrat aidé du secteur marchand, fond à vu d'oeil (137.000 au 1er trimestre 2007, contre plus de 200.000 un an auparavant), et le gouvernement envisage maintenant de lever le pied sur les contrats aidés du secteur non marchand.

La ministre de l'Economie et de l'Emploi, Christine Lagarde, a estimé en juillet que ceux-ci n'étaient "pas la panacée" et évoqué un "ajustement".

Environ 400.000 entrées en contrats aidés étaient prévues cette année, dont 310.000 pour le secteur non marchand (associations, fondations..).

Pour 2008, une réduction sensible des crédits est attendue et il n'y aurait plus que 300.000 contrats aidés, dont 230.000 non marchands, a indiqué le 25 juillet un haut responsable du ministère de l'Emploi devant la Commission des Finances de l'Assemblée nationale.

L'ajustement pourrait aussi arriver plus vite et plus nettement, faute d'argent dans les caisses. Il manque un milliard d'euros au budget 2007 de la mission Emploi et Travail, qui chapeaute les contrats aidés, selon le même haut responsable.

Il sera toutefois difficile de tailler dans ces contrats sans entrer en contradiction avec la Cour des Comptes. L'institution s'est indignée en février de l'inconstance des dispositifs de la politique de l'emploi qui s'empilent, changent et disparaissent tellement vite que les bénéficiaires, les prescripteurs et les employeurs ne savent plus à quoi ils ont droit. La Cour suggérait alors un "contrat unique d'insertion".


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Re: Le lavage de cerveaux en liberté
Actualité | France
Vacances 2007 : l'été de tous les dangers

L'été s'annonce plus meurtrier qu'en 2006 avec la mort de 48 vacanciers depuis le 1er juillet à la mer et en montagne. Une hécatombe, dont le coût pour la communauté pose la question de la responsabilité des estivants.

LA MORT au milieu des vacances est toujours une injustice. Mais les professionnels du secours y ajoutent cet été un goût d'amertume : les chiffres ne sont pas bons et les conseils de prudence, peu respectés. D'après les premières indications, 2007 risque d'être une année plus meurtrière que l'an passé, tant en mer qu'en montagne. Début août, 8 estivants ou plaisanciers ont péri en trois jours seulement sur la façade atlantique, là où l'on compte ordinairement une soixantaine de morts sur l'ensemble de l'année. Sur la Côte d'Azur et en Corse, le Centre de recherches opérationnelles et de secours en Méditerranée (Crosmed) recense pour juillet 4 morts et 2 disparus, « une tendance à la hausse de 4 à 5 % ». Enfin, en montagne, 22 personnes ont déjà péri depuis le 1er juillet dans les Alpes, alors que les montagnes françaises font en moyenne une centaine de victimes par an.

Les drames survenus, notamment en mer, laissent apparaître des imprudences aux conséquences lourdes. « Il faut bien dire qu'on constate un relâchement dans les comportements », déplore Sylvain Le Berre, porte-parole de la préfecture maritime de Brest, « les victimes sont des vacanciers ignorant tout des dangers de la mer ou des gens qui négligent les réflexes de prudence ». Les professionnels se souviennent encore de cet estivant ignorant le danger des bottes en plastique en mer et qui, une fois tombé à l'eau, a « coulé comme un plomb ». Ou encore de ces « locaux » partis sans même consulter la météo. Le 8 août, la forte houle a ainsi surpris six adultes et trois enfants de 3, 5 et 7 ans qui avaient pris place sur un bateau en face du Frioul (Bouches-du-Rhône). L'embarcation a coulé mais les passagers ont pu être sauvés in extremis.

« À force, c'est un peu lassant », témoigne un militaire de la côte bretonne. Selon lui, « à chaque fois ou presque, ce sont des accidents qui auraient pu être évités facilement ». « Il est vrai qu'on doit faire face à des cas de négligence ou de non-préparation », soupire le lieutenant-colonel Eric Soupra, porte-parole de la Sécurité civile qui peine à responsabiliser les vacanciers. « Le premier acteur du secours en France, c'est le citoyen », lance-t-il comme un slogan.

« Participation aux frais »

Cette véritable inflation des accidents pose plus que jamais la question du coût des secours.

Aujourd'hui, toutes les interventions en mer et en montagne sont à la charge de l'État, quelle que soit la « faute » des vacanciers auxquels il faut porter assistance. En mer, le principe de la gratuité, au nom de « la solidarité des gens de mer » affirmée par une loi de 1967, n'a jamais été remis en cause. Seuls les remorquages peuvent être facturés. Le débat revient pourtant régulièrement à l'ordre du jour à l'occasion d'une imprudence comme celle de cette famille, surprise par la nuit alors qu'elle avait loué un Zodiac la semaine dernière pour tenter de rejoindre Fort-Boyard (Charente-Maritime)...

À la montagne, en revanche, les communes peuvent « exiger des intéressés ou de leurs ayants droit une participation aux frais qu'elles ont engagés à l'occasion d'opérations de secours consécutives à la pratique de toute activité sportive ou de loisir ». Il s'agit d'une loi adoptée en 2002. Une circulaire de 2004 invite les maires à ne pas appliquer cette loi, mais le texte reste juridiquement applicable. Et la série d'accidents de ces dernières semaines relance les interrogations. La polémique avait fait rage en février 1999, après le sauvetage coûteux de 3 randonneurs dans le massif de la Vanoise.

Auteur d'un rapport sur le sujet en 2004, le préfet Marcel Pérès s'interroge : « Pourquoi refuser des secours gratuits à ceux qui se sont mis en difficulté en montagne alors qu'en mer ou pour les accidents de la route, la gratuité est assurée même si la victime est responsable de qui lui arrive, par exemple en cas d'ébriété ? »


Cet été, le ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a précisé qu'elle n'avait « pas intention de changer la loi » mais elle joint sa voix aux réclamations exprimées par les équipes de secours sur le terrain : « Que chacun veille à rendre les individus conscients des risques. »
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Re: Le lavage de cerveaux en liberté
TOKYO - Longtemps considérée comme un tabou, la satire politique n'est plus interdite au Japon. Une nouvelle génération de comédiens exploite désormais ce créneau, tel Hikari Ota, qui se moque des hommes politiques vieillissants dans son émission de télévision.

"C'est facile de les repérer en train piquer du nez pendant les séances parlementaires", explique-t-il aux spectateurs venus assister à son show hebdomadaire, dans un studio à Tokyo. Sur un grand écran, un député sommeille sur son banc. "Parfois, ils sont même morts", ironise-t-il.

Si le traitement qu'Hikari Ota inflige aux dirigeants pourrait paraître anodin dans d'autres pays, il est en revanche très audacieux au Japon où la satire politique a jusqu'à récemment été proscrite. Les égards réservés traditionnellement aux autorités ont longtemps cantonné les comédiens à un comique routinier, d'où les hommes politiques étaient absents. La liberté d'expression a une histoire relativement courte au Japon, et la crainte de mouvements violents de droite a aussi incité nombre de comiques à se taire.

Mais des tabous sont tombés au cours de la dernière décennie, des bureaucrates étant impliqués dans des scandales, les hommes politiques étant devenus plus dépendants de l'opinion publique et les citoyens faisant de plus en plus entendre leur voix. Aujourd'hui, on peut à peu près tout aborder, même si cela ne met pas à l'abri des critiques.
Hikari Ota n'hésite plus à titiller le Premier ministre, faire des plaisanteries sur des sujets politiques, comme la réforme constitutionnelle, et même sur l'ultime tabou: la famille impériale.

"Nous essayons de disséquer la société avec humour", explique cet homme de 42 ans, qui anime avec son comparse Yuji Tanaka une émission satirique baptisée "Bakusho Mondai" ("Histoire d'en rire"). Dans une chronique dont le thème était "Si je devenais Premier ministre", Hikari Ota présentait de fausses propositions, telles que "le Japon devrait acheter toutes les bombes atomiques de la Corée du Nord", ou "imposer des tests de compétence aux premiers ministres".

Dans une société où garder ses opinions pour soi est signe de maturité et d'élégance, les satiristes japonais bousculent la tradition en s'attaquant à des sujets traditionnellement inabordables.

La cible favorite du comédien Minoru Torihada, c'est la droite qui vénère l'empereur et aspire à redonner au Japon la puissance dont elle jouissait en temps de guerre. Sur scène, dans un uniforme étriqué, il exhorte les spectateurs à "saluer le palais". "Je recommande une armée forte, avec l'enrôlement de tous les hommes de huit à 65 ans et que toutes les femmes soient fécondes", ironise-t-il, faisant référence à la propagande utilisée en temps de guerre. "Comment traiter le problème d'une population qui vieillit?", lance-t-il également. "En les envoyant au front plutôt que dans des maisons de retraite..."

De tels thèmes peuvent choquer un Japon encore en délicatesse avec certains de ses voisins en ce qui concerne le militarisme des années 1930 et 1940, mais Minoru Torihada pense qu'il est de la responsabilité des comédiens d'aborder ces questions.

Masaharu Ibaragi, spécialiste en politique et en comédie au département des Sciences de l'information à l'Université de Tokyo, remarque pour sa part que pendant longtemps, les comiques n'ont pas touché aux hommes politiques, à la religion et à la famille royale, et qu'ils ont du mal à oser aujourd'hui. "Au Japon, faire de la satire politique, c'est comme se produire devant un comité d'éthique", assure-t-il. "Résultat: les médias et le secteur du spectacle s'auto-censurent." AP


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Re: Le lavage de cerveaux en liberté
CLUSES (AFP) - L'accident de canyoning dimanche en Haute-Savoie, qui a fait deux morts, suscite des questions sur l'opportunité de l'excursion en raison de l'importance du débit du torrent, raison pour laquelle des sorties similaires ont été annulées dans la région.

Le drame s'est produit dimanche vers 10H15 au canyon Balme, sur la commune de Maglan, près de Cluses (Haute-Savoie), alors que sept enfants d'une douzaine d'années, membres d'un centre de vacances de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), participaient à une sortie canyoning. Un enfant de 12 ans et un moniteur agé de 39 ans sont morts noyés. Une accompagnatrice a été grièvement blessée.

L'audition des enfants par le directeur de l'enquête, le capitaine de gendarmerie Damien Guillon, a permis de corriger lundi les circonstances exactes du drame, dont la première version, établie dimanche, comportait des inexactitudes.


Dans un premier temps, la gendarmerie avait indiqué que le jeune Elias s'était jeté dans l'eau alors que les autres étaient encore sur la rive, qu'il avait emprunté en tête un premier toboggan et qu'il s'était ensuite noyé après avoir été emporté par les flots. Le moniteur s'était alors jeté à l'eau pour tenter de le rattraper et s'était noyé à son tour.

Le capitaine Guillon, après avoir recueilli les témoignages de tous les enfants, a déclaré lundi, au cours d'un point-presse, qu'en fait le moniteur, s'était bien engagé le premier dans le torrent.

L'accident, a-t-il précisé, s'est en réalité produit lors du passage d'un deuxième toboggan, le premier ayant été franchi sans encombre.

"Le petit Elias est passé en troisième position, derrière le moniteur et un autre enfant. Le moniteur est ensuite remonté sur la berge pour surveiller le groupe", a poursuivi l'officier. C'est alors qu'il a vu l'enfant s'enfoncer dans l'eau et ne pas remonter. "Il a aussitôt plongé mais lui-même n'est pas reparu", a poursuivi le capitaine.

Les plongeurs ont découvert les corps des victimes coincés dans des branchages, sous un rocher.

La capitaine a en revanche estimé que la question de l'opportunité d'une telle excursion, alors que le débit de l'eau du torrent était, ce dimanche, élevé, était effectivement posée.

Un moniteur de la région de Sallanches (Haute-Savoie) a de son côté affirmé, sous couvert de l'anonymat, avoir annulé des sorties en canyon samedi et dimanche à cause, précisément, du niveau trop élevé de l'eau.

"Jeudi, il avait plu et neigé en altitude dans le secteur, et il faut compter quatre jours pour que le volume de l'eau baisse", a-t-il souligné.

Dans le guide "Canyons de Haute-Savoie" (éditions Gap), la description du canyon Balme est accompagnée de photos d'enfants âgés d'une dizaine d'années, assorties du commentaire: "superbe canyon, véritable terrain de jeu d'aventure pour l'initiation".

Toutefois, selon le guide, "un débit trop important dans les toboggans du bas peut présenter un gros danger de marmites tourbillonnantes".

Un canyon considéré comme facile devient très vite "difficile en cas de forte pluies", a rappelé Franck Jourdan, président de l'école française de canyoning.

Selon le capitaine Guillon, le moniteur, Yannick Chassaing, disposait d'un diplôme permettant de diriger ce type de sortie, et le groupe d'enfants était "bien équipé".


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Re: Le lavage de cerveaux en liberté
Lagardère vend «la Provence» et «Nice-Matin» à Hersant Média

La Provence, Nice-Matin et leurs déclinaisons sont vendus pour 160 millions d'euros à Hersant Média (France Antilles, Paris-Normandie).
Par O.C. avec AFP
LIBERATION.FR : lundi 13 août 2007

(...) Les comités d’entreprise de Nice Matin et de La Provence ayant été informés et consultés sur cette cession, la réalisation de cette opération ne reste plus soumise qu’à l’autorisation des autorités françaises de la concurrence, ajoute Lagardère.

(...) Hachette-Lagardère, premier éditeur mondial de magazines, cherchait à vendre sa presse quotidienne régionale depuis plusieurs mois. Une co-entreprise avec le Monde et sa filiale Midi libre avait été un moment envisagée avant l'éviction de Jean-Marie Colombani de la présidence du Monde.
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Re: Le lavage de cerveaux en liberté
Santini : "Il n'est pas normal que 24 % de la population active soit fonctionnaire"
LEMONDE.FR avec AFP | 14.08.07

Le secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique André Santini a estimé, mardi 14 août, sur RTL qu'il n'était "pas normal que 24 % de la population active soit fonctionnaire".

"On a vraisemblablement la meilleure administration du monde, et l'ENA est l'école que tout le monde veut copier", a-t-il souligné. "Maintenant, il suffit d'ajuster, de cadrer d'avantage. C'est pas normal que 24 % de la population active soit fonctionnaire. C'est le record mondial", a-t-il ajouté."C'est pas normal que les fonctionnaires aujourd'hui soient mal payés, et que l'Etat soit un mauvais employeur. Il ne les choisit pas, il ne les affecte pas comme ils veulent", a continué M. Santini.

"JE T'AIME MOI NON PLUS"

Revenant sur le résultat d'un sondage IFOP pour le Journal du dimanche, affirmant que 61 % des personnes interrogées ne sont pas satisfaites du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, M. Santini trouve cela "très bizarre". "Dans l'opinion tout le monde gueule contre les fonctionnaires, et 75 % des jeunes n'ont qu'une envie, c'est d'être fonctionnaire. Il faut sortir de ce climat 'je t'aime moi non plus' ", a-t-il asséné.

Interrogé sur son entretien avec Patrick Lozes, président du Cran (Conseil représentatif des associations noires), qui a demandé la semaine dernière qu'il ait plus de noirs dans les hautes sphères de la Fonction publique, M. Santini estime qu'"il n'a pas tort de sortir ces statistiques". Avant d'ajouter : "Je ne vois pas comment on peut distinguer les gens selon leur couleur, c'est très bizarre cette classification noire".


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Re: Le lavage de cerveaux en liberté
Cécilia Sarkozy "ne veut pas être bobonne", selon André Santini
metrofrance.com

Cécilia Sarkozy "ne veut pas être bobonne" et les femmes lui donnent raison, a déclaré mardi sur RTL André Santini, secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique, accusant les socialistes de vivre "dans le siècle précédent".

"Cécilia est une femme très moderne, indépendante. (...) Je suis toujours surpris de l'image qu'elle a chez les femmes, qui disent: +elle a raison, elle ne veut pas être bobonne, elle ne veut pas faire le yucca, le caoutchouc, elle veut pas être là quand on sonne, et bien c'est très bien+", a-t-il dit.

"C'est vrai qu'aujourd'hui les femmes (...) partenaires de politiques ont un rôle tout à fait différent de celui de Tante Yvonne (l'épouse du général de Gaulle) ou de Claude Pompidou", a-t-il ajouté.

"M. Moscovici, qui vit comme tous les socialistes dans le siècle précédent, n'a pas encore actualisé ses neurones", a jugé M. Santini.

Le député du Doubs Pierre Moscovici a estimé, mardi dans Libération, que l'épouse du président de la République devait "rendre des comptes" lorsqu'elle agissait en tant qu'"émissaire personnel du chef de l'Etat", comme dans l'affaire des infirmières bulgares.

"Vous trouvez normal qu'on reproche à quelqu'un d'avoir libéré cinq femmes et un homme, un médecin, qui étaient dans des prisons libyiennes depuis huit ans ? (...) On est en train de dire: +Cécilia, il fallait attendre un petit peu, il fallait attendre le retour de Ségolène+", a déclaré M. Santini sur RTL.

"On n'a pas payé, on a au contraire des commandes, ça fait du travail pour les Français et on libère des malheureux", a-t-il dit.

Cécilia Sarkozy s'est rendue deux fois en Libye lors de la phase finale des négociations ayant mené le 24 juillet à la libération des infirmières et d'un médecin bulgares détenus depuis huit ans.



Selon le PS, Cécilia Sarkozy doit «rendre des comptes»

Cécilia Sarkozy doit «rendre des comptes» lorsqu'elle agit en tant qu'«émissaire personnel du chef de l'Etat», comme dans l'affaire des infirmières bulgares, a estimé le député socialiste Pierre Moscovici, dans un entretien paru mardi dans Libération.

Cécilia Sarkozy est «avant tout l'épouse de Nicolas Sarkozy. Elle doit être respectée dans sa personne et sa fonction. Mais quand elle joue un rôle public, chaque fois qu'elle devient ou deviendra émissaire du chef de l'Etat en tant que tel, elle doit, comme tout représentant officiel, rendre des comptes», a déclaré le député du Doubs.

Une audition?

Pierre Moscovici estime qu'elle devrait être auditionnée par la commission parlementaire qui va enquêter sur les circonstances de la libération des soignants bulgares détenus en Libye et qui doit être constituée à l'automne.

«A partir du moment où elle a été une représentante personnelle du chef de l'Etat, et où elle a, semble-t-il, joué un rôle important dans leur libération et participé à la négociation, nous ne sommes plus dans la sphère privée, mais dans la sphère publique. Il paraît logique qu'elle explique son rôle à la commission d'enquête».

«Elle ne veut pas faire le yucca»

Même son de cloche chez Jean Glavany, interrogé sur France Inter mardi matin: «Si le parlement veut jouer son rôle, ce qui est la moindre des choses dans un démocratie», il doit pouvoir «écouter la femme du président de la République, puisqu'on nous dit que c'est elle qui a joué un rôle décisif dans la libération des otages bulgares».

André Santini, nouveau ministre de la fonction publique, a tenu à féliciter l’épouse du Président. «Cécilia est une femme très moderne, indépendante. (...) Je suis toujours surpris de l'image qu'elle a chez les femmes, qui disent: "elle a raison, elle ne veut pas être bobonne, elle ne veut pas faire le yucca, le caoutchouc, elle veut pas être là quand on sonne, et bien c'est très bien"».

Actualisation des neurones

«C'est vrai qu'aujourd'hui les femmes (...) partenaires de politiques ont un rôle tout à fait différent de celui de Tante Yvonne (l'épouse du général de Gaulle) ou de Claude Pompidou», a-t-il ajouté. «M. Moscovici, qui vit comme tous les socialistes dans le siècle précédent, n'a pas encore actualisé ses neurones».

Cécilia Sarkozy s'est rendue deux fois en Libye lors de la phase finale des négociations ayant mené le 24 juillet à la libération des infirmières et d'un médecin bulgares qui y étaient détenus depuis huit ans.

D'après AFP

20Minutes.fr, éditions du 14/08/2007

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