March 3, 2007

L'idée d'un « vote juif » en faveur de M. Sarkozy


Commentaire sur le sondage IFOP publié dans Le Figaro, sur le « vote juif » du 19 juin 2006
Le CRIF, 13/07/06 - Thème: Elections

(...) Enfin et surtout, une question de sympathie partisane n’est aucunement un indicateur de vote. L’IFOP parle de « l’électorat juif » alors même que la proximité à un parti politique n’est pas réductible au vote. Il y a évidemment une corrélation mais qui est justement de moins en moins pertinente. Cette absence de rigueur dans le maniement des indicateurs est maladroite quand elle réactive le trop fameux concept du « vote juif ».


JERUSALEM (AFP) - En chute libre dans les sondages à la suite notamment d'une série "d'affaires", le Premier ministre israélien Ehud Olmert était rattrapé jeudi par un nouveau scandale (...) Ehud Olmert est le quatrième Premier ministre consécutif à être l'objet d'une enquête, après Ariel Sharon, Ehud Barak et Benjamin Netanyahu. Aucun d'entre eux n'a toutefois été inculpé.

MOSCOU (AFP) - Le numéro un du mouvement islamiste palestinien Hamas, Khaled Mechaal, a évoqué mardi pour la première fois une solution "politique" de règlement du conflit israélo-palestinien par des négociations avec Israël.

TOKYO (Reuters) - Le Japon compte accueillir une réunion de responsables israéliens, palestiniens et jordaniens le mois prochain pour contribuer à la relance du processus de paix au Proche-Orient, a annoncé le chef de la diplomatie nippone, Taro Aso.


WASHINGTON (AP) - Le secrétaire aux Armées Francis J. Harvey a démissionné vendredi soir, victime du scandale de l'hôpital militaire Walter Reed de Washington, qui a déclenché l'ouverture d'une série d'enquêtes sur la situation de tous les hôpitaux militaires américains où sont accueillis des soldats blessés en Irak et en Afghanistan.

(...) "Je suis déçu que certains dans l'armée n'aient pas évalué avec exactitude la gravité de la situation (...) à Walter Reed", s'est contenté de dire très sèchement le ministre aux journalistes, refusant de répondre à leurs questions.

(...) Les révélations du "Washington Post" sur l'état de vétusté de l'hôpital Walter Reed, considéré comme l'un des plus en pointe de l'administration militaire, les délais interminables que les blessés y subissent et les lenteurs bureaucratiques ont encore entamé le crédit de l'armée américaine, à l'heure où le soutien à la guerre d'Irak s'érode de plus en plus.

La Maison Blanche a fait savoir qu'une commission bipartisane serait désignée pour revoir la situation dans tous les hôpitaux dépendant de l'administration militaire.


PARIS (AP) - Une majorité de Français (58%) estiment qu'une absence de Jean-Marie Le Pen à la présidentielle faute des 500 parrainages nécessaires "ne serait pas une bonne chose pour la démocratie", selon un sondage IPSOS/Dell pour le magazine "Le Point" et l'opérateur téléphonique SFR rendu public samedi soir.

Une pétition pour lutter contre l'idée d'un "vote juif" en faveur de M. Sarkozy
LE MONDE | 03.03.07

Las de voir accréditée l'idée que "80 % de la communauté juive de France votent à droite", une quinzaine de "juifs de gauche", intellectuels, militants politiques ou associatifs, responsables religieux, viennent de lancer une pétition pour "réaffirmer haut et fort (leurs) convictions".

Ecrit à l'initiative de l'avocat Patrick Klugman, ancien président de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) et ancien vice-président de SOS-Racisme, ce texte dénonce "la prise d'otage de (la) communauté (juive) aux termes d'une propagande habile qui voudrait que les juifs de France aient choisi unanimement un candidat à l'élection présidentielle", en l'occurrence Nicolas Sarkozy.

M. Klugman ne nie pas l'attraction qu'exerce sur une partie de la communauté juive le candidat de l'UMP, considéré comme un "ami d'Israël" et loué pour sa fermeté dans sa condamnation des actes antisémites.

Mais, avec les pétitionnaires, il dénonce l'approche communautariste que développe, selon eux, l'actuel ministre de l'intérieur, qui "préfère s'adresser successivement et avec des égards particuliers aux juifs, aux musulmans, aux chrétiens, plutôt que simultanément à des citoyens égaux en droits et en devoirs".

"CONTRE LE COMMUNAUTARISME"

"Ce discours de Sarkozy fait des dégâts, constate M. Klugman. En flattant les particularismes, il crée une concurrence entre les minorités et exacerbe le racisme entre les communautés. Ce qu'on peut gagner avec Sarkozy en tant que juif, on le perd en tant que Français."


Persuadés que l'enjeu de l'élection présidentielle est celui "du rétablissement ou du délaissement de la République et de ses principes", notamment la laïcité, les pétitionnaires rappellent que leur histoire est marquée par l'émancipation des juifs de France, qui fut "un appel clair contre le communautarisme".

Ils espèrent collecter un millier de signatures dans les prochaines semaines et projettent l'organisation d'une réunion publique, le 26 mars, pour prendre position contre le communautarisme et pour la laïcité.

Polémique autour des propos de Le Pen sur les homosexuels comparés à du gibier
LEMONDE.FR avec AFP | 02.03.07

La CGT Paris a "condamné", vendredi 2 mars, une déclaration faite le 20 février par Jean-Marie Le Pen devant un parterre de chasseurs, dans laquelle le candidat Front national à la présidentielle aurait comparé "implicitement les homosexuels à du gibier". Ce jour-là, M. Le Pen a déclaré : "Dans le Marais de Paris, on peut chasser le chapon sans date d'ouverture ou de fermeture, mais dans le marais de Picardie, on ne peut chasser le canard en février", rappelle l'union départementale CGT Paris.

...


MARSEILLE (AFP) - Le candidat du Front national à la présidentielle Jean-Marie Le Pen a dénoncé samedi "l'incompétence foncière de ceux qui nous ont dirigés pendant 30 ans" et leur "cécité absolue" en matière de politique d'immigration, lors d'un meeting à Marseille.


Revue Quasimodo
N°6 Fictions de l’étranger

276 pages, illustré, couleur et N&B – 15 € (port compris)
Intégralité du numéro en ligne

Pour être douloureusement efficaces, les idéologies de la discrimination et du rejet (racisme, antisémitisme, xénophobie, sexisme, ethnodifférentialisme) ont besoin d’inventer, de forger et de désigner un corps « étranger » à mépriser, exécrer, écarter ou abattre. Il s’agit de rendre l’Autre visible afin de déclencher des réflexes identitaires de méfiance, de vigilance, de susciter des aversions et d’entretenir des peurs collectives. Ainsi les dépréciations, les haines et les ressentiments se focalisent et s’hystérisent sur une figure biologique, un « détail » corporel indiquant le mauvais objet ou encore le mal absolu.

Ces morphologies menaçantes, patibulaires sont des fictions de corps totalement construites, le fruit d’élucubrations qui dotent l’Alien d’une apparence répulsive, tordue vers la négativité et générant l’effroi ou l’hilarité. Ces fictions permettent de figer les différences dans un destin anatomique que les idées reçues attribuent à « l’ordre naturel ». Tous les étrangers, tous les ennemis, sont alors mis à la même enseigne corporelle, frappés du même stigmate diabolique, de la même étoile.

Contre le triomphe du préjugé, cette livraison de Quasimodo analyse l’élaboration, la diffusion et l’utilisation (toujours répressive, parfois génocidaire) de ces faciès-type.






- Ou le laxisme des services de l'Etat sur d'autres affaires -

February 20, 2007

Le proc' qui adore les gitans


Inauguration de l'AEMO Eugène Minkowski
Actualités de l'OSE France, le 16/02/2007

Un service d’Action Educative en Milieu Ouvert de l’OSE a été inauguré le 15 février 2007 à Massy. Il existe parce que l’OSE a répondu à un appel d’offre de l’Essonne.

Ses missions : protéger les enfants et rétablir la place éducative des parents.

Cette inauguration illustre la volonté de l’OSE de s’implanter dans les départements au plus près des besoins des familles.


Contribution pour la journée thématique
du 22 septembre 2000 sur
la violence de l'état contre les enfants
dans le cadre de la 25è session du Comité des droits de l'enfant
ATD Quart Monde, un PDF sur le site du CRIN

On dit souvent : « On a placé tel enfant ». Ce terme est choquant, car ce qu'on place, ce sont des objets, non des personnes. Il est choquant parce que dire qu'un enfant est « placé, c'est dire qu'il est à sa place, que la solution est trouvée. Or il n'y a pas d'enfants placés, il n'y a que des enfants déplacés, des enfants déportés, des enfants déracinés. » - Pierre Verdier, ancien inspecteur de l'Aide sociale à l'enfance, France


Le drame des enfants déportés de La Réunion : entre fiction et réalité
Témoignages, édition du samedi 20 mars 2004
Extrait :

Une légitimation du transfert

Finalement cette production médiocre va légitimer en creux le transfert des enfants. La preuve ? À la fin, la sœur, belle comme une gravure de mode, est devenue écrivain et le frère, Apollon des antipodes, musicien à succès. Et frère et sœur, devenus grands, se retrouvent inopinément à l’hôtel Saint-Alexis de Saint-Gilles, le plus chic, le plus coûteux de l’île ! Là où descend Jacques Chirac himself ! Si cela n’est pas la preuve d’une ascension sociale parfaitement réussie, que faut-il de plus ? !

Ainsi le détour par la Creuse a produit de bien beaux fruits. Qu’une fin pareille soit signée par des gens qui prétendent "citoyennement" connaître ce très honteux dossier est parfaitement consternant. Et montre que ce ne sont pas quelques télé-films fantaisistes qui solderont ce dossier pesant de notre Histoire récente.





Le Canard N°4503, 14 février 2007, page 4


Alors pourquoi pas un proc' voire même un juge du siège qui n'apprécierait pas un enfant ou son père du fait de leurs origines ? Ma dernière lettre à la HALDE est restée morte. Le proc' ne m'a pas répondu non plus au sujet de tous les problèmes que Justine a eu à Taverny.

Ma plus récente lettre au ministre de l'intérieur est sans suite connue, elle pourrait être parvenue au ministère de la justice.

Dans son dernier courrier la Caisse d'Epargne de Lorraine m'a encore répondu n'importe quoi. Du point de vue de la section financière du proc' la plainte pour recel est classée or je n'obtiens même pas mes réponses de la part de cette banque.

Je vais passer commande de « 2001 l'odysse du placement familial ou l'illusion du retour », des actes d'un colloque de 1996. Les décisions de ces collèges, juges, acteurs et partis ont pour le moment été parfaitement prédictibles.

Les professionnels de l'OSE France vont contester et nier même s'ils se réfèrent eux même à la shoah, à l'histoire de la persécution de leur communauté à travers l'occident et les âges. Les professionnels de l'OSE France ont travaillé à distendre et à rompre les liens, ils se sont s'acharné tout en alléguant qu'il y aurait un danger à Bagneux.

Carole et Isabelle doivent être satisfaites, le juge pour enfant de Nanterre leur a donné ce qu'elles réclamaient depuis des années maintenant : Justine, maltraitée. Isabelle sait pourtant ce que signifie être séquestrée, loin des siens. Je me demande ce que Isabelle pense de la situation actuelle de sa nièce.

PARIS (AP) - Le maire de Paris Bertrand Delanoë a présidé lundi soir à l'Hôtel de ville le lancement de la commémoration des cinq ans de détention d'Ingrid Bétancourt par les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) en Colombie.

Maurice Papon «est un mort sans remords et revanchard»
Malgré le tollé, il sera inhumé avec sa Légion d'honneur, selon son avocat.
Libé, mardi 20 février 2007

PARIS (AFP) - Le tribunal correctionnel de Paris rend cet après-midi à 13H30 son jugement contre le président PS de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, menacé de prison avec sursis et d'inéligibilité pour "prise illégale d'intérêts" dans des marchés passés avec des sociétés employant son épouse.

BUCAREST (AP) - Un prêtre roumain a été condamné à 14 ans de prison lundi pour avoir tué une religieuse lors d'une cérémonie d'exorcisme. Quatre religieuses ayant participé au rituel ont également été condamnées.


PARIS (AFP) - Le président PS de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, a été condamné mardi à Paris à six mois de prison avec sursis, 60.000 euros d'amende et un an de privation des droits civiques et civils, c'est-à-dire d'inéligibilité, pour "prise illégale d'intérêts" dans des marchés passés avec des sociétés employant son épouse.

PARIS (AP) - Le président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon (PS), a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Paris à six mois d'emprisonnement avec sursis, 60.000 euros d'amende et un an d'inéligibilité pour avoir favorisé l'embauche de son épouse par des sociétés prestataires de la région.

PARIS (Reuters) - Le procureur soulignait qu'un élu comme le président du conseil régional se devait d'être "insoupçonnable" et "désintéressé".


Ilan Halimi, torturé à Bagneux, est réinhumé à Jérusalem
Le Monde, le 10 Février 2007
Extrait : ILAN HALIMI, le jeune homme de confession juive enlevé et torturé, en février 2006, à Bagneux (Hauts-de-Seine), par une bande menée par Youssouf Fofana, devait être réinhumé, vendredi 9 février, en fin de matinée, dans le grand cimetière de Jérusalem. Cette initiative voulue par la mère du jeune homme, issu d'une famille traditionaliste séfarade, a été fortement soutenue par l'Agence juive, qui oeuvre à l'installation des juifs du monde entier en Israël. « La décision de réinhumer Ilan en Israël ferme un cercle sioniste », estime le président de l'Agence juive à Jérusalem, Zeev Bielski.

Mobilisation en hommage à Ilan Halimi le 26 février 2006 à Paris
www.col.fr - Le CRIF, en partenariat avec Sos-Racisme et la Licra, appelle à participer à une marche contre le racisme et l'antisémitisme en hommage à Ilan Halimi dimanche 26 février à 15h, place de la République à Paris. Les manifestants défileront jusqu'à la place de la Nation. Le CRIF appelle l'ensemble des citoyens, les personnalités politiques, les familles religieuses, l'ensemble de la société civile à participer à cette manifestation citoyenne. Ont déjà annoncé leur participation : Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur et président de lUMP ; Philippe Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères ; Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture et de la Communication ; Catherine Colonna, ministre délégué aux Affaires européennes ; Lionel Jospin, ancien Premier ministre ; François Bayrou, président de l'UDF ; François Hollande, premier secrétaire du Parti Socialiste ; Philippe de Villiers, président de Mouvement pour la France ; Bertrand Delanoë, maire de Paris ; Jean-Paul Huchon, le président de la région Ile-de-France ; Anne Hidalgo, Première adjointe au maire de Paris ; le Parti Communiste français ; les Verts ; le Grand Orient de France, le Fonds Social Juif Unifié ; le Consistoire Central de France ; le Consistoire de Paris ; lUEJF ; l'Union des Femmes Musulmanes de France ; le Comité de Défense de la Cause Arménienne ; la Ligue des Droits de l'Homme ; l'ADELMAD ; lAmitié Judéo Musulmane de France ; le CRAN, le Conseil des Démocrates Musulmans de France ; le Cercle Léon Blum ; le Bnai Brith de France ; les Fils et Filles de Déportés Juifs de France ; le MJLF ; SIONA ; le RAJF, l'Hashomer Hatsaïr ; le CJE, la WIZO, ConnecSion ;le MPCT ; Handicap et Intégration ; Accès Universel ; France Euro Méditerranée, etc.




NouvelObs, Ilan Halimi : entre 33.000 et 200.000 manifestants


Voyage de la mémoire à Auschwitz
Actus du Grand Orient de France, 18/02/2007

Une délégation du Conseil de l'Ordre du Grand Orient de France se rendra à Auschwitz le 18 février 2007, dans le cadre d'un voyage de la mémoire.

La visite de ce lieu de Mémoire sera l'occasion pour le Grand Orient de France de rendre hommage aux victimes de l'innommable.

En présence des dignitaires, des Frères et des Soeurs des Obédiences amies, le Grand Orient de France veut défendre une idée de l'Homme, de sa liberté, de sa dignité, affirmer l'urgence dune fraternité universelle, et aussi la nécessité dune citoyenneté universelle qui garantissent à tous les hommes à toutes les femmes, quelles que soient leur naissance, leur couleur, leur croyance, leur culture, l'Egalité des droits et la liberté absolue de conscience.


La séparation est définie dans le langage courant comme étant l'action de séparer, comme : désunir ce qui est joint, écarter, éloigner, être placé entre, s'interposer entre.

C'est à partir de la seconde moitié du XXème siècle que les études sur les séparations deviennent plus systématiques et " avec le recul une synergie apparaît entre les thèmes investis par le chercheur et le contexte social, entre l'histoire des idées et celle des hommes : ce n'est pas un hasard si l'étude de la séparation prend naissance au détour dune période de l'humanité marquée par des millions de morts et de déportations. "

Richard Josefsberg
Directeur Maison denfants "Château de Vaucelles"
Internat et séparations


Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu
Maurice Joly, 1864
C'est le livre dont semblent s'être directement inspiré les auteurs des protocoles des sages de Sion, extrait du 19ième dialogue :

MONTESQUIEU. C'est vrai, j'ai dit cela, mais si vous en tirez un argument favorable à votre thèse, c'est une véritable surprise pour moi.

MACHIAVEL. Vous voulez dire, sans doute, qu'il ne faut pas se prévaloir de ce qui se fait, mais de ce qui doit se faire.

MONTESQUIEU. Précisément.



- La discrimination éducative -

February 15, 2007

« Je m'améliore. Je fais plus attention »

MARSEILLE (AP) - Un couple de Marseillais s'est vu infliger mardi soir des peines allant de huit à 12 mois de prison avec sursis pour avoir fait vivre leurs deux jeunes enfants au milieu des rats, souris, lapins, cochons d'Inde, chiens et chats, dans un deux-pièces du quartier populaire de La Belle de Mai, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Le père, âgé de 46 ans, a été condamné pour délaissement à huit mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve pendant trois ans, avec obligation de soins. La mère, âgée de 28 ans, qui était aussi poursuivie pour des actes de maltraitance sur son fils de trois ans, a écopé de 12 mois de prison avec sursis, assortis de la même obligation. Le plus jeune des enfants avait deux ans.

La vermine courait le long des murs de leur appartement et les fils électriques étaient dénudés. "Je m'améliore. Je fais plus attention", a glissé la mère en réponse à l'interpellation de la présidente du tribunal correctionnel de Marseille, qui tentait de lui faire prendre conscience de la gravité de l'insalubrité du domicile familial. AP

La justice recale la police
Le Monde, 15.02.07

La critique est sévère. Selon un document interne de la chancellerie, que Le Monde s'est procuré, les vols et autres agressions ne sont pas traités correctement par les services de police. Ceux-ci transmettent des dossiers bâclés à la justice. Le rapport 2006 sur la politique pénale de la direction des affaires criminelles et des grâces dénonce l'"affaiblissement de la qualité des procédures" dressées par la police et la gendarmerie. Le document évoque un "constat largement partagé" : il émane des procureurs, chargés d'engager les poursuites contre les auteurs de délits. Bien que le ministère de la justice appelle les magistrats à un travail en commun avec la police, un tel constat n'est pas de nature à améliorer les relations entre les deux institutions, dégradées par les attaques récentes du ministre de l'intérieur contre le "laxisme" des juges.

...


- Pas mieux qu'en Autriche -

February 13, 2007

« Et vous, que pensez vous du national-socialisme ? »


PARIS (AP), extrait - Nicolas Sarkozy a annoncé mardi le retrait du volet psychiatrie du projet de loi relatif à la prévention de la délinquance, à l'occasion de l'examen en deuxième lecture du texte par les députés. Le ministre de l'Intérieur et candidat à l'élection présidentielle s'est engagé à "déposer ce texte au début de la prochaine sesssion parlementaire" s'il est élu à l'Elysée.

M. Sarkozy a expliqué qu'il souhaitait être "attentif" aux craintes exprimées par les professionnels et les familles sur les article 18 à 24 de son projet de loi.

Ces dispositions, qui réforment une loi de 1990, renforcent le rôle des maires dans les procédures d'hospitalisation d'office, c'est-à-dire contre la volonté du patient, et prévoient la création d'un fichier national de patients ayant été hospitalisés d'office en psychiatrie.


PARIS (Reuters), extrait - Les deux principaux syndicats de magistrats se sont étonnés de propos prêtés à la directrice centrale de la police judiciaire française, Martine Monteil, qui aurait pris publiquement parti pour le candidat UMP à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy.

FRANCFORT (Reuters) - Pour 40% des Allemands, contre 42% il y a seize ans, les nazis avaient "de bons côtés", selon une enquête de l'institut de sondage TNS Emnid pour la Fondation Bertelsmann, publiée lundi.

D'après ce document de 112 pages, réalisé auprès de mille personnes, si la majorité des Allemands pense que le nazisme n'a été "que négatif" ou "principalement négatif", quatre sur dix estiment qu'il a eu "de bons et de mauvais aspects". Seulement un pour cent des personnes interrogées pense que le national-socialisme avait "plus de bons que de mauvais côtés".

L'apologie du nazisme est très sévèrement réprimée en Allemagne.

Les deux tiers des sondés (contre 60% en 1991) sont "totalement d'accord" avec la phrase: "J'ai honte que les Allemands aient commis tant de crimes contre les Juifs". Huit pour cent se disent en "total désaccord" avec cette phrase, contre 13% il y a seize ans.




Paris, place de l'hotel de ville


«J'ai avorté, j'ai été humiliée, bafouée»
Les électeurs portugais doivent se prononcer dimanche dans un référendum sur la dépénalisation de l'avortement • Les sondages donnent une large avance pour le «oui» • Avant le vote, le témoignage d'Ana, qui a avorté clandestinement •
Par Marie-Line DARCY
Libé, vendredi 9 février 2007

Ana (1), 28 ans, a été accusée d¹avoir interrompu sa grossesse, ce qui fait d¹elle une criminelle selon les articles 140,141 et 142 du code pénal portugais, un acte passible de trois ans de prison. Le non-lieu obtenu en juin 2005 dans son procès -l'une des quatre affaires qualifiées d¹exemplaires au Portugal- ne semble pas l¹avoir apaisée.

Avant le référendum de dimanche, elle nous livre son témoignage :

«J'ai avorté clandestinement en toute conscience. La décision n'a pas été facile. Mais ce procès c¹est terrible. J¹ai été humiliée, bafouée, ma vie a été chamboulée. Après l'arrestation, ma carrière a été mise entre parenthèses, ma vie sociale et affective réduite à néant. Les policiers sont venus chez moi et j'ai reconnu les faits. Mais je n'ai jamais été maltraitée. Ma coaccusée a eu moins de chance. Elle a été prise sur le fait alors qu'elle se rendait à la clinique clandestine pour avorter. Pour elle, ça été très dur. Mon premier procès a été classé sans suites. Après, je m'apprêtais à tourner la page. J'étais partie au Brésil, pour un projet qui me tenait à coeur et que j'avais déjà reporté. C'est ma mère qui m'a prévenue. Ton procès reprend, tu dois rentrer. A nouveau, c'était l'humiliation, je ne voulais pas le croire (...) Je sais que j'ai été dénoncée. Je ne sais pas par qui. Après tout, je pourrai choisir de ne jamais être mère, ça me regarde. Mais ces procès sont un jeu de massacre. On a jeté mon nom en pâture sur la place publique. Je n¹ai eu aucune protection. Parfois, j'ai honte d'être Portugaise».

(1) L'idendité a été changée


VIENNE (AP) - Les Autrichiens à nouveau sous le choc d'un autre drame de la séquestration après les révélations de la presse ce week-end sur une mère qui a séquestré ses trois fillettes pendant des années.

Le quotidien "Osterreich" a le premier révélé samedi que cette femme, une avocate de 53 ans, maintenait entièrement isolées du monde ses trois fillettes alors âgées de six, dix et treize ans dans leur maison de Pöstlingberg près de Linz dans le nord de l'Autriche. Jusqu'à l'intervention des autorités en octobre 2005. Selon les premiers éléments, la mère avait rompu tout contact avec quiconque après son divorce.

Selon "Osterreich", les fillettes vivaient dans une saleté repoussante et ne voyaient que rarement la lumière du jour et il leur arrivait même de jouer avec des souris. Durant leurs années de calvaire, le père des fillettes -aujourd'hui âgées de 14, 18 et 21 ans- s'est vu constamment dénié le droit de les voir, précise le quotidien autrichien.

La chaîne publique ORF a rapporté lundi que les trois jeunes filles recevaient des soins dans le sud du pays. Leur mère a été écrouée et devrait comparaître dans les semaines qui viennent.

Margreth Tews, l'avocate de deux des jeunes filles, a déclaré lundi au quotidien "Der Standard" que les voisins inquiets avaient pourtant alerté les services sociaux et de protection de l'enfance pendant des années sans qu'aucune action ne soit engagée.

Tews ajoute que la mère avait été soignée pour des hallucinations dans une clinique de Linz en 2001 et que le père se battait depuis la même année pour obtenir de la justice une modification du droit de garde et de visite.

Franz Weissenböck, un responsable du rectorat, a déclaré à ORF que les trois filles avaient toujours des excuses pour leurs absences à l'école mais qu'elles avaient toujours passé leurs examens obligatoires. AP


- Ces procès sont un jeu de massacre... -

February 5, 2007

« Les meubles n'ont pas disparu, on les a mis un peu partout »

C'est le titre d'un article de Libé du jour, il me rappelle assez l'état de la succession de la maman de Justine :

«Les meubles n'ont pas disparu, on les a mis un peu partout»
A Bordeaux, quatre notables sont soupçonnés d'avoir spolié une personne âgée.
QUOTIDIEN : lundi 5 février 2007


infosuicide.org
11èmes Journées Nationales pour la Prévention du Suicide

Du 5 au 10 février 2007,
l’Union Nationale pour la Prévention du Suicide (UNPS) organise les 11 èmes Journées Nationales pour la Prévention du Suicide, en partenariat avec les régions françaises et avec le soutien de la Macif

Extrait du 12-13 de France 3 au sujet de la prévention du suicide, d'un divorce difficile, d'un parent dépressif ; il n'est pas dit que des difficultés créées et entretenues par les institutions socio judiciaires peuvent motiver le placement et même la disparition des enfants :





Au JT de France 2 de ce 5 février un extrait était aussi consacré au suicide. Les agriculteurs seraient les plus affectés et les hommes les premiers concernés, les chiffres seraient encourageants : constants. Depuis 10 ans, les chiffres des suicides d'ados et de jeunes seraient à la baisse. Si on se fie aux interviews du reportage, difficultés de la vie, divorce et même tentative de suicide ne seraient pas incompatibles avec la garde d'un enfant : un agriculteur qui a fait une tentative de suicide s'exprimait puis apparaissait avec sa fillette de deux ans dans ses bras.

Voir aussi la section « suicides » et de précédentes données présentées dans Etudes&Résultats de mai 2006. « Des éléments de réponses, pas d'explication » pour reprendre les propos du reportage du JT de France 2.

Suggéré en 2005 par un rapport de l'Inserm : mieux comprendre les circonstances et l'état d'esprit de la victime au moment de son acte pourrait en effet contribuer à la prévention. - Le Monde, 5/2/07

AFP le 01/02/2007 - La présidente du Medef, Laurence Parisot, s'est déclarée "outrée" par la polémique sur les chiffres du chômage, dont elle ne doute par ailleurs "absolument pas" et elle a pressé, jeudi sur BFM, le directeur général de l'Insee de s'exprimer.

"Invitez le directeur général de l'Insee. C'est lui qui a la responsabilité, c'est un grand statisticien, c'est à lui de dire la vérité des choses", a déclaré Mme Parisot à BFM, en précisant qu'elle "ne doutait absolument pas des chiffres fournis par l'Insee".

"Je suis outrée au delà de ce que je peux dire quand je vois ces débats sur des questions statistiques", avait-elle également déclaré sur LCI, la veille, en ajoutant : "je demande que le directeur général de l'Insee prenne la parole".

En raisons d'incertitudes techniques, l'Insee a annoncé le 16 janvier le report à l'automne de son Enquête Emploi 2006, qui donne chaque année en mars les statistiques du chômage dans leur version révisée, ce qui a provoqué une vive polémique à l'approche des élections.

...


PARIS (AP), extrait - "Entre 250.000 et 300.000 enfants de notre planète sont aujourd'hui associés aux forces et groupes armés": le ministre français des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy a souligné lundi l'ampleur du drame des enfants soldats au premier jour d'une réunion internationale marquée par le témoignage d'un ex-enrôlé de force.

PARIS (AFP) - Le juge Renaud Van Ruymbeke, renvoyé vendredi devant le Conseil supérieur de la Magistrature (CSM), exprime son inquiétude quant à l'avenir des juges d'instruction financiers, dans une interview au Monde daté de dimanche-lundi.

"Les juges financiers sont beaucoup discrédités maintenant. Les politiques n'ont pas digéré ce qui s'est passé il y a une quinzaine d'années. On l'a vu avec l'Italie et l'ère Berlusconi. La corruption internationale se porte bien. Les juges n'ont pas le droit d'aller voir : secret défense", regrette le magistrat, faisant allusion à son enquête sur les frégates de Taïwan, bloquée en France par le secret défense.

"On ne parle plus du tout de ces questions dans le débat politique. C'est la fin des affaires financières. Le système international est déjà beaucoup trop verrouillé. Si, en plus, on s'en prend au juge qui tente de remonter ces affaires, ce n'est plus la peine", déplore le juge financier, en référence au critique formulées à son endroit par l'Inspection générale des services judiciaires (IGSJ).

Dans un rapport, l'IGSJ a reproché au juge d'avoir notamment été "singulièrement imprudent ou d'avoir manqué de discernement en acceptant ou en décidant de conduire des entretiens hors procédure" avec Jean-Louis Gergorin, personnage central de l'affaire des faux listings Clearstream.

L'ancien dirigeant d'EADS avait prétendu apporter au juge des éléments permettant d'identifier les bénéficiaires des commissions occultes versées lors de la vente de frégates françaises à Taïwan en 1991 alors que les investigations étaient bloquées par le secret défense.

Ce sont les conclusions du rapport de l'IGSJ qui valent au juge d'être renvoyé devant le CSM, organe disciplinaire de la magistrature, qui peut prononcer des sanctions allant de la simple réprimande jusqu'à la révocation.

S'exprimant sur le fond de l'affaire de dénonciation calomnieuse Clearstream, le juge affirme: "On m'a tendu un piège que j'ai déjoué".

"Au départ, on me transmet des comptes qui vont se révéler falsifiés. Des services de l'Etat sont informés. On ne m'en informe pas", souligne le magistrat en référence à l'enquête du général Philippe Rondot, qui avait identifié la manipulation avant même que M. Van Ruymbeke ne soit saisi du dossier.

"J'ai dit aux inspecteurs (de l'IGSJ) que s'ils voulaient vraiment faire une enquête objective, ils devaient se pencher sur les raisons pour lesquelles on ne m'a jamais transmis les conclusions du général Rondot, les démarches antérieures de M. Gergorin auprès de M. de Villepin, pourquoi on ne m'a pas informé que deux ministres savaient", raconte le juge, en référence à Michèle Alliot-Marie et Dominique de Villepin, en charge de la Défense et de l'Intérieur à l'époque.

"Plutôt que de se limiter à ma personne, ils auraient dû mener une enquête plus large. Ils ne l'ont pas fait car j'étais la seule cible", affirme-t-il.


- La corruption se porte bien -

January 26, 2007

Quelques informations et décisions du moment

Le délibéré de Paris 13ième a été rendu. A la suite de l'extrait du JT de France 3 région Lorraine, 19-20 du 25 janvier 2007, quelques informations pour mieux situer le contexte politique et social dans lequel la décision a été rendue. Mireille Millet qui a été déboutée entend faire appel de la décision :





PARIS (AFP), 17 janvier 2007, extraits - Les députés ont trouvé mercredi un large consensus sur le projet de loi réformant les tutelles, destiné à mieux protéger les adultes vulnérables, toujours plus nombreux avec le vieillissement de la population, et mettre fin à de nombreux abus. (...) "Le projet contient de nombreuses innovations, nous ne voulons plus voir de vieilles dames dépouillées de leurs économies, des handicapés dont les comptes bancaires fondent comme neige au soleil", a lancé Maxime Gremetz (PCF).

Libé, 26 janvier 2007
Les chers amis de la vieille dame écroués
Une voyante et un conseiller financier ont été incarcérés à Bordeaux, accusés de vol et d'abus de faiblesse. Deux personnalités de la mairie sont aussi mises en examen.

Quatre notables bordelais mis en examen pour abus de faiblesse sur une vieille dame
AP, jeudi 25 janvier 2007, 17h35


Le Monde, 25.01.07
L'abbé Pierre a reçu un 'hommage national" à Notre-Dame
La messe de funérailles du fondateur d'Emmaüs a aussi réuni des centaines d'admirateurs sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame, à Paris. Le prêtre devait ensuite être enterré dans l'intimité près des premiers compagnons.

Un SDF écrasé dans ses cartons par un camion poubelle à Valence
AP via Yahoo! Actualités - 22 janv. 10 h 30, extrait :
Un sans domicile fixe âgé de 60 ans qui dormait dans des cartons dans une petite rue de valence (Drôme) est mort écrasé par un camion de ramassage des ordures ménagères, a-t-on appris lundi de source policière. L'accident s'est produit samedi matin vers 6h dans une ruelle étroite. Roland Bridon, originaire d'Annonay (Ardèche), est mort de ses blessures quelques heures plus tard, d'une hémorragie interne après avoir été transporté à l'hôpital de la ville.




Paris, entre Alesia et Denfert


PARIS (AFP) - Les sectes ont changé de stratégie, délaissant les gourous mystiques au profit de formateurs, thérapeutes ou lobbyistes qui se fondent dans le paysage sans signes extérieurs de prosélytisme, constate la Miviludes dans son quatrième rapport annuel publié mercredi.

La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) s'est donc penchée particulièrement sur la formation professionnelle et sur le fonctionnement économique des sectes, autrement dit sur les nouveaux moyens de collecter des fonds et de recruter des adeptes.

Pas question toutefois de voir des sectes partout, souligne le président de la Miviludes, Jean-Michel Roulet : On parle de "dérive sectaire" quand il y a une "emprise" manifeste sur la personne (ou "mise en état de sujétion") et quand il y a des victimes directes ou collatérales (rupture des liens familiaux, disparition du patrimoine, etc.).

Cette emprise sectaire, qui se traduit par un embrigadement physique et moral, s'insinue dans la vie de tous les jours et peut commencer par un banal stage de formation professionnelle ou de réinsertion sociale. Mais il y a danger s'il est particulièrement coûteux, exigeant en temps et en "obéissance" ou s'il implique des mises en condition à coup de jeûne ou de substances diverses.

Le contexte est porteur, remarque la Miviludes, parce que les métiers évoluent et que les individus recherchent une optimisation de leurs capacités. D'où une floraison de stages de "reconstruction personnelle" et de formation liées au domaine de la santé. La Miviludes cite ainsi la formation (non reconnue) de "praticien en analyse et réinformation cellulaire", mélange de psychothérapie et de naturopathie qui "vise à rétablir l'harmonie entre le corps, l'esprit et son environnement", ou la formation de Doula (accompagnatrice d'accouchement).

Certaines sectes font aussi une intense activité de lobbying dans le domaine de la propriété intellectuelle (source de copyrights) et particulièrement dans le domaine informatique.

La Miviludes cite l'exemple de la société internationale de services informatiques Panda Software, qui commercialise des logiciels de sécurité, dont des antivirus et assure de la maintenance et du dépannage. A ce titre, elle a accès à des fichiers de données personnelles. Le patron de cette entreprise est membre de la Scientologie et du Wise institute of Scientology enterprises (WISE). L'ordre du jour du congrès de WISE à Athènes en 2006 portait notamment sur le moyen de "prendre le contrôle international de l'industrie de la formation" et de mettre en place les technologies maison de management "au sommet d'un pays".

La Miviludes relève aussi le cas de sociétés de publipostage qui collectent des dons pour soutenir diverses campagnes (d'où l'importance des fichiers d'adresses), signalant que ce procédé a remplacé les traditionnelles quêtes.

Les sectes s'activent beaucoup à décrédibiliser ceux qui les combattent, indique le rapport qui détaille les multiples actions intentées au plan judiciaire.

La Miviludes souligne enfin que la France n'est pas le seul pays à tenter de contrer les dérives sectaires, signalant les dispositions prises en Belgique, en Allemagne, en Suède, etc., particulièrement sur le plan fiscal.

(Le rapport de la Miviludes, Documentation française, 364 pages, 15 euros)

Déclaration de Mme Gautier dans le cadre des violences faites aux femmes, en réponse à Ségolène Royal : "Il m'apparaît autrement plus utile de contrôler l'application des lois existantes, avant de faire des déclarations précipitées."
Source : Paris (AFP), 23 janvier 2007, Violence aux femmes: une "grande loi cadre" après la victoire de Royal

Maltraitance (envers les personnes handicapées) : briser la loi du silence

JUILHARD (Jean-Marc)
RAPPORT 339 - Tome I (2002-2003) - commission d'enquête

Force est, effectivement, de souligner l'insignifiance de ces données. Assurément, le nombre extrêmement faible de signalements constitue le meilleur aveu de la sous-estimation, en France, de la maltraitance envers les personnes handicapées accueillies en établissements. Ils pourraient paraître signifier que rien ne s'est passé dans des milliers d'établissements répartis sur des dizaines de départements, ce qui, eu égard à la population visée, est tout simplement inconcevable !

En réalité, ces chiffres ne portent que sur des signalements adressés à la DDASS concernée qui les a ensuite transmis à son administration centrale. Ils ne peuvent donc pas remplacer des statistiques sur l'ensemble du phénomène, sachant que la plupart des actes de maltraitance ne font l'objet d'aucun signalement à qui que ce soit.

BOBIGNY (AFP) - L'image des parents acheteurs, "sauveurs" surgis à point nommé pour s'occuper de bébés prétendument laissés à l'abandon, s'écorne au fil des débats devant le tribunal correctionnel de Bobigny qui juge depuis lundi parents et intermédiaires d'un vaste trafic de bébés bulgares.

DOUAI (AP) - Le député UMP Christian Vanneste a été condamné jeudi par la cour d'appel de Douai (Nord) à 3.000 euros d'amende pour des injures publiques à la suite de ses propos sur la communauté homosexuelle, en janvier 2005, qui avaient été publiés dans deux journaux nordistes.

MONTPELLIER (AFP) - Georges Frêche, président socialiste de la région Languedoc-Roussillon, a écopé jeudi d'une amende de 15.000 euros pour avoir traité en février 2006 des harkis de "sous-hommes", des propos qui avaient suscité l'indignation générale et la colère d'associations de harkis.


Quatre hypothèses pour un départ de la Place Beauvau
Le Monde, 26.01.07, extrait
La promesse d'une campagne "sereine" ne sera pas tenue. Pourtant, l'image de Nicolas Sarkozy, accompagné de Michel Barnier, Xavier Bertrand et Christine Boutin, embarquant dans le train Corail de 12 h 37 à destination de Saint-Quentin, s'en voulait l'illustration. Un candidat et ses conseillers devisant aimablement avant une visite de terrain. Quoi de plus paisible. Mais voilà, ce jeudi 25 janvier, tout a volé en éclats. "Il veut rester zen, mais ça l'énerve", glisse un conseiller du candidat.

Ce qui l'énerve ? La polémique suscitée par la révélation par Le Canard enchaîné du 24 janvier d'une enquête des Renseignements généraux (RG) visant Bruno Rebelle, ancien président de Greenpeace France et conseiller de Ségolène Royal. Une révélation confirmée par les RG. Croyant tenir l'occasion d'affaiblir le président de l'UMP, le Parti socialiste dénonce "le mélange des genres" entre le candidat et le ministre de l'intérieur. "Ça va ressusciter le fantasme d'un homme qui contrôlerait tout", redoute-t-on dans l'entourage de M. Sarkozy.


BOBIGNY (AFP) - Trois jeunes soupçonnés d'avoir volé à Neuilly-sur-Seine le scooter d'un fils de Nicolas Sarkozy ont été arrêtés en Seine-Saint-Denis, grâce à des recherches d'empreintes et d'ADN, et mis en examen à Bobigny, a-t-on appris de sources proches de l'enquête.

Un policier, interrogé sur la célérité de l'enquête et les moyens mis en oeuvre, a souligné qu'elle avait été "bien menée" avec les moyens "classiquement utilisés".

Interrogé par l'AFP, un porte-parole du ministère de l'Intérieur s'est refusé à tout commentaire sur cette affaire.


- D'autres audiences et décisions sont attendues -

January 19, 2007

« la chancellerie a donné des instructions ! »


Article 12. Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

CIDE, première partie, article 8
1. Les États parties s'engagent à respecter le droit de l'enfant de préserver son identité, y compris sa nationalité, son nom et ses relations familiales, tels qu'ils sont reconnus par la loi, sans ingérence illégale.
2. Si un enfant est illégalement privé des éléments constitutifs de son identité ou de certains d'entre eux, les États parties doivent lui accorder une assistance et une protection appropriées, pour que son identité soit rétablie aussi rapidement que possible.


L'adolescent séquestré pendant 4 ans dit «avoir prié et espéré»
Agence France-Presse
Washington, 18 janvier 2007

Un adolescent américain séquestré pendant plus de quatre ans et victime d'abus sexuels, selon ses parents, a dit jeudi avoir prié et espéré tous les jours jusqu'à sa libération il y a une semaine.

Shawn Hornbeck, 15 ans, cheveux bruns coupés et sans les piercings qu'il portait lorsqu'il a été découvert, est apparu sur la chaîne de télévision ABC, qui s'est abstenue de l'interroger sur les abus sexuels évoqués par ses parents ou sur sa relation avec son ravisseur, Michael Devlin.

Shawn a affirmé avoir pensé à sa famille «tous les jours» depuis son enlèvement en 2002 dans le Missouri (centre). «J'ai demandé à Dieu d'être réuni un jour avec ma famille». À la question de savoir s'il avait essayé de les contacter, il a répondu par la négative, tout en admettant avoir eu un accès à l'Internet et au téléphone.

« Ce ne sont pas des casseurs »
Arnaud Levy-Soussan est l’avocat de trois jeunes condamnés, samedi dernier, à Grenoble, à quatre mois de prison avec sursis.
L'Humanité, le 30 mars 2006, extrait :

Arnaud Levy-Soussan. Au pire, je les voyais prendre des travaux d’intérêt général. Beaucoup de procédures ne tenaient pas la route. Mais le procureur a requis de la prison ferme. Dans son délibéré, le président a voulu lancer un message aux manifestants. Pendant les audiences, il a répété qu’il ne s’agissait pas d’une audience politique. Mais la chancellerie a donné des instructions ! Elle réagit par rapport à l’opinion publique. Il y a une volonté de démontrer que la réaction est rapide et sévère.

PARIS (AP) - Le garde des Sceaux Pascal Clément s'est posé jeudi en gardien des institutions de la Ve République, s'en prenant à ceux qui veulent instaurer une VIe République ou un régime présidentiel, avant de vanter le bilan gouvernemental en matière judiciaire.

"La France n'a pas besoin d'un régime présidentiel, d'un retour à la IVe République ou d'une hypothétique démocratie participative", a-t-il déclaré jeudi lors de ses voeux à la presse.

Le gouvernement doit présenter trois réformes constitutionnelles devant le Congrès en février qui concernent la réforme du statut pénal du chef de l'Etat, le gel du corps électoral de la Nouvelle-Calédonie et l'inscription dans la Constitution française de l'abolition de la peine de mort. Trois textes qui doivent auparavant être adoptés dans les mêmes termes par les députés et sénateurs.

Aucun de ces textes "ne remet en cause l'esprit des institutions de 1958", a assuré le ministre de la justice. "Au cours de la campagne qui s'approche, je veillerai personnellement au respect de ces principes".

En septembre 2005, Pascal Clément avait déclenché un tollé en envisageant de s'affranchir de la Constitution et du principe de non rétroactivité des lois en voulant instaurer le bracelet électronique mobile. Ce qui lui avait valu de se faire vertement réprimander par le président du Conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud.

Le garde des Sceaux s'est félicité d'autre part de l'action de la majorité dans le domaine judiciaire en énumérant les dernières lois votées par le Parlement, dont la réforme de la justice, réponse au drame d'Outreau.

"J'ai voulu une réforme de la Justice pour les Français, ancrée dans le réel, et non une révolution judiciaire, pour le seul plaisir des théoriciens", a-t-il ajouté.


Sarkozy en 1995 : «rien ne ressemblera plus à la France d'après que la France d'avant»
Exclusivité Marianne2007.info

« Ensemble tout devient possible », en 1995, Nicolas Sarkozy n'y croit pas. (...) « Je ne crois pas aux hommes providentiels. Je n'y crois pas. (...) Et on sait parfaitement bien que ce n'est pas vingt-neuf ministres autour d'un Premier ministre, que ce n'est pas un nouveau président de la République qui changera tout. Un mot, si vous permettez : rien ne ressemblera plus à la France d'après l'élection présidentielle, que la France d'avant. »

Surveiller (un peu) et punir (beaucoup) en prison
Violences, humiliations, brimades : un rapport indépendant accable des surveillants de la maison d'arrêt de Liancourt dans l'Oise, dénoncés par leurs collègues.
Libé, lundi 22 janvier 2007

Un rapport blâme le fonctionnement d'une structure
Censé accueillir en urgence et protéger les mineurs en danger, le Foyer de l´enfance des Alpes-Maritimes (FEAM), structure du conseil général, serait une institution «maltraitante», selon quatre magistrates de Grasse. «Emues, choquées et scandalisées», trois juges des enfants et une substitute dénoncent un «fonctionnement délétère» dans un rapport confidentiel du 17 septembre, révélé récemment par Nice-Matin.
Libé , 6 janvier 2005



TF1-LCI, le 18/02/2006


En accueillant samedi 2.500 nouveaux adhérents de l'UMP, Nicolas Sarkozy a inauguré un nouveau slogan : "Imaginons la France d'après". - "Nous sommes en train de révolutionner la vie politique", a assuré le président de l'UMP. "L'année 2006, je l'ai attendue avec impatience, mais ce n'est rien par rapport à 2007".


- Selon que vous ayez des copains puissants... -

January 14, 2007

Sarkozy désigné candidat UMP à la présidentielle

PARIS (AFP), extraits - Nicolas Sarkozy, plébiscité dimanche par l'UMP pour porter les couleurs du parti à la présidentielle, s'est immédiatement tourné "vers tous les Français", en affirmant vouloir être "le président de la France réunie".

(...) "Je veux être le président d'une France réunie (...) le président qui va remettre la morale au coeur de la politique (...) Je veux une démocratie irréprochable", a-t-il dit.

Affirmant vouloir se "tourner vers tous les Français", M. Sarkozy a prévenu qu'il ne serait "pas que le candidat de l'UMP". Alors que plébiscité dans son parti il suscite des réactions hostiles au dehors (il inquiète 51% de français selon un sondage IFOP/JDD), il s'est efforcé de prouver que, mûri par les épreuves, il avait "changé", répétant ce mot plusieurs fois.


- Chassez le naturel... -

Inculpée pour « atteinte à l'intérêt » de l'Egypte


EVREUX (AP) - Une femme de 33 ans qui avait tiré sur des policiers à Evreux (Eure) dans la nuit de mardi à mercredi, a été mise en examen et écrouée vendredi soir, a-t-on appris de source judiciaire.

Les faits s'étaient déroulés dans l'appartement d'un immeuble du quartier de Nétreville à Evreux.

Les policiers de la BAC (brigade anti-criminalité) avaient été appelés parce qu'une femme ivre menaçait sa voisine avec un revolver et ce devant trois enfants en bas âge.

C'est au moment les policiers tentaient de la ramener à la raison, que la femme a pointé son arme dans leur direction et a appuyé sur la gâchette. Fort heureusement pour les fonctionnaires, l'arme s'est enrayée et après examen du revolver, les policiers ont pu s'apercevoir que la balle était restée coincée dans la chambre.

Aussitôt placée en garde à vue, elle a été déférée devant un juge d'instruction d'Evreux qui l'a mise en examen pour "violences aggravées sur agents de la force publique" et écrouée.

LE CAIRE (AFP) - Une journaliste de la chaîne de télévision qatarie Al-Jazira, qui enquêtait sur de possibles cas de torture policière en Egypte, a été inculpée samedi d'"atteinte à l'intérêt national égyptien", a-t-on appris de source judiciaire.

"Houaïda Taha a été inculpé d'atteinte à l'intérêt national égyptien pour avoir fabriqué des images et porté préjudice à la réputation du pays", a déclaré cette source à l'AFP.

"Elle a été placée en détention pour la nuit et son audition reprendra" dimanche, a précisé la même source.

Mme Taha a comparu samedi matin devant la Cour suprême de sécurité de l'Etat égyptien. Lors de l'audience, le ministère public a diffusé des images filmées pour un documentaire et simulant des scènes de torture dans des commissariats de police égyptien.

Mme Taha, de nationalité égyptienne, est productrice au siège d'Al-Jazira à Doha. Elle s'était rendu en Egypte pour un documentaire sur les mauvais traitements imputés à la police et devait quitter le pays le 8 janvier.

Alors qu'elle s'apprêtait à partir, elle avait été bloquée à l'aéroport du Caire, où 50 enregistrements et son ordinateur portable lui avaient été confisqués.

En novembre, le directeur du bureau du Caire de la chaîne satellitaire, Hussein Abdel Ghani avait déjà été empêché de quitter l'Egypte sur ordre du Procureur général. Il était accusé d'avoir "diffusé des informations mensongères nuisant à la réputation du pays".

Des organisations de Défense des droits de l'Homme accusent régulièrement la police égyptienne de recourir à la torture, ce que dément le ministère de l'Intérieur.

Depuis le 27 décembre, deux policiers, soupçonnés d'avoir sexuellement agressé un détenu dans un commissariat, se trouvent en détention.

MARSEILLE (AP) - Bernard Granié, 60 ans, un élu socialiste de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), a été mis en examen samedi pour "corruption passive, trafic d'influence et atteinte à la liberté d'accès et à légalité des candidats dans les marchés publics", a-t-on appris de sources judiciaires.

Bernard Granié, président du Syndicat d'agglomération nouvelle Ouest-Provence et fer de lance du mouvement anti-incinérateur dans le sud de la France, a été écroué.

La justice le soupçonne d'avoir touché des pots-de-vin dans le cadre de la passation des marchés publics liés à la gestion des déchets sur le bassin de Fos-sur-Mer.

Il avait été placé en garde à vue jeudi dans les locaux de la Division économique et financière de la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Marseille. Le mis en cause conteste les faits qui lui sont reprochés. Un chef d'entreprise a été mis en examen pour "corruption active" et écroué lui aussi.


- Cela, c'est ailleurs -

December 18, 2006

Frères et soeurs placés : pourquoi les séparer ?


MEAUX (AFP) - Deux mineurs âgés de 9 ans et 11 ans pensionnaires du Foyer de l'enfance d'Orgemont à Meaux (Seine-et-Marne), portés disparus depuis samedi, étaient activement recherchés dimanche, a-t-on appris dimanche soir de source judiciaire.

Les deux enfants, "une fille et un garçon de même famille", ont disparu samedi en début de soirée, selon le parquet de Meaux.

Les recherches se sont concentrées dimanche soir autour d'un village proche de Meaux, où des habitants ont signalé avoir aperçu dans la journée deux enfants correspondants au signalement diffusé par les gendarmes, a affirmé le procureur René Pech.

Le procureur n'a pas donné le nom de la commune, mais a précisé que les enfants avaient pu y arriver par le train, puisqu'elle dispose d'une gare.

Le parquet de Meaux semble privilégier la fugue des enfants, placés dans leur foyer par un juge des enfants en raison de problèmes familiaux, sans toutefois écarter les autres hypothèses.

Le Foyer d'Orgemont qui a signalé leur disparition n'a pas pu être joint par l'AFP.


Paru dans La Croix du 08/11/2006, extraits :
Frères et soeurs placés : pourquoi les séparer ?
Par négligence ou manque de structures adaptées
, de nombreuses fratries sont encore aujourd'hui séparées

Une étude interne récente, effectuée sur le territoire de Cambrai, dans le Nord, révèle un constat affligeant : 90 % des fratries sont aujourd’hui séparées. Volonté délibérée, négligence, obligation de travailler dans l’urgence ou impossibilité structurelle de regrouper les fratries ? Le président du conseil général du Nord ne nous a pas autorisés à contacter les responsables des ASE (Aides sociales à l’enfance) de son département pour en savoir davantage.

Un manque de structures adaptés

Trop souvent encore, et aussi étonnant que cela puisse paraître, les frères et sœurs sont tout simplement « oubliés ». C’est ce qu’a constaté Hayat Ghazal qui, dans le cadre de sa thèse de psychologie, étudie les dossiers de jeunes adultes (âgés de 18 à 21 ans), placés dans la région de Tours et d’Orléans : on trouve dans ces dossiers très peu d’éléments sur les frères et sœurs, les liens qu’ils peuvent avoir avec eux… Et il n’est parfois même pas mentionné s’ils en ont.

La fratrie peut-être une ressource pour l'enfant

Éviter de séparer les frères et sœurs : c’est néanmoins l’objectif de l’association SOS Villages d’enfants, qui, au bout de cinquante ans d’existence, a décidé d’interroger le cœur de son projet, en organisant un colloque sur ce thème, demain à l’Unesco.

Rémy Mazin, directeur adjoint de l’association, explique : « Ne pas séparer les frères et sœurs : pourquoi ? comment ? et avec quel effet ? Aujourd’hui, ces questions n’ont pas été réfléchies dans le cadre de la protection de l’enfance, ou l’ont été de façon empirique et idéologique. Or, précise-t-il, il ne faut pas avoir de position de principe. Il existe en effet des situations où il vaut mieux séparer les frères et sœurs, quand leurs relations sont devenues trop pathologiques. Mais nous avons la conviction, au bout de cinquante ans de pratique, que la fratrie peut être une ressource pour le développement de l’enfant et un facteur de sécurité. »

BERLIN (AFP) - Siemens (Xetra: 723610 - actualité) s'empêtre de plus en plus dans "son" scandale de corruption, une affaire qui implique des cercles toujours plus larges, des sommes toujours plus élevées et nuit non seulement à l'image mais lentement aussi à l'activité de ce grand nom de l'industrie allemande.

Jusqu'à cette semaine, c'est surtout la réputation du groupe, déjà fortement écornée cette année, qui pâtissait de révélations se succédant sur caisses noires, argent détourné et systèmes de contrôle complaisants.

Jeudi toutefois les pires craintes de Siemens sont devenues réalité : le finlandais Nokia (Stockholm: NOKI-SDB.ST - actualité) , son partenaire désigné dans les réseaux téléphoniques, retarde la constitution d'une alliance prévue de longue date, préférant attendre "les résultats et les conséquences" d'un "examen sur le respect de la loi" au sein du groupe de Munich (sud).

Les activités d'infrastructures téléphoniques qui doivent être fusionnées à celles de Nokia sont en effet issues de la division Com, la plus touchée pour le moment par le scandale. Le coup de frein donné par Nokia est aussi de mauvais augure pour la cession de l'autre pan de Com, dont la vente traîne.

Si les partenaires sont pointilleux sur la déontologie, qu'en est-il des clients ? Plusieurs observateurs ont mis en garde contre un préjudice commercial pour Siemens, alors que l'organisation non-gouvernementale spécialisée dans la lutte contre la corruption Transparency International avait menacé de l'exclure du cercle de ses membres.

L'enquête Siemens porte sur une douzaine de personnes, couvre plusieurs pays (Allemagne, Grèce, Suisse...) et concerne maintenant un total de 420 millions d'euros de fonds détournés, vers des caisses noires destinées à favoriser l'attribution de contrats ou sous forme de versements pour des prestations fictives. Lundi le scandale a pris un nouveau tour avec la mise en examen de Thomas Ganswindt, ancien patron de la division Com et ex-membre du directoire central de la société.

La communication au compte-gouttes de Siemens, qui s'est contenté de commenter au coup par coup les fuites dans la presse, renforce l'impression d'impuissance qui se dégage de ce géant présent dans les transports, l'énergie et les technologies, à beaucoup d'égards vitrine de l'industrie allemande.

L'affaire a éclaté alors que l'image de Siemens avait déjà subi beaucoup de dommages cette année, d'un projet controversé de relèvement des salaires des patrons à la faillite de son ex-filiale de téléphones portables, en passant par les suppressions d'emplois qui n'en finissent pas.

Mais cette fois-ci, les dégâts vont plus loin. Même Heinrich von Pierer, ancien patron du groupe et "visage de l'économie allemande dans le monde" pour le Handelsblatt, est éclaboussé. Il est menacé d'être "balayé par ce scandale de corruption aux proportions insoupçonnées", écrit le quotidien économique dans un éditorial vendredi. Maintenant à la tête du conseil de surveillance, il ne pourra pas superviser de manière crédible l'enquête sur des agissements qui ont eu lieu alors qu'il était aux manettes de la société, écrit le journal, en écho aux appels au départ de M. von Pierer qui se multiplient.

Quant à son successeur à la présidence du directoire Klaus Kleinfeld, "cela fait longtemps qu'on ne l'a pas entendu rire", écrit l'hebdomadaire Die Zeit dans sa dernière édition, "aucun patron allemand n'a subi une telle descente aux enfers". Selon un sondage publié mercredi, seuls 28% des actionnaires de Siemens sont encore d'avis que M. Kleinfeld est à même de faire prendre de la valeur à l'entreprise, contre 52% il y a encore trois mois.


Economie
La corruption, composante gouvernementale

Selon Transparency international, les pots-de-vin affectent la vie de 70 % des Africains.
Libé, le 8 décembre 2006, extrait :

Les gouvernements s'accommodent de la corruption plutôt qu'ils ne s'attaquent à la combattre. Ce constat émane d'un baromètre de 59 661 sondés dans 62 pays réalisé par l'ONG Transparency International (TI). Seuls 22 % des personnes interrogées estiment que leur pays a une «action efficace ou très efficace» pour combattre la culture des pots-de-vin. Sur une échelle de 1 à 5, la défiance touche les partis politiques (4), le parlement et le milieu des affaires (3,7), la police et le système judiciaire (3,5), les médias et les impôts (3,3), perçus comme les plus pourris. «La corruption a infiltré durablement la vie publique, note Robin Hodess, responsable de la politique à TI. La confiance des peuples est trahie, et cette crise de légitimité menace des processus démocratiques.»

« Ce sont souvent ceux qui trichent, mentent et corrompent qui réclament des autres la vertu et la droiture, quand eux-mêmes se gardent bien de respecter la morale et le droit » MK

Une citation relevée dans un article de realisance.afrikblog,
3 décembre 2006 - Le management allemand et la corruption
Un défaut de philosophie commerciale ou un vice de la crise économique ?

Voir aussi « Ils n'agiraient que dans l'intérêt de l'enfant » ainsi que « Des juges mettent la justice en accusation ». Certains juges ne s'offusqueront pas si le justiciable a le sentiment que ses juges ne lui paraissent pas impartiaux.


Du rapport n°1038 à l'Assemblée nationale
Dépôt publié au Journal Officiel du 3 juillet 1998
Sur l'activité et le fonctionnement des tribunaux de commerce, extrait :

Comme le souligne M. Yves Mény dans son livre : La corruption de la République : « La corruption n'est pas à côté ou en marge du système, elle vit en symbiose avec lui, se nourrit de ses faiblesses, s'infiltre dans ses interstices. » C'est pourquoi il existe toute une gamme de pratiques douteuses relevées par la commission allant des petites atteintes aux règles déontologiques ou juridiques aux actes de corruption pénalement sanctionnés.

Plusieurs caractéristiques du fonctionnement des tribunaux de commerce sont en effet propices au développement de diverses formes de corruption.


Transparency International wirft Siemens raus
www.netzeitung.de, 08. Dez 2006 18:03

Siemens muss wegen des jüngsten Schmiergeldskandals die Organisation Transparency International verlassen. Dies sei «eine Frage des Anstands», sagte TI-Deutschlandchef Elshorst.

Die Anti-Korruptionsorganisation Transparency International (TI) will Siemens wegen der jüngsten Schmiergeldaffäre als Mitglied aus ihrer deutschen Sektion ausschließen. Der Deutschland-Chef der Organisation, Hansjörg Elshorst, sagte der Konzern werde nach dem 15. Dezember nicht mehr TI-Mitglied sein.


- Même certains contrôles se révèlent insuffisants -

December 11, 2006

Journée des mères et des tantes maternelles


Le bien-être des femmes va de pair avec celui des enfants, souligne l'ONU
Le Monde avec AFP, 11.12.06

L'amélioration du sort des enfants dans le monde et l'élimination des discriminations envers les femmes "sont inextricablement liés", souligne l'Unicef (Fonds des Nations unies pour l'enfance) dans son rapport annuel, publié lundi 11 décembre. Ce document est cette année entièrement consacré à la place des femmes au sein de la famille, dans la vie économique ou en politique, et à son incidence sur les enfants.

(...) [Le rapport] établit un lien étroit entre le degré de responsabilité des femmes sur les dépenses familiales, leur propre santé, leurs sorties et le bien-être des enfants.

(...) Le rapport fait plusieurs recommandations pour lutter contre les discriminations sexistes.

(...) Enfin, l'Unicef souligne que lutter contre l'inégalité homme-femme, le troisième des "objectifs du Millénaire" fixés par l'ONU, permettra d'atteindre d'autres buts : faire disparaître l'extrême pauvreté, développer l'éducation, combattre les grandes épidémies et défendre l'environnement.






Le rapport 2007 de l'UNICEF


D'un article de l'UNICEF en relation avec le précédent `' rapport '', « Behind Closed Doors » - « derrière les portes fermées » :

« La violence se rencontre dans les écoles, les établissements spécialisés (tels que les orphelinats et autres établissements de soins), dans la rue, sur le lieu de travail et dans les établissements pénitentiaires. Les enfants sont confrontés à la violence chez eux, au sein de leur famille et de la part d'autres enfants. Une faible proportion des actes de violence commis contre les enfants entraînent leur mort, mais le plus souvent, la violence ne laisse même pas de traces visibles. C'est pourtant l'un des plus graves problèmes auxquels les enfants soient confrontés aujourd'hui. »

Un réquisitoire contre les « bagnes d'enfants »

2) La censure de Vichy

Jean Victor : « Il ne faut plus que l'on traite les enfants comme des bêtes et que les pénitenciers soient des fabriques de révoltes. On les bride, on les écrase sous prétexte de les redresser et puis [ensuite] on les rejette à la rue comme des épaves. Ce système-là a fait faillite. C'est une honte pour notre pays de l'avoir toléré si longtemps... Il ne doit plus y avoir de bagnes pour les enfants » [...]

Le fonctionnaire : « Il ne faut rien exagérer ! Moi qui vous parle, j'ai appartenu autrefois à l'administration pénitentiaire. Je connais bien la question... je vous assure qu'il court beaucoup de légendes sur les pénitenciers de jeunes délinquants »


Quelques éléments pour l'histoire du "Conseil technique de l'enfance déficiente et en danger moral" de 1943
Un article de Christian Rossignol
RHEI.org, numéro 1, 1998, extraits :

Dans le courant des années 30, plusieurs projets de coordination des oeuvres concernées par la protection de l'enfance seront élaborés. Mais, dans le contexte particulier de la Illème République, où les gouvernements sont paralysés par l'équilibre des intérêts antagonistes, aucune réforme d'ensemble n'est envisageable, et cette situation n'est pas propre aux institutions de l'enfance. Dans ce contexte, aucune réforme, même minime ou relevant d'un simple bon sens technique, ne peut aboutir.

Après la défaite de juin 1940 et la remise du pouvoir entre les mains du Maréchal Pétain, des réformateurs de tous horizons, qui avaient rongé leur frein sous la IIIème République, caressent l'espoir de pouvoir enfin mener à bien leurs projets. Bon nombre d'entre eux, d'ailleurs, commettent l'erreur de croire qu'il est possible d'entreprendre une réforme durable et profonde des institutions dans un pays occupé. Cet espoir et cette illusion sont d'autant plus forts que le Maréchal Pétain n'est pas l'homme de l'extrême droite, mais le représentant d'un consensus national. Ses premiers gouvernements ne comportent aucun représentant de l'extrême droite pro-nazie, et ceux-ci n'y accéderont qu'après le 15 avril 1942 et le retour de Laval au pouvoir imposé par l'occupant.

Pour comprendre ce qui a pu se passer, il faut, je crois, garder à l'esprit qu'il n'y a pas eu "un" gouvernement de Vichy ; il y en a eu au moins six, et ceux-ci étaient loin d'être politiquement homogènes. Ils étaient traversés par des courants politiques et philosophiques souvent très différents et dont le seul ciment semble avoir été leur anti-bolchevisme. Ces courants, à tour de rôle, se sont trouvés en position dominante.

Les historiens ont coutume de distinguer trois périodes principales.

(...) Pour le Maréchal, « le redressement intellectuel et moral de la jeunesse » ( P. Pétain, déclaration du 25 juin 1940 ) occupe une place centrale dans la doctrine de la « Révolution nationale » et constitue pour lui l'assise sur laquelle elle devrait s'établir.

(...) Ces hommes - d'autres, à partir d'avril 1942, avec le retour de Laval au pouvoir - utilisent toujours la Révolution nationale comme référence, mais, s'ils gardent l'expression, ils en changent le contenu ; il ne s'agit plus dès lors d'offrir à la jeunesse « des vieilleries poussiéreuses sentant la naphtaline et l'encens ». Il ne s'agit plus, écrit Je suis partout, d'une Révolution nationale française, mais d'une « Révolution nationale et sociale européenne ». (...) Le projet politique du gouvernement est fondé sur l'hypothèse d'une victoire de l'Allemagne et défini comme un projet d'intégration européenne ; c'est le projet Laval d'« une Europe unifiée sous l'égide de l'Allemagne, où la France pourrait jouer le rôle d'un brillant second ». (...) À la fin de l'année 1941, faute de documents d'archives, et probablement aussi d'un travail suffisant, je perds la trace de ce que j'ai appelé le "Plan Plaquevent" jusqu'à l'ouverture, en 1943, des travaux du "Conseil technique de l'enfance déficiente ou en danger moral", dont la mission sera d'élaborer un nouveau projet appelé à le remplacer.

(...) « Lorsque le Conseil technique a été créé, par arrêté du 25 juillet 1943, nous avons pensé qu'il avait pour but d'établir le statut de l'enfance déficiente et en danger moral et de fournir, dans toutes les circonstances où l'enfant a besoin d'être assisté, les techniques et les méthodes qui permettent d'assurer son dépistage, son observation et son reclassement dans la vie sociale. » G. Heuyer, "Le Conseil technique, son fonctionnement, ses travaux", in La santé de l'homme, n° 27, janvier 1945

(...) Si nous ne disposons que de peu de documents originaux, il reste que les questions de choix terminologiques occupent une place importante, tant dans les travaux du conseil que dans les discours autojustificatifs postérieurs à la Libération. Si nous les interprétons en fonction du contexte politique et des circonstances que nous commençons à bien connaître, ils sont susceptibles de nous éclairer sur bien des points.

(...) En guise de conclusion

Le moment n'est pas venu, je crois, de tirer des conclusions ; je n'ai fait qu'effleurer le problème et bien d'autres questions mériteraient d'être posées.

Il reste que vouloir comprendre ce que l'on récuse n'a rien de réjouissant ; mais il faut reconnaître que le rejet dans l'inexprimé a quelque chose de paralysant.

Les travailleurs sociaux connaissent les conséquences que peuvent avoir sur la vie d'un être humain les zones d'ombre persistantes autour des circonstances de sa naissance ou les effets d'une paternité falsifiée. En serait-il de même en ce qui concerne un secteur professionnel ?

L’OSE : Oeuvre de Secours aux Enfants

3) Enfants ayant fait l’objet de mesures d’arrestations par la préfecture de police et dirigés sur l’UG.I.F., au lieu d’être dirigés sur Drancy. Enfants libérés de Drancy sur notre intervention comme enfants isolés, c’est-à-dire n’ayant aucune famille au camp, ou que nous parvenions avec l’aide de la police judiciaire à faire reconnaître comme tels.

Ces enfants devaient rester dans nos maisons sous le contrôle théorique de la police judiciaire et des autorités allemandes, contrôle qui pratiquement ne fut jamais exercé et qui permit ainsi à l’U.G.I.F. d’en disperser un très grand nombre.

2.4.1. Le camouflage des enfants en zone nord par le Comité-O.S.E. - A partir de 1941, les patronages de l’O.S.E. deviennent progressivement des vitrines légales pour l’activité clandestine. En effet, le Comité-O.S.E. profite de la présence des mères de familles pour les convaincre de leur confier les enfants et les préserver ainsi d’une menace potentielle.


- Les droits de l'homme, de l'enfant, c'est une ère révolue -

December 3, 2006

Des collectifs appellent à la fraternité, à la paix, à l'équité


Organisé du 29 novembre au 3 décembre (...), par le collectif Fraternité et l'Unapei, Place Saint-Sulpice, au cœur de Saint-Germain-des-Prés, (...) un espace de rencontres aux multiples facettes.

  • “Associations : la fraternité au quotidien”
  • “Maires, acteurs de fraternité”
  • "Services publics et éthique de fraternité”




Aujourd'hui, 3 décembre, je suis passé place Saint Sulpice. Cela a été une opportunité pour moi de discuter avec de nombreux bénévoles et professionnels du secteur de l'action sociale, plus précisemment de l'aide aux enfants et aux familles les plus démunies sinon, tout simplement, en difficultés (handicap, maladie, chomage...). Ces mêmes familles sont certainement parfois totalement désemparées face aux institutions, sentiment que partagent d'ailleurs de nombreuses personnes :

Enfants placés : les "rapts" de l'Administration
iFrap, Société Civile N°43

"j’ai eu le malheur de parler de mes difficultés financières à l’assistante sociale. Tous les services sociaux se sont mis sur mon dos. On me reproche de ne pas bien nourrir mes enfants, de ne pas leur acheter des habits neufs, de ne pas les emmener chez le coiffeur. D’où le signalement, puis le placement. Pourquoi l’Etat donne-t-il 150 € par jour à mes gamins en les séparant de leur maman ?". D’après le rapport Navés-Cathala, du nom de deux inspecteurs généraux de l’administration, sur les "accueils provisoires et placements d’enfants et d’adolescents" (juin 2000), l’administration a acquis une réputation de "rapteuse". Le rapport 2004 de la "Défenseure des enfants" appelle à une amélioration du dialogue entre les parents et les travailleurs sociaux, "faute de quoi les services responsables continueront d’être ressentis, parfois, comme des voleurs d’enfants".

"Craignant que l'enfant ne soit gravement maltraité, par exemple en cas de conflit congugal violent, il - le Juge des Enfants - prend dans la moité des cas la décision en apparence la moins risquée : le placement hors de la famille. Le rapport Navés-Cathala estime en outre que "la mesure prise dépend beaucoup plus souvent de l'offre existante que des besoins de la famille et de l'enfant" : s'il y a des places disponibles dans un établissement, le juge les remplira."


Qui ne va pas à la recherche de l'informations ne se doute pas combien ces dispositifs peuvent parfois dériver, surtout lorsqu'il est question de handicap et de prestations sociales, à lire sur le site du Sénat, séance du 5 octobre 2006, extraits :

Mardi dernier, à seize heures trente, une personne handicapée, estimant qu'elle était spoliée de ses droits, est venue dénoncer devant l'Assemblée nationale, à l'aide d'une pancarte, le sort que lui réservait l'UNEDIC ; quelques minutes plus tard, elle était saisie par neuf policiers, dont trois en civil, et emmenée à l'hôpital Georges-Pompidou.

(...) Déshabillé, mis en cellule, privé de toute possibilité de joindre ses proches, cet homme est resté jusqu'au lendemain matin à attendre l'arrivée du psychiatre, qui n'aura mis que dix minutes pour reconnaître qu'il n'avait aucun doute sur l'intégrité psychique et psychologique de la personne examinée.

(...) Madame la présidente, je souhaite que la souffrance et la solitude des plus faibles ne soient plus prises pour de la folie, et, en tous les cas, que les débats que nous avons et les textes que nous votons servent à les protéger.


Sur le plan du lobbying, très intéressant encore pour ce que j'ai rapporté de cette journée, qui semble s'inscrire en complément de mes informations :

8 octobre 2006 - Du plaisir en bouteille, un sujet tabou
"45 000 morts par an, 5 millions de malades", l'alcool, le psychotrope du pauvre, l'anxiolitique et souvent la perte des marginalisés.


Un rapport parlementaire propose que les élèves reçoivent une éducation au vin
LEMONDE.FR avec Reuters | 30.11.06

"Afin de mieux défendre le vin français, les députés de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur la viticulture recommandent d'informer, dès l'école, sur les "effets bénéfiques du vin dans le cadre d'une consommation appropriée".


Le journal de l'Action Sociale, septembre 2006, de l'édito:

"Il s'agit d'abord de maintenir éveillé la vigilance de tous sur l'importance de la liberté d'expression dans la sauvegarde du contrat social. Or, celle-ci est menacée lorsque la presse n'est plus que l'émanation de grands groupes financiers. D'ailleurs les journalistes eux même s'inquiètent de cette évolution, comme le démontrent les multiples démissions de ces derniers mois, dont tout récemment celle de Florence Aubenas, auteur d'un excellent ouvrage sur Outreau, à Libération."





Partenaires du collectif appel à la fraternité


Mais le dossier de Sébastien, marginalisé par le dispostif de la protection de l'enfance, ou le dossier de Justine, maltraitée par le même dispositif, avec ses lettres de cachet dans l'intérêt de tiers, ne sont donc d'aucun rapport avec ce qui était valorisé place Saint Sulpice. Pour ce qui concerne Sébastien et Justine, l'institution s'est empètrée puis obstinée là où elle devrait veiller à prévenir et à protéger les enfants et leurs familles. L'essentiel est détaillé dans le tract que j'ai distribué, pour information.

Je vais ensuite assister à ce forum où j'espère avoir l'opportunité de faire part de mon point de vue à la salle ainsi qu'aux organisateurs :

www.decennie.org - La Coordination française pour la Décennie a le plaisir de vous inviter au :

Forum « La non-violence à l'école »
sur le thème :

« Quelle place pour l'éducation à la non-violence
et à la paix dans l'école de demain ? »

Le samedi 9 décembre 2006, de 9h à 17h
Au Palais Bourbon, salle Colbert, à Paris



Puis il y aura encore d'autres rencontres, colloques et conférences...

Pratiques de sauvetages en situations génocidaires
Perspectives comparatives

Colloque international
Paris, 11, 12 et 13 décembre 2006

Ecole doctorale de Sciences Po
56 rue Jacob 75006 Paris


- Deux mondes : l'aide et l'intervention sociale -

December 1, 2006

Une véritable question sociale aujourd'hui


David contre Goliath (1 Samuel 17.12-54)
la-bible.net

(...) Alors, il - Éliab, son frère aîné - se fâche et il dit à David: « Pourquoi est-ce que tu es venu ici? À qui est-ce que tu as laissé ton petit troupeau dans le désert? Je te connais bien, petit orgueilleux, ton coeur est mauvais! C'est pour voir le combat que tu es venu! »
David lui répond: « Qu'est-ce que j'ai fait de mal? J'ai simplement posé une question. »

(...) Tout le monde entend parler des questions posées par David. Le roi Saül lui-même apprend cela.

(...) Saül donne à David son équipement de guerre. Il lui met son casque de bronze sur la tête et il l'habille de sa cuirasse.
David met encore l'épée de Saül par-dessus la cuirasse. Il essaie d'avancer, mais il n'y arrive pas. En effet, il n'est pas habitué à cet équipement. Alors il dit à Saül: « Avec tout cela, je ne peux pas marcher, je n'ai pas l'habitude. » Et il enlève l'équipement de Saül.

PARIS (AP) - Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy s'est engagé jeudi soir "à regarder les dossiers" d'enfants sans-papiers scolarisés dans une école du XVIIIe arrondissement de Paris mais il a refusé "la régularisation massive".

"Je suis tout à fait près à regarder les dossiers, à regarder la situation de ces familles. C'est un sujet extrêmement difficile que l'on ne peut pas évoquer à la légère", a souligné le ministre de l'Intérieur dans l'émission "A vous de juger" sur France-2.

(...) "Maintenant, il faut être humain parce que ce sont des humains dont il s'agit. Je m'engage à recevoir les représentants de cette école et d'étudier tous les cas. Je ne prétends pas avoir raison, mais je ne ferai pas de régularisation massive", a conclu Nicolas Sarkozy. AP




Ex RDA, 1995.


Maire-info, 11 mars 2002
Le quotidien d’informations en ligne destiné aux élus locaux

Le conseil général des Hauts-de-Seine critiqué par la chambre régionale des comptes pour la gestion des finances du département de 1993 à 1999

Le président du conseil général des Hauts-de-Seine, Charles Pasqua, est critiqué par la chambre régionale des comptes (CRC) pour la gestion des finances du département de 1993 à 1999 mais aussi pour le coût de l'université privée Léonard de Vinci ou certains avantages alloués aux cadres.
(...) L'encours de la dette est passé de 1 178 millions de francs (180 millions d'euros) en 1993 à 6 375 millions de francs (970 millions d'euros) en 1999, soit une augmentation de 441%, souligne la Cour des comptes.
(...) La Cour des comptes met également en cause le restaurant gastronomique "Le ruban bleu" destiné aux cadres du département.
En 2000, il a servi 20 000 repas facturés 12 euros aux fonctionnaires et 18 euros à leurs invités. Si l'ensemble des coûts de ce restaurant devaient être pris en compte, ces repas, observe la CRC, coûteraient en moyenne 60 euros, voire 120 euros.

La CRC estime aussi que des avantages divers tels que les logements de fonction de 130 fonctionnaires, des primes, des voitures, des bons d'essence ou des abonnements à la télévision par câble sont, pour nombre d'entre eux, attribués "en dehors de la réglementation et de la jurisprudence".

Quand un juge passe à la table du maire d'Asnières
Une photo immortalise l'édile déjeunant avec le magistrat alors que la ville est en pleine polémique procédurière.
Par Renaud LECADRE
Libération jeudi 30 novembre 2006

Le Ruban Bleu, restaurant du conseil général des Hauts-de-Seine (présidé par Nicolas Sarkozy), est très couru. Lundi midi, Manuel Aeschlimann, maire d'Asnières et conseiller du président de l'UMP, déjeunait en compagnie de Gérard Corouge, président du tribunal administratif. Un photographe amateur, fils d'un élu MNR, a immortalisé la scène. Dans la foulée, les opposants au sein du conseil municipal d'Asnières (PS et divers droite) rédigeaient un «appel au président de la République», en vue de faire «respecter le principe de la séparation des pouvoirs».

Suspicion. Plus de cent cinquante délibérations municipales de la commune d'Asnières, paralysée par les procédures judiciaires en tout genre (Libération du 27 novembre), sont actuellement contestées devant le tribunal administratif de Versailles. Suite à ce déjeuner, l'opposition entend introduire une requête en suspicion légitime contre le président du TA. Selon Aeschlimann, ce déjeuner était purement protocolaire, sans aborder les procédures judiciaires en cours : «D'autres élus que moi déjeunent régulièrement avec des magistrats, ou les croisent dans des cocktails. Ces magistrats ne sont pas interdits de relations publiques.» Le principal intéressé, Gérard Corouge, promu au printemps dernier à la présidence du tribunal administratif de Versailles, met également les choses au point : «J'ai des contacts avec tout un tas de décideurs locaux, mais nous ne sommes pas dans une République bananière. Cela fait partie de mon boulot : relancer nos gros clients, comme la mairie d'Asnières, les asticoter afin qu'ils respectent les délais.»

Polémique. Le président Carouge, qui personnellement ne juge aucune des procédures de la mairie d'Asnières, se définit comme «l'emmerdeur» de service, simplement soucieux de faire tourner sa juridiction. Aeschlimann, reconnaissant que la polémique est «de bonne guerre», retourne le compliment : «Qu'aurait-on dit si moi, le mal incarné, j'avais fait photographier mes opposants au restaurant ?»

PARIS (AP) - Unis et désunis à la fois. Le Syndicat de la magistrature (SM) et les avocats d'un côté, l'Union syndicale des magistrats (USM) et le syndicat des greffiers de l'autre, appellent à la mobilisation vendredi pour une revalorisation de l'aide juridictionnelle et l'amélioration du service public de la justice.

Le SM, le Syndicat des avocats de France (SAF) et les avocats de Justice action et liberté (JAL) souhaitent un mouvement de grève et de renvoi des audiences qui soit suivi par le plus grand nombre de confrères. Ils organisent par ailleurs des rassemblements dans tous les Palais de justice et notamment sur les marches de celui de Paris à 13h.

De leur côté, l'USM et les greffiers avaient prévu de descendre dans la rue dans la capitale. Le rassemblement initialement prévu place Vendôme, devant le ministère de la Justice, a finalement été annulé, aucun accord n'ayant été trouvé avec les autorités. L'USM se replie donc sur le tribunal de grande instance de Paris.

"Nous n'avons pas la même vision avec l'USM, notamment sur la question de la responsabilité des magistrats", a expliqué jeudi le secrétaire général du SM, Côme Jacquemin, lors d'une conférence de presse à Paris. Il a assuré que les syndicats travaillent ensemble pour trouver une position commune en vue d'actions ultérieures.

Avocats et magistrats partagent trois préoccupations majeures: la situation matérielle des juridictions, les perspectives de réforme et l'insuffisance de l'accès au droit des plus démunis du fait d'une aide juridictionnelle notoirement insuffisante.

"Le ministre de la Justice a souligné qu'un effort particulier avait été fait dans le budget pour le ministère de la Justice avec une hausse de plus de 5%", a concédé M. Jacquemin. "Cela ne répond pas à la situation dégradée, notamment pour les greffes".

Il a noté que même la réforme très partielle de la justice, prévue après le séisme de l'affaire d'Outreau, nécessitait des moyens supplémentaires. "On nous a juste annoncé des redéploiements de moyens", a-t-il regretté.

Les avocats, SAF et JAL confondus, ont regretté pour leur part que les promesses de 2002 sur la revalorisation de l'aide juridictionnelle, permettant la prise en charge des honoraires d'avocat pour les plus démunis, n'aient pas été tenues.

"C'est une véritable question sociale aujourd'hui", a insisté Me Emmanuelle Hauser-Phélizon. "A un moment la défense s'arrête d'elle-même quand elle n'a plus les moyens. Or nous n'avons plus les moyens aujourd'hui de donner un accès au droit aux plus démunis", a-t-elle ajouté, estimant qu'il s'agit là d'une mission de "service public de la justice".

En 2005, environ 880.000 personnes ont eu recours à l'aide juridictionnelle. Les avocats réclament la revalorisation de 15% l'unité de valeur (UV) applicable en matière d'AJ qui plafonne depuis des années à 20,84 euros. AP


- De 1 178 à 6 375 millions, la préparation du passage à l'euro ? -

November 29, 2006

Les catholiques réclament de la transparence


« Je vous avertis... De vous tenir toujours en défense [contre le démon] ; tremblez même dans la victoire ; c'est alors qu'il fait ses plus grands efforts, et qu'il remue ses machines les plus redoutables. » - Bossuet

Les catholiques réclament de la transparence quant à moi, je souhaiterai quelques explications. Je viens de sceller des enveloppes dont une grande majorité est destinée à des députés et à des sénateurs. Les lettres ouvertes pour le ministre de l'intérieur et le Procureur de la République sont aussi prêtes à être postées. Je vais être curieux des réponses et réactions alors que se rendre à Nanterre ou se déplacer à Versailles ne sert strictement à rien et c'est là dans le respect de la procédure.

Je n'attends plus de réponse de la part du ministre de la famille à ma lettre ouverte d'avril dernier. Je lui posais deux questions, l'une relative à l'enquête et l'autre relative aux voies de recours.

Si l'écureuil est aussi prompt que ce 20 novembre, journée mondiale des droits de l'enfant, je pourrais rapidement trouver un nom dans ma boite aux lettres.

Doit suivre aussi la notification du jugement rendu ce 23 novembre. Pourvu que Justine se rétablisse de cette audience chez le juge pour enfant, elle a pu apprendre que je n'avais pas baissé les bras et elle a aussi pu constater qu'il était question du juge dans le journal.


Je note que pour 75% des français une famille recomposée est une famille comme les autres (sondage Ifop, PARIS (AP), lundi 27 novembre 2006, 22h04).

Les catholiques réclament de la transparence sur l'usage de leurs dons par le Téléthon en matière de recherche génétique, notamment pour le tri d'embryons auquel ils sont opposés, sans pour autant appeler directement à un boycott, ont expliqué lundi deux évêques.
• Jean-Pierre Muller (AFP/AFP/Archives - lundi 27 novembre 2006, 19h44)


PARIS (AFP), extrait - Mgr Michel Dubost, évêque d'Evry-Corbeil-Essonnes, ne veut pas boycotter le Téléthon, en dépit des recherches sur l'embryon que finance l'Association française contre les myopathies (AFM), mais souhaite que le débat s'instaure.

Dans un entretien au quotidien La Croix, daté de mercredi, Mgr Dubost rappelle que grâce à l'AFM, qui organise le téléthon, l'espérance de vie des myopathes a été multipliée par trois et que ses recherches sont synonymes d'espoir pour les maladies orphelines.

Il reconnaît toutefois que la recherche sur les embryons humains (2% des fonds collectés par le téléthon) choque les catholiques, pour lesquels "l'homme ne doit pas être l'objet de manipulation".

Il estime que ce problème doit être résolu "non par la polémique mais par le dialogue".


- Qu'importe l'opinion et la demande du peuple aussi ? -

November 27, 2006

Des juges mettent la justice en accusation

Un vent de fronde souffle sur la magistrature, pourtant peu portée, par nature, à la rébellion. Les bouts de ficelle, les dossiers accumulés, les audiences surchargées… ce n’est pas nouveau. Mais quand une commission d’enquête les met en position d’accusés, quand une réforme de la justice prévoit une nouvelle sanction disciplinaire, et quand un ministre les cloue régulièrement au pilori, certains juges commencent à ne plus vouloir jouer le jeu. « Pour faire marcher la boutique, on fait comme si, quitte à se mettre en marge des textes, déplore Bruno Thouzellier, président de l’USM, syndicat majoritaire chez les magistrats. Les collègues sont prêts à l’accepter, mais jusqu’à un certain point. »

(...) Le juge des enfants est le personnage central de la justice des mineurs. Il s’occupe à la fois des mineurs en danger et des mineurs délinquants. C’est lui qui instruit les dossiers et prononce dans son bureau les sanctions pénales les plus légères, comme les admonestations, ou les mesures de placement pour les enfants en danger dans leur famille.

(...) Cette présence obligatoire du greffier est prévue aussi pour les audiences devant le juge aux affaires familiales ou devant le juge des tutelles. Et là encore, les entorses à la loi sont fréquentes. « Il y a une sorte d’accord tacite entre les magistrats et les avocats, qui s’engagent à ne pas soulever la nullité des actes réalisés dans ces conditions, explique-t-on à l’USM. Jusqu’au jour où… »

(...) La liste ci-dessus n’est pas exhaustive. Pour l’USM – dont le but n’est pas, malgré tout, de « paralyser la machine judiciaire » –, elle a surtout pour objectif de mettre les responsables politiques devant leurs responsabilités : « Si nous voulons une justice de qualité, il faut s’en donner les moyens. »

Extraits de la-Croix.com, 26/11/06
Des juges mettent la justice en accusation
Les magistrats sont parfois obligés, faute de moyens, de se mettre en marge de la loi. Une hypocrisie qu’ils dénonceront lors d’une journée d’action vendredi 1er décembre



Plusieurs dizaines de magistrats s'étaient rassemblées, le 14 mars 2006 sur le parvis du palais de justice de Lyon, pour protester contre l'état de "misère" dans lequel se trouve le monde judiciaire, à l'occasion d'une journée portes ouvertes dans toute la France organisée par leurs syndicats (photo Ksiazek/AFP)


NDLR - Lorsqu'on est le suspect, le baudet, un monstrueux coupable, cet ignoble parent que dépeignent ceux qui réclament l'enfant, on doit pouvoir résumer l'ensemble des procédés à très peu de choses. De mon blog, du 27 septembre 2006 :

Tout n'est qu'erreurs, illusions et illusoire.

Extrait du livre de l’Exode, Ex 20, 1-18 :

« Et Dieu prononça toutes les paroles que voici : "Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison d'esclavage.

5- Tu ne commettras pas de meurtre." »

Puis il y a ce que j'ajoutais en pied de page de ma lettre ouverte du 12 novembre au juge pour enfant :

« Sont libérés de tout devoir de fidélité, de toute dépendance, ceux dont le seigneur est manifestement tombé dans l'hérésie. » Du manuel des inquisiteurs, questions afférentes, Albin Michel, octobre 2002, p. 294.

Que d'écrits du passé et de nouveaux publiés jour après jours qui donnent à réfléchir...

Henry de MONTHERLANT / Carnets 1930-1944 / Essais /
Bibliothèque de la Pléiade / nrf Gallimard 1963

« On ne réfléchit pas assez au fait que, pendant dix-huit siècles, le christianisme empêchant les Européens de se suicider, il leur a fallu beaucoup plus de courage pour supporter l'adversité qu'il n'en a fallu aux Anciens. Le Moyen Âge, la Renaissance, tant d'atrocités et pas un suicide ! Tout supporté jusqu'au bout, sans fuir ! C'est à peser quand on juge les civilisations.
Le jour où, en France, on commence de se suicider - après la Révolution, - on renoue avec le monde qui s'éteignait vers le IIIe siècle. »

Carnet XX p.1008

Les carnets de Henry de MONTHERLANT doivent être lus avec une certaine distance. En effet, selon Dominique Iognat-Prat, les pécheurs non repentis, les suicidés, les hérétiques et les infidèles sont exclus de « l'un des cercles placé dans la dépendance du centre, le cimetière », et ne nous ont pas laissé d'écrits (voir un article du 22 octobre 2006).

Pour donner une idée de ce que peut être une instruction à charge ou à décharge, une citation extraite de Libé du 17 septembre 2005, voir « La torture dans la République », ainsi qu'une citation extraite du livre « Les sorcières, fiancées de Satan », Gallimard :

« Moi, j'applique à la lettre le principe de l'historien Vidal-Naquet. On ne discute pas avec des gens qui veulent vous tuer. On parle d'eux, sans eux. Pas de débat », s'enflamme Elisabeth Roudinesco, historienne de la psychanalyse.

« Une femme soupçonnée de sorcellerie est rarement acquittée : l'interrogatoire se déroule d'une manière telle que chaque réponse consolide l'accusation. »


- Une hypocrisie qu’ils dénonceront le 1er décembre -