April 9, 2007

Après Knut, Bilbo ?





La Suède pourrait se prendre d'affection pour un bébé lémurien de six semaines, prénommé Bilbo, rejeté par sa mère à sa naissance dans le zoo Skansen de Stockholm avant d'être sauvé par l'équipe du parc animalier.

AFP/AFP/Skansen-Akvariet


- Sauvé par l'équipe du parc animalier -

April 6, 2007

Le train rate l'arrêt à la gare de l'est

Ce n'était pas le nouveau et très performant TGV Est qui circulait à 574 km/h, ce n'était rien qu'un train venant de la grande banlieue :

Le train rate l'arrêt à la gare de l'Est : 71 blessés
Libé, 6 avril 2007

Les témoins parlent d'un «énorme choc». Les mêmes racontent que leur train venant de Château-Thierry avait pourtant «bien ralenti» et «roulait à faible allure» (...) Le convoi, qui transportait environ 1 600 passagers, a terminé sa course contre le butoir en bout de ligne. (...) Dans ce train transportant des habitants de la grande banlieue venant travailler à Paris, énormément de personnes voyageaient debout (...) On est tous tombés ensemble les uns sur les autres» (...) Elle s'en est sortie sans blessure. Bilan définitif : 71 blessés dont 58 ont été hospitalisés pour la journée




Une nouvelle maladie mentale : l'opposition, URSS, 1971


L'émotion perdure, deux semaines après l'arrestation de deux des leurs devant des écoles, rue Rampal, à Belleville. Témoignages.
«Je veux que les Chinois fassent entendre leur voix»
Libé, 6 avril 2007

Les Chinois ne prennent pas souvent la parole. Mais depuis l'arrestation, il y a un peu plus de deux semaines, de deux des leurs, à la sortie des écoles, rue Rampal, à Belleville, l'émoi est général. «Nos parents travaillent du matin au soir, même sans papiers, pour vivre ici. Ça ne fait pas d'eux des criminels ! Et puis, vous avez déjà vu des clochards chinois, vous ?», s'emporte Zhijian, 19 ans, originaire de Wenzhou, dans le sud de la Chine.

(...) Rêve évanoui. Quelong, lui, ne supporte plus cette pression : «Toutes ces rafles, ces contrôles fondés sur la couleur de peau, ça me donne des haut-le-coeur. La police tend des pièges, à Belleville, Stalingrad, Arts-et-Métiers. La peur s'installe. A la sortie du métro, les sans-papiers se sentent traqués comme des voleurs.»

...


Le Figaro, ''Angolagate'' : Mitterrand et Pasqua seront jugés
Le fils de l'ancien président et l'ex-ministre de l’Intérieur ont été renvoyés en correctionnelle avec 40 autres personnes, dans le dossier de ventes d'armes présumées illicites à l'Angola.

DOUAI (AFP) - Des peines allant de la prison avec sursis à 20 ans de réclusion criminelle ont été requises jeudi devant la cour d'assises du Nord, à Douai, à l'encontre de sept membres d'une même famille, jugés pour avoir enlevé et torturé à mort un adolescent, Sullivan, en 2004.

L'avocat général Denis Guignard a réclamé 20 ans de réclusion criminelle, assortis d'une peine de sûreté des deux tiers, à l'encontre de Frédéric Byster, 30 ans, et de sa belle-mère, Françoise Borreman, 49 ans, accusés d'enlèvement suivi de mort.

Il a réclamé 15 ans de prison à l'encontre de Marjorie, 27 ans, la femme de Frédéric, et 10 ans contre le frère de celui-ci, Alexandre, 29 ans, jugés pour le même chef.

Ces quatre accusés encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

L'avocat général a par ailleurs requis 12 mois de prison, dont 9 avec sursis, contre deux autres membres de cette famille poursuivis pour ne pas avoir empêché ce crime, l'un des deux étant aussi poursuivi pour avoir modifié l'état des lieux du crime. Il a enfin réclamé 10 mois de prison avec sursis contre une dernière membre, soupçonnée d'avoir modifié l'état des lieux du crime.

Le verdict est attendu vendredi après les plaidoiries de la défense.

Denis Guignard, tout en ne voulant "rien minimiser" des faits, a estimé qu'il fallait les "replacer (...) dans leur contexte", évoquant à la fois la ZUP de Beaulieu à Wattrelos (Nord), où le drame s'est noué, et les relations tendues avec la famille de Sullivan.

"L'insécurité ou le sentiment d'insécurité, c'est ça qui les marque et les conditionne", a-t-il dit, en rappelant "des épisodes préalables (...) de violence".


- L'émoi est général -

April 4, 2007

Les parents de l'enfant tentent de comprendre


Au terme des deux siècles étudiés ici, l'un des cercles placé dans la dépendance du centre, le cimetière, peut être qualifié de chrétien parce que en sont exclus les pécheurs non repentis, les suicidés, les hérétiques et les infidèles. (...) Au fond, les hérétiques des XIe-XIIe siècle, ces êtres qui, faute de pouvoir être appréhendés directement à travers leurs propres écrits, nous paraissent quelque peu fantomatiques, ne sont que de pures fictions, d'utiles repoussoirs permettant à ceux qui s'en démarquent de définir les traits constitutifs de leur identité collective. Le prix à payer de cette définition identitaire est l'émergence d'une société d'intolérance.

Page 262, 5.Repoussoirs
Ordonner et exclure
Cluny et la société chrétienne face à l'hérésie, au judaïsme et à l'islam (1000-1150)
Iogna-Prat, Champs/Flammarion

Un peu comme la maman de Justine, partie trop tôt, dans des circonstances inacceptables, voir au 2 septembre 2005, l'essentiel de l'ordonnance de non-lieu. Ces parents souhaiteraient aussi comprendre :

CAEN (AP) - Le parquet du tribunal de grande instance de Caen (Calvados) vient d'ouvrir une information judiciaire contre X après la plainte d'une famille de Fleury-sur-Orne qui tente de comprendre les causes inexpliquées de la mort de leur enfant âgé de huit ans, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Début janvier, le jeune garçon souffrant de maux de ventre avait été conduit par ses parents chez un médecin qui lui a prescrit un traitement. Le lendemain, l'enfant toujours souffrant fut conduit au service des urgences d'une clinique privée de Caen où il fera un nouveau malaise.

Conduit d'urgence au CHU de Caen par les services du Samu, l'enfant décèdera pendant son transfert.

Depuis, les parents de l'enfant tentent de comprendre les causes exactes du décès de leur fils. En fin de semaine dernière, ils ont, sur conseil de leur avocat, déposé plainte et le procureur de la République qui a ouvert une information judiciaire pour "homicide involontaire".

Enterrés sous X...
Le Monde, le 3/4/07

C'est là qu'ils l'ont retrouvée." La main tremble un peu pendant que souffle la bise froide sur la plage de Hemmes-les-Marck, près de Boulogne, dans le Pas-de-Calais. C'est ici que le corps de Florence Magnier s'est échoué, méconnaissable. Un chasseur l'a découvert, et les pompiers ont ramassé ce corps anonyme. A 40 kilomètres de là, pendant encore quatre longues années, désespérant de comprendre, sa famille l'a cherchée, sans se douter qu'elle était déjà sous terre. Enterrée sous X...

Plus d'infos...


- Sans commentaires -

April 2, 2007

« Mon fils, mon propre fils, je l'ai porté pendant neuf mois »


Compte rendu, Les IMG stables en France

Point de vue, A la recherche de l'enfant parfait

Une équipe biomédicale française (CHU de Strasbourg) vient de s'autoriser le recours au diagnostic préimplantatoire (DPI) pour dépister chez l'embryon la prédisposition à certains cancers et ainsi éviter, à l'issue de la fécondation in vitro, la naissance d'enfants porteurs d'un tel risque. Cette mesure relance le débat sur le caractère potentiellement eugénique du DPI, exactement vingt ans après ma première alarme (L'Œuf transparent, Flammarion, 1986), et amène Carine Camby, directrice générale de l'Agence de la biomédecine, à prendre ses distances (Le Monde du 27 septembre).


Le Monde, Naître ou ne pas naître

Les clichés d'échographies foetales défilent sur grand écran. Des images en noir et blanc sur lesquelles apparaissent des profils déjà bien dessinés, des pieds minuscules, des organes que seul l'oeil médical peut repérer. Ce mercredi, l'équipe du Centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal (CPDP) de l'hôpital d'Angers examine quelque 25 dossiers de grossesses "à problèmes". ...

Les femmes concernées ne sont pas présentes. Mais elles savent que leur médecin expose ce soir-là leur dossier à l'équipe spécialisée. Les histoires se succèdent, souvent douloureuses. Des histoires de femmes, de couples qui attendent un enfant et qui, lors d'une échographie ou d'une amniocentèse, ont appris que leur bébé en devenir avait un risque d'anomalie chromosomique, de malformation ou de maladie génétique. ...

Carnet de justice
«Il y a un geste que le tribunal trouve terrible»
Libé, le 2 avril 2007
Créteil tribunal correctionnel

Depuis le début de l'audience, elle trépigne, râle, souffle que «c'est long». On l'appelle. Elle grogne «enfin», se lève, rejoint à la barre un homme grand, jeune, un peu épais. Il a trois têtes de plus qu'elle. Ils ne se regardent pas. La présidente rompt le silence. «Monsieur D., vous reconnaissez avoir volontairement porté des coups sur madame D., votre mère » Il acquiesce. «J'ai giflé ma mère.» La présidente : «Et pas seulement. Il y a un geste que le tribunal trouve terrible...» Il hoche la tête. «J'ai craché sur ma mère.»

La présidente laisse passer un silence. Puis, d'une voix neutre, résume les faits. Hassen a 31 ans, trois enfants qui vivent avec son ex-compagne. Il est chômeur, titulaire du RMI. Un soir du mois d'août, il est en visite chez sa mère, où habite encore son jeune frère. Lorsque Mme D. rentre au domicile, une dispute éclate. «Un conflit familial dont les motifs nous apparaissent complexes.» Hassen veut expliquer. «Mes parents sont en train de divorcer. J'ai essayé de me mettre comme médiateur. Ma mère a toujours dominé chez nous. Mon père est vieux, malade. Elle a profité du divorce pour essayer de tout lui prendre.»

La présidente le coupe. «Monsieur, vous avez 30 ans, trois enfants. Vous avez l'âge de vous occuper de vos enfants, pas de vos parents.» Il proteste : «Elle a fait des choses inadmissibles.» Mme D. sanglote. «Mon fils, mon propre fils, je l'ai porté pendant neuf mois, je lui ai donné la vie...» Sa voix déraille, se mue en cri aigu. «Je lui ai tout payé et lui, il m'a frappée.» «Madame, calmez-vous», supplie la présidente. Mais la plainte stridente redouble de vigueur. «Il est venu chez moi un jour de prière, il m'a menacée ! Chez nous, la mère, elle est sacrée.»

La procureure requiert 1 500 euros d'amende avec sursis, «parce qu'il ne cherche pas à minimiser sa responsabilité». Jugement : coupable, le prononcé de la peine est reporté au mois d'octobre. En attendant, Hassen doit verser 800 euros de dommages et intérêts et 500 euros de frais d'avocat à sa mère. «Et s'occuper de ses enfants, pas de ses parents», martèle la présidente.

Robert Faurisson, historien condamné à plusieurs reprises pour négationisme, a été désavoué par le parquet de Paris • Il attaquait Robert Badinter pour diffamation • Libé, 2 avril 2007


«Ils attaquent les morts pour faire mal aux vivants»
Libé, le 2 avril 2007

Les cheveux blancs courts, vêtue de noir, toute petite, elle s'approche des policiers qui surveillent le périmètre fermé du carré juif de Lille-Sud. «Je veux voir la tombe de mes parents, je veux juste aller regarder.» Ils l'autorisent à se glisser sous le cordon de plastique blanc et rouge. On ne laisse passer que les familles, et les policiers de la police scientifique, qui cherchent des traces d'ADN.

(...) Le ou les auteurs risquent trois à cinq ans de prison, a indiqué le procureur de la République de Lille, Philippe Lemaire.

«Fauves». Suzanne Meller, 75 ans, marche avec une amie vers la sortie, elle était venue voir la tombe de son mari, «épargnée». Elle précise que ses parents, arrêtés à Lille pendant l'Occupation n'ont, eux, «pas de tombe». Elle a été cachée pendant l'Occupation. «On ne nous laisse pas vivre en paix, on ne nous laisse pas reposer en paix.»

Dans le cimetière, Ramora, prof de maths, «Français d'origine malgache», accompagne un ami lillois venu aux nouvelles. «On ouvre les tombeaux, on habille le mort, pour lui rendre hommage. Parce que nous avons hérité d'eux tout ce qui fait notre être.» Pour lui, celui qui profane une tombe «se détruit lui-même».


NICE (AFP) - La cour d'assises des Alpes-Maritimes juge à partir de lundi, plus de quinze ans après les faits, Jérôme Verrando, maçon âgé aujourd'hui de 32 ans, accusé d'avoir assassiné un berger, Pierre Leschiera, de deux décharges de chevrotine, au lieu-dit Saint-Joseph, à Castellar.

Membre d'un clan patriarcal soudé dans sa rancoeur, Jérôme Verrando est soupçonné d'avoir tendu une embuscade et abattu ce berger de 33 ans qui se rendait tôt au matin du 17 août 1991 auprès de son troupeau.

Jérôme Verrando était mineur à l'époque des faits, mais son défenseur, Me Bernard Ginez, a l'intention de demander la publicité des débats.

Accusé d'avoir assassiné le berger, l'oncle de Jérôme Verrando, Alain Verrando, avait été acquitté le 26 avril 2002 par la cour d'assises des Alpes-Maritimes, faute d'éléments suffisamment probants. Le parquet avait fait appel.

Près de deux ans après, le 20 janvier 2004, Jérôme Verrando était mis en examen pour l'assassinat du berger au vu de plusieurs éléments nouveaux, notamment la suspicion à son égard alimentée lors du procès de son oncle.

Parmi les éléments à charge figurent la présence sur ses mains et ses chaussures de résidus de tirs, les menaces de mort proférées contre le berger et des contradictions dans ses dépositions. Un témoin a indiqué que le jour du crime, Jérôme s'était levé bien plus tôt qu'il ne le prétendait.

L'accusation a relevé chez ce passionné de chasse aux sangliers des qualités de patience, de sang-froid, de rapidité et sa bonne résistance dans les épreuves.

Le clan Verrando, patriarcal, volontiers querelleur, pilier de la société de chasse du village, tenait une place importante à Castellar.

Or Leschiera, le berger, n'appartenait pas au clan. Au contraire. Avec sa moto, de forte puissance, dont le tintamarre réveillait le village, il empruntait avec une régularité de métronome la piste qui passe devant les maisons Verrando. De quoi susciter l'agacement et les échanges peu amènes puis une haine tenace.

Trois jours avant le meurtre, selon l'accusation, Jérôme Verrando et son père Paul avaient bloqué une pelleteuse qui venait effectuer des travaux dans la ferme de Leschiera. Les choses s'étaient envenimées. Paul avait lancé à Leschiera : "Ne t'inquiète pas, on t'aura". Jérôme avait déclaré à un tiers, en parlant du berger : "un jour, je lui mettrai une balle dans la tête".

"Jérôme Verrando a été mis en cause publiquement lors du premier procès, il faut qu'il soit disculpé publiquement lors du second", a dit Me Ginez à l'AFP.

Le verdict est attendu vendredi 6 avril.


Sainte-Marie-Ségolène, notre mère sacrée
www.marianne2007.info, 28 Novembre 2006

"Madone des sondages", "Jeanne d'arc de la politique"... Ségolène Royal n'en finit pas de susciter une iconographie religieuse auprès des médias.

La Charente libre évoque la "grand messe" de son "sacre officiel" en tant que candidate pour la Présidentielle, à la Mutualité. Les Dernières Nouvelles d'Alsace remarquent combien les cadres du PS à cette occasion l'ont écoutée "religieusement, comme à la messe". Le reporter du journal de 20 heures constate même que des cloches ont célébré l'arrivée de la glorieuse diva. Et toujours ce tailleur blanc, symbole de virginité et d'immaculé.

Bref, Ségolène surfe avec délectation sur le registre du sacré et laisse se développer une quasi-dévotion à sa personne. Il y a six mois, l'analyse du premier chapitre de son livre participatif laissait déjà entrevoir cette stratégie. Ségolène écrivais-je alors, "grâce à des absolutions et compliments ciblés, en mère protectrice et réconciliatrice, ouvre ses bras Gaulliens aux électeurs égarés et leur dit : je vous ai compris. En madone Christique, elle leur suggère aussi : je vous ai aime"

(...) Que Ségolène Royal parvienne à préserver cette image maternelle et sacrée, et elle pourrait bien battre un Sarkozy, aussi fort soit-il. Car ici, il ne s'agit plus de rationnalité, de force réelle. Dans le monde des symboles, c'est comme à la fête des fous, tout le monde peut être roi. Ou reine.


- Premier verdict en avril -

« A la veille de Pessah, la Pâque juive »

Jacques Chirac condamne la profanation de 53 tombes du cimetière juif à Lille
LEMONDE.FR avec AFP | 01.04.07

(...) Un peu plus tôt, le Conseil représentatif des Institutions juives de France (Crif) a qualifié dimanche d'"acte odieux" la profanation de ces 53 tombes juives "à la veille de Pessah, la Pâque juive".

Le Crif "condamne avec la plus grande fermeté la profanation de cinquante-trois tombes dans le carré juif du cimetière de Lille Sud. Il ne peut s'empêcher de constater que cet acte odieux a été perpétré dans la nuit du samedi 31 mars au dimanche 1 avril, à la veille des fêtes de Pessah, la Pâque juive". "Le Crif demande aux autorités de déployer tous les moyens pour arrêter les auteurs de cette profanation et les condamner à des peines exemplaires", a ajouté cette institution dans un communiqué.

Aucune inscription n'a été relevée dans le cimetière. Une des tombes a été cassée, mais la plupart ont été descellées entre la partie horizontale et la partie verticale, sur laquelle sont inscrits les noms et dates de naissance et de décès, a constaté un journaliste de l'AFP dans le cimetière.

La fête de Pourim (פּוּרים les hasards), le 14 Adar, est la célébration du miracle qui a sauvé les juifs en Perse, vers l'an 480 avant l'ère courante. C'est aussi le symbole de la prise de conscience par le peuple juif que c'est toujours Dieu qui dirige l'Histoire même s'Il semble dissimulé, et que les Israélites ne peuvent percevoir Sa présence qu'en suivant Sa Torah.
L'histoire de Pourim est racontée dans le livre d'Esther.

De source www.calj.net.

En 2007 le jeûne tombait le jeudi 1 mars, et Pourim le dimanche 4 mars.


PARIS (AP) - Le recteur de la Mosquée de Paris Dalil Boubakeur condamne lundi les dégradations commises contre 51 stèles funéraires, dans la nuit de samedi à dimanche, dans le carré juif du cimetière de Lille-Sud.

La mosquée "condamne avec la plus vive énergie la profanation abjecte des tombes juives", écrit-il dans un communiqué. Elle "considère ces actes comme des manifestations de racisme et d'antisémitisme profondément exécrables".

Il demande "aux pouvoirs publics de retrouver et de juger les auteurs avec la plus grande sévérité".


REIMS (AP) - Se décrivant comme "plus à gauche" que le Parti socialiste et plus "calme" que Nicolas Sarkozy, François Bayrou a fustigé lundi "ceux qui excitent les haines", affirmant devant plus de 3.000 personnes réunies à Reims: "l'immigration n'est pas la cause de tous nos maux".

PARIS (AP) - Le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle Nicolas Sarkozy a condamné lundi les dégradations perpétrées dans le carré juif du cimetière de Lille-Sud.

"Je tenais à vous faire part de ma consternation et de mon profond dégoût après la profanation" de sépultures juives, écrit Nicolas Sarkozy dans une lettre adressée à Jean-Claude Komar, président de l'association culturelle israélite du Nord. "Face à des comportements de cette nature, nous devons montrer la plus grande fermeté. Je souhaite que leurs auteurs soient retrouvés et sévèrement punis".


- Un acte odieux -

March 27, 2007

145 «morts dans la rue» depuis novembre 2006


Marquis de SADE (1740 - 1814)
Dialogue entre un prêtre et un moribond, composé vers 1782

Le prêtre : Arrivé à cet instant fatal, où le voile de l'illusion ne se déchire que pour laisser à l'homme séduit le tableau cruel de ses erreurs et de ses vices, ne vous repentez-vous point, mon enfant, des désordres multipliés où vous ont emporté la faiblesse et la fragilité humaine ?

Le moribond : Oui, mon ami, je me repens.


PARIS (AP) - Nicolas Sarkozy se prononce contre une loi sur l'euthanasie et préfère faire confiance au dialogue entre les médecins et les familles dans un entretien publié lundi par l'hebdomadaire "Femme actuelle".

"Je suis pour le respect de la vie, dans la mesure où la souffrance ne rend pas la vie impossible. Il y a des limites à la souffrance humaine. Mais je ne pense pas que cette question se règle par une loi", déclare le candidat UMP à l'élection présidentielle.

"Comment voulez-vous qu'un texte recense tous les cas de fin de vie? Cela ne se quantifie pas. Un texte ne peut pas donner une liste exhaustive de situations où les cas de fin de vie peuvent s'appliquer", ajoute M. Sarkozy.

"Je veux que l'on fasse confiance au dialogue. C'est au patient, à sa famille et au corps médical de trouver la solution la plus adaptée. Je pense qu'il faut donc laisser une zone de liberté", souligne le candidat.

Nicolas Sarkozy avait semblé faire un pas le 11 février dernier vers une prise de position en faveur de l'euthanasie, en estimant qu'"il y a des limites à la souffrance" de l'être humain. Ségolène Royal a pour sa part promis de faire voter au Parlement une loi permettant l'euthanasie active sous conditions.

Le collectif Les Morts de la Rue a annoncé lundi, dans un communiqué, qu'il avait dénombré 145 sans-abri «morts dans la rue» de novembre 2006 à mars 2007, dont 91 en Ile-de-France.
Libe, 26 mars 2007

(...) La durée de vie moyenne de ces 145 «morts de la Rue» a été de 49 ans (contre 80 pour le reste de la population française), souligne le texte. «Au sortir de l'hiver, quand reprennent les expulsions légales qui mettent des personnes à la rue, le Collectif continue d'apprendre les décès au même rythme, un par jour environ», affirme le communiqué.

(...) Le collectif, crée en 2002 par un groupe d'associations oeuvrant auprès des personnes vivant à la rue, organise chaque année des célébrations collectives, alternativement interreligieuses et laïques, dans des lieux divers, pour «l'accompagnement» des personnes décédées sans entourage, lisant un texte ou déposant une fleur sur la tombe de ces oubliés.

Quelques titres et un extrait du 20h de France 2 :





Déportation des Juifs : la SNCF dédouanée

La condamnation de la SNCF pour son rôle supposé dans la déportation de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale a été annulée mardi par la cour administrative d'appel de Bordeaux • Les juges soulignent que la compagnie n'avait aucune autonomie de décision pour les déportations •
Libe, 26 mars 2007

Environ 75.000 Juifs de France ont été déportés pendant l'Occupation et seuls 2.500 sont revenus vivants des camps de la mort nazis.


CRETEIL (AFP) - La permanence de l'UMP à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) a été ravagée par un incendie vraisemblablement criminel, dans la nuit de lundi à mardi, a-t-on appris de source policière.

Le Monde - Deux permanences, l'une du PS, l'autre de l'UMP, incendiées en région parisienne
En deux jours, lundi 26 et mardi 27 mars, deux permanences, l'une socialiste et l'autre UMP, toutes deux en région parisienne, ont été dévastées par des incendies probablement d'origine criminelle.

STRASBOURG (AP) - Quatre personnes soupçonnées d'être impliquées dans le détournement d'une somme de 200.000 euros à la DDE du Bas-Rhin entre 2002 et 2005 ont été mises en examen, apprend-on mardi auprès du parquet de Strasbourg. Deux personnes sont poursuivies pour "détournement de fonds publics et recel". Deux autres, des chefs d'entreprise, ont été mises en examen pour complicité. Toutes ont été placés sous contrôle judiciaire.

Sept personnes avaient été interpellées en début de semaine dernière dans le cadre d'une enquête menée par la PJ de Strasbourg et faisait suite à une plainte déposée en 2005 suite à des irrégularités financières. Plusieurs documents, tels que des fausses factures ou des faux bons de commande ne correspondant à aucune prestation, avaient été retrouvés lors de vérifications. Une commission rogatoire a été délivrée pour déterminer la portée exacte de système frauduleux.


La gauche se divise sur le sort des sans-papiers
Le Monde, 27/3/7

Mardi matin, Ségolène Royal a affirmé qu'"il faudra des critères objectifs" pour toute régularisation de sans-papiers, parmi lesquelles la scolarisation de leurs enfants "depuis plusieurs années".

Faute d'avoir été précédemment réglé, le dossier des familles sans papiers ayant des enfants scolarisés en France a resurgi dans la campagne présidentielle. Au grand dam de candidats qui s'opposent frontalement sur ce sujet, mais partagent un même embarras.


7 millions de pauvres : que proposent les candidats ?
Le Monde - Débat en direct avec Martin Hirsch, président d'Emmaüs France, jeudi 29 mars à 15 heures.

BELLEVILLE-SUR-LOIRE (AFP) - Une douzaine de militants de Greenpeace sont montés mardi matin sur une tour de refroidissement de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher) afin de dénoncer les "dangers des centrales nucléaires", a-t-on appris auprès de Greenpeace et de la centrale.

Les militants, de huit nationalités différentes, étaient toujours en milieu de journée sur le site, surveillé par une soixantaine de gendarmes, dont une trentaine de membres du GIGN, avec quatre hélicoptères.

Après être montés sur la tour en utilisant l'échelle extérieure, les membres de Greenpeace sont descendus en rappel à l'aide de cordes et se sont arrêtés à mi-hauteur pour peindre en noir "EPR = danger", a précisé un responsable de l'association vers 12H00.

...





- 7 millions de pauvres en France ? -

March 26, 2007

« Un vrai réseau mafieux »


C'est ça la France
Du chili dans les gamelles et du vin dans les bidons
C'est ça la France
Du laguiole à l'opinel, partager les saucissons
C'est ça la France
On est tous des frères selon les déclarations
Enfin, je pense
, faut jamais les oublier
Les trois qui terminent en Té

Ça avale son vichy et ça Dreyfus la joie
Jean Moulin Rouge aussi, Pierre Bérégovoy
Sa liberté de la presse, c'est pas qu'une impression
Le plus souvent ça O.S. chez renault, chez citron


Marc Lavoine, « C'est ça la France »

Carnets de justice
«Evidemment, il n'y a pas de facture»
Par Jacqueline COIGNARD
Libé, lundi 26 mars 2007
Tribunal correctionnel de Bobigny

Yessil, flanqué d'un traducteur turc-français, se cramponne à la barre, face au président. Comme beaucoup de gérants de bars-restaurants de Seine-Saint-Denis, il a hébergé une machine à sous, courant 2006, et il s'en mord aujourd'hui les doigts. Cette passagère clandestine lui a déjà valu une fermeture administrative d'un mois, et il risque une amende de plusieurs milliers d'euros. «Un vrai réseau mafieux démarche tous les patrons d'établissements du département et place des machines qui portent une sorte de logo de la préfecture, résume le président. Mais vous savez bien que c'est illégal, qu'il y a un monopole du jeu en France ?»

L'avocat de Yessil assure que non. La fausse estampille de la préfecture aurait trompé son client
, qui, en plus, ne maîtrise pas le français. Après avoir payé 1 600 euros pour l'installation du bingo, Yessil recevait 600 euros par mois des mains du placier, un certain Ali. «Il n'avait pas de clé, pas de contrôle sur la recette. Il était persuadé de la légalité de son contrat», assure l'avocat. Lors du débarquement des enquêteurs, en octobre, la machine était en panne. Elle n'avait que 12 euros dans les entrailles. Et l'avocat déplore la saisie d'un bol à soupe, près de la caisse, qui contenait 125 pièces de 2 euros. «C'était la recette des sandwichs, vendus à 4 euros pièce», explique l'avocat.

...

Rencontre in extremis en Irlande du Nord • Les deux partis majoritaires, le Sinn Fein et le parti protestant unioniste, vont se rencontrer ce lundi, alors que l'ultimatum fixé par Londres pour former un gouvernement expire à minuit.
Le Figaro, le 25 mars 2007

PARIS (AP) - Après avoir succédé à Dominique de Villepin au poste de secrétaire général de l'Elysée puis l'avoir suivi au gouvernement, le très discret Philippe Bas a été promu lundi ministre de la Santé et des solidarités, après le départ du gouvernement de Xavier Bertrand.

PARIS (AP) - Nicolas Sarkozy a quitté le ministère de l'Intérieur lundi sur une déclaration d'amour aux policiers avant de repartir en campagne présidentielle, "libre d'aller vers les Français".

PARIS (AFP) - François Baroin a été nommé lundi ministre de l'Intérieur pour succéder à Nicolas Sarkozy, qui quitte le gouvernement à quatre semaines du premier tour de la présidentielle, et sera lui-même remplacé à l'Outre-Mer par le député UMP Hervé Mariton, a annoncé l'Elysée.

Sans-papiers : fronde contre les sorties d'école policières • Une semaine d'actions prévue après la garde à vue d'une directrice de maternelle.
Libé, lundi 26 mars 2007

PARIS (AFP) - Un millier de personnes étaient rassemblées lundi à 18h00 devant la direction du rectorat de Paris (Ve) pour protester contre la garde à vue vendredi de la directrice d'une école du XIXe, a constaté un journaliste de l'AFP.

PARIS (AFP) - L'appel des policiers de l'Unsa-police à manifester, mardi à Marseille, en pleine campagne pour la présidentielle et alors que Nicolas Sarkozy vient de quitter l'Intérieur, ne fait pas l'unanimité parmi les syndicats de policiers, qui dénoncent son "caractère politique".

NANTERRE (AFP) - Le siège départemental du Parti socialiste des Hauts-de-Seine, situé au Plessis-Robinson, a été ravagé par un incendie probablement d'origine criminelle, lundi vers 04H00, a-t-on appris auprès de la fédération du PS et de la police.


Femmes battues : «La France est arriérée» • Marie Bellanger, responsable du 3919, le nouveau service d'écoute des violences conjugales.
Libé, lundi 26 mars 2007

Ils ont défilé derrière une banderole blanche tachée de lettres rouges : «Le machisme tue tous les jours, le féminisme n'a jamais tué personne». Quelque 2 000 personnes, dont José Bové, ont manifesté samedi après-midi à Paris sous la pluie pour exiger une loi-cadre contre les violences faites aux femmes et un ministère d'Etat pour la parité hommes-femmes. Le service d'écoute des violences conjugales, le 3919, ouvert le 14 mars, a reçu près de 10 000 appels en dix jours. Entretien avec sa responsable, Marie Bellanger.

Depuis son ouverture, le 3919 connaît un rush. C'est une surprise ?
Nous avons cinq à six fois plus d'appels que d'habitude. Environ 980 appels par jour. Si la demande continue comme ça, cela fera 62 400 appels en un an ! On s'attendait seulement à un doublement. Il y a peu d'appels parasites. ...

Que racontent-elles ?
Elles font part, plus qu'avant, de violences psychologiques.
...

Qu'attendent-elles de vous ?
30 % des femmes déclarent avoir porté plainte ou fait une main courante. C'est plutôt courageux, parce que, après, elles retournent vivre avec leur conjoint. Les femmes comme les hommes sont plus informés. Beaucoup de femmes sont en colère parce que les plaintes sont classées sans suite. Elles disent : «Vous mettez en place ce numéro d'appel, mais après ?»

Que faire ?
La loi existe.
Par exemple, elle prévoit l'éviction du mari, mais il faut un dispositif pour prendre en charge le conjoint et pour être sûr qu'il ne revienne pas. Ce ne sont pas des hommes qui vont bien. C'est de la responsabilité de l'Etat, or, là, pratiquement tout repose sur le secteur associatif. ...


Xème parlement des enfants
17 mai 2003
, Assemblée nationale
Orléans – Tours,
Ecole élémentaire Michelet 2, Dreux
Proposition de loi visant à protéger les citoyens qui osent briser la loi du silence


Bataille contre « Marchand de Sable »

ERDEVEN (AFP) - Drapeaux bretons au vent, près de 10.000 personnes se sont rassemblées dimanche sur une plage du Morbihan pour protester contre un projet d'extraction de sable en mer au large de la presqu'île de Quiberon, piloté par Lafarge, le premier cimentier mondial.

PARIS (AP) - Le débat sur l'identité nationale "évite, une nouvelle fois, de parler des vrais problèmes" de la France, a estimé lundi Arlette Laguiller, dénonçant de "la poudre aux yeux".

3/7/07, chantiers du premier ministre
Justice : La modernisation du système judiciaire
Améliorer, simplifier, adapter : depuis 2002, le Gouvernement s’est attaché à moderniser le fonctionnement de la justice souvent critiquée pour sa lenteur et sa complexité. L’affaire d’Outreau a conduit à une réforme de la justice portant principalement sur le recrutement, la formation et la responsabilité des magistrats et sur un rééquilibrage de la procédure pénale.

PARIS (Reuters) - L'Association des maires de France (AMF) annonce le lancement d'une action en justice à l'encontre de Gérard Schivardi, qui se présente à l'élection présidentielle comme le "candidat des maires", ce que conteste l'association.


Scéance à l'assemblée nationale
Présidence de M. Laurent FABIUS, Président
Extrait du procès-verbal de la séance du 5 février 1998 :

En ce qui concerne les statistiques relatives aux allégations des enfants – vraies ou fausses – je n’en connais pas. Il y a là un travail à organiser.

M. Baroin, oui, la loi du silence existe.
Nous sortons d’un procès dont vous avez sans doute entendu parler mettant en cause l’hôpital du Kremlin-Bicêtre. L’instruction a duré quatre ans ! Les parents ont subi des pressions pour ne pas porter plainte, pour que l’affaire soit réglée au sein de l’institution. Il y a un tel consensus que les plaignants se sentent presque coupables d’avoir à porter plainte !

La parole d’un enfant n’a pas de poids par rapport à celle d’un adulte.


(...) Cette loi du silence, cette protection est-elle calculée ? Non, je crois que lorsqu’un enfant se plaint d’avoir subi de son instituteur, d’un maire ou d’un médecin, des violences sexuelles, on ne veut pas le croire – la parole d’un enfant a encore moins de valeur en présence d’une personne titulaire d’une autorité.


- « La France est arriérée » -

March 23, 2007

Trente ans de réclusion


NICE (AP) - Réagissant au placement en garde à vue pendant quelques heures d'une directrice d'école maternelle à Paris, Ségolène Royal a accusé vendredi Nicolas Sarkozy de "traquer des enfants, des sans-papiers dans des écoles" et dénoncé "une confusion des tâches et des valeurs" du ministre de l'Intérieur et candidat UMP à l'élection présidentielle.

PARIS (AP) - Le parquet de Paris a fait appel le 13 mars de la condamnation à un euro symbolique de sept membres du "Collectif des déboulonneurs" pour avoir inscrit des slogans anti-publicitaire sur deux panneaux devant la garde d'Austerlitz à Paris en octobre 2006, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Le parquet avait requis 500 euros d'amende avec sursis contre ces sept personnes qui, le 28 octobre dernier, avaient écrit sur des panneaux des slogans tels que "violence publicitaire" et "Pub virus mental", avant d'être arrêtées par les forces de l'ordre.

Les sept personnes avaient initialement été poursuivies pour dégradations volontaires en réunion, un délit passible de cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende, avant que le juge ne requalifie les poursuites en dégradations légères par signe ou dessin commises en réunion.


La culture c'est le choix de l'anachronisme, c'est décider que la visée suprême de l'humain ce n'est pas de vivre avec son temps.

Alain Finkielkraut
'Répliques' 14 décembre 2002 France-culture

Trente ans de réclusion pour avoir arraché les yeux de son épouse
Le Monde, 21/3/2007

Mardi 20 mars, au terme de deux jours d'audience, la cour d'assises du Gard a condamné Mohamed Hadfi à trente ans de réclusion criminelle pour des actes de torture et de barbarie à l'encontre de sa femme, Samira Bari. Il lui était reproché de lui avoir arraché les yeux.

Les faits, commis à Nîmes, remontent au 2 juillet 2003. Ce jour-là, le jeune homme, âgé de 31 ans, originaire de la région de Meknès (Maroc), décrit comme violent, s'en est pris physiquement à son épouse quand celle-ci s'est refusée à une relation sexuelle, alors que le couple était en instance de divorce. Il lui a retiré les yeux des orbites avant de l'abandonner, le visage ensanglanté.

Désormais aveugle, Samira Bari a témoigné de son calvaire à l'audience. "J'étais à quatre pattes, je criais : "Remettez-moi mes yeux"", a-t-elle lancé à un prétoire médusé.

Les débats ont permis de revenir sur les conditions dans lesquelles ce couple s'est connu après un mariage arrangé au Maroc. Le poids des traditions, de la religion, des superstitions, de la sorcellerie décrit le contexte dans lequel leurs relations se sont nouées. L'arrivée en France du mari, débarqué du bled à la faveur de la Coupe du monde de football en 1998 pour rejoindre sa femme, fait aussi écho à sa galère d'immigré marocain, en quête de régularisation.

Choc des cultures, des époques aussi, qui vient éclairer un passage à l'acte pour lequel l'accusé a été déclaré responsable après examen par une série d'experts psychiatres depuis son incarcération en août 2003.

"LA PROTÉGER AU MAXIMUM"

Face à lui, l'avocate de la victime, Me Isabelle Mimran, a demandé à la cour de "la protéger au maximum". L'avocat général, Dominique Tourette, estimant que l'accusé s'était "littéralement déchaîné comme une bête fauve", a requis une peine de trente ans assortie d'une période de sûreté de vingt ans.

Pour la défense, Mes Ferri et Cabanes sont revenus sur l'histoire de cet immigré, confronté "à un monde qui n'était pas le sien (...). La cécité de sa victime est éternelle, faites que sa prison, à lui, ne le soit pas. Ne cédez pas à ce que l'émotion vous inspire."

Les jurés des assises du Gard l'ont finalement condamné à trente ans de réclusion criminelle, mais sans peine de sûreté, et à une interdiction définitive du territoire français.

PARIS (AP) - La directrice d'une école maternelle parisienne a été placée vendredi matin en garde à vue pour outrage à la suite des incidents qui ont opposé mardi devant son établissement des parents d'élèves aux policiers venus interpeller des parents sans-papiers, a-t-on appris de source judiciaire. Deux autres personnes ont également été placées en garde à vue dans cette enquête, précisait-on.

Cette interpellation a provoqué un véritable tollé parmi les syndicats, ainsi qu'à gauche. Le Réseau éducation sans frontières (RESF) a appelé à un rassemblement vendredi en début d'après-midi devant le commissariat où la directrice de l'école maternelle, située rue Rampal dans le XIXe arrondissement de Paris, est retenue.

"Le Parti socialiste demande solennellement à ce que toute la lumière soit faite sur l'arrestation de la directrice d'une école maternelle devant laquelle des affrontements entre parents d'élèves et forces de l'ordre ont eu lieu mardi, et exige que cette enseignante soit remise en liberté", a déclaré de son côté le porte-parole du PS Julien Dray dans un communiqué.

"Le candidat dit qu'il a changé, parle d'amour et demande à ses porte-parole de donner de lui une image adoucie, mais la réalité de la politique qui est, et serait la sienne s'il était élu, toujours aussi violente. Nicolas Sarkozy ne peut plus tenir ce double langage, en laissant croire quil faut protéger les enfants tout en traquant leurs parents", ajoute M. Dray.

"Je suis scandalisé qu'on s'en prenne à une enseignante qui n'a fait que procéder à la protection des enfants. J'en appelle au ministre de l'Intérieur pour qu'il fasse cesser cette scandaleuse garde à vue et au ministre de l'Education pour qu'il joue son rôle de protection des personnels", a déclaré de son côté à l'Associated Press Gérard Aschieri, le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU, première fédération de l'Education).

"On atteint des sommets. Je ne sais pas s'il s'agit d'une initiative locale ou s'il y a des ordres, mais c'est un acte particulièrement grave. Un pas a été franchi", a-t-il ajouté.

Le secrétaire général du Syndicat national unitaire des instituteurs (SNUIpp), Gilles Moindrot, parle lui d'une interpellation "inadmissible" et exige que la directrice de l'école maternelle soit "libérée immédiatement".

Jeudi, les deux principales fédérations de l'Education nationale, la FSU et l'UNSA-Education, ont dénoncé de récentes opérations policières à Paris à proximité d'écoles où sont scolarisés des enfants sans-papiers, dont l'une, mardi dernier rue Rampal, s'est soldée par des heurts et l'usage de gaz lacrymogène.


PARIS (AFP) - La directrice de l'école maternelle du XIXe arrondissement de Paris, placée en garde à vue vendredi matin après des incidents mardi devant son école lors de l'interpellation d'un sans-papiers, a été remise en liberté, a-t-on appris de source syndicale et auprès de manifestants sur place.

PARIS (AP) - L'électorat enseignant, autrefois plutôt favorable à la gauche, semble plus dispersé aujourd'hui, ce qui suscite la convoitise des concurrents de Ségolène Royal et surtout de François Bayrou, qui se voit bien réaliser une belle percée chez les profs.

Les enseignants, qui sont plus d'un million en France, restent "plus à gauche que le reste de la population", mais leur vote a évolué et n'est plus aussi homogène, observe Gérard Aschieri, le secrétaire général de la FSU, la principale fédération syndicale de l'éducation.

"L'origine sociale du monde enseignant a beaucoup évolué ces dernières années", analyse Jean-Luc Villeneuve, son homologue du SGEN-CFDT: les nouveaux profs sont plus souvent issus des classes moyennes qu'avant et entrer dans l'Education nationale n'est plus synonyme de progression sociale. Résultat, "ce qui autrefois était acquis pour la gauche semble moins net aujourd'hui", résume-t-il.

...

SAO PAULO, Brésil (AP) - Une Brésilienne a été condamnée à 19 ans de prison pour avoir poignardé son mari dans son sommeil, puis découpé le corps en petits morceaux avant de les faire bouillir et frire.

Devant le tribunal de Salvador, capitale de l'Etat de Bahia, à 1.500km au nord-est de Sao Paulo, Rosanita Nery dos Santos, une femme au foyer de 52 ans, n'a pas reconnu le meurtre, mais a admis avoir découpé, sous la contrainte, le corps de son mari, Jose Raimundo Soares dos Santos, un policier à la retraite.

Les faits remontent à près de deux ans à Vila Sao Cosme, un faubourg de Salvador. "Le 23 juin 2005, Rosanita Nery dos Santos a drogué son mari et l'a tué à coups de couteau dans son sommeil", a raconté Idmar Bonfim, porte-parole du département de police civile de Salvador. "Elle a ensuite découpé son corps en plus de 100 morceaux, qu'elle a bouillis et frits avant de les cacher dans des sacs plastique sous l'escalier de sa maison."

La police a découvert les restes humains après avoir reçu un appel anonyme. Plusieurs raisons ont été avancées pour le meurtre: un rituel de magie noire, une volonté de toucher l'assurance-vie de la victime ou le désir de se venger après des années d'humiliation.

La version de l'accusée est très différente: elle affirme que des hommes cagoulés ont pénétré dans le domicile conjugal, ont tué son mari et ont obligé l'épouse à découper le corps et à frire les morceaux
pour éviter que la puanteur d'un corps en décomposition n'alerte le voisinage. Une version qui n'a donc pas convaincu vendredi les 15 membres du jury.


- Interdiction définitive du territoire français -


March 21, 2007

« On ne m'a pas dit pourquoi »


BORDEAUX (Reuters) - Le commissaire du gouvernement a de nouveau demandé à la Cour administrative d'appel de Bordeaux d'annuler la condamnation de la SNCF pour son rôle dans la déportation de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

La condamnation visée a été prononcée le 6 juin dernier par le tribunal administratif de Toulouse...

(...) Décision en délibéré au 27 mars.


JERUSALEM (AP) - Le ministre israélien des Finances, entendu mardi pendant plus de sept heures pour une affaire de détournement de fonds, est soupçonné d'avoir pioché dans cet argent pour éponger les dettes de jeux d'un de ses fils, ont rapporté mercredi les médias israéliens.

Selon ces informations, Avraham Hirchson aurait reçu des enveloppes d'argent liquide pour plusieurs millions de shekels. Aucune preuve ne vient étayer ces allégations.

(...) Les ennuis d'Avraham Hirchson sont la dernière affaire judiciaire en date touchant la classe politique israélienne. Le président Moshe Katsav risque ainsi une mise en examen pour viol et agression sexuelle, et le Premier ministre Ehoud Olmert pourrait faire l'objet d'une enquête pénale sur son rôle dans la vente d'une des plus grandes banques du pays.

LYON (AFP) - Le recteur de l'académie de Lyon, Alain Morvan, dont le remplacement a été annoncé mercredi en conseil des ministres, s'est dit "Kärcherisé" et a assuré prendre cette "sanction" comme "un honneur qui justifie les combats que j'ai menés".

Sans citer le nom du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, qu'il estime responsable de son limogeage, le recteur faisait allusion à l'expression que M. Sarkozy avait employée lors d'un déplacement en banlieue en 2005.

"Il ne s'agit pas d'une mutation, mais d'une sanction, une révocation", a jugé le recteur devant quelques journalistes.

"Je quitte cette académie le coeur lourd mais serein, et surtout la tête haute. Aujourd'hui, c'est une grande journée, pour le négationnisme, l'extrême-droite, l'antisémitisme et les adversaire de la laïcité. C'est surtout une grande journée pour moi (qui considère ma révocation) comme un honneur qui justifie les combats que j'ai menés", a-t-il poursuivi.

Alain Morvan avait pris des positions hostiles à la création du lycée-collège musulman Al-Kindi à Décines (Rhône).

Il était par ailleurs monté en première ligne contre les propos du numéro 2 du FN Bruno Gollnisch, condamné en janvier à Lyon à trois mois de prison avec sursis pour des propos controversés sur les chambres à gaz.


Sans citer de nom de ministres, le recteur a indiqué qu'on "m'a dit de me taire, mais on ne m'a pas dit pourquoi. J'exaspérais un certain nombre de gens".

"Il y avait une insistance très forte de l'Intérieur pour que l'Education nationale baisse le genou. Mon tort a été de croire que l'Education nationale ait pu s'exprimer en tant que tel sur ce dossier", a précisé M. Morvan.

Le recteur a affirmé avoir reçu des messages de soutien des présidents des universités Lyon I et Lyon II, d'associations étudiantes, de proviseurs, de parents d'élèves et d'élus, parmi lesquels le président (PS) de la région Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne.

Limogé après cinq ans à Lyon, Alain Morvan, 62 ans, doit retrouver sa chaire de professeur des Universités, en anglais. Roland Debbasch, actuel directeur général de l'enseignement scolaire au ministère, le remplacera.

Le cabinet du ministre de l'Education nationale, Gilles de Robien, a expliqué son limogeage par des "manquements multiples à l'obligation de réserve" et des "commentaires de décisions de justice".

- « On » m'a dit de me taire -

« Nous préférerions que l'attention des visiteurs se porte sur nos voitures »


AFP - Une "Miss" espagnole perd sa couronne pour avoir caché qu'elle était mère

Quatorze jours après avoir été élue Miss Cantabrie (nord de l'Espagne), Angela Bustillo, a été dépossédée de sa couronne pour avoir occulté au jury qu'elle était mère, ce qui a suscité des critiques de la gauche et de l'Institut de la femme. "La maternité ne suppose aucune limitation physique, intellectuelle ou liée au travail pour les femmes, et toute conception en faisant un obstacle est discriminatoire", a critiqué lundi l'Institut de la femme.

SEOUL (Reuters) - Les constructeurs automobiles sud-coréens envisagent de réduire le nombre d'hôtesses légèrement vêtues présentes au Salon automobile de Séoul pour que les visiteurs s'intéressent moins aux courbes féminines qu'à celles de leurs berlines.

Le Salon, qui ouvre en avril, attire généralement des milliers d'hommes, qui en profitent pour mitrailler les jeunes mannequins avec leur appareil photo. Images qui ont vite fait de circuler sur internet.

"Nous préférerions que l'attention des visiteurs se porte sur nos voitures plutôt que sur nos séduisantes hôtesses", a déclaré le porte-parole de Hyundai Motor, Jake Lang.

Le constructeur coréen, qui dévoilera plusieurs nouveaux modèles et un véhicule concept baptisé QarmaQ, engagera cette année moins de mannequins que lors des précédentes éditions, tout comme sa filiale Kia. Hyundai, Kia y compris, est le sixième constructeur automobile mondial.

Les hôtesses de Renault Samsung Motors troqueront cette année leur minijupe pour un tailleur et seront équipées d'ordinateur portable pour pouvoir répondre aux éventuelles questions des visiteurs, a expliqué un responsable du groupe.





Les cadres remettent en cause leur relation à l'entreprise
Par La Tribune, 20 mars

Selon une étude réalisée par le cabinet Gatard &Associés pour Quincadres, les cadres français expriment aujourd'hui un certain malaise dans leur quotidien. Les 30-50 ans seraient les plus en décalage avec leur entreprise.
Quincadres n'y pas par quatre chemin. En intitulant une étude rendue publique ce matin "Cadres français: chronique d'une rébellion annoncée", le cabinet spécialisé dans l'emploi des cadres seniors tire la sonnette d'alarme.

Les résultats de l'étude qualitative réalisée à sa demande par le cabinet Gatard &Associés, réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 70 cadres, montre en effet que "les cadres ont le sentiment que l'intégralité du pouvoir est aux mains des financiers", qu'ils se "sentent devenus des exécutants vivant en permanence au centre de fortes tensions et exclus des décisions stratégiques" et "ressentent de la frustration et du stress", explique Olivier Spire, fondateur et PDG de Quincadres. Et celui-ci de poursuivre: "Loin de leur situation historique de médiateurs, ils sont devenus les amortisseurs de coups, ils disent être des fusibles et se trouver "entre le marteau et l'enclume"".

D'où la tentation de la "rébellion". Notamment chez les cadres âgés entre 30 et 50 ans qui sont dans la mouvance de la remise en question, indique l'étude. A la différence des moins de 30 ans qui sont "courtisés", "partis à l'étranger", voire "attirés par le secteur public", et des plus de 50 ans "rappelés sur la scène de l'emploi" et qui "passent majoritairement par des missions, même si les CDI augmentent".

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- Des images qui ont vite fait de circuler sur internet -

March 20, 2007

Mariage homosexuel : les candidats précisent leur position


De la couverture de l'ouvrage de Jean-Marie Denquin, « la monarchie aléatoire », PUF 2001 :





A Lyon, les religions s'opposent au mariage homosexuel
Une déclaration commune de responsables religieux de la région lyonnaise, signée le 6 février (à l'exception de l'Église réformée), entend nourrir le débat sur l'homosexualité
La Croix, 7 février 2007

Les termes sont forts : « Il y a mensonge à prétendre qu’il est indifférent, pour un enfant, de grandir ou non avec un père et une mère. » Sans être inédits, ils sont sans précédent car signés sous la forme d’une « déclaration commune » par presque tous les responsables religieux de la région lyonnaise (lire plus bas) à l’exception de l’Église réformée de France (ERF).

Pour les neuf responsables religieux signataires, il s’agit de s’opposer publiquement au mariage homosexuel et à l’adoption d’enfant par un couple homosexuel, dans la perspective des débats de la campagne présidentielle. C’est bien ce qui gêne l’ERF locale, qui refuse de se joindre à cette démarche commune. Le pasteur Guillaume de Clermont explique que cette question est « trop importante pour être prise en otage dans un débat préélectoral ».

Il ajoute que l’Église réformée de Lyon ne veut pas appuyer « ceux qui utilisent cette période avec opportunisme pour contraindre des candidats à prendre des engagements sans qu’un débat de société ait eu lieu dans le respect des règles démocratiques ». Il précise enfin que son Église et l’Église luthérienne lyonnaise sont en cours de réflexion à ce sujet et que la conclusion n’est pas encore aboutie. Le pasteur luthérien local, Jean-Frédéric Patrzynski, a pourtant signé la déclaration commune.

"Tout le monde était d'accord avec cette idée"

Aucun des évêques catholiques de Lyon n’était joignable hier (pour cause de session à Lille – lire La Croix d’hier). Mais la genèse de cette déclaration publique remonte en fait à la création du « G9 », réunion des responsables de la région lyonnaise qui, de temps à autre, sur un rythme au minimum annuel, se rassemblent pour réfléchir à des préoccupations communes. C’est le 14 novembre dernier, lors d’une réunion régulière de ce G9, que l’idée d’une déclaration sur ce thème de l’homosexualité a pris forme, finalisée le 24 janvier.

Recteur de la Grande Mosquée de Lyon, Kamel Kabtane assure que « tout le monde était d’accord avec cette idée à laquelle chacun a apporté sa contribution lors de la rédaction ». Pour lui, l’enjeu est très clair : « Nous ne regroupons pas simplement des fidèles, mais des citoyens et des électeurs. Notre démarche consiste donc à faire entendre la voix des religions dans ce débat de société. Comme religions, nous appartenons à la société civile et nous ne voulons pas nous laisser marginaliser sur ces grandes questions. Nous voulons simplement exprimer publiquement ce que les religions pensent de ce débat sur le mariage homosexuel. »

PARIS (AP) - Les candidats à l'élection présidentielle précisent leurs propositions pour les homosexuels. Dans un entretien à paraître mercredi dans le magazine "Têtu", Ségolène Royal promet de faire voter "rapidement" une loi sur le mariage et l'adoption par les couples de même sexe, tandis que Nicolas Sarkozy et François Bayrou préfèrent une union civile.

La candidate socialiste confirme son engagement en faveur du mariage et de l'adoption par des couples de même sexe, qui figure dans le projet socialiste. Le pacte présidentiel présenté le 11 février dernier à Villepinte parlait de "garantir l'égalité des droits pour les couples de même sexe". Cela "comporte évidemment le mariage et l'adoption", précise Mme Royal dans "Têtu".

Consciente du "fort effet symbolique" qu'aura le vote de cette loi et de son importance pour "l'égalité entre enfants", Mme Royal s'engage
à la faire adopter "rapidement" par le Parlement, sans préciser le calendrier car "il faudra prendre le temps de l'explication aux Français". Ce temps "ne sera pas long mais il sera décisif pour que le vote de la loi s'accompagne véritablement d'une prise de conscience par tous de la nécessaire fin des discriminations".

Nicolas Sarkozy et François Bayrou réaffirment de leur côté leur opposition au mariage homosexuel. "Il y a un modèle de famille qui s'organise autour d'un père et d'une mère. C'est le modèle social, qui découle du modèle biologique", déclare le candidat UMP.

M. Sarkozy propose en revanche la création d'une union civile homosexuelle
pour remplacer le PACS. Signée en mairie et non au greffe du tribunal d'instance, elle "entraînera une égalité fiscale, sociale, patrimoniale avec les couples mariés qui ira, par exemple, jusqu'au droit à la pension de réversion pour le conjoint homosexuel". Elle prévoira les mêmes droits pour les Français et les étrangers. Le candidat UMP promet de faire voter cette loi "dans la session d'automne 2007". Il s'interroge en revanche toujours sur l'ouverture éventuelle de cette union civile aux couples hétérosexuels.

Opposé à l'adoption d'enfants par des couples homosexuels, le candidat UMP propose un "statut du beau-parent" qui concernerait toutes les familles recomposées.

François Bayrou se prononce lui aussi pour une union civile signée en mairie
qui viendrait "s'ajouter ou remplacer" le PACS. Le candidat UDF se distingue en revanche de Nicolas Sarkozy en proposant d'ouvrir un droit à l'adoption simple pour les couples homosexuels. Ce droit permettrait de "reconnaître le lien d'éducation par le deuxième parent, et d'en faire un responsable de cette éducation, sans créer de lien de filiation au sens père-mère", explique-t-il. AP

« Les rédactions de Public Sénat et du magazine ELLE s’associent pour débattre de grands sujets de société en présence de témoins et d’acteurs de notre quotidien. »

L'émission du 13 novembre 2006 était consacrée à la garde alternée, « pour ou contre ». Extrait de débats empreints de préjugés, par moments houleux avec le face à face de Mme Jacqueline Phélip, présidente de l'association l'enfant d'abord, et d'un membre de l'association SOS papa :





Des dialogues de la fin de l'émission, très instructifs quant aux idéologies des uns et des autres participants :

Yasser Abou Zeid : Le père, à partir du divorce, il n'existe plus (...) On ne peut pas marginaliser le père et venir quelques années après lui dire prennez vos responsabilités...

Jacqueline Phélip : Un bébé, vous l'enlevez pas à sa mère...

Florence Géry, JAF à Bobigny : Je ne sais pas si ce n'est pas un petit peu artificiel... Pardonnez moi...

Jacqueline Phélip : Vive la résidence alternée pour le foetus.

Valérie Abecassis : Pourquoi on a pas de statistiques ni de chiffres ?...

Benoit Duquesne : Est-ce qu'il y a un âge ou le rôle du père est plus important ?

Yasser Abou Zeid : C'est une histoire de bon sens. Je connais un cas au sein de l'association sos papa, la résidence alternée a été ordonnée pour un enfant de neuf mois. Mais par contre, SOS papa, ce qu'on propose, afin d'éviter tous ces conflits et des années de tribunaux, (...) qu'on s'aligne sur la pratique italienne (...) la résidence alternée comme une solution provisoire, de départ...

Benoit Duquesne : On réévalue...

Jacqueline Phélip : C'est impossible... Et en six mois de temps vous faites des dégats sur un petit enfant, considérables.

Yasser Abou Zeid : On l'ampute, on ampute l'enfant...

Jacqueline Phélip : Ce sont des revendications irresponsables.

Benoit Duquesne : Un mot du pédiatre...

Manuel Maidenberg : Quand nait un enfant... Naturellement, le bébé est pris dans l'attention de sa mère... La mère a besoin que le père soit là et la rassure et la conforte, l'assiste, la valorise et cela on est un petit peu en train de l'oublier. Parce que c'est cela qui a éclaté et c'est peut être à cela qu'il faut réfléchir plus qu'à trouver une solution technique.

Valérie Abecassis : L'enfant d'abord, on... C'est pas une association un peu de droite, des mouvements un peu de droite venus des Etats Unis ?

Jacqueline Phélip : Non. alors ça, c'est les SOS papa et là je suis très en colère parce que quand vous avez un président qui est capable de faire de la diffamation comme il en fait à mon encontre, je trouve ça scandaleux. Allez voir sur leur site. (...) On essaye de marginaliser l'enfant d'abord qui est l'empècheur de tourner en rond des SOS papa et on essaye de dire que je suis d'extrème droite, que je hais les pères et les hommes. (...) A SOS papa vous êtes une association d'irresponsables.


Devant la mairie de Moscou, le 27 mai 2006 :






- La nécessaire fin des discriminations ? -


March 15, 2007

Condamné pour homicide par accident

COLMAR, Haut-Rhin (Reuters) - Un adjudant de gendarmerie qui avait tué accidentellement un automobiliste, en l'interpellant près de Colmar sur l'autoroute A-35, le 18 mars 2004, a été condamné jeudi à huit mois de prison avec sursis.

Le tribunal correctionnel de Colmar a suivi les réquisitions prononcées par le procureur de la République lors de l'audience, le 8 février dernier. Le gendarme, qui était poursuivi pour homicide involontaire, risquait au maximum trois ans de prison.

La famille de la victime s'est dite satisfaite du jugement. "On est satisfait. Il ne risquait pas grand-chose. C'était le minimum et il l'a eu. Ce qu'on voulait, c'est qu'il y ait un coupable", a dit un de ses frères à la presse, Mohammed Jabiri.

...

Pierre Birnbaum : "En France, depuis toujours, l'identité de la nation a été l'objet d'un conflit"
Le Monde, 15 mars

Hibol : Comment s'est construite dans l'imaginaire collectif la notion d'identité nationale ?

Pierre Birnbaum : D'abord, je pense que vous avez raison d'utiliser le verbe construire, car toutes les identités sont construites, imaginées, réaménagées en fonction des mémoires successives et d'éléments très hétérogènes et variables. En France, depuis toujours, l'identité de la nation a été l'objet d'un conflit. Les historiens l'interprètent sous forme de guerre franco-française qui opposerait une France toute catholique à une France toute laïque, toute universaliste. C'est dire que depuis 1789 l'identité de la nation est construite à partir de rêves contradictoires et imaginaires.

La Révolution française est présentée comme une utopie qui rompait avec le passé le plus lointain de la France et qui impliquait une rupture avec le catholicisme. C'était là un fait unique dans l'histoire : la volonté de construire une nation uniquement sur la raison. Nous ne sommes toujours pas sortis de cet antagonisme, dont les deux termes sont incompatibles avec la reconnaissance de pluralismes religieux, culturels ou autres. Ce qui rend toujours problématique, de nos jours, l'idée de la nation.


Le Monde, 15 mars - Héroïne de la Résistance, Lucie Aubrac est morte
Lucie Aubrac, figure de la Résistance, est morte, mercredi soir, à l'âge de 94 ans, à l'Hôpital suisse de Paris, à Issy-les-Moulineaux. Elle était restée une militante inlassable de la mémoire de cette époque. Elle avait joué un rôle majeur dans l'évasion de son mari lors d'un transfert, après son arrestation avec Jean Moulin et d'autres chefs de la Résistance.

(...) Après avoir milité contre la montée du fascisme, elle rejoint les rangs de la Résistance à l'occupation allemande dès 1940 en participant à la création du mouvement Libération-Sud, qui publie le journal Libération.

(...) MILITER POUR LA PAIX




Le Monde - Lucie Aubrac,
au palais de justice de Paris,
le 14 octobre 1997.



PARIS (AP) - Dominique de Villepin a réagi jeudi au décès de Lucie Aubrac à l'âge de 94 ans en saluant "la mémoire la mémoire de la grande résistante et de la femme d'action, éprise de liberté et de justice".

PARIS (AP) - Enfin, il - Charles Pasqua - affirme qu'il ne regrettera pas Jacques Chirac une fois que ce dernier aura quitté l'Elysée. "Je l'ai beaucoup soutenu, j'ai de l'amitié pour lui, mais il y a des choses que j'ai du mal à lui pardonner", déclare-t-il, sans en dire plus. "Il a bien tenu la place de la France dans le monde. mais sur le plan intérieur, il a fait des erreurs et pas grand-chose en vérité pour réduire la fracture sociale".

GRENOBLE (AP) - L'obstination d'un septuagénaire de Vougy (Haute-Savoie), persuadé d'avoir aperçu un corps flottant dans les eaux du torrent l'Arve, mais jamais retrouvé, a permis de résoudre deux ans et demi plus tard l'énigme de la disparition en août 2004 à Chamonix d'un jeune élève officier britannique de 25 ans.


- La famille s'est dite satisfaite -

March 14, 2007

« le plan du gouvernement est - comme à l'habitude - insuffisant »

Le Monde - Lutte contre la maltraitance des personnes âgées et handicapées : "le plan du gouvernement est insuffisant"
Pascal Champvert, président de l'Adehpa, association qui regroupe les directeurs de maisons de retraite, souligne que le plan national contre la maltraitance des handicapés et des personnes âgées présenté le 14 mars passe à côté de l'essentiel : le manque de personnel.
Eclairage Les mesures du plan de lutte contre la maltraitance des handicapés et des personnes âgées


Le message du JT de 20h France 2 est assez clair. Les femmes sont les victimes des violences conjugales et elles ne tueraient leurs conjoint qu'en état de légitime défense :




Dans l'extrait du journal on peut constater que Monsieur Marécaux, l'un des acquités d'Outreau, prète à nouveau serment. Sauf à jeter le doute sur tous les huissiers de France, on peut supposer qu'il n'en serait pas ainsi s'il y avait eu le moindre doute quant à sa moralité :






« Quatre chiffres pour briser le silence, le 3919, c'est le numéro national unique destiné aux femmes batues ». Que l'on ne s'étonne pas si un homme est refoulé par ce numéro, le 119 ne reçoit même pas les signalements de maltraitance d'un enfant lorsqu'un père téléphone.

LE MANS (AFP) - Dix-huit hérissons vivants ont été saisis par l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) dans la voiture de deux hommes qui les braconnaient pour les manger, a-t-on appris mercredi auprès de l'ONCFS de la Sarthe.

Les techniciens de l'ONCFS ont été intrigués par le manège d'une voiture qui s'arrêtait puis redémarrait plusieurs fois de suite en bord de route, alors qu'ils effectuaient une mission anti-braconnage du lièvre et du chevreuil dans le sud du département, dans la nuit du 3 au 4 mars.

"Nous avons trouvé 18 hérissons vivants dans le coffre de la voiture. Les deux hommes laissaient leur chien, spécialement dressé à la chasse au hérisson, fouiller le fossé et ne sortaient du véhicule que pour attraper l'animal rabattu", indique Julien Pioger, chef du service départemental. "Les deux hommes verbalisés, issus de la communauté des gens du voyage, ont indiqué qu'ils faisaient jeûner les hérissons 24 heures avant de les manger".

Les hérissons d'Europe, une espèce protégée, ont été relâchés dans la nature. Les deux braconniers risquent jusqu'à six mois d'emprisonnement, 9.000 euros d'amende et la saisie de leur véhicule.


SENLIS (AFP) - Un jeune homme de 18 ans, soupçonné d'avoir tué sa mère et son jeune frère mardi soir dans leur maison à Crépy-en-Valois (Oise), près de Senlis, a été interpellé à une dizaine de kilomètres de là, mercredi en fin de journée, par les gendarmes qui le recherchaient activement.

Le suspect a été interpellé à 17H50 "sans résistance" par des gendarmes qui ratissaient une zone boisée à Roberval, au nord-ouest de Crépy-en-Valois.

"Les gendarmes lui ont demandé de se rendre. Ce qu'il a fait sans difficulté. Il était hagard, fatigué", a précisé à l'AFP le lieutenant Bruno Leneutre, porte-parole de la gendarmerie en Picardie. Il a été placé en garde à vue à Crépy-en-Valois.

Selon le premiers éléments de l'enquête de flagrance ouverte pour meurtres, le suspect - rentré au domicile familial mardi soir - aurait tué sa mère de 41 ans à l'arme blanche à la suite d'une altercation. Il s'en est pris ensuite à son frère, âgé de 14 ans.

Le père de famille, âgé de 41 ans, a découvert le drame en rentrant chez lui peu après. Il s'est bagarré avec son fils qui s'est ensuite enfui à pied. Victime d'une fracture à un bras, le père de famille a été hospitalisé à Senlis.

L'auteur présumé des faits, inconnu des services de police et qui suivait une scolarité normale en terminale, avait fait l'objet d'un internement psychiatrique du 28 février au 5 mars à l'hôpital de Clermont (Oise).

Les deux victimes, qui portaient des plaies sur le corps, sont décédées "très rapidement", a indiqué le substitut du procureur de la République de Senlis, Frédéric Rose, lors d'un point-presse avec le colonel Michel Pidoux, commandant le groupement de gendarmerie de l'Oise.

"Plusieurs ustensiles" auraient été utilisés pour les tuer, a indiqué le magistrat, évoquant "un crime d'une très grande brutalité".

Une cellule psychologique a d'ailleurs été mise en place à l'intention des pompiers et gendarmes, arrivés les premiers sur les lieux du crime.

Une expertise psychiatrique du suspect devrait avoir lieu "vraisemblablement à l'issue de sa garde à vue, au plus tard dans 48 heures", selon M. Rose qui a précisé qu'une information judiciaire serait ouverte prochainement à Senlis.

Les proches du jeune homme habitant la région - dont ses grands-parents et sa petite amie - avaient été placés sous la protection de la gendarmerie le temps de la cavale du jeune homme.

Une cellule psychologique devrait être aussi mise en place jeudi au collège Gérard-de-Nerval à Crépy, où la victime de 14 ans était scolarisée en 4e, a-t-on précisé à la mairie.


- Les hérissons sont saufs -

March 11, 2007

Bush en visite en amérique latine


PARIS (AP) - Jacques Chirac a confirmé dimanche qu'il n'était pas candidat à la présidentielle et qu'il quitterait donc l'Elysée en mai prochain.

LYON (AP) - Près de 350 chèvres sont mortes dans l'incendie d'une ferme de Montret (Saône-et-Loire), dimanche en début d'après-midi, a-t-on appris auprès des pompiers.

PARIS (AP) - Ségolène Royal a confié dimanche sur M6 son admiration pour Jeanne d'Arc, "petite bergère qui a endossé un habit d'homme pour pouvoir sauver la France".

PARIS (AP) - Quelque 5.000 personnes ont manifesté dimanche après-midi dans les rues de Paris pour protester contre la reprise des expulsions locatives à compter de vendredi prochain, au sortir de la trêve d'hiver qui suspend cette pratique du 1er novembre au 15 mars, selon Jean-Baptiste Eyraud, président de l'association Droit au logement.

JERUSALEM (AP) - Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas se sont retrouvés dimanche à Jérusalem pour leur deuxième sommet en l'espace d'un mois. Les discussions, de plus de deux heures, n'ont débouché, comme on s'y attendait, sur aucune avancée majeure, hormis la décision de poursuivre le dialogue.

BEYROUTH (Reuters) - L'opposant chiite Nabih Berri, président du parlement libanais, a exprimé la volonté de résoudre la crise politique de son pays avant le sommet arabe prévu les 28 et 29 mars en Arabie saoudite, rapporte dimanche le journal koweïtien Al Rai Al Aam.

KATMANDOU (Reuters) - Un adolescent népalais de seize ans considéré par des milliers de personnes comme une réincarnation de Bouddha a de nouveau disparu du lieu où il méditait depuis plus de deux mois.

OMAHA, Nebraska (AP) - Un Américain a ravivé son bulldog noyé en pratiquant le bouche-à-bouche, ou plus précisément le bouche-à-museau.

Students hold signs against the upcomig visit of U.S. President George W. Bush to Guatemala in Guatemala City, Friday, March 9, 2007. Nearly 200 students protested against the visit, expected to take place on March 11. The banner reads in Spanish 'Bush assassin, out of ur nation'. (AP Photo/Alexandre Meneghini) - Saturday march 10, 2007 :











A masked demonstrator walks pass a street billboard painted with anti Bush slogans during a protest against the upcoming visit of U.S. President George W. Bush to Guatemala in front of the US Embassy in Guatemala City, Saturday, March 10, 2007 .President Bush will visit the country on March 11-12. (AP Photo/Rodrigo Abd) march 10, 2007 :







BOGOTA (AFP) - Le président américain George W. Bush a fait dimanche à Bogota une halte sous haute protection policière qui n'a pas empêché de nouvelles manifestations et de nouveaux heurts, comme depuis le début de sa tournée en Amérique latine.

Près de 5.000 personnes ont manifesté dans une capitale en état de siège pour la première visite à Bogota d'un président américain depuis Ronald Reagan en 1982, a rapporté un correspondant de l'AFP.

Dès l'arrivée de M. Bush, des affrontements sporadiques ont opposé des dizaines de jeunes aux forces de l'ordre. Ils ont échangé jets de pierres, d'engins incendiaires et de gaz lacrymogènes quand les manifestants, en majorité des étudiants, ont forcé un cordon de sécurité aux cris de "Bush, le fils de p... est arrivé" et "dehors l'assassin".

Les contestataires ont brûlé des drapeaux américains, détruit des vitrines de banques et pillé des magasins.

La police, qui a aussi fait usage de canons à eau, a fait état de 25 interpellations.

Le cortège de M. Bush, traversant Bogota à vive allure sous les regards curieux des Colombiens, a pu voir brièvement la confrontation entre jeunes et policiers.

M. Bush s'est rendu à la Casa de Narino, la résidence présidentielle, pour passer en revue la garde colombienne, et avoir avec M. Alvaro Uribe des entretiens et un déjeuner de travail au cours desquels il entendait rassurer son homologue sur le soutien constant des Etats-Unis à leur allié le plus solide en Amérique latine.

La capitale était bouclée par 21.000 membres des forces de sécurité, auxquels s'ajoutaient des centaines d'hommes de la protection présidentielle américaine et une flotte d'hélicoptères.

La police colombienne a dit avoir intercepté des communications faisant redouter des attentats des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), la rébellion marxiste forte de 17.000 guérilleros.

Les gouvernements colombiens ont été en lutte pendant des décennies avec les guérillas de gauche, les cartels de la drogue et plus récemment les groupes paramilitaires d'extrême-droite.

M. Bush n'en pas moins accepté de s'arrêter à Bogota pendant sept heures.

Il comptait affirmer en Colombie les bienfaits de l'aide américaine et du libre échange, comme à chaque étape de son périple dans une région qui, à l'exception de la Colombie en guerre civile, a pris un virage vers la gauche alternative sous l'impulsion d'un fort sentiment antiaméricain et antilibéral.

Depuis son début jeudi, la tournée de M. Bush en Amérique latine donne lieu à des manifestations dont l'ampleur est cependant restée plutôt limitée.

En dépit des difficultés persistantes et du scandale des liens entre de hauts responsables et des paramilitaires d'extrême droite, l'administration Bush loue les efforts de M. Uribe pour rétablir l'ordre sur tout le territoire, combattre le narco-terrorisme, mais aussi dynamiser et libéraliser l'économie et l'ouvrir aux investissements étrangers.

M. Uribe "a fait un travail fabuleux à la tête du pays", selon M. Bush.

Avec 600 millions de dollars par an, la Colombie est la principale bénéficiaire de l'aide américaine dans la région.

M. Bush entendait affirmer à M. Uribe qu'il défendrait vigoureusement contre les atteintes possibles de ses adversaires démocrates l'aide américaine prévue en 2008 pour combattre le trafic de drogue et la rébellion, ainsi que l'accord de libre échange négocié avec Bogota.


- Sur le thème de la rupture -

March 8, 2007

La police nationale de nouveau épinglée par la CNDS


DIJON (AFP) - Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle, a ajouté mercredi le mot sororité (équivalent féminin de fraternité) à la devise de la France "liberté, égalité, fraternité" et a mis tout en oeuvre pour galvaniser les femmes, lors d'un meeting à Dijon à la veille de la Journée des femmes.


PARIS (AP) - (...) Le CSM avait considéré que Philippe Courroye, qui a fait la quasi-totalité de sa carrière au siège, n'est pas le mieux placé pour être nommé à la tête d'un des plus gros parquets de France.

Le poste de procureur de Nanterre est en effet considéré comme politiquement sensible puisque la juridiction est compétente pour toutes les affaires notamment politico-financières des Hauts-de-Seine, fief de Nicolas Sarkozy et siège de nombreuses sociétés françaises.

PARIS (AP) - La Commission nationale de la déontologie de la sécurité (CNDS) doit rendre jeudi son désormais très attendu rapport annuel sur les dérapages des services de sécurité. Saisie en 2006 de 140 dossiers, soit une hausse de 25% par rapport à 2005, la CNDS attribue cette évolution à sa notoriété croissante.

Présidée depuis décembre 2006 par le magistrat Philippe Léger, qui a remplacé l'ancien président de la Cour de cassation, Pierre Truche, la CNDS a été créée en 2001. Elle peut être saisie par des parlementaires ou le défenseur des enfants sur des cas de manquements d'agents de sécurité publics ou privés.

La plupart des saisines de la CNDS concernent de nouveau la police nationale (62% des dossiers), mais face à l'augmentation des dossiers relatifs à l'administration pénitentiaire, elle a décidé d'y consacrer une étude couvrant les années 2001-2006 publiée dans le rapport.

La Commission y épingle "le manque d'attention pour la personne détenue dans la prévention des suicides et des violences entre détenus", et insiste sur "des comportements non professionnels" comme le chantage, les brimades ou les pressions psychologiques exercées par le personnel sur les détenus.

Elle reconnaît cependant que certains problèmes déontologiques sont dus aux mauvaises conditions de détention comme l'insuffisance de soins, le placement au mitard de détenus malades et l'impact des conditions de vie sur les relations entre les prisonniers et les matons.


Quant aux pratiques de la police nationale, la CNDS s'est émue de la "fouille à corps trop souvent banalisée", du "menottage systématique", des "violences illégitimes graves" et du traitement des mineurs.

Elle conteste notamment des conditions d'audition, en l'absence de ses parents ou de médecins, du rescapé du drame de Clichy-sous-Bois sur son lit d'hôpital alors qu'il était gravement brûlé.

La majorité de saisines (161) de la CNDS concernent la police nationale (105), l'administration pénitentiaire (35) et la gendarmerie (19). Les affaires concernant la PAF (6), la police municipale (5) ou la sécurité privée (1) sont plus minoritaires.

La CNDS n'a aucun pouvoir de sanction et doit se limiter à faire des observations aux pouvoirs publics, des observations qui ne sont pas toujours suivies d'effet. AP




D'un dossier pédagogique de l'académie de Rennes



PARIS (AP) - Les citoyens français ne sont pas égaux face à la violence. Tous types d'agressions confondus, les jeunes, les chômeurs et les familles monoparentales en sont le plus souvent les victimes, selon une étude publiée jeudi par l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Et les inégalités entre hommes et femmes existent aussi face aux violences.




De source Wikipedia,
les singes de la sagesse



En français : la zone fictive d'infra-droit.

Il y a un fond de judéophobie dans l’Islam (certaines sourates du Coran) et dans le traitement par les Arabes des Juifs pendant des siècles comme une sorte de " sous-homme " (condition de " dhimmi ").
col.fr - Argumentaire de la CIDAD
Questions et Réponses sur le conflit israélo-arabe

Le Monde, 13/2/2006 - Après le tollé, George Frêche s'excuse de ses propos sur les harkis

Le Conseil des droits de l'Homme compare l'attitude d'Israël dans les territoires palestiniens à l'Apartheid - GENEVE (AP), 22 février 2007

Le Monde | 07.03.07 - George W. Bush veut contrer l'antiaméricanisme de la gauche latino

TaiwanInfo Lundi 5 mars 2007 - Le président du Yuan législatif, Wang Jin-pyng, s’est inquiété hier de la place que pourrait prendre l’origine « ethnique » dans l’élection présidentielle de 2008.

Libé, 23 février 2007 - Discriminations
Pas d'ethnique dans les statistiques

Alors que le communautarisme s'invite dans la campagne, «Libération» publie une pétition qui s'élève contre l'apparition de «statistiques de la diversité» en France.

HAMBURG, 16/10/2006 - Nach einer Studie der SPD-nahen Friedrich-Ebert-Stiftung gehören mittlerweile acht Prozent der Menschen in Deutschland zu einer neuen gesellschaftlichen Unterschicht. Der Bildungsgrad dieser Menschen sei überwiegend einfach, ihre berufliche Mobilität gering und ihr Aufstiegswillen nur wenig ausgeprägt, heißt es darin.

Die Studie soll laut "Bild am Sonntag" in die Debatte über das SPD-Grundsatzprogramm einfließen. SPD-Chef Kurt Beck wolle einen "Bildungsaufbruch" organisieren, um den Kindern der Unterschicht einen Aufstieg zu ermöglichen.


Télézapping
L'homme n'est pas une marchandise "comme les autres"
LEMONDE.FR | 06.11.06 | 17h50 • Mis à jour le 13.11.06 | 12h02

Marianne2007.info - Sarkozy : «l'homme n'est pas une marchandise comme les autres» ; Extrait du meeting de Nicolas Sarkozy à Saint Etienne le 09 novembre 2006

Voir « La République, ce n'est pas donner la même chose à chacun », un article et des notes du 25 novembre 2006.


- Les mineurs et les documents disparaissent et on en parle plus -