June 9, 2006
Say baah
NEW YORK (AFP), extrait - "iSheep", "iFollow": les utilisateurs du baladeur iPod d'Apple sont comparés à des moutons suivant le troupeau des victimes de la mode, dans une campagne publicitaire remarquée lancée par un rival du groupe de Steve Jobs, SanDisk.Les affiches de format moyen déclinent les mêmes couleurs vives utilisées pour vanter l'iPod, mais au lieu des silhouettes humaines qui se déhanchent, elles montrent des animaux présumés stupides avec les fameux écouteurs blancs qui pendouillent des oreilles.
Ces posters ont fleuri depuis une quinzaine de jours sur les murs d'une poignée de grandes villes dont New York et Londres, et alimentent d'intenses débats sur internet.
A l'origine de la campagne: un concurrent qui ne dévoile son nom que sur le site auquel les affiches renvoient, "iDon't.com". Le groupe SanDisk, connu pour ses cartes mémoires équipant les appareils photo numériques, commercialise aussi un concurrent de l'iPod, le Sansa e200.
"Le temps est venu de se soulever contre l'iDictature, de résister à la monotonie. Il existe désormais une alternative", proclame la page d'accueil de "iDon't.com" disant s'adresser aux "esprits indépendants".

June 6, 2006
Des personnes agées disent que ça leurs rappelle 1942
PARIS (AFP) - A quelques jours du bac et du sursis du 30 juin accordé aux jeunes scolarisés sans-papiers pour qu'ils terminent leur année, et face à une mobilisation croissante, Nicolas Sarkozy a décidé de faire un geste pour une partie de ces enfants et leurs parents, qui ne devraient pas être expulsés.Cette décision ne "s'apparente pas pour autant à une régularisation massive", a indiqué mardi le ministère, chaque cas fera l'objet "d'un examen particulier".
Les examens "au cas par cas" devraient se faire au sein d'une commission nationale où associations et administration auront leur place, a-t-on ajouté Place Beauvau".
"C'est un effet d'annonce qui concerne 2% des enfants sans-papiers" a aussitôt réagi Richard Moyon, porte-parole du Réseau éducation sans frontières (RESF), qui appelle à "continuer et amplifier" la mobilisation.
Ce réseau, créé en 2004 et regroupant environ 70 organisations, est à la tête de la lutte contre l'expulsion des jeunes sans-papiers. Il a lancé un compte à rebours sur son site internet: "Expulsions de jeunes scolarisés sans-papiers: J-24".
Il multiplie et intensifie chaque jour les alertes et les manifestations avant le 30 juin, date de la fin du sursis accordé par l'Intérieur aux jeunes sans-papiers pour qu'ils terminent leur année scolaire.
Sensibilisée semble-t-il par cette mobilisation, la place Beauvau a donc fait un geste mardi en annonçant que 720 familles, soit près de 2.500 personnes, ont été recensées comme pouvant bénéficier de ces régularisations.
Mais pour Richard Moyon, ce sont "au moins 50.000 enfants qui sont concernés car le ministère lui-même a recensé 50.000 familles sans-papiers".
Sont précisément visés par cette mesure des enfants nés en France et qui y sont scolarisés, qui sont issus de parents en situation irrégulière et qui ne parlent pas la langue du pays dont leurs parents sont originaires.
Mais, hasard du calendrier, l'annonce de cette régularisation partielle est tombée le jour où des policiers sont venus chercher dans une école maternelle du Mans deux petits frères kurdes, dont la maman est en cours de reconduite à la frontière.
L'obstination à aider les enfants sans-papiers conduit ainsi de plus en plus de parents d'élèves à cacher des écoliers chez eux, comme à Brest où des femmes de militaires aident une petite fille du Daghestan.
"Dans notre école, on a une petite fille dont la maman est menacée d'expulsion. La petite aurait dû être expulsée le 5 avril, elle a été cachée le 4 pour éviter son expulsion. Je reçois des courriers de soutien de personnes âgées qui me disent que ça leur rappelle 1942", a expliqué Delphine Grivet, parent d'élève à l'école Jean-Macé à Brest.
Le collectif Uni(e)s contre une immigration jetable a estimé de son côté que la décision du ministre de l'Intérieur était un "os à ronger" jeté à l'opinion publique.
SOS Racisme s'est félicité de ce "recul de la politique du chiffre mise en place en matière d'expulsion" tout en exprimant ses "inquiétudes face aux critères annoncés par le ministre de l'Intérieur pour définir les bénéficiaires de ces mesures".
La FSU, principale fédération d'enseignants, a estimé qu'il fallait "intensifier la lutte pour la régularisation de tous les jeunes scolarisés et de leur famille".
Le ministère de l'Intérieur a rappelé que le nombre d'étrangers vivant en situation irrégulière sur le territoire français s'inscrit dans "une fourchette de 200.000 à 400.000 personnes".
June 5, 2006
« Il souffre de ne les voir qu'une fois par mois »
L'an dernier, le 3 octobre il me semble, un père et sa compagne témoignaient au cours de l'émission « Ca se discute ». Ce père avait refait sa vie mais, malgré tous ses efforts, l'assistance publique ne lui rendait plus les enfants de sa précédente union. En effet, plutôt que de lever une mesure de placement, l'assistance publique travaillait les relations mère-enfants car celles-ci étaient distendues. Ce père souffrait beaucoup de cette situation. Jérôme le Huec a quitté son travail, il est en grêve de la faim depuis 25 jours. Il souhaitait une résidence alternée pour son fils de 3 ans mais, selon le 19-20 de France 3 Rennes du 29 mai 2006, ce père n'aurait pas de nouvelles de son fils depuis quatre mois. Gilles, un autre père, se bat depuis treize ans contre l'indifférence de son ex-épouse sans voir ses enfants. Trente procédures plus tard, les enfants ont grandi et les experts psychiatres attestent que le conflit les a douloureusement affectés. Je m'avance à ce sujet, il ne me semble pas que ces trois pères ont le profil de Denis, le père décrit dans l'extrait de l'article de Libé qui suit. Mais abstraction faite de tous jugements, Denis souffre très certainement aussi du placement de ses enfants et des distances qui leurs sont imposées. Le blog de Thalassa est également impressionnant. Ce couple a demandé de l'aide pour ses enfants, l'un d'eux a une tumeur, après quoi les services sociaux les ont évincés de la vie de leurs enfants. Le cas semble assez proche de l'affaire Kutzner (contre Allemagne) ainsi que du cas d'Alexis G. qui a été placé contre son gré et celui de ses parents, au CHU d'Angers. En procèdant ainsi, par lectures et par recoupements entre diverses affaires, jusqu'aux manques de moyens, on peut constater que les institutions " contribuent, par leurs actions, à perturber la dynamique familiale et donc, à produire les symptômes qu'elles sont chargées de « traiter » " - Placements d'enfants : Les contradictions de l'institution, Sciences Humaines n°169, mars 2006. Sur le net on trouve parfois des réactions et des cris de douleurs très vifs. Les enfants ne s'expriment que peu sur le net, le plus souvent ce sont des parents ou leurs proches qui rapportent leur douleur ou leurs écrits. Lorsque les enfants s'expriment, généralement des adolescents, leurs réactions sont parfois tout aussi virulentes. |
Carnets de justice
par Dominique SIMONNOT
Libération, lundi 05 juin 2006
Aux policiers qui l'ont arrêté, Denis a déclaré : «J'ai jamais de chance, chaque fois que je bois et que je conduis, je me fais serrer !»
La présidente peste : «Eh bien monsieur, arrêtez de boire ! Je vous signale qu'en mélangeant cocaïne et alcool vous êtes un véritable danger !»
C'est la troisième fois que Denis, vendeur, 30 ans, comparaît pour conduite en état alcoolique. Son permis avait été annulé, et il est en mise à l'épreuve : «Là, après avoir bu pastis et bière, chez des amis, vous sortez acheter à boire ! Naturellement, vous perdez le contrôle de la voiture et heurtez le trottoir, crevant deux pneus ! Tout cela me rend très dubitative sur le déroulement de votre mise à l'épreuve !»
Dans la poche de Denis, les policiers ont trouvé cinq grammes de coke. Sa voix est basse, éraillée : «Je reconnais mes torts, je vois un psy pour me soigner.» La juge hausse les épaules : «Le problème, c'est que la justice, dans sa clémence, vous a déjà donné deux avertissements ! Alors, j'ai l'impression que votre prise de conscience est motivée par votre passage devant le tribunal !» Denis murmure : «Je travaille, il ne faut surtout pas que je perde mon travail !»
«Par chance, le trottoir n'était pas un piéton !» grince le procureur, qui réclame six mois ferme, éventuellement en semi-liberté.
L'avocate : «Il a un parcours très compliqué, séparé d'une femme alcoolique, leurs deux enfants sont placés, et il souffre de ne les voir qu'une fois par mois. Il a refait sa vie avec une compagne qui le soutient et qui est là au second rang !»
Tout le monde se tourne vers une rousse qui rougit. Cinq mois ferme, sans mandat de dépôt.
June 3, 2006
6 juin 2006, manif du collectif Justice pour tous
Du mail du 2 juin de ce collectif, voir le travail qu'ils ont accompli sur leur site Internet :MANIFESTATION le 6 juin 2006 de 12h à 20 h à l'Assemblée Nationale à Paris (place Edouard Herriot - métro Assemblée Nationale) Nous remettrons au Président de l'Assemblée Nationale et aux principaux députés, une lettre demandant la création d'une commission d'enquête parlementaire chargée de rechercher les causes des dysfonctionnements de la justice dans nos affaires. Rendez-vous à l'Assemblée Nationale le mardi 6 juin 2006 à 15 heures |
Dans le même temps, la presse annoncait que la réforme se fera attendre.
Outreau : la grande réforme attendra Laurence de Charette 02 juin 2006, (Le Figaro, Rubrique France) Extraits : Le garde des Sceaux entend présenter un projet de loi incluant quelques mesures consensuelles. Mais le temps risque de manquer avant les échéances électorales. LA RÉFORME de la justice ne sera pas «bâclée» a assuré hier Dominique de Villepin. Elle risque même de se faire attendre. Philippe Houillon, le rapporteur UMP de la commission d'enquête parlementaire sur Outreau, et André Vallini, son président PS, ne s'en cachent pas. «Le garde des Sceaux devrait prendre des initiatives, mais il n'aura pas le temps de tout faire...» a expliqué mercredi Philippe Houillon. «Je résume : qu'il commence toujours, nous continuerons !» a lancé André Vallini, misant lui sur une victoire de la gauche aux présidentielles. Une partie des pistes avancées par la commission sont loin de faire l'unanimité dans la magistrature. |
Le 3 juin, "stop à l'oubli", une association toulousaine de familles de victimes, manifestait à Paris.
PARIS (AFP) - Une soixantaine de membres des familles de victimes de femmes disparues ou assassinées en région toulousaine ont manifesté à Paris cet après-midi. Elles demandent au Garde des Sceaux de mettre tout en oeuvre pour que l'enquête sur l'affaire Patrice Alègre avance. Pour les membres de l'association "Stop à l'oubli", dont le siège est à Cahors, les disparitions de leurs proches pourraient être liées au tueur en série. |
June 1, 2006
A propos de l'intérêt d'en ajouter à la confusion
Justice/info dans "France Europe Express" mardi 30 mai 2006,de source Radio France, France Info
L'émission "France Europe Express", qui diffusée mardi soir sur France 3 et France Info (à partir de 23H05), était consacrée aux relations entre la justice et les médias en posant la question des limites du droit à l'information. "Le droit à l'information est-il compatible avec le secret de l'instruction, voire avec le secret défense? Les affaires étalées à la une des journaux aident-elles ou entravent-elles les procédures judiciaires?" sont notamment les questions posées lors de cette émission qui recevait Robert Badinter, sénateur PS des Hauts-de-Seine et ancien ministre de la Justice, Eva Joly, ancienne juge d'instruction, Georges Fenech, député UMP du Rhône, ex-juge d'instruction, membre de la commission d'enquête parlementaire sur Outreau, et Hervé Gattegno, journaliste au Monde.
Outreau, Cleastream, frégates, rétro-commissions, corruption, politique, média, ventes d'armes, secret défense, intérêts des uns et des autres, affaires en général... La qualité des premières secondes de l'enregistrement peut effrayer mais la suite est audible.
Thème du mardi 6 juin 2006, l'hyperviolence des jeunes Entre Marcel Rufo, dogmatique, le maire UMP de Montfermeil et celui de Clichy sous Bois, PS, ca promet. CLICHY-SOUS-BOIS (AFP) - "On est chez nous et les CRS viennent nous provoquer", dit un jeune homme. "Le sentiment d'impunité des délinquants s'accroît", accuse un policier : à Clichy-sous-Bois (Seine-St-Denis), la tension a empiré, six mois après les émeutes, entre la police et plusieurs groupes de jeunes. "Trop de CRS", "trop de contrôles, pour rien": les mêmes arguments sont déclinés par les jeunes réunis par grappes dans différentes cités, mercredi après-midi. D'un minuscule local délabré, s'échappe une chanson du rappeur Sefyu Molotov: "c'est là qu'on fait notre musculation", expliquent quatre jeunes résidents sur le palier de leur immeuble. "Avant les émeutes, il n'y avait jamais de CRS ici, commente "Aslano" (un surnom), 19 ans. Maintenant, on s'amuse un peu le soir." Sept mois après le décès de Zyed et Bouna, électrocutés dans un transformateur où ils s'étaient cachés par peur de la police, le groupe évoque les "deux potes morts", mais aussi "une maman gazée" lundi à Montfermeil quand les policiers ont usé de bombes lacrymogènes lors d'une perquisition. "On est chez nous et ils viennent nous provoquer! On est obligés de leur jeter des trucs pour qu'ils ne reviennent pas", lance l'un. "Mon rêve, c'est de mettre un coup de batte dans la tête d'un flic qui attrape un de mes potes", renchérit un autre. D'une police "de proximité", il ne veulent pas non plus: "dès qu'on appelle les flics pour nous, ils ne viennent pas, ils disent: +entretuez-vous+", assure "Aslano". Plus tard, il ajoute en souriant qu'il y a aussi "du business" (trafic) "dans tous les bâtiments". Ailleurs, "Pat Soul" (un surnom), 18 ans, déçoit un enfant en annonçant l'annulation d'un loisir clandestin: "Y a trop de policiers pour sortir les bécanes de cross!" Karim, 21 ans, explique que "tous les soirs, deux camions de CRS sont garés devant la caserne des pompiers. Ils contrôlent et recontrôlent toutes les voitures avec des jeunes", dit le "lycéen", sûr de "ne pas trouver de boulot" même s'il avait son bac "Maintenance des systèmes de mécanismes automatisés". Quatre collégiens s'amusent à incendier des flocons tombés des arbres. Mustafa, 15 ans, avertit que "si un commissariat est construit, les jeunes vont le cramer tout de suite!". Du côté de la police, on relève un plus grand sentiment d'"impunité des délinquants" depuis les événements de novembre. "On est monté d'un cran dans la violence physique et verbale, accuse Bruno Bobinet, de l'UNSA-police. Les jeunes veulent se mesurer aux forces de l'ordre pour leur montrer qu'ils sont les plus forts 'chez eux'". Pour lui, ils voudraient "que ni les pompiers ni les policiers ne mettent plus les pieds dans leur quartier, pour que les trafics puissent prospérer tranquillement". "Certains jeunes policiers sont terrorisés", raconte-t-il. "Au commissariat d'Utrillo, à Montfermeil, les collègues ont vu leur véhicule brûler, d'autres se sont trouvés face à 50 types cagoulés et armés qui voulaient leur casser la tête. C'est très dur à gérer". Selon une source policière, un rapport récemment rédigé par des policiers notait dans le secteur "une situation tendue, des provocations verbales incessantes, de nombreux appels passés pour tenter d'attirer des patrouilles dans des guet-apens". Sur les quatre premiers mois 2006, les vols avec violence à Clichy-Montfermeil ont augmenté de 514% par rapport à la même période de 2005, affirme le maire (UMP) de Montfermeil Xavier Lemoine. Du coup, "les CRS ont renforcé leur présence", dit l'élu, qui avait pris en avril un arrêté très contesté, interdisant aux 15-18 ans de circuler à plus de trois. |
May 29, 2006
Roland Agret s'est tiré une balle dans le pied
L'ancien détenu Roland Agret se tire une balle dans le piedLe Monde, édition du 12.11.05
L'ANCIEN DÉTENU Roland Agret s'est tiré une balle dans le pied, jeudi 10 novembre, pour protester contre le refus de la commission d'indemnisation de la cour d'appel de Grenoble de l'indemniser pour les cinq années passées en prison pour un crime qu'il n'a pas commis. Condamné en 1973 à quinze ans de réclusion pour complicité dans l'assassinat d'un garagiste, il avait obtenu la révision de son procès puis son acquittement, en 1985. Il avait reçu 38 000 euros d'indemnités en avril 1986 pour ses dix-huit mois de détention provisoire, mais rien pour les années passées après sa condamnation, car la loi ne prévoit pas ce cas de figure.
Pied emballé dans une serviette ensanglantée, Roland Agret a exprimé son désarroi face à la presse, jeudi : « J'ai fait sept ans de prison, j'ai été en quartier de haute sécurité parce que je clamais mon innocence et on m'indemnise pour dix-huit mois de préventive. (...) Je vis avec une retraite de 280 euros, maintenant je m'assois sur le code de procédure ! » Venu le saluer, le premier président de la cour d'appel, Charles Catteau, a souligné que M. Agret pouvait faire appel devant la commission nationale d'indemnisation de la Cour de cassation. - (AFP.)
de source collectif justice pour tous :

May 28, 2006
Rassemblement du 23 juin 2006
La cour d'appel de Versailles aura rendu un arrêt suite à l'audience du 18 mai 2005, je réclame la mainlevée des mesures d'assistance éducatives.La veille, le 22 juin, le tribunal d'instance de Paris 13ième rendra une décision suite à l'assignation de l'Etat pour "faute lourde" par Madame Mireille Millet.
18h30, devant le ministère de la justice,
angle place Vendôme - rue de la Paix,
métro Opéra ou Tuileries
Dénis de justice : jusqu'à quand ?
Organisé par le collectif droit des femmes.
Lu chez sisyphe.org, leurs problèmes seraient parfois similaires :
... Si elles écoutent les plaintes de leurs enfants et agissent pour les protéger, on les accuse de mentir ou de manipuler dans un but de vengeance contre un conjoint ou un ex-conjoint. Quelle que soit l’attitude de la mère, on trouve toujours moyen de la discréditer en ayant recours à des théories psychanalytiques dont le fondement scientifique est plus que douteux.
« Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond »
Républicain Lorrain, le 27 mai, extrait : Le syndicat de policiers Synergie officiers a adressé hier un courrier au procureur de la république afin de lui demander l'ouverture d'une enquête préliminaire concernant la non-assistance à personne en danger dont ce serait rendu coupable le maire de Metz. Selon le délégué régional Jean-Pierre Di Egidio: "Les investigations menées suite aux événements du 12 mai ont établi que sur ordre, les policiers municipaux ont quitté la place de la préfecture laissant les quelques policiers nationaux seuls à affronter le courroux des forains". De ce fait, Synergie officier invite "tous les policiers blessés et victimes de ces émeutes à déposer plainte pour non-assistance à personne en danger". Par ailleurs, le syndicat se dit effaré "que ce jour-là, un agent municipal ait verbalisé puis voulu mettre en fourrière un véhicule de forain venu négocier. Cet élément a un peu plus contribué à mettre le feu aux poudres". Au SNOP (syndicat national des officiers de police) on affirme ne pas avoir voulu exploiter à chaud la douleur des collègues. "Nous entendons dès la semaine prochaine dénoncer les fautes commises par la mairie de Metz qui ont généré la colère des manifestants entraînant ainsi la mise en danger de policiers". Pour le secrétaire régional Franck Stephan: "La paix publique, la sécurité et le service public ne peuvent demain s'envisager en considérant la vie des policiers comme quantité négligeable. Nous demandons dès à présent que les personnes condamnées ne bénéficient pas des grâces de circonstance à l'approche du 14 juillet". Les CRS aussi "Du grand n'importe quoi!". Piquant l'un de ces coups de sang dont il a le secret, Jo Masanet, secrétaire national du syndicat UNSA-Police, a vertement critiqué, hier, "la gestion des forces mobiles" et l'emploi d'un nombre "inconsidéré" de CRS, durant le procès des forains et ce week-end encore, dans la perspective d'une manifestation dont la tenue demeure "hypothétique". Olivier Varlet, délégué du même syndicat pour la région Est, a ironisé à son tour sur l'ampleur du dispositif: "Six sections de CRS, un escadron de gendarme mobile et une partie de l'unité opérationnelle publique du commissariat de Metz, soit plus de 200 fonctionnaires, ont été réquisitionnés pour assurer l'ordre d'un procès qui aura été suivi par une quarantaine de personnes, pour l'essentiel des femmes de forains". Olivier Varlet accuse les autorités de "confondre insécurité et sentiment d'insécurité". "On en fait trop", dénonce-t-il encore, évoquant la mobilisation de deux sections de CRS et de la moitié d'une compagnie extérieure (la CRS 43 de Chalon-sur-Saône), ce samedi et demain dimanche à Metz, dans la perspective d'un éventuel rassemblement de forains. "Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond", critique le délégué régional de l'UNSA. |
Républicain Lorrain du 23 mai 2006
Syndicat Synergie : une « lettre ouverte » au maire
Le syndicat d'officiers de police Synergie a fait parvenir une « lettre ouverte » au maire de Metz pour lui faire part d'un vif mécontentement.
« Synergie Officiers, syndicat représentatif des Officiers de la Police nationale vous adresse ce courrier afin de vous faire part de son indignation suite aux événements du vendredi 12 mai survenus à la Préfecture de la Moselle à Metz.
Douze policiers sont été blessés, certains grièvement et un jeune gardien de la paix est dans un état grave au CHU de Nancy.
Sans prendre la peine d'aviser suffisamment à temps les services de police de votre décision de couper eau et électricité aux forains avec lesquels vous êtes en conflit, qui plus est la veille du week-end et après la fermeture de votre mairie, vous avez sciemment pris le risque de faire dégénérer la situation. Sans doute vouliez-vous forcer la main de nos services pour régler ce conflit. Car nul n'ignore les réactions violentes pour l'ordre public dont peuvent faire preuve cette corporation à risque.
Parant au plus pressé et afin de défendre la Préfecture, les policiers, pris de court, en catastrophe, se sont battus au péril de leur vie contre 200 émeutiers déchaînés et armés de barres de fer, de masses d'acier et de projectiles.
Quelques minutes après ce véritable massacre des forces de l'ordre, le tribunal, saisi d'un référé, vous donnait tort et vous ordonnait de rétablir l'électricité !
Que vous ayez pris la décision d'agir ainsi vous concerne.
Que vous n'exprimiez aucune sympathie à l'égard des pères et mères de familles fonctionnaires de police, grièvement blessés pour assumer vos actes ne concerne également que votre conscience. Notre profession est habituée au mépris, quoique ce soit relativement rare de la part d'un élu.
Que vous mettiez en péril la vie de fonctionnaires de police pris au dépourvu suite à votre réaction par contre nous concerne au premier chef.
Nous attirerons donc l'attention de notre ministre de tutelle, M. le ministre de l'Intérieur sur votre comportement à notre égard ».
Montfermeil : l'arrêté anti-bandes est suspendu lefigaro.fr (avec AFP) 05 mai 2006, (Rubrique France) Les jeunes de Montfermeil, en Seine-Saint-Denis, vont de nouveau pouvoir se déplacer en bande. Un mois après son entrée en vigueur, l’arrêté pris par le maire, interdisant aux mineurs de 15 à 18 ans de se déplacer à plus de trois dans le centre-ville, a été suspendu par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Le tribunal a également suspendu l'arrêté de Xavier Lemoine (UMP), interdisant aux adolescents de moins de 16 ans, non accompagnés d'une personne majeure, de circuler entre 20 heures et 5 heures. Les deux arrêtés pris par le maire le 7 avril pour se donner les moyens de «lutter contre la hausse de la délinquance» dans la ville devaient s'appliquer jusqu'au 30 juin. Devant cette décision de justice, Eric Raoult, le député (UMP) de Seine-Saint-Denis, a annoncé qu’il déposerait des amendements «autorisant les couvre-feux» et «encadrant l'interdiction des bandes errantes» à l'occasion de la discussion d'un projet de loi sur la prévention de la délinquance. C'est cuit pour le maire Michel Habig 20 Minutes | édition du 16.05.06 Michel Habig condamné à six mois de prison avec sursis et 5 000 € d'amende. Le maire (UMP) d'Ensisheim (Haut-Rhin) et vice-président du conseil général comparaissait hier devant le tribunal correctionnel de Strasbourg, pour l'incendie en janvier dernier de quatorze caravanes de gens du voyage, installées illégalement sur un terrain de la commune. Délinquance : le maire appelé à jouer un rôle accru LE MONDE le 24 Mai 2006 Extrait : Le texte n'est pas encore officiel, mais il suscite déjà des critiques tous azimuts. Piloté par le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, l'avant-projet de loi sur la prévention de la délinquance devrait être discuté en comité interministériel, mercredi 24 mai, sous la présidence du premier ministre, Dominique de Villepin. Après trois ans de gestation, le texte, dont Le Monde détient une version datée du 18 mai, entre dans sa phase de « finalisation » et pourrait être présenté en juin en conseil des ministres. |
La fracture numérique
HELSINKI (AFP) - Un site internet protestant contre la parution d'une photo du chanteur du groupe Lordi, vainqueur de l'Eurovision, sans son masque de monstre, a collecté 72.000 signatures en vingt-quatre heures, a annoncé jeudi l'agence de presse finlandaise FNB.Le site a été créé mercredi, après que le magazine populaire finlandais 7päivää eut publié le même jour une photo à visage découvert de Tomi Putaansuu.
HELSINKI (Reuters) - Près de 200.000 Finlandais avaient déjà signé, vendredi, une pétition en ligne pour exprimer leur mécontentement après que deux journaux à sensation eurent publié des photos des gagnants de l'Eurovision sans la tenue de monstre qui les a rendus célèbres.
La pétition en ligne est accessible uniquement aux finlandais qui sont environ 5 millions :
http://adressit.com/ansku69
220 543 signatures en 4 jours.
Panique à Berlin
BERLIN (AFP), extraits - Un Allemand âgé de 16 ans, a semé la panique vendredi soir à Berlin en agressant des passants au couteau, faisant 28 blessés, un drame qui survient après plusieurs agressions racistes en ex-RDA et relance le débat autour de la sécurité à deux semaines du Mondial de football.La cérémonie d'inauguration en grande pompe de la plus grande gare ferroviaire d'Europe au centre de Berlin dans la nuit de vendredi à samedi a été entachée par l'une des plus graves agressions commises dans la capitale allemande.
Quinze des victimes étaient toujours hospitalisées samedi soir, tandis que l'une d'elle a affirmé être porteuse du virus du sida, selon la police. En conséquence, les autorités redoutent que d'autres victimes puissent avoir été contaminées par du sang sur la lame du couteau de l'agressseur.
...
Auparavant, un demi million de personnes avait participé à la cérémonie d'inauguration de la nouvelle gare centrale, une impressionnante cathédrale de verre et d'acier qui doit devenir le plus gros noeud ferroviaire d'Europe.
Ce drame survenu à deux semaines jour pour jour du début de la Coupe du monde a suscité de vives réactions, à commencer par celle de la chancelière Angela Merkel qui a évoqué un "événement horrible".
Le ministère de l'Intérieur et les autorités régionales "ont pris toutes les mesures imaginables pour assurer la sécurité comme cela n'a encore jamais été le cas en Allemagne", a-t-elle affirmé, faisant référence au Mondial, dont les organisateurs ont fait de la sécurité la priorité numéro un.
BERLIN (AP), extrait - Le jeune forcené, "a commencé à marcher dans la foule, poignardant des hommes et des femmes au hasard" et semant la panique a témoigné Corina Jahn, une femme dont l'ami a été atteint à l'estomac. Une centaine de policiers et 11 ambulances ont été dépêchés sur place.
L'incident intervient après de récentes attaques racistes à Berlin et en Allemagne orientale, suscitant des inquiétudes sur la sécurité pendant la Coupe du monde de football, qui débute le 9 juin.
LAGOS (AFP) - Des millions d'enfants nigérians sont touchés par la pandémie du VIH-Sida, et les traitements sont très lents à se mettre en place, s'est inquiété samedi dans un communiqué le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef). "Les vies de millions d'enfants sont dévastées par le VIH-sida au Nigeria", écrit l'Unicef dans son communiqué. Le Nigeria célèbre samedi la Journée nationale de l'enfant sur le thème "les enfants et le VIH-sida: relever les défis". Plusieurs conférences sont prévues et des campagnes d'affichage dans les grandes villes du pays. "Les progrès sont très lents à se mettre en place pour le traitement et le soutien aux enfants infectés par le VIH-sida ou affectés par la maladie", déplore l'Unicef qui ajoute qu'environ 1,8 million d'enfants ont perdu au moins l'un de leurs deux parents à cause de la maladie. "Des milliers d'enfants vivent avec des parents malades ou agonisants. Cela peut causer des problèmes psychologiques très importants, sans parler des difficultés économiques, de la stigmatisation et la discrimination, et la malnutrition qui met directement leur vie en péril", explique Ayalew Abai, représentant de l'Unicef au Nigeria. "Selon les experts, 30% des enfants infectés par le virus dans le monde meurent avant leur premier anniversaire, 50% avant deux ans. La plupart de ces décès viennent de l'absence de diagnostic sur ces enfants qui ne reçoivent donc pas de traitement anti-rétroviraux", note l'Unicef. Il y a six mois, l'agence onusienne a lancé une vaste campagne "Unis pour les enfants, unis contre le VIH-sida", qui n'a pas porté ses fruits ni atteint ses objectifs reconnait l'Unicef, bien qu'un plan national ait été finalisé pour les orphelins du Sida, mais pas encore mis en oeuvre. L'Unicef prône la prévention de la transmission du virus de la mère à l'enfant, responsable de 90% des infections infantiles et la mise en place d'un programme de suivi pédiatrique. "Au Nigeria, plus de 230 centres de santé fournissent des services de prévention de cette transmission, alors qu'il n'y en avait que 60 l'année dernière. Mais en dépit de ce progrès, on estime que moins d'un pour cent des femmes enceintes ont accès au dépistage et au conseil", affirme-t-elle. Le Nigeria, avec au moins 3,5 millions de séropositifs, est le troisième pays au monde en terme de nombre de personnes vivant avec le VIH, après l'Inde et l'Afrique du Sud. |
Devant la mairie de Moscou, le 27 mai 2006

Les policiers moscovites assistés de plusieurs centaines d'hommes des troupes anti-émeutes se sont efforcés d'isoler les militants de la cause homosexuelle de leurs opposants, qui allaient de groupes de skinheads à des Cosaques en passant par des groupes extrémistes orthodoxes mêlant prêtres et vieilles femmes lançant des oeufs vers les manifestants.
Denis Sinyakov, AFP/AFP - dimanche 28 mai 2006, 0h18
May 27, 2006
Une mère en grêve à Toulouse, place du Capitole
TOULOUSE (AFP) - Une Toulousaine de 54 ans est en grève de la faim depuis six jours pour obtenir la libération de son fils, condamné à trois mois de prison ferme après une interpellation par des policiers de la brigade anticriminalité.Aide soignante, Geneviève Mattlé souhaite obtenir la libération de prison de Loïc, 19 ans, condamné à six mois de prison dont trois fermes pour "infraction au code de la route et outrage à agents des forces de l'ordre", le 17 mai dernier. Il était également poursuivi pour "détention d'armes de 6e catégorie (un cutter et une bombe lacrymogène vide, ndlr) et pour transport et détention de stupéfiants".
Installée depuis samedi sous une tente sur la place du Capitole, cette mère a rappelé les faits. "Mon fils, déjà victime de tentatives d'agression en voiture", n'a pas voulu obtempérer quand, après avoir roulé dans un couloir d'autobus, il a été bloqué par un véhicule anonyme d'où sont descendus trois hommes, a-t-elle indiqué.
Lors de l'interpellation, le jeune homme, qui prétend avoir reçu un coup de poing d'un policier, a tenté de répondre par un coup de tête. Selon Mme Mattlé, son fils, emmené au commissariat, aurait alors reçu des coups à la tête, à la poitrine et au ventre.
Le surlendemain, cet apprenti cuisinier en CAP de pâtisserie est condamné en comparution immédiate "sans que le juge n'entende un témoin". Outre la condamnation, il devra verser 1.000 euros de dommages et intérêts à l'un des policiers et 500 aux deux autres. La défense a fait aussitôt appel de la peine.
Mme Mattlé, qui devrait être perfusée dès vendredi, admet avoir "foi en la police et la justice". "C'est un mauvais cauchemar et je suis persuadée que MM. Sarkozy et le ministre de la Justice vont faire quelque chose", a-t-elle déclaré avant d'ajouter "être prête à payer une amende" pour son fils.
Ses proches, qui ont collecté 3.300 signatures pour une pétition demandant la libération du jeune homme, ont appelé à une marche silencieuse samedi à Toulouse, à laquelle s'est associée la Ligue des droits de l'Homme.
TOULOUSE (AFP) - La mère de famille en grève de la faim depuis sept jours pour demander la libération de son fils, condamné à 3 mois de prison ferme après une interpellation par des policiers de la brigade anti-criminalité, a cessé son mouvement samedi. "Je me dois de garder ma santé pour continuer mon combat, assister mon fils, lui rendre visite à la prison, collaborer avec l'avocat dans la procédure de remise en liberté et dans la phase judiciaire de l'appel", a expliqué Geneviève Mattlé en fin d'après-midi, avant de saluer "la solidarité de milliers de personnes". Un peu plus tôt, une marche de soutien à Loïc, 19 ans, autour de la place du Capitole, lieu de la grève de la faim, avait rassemblé quelque 80 personnes dont des militants de la Ligue des droits de l'homme (LDH). La pétition de soutien à Loïc a recueilli 3.800 signatures, a précisé sa mère. "Cette affaire illustre l'abus de comparutions et d'incarcérations immédiates qui s'apparentent à de la justice d'abattage", a expliqué Rémi Cochard, au nom de la LDH. Condamné le 17 mai à 6 mois de prison dont 3 fermes pour "infraction au code de la route et outrage à agents des forces de l'ordre", le jeune homme était également poursuivi pour détention d'armes de 6e catégorie (un cutter et une bombe lacrymogène vide, ndlr) et pour transport et détention de stupéfiants. "Mon fils n'a pas voulu obtempérer quand, après avoir roulé dans un couloir d'autobus, il a été bloqué par un véhicule anonyme d'où sont descendus trois hommes", a indiqué Mme Mattlé. Lors de l'interpellation, le jeune homme, qui prétend avoir reçu un coup de poing d'un policier, a tenté de répondre par un coup de tête. Selon Mme Mattlé, son fils, emmené au commissariat, aurait alors reçu des coups à la tête, à la poitrine et au ventre. |
May 22, 2006
Un gourou mis en examen au Puy-en-Velay
Le FigaroDernières informations
13:18 - «Maître Kamachi» a été écroué à la prison de la préfecture de Haute-Loire, pour avoir soutiré de l'argent à des personnes en état de faiblesse psychologique. Il facturait 260 euros par participant des séminaires destinés à «ressentir du bienfait». (Avec AFP)
12:47 - France: l'exportation d'armes se porte bien Le ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie déclare avoir «bon espoir» que la France dépasse en 2006 le montant de 4 milliards d'euros d'exportations d'armement. (Avec AFP) 12:02 - Education : appel à la grève dans le 93 Plusieurs syndicats d'enseignants appellent à une nouvelle journée de grève mardi en Seine-Saint-Denis afin de dénoncer les «régressions éducatives du gouvernement» et réclamer plus de moyens. (Avec AP) |
May 19, 2006
Hypocrisie
TESS n°26, 14 février 2006 Droit de correction : un cadre imprécis La justice française reconnaît aux parents et aux enseignants un pouvoir disciplinaire à but éducatif, dérivé du traditionnel droit de correction, qui peut s'exercer sur de jeunes enfants sous forme de gifles et de tapes inoffensives. Pour les travailleurs sociaux, le cadre juridique reste beaucoup plus flou. |
Un éducateur ayant giflé un enfant de 9 ans relaxé par la justice
lefigaro.fr (avec AFP)
19 mai 2006, (Rubrique France)
Le tribunal correctionnel d'Orléans estime que le geste du responsable d'un centre d'accueil pour jeunes en difficultés «demeurait proportionnés à l'extrême violence de l'enfant, et par conséquent dans les limites du droit de correction».
Un responsable d'un centre d'accueil pour jeunes en difficultés, poursuivi pour avoir donné une fessée et une gifle à un enfant de 9 ans en pleine crise de violence, a été relaxé jeudi par le tribunal correctionnel d'Orléans.
Les parents de l'enfant avaient porté plainte à la suite des faits qui se sont déroulés en septembre 2005 dans un centre de l'Orléanais. Le parquet avait requis 300 euros d'amende contre le responsable, poursuivi «pour avoir exercé des violences sur un enfant».
«Ces gestes ne comportaient pas d'intention délibérément violente ni dégradante pour l'enfant. Ils étaient seulement destinés à mettre fin à un comportement dangereux et demeuraient proportionnés à l'extrême violence de l'enfant, et par conséquent dans les limites du droit de correction qui doit être reconnu à tout éducateur pourvu ou non de l'autorité parentale», a jugé le tribunal. Le tribunal correctionnel d'Orléans estime que le geste du responsable d'un centre d'accueil pour jeunes en difficultés «demeurait proportionnés à l'extrême violence de l'enfant, et par conséquent dans les limites du droit de correction».
Un responsable d'un centre d'accueil pour jeunes en difficultés, poursuivi pour avoir donné une fessée et une gifle à un enfant de 9 ans en pleine crise de violence, a été relaxé jeudi par le tribunal correctionnel d'Orléans.
Les parents de l'enfant avaient porté plainte à la suite des faits qui se sont déroulés en septembre 2005 dans un centre de l'Orléanais. Le parquet avait requis 300 euros d'amende contre le responsable, poursuivi «pour avoir exercé des violences sur un enfant».
«Ces gestes ne comportaient pas d'intention délibérément violente ni dégradante pour l'enfant. Ils étaient seulement destinés à mettre fin à un comportement dangereux et demeuraient proportionnés à l'extrême violence de l'enfant, et par conséquent dans les limites du droit de correction qui doit être reconnu à tout éducateur pourvu ou non de l'autorité parentale», a jugé le tribunal.
May 13, 2006
2006, la confusion entre le risque et le danger
En 2003 270 000 enfants (dont 110 000 placés) bénéficiaient de mesures d'assistace éducative. Des notions de "risque" puis de "trouble de la conduite" ont été introduits au cours de 2005.

La commission, qui n'a pas été saisie par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, a examiné le texte de sa propre initiative. Son avis, rendu public le jour du début de l'examen du projet de loi par le Sénat, date du 1er juin.
La CNCDH s'inquiète des nouvelles dispositions relatives aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers sur le territoire "qui vont rendre plus difficiles encore l'accès à notre pays pour les personnes les plus fragiles de même que le maintien en France de celles et ceux qui ont besoin de protection et de soutien".
"Le projet de loi favorise le fort au détriment du faible, favorise l'accès au territoire des plus talentueux, et multiplie les obstacles pour ceux qui devraient au contraire bénéficier de la protection et du droit de vivre en famille", juge la commission.
La CNCDH dénonce la priorité donnée par le projet de loi à l'immigration "choisie", la mise en place une nouvelle carte de séjour "compétences et talents", l'exigence de la production d'un visa de long séjour aux conjoints de ressortissant français en vue de la délivrance d'une carte de séjour temporaire, ou l'extension de la liste des catégories d'étrangers devant justifier d'une intégration dans la société française dans le cadre de la délivrance d'une carte de résident.
Elle juge le concept d'"immigration subie" utilisé par le ministre de l'Intérieur "incompatible avec le respect de la dignité humaine". "Les premiers à subir l'émigration sont ces hommes et ces femmes que la misère et l'extrême pauvreté, l'oppression voire la terreur poussent à choisir l'exil et l'éloignement", rappelle la commission.
La CNCDH rappelle également le caractère de "droit fondamental" du droit d'asile et du regroupement familial, conformément à la jurisprudence du Conseil constitutionnel.
Plus largement, la commission reproche au projet Sarkozy de se limiter à la "seule dimension policière" de la politique d'immigration alors que "le développement des flux migratoires est dans la nature d'un monde de plus en plus globalisé". AP
Le Monde titre "720 familles étrangères pourraient être régularisées". Selon la logique qui suit, une très grande majorité des familles dont l'un des parents a des origines étrangères doivent être expulsables :
"Lorsqu'un enfant étranger est né en France ou qu'il y est arrivé en très bas âge, qu'il est scolarisé en France, qu'il ne parle pas la langue de son pays d'origine, qu'il n'a aucun lien avec ce pays, il serait très cruel de l'y reconduire de force", a estimé M. Sarkozy mardi après-midi au Sénat, en préambule à la discussion de son projet de loi sur l'immigration.
LE MONDE | 06.06.06