April 26, 2006

Des points noirs...

PARIS (AFP), extrait - Le manque de moyens de la justice et la situation "catastrophique" de la pédopsychiatrie font partie des points noirs du bilan dressé mercredi par la Défenseure des enfants, Claire Brisset, après six ans à la tête de cette institution chargée de défendre les droits des mineurs.

Mme Brisset, nommée en 2000 à la tête de cette nouvelle instance et dont le mandat s'achève le 3 mai, s'est félicitée lors d'une conférence de presse des "progrès" accomplis dans la protection des enfants, tout en déplorant les "blocages" qui entravent en France le respect de tous leurs droits.

Les dysfonctionnements du système judiciaire y figurent en bonne place.

...
La réforme de la protection de l'enfance, préparée par le gouvernement et qui renforce la prévention, "va dans le bon sens", estime-t-elle, regrettant toutefois l'absence d'un cahier des charges pour harmoniser les pratiques des départements.

...
A propos des saisines directes du Défenseur des enfants, Claire Brisset se félicite d'avoir obtenu "un résultat favorable" pour la moitié des 12.000 dossiers d'enfants traités en six ans.

...
"Maintenant si on veut que cette institution se développe, il faut lui donner davantage de moyens", prévient Mme Brisset, appelant son successeur, encore inconnu, à "prendre son bâton de pèlerin" pour les obtenir.

April 8, 2006

L'Eglise mesure l'anxiété majeure des français

LOURDES, le 7 avril 2006, extrait - L'Eglise catholique, dont les évêques ont achevé vendredi à Lourdes quatre jours de travaux à huis-clos, mesure "l'anxiété majeure" et la "souffrance" des Français, notamment des jeunes, et entend "contribuer" à les combattre, mais déplore le "discrédit" du politique.

Comme elle l'a souvent fait, depuis un siècle, à l'occasion des graves crises ou des drames que le pays a connus, l'Eglise a tenu à s'exprimer, pour montrer son extrême attention aux problèmes de la jeunesse et de la société "angoissée".

April 4, 2006

Des correspondants agressés, « ces faits sont graves »

Des correspondants allemands agressés en Seine-Saint Denis
LE MONDE | 03.04.06

A deux reprises, ces dix derniers jours, des élèves allemands venus dans des collèges de Seine-Saint-Denis dans le cadre d'échanges pédagogiques ont été agressés ou insultés par des élèves français. Les derniers incidents ont eu lieu, le 30 mars, au collège Jean-Jacques-Rousseau du Pré-Saint-Gervais, où deux collégiens ont effectué un salut nazi au moment de l'arrivée des correspondants allemands. Des insultes ont également été proférées, selon le rectorat de Créteil. Un signalement à la police a été effectué et les deux élèves doivent être convoqués devant un conseil de discipline.

L'incident le plus grave a eu lieu au collège Jorissen, à Drancy, où des collégiens ont agressé les correspondants venus dans leur établissement. Mardi 21, sept d'entre eux les ont insultés au moment de la récréation, les traitant de "sales Boches". Mercredi 22, une trentaine de collégiens ont poursuivi les jeunes Allemands rentrant dans leurs familles d'accueil en leur jetant des pierres. Aucun élève n'a été blessé, selon le rectorat de Créteil. Une plainte devrait être déposée dans les prochains jours par la principale du collège au commissariat de Drancy.

"Ces faits sont graves. Ils suscitent la tristesse et l'indignation et doivent être condamnés avec la plus grande fermeté", a réagi le recteur, Bernard Saint-Girons, à propos des incidents de Drancy. Dans un premier temps, les élèves concernés ont été exclus temporairement. Ils doivent comparaître devant le conseil de discipline dans les prochains jours. Une demi-journée de réflexion a été organisée par l'équipe éducative. Le recteur s'est rendu dans le collège, jeudi 30 mars, pour rencontrer les enseignants et les élèves au moment du départ des correspondants allemands.

Le rectorat exclut tout lien entre ces violences et le mouvement anti-CPE. "Il semble également peu probable que leur acte ait été motivé par la nationalité des victimes. Il s'agit plutôt, selon toute vraisemblance, d'un geste d'hostilité à l'égard d'élèves étrangers à l'établissement, dicté peut-être - mais rien ne permet de l'établir à l'heure actuelle - par des sentiments de nature xénophobe", a affirmé le recteur dans un communiqué. Il a appelé les membres de la communauté éducative à "la plus extrême vigilance" face à la violence et à la xénophobie.

Le maire (UDF) de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, privilégie aussi l'hypothèse du rejet par ces jeunes "de ceux qui ne viennent pas du quartier". Ce type d'événements ne sort pas de l'ordinaire dans les établissements sensibles : au moins deux autres incidents concernant des correspondants en visite dans l'académie de Créteil ont été signalés depuis 2005. Le climat dans le département est jugé "explosif" par les autorités académiques.

Luc Bronner
Article paru dans l'édition du 04.04.06

March 28, 2006

300 000 enfants risquent de mourir de faim

DAKAR (Reuters), 28 mars 2006, extraits - Plus de 300 000 enfants risquent de mourir de faim cette année en Afrique de l'Ouest si la communauté internationale ne se mobilise pas pour financer une aide alimentaire suffisante, préviennent les Nations unies.

"Nous savons ce qu'il faut faire mais nous avons un besoin immédiat de ces ressources pour agir", a ajouté le responsable du Fonds des Nations unies pour l'enfance.

Les humanitaires mettent en cause la réponse tardive de la communauté internationale à la crise alimentaire qui a frappé en 2005 le Niger, les dons n'ayant commencé à affluer qu'une fois les images insoutenables d'enfants squelettiques sur les écrans des télévision occidentales.


"Nous nous sommes habitués à la misère dans cette région. Cette situation n'est pas nouvelle. Ce n'est pas d'aujourd'hui que tout d'un coup, 39% des enfants souffrent de malnutrition chronique", a-t-elle dit.

Le Sahel, qui borde le désert du Sahara et compte les pays parmi les plus déshérités de la planète, connaît sa plus grave sécheresse de l'histoire moderne depuis celle des années 1970.

Une fête d'anniversaire finit par un homicide

«Somme toute, il s'agit, sur fond d'alcool, d'une affaire assez banale, estime le substitut du procureur de la République, Jean-Yves Kerboeuf. C'est une soirée arrosée qui dégénère de manière démesurée avec les circonstances. L'auteur du coup de couteau est une jeune fille normale, avec une famille normale et un métier normal. Ce n'est pas une punk et, hormis un passage devant le juge pour enfants, ce n'était pas une personne connue de la justice ni des services de police. C'est juste une adolescente standard avec des comportements à risques, comme beaucoup d'adolescents.»

Quid de la possession d'un dangereux poignard à lame courte mais effilée ? Elle serait due, selon la jeune fille, à la fréquentation de petits délinquants brestois qui lui auraient fait subir des mauvais traitements. A commencer par un petit «caïd» local dont elle aurait été la compagne. Cette jeune femme, apprentie dans une boulangerie et qui vit avec sa mère et son beau-père, a rapidement réalisé la gravité de son geste. Elle a aussitôt téléphoné à ses parents, qui habitent le quartier, pour leur avouer qu'elle venait de faire «une connerie», avant d'alerter les secours. Auparavant, la soirée, où elle fait la connaissance de Freddy M., sa future victime, s'était pourtant bien passée. Jusqu'à ce qu'un indésirable ne vienne semer la zizanie dans l'assemblée et n'incite la plupart des invités à quitter les lieux.

Extrait de Libération, mardi 28 mars 2006
Pierre-Henri ALLAIN
Brest (Finistère) envoyé spécial

January 29, 2006

Jets d'acide, le proviseur venait de démissionner

AFP 28.01.06 | 13h02
Le lycée professionnel Lavoisier de Méru (Oise) va être fermé jusqu'à mardi, les professeurs ayant exercé leur droit de retrait après le jet de deux bouteilles d'acide dans la cour vendredi, a-t-on appris samedi auprès de la direction de l'établissement. Vendredi vers 10h30, deux bouteilles de soda contenant un mélange d'acide chlorhydrique et d'aluminium ont été jetées dans la cour durant la récréation, selon des témoins par deux jeunes hommes encagoulés depuis un jardin attenant au lycée. L'incident, qui a engendré un mouvement de panique sans faire de blessé, a contraint le personnel de l'établissement à évacuer plus de 400 élèves. Les professeurs ont ensuite exercé leur droit de retrait, estimant que la sécurité n'était plus assurée, a-t-on indiqué de même source. Le préfet de l'Oise, le recteur d'Amiens et le procureur de la République de Beauvais se sont rendus sur place vendredi. Une réunion entre les professeurs, les élèves et la gendarmerie est prévue lundi, tandis qu'une société de gardiennage est chargée depuis vendredi de surveiller l'établissement jour et nuit. "On est arrivé au delà de ce qui peut se supporter", a-t-on déclaré au conseil régional de Picardie, ajoutant que la proviseure venait de démissionner, estimant qu'elle n'avait pas les moyens d'assurer la sécurité des cours. La bouteille a été jetée au moment où le nouveau proviseur était investi. D'autres incidents avaient eu lieu lors de cette année scolaire: les logements de fonction de l'infirmière et de la proviseure avaient été visés par des tentatives d'incendie, la voiture de la proviseure et une remorque employée pour les cours des sections industrielles brûlées, des bus caillassés. Le lycée professionnel est situé au coeur du quartier de la Nacre, un ensemble HLM connu pour ses problèmes de violences urbaines.

AFP 27.01.06 | 22h21
Un enseignant de l'Institut universitaire de technologie (IUT) de Blois a été insulté et frappé jeudi par un étudiant auquel il avait demandé d'enlever sa coiffe musulmane, a-t-on appris vendredi de source policière. Le jeune homme, âgé de 21 ans, sera jugé devant le tribunal correctionnel de Blois le 17 mai, a-t-on ajouté de même source. Jeudi après-midi, le responsable du département unité de mesures physiques de l'IUT a demandé à l'étudiant qui portait une coiffe religieuse de la retirer. Celui-ci a refusé. Devant l'insistance de l'enseignant, le jeune homme a proféré des insultes, puis lui a asséné un coup de poing au visage, brisant ses lunettes. Agé de 38 ans, le professeur a eu le visage légèrement coupé par un morceau de verre. Il a porté plainte au commissariat. L'étudiant, domicilié à Tours (Indre-et-Loire), qui a indiqué à la police s'être converti à l'islam il y a deux ans, a reconnu les faits. Il est convoqué devant le tribunal pour outrages et violences volontaires sur une personne chargée d'une mission de service public.


AFP 28.01.06 | 19h08
L'élève ayant grièvement blessé un autre élève dans l'un des centres "Défense deuxième chance" mis en place par le ministère de la Défense pour les jeunes en grande difficulté, a été libéré sous contrôle judiciaire a-t-on appris samedi de source judiciaire. Jeudi 25 janvier, un élève avait été grièvement blessé à la tête lors d'une bagarre avec un autre élève au centre "Défense deuxième Chance" d'Ollainville (Essonne), avait indiqué vendredi une source judiciaire. Une information judiciaire a été ouverte samedi, à l'encontre de l'agresseur, pour "violence avec arme", précise la source judiciaire. Il a interdiction de s'approcher de la victime. La victime, âgé de 19 ans, a une ITT supérieure à 8 jours. Souffrant d'un hématome intracrânien après avoir reçu un coup de carafe d'eau, elle avait été opérée dans la nuit de jeudi à vendredi. Cette école, troisième du genre en France, est implantée dans les locaux de la base du 121e régiment du train de Montlhéry. Elle est ouverte depuis décembre dernier. Trois centres ont été ouverts l'an dernier, et une cinquantaine devraient l'être en 2006 pour atteindre l'objectif d'accueillir 10.000 jeunes d'ici la fin de l'année.

December 16, 2005

La table de salle à manger disparait

LONDRES (AFP), le 16 décembre 2005 - La table de salle à manger, longtemps au centre de la vie familiale, est en train de disparaître en Grande-Bretagne, dévorée par le manque d'espace, la télévision et l'éclatement des familles.

Selon une enquête publiée vendredi par la société d'études de marché Mintel, les ventes de meubles de salle-à-manger ont baissé de 8% ces cinq dernières années en Grande-Bretagne quand dans le même temps les ventes aux particuliers de meubles de bureau ont augmenté de 40%, celles de chambres à coucher de 37%.

Un quart des Britanniques n'ont plus de table de salle à manger. Et 31% ne les utilisent plus que pour des occasions spéciales comme Noël, a également révélé un sondage récent. Ils ne sont plus que 5%, selon Cranks, spécialiste de la nourriture biologique ayant réalisé ce sondage, à utiliser cette table tous les jours.

"Aujourd'hui, les salles à manger où les familles se réunissent chaque jour pour manger n'existent quasiment plus", a expliqué vendredi le responsable de l'enquête de Mintel, David Bird. "De nombreux Britanniques ne s'arrêtent pas pour manger, et quand ils le font, c'est souvent pour manger sur leurs genoux, devant la télé, chacun pour soi".

Divorces, manque de temps et d'espace, les raisons sont multiples selon lui. Et les familles qui ont encore une salle à manger, a-t-il ajouté, l'utilisent souvent comme un bureau.

December 15, 2005

Huit hommes pourraient en avoir séquestré six

HARGNIES (Nord) (AFP), le 15 décembre 2005 - Huit personnes soupçonnées d'avoir séquestré six adultes ont été placées en garde à vue mercredi, à l'issue d'une opération de la gendarmerie dans un campement de gens du voyage, à Hargnies (Nord) près de Maubeuge, a-t-on appris de sources proches de l'enquête.

Selon les services de secours, certaines des victimes étaient en état d'hypothermie. Elle ont été évacuées vers l'hôpital de Maubeuge, d'où elles sont sorties dans la journée, et devaient être entendues par les enquêteurs dans l'après-midi de mercredi.

Les personnes placées en garde à vue à Avesnes-sur-Helpe avaient installé il y a moins d'un mois leur campement d'une demi-douzaine de caravanes et de tentes en pleine campagne, à quelques kilomètres de Maubeuge.

Selon des sources proches de l'enquête, elles sont notamment soupçonnées d'avoir séquestré les victimes pendant plusieurs mois pour détourner leurs prestations sociales.

Un porte-parole de la gendarmerie, le lieutenant-colonel Antoine Sauvan, a souligné de son côté, au cours d'un point de presse, que l'enquête devait permettre de "vérifier la situation de certaines personnes".

Certaines victimes présumées se trouvaient "dans des caravanes, et d'autres dans un fourgon", a-t-il précisé, se refusant à parler de "séquestration".

Les gendarmes d'Avesnes-sur-Helpe sont intervenus mercredi matin "sur dénonciation". Ils ont notamment saisi une moto de grosse cylindrée, une voiture Porsche et un autre véhicule dans le campement.

Le procureur de la République d'Avesnes-sur-Helpe s'est refusé à tout commentaire.

December 14, 2005

Deux hôpitaux bloquent les avortements thérapeutiques

LE MONDE | 13.12.05
Extrait 

Convoqué, vendredi 9 décembre, par le pôle santé du tribunal de Paris après une plainte pour infanticide, deux gynécologues-obstétriciens et une chef de clinique se sont vu signifier qu'ils n'avaient pas, lors d'une IMG, rempli les critères "médicaux" de la loi. Selon le parquet, l'IMG pratiquée n'était pas totalement justifiée, car la malformation du foetus — une hernie du diaphragme — ne semblait pas suffisamment incurable. "Que faut-il faire ? Envoyer nos demandes d'IMG au procureur pour qu'il se prononce sur le bien-fondé de l'indication médicale ?", s'insurge le docteur Bruno Carbonne, secrétaire général du Collège national des gynécologues-obstétriciens (CNGOF).

La loi stipule que l'IMG est autorisée lorsque l'enfant à naître est "atteint d'une affection d'une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic". Mais ces affections ne sont pas répertoriées dans une liste, chaque cas étant étudié par une équipe pluridisciplinaire d'un centre de diagnostic prénatal.

Le docteur Carbonne s'étonne que la justice prenne "des décisions contraires" à quelques jours d'intervalle. Le 29 novembre, le juge des référés du tribunal de Paris avait déclaré "irrecevable" la demande d'intervention chirurgicale de parents d'un enfant cancéreux, faisant valoir que l'Etat ne pouvait pas "s'immiscer dans les relations patients-praticiens et dans l'exercice de l'art médical" (Le Monde du 1er décembre).

December 10, 2005

« Mention "Rejet" »

Pour René Page, la réinsertion attendra
Libération, samedi 10 décembre 2005
Par Jacqueline COIGNARD, extraits :

«Quelques mois auparavant, sa dernière demande de libération conditionnelle avait été refusée, malgré les avis favorables de la commission, du juge d'application des peines et du parquet», raconte Marc Butet, son ancien conseiller d'insertion et de probation. «Le dossier est revenu de la chancellerie au bout de seize mois, avec juste la mention "rejet". Il n'a pas supporté», se souvient-il. «J'étais triste pour lui. C'est dommage que la justice ne reconnaisse pas son parcours.»

René Page suppute qu'on lui refuse une libération parce qu'il n'a pas de famille ni d'amis pour l'attendre dehors : abandonné à l'âge de 2 ans, il est passé sans transition des foyers de la Ddass à la prison.

A 20 ans, il a enchaîné les braquages minables dans la région d'Angoulême, avant de prendre perpétuité, en 1976, pour une expédition à moto dans une salle des ventes qui s'est terminée par la mort du commissaire priseur. Analphabète, violent, révolté, il devient un détenu difficile. Puis, il y a une douzaine d'années, il se calme.

Elyane Picard lui enseignait l'informatique à la prison d'Arles : «C'est un boulimique de savoir, mais à la manière désordonnée des autodidactes. Il a évolué de manière spectaculaire depuis qu'il a commencé à étudier, à voir que des choses pouvaient marcher pour lui, que des gens pouvaient s'attacher à lui.»

«Tous les gens condamnés à perpétuité à la même époque que lui pour des faits similaires sont sortis depuis longtemps», acquiesce Me Pierre Blazy, l'avocat qui va prendre sa défense et compte déposer au plus tôt une nouvelle demande de libération conditionnelle. «A quoi sert une durée de détention pareille, sinon à briser définitivement le détenu ?» interroge-t-il.

Au parquet général d'Aix, on reprend le décompte : «Il lui reste douze ans, onze mois et vingt-deux jours à effectuer, compte tenu de trente-trois mois de remises de peine accumulées.»

December 6, 2005

La fillette était chez un camarade

LYON (Reuters), 4 décembre 2005 - Une fillette de 10 ans disparue samedi à Montluçon (Allier) et rentrée chez elle dans la soirée n'a pas fait l'objet d'un enlèvement, a déclaré le procureur de la République de la ville.

"La fillette a passé l'après-midi et la soirée chez la mère d'un camarade sans que ses propres parents n'en soient avertis", a dit à Reuters le procureur Philippe Toccanier.

France-Line avait l'habitude de rentrer de l'école en bus. Samedi à 13 heures, elle a suivi un camarade qui rentrait chez lui en voiture avec son père. Elle a abandonné son cartable au bas d'un immeuble, un élément qui a inquiété les enquêteurs et les a fait envisager la thèse de l'enlèvement.

Le père du garçon a conduit les deux enfants chez son ex-femme, la mère du garçon. Les deux enfants ont passé l'après-midi à jouer, à goûter. Les deux familles ne se connaissaient pas. Après le dîner, la fillette a demandé à rentrer chez elle et a été raccompagnée par le concubin de la mère qui se trouvait dans un état d'ébriété avancé.

"Cette thèse est plausible dans la mesure où elle a été relatée par la fillette ainsi que par deux adultes entendus", a estimé le Procureur de la République. D'après les examens médicaux pratiqués dans la nuit, France-Line n'a pas été l'objet de violences, ni physiques ni sexuelles.

Les parents du garçonnet et le concubin de la mère ont été mis en garde à vue. Le parquet de Montluçon étudie l'éventualité de poursuites pour "soustraction de mineur de moins de quinze ans", un délit passible de cinq ans d'emprisonnement.

Des témoins avaient vu un homme d'une cinquantaine d'années faisant monter à bord d'une Renault immatriculée dans les Alpes-Maritimes une fillette correspondant au signalement de France-Line. Cet homme a été retrouvé et mis hors de cause.

Le procureur s'est félicité néanmoins de l'efficacité d'une nouvelle technique appliquée en France de recherche d'enfants disparus qui consiste à médiatiser vite et fortement toute disparition suspecte. "Nous avons eu de nombreux retours immédiats et précis", a indiqué le magistrat.

Viol collectif au Temesta

LE MONDE, 05.12.05
AGEN CORRESPONDANTE

Juste quelqu'un de bien. C'est l'image que voulait laisser de lui-même chacun des cinq accusés qui ont comparu, du lundi 28 novembre au samedi 3 décembre, devant la cour d'assises de Lot-et-Garonne, pour des viols en réunion.

Les proches des cinq accusés qui ont défilé à la barre ont tous décrit le gendre idéal, le garçon équilibré et fréquentable, l'ami fidèle, le frère sensible, l'employé modèle, le fils aimant et respectueux, le père investi, l'amant attentionné, le sportif accompli, le basketteur ou le supporteur assidu... Leurs compagnes d'alors ont pardonné, les nouvelles voient dans cet acte un moment d'égarement, une erreur dans un parcours sans accroc. Tout au plus une mère s'est-elle risquée à s'avouer "déçue" par le comportement de son fils. Les psychiatres ont évoqué le "contexte facilitant en raison de l'alcoolisation et de l'hystérie de groupe".

"Elle était une poupée gonflable entre vos mains", a accusé son avocat, Me Edouard Martial. "Je ne suis pas un violeur", s'est défendu José Sanchez.

Les plus jeunes des accusés, belles gueules, issus de familles sans problèmes, entendaient démontrer qu'ils n'avaient rien à faire dans une cour d'assises. Les jurés, uniquement des hommes, les ont en partie entendus en les condamnant, samedi 3 décembre, à des peines allant de dix-huit mois à trois ans de prison, assorties, pour tout ou partie, de sursis.

Le principal accusé, José Sanchez, a été condamné à dix ans de réclusion.

December 3, 2005

Qu'est ce que le SNATEM ?

119 « Allo enfance maltraitée »

Extrait de adsp n°31 juin 2000,
La maltraitance faite aux enfants
Des pages 32 et 33

Dans ces situations très complexes, ne pas se laisser porter par l’urgence, l’habitude ou le découragement, la dépression ou l’activisme, c’est créer avec les autres, des outils d’observation puis d’évaluation au long cours mais c’est aussi travailler en équipe et non dans un splendide isolement, demander des formations mais surtout des supervisions et enfin adhérer sans réserve aux procédures établies par un cadre institutionnel clairement discuté et défini.

Dette publique : un hoax

La france est endettée pour au moins 2 000 milliards d'euros. Tel est le chiffre donné, lundi 28 novembre, par le ministre français de l'économie et des finances, Thierry Breton, lors du forum européen sur les marchés de taux à Paris.

Aux 1 100 milliards d'euros de stock de dette existants inscrits dans le bilan de la France, M. Breton a indiqué — en marmonnant en anglais — devant un parterre de financiers qu'il fallait ajouter des engagements hors bilan de 450 milliards d'euros au titre des droits à la retraite des fonctionnaires et de 450 milliards pour ceux du personnel hospitalier et des fonctionnaires des collectivités territoriales.

LE MONDE | 29.11.05

"Est-ce qu'on peut continuer, dans un pays comme le nôtre, à annoncer des chiffres qui augmentent de 900 milliards d'euros d'une semaine à l'autre? Tout cela n'est pas sérieux"
François Sauvadet, porte-parole du groupe UDF au Palais-Bourbon


Dette : la France invitée à se réveiller
Le Figaro, 02 décembre 2005
Par Cyrille Lachèvre, extraits :

LE MESSAGE volontairement polémique de Thierry Breton sur les déficits publics français a eu en partie l'effet escompté. En donnant l'impression d'être prêt à «assumer» l'hypothèse d'un endettement total de la France supérieur à 2 000 milliards d'euros, le ministre de l'Economie a voulu provoquer un électrochoc dans l'opinion et susciter une prise de conscience collective de l'urgence. Tout en prenant le risque – calculé ? – de semer la panique sur les marchés financiers, voire d'accréditer l'hypothèse d'une France en faillite. Rien de tout cela ne s'est produit.

Principal sujet de discorde : le fait de mettre quasiment sur le même plan les chiffres de dette avérée (1 160 milliards) et les engagements de retraite des fonctionnaires (au moins 900 milliards).

En fait, plusieurs pays raisonnent déjà ainsi. A tel point qu'en 2003, dans un rapport sur les «pensions des fonctionnaires civils», la Cour des comptes évoquait déjà, sans la retenir, l'hypothèse «de porter au bilan les engagements de retraite bruts, comme le font les Etats-Unis, l'Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande».

Les experts de la comptabilité publique y sont opposés, car ces engagements varient dans le temps, en fonction des hypothèses retenues, à la différence de la dette explicite.

Définitions du Web pour Hoax  :

Un canular est une mystification perpétrée dans l'intention de tromper ou de faire réagir celui qui en est la cible. Sa forme peut être une fausse nouvelle, une farce, une blague (souvent de mauvais goût). Sa caractéristique première doit être humoristique. Il doit faire rire aux dépens de ceux qui l'ont cru.

December 1, 2005

Emily est repartie

AEROPORT DE ROISSY (AFP), 1 décembre 2005 - Le chat américain, qui avait voyagé en octobre plus de trois semaines en bateau avant de se retrouver en Lorraine, est reparti vers les Etats-Unis jeudi en classe "business-first" sur un vol de Continental airlines, a-t-on appris auprès de la compagnie.