May 20, 2007

Siemens veut rompre avec la corruption


Le Monde, le 19 mai
Un conseiller de M. Sarkozy inculpé en Belgique

Patrick Ouart, fraîchement nommé conseiller à la justice du président, est soupçonné dans une affaire de piratage nocturne chez Electrabel.

MUNICH (AFP) - Le conglomérat Siemens a choisi dimanche pour patron l'Autrichien et spécialiste de la pharmacie Peter Löscher, un recrutement en externe très inhabituel pour le groupe allemand démontrant la volonté d'en finir avec les scandales de corruption.

M. Löscher "a été nommé par le conseil de surveillance lors d'une réunion extraordinaire", a indiqué le groupe dans un communiqué.

Cet homme de 49 ans, dirigeant de la division "Global Human Health" du laboratoire américain Merck (MERK.JK - actualité) , prendra ses nouvelles fonctions le 1er juillet.

Le président du conseil de surveillance Gerhard Cromme vante dans un communiqué "sa bonne réputation internationale, sa grande expérience en matière de stratégie, de questions financières et technologiques", mais surtout sa "droiture."

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- Un homme droit à sa tête -

May 19, 2007

« En marche contre la leucémie »

PARIS (AP) - La "Marche contre la leucémie" destinée à sensibiliser le grand public au don d'organes et plus particulièrement au don de plaquettes sanguines aura lieu dimanche dans la capitale ainsi qu'à Nice, Toulouse, Bordeaux, Lyon et Marseille.

"Chacun d'entre nous est concerné", explique Stéphanie Fugain, à l'Associated Press. Fondatrice de l'association "Laurette Fugain", du nom de sa fille (avec le chanteur Michel Fugain) décédée d'une leucémie, elle est à l'origine de la manifestation.

Stéphanie Fugain rêve à la création d'une "Journée du don d'organe", tant les donneurs en France font défaut. "Nous avons les meilleurs hôpitaux et les meilleurs médecins au monde, mais sommes derniers en Europe en matière de donneurs", déplore-t-elle.

Une situation d'autant plus critique que "compte tenu du brassage des populations, certains groupes sont sous-représentés chez les donneurs, comme les jeunes hommes africains, maghrébins et asiatiques. Mais les malades, eux sont bien là et certains meurent faute de donneur compatible".

Fer de lance de la manifestation, le don de plaquettes (qui contrairement au sang n'ont qu'une durée de vie de cinq jours, NDLR) et pour qui "les donneurs manquent cruellement", note Stéphanie Fugain.

Elle estime par ailleurs qu'il faudrait une réforme courageuse en France afin "que chacun soit sensibilisé dès le plus jeune âge au don de soi". "Avoir besoin d'un nouveau coeur, ça peut arriver à tout le monde".

La marche parisienne qui débutera à midi sous la Tour Eiffel se déplacera jusqu'à l'Hôpital Necker et ralliera son point de départ pour se terminer en un grand concert gratuit.

Les humoristes Muriel Robin, Didier Gustin ou Elie Semoun, seront là, entourés de nombreux chanteurs. Amine, Willy Denzey, Kamini, Nâdiya, Nolwenn Leroy, Leslie, Ophélie Winter, Julie Zenatti, Anaïs ou Adrienne Pauly, tous ont répondu présent. Idem pour les stars des platines Bob Sinclar, Martin Solveig ou David Vendetta. Quant à Patrick Bruel il interviendra en direct depuis Cannes. AP




Sur le net: http://www.laurettefugain.org/

- Que chacun soit sensibilisé -

Martin Hirsch : « je ne suis ni dupe ni naïf »


AIX-EN-PROVENCE (AP), extrait - L'ex-président de l'université d'Aix-Marseille III et ancien doyen de la faculté de droit d'Aix, Charles Debbasch, 69 ans, condamné pour avoir détourné des oeuvres du peintre Victor Vasarély, a été interpellé mercredi par la police à l'aéroport de Bruxelles, alors qu'il était sur le point de quitter la Belgique pour le Togo, a-t-on appris vendredi auprès de la cour d'appel d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).

Juriste éminent, professeur de droit administratif et conseiller du président togolais Faure Gnassingbé, il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international lancé par la France. Il a été présenté au parquet de Bruxelles, puis remis en liberté surveillée jeudi matin, avec interdiction de quitter la Belgique, précise-t-on de même source. Son passeport a été saisi. Il doit désormais résider en Belgique et se soumettre aux éventuelles convocations de la justice.

PARIS (AP) - Martin Hirsch, nommé Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, n'est "ni dupe, ni naïf", affirme-t-il dans un entretien au "Monde" daté de dimanche-lundi, mais "j'ai trop bataillé pour convaincre qu'il fallait une réforme des minima sociaux (...) pour me défiler quand il s'agit de la mettre en oeuvre", se justifie-t-il, interrogé sur son entrée dans un gouvernement de droite.

"Je préférais rester à l'extérieur, (mais le président Nicolas Sarkozy) a fait valoir les arguments d'efficacité et de moyens", explique-t-il. "Si je refusais et que la réforme n'allait pas dans le bon sens, chaque fois que j'aurais critiqué on m'aurait rétorqué: 'Il n'avait qu'à y aller'."

Cependant, "je ne suis ni dupe ni naïf. J'ai conscience que, sur un certain nombre de sujets, l'équipe de (François) Fillon va agir dans un sens qui ne correspondra pas forcément à mes orientations", souligne-t-il, mais dans la mesure où il ne possède pas le titre de ministre, il se sent "moins impliqué que les autres membres du gouvernement dans les choix politiques qui seront effectués en dehors de (son) champ d'attributions".

"Je reste dans l'engagement non partisan qui était le mien jusqu'à présent", insiste le président démissionnaire d'Emmaüs France. Et de prévenir: "Je ne vais pas passer mon temps à commenter ce que (le gouvernement) va faire."

Martin Hirsch veut transformer le Revenu minimum d'insertion (RMI) créé en 1990 par un Revenu de solidarité active (RSA) qui permettrait de reprendre une activité salariée, même partielle et peu payée, sans gagner moins qu'en touchant des prestations sociales.

"Je souhaite peser à 100% pour que le RSA devienne une réalité", déclare-t-il au "Monde", précisant que "M. Sarkozy a souhaité qu'un projet de loi soit élaboré dès cette année". "Le président et le gouvernement ont, par ailleurs, conscience que la réforme dont j'ai la charge nécessitera un effort budgétaire substantiel", assure-t-il.


- « j'ai trop bataillé pour convaincre » -

Une nouvelle loi d'orientation et de programmation

PARIS (AFP) - La réorganisation totale de la police nationale, avec la création de "cinq grandes directions" coiffées d'un "secrétariat général" devrait être le premier dossier de la nouvelle ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie.

La lutte contre les violences aux personnes et celle contre les multirécidivistes complèteront les priorités de la nouvelle occupante de la Place Beauvau qui préparera également une nouvelle loi d'orientation et de programmation (Lopsi).

(...) La future Lopsi ne devrait pas impliquer de créations de postes, mais elle portera sur les moyens matériels (armement, protection, véhicules, informatique) ainsi que sur l'immobilier.


- Armement, protection, véhicules, informatique, immobilier -


La nouvelle Garde des Sceaux s'est rendue à Fleury Mérogis

PARIS (Reuters) - Rachida Dati, révélation du gouvernement de François Fillon, a exprimé l'espoir de "ne pas décevoir les Français" dans ses fonctions de ministre de la Justice.

"C'est un grand moment, c'est un véritable honneur qui m'est fait", a déclaré l'ex-porte-parole de Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle, à l'issue du premier conseil des ministres du quinquennat.

"J'assume la fonction, la responsabilité et la confiance que le chef de l'Etat m'a faite et j'espère ne pas décevoir les Français", a ajouté Rachida Dati, la plus entourée - par les médias - dans la cour de l'Elysée.

Dans la soirée, la nouvelle Garde des Sceaux s'est rendue au centre des jeunes détenus de Fleury Mérogis, dans la banlieue parisienne, pour, selon un communiqué du ministère de la Justice, "(...) se rendre compte par elle-même de l'activité des agents de l'administration pénitentiaire et des conditions de détention des mineurs".



- La plus entourée par les médias -


Les médecins étaient persuadés qu'il ne pourrait plus faire de l'escalade

BERLIN (AFP) - Alain Robert, surnommé le "Spiderman" français, a escaladé vendredi une tour de la Potsdamer Platz, le quartier d'affaire de Berlin, avant d'être brièvement interpellé par la police.

Sous les applaudissements de nombreux badauds, le varappeur a escaladé à mains nues la tour Debis, la 8e plus haute tour de la capitale, située au sud de la Place et haute de 106 mètres. Au milieu de son ascension, il a déployé un panneau publicitaire au nom d'une société de téléphonie, qui parrainait son exploit, avant de reprendre son bien lors de la descente.

A son retour sur terre, après 40 minutes d'effort, il a été éloigné de la foule des journalistes qui l'attendaient par la police, qui avait été alertée par un spectateur.

Il a écopé d'une amende pour trouble à l'ordre public avant d'être relâché, a précisé le porte-parole de la police, Andreas Polley.

Alain Robert, âgé de 45 ans, a déjà escaladé à mains nues une cinquantaine de tours dans le monde dont celles du quartier d'affaires de La Défense, près de Paris, la Tour Eiffel, la tour Montparnasse, ainsi que l'Empire State Building à New York, les Petronas Towers de Kuala Lumpur, le Taipei 101 à Taïwan, l'immeuble le plus haut de la planète avec 508 m, et le Cheung Kong Center à Hong-Kong.

Avant de s'attaquer aux édifices urbains, il était considéré comme un des meilleurs de sa spécialité, l'escalade des falaises. Sa passion a failli lui coûter la vie en 1982 quand un accident d'escalade l'a rendu invalide à 66%. A l'époque, les médecins étaient persuadés qu'il ne pourrait plus faire de l'escalade, selon le dossier de presse remis pendant l'opération.


- Un spectateur a alerté la police -

May 18, 2007

Un constat général de désaccord


WASHINGTON (AP), extrait - Fruit d'un compromis entre républicains, démocrates et Maison Blanche, le nouveau projet de loi sur l'immigration prévoyant la légalisation de millions de clandestins aux Etats-Unis est critiqué de toutes parts avant même de commencer son parcours d'obstacles au Congrès. Le Sénat l'examinera lundi.

"Je ne sais pas si la loi sur l'immigration portera ses fruits ni si nous arriverons à la faire adopter", reconnaît le chef de la majorité démocrate à la chambre haute, Harry Reid, qui s'avoue "sérieusement inquiet".

La bataille s'annonce âpre, car le texte doit ensuite être soumis à la Chambre des représentants où la patronne des démocrates, Nancy Pelosi, admettant que le sujet divise profondément son camp, a prévenu qu'elle n'ouvrirait le débat que si le président George W. Bush lui garantissait le soutien de 70 républicains. Or les conservateurs n'apprécient pas non plus le texte, qu'ils jugent trop laxiste.

Les concepteurs du projet espéraient pourtant contenter tout le monde et s'assurer la mise en oeuvre d'une nouvelle législation dès cette année, en proposant à la fois une régularisation massive et le renforcement des contrôles aux frontières ainsi que sur les lieux de travail. Le sénateur Edward Kennedy, négociateur démocrate, y voyait un exemple de la "politique du possible", son homologue républicain Jon Kyl le considérant comme "la meilleure chance" de trouver une solution bipartisane dans ce dossier.


Actualité | International
Violent accrochage entre Angela Merkel et Vladimir Poutine
Le Figaro, le 18 mai 2007

Tout au long de la conférence de presse, MM. Poutine, Barroso et Mme Merkel ont eu du mal à cacher les tensions entre les parties, concédant tour à tour "problèmes" et "difficultés" dans les relations entre l'UE et la Russie tout en se refusant à les dramatiser. "On a aussi eu des problèmes au sein de l'UE et on a fini par avancer. Nous pouvons surmonter nos difficultés" avec la Russie, a estimé Mme Merkel. "Que nous le voulions ou pas, nos relations continueront à se développer", a renchéri Vladimir Poutine.

VOLJSKIÏ OUTES (AFP) - L'UE et la Russie se sont quittées sur un constat général de désaccord vendredi à l'issue d'un sommet qui, loin d'apaiser les tensions, s'est même soldé par des échanges acerbes sur la démocratie et les droits de l'Homme.

Le président Vladimir Poutine a sèchement répliqué à la chancelière allemande Angela Merkel, présidente en exercice de l'UE, qui se disait "préoccupée" que des opposants, dont l'ancien champion du monde d'échecs Garry Kasparov, aient été empêchés de se rendre à une manifestation anti-Kremlin à Samara, tout près du sommet.

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- « L'UE doit d'abord régler ses problèmes internes » -

Des négociations discrètes sont en cours

TRIPOLI (AFP) - Des négociations discrètes sont en cours entre les familles d'enfants libyens atteints du sida et l'Union européenne et pourraient aboutir à un accord permettant aux infirmières bulgares détenues en Libye d'échapper à la peine de mort, selon des sources libyennes.

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- Les Européens proposent un compromis, les familles l'étudient -

Rachida Dati, nommée au ministère de la Justice


PARIS (AP) - Le président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), Bruno Thouzellier, attend de la nouvelle ministre de la Justice, Rachida Dati, qu'elle soit "ouverte à la concertation et au dialogue", "honnête et constructive".

Que cette dernière ait été magistrate "peut être considéré comme un point positif", selon M. Thouzellier, joint vendredi par l'AP. "On a la faiblesse de croire qu'il y a des choses très simples pour lesquelles nous n'aurons pas beaucoup de difficulté à la convaincre".


L'USM souhaite qu'une des premières mesures du nouveau garde des Sceaux soit un recrutement massif de greffiers et fonctionnaires de justice.

"Il faut qu'elle fasse fonctionner la machine justice bien avant d'engager de grandes réformes", a-t-il ajouté. Lors de la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy a annoncé son intention d'introduire des peines planchers et de réformer la justice des mineurs.


PARIS (AP) - La nouvelle ministre de la Justice, Rachida Dati, a assuré vendredi, lors de la passation de pouvoirs avec son prédécesseur, Pascal Clément, que les engagements de Nicolas Sarkozy en matière de justice ne resteront pas lettre morte.

"Nous allons nous mettre au travail pour que jamais on ne puisse entendre que les engagements du président de la République sont restés lettre morte", a déclaré Mme Dati qui, pour l'occasion, était accompagnée d'Albin Chalandon, ancien ministre de la Justice.

Lors de la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy a promis de réformer la justice des mineurs, les mineurs de 16 ans devant être jugés comme les majeurs, et souhaité la mise en place de peines plancher pour les récidivistes.

"Nous réformerons ensemble les modes de la prise en charge de la délinquance juvénile pour les rendre plus efficaces", a ajouté Mme Dati.

Pascal Clément a défendu son action à la tête de ce ministère durant deux ans. "D'Outreau à Clearstream, c'est dire que rien n'est facile", a-t-il lancé avant de souhaiter "bonheur", "chance" et "réussite" au nouveau garde des Sceaux. AP

PARIS (Reuters) - Issue de l'immigration, devenue magistrate et aujourd'hui ministre de la Justice, Rachida Dati est née il y a 41 ans dans une cité de Chalon-sur-Saône où elle a été élevée modestement avec ses onze frères et soeurs.

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- Un exemple d'insertion dans le who's who -

Une France qui laisse tomber les pères, ces parias


PARIS (Reuters) - Le président Nicolas Sarkozy a nommé, en même temps que son gouvernement, un "haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté", le président d'Emmaüs-France, Martin Hirsch.

PARIS (AP) - Martin Hirsch, nommé vendredi au poste taillé sur mesure de Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, est avant tout un pragmatique, engagé dans le combat contre la pauvreté en dépassant les clivages politiques.

PARIS (Reuters) - Au lendemain de sa nomination, François Fillon a consacré son premier déplacement aux femmes en difficulté, un geste destiné à marquer d'emblée l'engagement prioritaire du nouveau gouvernement contre l'exclusion "à côté de l'efficacité économique".

Deux heures après la nomination de son gouvernement, le Premier ministre s'est rendu au foyer Eglantine, dans le XVIIe arrondissement de Paris, une maison d'accueil pour de jeunes mères créée en 2002.

Les jeunes femmes prises en charge dans cette structure du Centre d'action sociale protestant ont été victimes de violences conjugales et/ou sont sans papiers ou sans domicile.

En 2006, le foyer a hébergé 311 personnes - mères et enfants. Quelque 150 personnes y sont actuellement accueillies. La durée moyenne de séjour est de sept mois.

"Les violences faites aux femmes, les violences faites aux enfants constituent la chose la plus inacceptable qui soit", a déclaré François Fillon, qui a salué de jeunes femmes et leur bébé et s'est entretenu avec le personnel du centre durant une heure.

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- Fillon affichait d'emblée ses priorités sociales -

Enquête, être un homme : pas si simple

Le Monde "La haine envers les homosexuels reste bien vivace en France"

Débats, projections de films, réunions publiques, expositions : comme chaque année depuis 2005, la Journée mondiale contre l'homophobie a lieu le 17 mai.

Zoom Condamné pour homophobie, M. Vanneste candidat CNI-UMP aux législatives

Enquête Etre un homme : pas si simple

Etre un homme : pas si simple

Etre un jeune homme occidental dans les années 2000 ? Pas si facile. S'il est puissant, musclé et fort en gueule, il prend le risque de passer pour un macho, espèce théoriquement en voie de disparition. Mais qu'il soit doux, délicat et paisible, et les choses ne seront pas plus simples. Encore moins s'il est homosexuel.

"Aujourd'hui, les jeunes hommes ne se retrouvent ni dans la virilité caricaturale du passé ni dans le rejet de toute masculinité. Ils sont déjà les héritiers d'une première génération de mutants. Fils de femmes plus viriles et d'hommes plus féminins, ils ont parfois du mal à s'identifier à leurs pères", écrivait déjà la philosophe Elisabeth Badinter en 1992 (XY. De l'identité masculine, Odile Jacob, 314 p., 20,80 euros). Quinze ans plus tard, l'évolution reste douloureuse. Surtout lorsqu'elle s'inscrit dans un contexte difficile (milieu socio-économique défavorisé, problèmes d'intégration, fragilité psychologique) et qu'aux formes de discrimination les plus courantes (racisme, sexisme) s'ajoute l'homophobie.

Cette forme de rejet est jugée particulièrement dangereuse par le psychologue Eric Verdier, coauteur d'Homosexualités et suicide (H & O Editions, 2003, 224 p., 17 euros), qui rappelle les conclusions d'une étude épidémiologique française datant de 2005 : toutes choses égales par ailleurs, les hommes homosexuels âgés de 16 à 39 ans présentent treize fois plus de risques de faire une tentative de suicide que les hétérosexuels.

"Au départ, il s'agissait de mieux comprendre l'incidence de l'homophobie sur les trajectoires suicidaires des jeunes", explique ce chercheur pour présenter les travaux qu'il vient de mener, trois ans durant, sous l'égide de la Ligue des droits de l'homme. Très vite, il élargit son sujet d'étude, intitulé "Discriminations et conduites à risque chez les jeunes", au fait "de se sentir différent des autres jeunes et d'être exposé à un phénomène de bouc émissaire". Autrement dit : de devenir "une personne désignée par un groupe comme devant endosser un comportement social que ce groupe souhaite évacuer".

Pour étayer sa recherche, réalisée avec l'aide financière de la direction générale de la santé (DGS) et du conseil général de la Seine-Saint-Denis, une enquête a été réalisée par courriel auprès d'une soixantaine d'acteurs de terrain (travailleurs sociaux, animateurs, enseignants, personnels médicaux). "Leur constat est alarmant : tous les indicateurs de mal-être et de prise de risque suicidaire sont réunis concernant les jeunes victimes d'homophobie, y compris pour ceux qui s'identifient comme hétérosexuels", résume M. Verdier. Et leur diagnostic est unanime : notre société est majoritairement imprégnée d'une homophobie passive institutionnalisée, reléguant les personnes concernées au silence et à l'invisibilité.

"Les jeunes hommes, même s'ils ne sont pas homosexuels, sont souvent insultés ou raillés avec des vocables comme "tapette" ou "pédé", où tout ce qui est vu comme féminin est considéré comme des attributs de "sous-hommes"", précise le psychologue.


Convaincu que le taux anormalement élevé de suicide chez les homosexuels s'explique par "le déni de souffrance et non la souffrance elle-même", il estime essentiel, pour aider ces jeunes en détresse, de créer des "espaces de parole". De fait, six lieux d'accueil ont été ouverts par ses soins, depuis 2004, à Arras, à Cherbourg, à Evreux, au Mans, à Nancy et à Paris. Une centaine de jeunes, souvent en grande difficulté sociale et psychologique, y ont été accueillis. Beaucoup sont revenus plusieurs fois.

Que trouvent-ils dans ces lieux de fortune, où la parole, recueillie par deux ou trois adultes référents, tâtonne ? Avant tout, la fin de l'isolement. "Je suis toujours étonnée du bien-être que ressentent les personnes à voir que leur souffrance est partagée", constate Laurence Bellanger, infirmière hospitalière et coanimatrice de l'espace de parole mis en place à Cherbourg. Pour ces hommes plus féminins que d'autres, qui reçoivent, affirme-t-elle, des blessures narcissiques "quasi quotidiennes" (venant du milieu scolaire ou environnant, mais aussi, souvent, de leur famille), c'est un peu "comme s'ils cessaient soudain de se sentir étrangers au monde". Comme s'ils découvraient enfin qu'ils n'étaient pas les seuls, hors du modèle classique de l'homme viril, à ne pas parvenir sans douleur à imposer leur genre.

"Aujourd'hui moins encore qu'hier, les onctions d'homme et de femme ne vont de soi. Elles font l'objet d'une construction identitaire souvent longue et difficile", souligne Monique Leroux, sociologue à la mission départementale de prévention des conduites à risques et des toxicomanies de la Seine-Saint-Denis. Un constat auquel Eric Verdier ajoute un corrélat de poids, concernant la fonction paternelle. "La révolution féminine s'est jouée sur la contraception et le droit à l'avortement. Je suis convaincu que, pour les hommes, elle se jouera sur la paternité", estime-t-il.

Persuadé que, "à force de privilégier les mères et de disqualifier les pères, c'est la place même de l'homme qui est en danger", il appelle les instances gouvernementales à mieux tenir compte "de la vulnérabilité spécifique des hommes et de l'investissement des pères". Notamment en ce qui concerne la résidence alternée, le plus souvent refusée aux pères qui en font la demande lorsque la mère s'y oppose. Une proposition qui ne manquera pas, chez les hommes comme chez les femmes, de faire débat.


- Un article qui ne manquera pas de faire débat -

Lâché par la Maison Blanche, Paul Wolfowitz démissionne

Lâché par la Maison Blanche, Paul Wolfowitz démissionne
LE MONDE | 18.05.07

Paul Wolfowitz a annoncé, vendredi 18 mai, à son conseil d'administration qu'il quitterait la présidence de la Banque mondiale le 30 juin. L'affaire de népotisme où il était empêtré depuis la révélation, il y a un mois, de son intervention pour faire augmenter de façon anormale la rémunération de sa compagne Shaha Ali Riza, salariée de la Banque, se solde par son éviction.

Le conseil d'administration lui sauve la face en déclarant qu'il "accepte" sa déclaration selon laquelle " il a agi de façon éthique et en toute bonne foi ".

Autre concession du conseil, il reconnaît " que de nombreuses erreurs ont été commises par plusieurs personnes (...) et que la Banque n'a pas démontré sa capacité à gérer les tensions rencontrées ".

Cette affirmation d'un partage des responsabilités était exigée par M. Wolfowitz qui se reconnaissait responsable mais pas coupable.
Aucun arrangement financier n'agrémente ces subtilités et le président bénéficiera de la clause de son contrat qui prévoit, en cas de départ, le paiement d'un an de salaire, soit 375 000 dollars (278 000 euros).

...



- 375 000 dollars (278 000 euros) -

May 17, 2007

François Fillon, premier ministre


"L'Irak est sur le point de devenir un Etat en déroute", écrit le centre de recherches britannique Chatham House dans un rapport publié jeudi. Le pays fait face à plusieurs guerres civiles impliquant les différentes communautés et organisations qui se battent pour prendre le pouvoir.

Le Monde, 17 mai 2007
Il n'y a pas une mais plusieurs guerres civiles en Irak, selon un rapport britannique

A tel point que "l'Irak est sur le point de devenir un Etat en déroute". Pire : les structures étatiques officielles ne représentent plus que l'une des nombreuses entités "quasi étatiques" qui font la loi dans le pays, estime le chercheur. L'état de conflit permanent a été "intériorisé par la population au fur et à mesure que les identités se sont polarisées sur les facteurs sectaires et ethniques". D'où une "destruction de toute cohésion sociale".

BOGOTA, Colombie (AP) - Un policier retenu en otage depuis plus de huit ans par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) a réussi à échapper à la vigilance de ses ravisseurs et a été retrouvé mercredi dans une zone reculée de la jungle amazonienne.

BOGOTA (Reuters) - Un policier qui s'est évadé après avoir été l'otage des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) pendant près de neuf ans, a dit avoir été détenu jusqu'au mois dernier en compagnie de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.

Emacié et au large dans son uniforme, Jhon Frank Pinchao a raconté qu'il était parvenu à se défaire des chaînes qui l'entravaient et avait marché pendant 17 jours dans la jungle avant de tomber sur une patrouille de police.

"Ils nous déplaçaient d'un camp à un autre après quelques mois", a-t-il expliqué mercredi lors d'une conférence de presse après un entretien avec le président Alvaro Uribe.

"La dernière fois que je les ai vus, c'était le 28 avril", a poursuivi l'ex-otage interrogé au sujet d'Ingrid Betancourt et de trois Américains détenus avec elle.

Des propos qui ont redonné de l'espoir à la famille d'Ingrid Betancourt, dont les enfants vivent en France.

"Sachant que nous, on n'a pas de preuve de vie de maman depuis quatre ans, c'est vrai que ce serait pour nous une nouvelle assez géniale si elle se confirme", a déclaré jeudi sur LCI sa fille Mélanie.

Dans un communiqué, le Comité de soutien à Ingrid Betancourt dit sa "joie" et son "soulagement" après l'évasion de Jhon Franck Pinchao mais veut rester prudent.

...


- Communautés et organisations se battent pour prendre le pouvoir -

May 16, 2007

Un programme britannique veut éviter aux bébés de devenir délinquant


Children face poverty, neglect, demonisation, commissioner says
England is one of the worst countries in the developed world to be a child, the children's commissioner says.
Big issue: children's services

See SocietyGuardian.co.uk


Délinquance juvénile : jeunes Britanniques sous surveillance
LE MONDE | 04.09.06, notes au 5/10/06

Et voilà qu'il s'en prend aux foetus maintenant ! raille la presse tabloïd. Tony Blair a préconisé il y a quelques jours d'aider les adolescentes enceintes pour que leurs futurs enfants ne deviennent pas "une menace pour la société". Le comble de la prévention, en somme. Il avait à l'esprit celles qui ont grandi dans des familles rongées par l'alcoolisme ou la drogue. Pendant leur grossesse, ajoutait le premier ministre britannique sur un ton légèrement orwellien, ces jeunes femmes à problèmes pourraient être contraintes d'accepter l'appui et les conseils de l'Etat.

On enregistre certains jours, dans le royaume, jusqu'à 66 000 comportements antisociaux, de gravités diverses. Un toutes les deux secondes. On n'en finirait pas d'inventorier ces agissements par lesquels une minorité - ceux qu'on appelle ici "les voisins de l'enfer" - empoisonne la vie d'un quartier, altère le sentiment de sécurité du plus grand nombre et détériore le climat social.


Au 13h de France 3 du 14 mai, le déni de grossesse. « Dans la plupart des cas, ces histoires se terminent bien », « tiens, j'ai des troubles intestinaux », « et tous les millieux sont concernés », « il n'y a pas de profils types », « le déni est un mécanisme de défense », « et la justice est perdue, parfois, face à ces cas? oui, elle est perdue, elle a du mal à trancher », « aux confins du droit, de la morale », « souvent on a un coupable, une victime, dans ces affaires là, non, ce n'est pas aussi clair ». La promotion d'un livre, « Je ne suis pas enceinte », « un déni total de grossesse pour Julie qui prennait la pillule » :






Un programme britannique veut éviter aux bébés de devenir délinquant
LEMONDE.FR | 16.05.07

L'information fait la "une" du Guardian : Tony Blair va annoncer, ce mercredi, le lancement d'un programme visant à identifier, seize semaines après leur conception, les bébés les plus à risque en termes d'exclusion sociale et de potentiel criminel. L'objectif de cette "stratégie de parentalité gouvernementale" est de "redonner le contrôle aux parents", d'améliorer les conditions de vie de leurs enfants, et d'essayer de leur éviter de finir délinquants.

Le programme ne concernera que les mères en difficulté financière dont c'est le premier enfant, et se fera sur la base du volontariat. Elles feront l'objet de visites hebdomadaires pendant toutes leurs grossesses, puis tous les quinze jours jusqu'à ce que leurs enfants atteignent l'âge de 2 ans.

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- aux confins du droit, de la morale -

May 15, 2007

12 500 euros la paire de melons

TOKYO (AFP) - Si grand est le goût des Japonais pour les fruits frais que deux gros melons ont été vendus mardi au plus offrant pour une somme record de deux millions de yens (12.500 euros), soit l'équivalent d'une douzaine de téléviseurs à écran plat.

Les fruits, pesant ensemble 4,5 kilos, avaient été mis aux enchères lors d'une vente annuelle par la ville de Yubari (nord du Japon), réputée pour ses melons. Ils ont été achetés par un grand magasin de Sapporo qui compte les revendre au même prix. Ironie de l'histoire: la ville de Yubari, un ancien centre minier déshérité, est en banqueroute.

"Il est de coutume de gratifier les cultivateurs d'un prix élevé le premier jour des enchères. Mais cette année, on a atteint des sommets par rapport à l'an dernier, quand les premiers melons étaient partis pour 800.000 yens (5.000 euros), a commenté un spécialiste des marchés agricoles.

Sans atteindre de telles sommes, les fruits produits au Japon sont généralement très chers, comparés au reste du monde, allant par exemple jusqu'à plus de six euros pour une seule pomme en pleine saison.


- Six euros pour une seule pomme -