August 24, 2007

Au juge pour enfant de Nanterre


J'écris à nouveau à Nanterre. Sous couvert de l'indépendance, la place Vendôme et l'Elysée se refusent au dialogue, ne me laissant pas d'autre choix.

De notes de lectures, qui n'est pas sans me rappeller l'audience de juillet 2005 présidée par le juge pour enfant Anne Valentini : « Comment peut-il être le plus juste et le meilleur système du monde si les relations haut placées peuvent mettre à l'abri celle qui fait pipi dans sa culotte (...) ? », voir au 23 août.


D'autres notes...

« L'arbitraire du pouvoir, non limité par les lois, son exercice au profit du gouvernant et hostile aux intérêts des gouvernés d'une part, et, d'autre part, la peur pour principe d'actions, peur du peuple ressenti par le gouvernant, peur du gouvernant éprouvée par le peuple - telles ont été, tout au long de notre tradition, les marques distinctives de la tyranie. » • Hannah Arendt, Le système totalitaire, Seuil, 2005, p283

« La justice doit faire peur pour être respectée », a indiqué le ministre. NouvelObs, 8 juin 2006.

« Si maât est l'ordre source de vie dont les hommes ont besoin pour exister et dont les forces surnaturelles se nourrissent afin de perpétuer leur action, l'ifset est son antonyme exact. Ordre, vie, équilibre cosmique, vital et social, paix par la victoire, prospérité, justice, équité, vérité, maât représente tout cela ; l'ifset désigne le désordre, le chaos mortifère, la misère, les ennemis, l'iniquité, l'injustice, la désintégration sociale dont le détonateur est le mensonge. » • Bernadette Menu, Maât ; L'ordre juste du monde, Michalon, 2005, p9-10.

« Si certains refusaient d'entrer dans la communauté des "croyants", s'ils refusaient d'habiter "l'âme collective" décrite par Le Bon, ils étaient progressivement mis à l'écart. Nul ne leur adressait la parole. Une communauté morale, en exigeant une "loyauté" sans faille au pacte qui l'unit, est totalitaire. » • Antoine Garapon et Denis Salas, Les nouvelles sorcières de Salem ; Leçons d'Outreau, Seuil, 2006, p34-35.

« La répétition et l'affirmation de ce danger relancé à chaque fait divers provoquent les effets de croyance et de contagion décrits par Le Bon. Orchestrées par les media de masse, nourries d'un flot de mots et d'images, les réactions sociales portent ce mécanisme à l'incandescence. Toutes les attentes se dirigent alors vers une justice présumée capable de nous délivrer enfin du mal. » • Antoine Garapon et Denis Salas, Les nouvelles sorcières de Salem ; Leçons d'Outreau, Seuil, 2006, p32-33.

« Dans les slogans de l'urgence morale, l'activisme est de bon ton. "Se taire, c'est laisser faire." La prudence se mue en attentisme, le respect des droits en laxisme, la mesure en indifférence coupable. "Plus personne ne pourra dire : je ne savais pas." Un culte de la précaution suspicieuse envahit toutes les sphères de la vie sociale. Seul compte la démonstration que tout a été fait pour éviter le pire. » • Antoine Garapon et Denis Salas, Les nouvelles sorcières de Salem ; Leçons d'Outreau, Seuil, 2006, p37.

A Monsieur Thierry Reveneau
Juge pour enfant
Tribunal pour enfants
179-191, avenue Joliot-Curie
92020 Nanterre

Bagneux, le 24 août 2007

Vos réf. : secteur 6, affaire 605/0336 (Assistance prétendue éducative)
Lettre ouverte - au format PDF, avec une pièce jointe

Monsieur le juge pour enfant,

Vous trouverez ci-joint un tract avec, à son verso, une correspondance récente de la place Vendôme. Selon ces services, vous seriez seul habilité et votre décision, qui serait limitée dans le temps, pourrait être modifiée ou rapportée au vu d'éléments nouveaux.

Je dispose de nombreux éléments qui ont tous été balayés par le juge pour enfant de Nanterre. Je dispose également d'éléments qui ne sont pas connus du juge pour enfant de Nanterre.

Question : seriez vous disposé à me recevoir afin que je vous expose une partie de ces éléments ?

Il est évident que s'il se présentait l'opportunité de vous rencontrer à nouveau, je rappellerais que, selon mon opinion, le juge pour enfant de Nanterre a fait montre de partialité, à plusieurs occasions.

Dans l'attente de vous lire, ...

« (…) Consacré en France par l'ordonnance de Villers-Cotterêts, en août 1539 (...) Le roi affirme sa toute-puissance en aggravant l'arbitraire qui pèse sur l'inculpé. L'instruction du procès, devenue écrite et secrète, se substitue au débat oral et public. Ceci laisse peu de chances aux individus issus de la majorité illettrée de la population, face au juge qui manie l'écriture et connaît seul avec exactitude les charges et le contenu du dossier. En un mot "l'idée mère de l'ancienne procédure criminelle était l'intimidation." L'accusé se retrouve donc face au pouvoir absolu du juge, tout comme chaque sujet subit le pouvoir absolu du roi. » • Robert Muchembled, Sorcières, Justice et Société aux XVIe et XVIIe siècles, page 95, aux éditions Imago, 1987

« La procédure devant le juge des enfants serait archaïque et moyenâgeuse : elle ne respecterait pas les droits fondamentaux des parents, bref, il serait temps, nous dit-on, de mettre fin à des siècles d'absolutisme judiciaire. Nos cabinets seraient donc ainsi devenus, plutôt que le lieu symbolique où la loi se décline, un espace de non droit où règne l'arbitraire et la tyrannie sociale ; » • Michel Rissmann, le Journal du Droit des Jeunes n° 201, janvier 2001

« Tous les acteurs sociaux et politiques semblent être loin d'avoir pris la mesure du fait qu'en matière d'assistance éducative nous sommes sortis massivement et structurellement du contexte social où les travailleurs sociaux, agents de l'état et du contrôle social comme ils se définissaient eux même au cours des années 70, cibleraient, signaleraient, stigmatiseraient, et finalement prescriraient avant tout le contrôle voire l'enfermement des populations à risques. » • Jean Lavoué, La demande de justice en protection de l’enfance, page 96, l’Harmattan, mars 2005


- En 1539, l'idée mère était l'intimidation -


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Re: Au juge pour enfant de Nanterre
M. Bush invoque le spectre d'un "holocauste nucléaire" iranien en cas de retrait américain d'Irak
LE MONDE | 29.08.07 | 08h30

Soucieux de contrer les appels à un retrait des 160000soldats américains stationnés en Irak, le président américain George Bush a agité, mardi 28 août, le spectre d'un "holocauste nucléaire" iranien. "Enhardis de savoir qu'ils ont forcé l'Amérique à battre en retraite", a prévenu M. Bush, "l'extrémisme sunnite, incarné par Al-Qaida" et "l'extrémisme chiite, soutenu par Téhéran", risqueraient, selon lui, de déferler sur le Proche-Orient, mettant "en danger le monde civilisé". La vision confiante d'un Irak démocratique, rayonnant dans la région, a laissé place, dans le discours présidentiel, à des images de chaos.

Face à des anciens combattants, à Reno (Nevada), George Bush a estimé qu'un retrait d'Irak conduirait l'Iran à conclure que les Etats-Unis sont "faibles" et "ne pourraient pas les empêcher de se procurer des armes nucléaires". Or, ces armes feraient "planer la menace d'un holocauste nucléaire sur une région déjà connue pour son instabilité", estime-t-il, promettant de faire "face à ce danger avant qu'il soit trop tard".

Le président américain a monté le ton d'un cran. L'Iran est, selon lui, le "premier Etat du monde en matière de soutien au terrorisme" et "envoie des armes aux talibans en Afghanistan", appuie le Hezbollah libanais contre le gouvernement démocratique, ou encore soutient le Hamas palestinien qui "assassine des innocents". Les Gardiens de la révolution iranienne arment aussi, selon le président américain, les "extrémistes chiites" qui attaquent les troupes américaines, désormais autorisées à "faire face aux activités meurtrières de Téhéran".

Quelques heures auparavant, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, avait donné corps à certaines des menaces évoquées par George Bush. Le président iranien qui, en 2005, avait estimé qu'Israël devrait être "rayé de la carte", a renouvelé ses attaques contre les "sionistes", "un parti souterrain qui a l'argent et les médias".

Bien que Téhéran soit en violation des résolutions du Conseil de sécurité, le président iranien, qui nie toute aspiration à l'arme atomique, estime que "la question du dossier nucléaire iranien est close". "Aujourd'hui, l'Iran est un Iran nucléaire" qui maîtrise l'enrichissement de l'uranium, a-t-il affirmé.

"Ceux qui sont venus [en Irak] pour augmenter leur puissance sont en train de la perdre", a poursuivi le dirigeant iranien, qui a prédit qu'il y aurait bientôt "un vide dans la région" qu'il s'est offert de "combler, avec l'aide d'amis voisins et de la nation irakienne".


Interrogé sur les propos de Nicolas Sarkozy, qui avait évoqué un éventuel – mais "catastrophique" – bombardement de l'Iran, M. Ahmadinejad a répliqué que le président français manquait "d'expérience, ce qui veut dire que, peut-être, il ne comprend pas vraiment le sens de ce qu'il dit".


SECOND DISCOURS EN SEPT JOURS

Alors que le Congrès américain s'apprête à examiner, à partir du 10 septembre, les résultats de la stratégie présidentielle, qui a consisté à envoyer 30000hommes de plus en Irak, le président Bush a enjoint "ceux qui se demandent si le combat en cours en vaut la peine" de considérer l'alternative, telle qu'il la présente : un Proche-Orient offrant des "sauf-conduits" aux terroristes, lesquels contrôleraient "une part clé des ressources énergétiques" et pourraient "prendre en otage" l'économie mondiale ou utiliser des milliards de dollars de revenus pour acheter des armes.

George Bush répète que sa "nouvelle stratégie produit des résultats en matière de sécurité". Il reconnaît que, sur le front politique, les exigences de progrès formulées par le Congrès n'ont pas été satisfaites, mais demande plus de temps. Le président américain, dont c'est le second discours sur ce thème en sept jours, a bénéficié d'une couverture de presse cette fois plus réduite et résolument sceptique.

"Le président continue à poursuivre obstinément une stratégie défectueuse qui a embourbé nos troupes dans une guerre civile en Irak et a diverti notre attention, tandis qu'Oussama Ben Laden et Al-Qaida se renforcent", a pour sa part déclaré le chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid. Ces dernières semaines, plusieurs ténors républicains ont également appelé l'administration Bush à reconsidérer sa stratégie.
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