September 11, 2006
L'Elysée accusé de verrouiller la justice
PARIS (AFP) - La nomination attendue comme procureur général de Paris de Laurent Le Mesle, proche de Jacques Chirac, suscite l'émotion chez les magistrats et l'opposition qui y voient une volonté de main mise sur la justice au moment où le chef de l'Etat va perdre l'immunité présidentielle à la fin de son mandat.
Directeur de cabinet du garde des Sceaux Pascal Clément, ancien conseiller du président Chirac pour la Justice, Laurent Le Mesle, 55 ans, est donné depuis des mois comme le prochain Procureur général de la cour d'appel de Paris, pour remplacer Yves Bot, qui doit devenir en octobre avocat général à la Cour de justice des Communautés européennes à Luxembourg.
Pascal Clément a affirmé vendredi que le Conseil des ministres du 6 octobre nommerait le prochain procureur général de Paris, poste pour lequel il y a "plusieurs candidats", a-t-il assuré tout en soutenant implicitement son directeur de cabinet qui n'est "pas un magistrat engagé" et "n'a pas de carte politique".
La nomination de M. Le Mesle serait "choquante" affirmait pourtant samedi, dans Libération, Dominique Barella, président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), dénonçant "l'extrême proximité" du magistrat avec Pascal Clément et Jacques Chirac.
Pour Aida Chouk, présidente du Syndicat de la Magistrature (SM, gauche), "c'est un problème généralisé". "Depuis que la droite est au pouvoir, elle nomme dans les grosses juridictions des gens proches d'elle", disait-elle dimanche à l'AFP.
Sur France Info, le premier secrétaire du PS, François Hollande a estimé qu'il s'agissait "pour le président sortant de se protéger des éventuelles poursuites judiciaires qui pourraient être engagées à son endroit" car "chacun sait qu'il y a un risque pour Jacques Chirac d'être rattrapé par ce qu'on appelle les emplois fictifs de la ville de Paris".
Le code de procédure pénale donne des pouvoirs importants au procureur général: la police judiciaire est placée "sous sa surveillance", il a "autorité" sur tous les officiers du ministère public et les procureurs lui remettent chaque mois "un état des affaires de son ressort".
Si les syndicats de magistrats ne mettent pas en cause les capacités de Laurent Le Mesle, professionnel reconnu, pour devenir le plus important procureur général de France, ils soulignent son parcours "politique".
Cet homme à l'allure distinguée est notamment connu pour avoir été évincé de son poste de sous-directeur à la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) par la ministre socialiste Elisabeth Guigou fin 1998.
Mme Guigou lui reprochait d'avoir réaffirmé dans un ouvrage que le garde des Sceaux pouvait donner "des instructions" au parquet "à tous les stades de la procédure", alors qu'elle avait interdit toute intervention dans les dossiers individuels à son arrivée place Vendôme en juin 1997.
M. Le Mesle avait alors été nommé procureur de la République à Nancy puis, en juillet 2002, il avait été rappelé par l'Elysée au poste de conseiller de Jacques Chirac pour la justice.
Il était devenu directeur de cabinet de Dominique Perben à la Chancellerie en 2004, un poste conservé à l'arrivée de Clément en juin 2005.
Fait rare chez les proches de Jacques Chirac, M. Le Mesle a la réputation d'avoir de bons rapports avec celui qui aspire à lui succéder, Nicolas Sarkozy.

©delize - lundi 11 septembre 2006, 15h00
August 30, 2006
Du site « une peine./ »
Avec quelques compléments. Le drôle d'itinéraire de Cherif Bouchelaleg A 36 ans, cet Algérien père de six enfants et marié à une Française, a été arrêté de façon spectaculaire après avoir tenté de forcer un barrage de gendarmes à Sallanches, où se trouvait Dominique de Villepin • Il était devenu un symbole après que Nicolas Sarkozy eût décidé d'annuler sa double peine en 2002 en dépit de ses délits à répétition • LIBERATION.FR, Mardi 29 août 2006 |
Articles de presse concernant Chérif Bouchelaleg
De source « une peine./ »
18 octobre 2002, Le Monde, Chérif Bouchelaleg, menacé d'expulsion, est finalement assigné à résidence. M. Sarkozy a cédé à l'intervention de ses défenseurs, Sylvia Zappi.
17 octobre 2002, AFP, M. Sarkozy assigne à résidence Chérif Bouchelaleg.
17 octobre 2002, Libération, Bouchelaleg fixé aujourd'hui sur son sort. Sarkozy doit décider ce matin de son éventuel renvoi en Algérie, Olivier Bertrand.
16 octobre 2002, Le Figaro, Vote des immigrés, double peine : des députés UMP montent au créneau, Etienne Pinte : " Le principe de la double peine est intolérable ".
16 octobre 2002, Libération, Avis contre l'expulsion de Bouchelaleg, Olivier Bertrand.
7 octobre 2002, Libération,Sarkozy prêt à tout pour appliquer une double peine. Le ministre multiplie les volte-face et les inexactitudes dans le dossier Bouchelaleg. Olivier Bertrand.
13 septembre 2002, Métro, Menace d'expulsion pour un père de six enfants
13 Septembre 2002, France Info "Politique matin", Une forme moderne de bannisssement par Jean-Michel Blier.
12 septembre 2002, Le Monde, Nicolas Sarkozy revient sur sa décision de ne pas expulser un père de famille algérien, Sylvia Zappi.
12 septembre 2002, Libération, Bouchelaleg toujours pas tiré d'affaire, Olivier Bertrand.
17 juillet 2002, Libération, Chérif Bouchelaleg reste en France.
16 juillet 2002, AFP, Abrogation de l'arrêté d'expulsion contre Chérif Bouchelaleg.
15 Juillet 2002, L'Humanité, La vie de famille ne pèse pas lourd, Emilie Rive.
15 juillet 2002, Libération, Double peine et la police aux trousses. Cherif Bouchelaleg se cache avant l'examen de son recours à Grenoble, Alice Geraud.
12 juillet 2002 et 13 juillet 2002, L'Humanité.
12 juillet 2002, Libération, Chérif Bouchelaleg libre.
10/07/2002 au 16/07/2002, Lyon Capitale, Sextuple peine, Colas Rifkiss.
11 juillet 2002, AFP, Un Algérien de 32 ans échappe temporairement à une expulsion.
10 juillet 2002, Le Progrès, Double-peine : Chérif Bouchelaleg reste en rétention.
9 juillet 2002, Le Dauphiné, Un Algérien, père de six enfants, en cours d'expulsion.
9 Juillet 2002, L'Humanité, Un père de six enfants français sera-t-il expulsé ?, Emilie Rive
9 juillet 2002, Le Monde, Un père de six enfants menacé de double peine.
6 juillet 2002, Libération, Vingt ans en France, une femme, des enfants... et expulsable Chérif Bouchelaleg est menacé d'embarquer pour l'Algérie, Olivier Bertrand.

De source www.chirac2007.com ; non je ne lui
reécris plus, en France la justice est indépendante.
J'attend plutôt une réponse du cabinet de Sarko,
ces services envisageaient de mener une enquête.
Enfin, dernière observation qui souligne la fonction que les médias sont susceptibles de jouer par l’introduction du changement social s’imposant au changement juridique. Les communications de masse peuvent contribuer effectivement à transmettre de « l’infra-droit », du « contre-droit », du « droit imaginaire », du « droit ordinaire » (ces expressions se multiplient beaucoup), des éléments du « juriste intuitif », c’est-à-dire des formes de droit susceptibles de s’opposer, de se juxtaposer au droit établi. Porteuses de changement social, les communications de masse peuvent ainsi imposer le changement juridique suivant des modalités déjà étudiées dans les nombreuses analyses des relations entre changement social et changement juridique. Elles peuvent aussi favoriser un pluralisme normatif en lieu et place d’un monisme normatif auquel aspire le législateur... ou le politique ! Jacques Commaille, Droit & Société N° 16/1990 |
Encore de source « une peine./ » où tous les articles et dépèches sont regroupés :
Vingt ans en France, une femme, des enfants...
et expulsable Chérif Bouchelaleg est menacé d'embarquer pour l'Algérie.
Par Olivier BERTRAND
samedi 06 juillet 2002
Libération
"Ce dossier est l'un des plus ahurissants que nous ayons vu." Un militant de la Cimade Lyon de notre correspondant La France s'apprête à expulser un Algérien de 32 ans, père de six enfants français.
Chérif Bouchelaleg vit depuis plus de vingt ans en France, mais pourrait être refoulé samedi après-midi depuis Marseille, si l'Algérie délivre un laissez-passer. En attendant, il se trouvait hier soir au centre de rétention de St Exupéry, près de Lyon. Selon une militante de la Cimade, association qui a eu à défendre de nombreuses victimes de la "double peine", "ce dossier est l'un des plus ahurissants que nous ayons vu". Petits délits. Chérif Bouchelaleg a quitté Constantine en janvier 1981.
Il avait 11 ans et rejoignait son père, conducteur de poids lourds en Haute-Savoie. "Je n'ai gardé aucune attache, aucun logement en Algérie", précise-t-il. Au cours de son adolescence, il commet quelques délits (des vols et un refus d'obtempérer) qui lui valent de courts séjours en prison. Puis il se stabilise en rencontrant Sabine, fille de ses employeurs, en 1985. Ils se marient en 1992, font six enfants, aujourd'hui âgés de 9 ans à 4 mois. Avec un "niveau CAP de menuisier ébéniste", Chérif sculpte les meubles dans l'atelier de ses beaux-parents. Il habite au-dessus avec sa famille. La justice n'entend plus parler de lui. Puis l'homme perd l'un de ses petits frères, en 1999.
"Au départ, comme c'était l'aîné, il a beaucoup pris sur lui, raconte Ouarda, l'une de ses sœurs. Puis, quand on a eu fait notre deuil, c'est lui qui a craqué."
Victime d'une dépression, il arrête de travailler, reste souvent allongé, devient nerveux, se bagarre, jusqu'à retrouver la prison, en septembre 2001. Les magistrats ne prononcent pas d'interdiction du territoire, mais une obligation de soins, compte tenu des troubles qu'il présente. Un psychiatre commence à le suivre. Avis. Pendant ce temps, le préfet de Haute-Savoie transmet son dossier au ministère de l'Intérieur pour une éventuelle expulsion administrative.
Chérif passe devant la commission, qui émet un avis défavorable à son expulsion. Il est triplement protégé : marié à une Française, il élève six enfants français et vit en France depuis plus de quinze ans. Le 11 juin, il sort de prison grâce à une liberté conditionnelle pour bonne conduite. Il pointe, poursuit son traitement avec le psychiatre, retrouve sa femme et ses enfants. Reprends son travail d'ébéniste.
Mais le mardi 2 juillet au matin, des policiers débarquent dans l'atelier. Chérif est en train de choisir une planche sur une pile. Ils lui passent les menottes et l'embarquent. L'avocat Jacques Debray dépose un recours suspensif devant le tribunal administratif de Grenoble. L'affaire ne serait audiencée que le 17 juillet. Debray saisit alors en urgence la Cour européenne, compte tenu des problèmes de santé de Chérif. Le psychiatre qui le suit affirme que "cet homme ne pourrait absolument pas suivre en Algérie le traitement qu'il suit en France".
Puis le médecin ajoute : "Cette décision détruit le travail médical entrepris avec ce patient, qui allait nettement mieux." La préfecture de Haute-Savoie n'a pu répondre hier à cette accusation. Le cabinet du préfet n'était pas disponible. Il y avait une réception.
August 10, 2006
Ours : une enquête est en cours
PARIS (AFP) - La ministre de l'Ecologie, Nelly Olin, a demandé au garde des Sceaux Pascal Clément de poursuivre en diffamation le député UDF Jean Lassalle qui avait qualifié de "viol" la réintroduction des ours dans les Pyrénées et dénoncé une "attitude vichyste", a indiqué mercredi la Chancellerie.Le ministre de la Justice a donné, le 24 juillet, des instructions au parquet général de Pau "tendant à l'engagement de poursuites à la demande de Nelly Olin" pour "diffamation publique envers un ministre", a-t-on ajouté de même source.
"Une enquête est en cours", a-t-on précisé à la Chancellerie.
La ministre de l'Ecologie reproche à Jean Lassalle des propos publiés dans le quotidien La République des Pyrénées des 3-4 juin, où le député des Pyrénées-Atlantiques qualifiait de "viol" la réintroduction d'ours slovènes dans les Pyrénées et dénonçait l'"attitude vichyste" de Mme Olin.
"C'est un viol et cela devrait être puni comme tel. Mme Olin doit démissionner, ses méthodes sont indignes du rôle qui devrait être le sien. On est en face d'une attitude vichyste, qui rappelle le régime policier de la pire période", déclarait Jean Lassalle, qui a observé au printemps une grève de la faim de 39 jours à l'Assemblée nationale pour le maintien d'une usine dans son canton de la vallée d'Aspe.
"Mme Olin a été particulièrement blessée par la référence au régime de Vichy dont sa famille a souffert puisque son pére, qui était étranger, a été interné pendant quatre ans en région parisienne", a-t-on souligné au cabinet de la ministre.
August 8, 2006
Le juge n'est pas responsable : la mineure l'a trompé sur son âge
lundi 7 aout 2006, 21h33Sénégal : appel contre la condamnation d’une mineure pour abandon du domicile conjugal
Sur yahoo.fr,
un article de afrik.com
Le procureur général du Sénégal a fait appel de la condamnation d’une mineure à six mois de prison ferme et une amende de 100 000 FCFA pour abandon du domicile conjugal. La sentence, rendue le 27 juillet par le tribunal départemental de Velingara (Sud-Est), est jugée excessive par plusieurs associations de femmes. L’adolescente, qui n’a que douze ans selon son acte de naissance, pourrait recouvrer la liberté dès ce mardi.
La nouvelle se répand comme une traînée de poudre au Sénégal. Un article du journal Walf Grand Place publié, mercredi dernier, a révélé que, le 27 juillet dernier, une mineure avait écopé de six mois de prison ferme et une amende de 100 000 FCFA (environ 150 euros) pour abandon du domicile conjugal. Une décision qui ne satisfait pas le procureur général, qui a fait appel du jugement du tribunal départemental de Velingara (Sud-Est). Il n’a pas souhaité nous accorder un entretien, mais, selon nos informations, l’affaire suit son cours au parquet général de la cour d’appel de Dakar. La démarche, soutenue par plusieurs associations de femmes qui trouvent la sentence sévère, pourrait déboucher sur la libération de l’adolescente dès mardi.
Selon Moussa Sibo M’ballo, l’auteur de l’article parue dans Walf Grand Place, la condamnée est une Peul qui se nommerait Amsatou Baldé. Elle aurait rejoint son mari dans un village de Gambie avant de s’enfuir après des maltraitances. Mais, parce qu’elle aurait accusé son époux « sans en apporter la preuve », la justice aurait tranché en faveur du plaignant. A noter que, selon une source du tribunal départemental de Velingara que nous avons jointe, « elle n’avait pas d’avocat et que le droit sénégalais n’interdit pas le jugement d’une personne non défendue ». Un responsable du ministère de la Justice nous a confié que la jeune fille était sous mandat de dépôt, donc incarcérée, à la prison de Velingara.
Condamnée trop jeune, sentence trop dure
Au ministère de la Justice, une source contactée en début d’après-midi restait sur ses gardes. « Aucun de nos textes ne permet la condamnation d’un mineur car, en dessous de 13 ans, il est jugé irresponsable de ses actes. Il est donc impossible que sur la base de nos textes que l’adolescente ait été poursuivie et condamnée. »
Côté associatif, le dossier ne laisse pas indifférent. Plusieurs associations féminines et certains hauts responsables de ministères, interrogés par Afrik, se renseignent sur cette affaire. Deux paramètres les interpellent. Tout d’abord, la sévérité du verdict choque. « C’est la première fois en 23 ans que je vois une condamnation ferme, affirme Maître Nafissatou Diouf Mbodj, présidente de l’association Femmes juristes du Sénégal. Ici, certaines femmes quittent leur domicile conjugal pour retourner chez leurs parents. D’habitude, on leur donne une peine avec sursis pour les dissuader, pas une peine ferme ! Tous les jours on poursuit des hommes qui ne paient pas leur pension. C’est considéré comme un abandon de domicile, mais ils n’écopent que de sursis. »
Par ailleurs, la juvénilité de la condamnée suscite une levée de boucliers. « Si la médiation n’aboutit pas, c’est au tribunal pour enfants de traiter d’une telle affaire. C’est à lui de décider si la jeune fille retourne avec ses parents ou si elle est placée dans un centre pour enfants en difficultés, indique un membre du Comité de lutte contre les violences faites aux femmes. « Une décision de justice certifie qu’elle a douze ans. C’est le mari qui devrait être poursuivi pour pédophilie. Il n’aurait pas dû pouvoir porter plainte et encore moins obtenir une condamnation », poursuit Me Nafissatou Diouf Mbodj, qui explique s’être informée auprès du juge. Car selon l’article 300 du code pénal « quiconque, lorsqu’il s’agit de la consommation d’un mariage célébré selon la coutume, aura accompli ou tenté d’accomplir l’acte sexuel sur la personne au-dessous de 13 ans accomplis, sera puni de deux ans à cinq ans d’emprisonnement ».
Le juge aurait reçu l’extrait de naissance après le verdict
L’avocate, qui souligne que son association « fera tout pour libérer la jeune fille », estime que les parents sont eux coupables. « S’appuyant sur les principes fondamentaux consacrés par la Loi Fondamentale de notre République, notamment en ses articles 7 et 18 afférents au respect de l’intégrité physique de la personne humaine et à l’interdiction du mariage forcé (...), je compte susciter une action pénale auprès des parents de la fille concernée », précise-t-elle dans un courrier qu’elle a fait parvenir à Afrik.
Car dans le droit sénégalais, le mariage n’est pas légal avant 16 ans. Or, 16 ans, c’est l’âge que la condamnée a déclaré avoir lors de l’audience. « C’est après la décision du juge que les parents de la fille ont déposé son extrait de naissance indiquant qu’elle est née en 1984 (coquille ?), rapporte notre source du ministère de la Justice, qui explique avoir joint le procureur plus tard dans l’après-midi. On ne peut pas faire de reproche au juge. Si l’extrait avait été déposé pendant l’audience, sa décision aurait sûrement été toute autre. » Mais pour Me Nafissatou Diouf Mbodj, même si elle a plus de 12 ans, la condamnation de l’adolescente est « disproportionnée ».
« Libérée et placée en liberté provisoire mardi »
Le responsable du ministère de la Justice explique que les autorités ont réagi rapidement. « Dès que l’information concernant l’âge légal leur est parvenue, elles étaient scandalisées et le procureur a récupéré le dossier et fait appel dans le courant de la semaine dernière. La chambre de conseil va se réunir cet après-midi (lundi) ou demain matin pour éviter d’attendre la prochaine audience. Elle va très certainement casser le jugement du tribunal départemental de Velingara et la jeune fille devrait être libérée et placée en liberté provisoire au plus tard à midi mardi. »
Le mariage précoce tend à reculer au Sénégal. Notamment suite à l’action des ministères concernés, de la société civile et des associations. Toutefois, « si de plus en plus de parents refusent de marier leurs filles jeunes, on constate que des milliers de filles fuient leur mariage forcé », avance Binta Sarr, présidente de l’Association pour la promotion de la femme sénégalaise. Dans ce cas, les familles des époux essayent plutôt de s’arranger à l’amiable. « Il existe des médiations pour que la femme regagne le foyer. Mais dans certains cas des femmes sont rejetées par leur famille et ne peuvent plus y retourner », poursuit-elle. Le Président Abdoulaye Wade dénonce lui-même la pratique. Début juillet, le chef de l’Etat, qui avait comparé la coutume à un viol, a déclaré : « C’est inacceptable de marier des filles à 13 ans et je ferai appliquer la constitution qui interdit formellement de tels mariages ».
Habibou Bangré
August 4, 2006
Rage et abattage de chiens en Chine
La ville de Jining, dans l'est de la Chine, prévoit de lancer une campagne de massacre de chiens afin d'endiguer toute épidémie de rage, a rapporté l'agence Chine Nouvelle, vendredi. Pour tout cas de rage décelé, les autorités ont annoncé que les chiens se trouvant dans un périmètre de cinq kilomètres seront abattus.Cette mesure s'avère être la conséquence de la mort de 16 personnes emportées par la maladie ces huit derniers mois dans la province de Jining.
Sans préciser le nombre exact d'animaux qui seront tués, Chine Nouvelle précise toutefois que Jining compte 500.000 chiens.
Les autorités sanitaires ont opté pour cette solution radicale alors que le recours à des pratiques similaires perpétrées il y a quelques jours dans le sud-ouest du pays avaient provoqué, notamment dans les médias: dans la province du Yunan, quelque 50.000 chiens avaient été abattus après trois cas mortels de rage chez l'être humain.
"C'est complètement fou. Ces pratiques entâchent l'image de notre pays et démontrent à quel point les élus locaux sont paresseux et manquent de considération," s'insurge Zhang Luping, fondateur d'un centre d'étude des relations homme-animal à Pékin. "Il faut y mettre un terme au plus vite."
Des activistes militant pour la protection des animaux utilisent les médias pour essayer de changer cette politique d'abattage systématique et de sang froid, selon Zhang.
La Chine a connu une forte augmentation de cas de rage au cours des dernières années, avec 2.651 décès en 2004, selon les autorités sanitaires chinoises. Dans ce pays, seuls 3% des chiens sont vaccinés. AP
ssz/v172/ma
vendredi 4 aout 2006, 12h00
July 31, 2006
Il ne faut pas être pressé, il y a du stock
Un ado meurt dans sa cellule, la justice refuse d'instruirePar Olivier BERTRAND
Libération Lundi 31 juillet 2006 - 06:00
Cela fait quatre ans que Nabil Boussedja est mort, dans une cellule de la prison Saint-Paul à Lyon. Son codétenu avait mis le feu à son matelas, on les a retrouvés asphyxiés et brûlés. Depuis, les parents de Nabil se battent pour obtenir l'ouverture d'une instruction. Mais la justice, prompte à incarcérer leur fils, se dérobe depuis quatre ans.
Nabil avait 16 ans. Il était incarcéré pour la première fois, pour un vol avec effraction dans une croissanterie. Son père, Belkacem Boussedja, 56 ans, se souvient de ce pressentiment, le vendredi 26 avril 2002. Chauffeur de poids lourd pour la Poste, il passait près de la prison lorsqu'un collègue a vu de la fumée qui sortait d'une fenêtre. Le père a ramené le camion ; on lui a dit de rappeler chez lui. Il a compris aux hurlements de sa femme.
«Un gros bébé». Nabil avait des problèmes de comportement, de scolarité, depuis quelques années, et un juge pour enfants le suivait. Très présents dans l'éducation de leur fils, peut-être un peu trop, les parents avaient choisi de le mettre dans un établissement catholique, sur les pentes de la Croix-Rousse, loin des mauvaises fréquentations supposées du collège de quartier, à Villeurbanne. Séparé de ses copains, Nabil était devenu agressif, insolent. Les conneries ont commencé vers 14 ans, après la mort d'une grande soeur handicapée à la suite d'une opération. «Nabil ne montrait pas sa peine, dit le père. J'ai appris longtemps après, par des copains à lui, qu'il allait souvent au cimetière, pour prier sur la tombe de sa soeur.»
A l'époque, Belkacem travaillait beaucoup. «Quand je rentrais tard, poursuit son père, je regardais dans l'entrée s'il y avait les chaussures de Nabil. Puis j'ai bossé de nuit, je dormais le matin, et il m'a glissé des mains. Ce n'était pas le méchant garçon. Mais il ne réfléchissait pas, il fonçait. Je lui disais : "Tu finiras par y laisser ta peau".»
Après quelques vols (un scooter, un téléphone portable, des bouteilles d'alcool), son juge l'a placé. Les responsables de l'établissement décrivaient un garçon souriant, poli avec les adultes. Un «gros bébé capricieux, immature et influençable». Il voulait apprendre la plomberie ; c'était impossible avant 16 ans. «Les problèmes de ces adolescents sont multiples, complexes, rappelait un éducateur, peu après la mort de Nabil. Cela ne se digère pas en quelques semaines ou quelques mois. Le travail s'étale souvent sur des années, avec des progrès, des rechutes. Mais pour la société, la récidive est un échec et les discours sécuritaires ont rendu les temps éducatif et judiciaire inconciliables.»
A l'aveugle. En février 2002, Nabil avait écopé de sa première peine : deux mois avec sursis et mise à l'épreuve pour un vol. A partir de là, il aurait dû être suivi par un éducateur. Le service de probation était débordé ; les parents ont reçu une lettre indiquant que, «compte tenu de la surcharge du service», la «mesure» était mise en attente. «Là, on loupe vraiment quelque chose, enrage un autre éducateur qui a connu Nabil. Des fois, il suffit d'un rendez-vous pour faire trace dans la tête du gamin. Comment voulez-vous qu'il prenne conscience de sa culpabilité lorsqu'on lui parle d'une mesure mise en attente. Il faudrait ancrer tout de suite que la peine existe et que le risque d'aller en prison s'approche.»
Deux mois plus tard, avec deux copains, Nabil a fracturé la porte d'une croissanterie, juste en face du palais de justice. Ils ont piqué des canettes, des Ticket-restaurant et un peu d'argent. Pincés, ils ont passé le week-end en garde à vue, avant d'être présentés à la justice, le 21 avril 2002. Les juges des enfants n'assurant pas de permanence à Lyon le dimanche, un magistrat non spécialisé l'a reçu. Et il a dû prendre une décision à l'aveugle, pour un garçon de 16 ans. Il n'avait aucun renseignement car le dossier de Nabil se trouvait enfermé dans le bureau du juge des enfants chargé de le suivre. Une incarcération a été décidée, «faute d'alternative» ce week-end-là, au premier tour de l'élection présidentielle, après une campagne nourrie de thèmes sécuritaires. Les parents n'ont même pas été prévenus.
Plainte. Saint-Paul débordait alors. Vingt-huit adolescents pour treize places chez les mineurs. Nabil a été placé avec un condamné, alors qu'il était mineur et prévenu. Son codétenu venait de Grenoble et demandait à purger sa peine près de chez lui, afin que ses parents viennent le voir. Il menaçait de mettre le feu à son matelas. Le 26 avril, vers 15 heures, juste après la balade, il est passé à l'acte. Cinq gardiens sont intervenus. La porte de la cellule s'était dilatée ; ils l'ont défoncée, mais trop tard.
Belkacem a déposé une première plainte dans un commissariat, le 29 avril 2002. Pour «non-assistance à personne en danger» et homicide involontaire. Il visait le directeur de la prison et le magistrat ayant incarcéré son fils. Pas de nouvelles. Alors, le 23 septembre 2005, il s'est constitué partie civile auprès du doyen des juges d'instruction, pour obliger la justice à instruire. Elle a encore fait la sourde oreille. L'avocat du père a continué d'insister, le doyen des juges a finalement fixé une consignation de 1 500 euros, en mars 2006. Belkacem a payé, avec l'aide de la famille. Depuis, plus de nouvelles. «J'ai encore appelé, il y a quelques jours, indique Me Marcel Guidicelli, l'avocat de la famille. On m'a répondu qu'il ne fallait pas être pressé comme cela, qu'il y a du stock d'affaires à traiter et que rien ne pressait nous concernant.»
Le père de Nabil aimerait que cette affaire aille au bout, «pour nous aider à achever le deuil». Sa femme Farida, 48 ans, a été hospitalisée longtemps après la mort de Nabil. Elle reste dépressive, et croit parfois voir son garçon dans le poste de télévision ou en train de se coiffer dans le salon. «On ne demande pas un sou, dit Belkacem. On veut juste comprendre comment notre grand est mort.»
July 29, 2006
Le "boom" de la presse à scandale
DAKAR (AFP) - La presse à scandales vit un véritable boom au Sénégal et s'attaque à des sujets aussi tabous que l'homosexualité ou l'inceste, mais certains crient à la dérive et s'indignent d'un journalisme de bas étage."Ils se vendent bien et s'arrachent comme de petits pains", affirme Amadou Diouf, propriétaire d'un kiosque à journaux dans la capitale sénégalaise.
"Je lis régulièrement ces journaux, c'est intéressant car ils sont le reflet de notre vraie image dans la société", lance Awa Gueye, coiffeuse au Plateau, quartier des affaires à Dakar.
Brandissant un numéro de Rac Tac, un des titres phare de la presse dakaroise à scandales, elle poursuit en souriant: "Regardez, ici on dit qu'une mère est le proxénète de sa propre fille, là c'est un +pédé+ qui a soutiré 136.000 euros à un Blanc de 62 ans!".
Au prix de 200 FCFA (0,3 centime d'euros) et des tirages frôlant les 20.000 exemplaires, ces hebdomadaires affichent toujours en Une des photos de pulpeuses jeunes filles dénudées.
Leurs articles aux titres provocateurs traitent de faits réels ou parfois tirés des rumeurs d'abus sexuels, d'escroqueries ou des frasques sexuelles de personnalités politiques ou religieuses en vue.
"Au lit, mon copain +homo+ est super", titre Teuss qui, dans sa dernière parution, met à nu Yvette, une jeune Sénégalaise aux penchants "sado-maso".
Surenchérissant dans le graveleux, le journal évoque aussi la conduite d'un accroc du sexe surpris par son épouse en train de "répandre son sperme" sur le visage de sa fille adoptive.
De son côté, "Tolof" s'attaque à l'industrie de la mode, à travers des scandales sexuels, impliquant des jeunes filles qui rêvent de devenir des "top-models" et contraintes, selon le journal, à avoir des rapports sexuels avec des sommités du show-business.
Le succès de cette presse "populaire" est tel que le quotidien gouvernemental sénégalais, Le Soleil, l'assimile à un "boom médiatique", alors même que le Conseil pour le respect de l'éthique de la déontologie (CRED), mis en place par la presse locale, clame son impuissance et crie à la dérive.
"Ces journaux polluent la psychologie sociale, les valeurs et les vertus sénégalaises", s'insurge Mbaye Sidy Mbaye, membre du CRED, estimant qu'une partie de leur contenu relève de "l'imaginaire", ce qui porte "un sacré coup à l'image de la profession de journaliste".
La féministe et historienne sénégalaise Penda Mbow se dit "écoeurée" par les femmes sénégalaises qui s'exposent dans cette presse.
"J'invite n'importe qui à venir voir les tonnes de courriers et témoignages que je reçois, que je trie car certains ne sont pas publiables", se défend Cheikh Ba, directeur de Rac Tac. Il explique que son journal n'apporte "qu'un plus" par rapport aux autres journaux d'information générale et que "les photos c'est tout juste pour capter l'attention des gens".
En Afrique, ajoute-t-il, le sexe est tabou et "on a perdu trop de temps" dans l'éducation des jeunes. "Nos journaux attirent l'attention des gens sur leur sexualité en proposant un contenu facile à lire", insiste-t'il.
Cette "presse n'invente certainement pas ce qu'elle rapporte. On ne peut plus se cacher derrière son petit doigt", souligne Aboul-Aziz Kébé, membre de l'Association des Imams et Oulémas du Sénégal.
Le religieux musulman, qui ne blâme pas ces journaux, invite plutôt les pouvoirs publics et les religieux à "protéger" la jeunesse.
Revers de la médaille, la presse "people" dakaroise est visée par de nombreux procès en diffamation.

July 27, 2006
Ils ont osé le faire
Ils ont osé le faireTorturer des enfants handicapés
Enfants sous-alimentés, attachés à leur lit, couverts d’escarres... Le rapport de l’association Mental Disability Rights International (MDRI), publié hier, est une longue description de souffrances. Trente pages pour rendre compte des conditions de vie « atroces » de jeunes roumains handicapés mentaux placés en institution. Photos et vidéos à l’appui, l’association affirme qu’elle a été témoin de sérieuses violations des droits de l’enfant dans plusieurs institutions qu’elle a pu visiter en Roumanie en 2005 et 2006. Certains enfants handicapés mentaux sont ainsi « enserrés de la tête au pied dans des draps utilisés comme camisole de force », « mal nourris », « couverts de blessures ou d’escarres » et « assis dans leurs excréments ». Selon le rapport, ces enfants maltraités sont souvent orphelins et d’origine Rom. À la suite de ces traitements, s’ils ne l’étaient pas à la naissance, ils « deviennent psychologiquement ou physiquement handicapés ». Les statistiques des autorités roumaines estiment à 31 000 le nombre de ces enfants placés en institution. Un chiffre qui « pourrait être beaucoup plus élevé », selon l’association. MDRI demande l’intervention de l’Union européenne et appelle plus particulièrement la Commission, qui doit décider le 16 mai si la Roumanie rejoint l’Union en 2007 ou en 2008, à reconnaître et à prendre position sur les violations des droits de l’homme dont sont victimes ces enfants.
Marie Barbier
L'Humanité, édition du 11 mai 2006.
LES ENFANTS PERDUS DE TRANQUILITY BAY de Jean-Robert Viallet, Mathieu Verboud documentaire - FRANCE - 90 mn (2005) Le monde a les yeux fixés sur Guantanamo et Abu Ghraib, mais personne ne connaît Tranquility Bay, un camp de redressement dans lequel les enfants internés subissent des violences physiques et lavages de cerveau. Ce programme est affilié à WWASP, un conglomérat financier discret, dirigé par des hommes d'affaires de l'Utah attachés aux valeurs patriarcales et autoritaires de l'ultrafondamentalisme mormon. UNADFI Mormons / adolescents / violence Violente rédemption, TéléObs, Marjolaine Jarry, 11.05.2006 France 2 a diffusé un documentaire sur « les camps de redressement » destinés aux adoles-cents américains ne rentrant pas tout à fait dans les « normes ». Car aux Etats-Unis, le mythe de l’enfant parfait « fait des ravages » ! Derrière le nom « paradisiaque » de Tranquility Bay , se dissimule un « centre de modification du comportement » où des jeunes subissent des violences physiques et psychologiques destinées à les rendre plus « dociles ». Leurs parents déboursent 25.000 dollars par an pour cela ! Pendant plus de deux ans deux journalistes, Jean-Robert Viallet et Mathieu Verboud, ont recueilli le témoignage d’adolescents rescapés du camp et démonté le système WWASP (Worldwide Asso-ciation of Speciality Programs) du nom de la société qui gère un réseau entier de centres conçus sur le même modèle. Aux côtés de Paula Reeves, une avocate en lutte contre le WWASP, les journalistes ont enquêté au cœur d’un empire financier appartenant à des hommes d’affaires de l’Utah qui ne sont autres que des mormons ultra-fondamentalistes. Enfermés dans ce camp, coupés du monde, les jeunes victimes racontent « le même enfer » : privation de paroles et de nourriture, endoctrinement sectaire, sévices, violence… L’absence de toute législation fédérale sur la protection de l’enfance aux Etats-Unis fait que le gouvernement n’a pas de droit de regard sur tous ces camps. En outre, le pays n’a jamais ratifié la Convention Internationale des Droits de l’Enfant… |
Une vitesse à part pour les mouvements sionistes
Les voies de recours habituelles ne me paraissent pas être accessibles, semblent très franchement inopérantes. Le Défenseur des Enfants a bouclé le dossier de Justine il y a un bon moment et ne semble pas le réouvrir. Ma lettre ouverte au ministre de la famille d'avril dernier est restée morte. La HALDE ne me répondra probablement pas et je doute de l'utilité d'écrire à la MIVILUDES. Je vais reécrire à Jacques Chirac, Président de la République Française, puis je reécrirais certainement aussi à la Direction de la PJJ quoi que ces derniers partent sous peu en vacances. Monsieur le Président de la République Française, En août 2005 je saisissais votre institution afin de vous signaler la séquestration et le rapt de ma fille aînée Justine, mineure de 12 ans. Depuis, vous m'avez rappellé que la justice est indépendante, ce dont j'ai bien conscience. Aujourd'hui, fin juillet 2006, ayant acquis une bien meilleure compréhension des institutions et plus particulièrement du dispositif supposé protéger l'enfance, il me parait opportun de souligner que le parquet qui soutient l'accusation n'est pas indépendant mais proche du politique. ... |
PARIS (AFP) - Les familles des soldats israéliens enlevés par le Hezbollah chiite libanais, arrivées mercredi à Paris, souhaitent "que le gouvernement français use de son influence" auprès des autorités de Beyrouth pour "obtenir des preuves de vie de leurs enfants" et "leur libération".
Visiblement éprouvés par "les nuits blanches" et "l'angoisse qu'elles vivent" depuis la capture de "leurs enfants" -Ehud Goldwasser (31 ans) et Eldad Reguev (26 ans) par le Hezbollah le 12 juillet-, les familles de ces soldats affichent la même tonalité en éludant nerveusement les questions sur l'offensive militaire menée depuis par l'armée israélienne au Liban.
"Je suis venue ici (à Paris) pour que les autorités françaises nous aident en usant de leur influence sur le gouvernement de Beyrouth pour que nous puissions avoir des preuves de vies de nos enfants", et "pour obtenir leur libération", a déclaré, lors d'une conférence de presse, Malka, la mère d'Ehud Goldwasser. "Je ne peux plus vivre comme cela, sans savoir, je sens que je suis en train de me briser", dit-elle.
Agée d'une cinquantaine d'années, constamment soutenue par son fils cadet, Gadi, elle a appris "l'enlèvement d'Ehud alors qu'elle se trouvait à Durban". "Depuis qu'il a été capturé, je n'ai aucune nouvelle de lui", dit-elle en brandissant une photo de mariage de son fils, montrant un jeune homme souriant et enlaçant sa jeune épouse, Karnit.
"Il m'est très difficile de m'adresser aux ravisseurs mais tout ce que je souhaite c'est qu'ils respectent les conventions sur les prisonniers. Ils (les combattants du Hezbollah) sont responsables de leurs vies", déclare-t-elle, avant de plaider que son "fils n'est pas un guerrier (...) c'est un écologiste, il travaille pour la beauté de l'environnement, il aime la littérature, la poésie".
Visage grave, Regev, frère d'Eldad Reguev, abonde dans le même sens: "Ce que nous espérons du gouvernement français, c'est qu'il nous aide à obtenir un signe de vie, une preuve de vie de nos soldats en usant de son influence avec les contacts qu'il a avec le Liban".
"Je sais que l'armée (israélienne) fait de son mieux pour ramener nos fils à la maison, mais nous les familles nous ne pouvons rester assises à la maison. Nous devons essayer par tous les moyens, diplomatiques, officiels, non officiels, de tout faire pour les ramener", renchérit Omri Avni, beau-père d'Ehud Goldwasser.
Interrogé sur la question de savoir s'il souhaitait que le gouvernement français entame des négociations avec le Hezbollah, il a répondu "qu'il ne pouvait pas parler au nom du gouvernement israélien". "Nous sommes tous venus ici pour demander de l'aide pour que nos enfants soient libérés", dit-il.
"Toute cette situation a commencé avec une embuscade du Hezbollah. Moi, en tant que mère tout ce que je souhaite c'est de voir mes trois fils à la maison, je suis sûre que beaucoup de Libanais ne veulent pas de cette guerre", ajoute la mère d'Ehud.
Des parents du caporal israélien Gilad Shalit, enlevé le 25 juin par un commando palestinien à la lisière de la bande de Gaza, sont également arrivés mercredi à Paris mais n'ont pas assisté à la conférence de presse "pour des raisons de santé", selon les organisateurs.
En France pour une visite de quelques jours sur l'invitation de l'association Siona, qui se présente comme un "mouvement juif sioniste" comptant quelque 6.500 membres, les familles des soldats israéliens enlevés espèrent pouvoir s'entretenir avec les plus hauts responsables politiques français.
La délégation de parents sera reçue jeudi matin par le chef de la diplomatie française Philippe Douste-Blazy, a annoncé le ministère français des Affaires étrangères mercredi soir.
Communiqué du CRIF Prière pour la libération des soldats israéliens 25/07/06 A l’appel de SIONA, le CRIF, le Consistoire central, le Consistoire de Paris et les CCJ s’associent à l’office solennel pour libération des trois jeunes soldats israéliens détenus en otages par le Hamas et le Hezbollah. Cette cérémonie à laquelle assisteront les familles de Guilad Shalit, Eldad Reguev et Oudi Goldwasser aura lieu le dimanche 30 juillet 2006 à 19h en la synagogue Buffault, 28 rue Buffault - 75009 Paris en présence du Grand Rabbin de Paris, David Messas. PARIS (AFP) - Le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy a appelé jeudi à une libération sans condition des deux soldats israéliens capturés par le Hezbollah libanais, en recevant leurs familles à Paris. Le ministre "a assuré les familles de toute sa sympathie et de sa solidarité dans l'épreuve qu'elles traversent", a déclaré le porte-parole du ministère, Jean-Baptiste Mattéi. M. Douste-Blazy a "rappelé que la France avait fermement condamné ces enlèvements et demandé la libération immédiate et sans condition de ces soldats". Il les a "assurées que la France poursuivrait ses contacts afin d'obtenir leur libération". ... Les membres des familles des deux soldats capturés par le Hezbollah ont également été reçus mercredi par une conseillère du président Jacques Chirac, Nicole Guedj, au palais de l'Elysée. Au cours de cet entretien "la question de l'implication de la France dans la libération des soldats israéliens kidnappés a été évoquée en profondeur", indiquent les familles dans un communiqué. Mme Guedj a exprimé "l'engagement" de M. Chirac dans ce dossier et leur a fait part des "contacts déjà effectués pour obtenir ces libérations immédiatement", selon ce communiqué. |
July 26, 2006
Même chose aux US ? Dans nip tuck c'est donc reflet de la réalité ?
D'un l'un des épisodes de nip tuck les services de la protection de l'enfance intervenaient et priaient le père de partir...AFP 26.07.06 | 21h17
Un tribunal de Virginie (est) a été appelée à décider si un adolescent atteint d'un cancer peut refuser, avec l'accord de ses parents, le traitement que ses médecins lui recommandent, a-t-on appris mercredi de source judiciaire et sur le site internet du jeune malade.
Abraham, 16 ans, souffre depuis l'année dernière de la maladie de Hodgkin, un type rare de cancer du système lymphatique. Après des mois de chimiothérapie, il a choisi, en accord avec ses parents, de renoncer à ce type de traitement éprouvant pour tenter une médication par les plantes.
Saisi par les services sociaux de l'Etat, un juge des enfants a ordonné vendredi au jeune homme de se présenter quelques jours plus tard au service d'oncologie d'un hôpital voisin pour y suivre les traitements que les médecins jugeraient nécessaires.
Mardi, un autre juge a suspendu l'exécution de cette décision, laissant le jeune homme libre de ses mouvements jusqu'à une audience fixée au 16 août.
En juillet 2005 en France, un juge des enfants du Mans avait placé au CHU d'Angers un garçon de 15 ans, Alexis, atteint lui aussi de la maladie d'Hodgkin, pour y suivre un traitement qu'il refusait. L'adolescent et ses parents avaient eu gain de cause en appel.
Virginia teen fights for right to pick Hodgkin's treatment 7/11/2006 By Martha T. Moore, USA TODAY Abraham Cherrix, 16, went through chemotherapy for Hodgkin's disease that left him so weak that his father carried the 6-foot-1 youth from the car to the house. Doctors tell him he needs a second round of chemo to get rid of the cancer that reappeared in February. Abraham says no, and his parents are backing him up. Now the Virginia family is in juvenile court, the parents are charged with medical neglect and the Accomack County social services agency has joint custody of Abraham. The agency asked the court to order the boy to undergo chemotherapy. A court hearing continued Tuesday. Each side plans to appeal an adverse ruling, family lawyer Barry Taylor says. Abraham and his family are treating his cancer with an herbal remedy four times a day and an organic diet under the guidance of a clinic in Mexico. The remedy, called the Hoxsey method, has not been clinically tested, and there is no scientific evidence that it is effective, the American Cancer Society says. Although he is not old enough to cast a vote or buy an alcoholic drink, Abraham argues that he is old enough to make decisions about treatment to save his life. "This is my body that I'm supposed to take care of. I should have the right to tell someone what I want to do with this body," he says. "I studied. I did research. I came to this conclusion that the chemotherapy was not the route I wanted to take." Abraham — full name Starchild Abraham Cherrix — lives with his four younger brothers and sisters and parents in Chincoteague, where his dad, Jay, runs a kayaking outfitter and his mom, Rose, home-schools the kids. A lump on Abraham's neck discovered last year turned out to be Hodgkin's disease, which has a high survival rate with treatment — 85% of patients are alive five years later, according to the American Cancer Society. Chemotherapy and radiation left Abraham bald, racked with fevers and too weak to play tag with his siblings. "His legs would buckle under him. It pretty much devastated him," his mother says. Another round, at higher doses, "would kill me, literally. No joke about it," Abraham says. "The first round of chemo almost killed me in itself. There were some nights I didn't know if I would make it." Mary Parker, director of the Accomack County Department of Social Services, declined comment, citing privacy law. So did a spokesman for Children's Hospital of The King's Daughters in Norfolk, Va., where the Cherrix family says Abraham was treated. In Texas last year, a court ordered 13-year-old Katie Wernecke to live in a foster home for five months while she received chemotherapy for Hodgkin's disease. Her parents wanted her to take intravenous vitamin C instead. The court returned Katie to her family after she finished chemotherapy and allowed the alternative treatment. Her website says she is "doing very well ... but she is not cancer-free yet, so there is still a battle to win." Other families refuse treatment for children for cultural or religious reasons: In 1999, a Massachusetts court ruled that a hospital could give 17-year-old Alexis Demos a blood transfusion after a snowboarding accident even though her Jehovah's Witness faith led her to refuse it. In deciding whether a child or parents can refuse medical treatment, courts consider the child's age and maturity and the family's reasoning in declining treatment, but also whether the treatment has been shown to work and whether the child has already had the treatment, says Arthur Caplan, director of the Center for Bioethics at the University of Pennsylvania. "The easiest cases to get a court to order treatment is when the children are young and the treatment is absolutely as efficacious as we have," Caplan says. That, he says, includes treatment for Hodgkin's disease, which "has a proven track record." "The hardest ones are 17-year-olds who've had (the treatment) before, it doesn't work that well, and they sound like they really understand what's going on," he says. Rose Cherrix says her son is getting medical care, just not the care that his doctors recommend. "We tried their way, and it didn't work," she says. "We truly want to see him get better, and whatever it takes for him to get better we will do. But if he doesn't have a very good chance of coming through this chemo, which he doesn't, I'd much rather him have quality of life." |
July 25, 2006
« Les gens s'arrêtent. Ils nous parlent. Alors je me demande qui ça dérange. »
PARIS (AP) - Face à la polémique suscitée par les quelque 300 tentes distribuées depuis le début de l'année par Médecins du Monde (MDM) à des SDF pour qu'ils s'abritent dans Paris, l'organisation humanitaire a défendu sa décision mardi, affirmant qu'il s'agissait d'"abris transitoires" pour leur donner "un peu d'intimité"."Le 21 décembre dernier, nous avons pris l'initiative de rendre visible cette population qui refuse l'hébergement d'urgence", a expliqué lors d'une conférence de presse Patrick David, vice-président de MDM, pour justifier cette mesure, tout en concédant qu'"il serait peut-être irresponsable de dépasser les 300 tentes".
"Nous nous basons sur trois grands principes", a-t-il précisé: "le souhait qu'il y ait une législation interdisant de renvoyer les gens à la rue", le souhait "de leur donner un hébergement durable et d'organiser une table ronde pour discuter d'une refonte du système d'hébergement".
Graciela Robert, responsable de la mission SDF à Paris, a affirmé pour sa part que "ces tentes sont des abris transitoires" permettant aux sans-abri de retrouver "un petit chez soi". "Avec ces tentes, ils ont récupéré leur dignité" et "un peu d'intimité", a-t-elle souligné, en assurant toutefois que son organisation proposait d'abord "un hébergement d'urgence avant de proposer une tente".
"Ces tentes leur permettent de ne pas avoir peur de dormir dans un dortoir, de se faire voler leurs affaires", a-t-elle ajouté. "C'est mieux que les trottoirs, mais ce n'est pas la solution. La solution, c'est l'hébergement, mais pas l'hébergement pour quelques jours, qu'ils refusent souvent".
"La tente, ça nous donne un peu plus d'intimité, un peu plus de considération. On peut s'en passer, mais ça donne un coup de main", explique Lahouari, un SDF de 46 ans, qui s'abrite depuis un mois sous une tente que lui a donnée MDM. "Mais ça ressemble à un placard, à une armoire. Ce qu'on demande, c'est un appartement, ou même une chambre de bonne. On est prêt à payer", assure-t-il.
"Les gens s'arrêtent. Ils nous parlent. Alors je me demande qui ça dérange", confie cet homme qui a planté sa tente près de la piscine Joséphine-Baker, installée sur la Seine, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Pour Lahouari, qui dit vivre dans la rue depuis 26 ans, l'hébergement d'urgence n'est pas une solution. "Il faut quitter les lieux à 8h le matin, et le soir, la lumière est éteinte à 22h. Et la journée, vous allez où quand il fait chaud?".
Le gouvernement n'a jamais caché son opposition à cette opération de MDM. La ministre déléguée à la Cohésion sociale Catherine Vautrin a nommé la semaine dernière Agnès de Fleurieu, présidente de l'Observatoire national de la pauvreté, comme médiatrice "pour trouver une solution au problème posé par les tentes" pour les sans-abri.
Du côté de la mairie de Paris, Bertrand Delanoë souhaite leur disparition mais uniquement si l'Etat s'engage à construire des centres d'hébergement. Il a adressé mardi une lettre à Mme Vautrin pour demander notamment que l'Etat mette en oeuvre un plan régional de construction de places d'hébergement "car le déficit est de près de 5.000 places, sachant que Paris concentre actuellement la moitié des places".
M. Delanoë souhaite que les financements de l'Etat puissent permettre à ces centres d'hébergement "de rester ouverts la journée et de fonctionner toute l'année, afin d'améliorer leur fonctionnement pour que les personnes sans domicile acceptent de s'y rendre".
L'installation des tentes dans Paris a déjà été marquée par plusieurs incidents. MDM note qu'une douzaine ont disparu et que quatre autres ont été incendiées samedi soir rue de Maubeuge dans le Xe arrondissement, sans faire de victimes. "On va peut-être porter plainte pour dégradation de propriétés privées", a indiqué Patrick David. AP
July 24, 2006
Le CRIF dénonce
16/07/2006 | France | Source : La CroixAfficher toutes les informations de ce pays (France)
Le Crif dénonce ''la haine de l'autre'' qui veut ''faire disparaître Israël''
Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), a dénoncé dimanche "cette haine de l'autre qui, sous des prétextes religieux, ne rêve que de faire disparaître l'Etat d'Israël soixante ans après la shoah".
"Comment ne pas évoquer cette épidémie du fanatisme religieux, avec son cortège d'actes terroristes et d'attentats suicide", a dit le président du Crif, en commémorant à Paris le 64e anniversaire de la rafle du Vel d'hiv.
En France, a par ailleurs souligné M. Cukierman, "nous célébrons en ce moment le centième anniversaire de la réhabilitation d'Alfred Dreyfus", officier juif injustement accusé de trahison. "Mais, a-t-il ajouté, comment ne pas évoquer aussi la barbarie qui a conduit il y a quelques semaines, dans le pays des droits de l'Homme, à une mort atroce le jeune Ilan Halimi", un juif de 23 ans séquestré et torturé en février par un gang dont le chef présumé est Yossouf Fofana.
"Pour que demain l'Histoire tragique ne se répète pas, pour que la France soit unie, généreuse, tolérante, il faut qu'elle soit convaincue que les identités plurielles peuvent se conjuguer avec les valeurs de la République dans une condamnation sans faille du racisme et de l'antisémitisme", a-t-il déclaré.
"L'antisémistisme n'est pas qu'une menace, c'est une réalité", a affirmé de son côté Hamlaoui Mekachera, ministre délégué aux Anciens combattants, pour qui, "malgré des progrès constatés, des actes ignobles, barbares ou des propos infâmes nous rappellent, encore trop souvent, la nécessité de ne jamais baisser la garde".
Les 16 et 17 juillet 1942, la police française avait raflé 12.884 juifs, en rassemblant plus de 8.000 au Vélodrome d'Hiver, avant qu'ils ne soient transférés vers le camp de Drancy, puis déportés vers les camps d'extermination.
BOBIGNY (AFP), 24 juillet 2006, extraits - Yamine, 19 ans, frappé à mort vendredi soir dans une cave de Bobigny, pourrait avoir été la victime d'un guet-apens destiné à lui infliger une "correction" parce qu'il aurait, selon une piste explorée par les enquêteurs, sali la réputation d'une jeune fille. Selon le magistrat, ce deuxième homme, "qui connaissait la victime et que la victime connaissait", serait resté "jusqu'au bout" de l'agression de Yamine Djerroud, judoka confirmé (ceinture noire) d'1,90m, tué à quelques dizaines de mètres de chez lui, au sous-sol d'un immeuble de quatre étages rue de Bresse, dans un quartier plutôt tranquille de Bobigny. Ce jeune serait le petit ami de la jeune femme, d'après un résidant de la rue de Bresse. Il serait connu pour ne pas supporter qu'on parle en mauvais termes de son amie, qualifiée de "très mignonne et frivole" par cet habitant qui a souhaité conserver l'anonymat. Il y a deux semaines, il aurait déjà "tabassé", dans le même quartier et pour cette raison, un autre habitant de la rue, qui s'en serait sorti avec un traumatisme crânien, rapporte-t-il. Samedi soir, un témoignage semblable avait déjà été recueilli. SAINT-VENANT, Pas-de-Calais (AP), 20 juillet 2006, extrait - Près de quatre ans après leur création, le ministre de la Justice Pascal Clément a jugé "très positif" le bilan des centres éducatifs fermés (CEF). En visite jeudi matin à Saint-Venant (Pas-de-Calais), dans l'un des derniers des 17 établissements ouverts à ce jour, le garde des Sceaux a promis vingt centres de ce type de plus l'an prochain en France. Il s'est félicité que "plus de la moitié des jeunes sortant de ces structures ne récidivent pas, contre 1 sur 50 avant". DIJON (AFP), le 24 juillet 2006 - Le directeur et trois hommes encadrant des jeunes au centre "Défense deuxième chance" d'Etang-sur-Arroux (Saône-et-Loire) ont été licenciés à la suite d'un stage de cohésion qui s'est transformé en entraînement militaire, a-t-on appris lundi auprès de leur tutelle. La gendarmerie a été saisie et une enquête est en cours. Le dispositif "Défense deuxième chance" a pour vocation d'aider les jeunes à retrouver le chemin de l'emploi, en leur apportant des règles de vie en commun, un socle de connaissances scolaires de base ainsi qu'une formation à un métier. Deux cadres, des anciens militaires, auraient fait faire aux jeunes des exercices tels des simulations de commandos, des prises et libérations d'otages, des entraînements d'auto-défense, en totale contradiction avec les valeurs des centres "Défense 2e chance". C'est un professeur qui a signalé ces comportements au ministère de la Défense début juin, à la suite de ce stage qui a duré une dizaine de jours. D'après l'enquête interne diligentée, un cadre chargé de la logistique et le directeur du centre étaient au courant de ces faits et ne les avaient pas dénoncés. Avec les deux premiers cadres, ils ont tout d'abord été suspendus de leurs fonctions avant d'être licenciés il y a une dizaine de jours. Un nouveau directeur par intérim a été nommé. Vingt-deux personnes au total sont employées en tant que contractuels dans ce centre, qui accueille actuellement une trentaine de jeunes, a précisé l'Etablissement public d'insertion de la défense, en charge du dispositif. Le centre est situé au lycée forestier de Velet et présente la particularité d'être tourné vers l'agriculture. Six centres sont déjà ouverts à ce jour et l'ouverture d'une vingtaine est planifiée avant la fin de l'année. ROME (Reuters), le 25 juillet 2005 - Une crise alimentaire majeure menace le Liban, où les combats entre Israël et le Hezbollah ont détruit routes et ponts en forçant nombre d'exploitants à abandonner leurs cultures, fait savoir l'Organisation de l'Onu pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). L'insécurité et la perte des infrastructures ont rompu la chaîne alimentaire dans un pays qui dépend des importations pour 90% de ses besoins en céréales, note la FAO dans un communiqué. Le peu qui est produit sur place risque en outre d'être affecté par les combats en cours. La FAO, qui s'attendait à une production céréalière totale de 145.000 tonnes cette année au Liban, prévoit de la réviser à la baisse. "Cet ensemble de facteurs est le moyen le plus sûr d'aboutir à une crise alimentaire majeure", a déclaré Henri Josserand, responsable du Système mondial d'information et d'alerte rapide de la FAO. "Les vivres, le carburant et les fournitures médicales ayant été perturbées par les combats, une grande partie des infrastructures du pays sont en ruine." Le Liban est fortement tributaire des importations de produits de base comme le blé, le riz, le sucre et le lait en poudre. Les combats livrés depuis deux semaines ont déplacé environ 500.000 personnes et l'on estime à 200.000 autres celles qui sont allées trouver refuge dans des pays voisins. Les Nations unies ont lancé un appel pour obtenir près de 150 millions de dollars afin de venir en aide aux populations affectées en matière d'alimentation, de soins médicaux, d'eau et d'installations sanitaires. JERUSALEM (Reuters), le 25 juillet 2005 - Israël, qui a reçu la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, a autorisé la mise en place d'un pont aérien humanitaire au Liban tout en se montrant résolu à poursuivre son offensive contre le Hezbollah, approuvée par Washington malgré de lourdes pertes civiles. |
July 23, 2006
Mort « pour un yaourt »
Dans la prison de Châteaudun, la mort «pour un yaourt»Un détenu meurt après une bagarre dont le motif serait un larcin.
Par Jacqueline COIGNARD
Libération Samedi 22 juillet 2006
Extraits :
Un homme de 30 ans a été frappé à mort par l'un de ses codétenus de la prison de Châteaudun, le samedi 8 juillet. Plongé dans le coma, il a été transféré par hélicoptère à l'hôpital d'Orléans où il est décédé quatre jours plus tard. Le parquet de Chartres a ouvert une information judiciaire et, d'ores et déjà, un détenu (30 ans également) est suspecté d'être l'auteur des coups mortels ; il a été transféré dans un autre établissement. Que s'est-il passé cet après-midi-là au premier étage du bâtiment B du centre de détention ?
«De toute façon, les caméras ne voient pas à l'intérieur des douches ou de la cuisine. Et le surveillant, dans son bureau, peut ne rien voir, sauf s'il se rend à l'intérieur de l'aile.»
Patrick Desmure, le procureur de la République de Chartres, confirme le scénario de la bagarre qui aurait éclaté dans les douches, sans témoins, et de la victime retrouvée dans le coma dans sa cellule.

Nestor et Polux - Novembre 2005
![]() Mairie de Moscou, le 27 mai 2006 ![]() "Le Christ règne, vainc et commande" - 1789 PARIS (AFP), 21 juillet 2006, extrait - Le député UMP du Nord - Christian Vanneste - estime notamment qu'il "doit être possible dans le cadre d'un débat démocratique respectueux des croyances religieuses" qu'un "chrétien, un juif et un musulman puissent faire valoir l'infériorité morale des comportements homosexuels par rapport à ceux qui fondent le mariage entre un homme et une femme". L'Express, mardi 24 janvier 2006 Homophobie Vanneste condamné Le tribunal correctionnel de Lille a condamné le député UMP à 3000 euros d'amende et 6000 euros de dommages et intérêts pour "injure envers les homosexuels". Dans les colonnes de La Voix du Nord et Nord Eclair, il avait estimé l'homosexualité "inférieure" à l'hétérosexualité |
Avec les mots clefs "infériorité morale des femmes" on trouve des articles intéressants avec google, tel ce document qui propose une description de ce qui pouvait être l'image de l'autre - les rustres vus par les bourgeois et le clergé - au moyen âge. Google proposerait encore d'autres ouvrages d'êres révolues, probablement coloniales...
0029337.htm
Position sociale des femmes. - Sauvages et enfants. - Infériorité morale des sauvages. - Infériorité intellectuelle des sauvages. ...
Position sociale des femmes. - Sauvages et enfants. - Infériorité morale des sauvages. - Infériorité intellectuelle des sauvages. ...
Pour en savoir plus, on peut aussi faire des recherches avec les mots clefs "infériorité morale des sauvages". On retrouve les classiques des sciences sociales sur le site de l'université du Quebec à Chicoutimi, des auteurs par référence, par exemple Gustave Le Bon (1841-1931) et son livre sur les opinions et les croyances de 1918, de la page 137 :

Plus haut, on peut constater que les "passions" tuent, c'est ce qu'ont imaginé Neidhardt, Tarrin et O'Grojnowski d'abord puis c'est ce qui se serait tramé entre les douches et les cellules de la prison de Chateaudun : mort pour un yaourt. Plus haut, à Chateaudun, on remarque encore une fois l'innutilité de la vidéo surveillance et dans Nestor et Pollux, DIEU veille.
Le rapport ici avec l'ancien régime ?
La France a pu être surprise et même indignée par ce qui c'est produit le 27 mai dernier, devant la mairie de Moscou. Mais on peut constater qu'en France, un député de l'UMP ne semble pas demander mieux que de renouer avec des valeurs qui ont été reléguées au passé il y a peu, à l'occasion de la création de la HALDE. Une grande majorité de l'assemblée s'est cependant récemment encore opposée au mariage des couples homosexuels, attendons donc de découvrir si cette proposition de loi sera adoptée ou non.
Sous l'ancien régime il y avait également une multitude de pouvoirs locaux et là, nous renouons déjà avec le pouvoir aux élus locaux - les maires - dans le cadre du dispositif de la prévention de la délinquance. Certains secteurs deviendront ils invivables pour les homosexuels ?
Mais il me parait d'avantage étrange que l'on remettre en cause l'institution de la HALDE au sens de la proposition de Christian Vanneste. En effet, pour le moment, lorsqu'on écrit à la HALDE pour se plaindre de discrimination et d'inégalités, les lettres semblent rester mortes si la victime n'appartient pas à une catégorie particulière.
Premières victimes : les femmes et les enfants
VIENNE (AFP), 24 avril 2006 - Les femmes et les enfants sont les premières victimes de trafics d'êtres humains dans le monde, selon un rapport publié lundi par l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), qui déplore l'"inefficacité" de la lutte contre cette forme de criminalité."En pratique, aucun pays au monde n'est épargné par le crime de trafic d'êtres humains à des fins d'exploitation sexuelle ou de travail forcé", note l'ONUDC dans sa première étude destinée à mesurer l'ampleur du phénomène.
Cent-vingt-sept Etats ont été identifiés comme pays d'origine des personnes victimes de trafic, notamment en Asie et en Europe de l'Est, et 137 comme pays de destination, notamment dans l'Union européenne, en Amérique du Nord, dans les pays du Golfe, en Israël, en Turquie, en Chine et au Japon.
Les femmes apparaissent dans 77% des dossiers de trafic, les enfants dans 33% et les hommes dans 9%, selon les données de l'ONUDC. L'exploitation sexuelle est évoquée dans 87% des cas contre 28% pour les autres formes de travail forcé.
L'ONUDC, qui s'est appuyé exclusivement sur des sources publiques, notamment gouvernementales, souligne toutefois le caractère "empirique et parcellaire" des données à sa disposition, en raison notamment de réticences de certains Etats.
"Les efforts pour combattre le trafic se heurtent à un manque de données précises qui reflète le refus de certains pays de reconnaître qu'ils sont touchés par ce phénomène", déplore l'office.
"L'absence de notification systématique par les autorités constitue un réel problème" et explique que la lutte a été "jusqu'à présent non-coordonnée et inefficace", souligne son directeur, Antonio Maria Costa.
Il est, pour cette même raison, "extrêmement difficile d'établir combien il y a de victimes de trafic de par le monde (...) mais il s'agit assurément de millions", souligne M. Costa qui ajoute : "Le fait que cette forme d'esclavage existe toujours au 21e siècle est une honte pour nous tous."
L'ONUDC préconise une coopération internationale renforcée pour combattre les trafiquants et pour réduire la demande de biens et de services produits par des victimes de trafics ainsi que pour assurer à ces dernières une meilleure protection.
BEYROUTH (Reuters), 19 juillet 2006 - Les frappes de l'aviation israélienne sur le Liban ont tué 61 civils et un combattant du Hezbollah, la journée la plus meurtrière depuis le début du conflit entre Israël et Hezbollah il y a huit jours, alors que les évacuations d'étrangers s'accélèrent. Le Premier ministre libanais Fouad Siniora a renouvelé son appel à un cessez-le-feu au Liban, où selon lui, l'offensive israélienne a fait depuis huit jours plus de 300 morts, un millier de blessés et chassé plus d'un demi-million de personnes de leurs foyers. ... Paru dans L'Express du 10/01/2005 Les enfants, premières victimespar Marie Huret, Boris Thiolay, Jean-Sébastien Stehli Le raz de marée a laissé derrière lui des milliers d'orphelins, souvent livrés à eux-mêmes, dans une région du monde où sévissent des réseaux de trafiquants en tout genre. A peine le temps de descendre de l'avion et Raja se retrouve englué dans les bras d'un couple. Une femme le serre fort, trop fort. «Je suis ta mère!» dit-elle, au milieu d'un flot de passagers épuisés qui débarquent à l'aéroport de Medan, capitale du nord de Sumatra, en Indonésie. Raja est la proie idéale, il arrive seul et n'a que 5 ans. Ses vrais parents ont été tués par le raz de marée qui a dévasté leur village de la province d'Aceh. Raja a pris l'avion avec les autres rescapés. Ce 31 décembre, le garçon est sur le point d'être enlevé par le couple quand la coordinatrice d'une ONG assiste par hasard à la scène. Elle a du flair: Raja ne ressemble pas à ses parents supposés. Nasrallah ou le rêve de la destruction d'Israël 20 Minutes | édition du 18.07.06 Haïfa, cible d'une attaque meurtrière de roquettes du Hezbollah Orange, Dossier : Escalade au Proche-Orient Dimanche 16 juillet 2006 Huit civils ont été tués dimanche à Haïfa, troisième ville d'Israël qui continuait à lancer des raids aériens meurtriers au Liban pour la cinquième journée consécutive sans que la communauté internationale ne parvienne à stopper les violences. ![]() Dix-huit civils, dont 9 enfants, brûlés vifs dans un bombardement israélien au Liban Orange, Dossier : Escalade au Proche-Orient Samedi 15 juillet 2006 Dix-huit civils, dont neuf enfants, ont été brûlés vifs samedi dans un bombardement israélien alors que ces habitants fuyaient leur village dans le sud du Liban sur l'ordre de l'armée israélienne. Un missile, tiré par un hélicoptère israélien, a touché de plein fouet la camionnette qui les transportaient à la hauteur du village de Chamh, au sud-est du port de Tyr, selon la police. ![]() Tsahal mène des "opérations ponctuelles" au Liban sud TF1/LCI Accueil > Infos > MONDE Samedi 22 juillet Des véhicules blindés ont franchi samedi la frontière libanaise pour "des opérations limitées contre le Hezbollah". Les forces israéliennes appellent les habitants d'une dizaine de villages frontaliers à évacuer. ![]() Les dégats de Tsahal, Journal Le Temps Chappatte, 22 juillet 2006 AFP 22.07.06 | 23h50 - Les Etats-Unis ont accéléré, à la demande d'Israël, la livraison d'une commande de bombes à guidage de précision à ce pays, au moment où l'Etat hébreu a entamé son offensive militaire contre les installations du Hezbollah au Liban, a déclaré un responsable américain. Ce responsable, s'exprimant sous couvert de l'anonymat, a précisé que ces livraisons entraient dans le cadre d'un contrat de vente d'armes conclu en 2005. |
July 22, 2006
Dieu, la peste, le yaourt et les fous
![]() | Pacush blues Faces de Rat - Tome 1 Ptiluc Collection Humour Paru en avril 1989 ISBN : 2869672659 Au cours de sa longue évolution, le rat a su s'adapter à son environnement et s'unir face au danger. Puis, constatant qu'il avait acquis une certaine intelligence, il devint immédiatement maniaco-dépressif... - Vents d'Ouest. |
![]() | Et DIEU créa le yaourt Novembre 2005 Pif éditions ISBN : 2352170044 Chaque jour, à midi pile, le frigo s’ouvre et Nestor et Polux y trouvent 2 yaourts : un délicieux à la framboise, et un abominable au pruneau. D'après Nestor qui s'énerve un moment, même aux confins de l'univers, il n'y en aurait que pour la pomme de Polux. Quelques planches sur le site de Fabrice Tarrin. |
La peste de Camus, un exemplaire de 1959, sur le hors série de Sciences Humaines n°3 (les nouvelles psychologies), Psycho media n°9 (définition et prise en charge de la psychopathie) et le nouvel Observateur n°2176 (la guerre des fous, en page 28) :

PARIS (AFP), 21 juillet 2006, extrait - Cette proposition de loi a été déposée à l'Assemblée nationale le 6 juillet, et vise à modifier "certaines dispositions introduites par la loi portant création de la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité)", selon le texte présenté par M. Vanneste. Le député UMP du Nord estime notamment qu'il "doit être possible dans le cadre d'un débat démocratique respectueux des croyances religieuses" qu'un "chrétien, un juif et un musulman puissent faire valoir l'infériorité morale des comportements homosexuels par rapport à ceux qui fondent le mariage entre un homme et une femme". "Il est, en effet, légitime que ceux qui se réclament de la Bible puissent adhérer au principe énoncé dans le Lévitique: +Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C'est une abomination", poursuit la proposition de loi. M. Vanneste souhaite que les citoyens "préoccupés par l'avenir de la Nation" puissent "préférer des comportements qui ne constituent pas une menace pour la survie de l'Humanité". Justement, Psycho media n°9 poursuit le débat sur la sexualité : homoparentalité, addictions et dépression... Mais page 80 de Science Humaines n°3, une question : d'où vient que certaines maladies psychiatriques semblent suivre des modes ? |








"Le vrai critère pour une nomination, c'est la compétence et Laurent Le Mesle est unanimement reconnu pour sa très grande compétence", a répondu la porte-parole de l'UMP Valérie Pécresse lors d'un point de presse. Il "n'est pas un militant de l'UMP" mais "un magistrat de très grande qualité", a-t-elle ajouté.
"Cette nomination n'est pas effective", a précisé Luc Chatel, également porte-parole du parti de Nicolas Sarkozy.
La nomination de Laurent Le Mesle au poste de procureur général de Paris pourrait être annoncée le 6 octobre en conseil des ministres. Actuel directeur de cabinet du ministre de la Justice Pascal Clément, il a aussi été conseiller judiciaire de Jacques Chirac.
Dimanche, le N°1 du PS François Hollande a accusé le chef de l'Etat de vouloir "se protéger des éventuelles poursuites judiciaires qui pourraient être engagées à son endroit" après la fin de son mandat. Dominique Barella, président de l'Union syndicale des magistrats, a également jugé samedi que cette nomination serait "choquante". AP
PARIS (Reuters), le 13 septembre 2006 - Laurent Le Mesle, ancien conseiller de Jacques Chirac, a été nommé procureur général de Paris, selon le compte-rendu du conseil des ministres.
L'annonce de la désignation de l'actuel directeur de cabinet du ministre de la Justice avait suscité la colère de l'opposition de gauche et des syndicats de magistrats au début de la semaine.
Le procureur général de Paris occupe un poste-clef pour le traitement des dossiers politico-financiers les plus sensibles.