July 18, 2006
Jean-Louis Turquin veut savoir
BASTIA (AP) - L'ancien vétérinaire niçois Jean-Louis Turquin a annoncé son intention de chercher des réponses à la disparition de son fils en 1991 lors de sa sortie de prison, lundi matin, après dix ans et 34 jours de détention."J'ai encore quelque chose à faire parce que ne pas savoir, c'est ce qu'il y a de plus pénible pour moi et je veux savoir", a-t-il déclaré après avoir quitté la prison de Casabianda (Haute-Corse). "Je suis très heureux de sortir, de retrouver ma femme, de retrouver ma fille", a-t-il dit.
En mars 1997, Jean-Louis Turquin avait été condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son fils, alors âgé de huit ans, disparu le 21 mars 1997. Le petit Charles-Edouard n'a jamais été retrouvé et Jean-Louis Turquin a toujours clamé son innocence.
Le tribunal d'application des peines de Bastia avait accordé il y a une semaine sa libération conditionnelle. Le parquet, qui s'était opposé à cette mesure, avait renoncé à faire appel de la décision. La justice a fait valoir qu'il a obtenu sa réinsertion au tableau de l'ordre des vétérinaires et une promesse ferme d'embauche de la Société protectrice des animaux de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône). AP
July 11, 2006
Zidane, « simplement humain »
PARIS (AFP), extrait - La classe politique refuse de déboulonner la légende Zidane mais attend des "explications" du footballeur pour son coup de tête sur un défenseur italien en finale du Mondial, un geste qui prend l'ampleur d'une affaire nationale.Alors que le mystère demeure sur ce que Marco Materazzi a dit pour provoquer le coup de folie qui a valu à Zinedine Zidane son exclusion, les politiques, comme l'opinion, font preuve d'indulgence à l'égard d'un joueur devenu héros national depuis la victoire des Bleus en 1998.
61% des Français (contre 27%) pardonnent à Zidane son geste, selon un sondage CSA dans Le Parisien/Aujourd'hui en France. Ils sont même 52% (contre 32%) à comprendre sa réaction.
Souvent surnommé Zizou, il est un joueur de football français d'origine algérienne né le 23 juin 1972 à Marseille dans la cité de « La Castellane ». Marié à Véronique, Zinedine Zidane est père de quatre garçons : Enzo, Luca, Théo et Elyaz. L'Express du 25/04/2005, XVIe arrondissement La mode de l'Estaque et ses revers Le XVIe, c'est l'Estaque et la Castellane; le village des peintres et la cité chaude, la difficile union de la carpe et du lapin… Il y a d'abord les extrêmes géographiques qui en font, tout au nord, l'arrondissement le plus mal desservi par les transports en commun et le plus mal loti en établissements scolaires: en 16e place pour ces deux critères. Il y a ensuite, et peut-être surtout, cette réputation de criminalité, guère usurpée... Le taux de délinquance a grimpé de 30,4% en quatre ans, et l'arrondissement occupe en matière de sécurité une piteuse 15e place. «C'est la Castellane qui provoque cette dérive; c'est le véritable problème du XVIe, assène le maire de secteur, Frédéric Dutoit (PC). Normal: les gens y sont entassés à 6 000 dans les barres… Même la police n'y entre pas.» RTL.be, 13-7-2006 13:26 Zidane s'excuse mais ne regrette pas "Je m'en excuse auprès des enfants qui ont regardé cela. Mon geste n'est pas pardonnable (...)." Le joueur, qui a pris sa retraite à l'issue du Mondial-2006, a toutefois indiqué "ne pas regretter" le coup de tête qui a provoqué son expulsion à la 110e minute de la rencontre. "Je ne peux pas regretter mon geste car cela voudrait dire qu'il avait raison de dire tout cela, a-t-il expliqué. Je ne peux pas, je ne peux pas, je ne peux pas dire cela. Et non, il n'a pas raison de dire ce qu'il a dit." De plus, Zidane s'en est vivement pris au dirigeant populiste italien Roberto Calderoli, qui a dit que l'équipe de France était "composée de noirs, d'islamistes et de communistes", des propos "pires" que son coup de tête en finale du Mondial de football. Dirigeant de la Ligue du Nord, parti de droite populiste au ton souvent xénophobe, Calderoli avait dû quitter son poste de ministre des Réformes institutionnelles dans le gouvernement de Silvio Berlusconi pour avoir arboré un T-shirt avec une des caricatures du prophète Mahomet, au plus fort de la crise. De son côté, le défenseur italien Marco Materazzi a démenti hier avoir insulté la mère de Zizou. "Je ne lui ai rien dit qui concernerait le racisme, la religion et la politique. Je n'ai pas parlé non plus de la mère. J'ai perdu ma maman à quinze ans et aujourd'hui encore je suis ému rien que d'en parler. Naturellement, je ne savais pas que la sienne était à l'hôpital et je lui fais mes meilleurs voeux", a déclaré Materazzi dans une interview au quotidien spécialisé Gazzetta dello Sport. "Zidane est depuis toujours mon idole, je l'admire beaucoup", a ajouté Marco Materazzi. Le joueur avait déjà reconnu deux jours plus tôt avoir insulté Zidane, sans préciser de quelle manière, affirmant que ce dernier avait eu un comportement "super-arrogant" à son égard. |
June 29, 2006
Extension des unités de visites familiales en prison
PARIS (AP) - Suite au bilan très positif des unités de visites familiales (UVF) dans trois prisons françaises, le ministre de la Justice a décidé d'étendre ce dispositif qui permet au détenu de recevoir sa famille pendant plusieurs jours à d'autres centres pénitentiaires pour longues peines.Depuis septembre 2003, les UVF ont été expérimentés à Rennes, Saint-Martin-de-Ré et Poissy. Dès le mois de septembre, des locaux seront aménagés dans les prisons de Meaux, Avignon-le-Pontet, Toulon-la-Farlède et Liancourt, selon un dossier de presse du ministère de la Justice diffusé jeudi.
Les établissements pour longues peines en cours de construction ou prévus dans le programme (13.200 nombre de places en création) seront également équipés d'UVF.
Des parloirs familiaux, dispositif similaire, mais plus restreint, seront mis en place dans les centrales existantes où la disposition des lieux ne permet pas de créer des UVF (Clairvaux, Saint-Maur, Moulins, Lannemezan...).
Il est en effet apparu, notamment en comparaison avec les pays voisins, que le "maintien des liens familiaux des personnes détenues est l'un des meilleurs garants de leur réinsertion", a souligné la Chancellerie.
Les UVF sont donc des appartements de trois pièces aménagés dans l'enceinte de la prison, mais en dehors de la détention, dans lesquels le détenu peut recevoir trois personnes de son entourage pour une durée entre 6h et 72h. Et sans surveillance directe, ni caméra.
Pour responsabiliser le détenu, c'est lui qui doit commander à la prison les denrées alimentaires pour fabriquer les repas pour sa famille, et c'est lui qui entre en premier dans les lieux pour les préparer à l'arrivée de ses proches. "C'est déjà un retour à la vie sociale", note le ministère de la Justice.
Les UVF n'existent que dans les établissements où sont détenus les longues peines. Pour pouvoir en bénéficier, le prisonnier doit être définitivement condamné et ne pas bénéficier de permission de sortie. Il doit en faire la demande au chef d'établissement.
Pour assurer la sécurité des visiteurs, des rondes extérieures sont effectuées et les familles peuvent alerter le personnel de la prison. Ce personnel a par ailleurs reçu une formation spéciale, notamment sur l'approche psychologique et sociologique des liens parentaux et concernant l'intimité des détenus.
"L'objectif des UVF n'est pas de résoudre la question de la sexualité en prison, mais il est indéniable que leur ouverture représente une nouvelle voie dans ce domaine", souligne le ministère de la Justice.
Selon les premières expériences réalisées depuis 2003, les UVF permettent au détenu de retrouver "une autre dimension dans ses relations avec ses proches, y compris lors des parloirs traditionnels intervenus après". AP
![]() S'évader en famille, dans la prison LE MONDE, 07.06.06, extrait - Tandis qu'Ange patiente, une fillette en robe du dimanche franchit la porte de l'appartement mitoyen. Accompagnée de ses grands-parents, elle vient passer quelques heures avec son père, condamné à perpétuité. |
June 27, 2006
« la douleur nous mange », explique la grand-mère
SEVRIER (AFP) - "Depuis trois ans, la douleur nous mange et la nuit, on ne dort plus", a expliqué lundi devant la cour d'assises de Haute-Savoie Vincenza Ortolano, grand-mère des trois enfants Flactif, tués avec leurs parents dans leur chalet du Grand-Bornand le 11 avril 2003."Cette souffrance, on la gardera jusqu'à notre mort", a-t-elle ajouté, alors que le procès de David Hotyat et de ses complices présumés entre dans sa troisième et dernière semaine.
David Hotyat est accusé de l'assassinat de Xavier Flactif, un promoteur immobilier de 41 ans, sa compagne Graziella Ortolano et de leurs trois enfants, âgés de six à dix ans. Interpellé en septembre 2003, il avait d'abord reconnu les meurtres et la crémation des corps avant de se rétracter. Il accuse désormais deux mystérieuses "personnes".
"Je ne comprends pas comment on peut tuer des enfants à mains nues", a pour sa part déclaré Luigi Ortolano, époux de Vincenza, père de Graziella et grand-père des enfants. "Comment ils font pour se laver le matin, alors qu'ils sont tâchés de sang ? Ils ont le coeur tâché de sang", a-t-il ajouté avant que sa gorge ne se noue, le forçant à se rassoir.
"Ma femme et moi, nous nous cachons pour pleurer", a confié l'autre grand-père, Michel Flactif, qui s'exprimait après son épouse. Celle-ci avait raconté "vivre un cauchemar". "Nos enfants et nos petits enfants ont été massacrés, pas une journée ne passe sans y penser", a dit Marie-Clotilde Flactif.
Les soeurs de Xavier Flactif et de Graziela Ortolano ont également fait part de leur souffrance. Sandra Ortolano a notamment évoqué la difficulté de "rester droite" quand il lui a fallu annoncer la sinistre nouvelle à sa mère. "On avait tellement mal...", a-t-elle dit.
June 22, 2006
Motivé « par la rancœur envers les étrangers, les maghrébins, les noirs »
Commenter un tel fait divers semble être un exercice assez difficile. De nombreux politiciens, partis et services publics français pourraient se retrouver en rangs d'oignons sur le banc des présumés responsables... |
Compiègne : il tirait au hasard sur les Noirs et les Maghrébins
lefigaro.fr (avec AFP)
20 juin 2006, (Rubrique France)
Un homme a été arrêté dimanche soir dans l’Oise. Il est soupçonné d’avoir tiré sur cinq personnes noires, en blessant deux à l’épaule. Il explique son geste par sa «rancœur envers les étrangers».
C’est l’histoire d’une errance qui aurait pu finir bien plus mal. Dimanche dernier, à Compiègne, un homme de 35 ans monte dans sa voiture. Père de deux enfants, il est sans travail et vit dans une caravane. Avec lui dans la voiture, sa carabine. Calibre 22 long rifle, canon et crosse sciées et munie d’une lunette de visée.
L’homme arrive dans le quartier de Royallieu, une zone «sensible». Il aperçoit un groupe de jeunes noirs. Et tire. L’un d’eux est blessé à l’épaule droite, et écope de cinq jours d’Interruption temporaire de travail (ITT). La voiture redémarre, direction un autre quartier. Il tire encore. Sur des enfants «de couleur», sur un cycliste, également noir. Un automobiliste le surprend, tente de le poursuivre. Il lui tire dessus.
Selon le procureur de Compiègne, Eric Boussuge, il tire «pour tuer, en visant à hauteur de thorax». Dans sa voiture, on retrouvera une centaine de cartouches, dont 14 qui ont servi. Alertée, la police déclenche un plan Epervier pour arrêter l’homme avant qu’il ne fasse une nouvelle victime.
«Parti en croisade»
Arrivé quartier des Jardins, il aura le temps de blesser un second homme noir à l’épaule. Quarante-cinq jours d’ITT. Un autre homme, également noir, se lance à sa poursuite. Il lui tire dessus, le manque. Ce sera son dernier coup de feu.
Il est arrêté quelques heures plus tard par la police, «sans difficulté». Interrogé, il s’explique : «Il est focalisé sur les étrangers comme étant responsables de tous les maux», raconte le procureur de Compiègne. «Il est parti en croisade. Ses motivations sont d’ordre racial. Il a expliqué son geste par la rancœur envers les étrangers, les maghrébins, les noirs».
L’homme avait déjà commencé sa «croisade» depuis plusieurs mois. En mars, il avait tiré sur deux maghrébins. Un homme, qu’il avait raté, et une femme, légèrement blessée par les éclats de verre de la vitre de sa voiture, brisée par la balle. Il devrait être mis en examen pour «tentatives d’homicide volontaire aggravées, commises en raison de l’appartenance vraie ou supposée de la victime à une race ou une religion».
June 21, 2006
Quelques brassées d'avance
PARIS (AFP) - Dominique de Villepin prend le risque de relancer l'intérêt pour l'affaire Clearstream en portant plainte pour diffamation contre trois auteurs d'ouvrages sur ce scandale, même si l'épilogue judiciaire de cette démarche inédite pour un Premier ministre semble lointain.[...] Mais le Premier ministre peut toujours "se désister" de sa plainte à la veille de ces plaidoiries, évitant ainsi un débat de fond, comme l'ont fait dans le passé d'autres hommes politiques dont l'ancien maire de Paris Jean Tiberi, fait-il - l'avocat qui défend régulièrement journaux et éditeurs - valoir.
"Il est, de cette façon, maître de son calendrier", ajoute-t-il, soulignant qu'il bénéficie dans tous les cas de figure de l'effet d'annonce, lui permettant à la fois de "se poser en victime" et d'envoyer un message de fermeté aux journalistes.
TOURS (AP) - Le principal accusé dans le procès d'un réseau d'images pédophiles, Michel Joubrel, ancien substitut général à la cour d'appel de Versailles, ex-membre du Conseil supérieur de la magistrature et ancien dirigeant de l'Union syndicale des magistrats, a été condamné mardi à huit mois de prison avec sursis et 1.000 euros d'amende.
[...] Un informaticien âgé de 38 ans, déjà condamné dans une autre affaire du même type, a été condamné à 16 mois de prison ferme et un sans-emploi âgé de 32 ans, également récidiviste, a été condamné à huit mois de prison ferme. Le procureur Xavier Lorrain avait requis à leur encontre une peine de 18 mois d'emprisonnement. Un créateur du site a écopé de huit mois ferme, alors qu'un enseignant a été condamné à huit mois avec sursis et 1.000 euros d'amende.
Les neuf autres accusés seront jugés le 1er février 2007 afin de prendre le temps d'ordonner un complément d'information, à savoir une expertise judiciaire psychiatrique.
PARIS (AFP) - Le gouvernement et les opérateurs de téléphonie mobile ont lancé mardi la 2e campagne de sensibilisation sur les risques du portable au volant avec comme message de ne pas répondre quand on conduit, même quand on est équipé d'un kit mains libres.
"Au volant, c'est la messagerie qui répond": ce slogan sera diffusé dans des spots radio du 7 juillet au 15 août et sur des brochures distribuées dans les préfectures, des auto-écoles, des sociétés de location de voitures.
Le message est simple: en voiture, il faut laisser le répondeur de son mobile prendre les messages même si on utilise un kit mains libres car on risque d'être déconcentré.
"Il y a incontestablement une augmentation du risque d'accident quand on téléphone au volant", a rappelé le ministre des Transports Dominique Perben.
Il a cité une étude de l'Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité (Inrets) montrant que le temps de réaction augmentait de 50% et que les conducteurs avaient tendance à négliger les rétroviseurs.
Cette nouvelle campagne, après une première en 2005, résulte d'un partenariat unique en Europe entre opérateurs mobiles, équipementiers, constructeurs automobiles, pouvoirs publics et Prévention routière.
Son message est donc le fruit d'un compromis qui rappelle avant tout que depuis 2003 il est interdit de conduire avec un téléphone mobile à la main.
Les verbalisations pour ce motif ont d'ailleurs augmenté de 10% entre 2004 et 2005, passant de 385.000 à 423.000. Un conducteur sur six, soit 16%, avoue téléphoner en conduisant, selon un sondage Ifop réalisé à l'occasion de cette campagne.
En revanche, le kit mains libres reste toléré même si ses effets sur la concentration sont reconnus.
Quel que soit le dispositif utilisé, "une conversation avec un téléphone mobile est plus difficile à tenir qu'avec un passager", a souligné à l'AFP Marie-Pierre Bruyas, coauteur de l'étude de l'Inrets.
Contrairement à l'interlocuteur au téléphone, le passager peut par exemple mesurer la complexité de la situation routière et s'arrêter de parler si c'est trop dangereux.
Le président de la Prévention Routière Bernard Pottier a rappelé qu'il souhaitait que ce kit "soit interdit" au volant tout en reconnaissant qu'une telle interdiction n'existait dans aucun pays et qu'il était parfois difficile pour les policiers de savoir si un conducteur, doté d'un tel kit, téléphonait réellement.
Cependant, en cas d'accident, l'usage d'un kit mains libres, s'il est prouvé, peut être pris en compte comme facteur de "non-maîtrise du véhicule", a assuré Dominique Perben.
"Le dépliant ne parle quasiment pas du kit mains libres parce que tous les partenaires sont convenus de se placer sur un autre plan, celui des bons réflexes et du bon usage", reconnaît Philippe Montagner, président de l'Association française des opérateurs mobiles (Afom).
"La France est en avance sur le sujet", s'est toutefois félicité Rémy Heitz, délégué interministériel à la Sécurité routière, en soulignant que "certains pays européens n'ont pas de réglementation concernant l'usage du téléphone mobile au volant".
June 19, 2006
Paradis et enfer : une vague superstition
NEW YORK (AP) - Le paradis et l'enfer ne sont plus ce qu'ils étaient: aux Etats-Unis, des intellectuels chrétiens estiment que la connaissance de ces deux concepts chez les fidèles américains est de plus en plus superficielle, au point de devenir une vague superstition.Certes, le prénom Naveah composé avec les lettre inversées du mot paradis en anglais (heaven) connaît un réel engouement et les sondages montrent que la plupart des Américains croient en l'existence d'une forme de paradis.
Mais cela ne suffit pas à rassurer des penseurs chrétiens comme Jeffrey Russell, professeur d'histoire à l'université de Californie et auteur de "Paradise Mislaid: How We Lost Heaven and How We Can Regain It" ("Paradis égaré: comment nous avons perdu le paradis et comment nous pouvons le retrouver). Selon eux, la connaissance de la notion de paradis et d'enfer chez les fidèles se dégrade.
Un sondage Gallup publié en 2004 montre que 81% des Américains croient au paradis et 70% à l'enfer. Selon une enquête antérieure, 77% jugent leurs chances d'aller au paradis "bonnes" ou "excellentes", et peu estiment mériter l'enfer.
"La proportion de ceux qui disent croire au paradis est restée assez constante au cours des 50 dernières années, mais ce que les gens entendent par là a énormément changé", explique M. Russell. La confusion est telle chez certains, qu'ils croient au paradis mais pas en Dieu, s'étonne-t-il, évoquant l'influence du courant "New Age".
"Le paradis a progressivement été mis au rancard par les courants intellectuels dominants", écrit M. Russell. Quant à l'enfer, cela fait également longtemps, selon lui, que le sujet n'a pas été traité à l'église ou dans la littérature religieuse.
Son livre est un plaidoyer contre le "physicalisme", qui affirme que la connaissance s'acquiert seulement par les sens et la science empirique. M. Russell reproche à cette thèse moderne d'ignorer le sens moral et le surnaturel, notamment le paradis et l'enfer.
De son côté, le pasteur David Wells, du séminaire théologique Gordon-Conwella au Massachusetts se plaint depuis des années d'une érosion de l'enseignement des valeurs chrétiennes. Selon lui, le christianisme est sur la défensive en Occident face au scepticisme religieux, à la laïcité, au matérialisme et au consumérisme.
Lorsque la vérité chrétienne se heurte à l'idée dominante selon laquelle l'individu doit choisir ce qu'il juge bon pour lui, "quelque chose doit céder", estime-t-il. "Et dans le monde actuel, en Amérique et dans une grande partie de l'Occident, c'est le christianisme qui cède."
Une interrogation récurrente concerne le profil des candidats au paradis. A la question posée par un sondage "Newsweek"/belief.com l'an dernier "Une bonne personne qui n'est pas de votre religion peut-elle aller au paradis ou obtenir le salut?", 79% des Américains ont répondu oui.
Selon le Concile Vatican II (1962-65), les personnes qui ne connaissent pas l'Evangile mais cherchent Dieu sincèrement peuvent accéder au "salut éternel". Le cardinal américain Avery Dulles met toutefois en garde contre l"'optimisme irraisonné" de nombreux chrétiens qui supposent que "tout le monde ou presque doit être sauvé".
Les chrétiens peuvent "espérer que beaucoup, sinon tous, seront sauvés", selon le prélat. Mais, ajoute-t-il, le Nouveau Testament souligne "la nécessité absolue de la foi pour le salut" et affirme qu'il n'existe qu'une seule alternative: "la joie éternelle en la présence de Dieu" ou "le tourment éternel en l'absence de Dieu". AP
PARIS (AP) - Mgr Michel Dubost, évêque d'Évry-Corbeil-Essonnes (Essonne), estime qu'"on aboutit à une grande fragilité pour l'enfant (...) en privilégiant la liberté des parents" dans le débat sur l'homoparentalité. Dans "La Croix" de mardi, Mgr Michel Dubost juge "possible qu'il existe des couples homosexuels d'une grande générosité capables d'aimer des enfants". "Mais la question n'est pas là. Il s'agit de savoir ce qui est essentiel pour le bonheur de l'humanité et pour celui des enfants en particulier". "Malgré les nouvelles techniques de fécondation, il n'y aura jamais de droit 'à' l'enfant, seulement des droits 'de' l'enfant. Et, parmi ces droits, ceux d'avoir une histoire inscrite dans une généalogie, de savoir qui est son père et sa mère", plaide l'évêque d'Evry. "Quand un enfant ne sait pas qui sont ses géniteurs ou qui seront ses 'parents éducateurs' dans trois-quatre ans, comment ne ressentirait-il pas de l'insécurité?". Pour l'ecclésiastique, "l'Église se place résolument du côté de l'enfant". "J'ignore quand nous parlerons (de ce sujet, NDLR) mais la question est importante et ne peut être laissée aux surenchères électoralistes", ajoute-t-il. Interrogé sur la légalisation du mariage et de l'adoption pour les homosexuels dans certains pays européens, Mgr Dubost constate qu'"en Europe et en France, la tendance est à la défense de l'égalité entre tous et au soutien des victimes". "Il est incontestable que les personnes homosexuelles ont été victimes de certaines discriminations et l'on comprend qu'elles demandent à ce que cela cesse". "Mais, quel que soit le vocabulaire qu'elle emploie, aucune loi ne pourra jamais empêcher que le mariage soit un lien institué entre un homme et une femme, ni affirmer que l'enfant est un dû, et non un don", martèle-t-il. AP |
Lille : un homme suspendu à un pont
LILLE (AP), 19 juin 2006, 11h26 - Un homme d'une cinquantaine d'années, qui s'était suspendu au cours de la nuit de dimanche à lundi sous un pont enjambant le canal du Nord à Havrincourt (Pas-de-Calais), est remonté volontairement lundi en fin de matinée, a-t-on appris lundi auprès des sapeurs-pompiers. Séparé de son fils âgé de 8 ans, il voulait alerter l'opinion publique sur les difficultés que vivent les pères séparés. Il était resté attaché à l'aide d'un baudrier à environ trente mètres au-dessus du canal pendant une dizaine d'heures. AP |
LILLE (AP) - Un homme d'une cinquantaine d'années s'est suspendu au cours de la nuit de dimanche à lundi sous un pont enjambant le canal du Nord à Havrincourt, dans le Pas-de-Calais, pour réclamer une modification des conditions de garde de son fils, a-t-on appris auprès des sapeurs-pompiers.
Séparé de son fils, âgé de 8 ans, il veut alerter l'opinion publique sur les difficultés que vivent les pères séparés. Il s'est attaché à l'aide d'un baudrier à environ trente mètres au-dessus du canal. Des pompiers et gendarmes tentent depuis lundi matin de le raisonner. AP
lep/pyr
Pas-de-Calais (Reuters) - Un homme d'une soixantaine d'années a passé la nuit de dimanche à lundi suspendu sous un pont dans le Pas-de-Calais, pour réclamer une modification des conditions de garde de son fils, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.
Il s'est attaché dimanche soir à l'aide d'un baudrier sous un pont qui enjambe le canal du Nord à Havrincourt, à proximité de Cambrai. Il a passé la nuit suspendu à 30 m de l'eau.
Séparé de la mère de son fils, il réclame le droit de voir son enfant plus souvent et veut attirer l'attention de l'opinion publique sur les difficultés des pères séparés pour entretenir des relations avec leurs enfants.
Des gendarmes et des pompiers tentaient lundi matin de le raisonner
Il se suspend à un pont pour réclamer la garde de son fils lefigaro.fr (avec AFP) 19 juin 2006, (Rubrique France) Dans la nuit de dimanche à lundi, un homme d'une cinquantaine d'années s'est suspendu sous un pont enjambant le canal du Nord à Havrincourt, dans le Pas-de-Calais, pour réclamer une modification des conditions de garde de son fils. Il ne voit plus son fils de huit ans «qu'une fois tous les trois mois». Afin d’alerter l’opinion publique sur sa situation, ce père de 58 ans a choisi un geste insensé mais spectaculaire: il s’est attaché sous un pont, entre 30 et 40 mètres au dessus du canal du Nord. Dimanche soir, pendant le match de football France-Corée du Sud, Philippe Fouquez, assistant social habitant à Laon, dans le Pas-de-Calais s’est rendu à Havrincourt, s’est harnaché à un baudrier et s’est suspendu dans le vide. Pas un coup d’essai Philppe Fouquez affirmait vouloir rencontrer les rapporteurs de la commission parlementaire d'Outreau «pour leur expliquer comment ça se passe dans le cabinet du juge des affaires familiales». Selon ses propres dires, il n'en est pas à son coup d'essai pour attirer l'attention: «Je suis déjà allé au pont de Normandie en 2004, sur la balustrade», aurait-il affirmé. «L'important était qu'il ne mette plus sa vie en danger. Il a toujours été très calme. Il a mis fin à son action après des négociations. Il voulait notamment pouvoir parler à la presse, ce qu'il a fait. Il est actuellement entendu dans une gendarmerie», a indiqué la gendarmerie à Arras. |
June 18, 2006
Quelques manifestants
Par Sempé, Quelques manifestants1983 - ISBN 2-207-22943-2
Hors série, compilations


Le défenseur des enfants tire sa révérence Delphine de Mallevoüe 26 avril 2006, (Le Figaro, rubrique France) DÉFENSEUR des enfants depuis 2000, Claire Brisset livre aujourd'hui l'ultime bilan de son activité. Son mandat de six ans, non renouvelable, arrive en effet à son terme le 3 mai. Jacques Chirac, qui l'avait désignée pour tenir les commandes de cette institution créée le 6 mars 2000, désignera son successeur dans les prochains jours. |
De l'autre côté de la planète la Société a aussi ses maux
Les politiciens français solicitent déjà l'armée, l'encadrement militaire, usent aussi de tactiques et moyens militaires pour tenter d'endiguer les troubles imputés à une certaine jeunesse et catégories de populations résidant en France. De l'autre côté de la planète la Société a aussi ses maux pour lesquels elle a également recours aux moyens et à l'efficacité de l'armée. L'article qui suit est surtout une belle illustration encore de la capacité de l'homme à nuire à son milieu naturel. Par le passé, l'immigration fût jugée utile à la France. Mais aujourd'hui, quelques catégories de la population sont invitées à quitter le territoire car elles poseraient des problèmes spécifiques à la Société. Dans l'article qui suit on peut relever que l'éradication des crapauds venimeux vise à protéger d'autres prédateurs... |
SYDNEY (AFP) - Le ministre de l'Environnement de l'Etat d'Australie-Occidentale a sollicité l'aide de l'armée auprès du gouvernement fédéral pour enrayer une invasion de crapauds venimeux.
Mark McGowan a écrit au ministre de la Défense, Brendan Nelson, pour obtenir l'intervention des militaires basés dans les Territoires du Nord voisins.
"L'armée dans les Territoires du Nord est la meilleure d'Australie", a fait valoir le ministre cité dimanche par la radio nationale. "Nous sollicitons le Commonwealth (gouvernement fédéral) pour nous aider à combattre cette terrible menace pesant sur la faune d'Australie occidentale", a-t-il ajouté.
Les crapauds dits de canne à sucre (Bufo Marinus) prospèrent dans le Nord de l'Australie. Les amphibiens disposent derrière leur tête de petits réservoirs contenant un venin si puissant qu'il peut provoquer en l'espace de quelques minutes la mort des crocodiles, des serpents et autres prédateurs.
Ils ont été introduits dans l'Etat du Queensland dans les années 1930 pour combattre les coccinelles, qui dévastaient les champs de canne à sucre des côtes de cet Etat tropical.
Les crapauds ont cependant proliféré au point d'atteindre une population de plusieurs millions d'individus menaçant la faune et la flore.
Sauf erreur d'attributions ou de dates... Les pensées qui suivent viennent faire écho étrange à cette dépèche et à la politique appliquée depuis quelques temps, en France. L'homme est un loup pour l'homme, pensée de Plaute, 254-184 av. J.-C. Pour Hobbes, 1568-1679, à l'état de nature l'homme est un loup pour l'homme, la socialisation rendrait l'homme meilleur. Mais pour Rousseau, 1712-1778, tout serait bien sortant des mains de l'auteur des choses, l'homme serait naturellement bon et ce serait la société qui le déprave. Certains étrangers seraient donc de trop sur le territoire mais ce 20 juin la France rend encore hommage aux arts primitifs et inaugure les nouveaux bâtiments du quai Branly : Un musée en train de naître, c’est toujours un événement. Lorsqu’il s’agit du déjà mythique "Musée du quai Branly", où seront présentés en plein cœur de Paris les arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques autour de magnifiques collections hissées au rang des trésors du monde extra-européen, ce n’est plus "un" événement mais une suite d’événements. Embassade de France en Egypte
En avril 2000, le Président de la République Jacques Chirac inaugurait au musée du Louvre, à Paris, les salles consacrées aux arts d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques. Le pavillon des Sessions, qui accueille ces œuvres, connaît déjà un beau succès. diplomatie.gouv.fr Bordeaux : une lycéenne bulgare menacée d'expulsion Sophie Austruy (à Bordeaux) 17 juin 2006, (Le Figaro, rubrique France) IMMIGRATION Zineb, excellente élève de première S, va devenir sans papiers en atteignant ses 18 ans. C'EST sans stress que Zineb a passé l'épreuve écrite du bac de français cette semaine. Les angoisses de cette lycéenne, en première S au lycée Michel-de-Montaigne à Bordeaux, se situent ailleurs. Le 15 août prochain, l'autorisation provisoire de séjour de cette Bulgare de 18 ans arrivera à expiration. Car la Préfecture ne lui a donné qu'une autorisation provisoire afin qu'elle puisse passer les épreuves de français du bac. «J'ai peur d'avoir à rentrer» [...] Zineb ne peut se résoudre à cette perspective. «Je suis arrivée à Bordeaux il y a cinq ans, avec mes parents et mon frère. J'avais seulement un sac de vêtements. Désormais, mon pays, c'est ici», lance-t-elle dans un français parfait. ![]() Le nouveau Musée du Quai-Branly Le Monde, 17 juin 2006 Quai Branly : les ratés d'un musée "exemplaire" pour les handicapés [...] Le président de la République, ayant fait du handicap un de ses chantiers prioritaires, a insisté dès l'origine du projet pour que celui-ci soit non seulement accessible aux personnes handicapées mais "exemplaire" en ce domaine. [...] La CCDSA a dressé un inventaire précis des points à corriger mais, lors de sa dernière inspection, mercredi 14 juin, plusieurs des documents demandés manquaient. Elle n'a pas pu effectuer la visite prévue, évitant ainsi d'avoir à donner un avis défavorable. [...] Les représentants de l'Association des paralysés de France (APF) qui ont participé aux groupes de travail constitué en amont et vérifié l'avancée des réalisations, ne cachent pas leur déception : "Jean Nouvel est passé complètement à côté de la plaque", regrette Jean-Marc Bernard, responsable de la cellule cadre de vie. |
Information judiciaire pour viols en réunion
CRETEIL (AFP) - Une vingtaine de jeunes hommes ont été mis en examen pour viols collectifs, à la suite des plaintes de deux jeunes femmes de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne), qui affirment avoir été victimes de "tournantes" il y sept ans, a-t-on appris samedi auprès du parquet de Créteil.Treize ou quatorze personnes ont été écrouées lors de trois vagues d'arrestations opérées ces deux dernières semaines, notamment dans la cité sensible des Larris de Fontenay-sous-Bois, ont précisé le parquet et une source policière.
Ils confirmaient une information parue dans l'édition de samedi du Parisien/Aujourd'hui.
La quasi-totalité des jeunes dénoncés par les plaignantes ont été interpellés, mais certains ont été relâchés faute d'éléments suffisants pesant contre eux, a précisé le parquet.
Une information judicaire a été ouverte au début de l'année après les plaintes de deux jeunes femmes pour des faits commis il y a sept ans.
Selon Le Parisien, elles ont décrit "des files d'attente dans les caves, et des +séances+ se produisant dans différents quartiers la même journée".
Toujours selon ce quotidien, les avocats de personnes mises en cause dénoncent les "déclarations confuses" des accusatrices, et des "incarcérations sur simple dénonciation".
Certains interpellés ont reconnu des relations sexuelles, mais consenties avec des +filles faciles+, précise le journal.
Les derniers déférements remontent à vendredi soir, a indiqué le parquet.
FONTENAY-SOUS-BOIS (AFP) - Après la mise en cause d'une vingtaine de jeunes dans des viols collectifs remontant à 1999, les habitants de la cité des Larris de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) mettent en doute la crédibilité des accusatrices et évoquent le spectre d'Outreau. Dans ce quartier de tours et de petits immeubles collectifs, la quasi-totalité des habitants interrogés se refusent à croire qu'autant de jeunes puissent être impliqués, même si certains estiment les accusations de viols "plausibles". "Ici tout le monde se connaît, je suis partie en colonie avec ces garçons, ce sont mes amis, ils sont incapables de faire ça", déclare Aude, 22 ans, étudiante en BTS. Selon elle, l'une des deux accusatrices est "une mendiante, quelqu'un qui n'a pas une vie stable". D'autres parlent de filles "travaillant dans des bars place Clichy", avec des antécédents psychiatriques. Selon le parquet, l'une des jeunes femmes a bien des problèmes psychiatriques, mais "postérieurs aux viols collectifs", qui se sont étalés sur quelques mois entre la fin 1999 et 2000. "Si il y a eu viols, on le condamne, mais on ne veut pas qu'il y ait d'arrestations d'innocents", dit Nikodem, 26 ans, responsable d'une association. Selon le parquet, neuf jeunes hommes ont été incarcérés, et non treize comme l'indiquait la police. Au total une vingtaine de jeunes ont été mis en examen, selon la même source. D'après le parquet, tous les jeunes mis en cause, dont certains ont été relâchés faute d'éléments à charge suffisant, se connaissaient et avaient comme leurs accusatrices entre 13 et 16 ans au moment des faits. Ils habitaient aux Larris ou dans les quartiers environnants. "Au total, toute une classe d'âge, 40 à 50 personnes, a été dénoncée", a indiqué Me Philippe Geny Santoni, avocat de deux mis en examen, selon qui une nouvelle vague d'arrestations aura lieu le semaine prochaine. Certains sont désormais pères de famille, comme le petit frère de Nabil, 28 ans, qui habite désormais dans la ville voisine de Montreuil. "On fout des vies en l'air". "Mon frère n'a jamais eu de problèmes avec les filles, ça rappelle Outreau" s'est-il indigné devant plusieurs journalistes. La première accusatrice a porté plainte fin 2005 pour un viol présumé remontant à 1999, a indiqué le parquet. Une information judiciaire pour viols en réunion a ensuite été ouverte début 2006. Selon l'édition de samedi du Parisien/Aujourd'hui, les deux plaignantes ont décrit "des files d'attente dans les caves, et des +séances+ se produisant dans différents quartiers la même journée". Selon des habitants interrogés par l'AFP, le quartier des Larris n'est plus aujourd'hui le quartier violent qu'il était à l'époque. |
Mythes et tolérance zéro
PARIS (AFP), extrait -Selon lui, "dans cet esprit, l'électeur du Front national comme l'électeur du Parti communiste n'appartiennent à personne". "Rien ne pourra m'interdire d'aller les écouter et les convaincre de nous rejoindre", prévient-il. Autre "message" retenu par le ministre de l'Intérieur: "la dignité humaine est indissociable du courage et de la responsabilité". "Je crois qu'il existe en chaque Français, un rêve de dépassement, un combat intime, une étoile secrète. Et c'est au responsable politique de leur ouvrir des chemins", estime-t-il. M. Sarkozy pose les conditions qu'il juge "décisives" pour "relancer la France" et "que ne renierait pas le Général de Gaulle: le goût de la vérité plutôt que celui des illusions, le sens de l'innovation plutôt que celui de la répétition, le choix de la droiture plutôt que celui de l'esquive". |
CHICAGO (AFP) - La "tolérance zéro" invoquée par le ministre français de l'Intérieur Nicolas Sarkozy dans sa lutte contre la criminalité en banlieue pourrait conduire à l'inverse du résultat recherché et faire augmenter les tensions, selon une étude réalisée par un universitaire franco-américain.
Pour Bernard Harcourt, 43 ans, professeur de droit à l'université de Chicago, le choix de lutter contre la petite criminalité quotidienne dans l'espoir de décourager la grande est "dangereux".
"On s'appuie sur une politique qui ne fait baisser ni les meurtres ni les vols et on gaspille les ressources (policières). Les relations de plus en plus tendues entre la police et les populations dans les quartiers favorisent aussi un embrasement de la situation" comme lors des émeutes de banlieue en France, dit à l'AFP M. Harcourt qui a mené une étude approfondie de cinq grandes villes américaines.
Dans un essai récent, intitulé "L'illusion de l'ordre: incivilités et violences urbaines, tolérance zéro?", paru aux éditions Descartes et Cie en France, et Harvard University Press aux Etats-Unis, il établit un parallèle entre les Etats-Unis et la France.
"J'essaie de montrer que l'expérience des villes américaines souvent citées en exemple en France pour justifier la politique de tolérance zéro n'est soutenue ni par les faits ni par les statistiques", dit-il.
La "tolérance zéro", invoquée par Nicolas Sarkozy, découle de la publication en 1982 de la théorie des "fenêtres cassées" selon laquelle pour faire baisser la criminalité, il faut d'abord s'attaquer aux désordres urbains mineurs, des graffitis à la mendicité en passant par la réparation des fenêtres cassées.
Selon M. Harcourt, ce concept, popularisé par l'ancien maire de New York Rudy Giuliani crédité d'avoir "nettoyé" sa ville de cette manière, s'attaque aux symptômes et pas aux causes du problème.
Le chercheur fait valoir que la baisse de la criminalité constatée alors à New York (-60,1% sur les vols entre 1993 et 1996) ne faisait en réalité qu'accompagner une tendance identique à l'échelon national. Selon lui, elle est due surtout à la fin de "l'épidémie" de crack, toute une génération de jeunes y ayant renoncé après avoir été témoin de ses ravages.
Il souligne qu'à Los Angeles, la chute du pourcentage de vols a été la même qu'à New York dans le même temps, avec des moyens en hommes inférieurs dans une police engluée de corruption.
Le chercheur ajoute que dans le même temps, les plaintes pour bavures policières ont augmenté à New York de quelque 68%. Il cite le cas de personnes désarmées abattues par la police, ou celui d'un homme battu et agressé sexuellement par la police.
Tous les procès et les 190.000 arrestations qui ont suivi à l'intérieur de la police, ont coûté quelque 400 millions de dollars, selon lui.
L'un de ses arguments les plus probants porte sur le suivi de 4.600 familles à très bas revenus vivant dans des quartiers violents de cinq grande villes (New York, Los Angeles, Chicago, Baltimore et Boston) à qui l'on a donné la possibilité de déménager dans des quartiers plus calmes pour échapper au cycle de la violence.
Trois à cinq ans plus tard, l'étude montre qu'il n'y a aucune différence de taux de criminalité entre ceux qui sont partis et ceux qui sont restés dans les quartiers.
"Vivre dans un quartier calme n'a pas changé les comportements comme nous l'aurions pensé" dit le chercheur.
Créer l'apparence de l'ordre est important, dit-il, mais si l'on se sert de la police pour régler des problèmes sociaux, au lieu de s'attaquer à la vraie criminalité, on utilise mal ses ressources limitées. Selon lui, la criminalisation des problèmes sociaux ne sert qu'à exclure un peu plus des cohortes de gens déjà marginalisés.
"Il devrait y avoir une police plus ciblée sur les crimes sérieux" comme "la drogue et les gangs".
June 16, 2006
APCE, question écrite n°490 de Mme Oskina
Questions écrites de membres de l'Assemblée parlementaire au Comité des Ministresa. Question écrite n° 490 de Mme Oskina : « Pressions de certains Etats sur les requérants auprès de la Cour européenne des Droits de l’Homme »
(CM(2006)71)
Décisions
Les Délégués
1. chargent le Secrétariat de préparer des éléments de réponse à la Question écrite n° 490, à la lumière des commentaires formulés à la présente réunion ;
2. conviennent de reprendre l'examen de cette question lors de l'une de leurs prochaines réunions.
June 12, 2006
Une sonnerie inaudible pour les « vieux »
L'année dernière Compound Security Systems, spécialisée annonce la mise au point d'un drôle d'engin : un émetteur de sons à basse fréquence destiné à être vendu aux commerçants et censé « éloigner » les jeunes délinquants.Un jeune Scandinave a recréé le « bruit du moustique » inaudible pour les plus de 35 ans, il a téléchargé sur son portable cette nouvelle sonnerie à ultrasons. Idéale en classe où le mobile est banni et parfait pour échanger des textos en toute discrétion.
Plus de détails sur Libé.
Nicolas Sarkozy a critiqué le tribunal pour enfant de Bobigny pour ses admonestations. L'article à la suite relate un ultime passage devant le juge, après 22 condamnations à la prison. Mère Noël comme à la suite que dénonce le ministre ou pères fouettards qu'il semble réclamer, à quoi ça sert ? Libé, le 12 juin 2006 Tribunal correctionnel de Bobigny En pull bleu, visage raviné, Smaïn, 38 ans, se lève. La juge lit le casier. Epuisant. Vingt-deux condamnations pour cambriolages. Smaïn a été arrêté dans un pavillon dont il avait cassé le volet avec sa hachette. «Après une mise au vert chez votre soeur, près de Perpignan, vous avez repris la toxicomanie, dit la juge, que cherchiez-vous dans ce pavillon ?» Smaïn a la voix éraillée : «De l'argent, j'en devais à mes fournisseurs. En allant les voir, j'ai fracturé le pavillon.» «Pourquoi être parti de chez votre soeur ?» Le regard de Smaïn s'éclaire : «J'étais bien avec les enfants, je travaillais avec mon beau-frère. Mais il y a eu un décès dans la famille, j'ai dû remonter.» «Et ici, vous retrouvez vos fournisseurs !», complète la juge. La procureure s'énerve : «C'est un professionnel du cambriolage !» Elle veut un an. L'avocate de Smaïn bondit : «Il a une dette envers des dealers, mais vous croyez quoi ? Que c'est un monde gentil, poli ? Comme au palais de justice ? Eh bien, ce n'est pas pareil de devoir de l'argent à un dealer et à un huissier de justice ! Les voies d'exécution ne sont pas du tout les mêmes ! Oui, il y est allé avec sa hachette, la peur au ventre !» Elle gronde : «Et la solution, c'est un an ! Mais après ? Il a eu 22 condamnations ! Toujours la prison ! C'est un malade, un toxico !» Elle marche : «Concluez un contrat de confiance avec lui. Qu'il retourne chez sa soeur et qu'il se soigne ! Donnez-lui enfin une chance !» Cinq mois dont quatre avec sursis mise à l'épreuve. Obligation de soins, interdiction de paraître en région parisienne. «Il a un mois ferme», explique la juge. «Si vous vous comportez bien, vous ferez quinze jours et ça laissera le temps à votre soeur de s'organiser.» Smaïn n'en revient pas. L'avocate lui sourit. |
June 10, 2006
Sortir le racket mafieux du silence
Les rapts de l'assistance publique, une image qui colle Au total, la PJJ, l’ASE et les associations qui en dépendent emploient 110.000 personnes, qui s’occupent de 263.000 enfants, dont 160.000 ont été placés hors de leur famille : environ la moitié dans des établissements, et l’autre moitié chez des assistantes maternelles. La toute nouvelle réforme du dispositif de la protection de l'enfance, innacceptable, n'arrangera rien à cette situation, bien au contraire. Le travail du collectif Pas De Zéro De Conduite (186230 signatures) vise cependant à essayer d'endiguer le phénomène.
Ormeta mais également collusions au sein de l'institution, cela a été très clairement mis en évidence, par exemple dans le cadre du procès en appel de Mégel ("C'est une honte", "il n'y a pas de justice", criaient à la sortie de l'audience les membres de son comité de soutien, comparé par l'avocat général Yves Jannier à "une secte" dont Robert Mégel serait le "gourou". "Affabulateur", "mythomane", "délinquant", "condamné pour une affaire de drogue", les efforts de la défense pour noircir le portrait de Jérôme n'ont pas abouti). |
ROME (AFP) - Poussés par une bande d'étudiants déterminés à secouer leurs aînés et à sortir le racket mafieux du silence, une centaine de commerçants de Palerme (Sicile) ont décidé de briser l'omerta et d'afficher publiquement leur "non" à l'extorsion.
"Un peuple entier qui paie le +pizzo+ (impôt mafieux) est un peuple sans dignité."
Il y a deux ans, par une belle nuit d'été sicilienne, les murs du centre de Palerme furent recouverts de ce slogan provocateur, tamponné noir sur blanc sur des centaines de petits adhésifs anonymes.
A l'origine de l'initiative, une poignée d'étudiants sans complexes et pour la plupart sans appartenance politique, mais décidés à "réveiller les consciences sur un problème que plus personne ne voulait voir à Palerme, alors que selon des estimations, quatre commerçants sur cinq s'acquittent du pizzo", explique Daniele Marannano, 21 ans.
Dans la foulée, les médias locaux s'interrogent sur ces messages sans signature et l'opinion publique se partage sur l'opportunité de défier ainsi la mafia locale. Le mystère s'épaissit tellement que le préfet convoque un comité extraordinaire pour la "sécurité et l'ordre public".
"Quand on s'est rendu compte que le +coup des autocollants+ avait marché, on est sorti du silence, puis on est allé chercher des commerçants pour les convaincre un par un de continuer l'aventure avec nous", poursuit Barbara Giangravè, étudiante en communication de 24 ans.
Boutique de vêtements, pizzerias, agences de voyage ou services aux entreprises, plus d'une centaine de gérants s'engagent désormais publiquement à refuser le racket mafieux et à dénoncer d'éventuels extorqueurs.
Et si tous savent qu'en 1991, à une époque où Cosa Nostra faisait parler volontiers les armes, l'entrepreneur Libero Grasso avait payé de sa vie ce genre de bravade, les rebelles ont accepté que les noms de leurs enseignes, leurs adresses et numéros de téléphone soient consultables sur internet (www.addiopizzo.org).
"Je ne me sens pas courageuse, juste cohérente. Même si je n'ai jamais eu de problème de racket dans ma petite boutique, j'ai voulu adhérer pour lutter contre un tabou et faire en sorte qu'on puisse parler librement du +pizzo+", explique Loredana Fulco, 45 ans, tablier jaune et mains farineuses, près du plan de travail où elle façonne ses pâtes fraiches.
"Beaucoup se disent qu'ils n'ont jamais été rackettés et se demandent à quoi ça sert de réveiller un chien qui dort. C'est justement contre cette peur qu'il faut se battre, pour soutenir tous ceux qui paient en silence", poursuit-elle.
Si le projet a laissé de nombreux commerçants indifférents, quelque 7.400 consommateurs se sont en revanche engagés à faire leurs courses chez les commerçants d'Addio Pizzo (Adieu Racket), et ces derniers reçoivent même des visites plus fréquentes de la police, car la magistrature et les autorités locales se sont à leur tour laissé convaincre par le projet.
"Les policiers ou les carabiniers viennent une à deux fois par jour me demander si tout va bien, s'il ne s'est rien passé de bizarre. C'est rassurant et j'ai vraiment l'impression qu'ils sont avec nous. Certains m'ont même acheté le tee-shirt de l'association", s'amuse Claudia Villani, 37 ans, dans sa boutique de vêtements recyclés.
Malgré l'intérêt qu'ils ont suscité dans les médias italiens et parfois étrangers, les étudiants d'Addio Pizzo gardent les pieds sur terre.
"Nous savons très bien que la majorité de nos adhérents n'ont jamais été menacés. Le plus dur pour nous sera de vivre dans la durée et, surtout, d'aller dans les quartiers où la mafia est très implantée, là où elle réussit à convaincre les gens qu'ils lui doivent quelque chose", conclut, lucide, Barbara Giangravè.







"Je ne sais pas s'il est encore vivant ou mort", a-t-il soufflé d'une voie chevrotante à une foule de journalistes qui l'attendait à sa sortie de centre de détention de Casabianda, près d'Aleria (Haute-Corse).
"C'est ça le plus difficile à vivre, je préfèrerais savoir qu'il est mort plutôt que de ne pas savoir. Je n'ai pas de piste privilégiée, mais je vais toutes les exploiter jusqu'au bout, jusqu'à ma mort", a lancé cet homme de 57 ans, qui a toujours clamé son innocence.
En serrant à ses côtés sa femme Nadine, qui avait appris son existence par la presse, l'a rencontré au parloir et s'est mariée avec lui en détention il y a six ans, M. Turquin a promis de déposer une troisième requête en révision de son procès fin 2006 ou début 2007, avec des "éléments nouveaux".
Il avait été condamné pour l'assassinat de son fils de 8 ans, Charles-Edouard, dont le corps n'a jamais été retrouvé.
Le Tribunal d'application des peines (TAP) de Bastia a ordonné, le 11 juillet, une libération conditionnelle après seulement 10 ans et 16 jours de prison.
"C'est une décision très rare", s'est enthousiasmé Me Olivier Morice, l'avocat de M. Turquin. "D'ordinaire, une libération conditionnelle est accordée notamment si le condamné reconnaît sa culpabilité. Parce que l'on considère qu'une personne ne peut être réinsérée si elle persiste à refuser la décision de la justice", a argumenté le défenseur. "L'accorder à M. Turquin, qui continue de crier son innocence, prouve la gêne de la justice", a ajouté Me Morice.
Le vétérinaire habitera désormais Arles, où il travaillera pour la SPA locale.
Le 21 mars 1991, M. Turquin, en instance de divorce, signale la disparition de Charles-Edouard. Le 6 mai, convaincue de sa culpabilité, son épouse enregistre à son insu M. Turquin qui avoue avoir tué leur fils et enterré son corps dans une commune voisine.
"Je n'étais pas moi-même, j'étais follement amoureux de ma femme, prêt à dire n'importe quoi pour qu'elle revienne", souffle le vétérinaire à sa sortie de prison, assurant que son ex-femme lui promettait des "faveurs sexuelles" s'il s'expliquait.
M. Turquin évoque "deux pistes", qu'il jure d'explorer jusqu'au bout.
La "piste israélienne", d'abord. En 1993 et 1999, un détective privé et un témoin affirment que l'enfant est dans une école talmudique en Israël, où sa mère s'était rendue avant sa disparition. "Il est dans une secte, il est peut-être séquestré", a avancé M. Turquin.
Puis la piste de l'accident. En juillet 2003, un avocat annonce qu'un détenu à Toul, Paul Buchheit, affirme qu'un co-détenu lui a dit avoir percuté l'enfant lors d'un cambriolage et avoir fait disparaître le corps. Buchheit promet de donner le nom du co-détenu quand il sortira de prison. Il est libérable en 2011.
Les deux pistes ont été écartées lors de deux précédentes demandes de révision.
"J'ai discuté longuement avec Buchheit", avance Me Morice. "Je crois qu'il a des éléments intéressants à dire, mais nous en réservons la teneur à la commission de révision", a conclu l'avocat.