March 25, 2007

Ségolène Royal a voulu marquer sa différence

PARIS (AP) - En proposant de "reconquérir les symboles de la Nation", drapeau tricolore et "Marseillaise" en tête, Ségolène Royal a non seulement voulu marquer sa différence avec Nicolas Sarkozy, dont elle a dénoncé la vision de "l'identité nationale", mais elle a aussi choqué les autres candidats de gauche.

En déplacement en Provence-Alpes-Côte d'Azur, une région électoralement ancrée à droite, Ségolène Royal a mis en avant des thèmes patriotiques, souhaitant notamment que chaque Français possède un drapeau national et se félicitant que la gauche ait "reconquis le droit" de chanter "La Marseillaise" qu'elle "avait cru devoir abandonner à l'extrême droite".

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- En berne -


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Re: Ségolène Royal a voulu marquer sa différence
dimanche 25 mars 2007, 13h50
Allemagne: Brigitte Mohnhaupt, ex-figure de Fraction armée rouge, sort de prison

BERLIN (AFP) - Brigitte Mohnhaupt, dirigeante de la "deuxième génération" du groupe terroriste d'extrême gauche allemand Fraction armée rouge (RAF) qui avait été condamnée à la prison à vie pour neuf assassinats, a été remise en liberté dimanche après 24 ans de détention.

"Mme Mohnhaupt a été remise en liberté aux environs de 03h00 (01H00 GMT), des proches sont venus la chercher", a indiqué Wolfgang Deuschl, le directeur de la prison pour femmes de Aichach (Bavière, sud) où l'ancienne terroriste âgée de 57 ans était incarcérée.

En février dernier, un tribunal de Stuttgart (sud-ouest) avait jugé que Brigitte Mohnhaupt "ne présentait plus de dangerosité" et devait être libérée à l'issue de la période de sûreté dont sa peine avait été assortie.

Les juges avaient fixé sa date de sortie à mardi, mais la loi allemande autorise un battement de deux jours.

Avec Christian Klar, toujours emprisonné, celle que la presse allemande avait appelée la "femme la plus dangereuse d'Allemagne" avait dirigé dans les années 1970 la "deuxième génération" de la RAF, alors que les membres fondateurs du groupe, comme Andreas Baader, étaient en prison. Baader, arrêté en 1972, s'est suicidé en octobre 1977 en détention.

Brigitte Mohnhaupt, ancienne étudiante en philosophie, s'était engagée dans l'action clandestine dès 1971, à l'âge de 22 ans.

La deuxième génération avait pour principal but d'obtenir l'allègement des conditions de détention des membres en régime d'isolement, tout en poursuivant le combat contre le "système impérialiste".

Sous son impulsion, le groupe fut notamment responsable de "l'automne allemand" de 1977, qui culmina par l'enlèvement et le meurtre du patron des patrons allemands Hanns-Martin Schleyer.

Quelques mois auparavant, elle avait préparé l'assassinat du procureur général fédéral Siegfried Buback, et avait elle-même tué par balle le banquier Jürgen Ponto.

Arrêtée le 11 novembre 1982, Monhaupt avait été condamnée en 1985, ainsi que Klar, à la réclusion criminelle à perpétuité pour neuf assassinats et plusieurs tentatives d'assassinats.

Depuis, elle n'a jamais publiquement regretté ses actes.

Cette absence d'autocritique avait suscité un débat assez vif en Allemagne lors de l'annonce de sa prochaine libération.

Waltrude Schleyer, la veuve de l'ancien patron des patrons, s'était déclarée "ulcérée". La décision judiciaire avait également été critiquée par le quotidien à grand tirage Bild.

Dans la classe politique, le débat avait été plus mesuré. Le Parti social-démocrate (SPD) avait souligné que "l'Etat de droit n'est pas un Etat vengeur". La remise en liberté de l'ex-terroriste est un "signal fort de réconciliation", avait également estimé la présidente des Verts, Claudia Roth.

Selon l'hebdomadaire Focus à paraître lundi, Mohnhaupt devrait s'installer à Karlsruhe (sud-ouest), où elle a passé une partie de son enfance, pour y travailler chez un concessionnaire automobile.

"C'est une femme autonome et intelligente", "très sympathique", relève Siegfried Fleiner, prêtre allemand qui lui a rendu visite fréquemment ces quinze dernières années. "Ces derniers temps, elle lisait plusieurs journaux chaque jour. Elle est très bien informée sur la situation dans le monde", ajoute le père Fleiner, interrogé par l'AFP.

Christian Klar, 54 ans, est pour sa part toujours en prison où il purge sa peine, dont la période de sûreté court jusqu'en 2009. L'ancien dirigeant, qui n'a, lui non plus, jamais exprimé de regrets publics, a déposé une demande de grâce, sur laquelle le président de la République Horst Köhler n'a toujours pas statué.

Outre Klar, deux autres ex-membres de la RAF, Eva Haule et Birgit Hogefeld, sont encore derrière les barreaux. Le groupe terroriste, qui a fait plus de 30 morts, a proclamé son autodissolution en 1998.
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