September 15, 2005
Lyon: une famille attaque l'Etat
La situation d'une famille et d'un enfant autiste, faute de compétances et d'établissements spécialisés en France, y compris pour les situations les plus difficiles :LYON (AP),15 septembre 2005, extraits Depuis la rentrée de 2002, Brahim, dont le développement intellectuel équivaut à celui d'un enfant de deux ans, ne bénéficie plus d'encadrement scolaire, la structure où il étudiait ayant fermée.
"Nous demandons au moins une socialisation de Brahim. Depuis qu'il n'est plus scolarisé, il a perdu tout ce qu'il avait acquis. Il passe sa journée à taper dans les murs. Sa mère est en larmes", a expliqué à l'Associated Press, Saliha Mertani, une proche de la famille Khelif qui l'aide depuis le début dans ses démarches administratives et juridiques.
Selon Saliha Mertani, Brahim Khelif est depuis septembre 2002 sur une liste d'attente mais aucune place ne se libère dans les établissements spécialisés. "Cela fait deux ans que la famille a porté plainte. Qu'est-ce que l'Etat attend? Que Brahim ait 16 ans, pour ne plus en avoir la responsabilité? Personne n'est à l'abri d'avoir un jour un enfant handicapé. L'Etat doit au moins le respect à la vie", a-t-elle conclu.
September 14, 2005
L'avis du président de la Banque United Dominion
Je tiens à déclarer que je ne suis ni communiste, ni bolchevik, je suis sans nul doute un capitaliste et un individualiste... La Russie progresse au moment où beaucoup trop de nos usines sont inactives et où près de trois millions d'individus de notre pays cherchent désespérément du travail. On a raillé le plan quinquennal et on en a prédit la faillite. Mais soyez certains qu'on a fait plus que le plan quinquennal s'était proposé de faire... Dans toutes les villes industrielles que j'ai visitées, j'ai vu bâtir, d'après un plan déterminé, de nouveaux quartiers avec de larges rues plantées d'arbres et dotées de squares, avec des maisons du type le plus moderne, avec des écoles, des hôpitaux, des clubs ouvriers et les inévitables pouponnières et jardins d'enfants, où l'on prend soin des bébés des mères-ouvrières... N'essayez pas de sous-estimer les Russes et leurs plans, et ne commettez pas la faute d'espérer que le gouvernement soviétique puisse s'effondrer... La Russie d'aujourd'hui est un pays doué d'une âme et d'un idéal. La Russie est un pays d'une activité étonnante. J'ai la conviction que les aspirations de la Russie sont saines... Le plus important, c'est peut-être que toute la jeunesse et les ouvriers de la Russie ont une chose qui, malheureusement, fait aujourd'hui défaut dans les pays capitalistes, à savoir l'espérance.Appréciation donnée en octobre 1932 par le capitaliste anglais Gibson Jarvie, président de la Banque United Dominion.
Encyclopédie marxiste, le léninisme, tome III
Ouvrage publié en 1970 aux Editions "Naim Frashëri", Tirana
Centre de Documentation et de Recherches Marxistes
La France sous Vichy Autour de Robert O. Paxton 2004, Editions Complexe, collection «Histoire du temps présent» Trente ans après la traduction de La France de Vichy (1973), une vingtaine d’historiens rendent hommage à Robert O. Paxton. Cet universitaire américain, de son regard, à la fois étranger et distant, a changé durablement les représentations collectives des «années noires». Dans une historiographie alors axée sur les responsabilités allemandes ou sur l’histoire de la résistance, il a opéré une révolution épistémologique, déplaçant l’angle d’observation de l’occupant allemand vers l’«État français». Il a révélé ainsi à quel point ce dernier avait exercé une politique propre, marquée par le choix de la collaboration d’État et celui d’une rupture définitive avec la République. Le présent ouvrage offre un bilan de la production savante de ces vingt dernières années et dresse des perspectives de recherche. Il donne un aperçu des travaux sur les rapports entre occupants et occupés, d’un point de vue politique, social ou culturel, en insistant sur des questions touchant à l’opinion, aux réactions de la société française, à la vie quotidienne. Le volume se termine par une interrogation concernant le souvenir récent de cette période dans l’imaginaire français, et sur la place qu’y occupe désormais l’historien américain, devenu à sa manière un «lieu de mémoire». |
September 13, 2005
Le(s) défi(s) du gouvernement
La France est-elle condamnée à produire toujours plus de RMistes ? Ils étaient 1,23 million en mars dernier – 3,5% d'augmentation en un an – et un tiers d'entre eux émarge à ce régime depuis cinq ans ou plus. Le modèle d'insertion à la française semble en panne. Aussi, le premier ministre Dominique de Villepin entend-il s'atteler à la «modernisation du modèle social français», selon un double principe «de justice et de responsabilité».Le Figaro, 13 septembre 2005
Par E.M.
D'un interview d'Alain Bentolila de septembre 2005 : En 1980, le Premier Ministre répondait à l'OCDE : il n'y a pas d'illettrés en France, puisque l'enseignement est obligatoire dans notre pays. (...) Par la suite, une confirmation a été donnée avec le taux d'illettrisme parmi les allocataires du RMI - autour de 33% - et parmi les détenus en maison d'arrêt - autour de 3%. |
«On ne résoudra pas le problème des jeunes récidivistes si l'on ne leur propose pas un avenir. Et pour cela, il faut que tout le monde s'y mette.» Le garde des Sceaux, Pascal Clément, a décidé de mettre sur les rails un système de «parrainage» des jeunes en difficulté. L'idée du ministre, inspirée d'une expérience menée dans la Loire dont il a été le président du conseil général, est de demander à des chefs d'entreprises, des petits patrons, ou des cadres, de mettre le pied à l'étrier d'un jeune délinquant sortant du circuit de la Protection judiciaire de la jeunesse. Non pas en l'embauchant – «je sais bien que cela ne marche pas», explique Pascal Clément –, mais en lui demandant de consacrer un peu de son temps à conseiller ce jeune, à l'orienter, et en ouvrant pour lui son carnet d'adresses. «On voit bien que les Français tolèrent de moins en moins la récidive, et celle des jeunes en particulier, analyse le ministre de la Justice. En même temps, ils sont capables d'une grande générosité, comme l'a prouvé la mobilisation nationale après le tsunami. Sanctionner plus sévèrement ne suffira pas. La société française ne viendra pas à bout de la violence si l'on ne s'y met pas tous.»
Le Figaro, 13 septembre 2005
Par Laurence de Charette
De ce même article et ce que j'ai failli ne pas relever : Après dix ans de pratique, le conseil général de la Loire affiche un bilan positif. Le dispositif est ouvert à l'ensemble des jeunes diplômés mais la Chancellerie estime que les résultats encouragent à une extension du dispositif vers un public plus difficile. Le Monde le 13.09.05 | 20h32 Eclairage - Le niveau d'études toujours plus déterminant pour trouver un emploi |
L'image du « voleur de poules » a 60 ans
Le Dalloz - Les détracteurs de l'ordonnance de 1945 font valoir que ce texte n'est plus adapté à la situation actuelle ? J.-P.R. - On entend ce discours depuis 20 ou 30 ans ! La délinquance des mineurs, avril 2002 |
Il s'est tenu un colloque au cours du quel a été discuté l'opportunité de réforme ou d'adaptation de l'ordonnance de 1945 concernant la délinquance juvénile.
la justice des mineurs de l'époque s'occupe surtout de la masse des délits banals contre les biens. C'est l'image du « voleur de poules » qui vient à l'esprit, s'agissant d'une société encore largement rurale et fort préoccupée par les problèmes de ravitaillement à ce moment.
Entre 1936 et 1952 - Les changements les plus importants sont l'augmentation de la punitivité sous le régime de Vichy, marquée par une multiplication des peines et une diminution massive de la proportion des filles parmi les mineurs poursuivis dans l'après-guerre.
Revue d'histoire de l'enfance « irrégulière » N°3, 2000, L'enfant de justice pendant la guerre et l'immédiat après-guerre
Libération titre aujourd'hui « A 60 ans, la justice des mineurs cherche une nouvelle jeunesse »
Chazal de Mauriac - Premier Président de la Cour d'Appel de Paris - parie plutôt sur la mise en oeuvre concrète d'expériences de terrain. Et surtout pour l'élaboration d'outils d'évaluation. «Notre faiblesse véritable, c'est l'absence d'un système d'évaluation pour vérifier la pertinence de certaines options, et éviter des erreurs et des polémiques inutiles.» A son avis, «les politiques extrêmes, libérales ou répressives[1]» sont à bannir. Car elles reposent «sur des analyses sommaires ou erronées, sur des visions utopiques ou cyniques, sur la démagogie». Selon lui, le vrai défi de ce début de siècle, «c'est de ne pas se laisser fasciner par une politique qui répondrait au seul slogan : plus vite et plus fort».
En fait, les jeunes délinquants n'intéressent pas vraiment grand monde. «Entre les adeptes du réarmement moral qui ont peu de sympathie pour ceux qu'ils considèrent comme des déviants, les individualistes qui s'intéressent essentiellement à leur propre épanouissement et à celui de leurs proches[2], les partisans d'un repli défensif sur ceux qui leur ressemblent, leur communauté, leur groupe... pas facile de trouver des appuis pour une grande politique à l'égard des jeunes délinquants», regrette Chazal de Mauriac.
[1] Extrait de l'Humanité du 16 août 2005, La cité des 4000 entre fantasme et réalité, 14 000 habitants au total selon l'article : Les mots du ministre de l’Intérieur : « Je viens nettoyer au Karcher... », « l’ordre... », « l’insécurité... » Des expressions fortes. Et un engagement étonnant de la part d’un membre du gouvernement : « Je reviendrai autant de fois qu’il le faudra. » La cité des 4000 est officiellement devenue le laboratoire expérimental de l’action politique selon Sarkozy. « Pourquoi vient-il chez nous alors que ce n’est pas pire qu’ailleurs ? » La question revient souvent parmi les habitants, largement partagés entre ceux qui critiquent et ceux qui approuvent les propos du ministre d’État. ... S’il y a des expressions fortes dans les propos du ministre, le mot de « misère » y est superbement oublié. Pénétrer dans la cité des 4000, c’est découvrir une réalité ignorée, palper l’ampleur du désastre humain. 59% des ménages ont des revenus inférieurs au plafond d’attribution du plan locatif aidé (PLA), habituellement utilisé pour mesurer la pauvreté et la précarité. La part des familles monoparentales (en fait des femmes élevant seules leurs enfants) est deux fois plus importante que dans l’ensemble de la région parisienne. Les gamins souffrent de carences affectives autant que de carences alimentaires. Quasi toutes les écoles sont classées en zone d’éducation prioritaire. « Même la caisse d’allocations familiales (CAF) confirme que nous avons la population la plus pauvre du département, souligne Mimouna, militante associative (voir ci-dessous). Le quotient familial y est le plus bas de Seine-Saint-Denis. 60% des familles ne paient pas leur loyer, certaines depuis deux mois, d’autres depuis plus de dix ans. » [2] A chaque affaire il se constitue un comité de soutien autours des victimes et un autre aux côtés des auteurs des faits : GRENOBLE (AFP), 13 septembre 2005, extrait - La ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, s'était rendue sur les lieux de l'incendie pour apporter son soutien aux gendarmes de Saint-Laurent-du-Pont. GRENOBLE (AP), 13 septembre 2005, extraits - Dix adolescents et deux jeunes majeurs ont été placés en garde à vue mardi matin dans le cadre de l'enquête sur un incendie d'origine criminelle qui a détruit le 3 septembre une partie de la caserne de gendarmerie de Saint-Laurent-du-Pont (Isère), a-t-on appris auprès de la gendarmerie. L'enquête s'est orientée vers les proches des deux jeunes qui se trouvaient en garde à vue pour "coups et blessures" dans les locaux de la gendarmerie au moment de l'incendie. Le feu s'était déclaré dans un bateau garé le long du bâtiment administratif et s'était propagé dans les bureaux. |
September 12, 2005
Une question de moyens ?
Claude Roméo - « La France investit 5 milliards d’euros par an pour la protection de l’enfance, c’est-à-dire l’équivalent de deux fois le budget de l’UNICEF pour le monde entier chaque année. Cela n’empêche pas les travailleurs sociaux de se voir accusés soit d’être rapteurs d’enfants, soit d’intervenir trop tard. La réalité est probablement entre les deux. D’autre part, les placards du ministère de la Famille sont remplis de rapports, une dizaine depuis cinq ans, et de bonnes propositions sont faites, mais peu sont mises en oeuvre. Enfin, il ne faut pas demander à la protection de l’enfance et aux professionnels de régler les causes premières des difficultés des familles qui arrivent à l’ASE : la précarité, le chômage, le problème du logement, la maladie mentale... Pourtant, si on ne règle pas ces questions de fond de notre société, on ne réglera rien. C’est là que réside l’originalité de notre appel. Nous demandons que l’on prenne le temps d’un débat public en dehors de toute situation de crise afin de nourrir la réflexion pour une nouvelle loi d’orientation. La dernière remonte à 1989. Or, nos gamins ont besoin d’une loi du XXIe siècle. »L'Humanité, 8 septembre 2005
Entretien réalisé par Maud Dugrand
Informations judiciaires et condamnations
Il est étrange que le personnel de l'éducation nationale ou même d'institutions spécialisées puissent être poursuivis et être condamnés pour homicide involontaire ou violences habituelles sur mineurs particulièrement vulnérables par personnes ayant autorité. Il s'agirait de l'application de la loi dans toute sa sécheresse ; la loi ne vaudrait donc pas que pour les parents. |
PARIS (AFP), mercredi 7 septembre 2005, condamnation définitive d'un instituteur pour la chute mortelle d'une élève
Afin d'aérer la salle de classe pendant la récréation, il avait ouvert une des fenêtres donnant sur le toit du préau de l'école Victor-Hugo d'Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis).
Alors que les élèves revenaient s'asseoir à leurs bureaux, il les avait mis en garde, leur demandant de faire attention à la fenêtre ouverte, avant de reprendre les préparatifs du voyage.
Mais "en dépit des consignes du maître", comme l'a rappelé le conseiller rapporteur lors de l'audience devant la Cour de cassation, une petite fille, Sarah, 10 ans, s'était assise sur le rebord de la fenêtre puis avait basculé dans le vide sous les yeux de ses camarades.
Depuis jeudi soir, ce centre médical à l'excellente réputation traverse une grave crise avec la mise en examen pour « violence sur mineurs » d'une éducatrice suspectée d'avoir maltraité une dizaine de jeunes pensionnaires jusqu'au printemps 2003. L'employée a été placée sous contrôle judiciaire. Le parquet d'Evry a aussi mis en examen le directeur du château et un de ses chefs de service qui n'ont pas signalé le cas alors qu'ils auraient été mis au courant par des collègues, il y a deux ans.
Connue pour son caractère et son autorité naturelle, « elle avait fait l'objet de recadrages pour des punitions injustifiées mais rien ne pouvait nous indiquer de tels agissements avant 2003 », raconte-t-on à la direction de l'établissement.
Le Parisien, 25/06/2005 suivi d'autres articles concernant les suites d'une enquête initiée dans l'institution spécialisée du château de La Norville (Essonne).
September 11, 2005
L'incendie de voiture devient une banalité
Dans l'Isère, les chiffres de la délinquance ont beau reculer, notamment grâce à l'action de l'énergique préfet Michel Bard, les gendarmes sont confrontés depuis plusieurs mois à des problèmes de violences urbaines en périphérie des grandes villes. (...) Les suspects ont souvent le même profil. «Des jeunes, majeurs mais aussi des mineurs», précise le patron des gendarmes isérois. Leurs motivations peuvent en revanche être multiples. «Il y a ceux qui agissent par désoeuvrement, d'autres par provocations vis-à-vis de la société ou par vengeance, dit le lieutenant-colonel Baradel. Quand ils s'estiment brimés par la mairie ou la gendarmerie, ils n'hésitent pas à passer à l'acte. L'alcool et les stupéfiants peuvent aussi favoriser ces violences gratuites.» (...)Le Figaro, le 9 septembre 2005
Sarkozy mobilise contre les violences urbaines
L'incendie de l'Haÿ-les-Roses dimanche dernier en fournit une autre triste illustration. «Songez que cette nuit-là, il a fallu protéger des caillassages les pompiers venus secourir les habitants !» confie, indigné, un haut responsable policier.
«Si sur le reste de la délinquance, la police a su améliorer son efficacité, il n'y a pas de raison qu'elle cale sur les violences», affirme un préfet.
Le Figaro, le 9 septembre 2005
Du dossier de IFRAP, Société Civile N°43, page 15 et 16: "Cependant, certains enfants, agés de 13 à 18 ans, comprennant que le système - ASE/.../Juge des Enfants - risque de les garder jusqu'à leur majorité, ont trouvé le moyen de s'en sortir: il leurs suffit de commettre un délit, et d'être condamné à une peine de prison. Celle-ci sera courte, puisque la loi prévoit que les peines infligées aux mineurs sont la moitié des peines prévues pour les majeurs. A leur sortie de prison, ils seront libres, et auront échappé au système de la "protection de l'enfance". Libération, Portrait des incendiaires présumées d'une HLM de L'Häy-les-Roses Audrey, 18 ans, réside dans un foyer de l'enfance des Hauts-de-Seine, mais traîne dans le Val-de-Marne au pied de la tour aujourd'hui sinistrée. CRETEIL (AFP), 6 septembre 2005, 23h31 Les faits reprochés aux jeunes filles peuvent être réprimés par la réclusion criminelle à perpétuité pour la majeure, et 20 ans d'emprisonnement pour les mineures. Les cités pyromanes - Depuis des années sévit chez les jeunes de banlieue une culture de l'incendie à laquelle sont confrontés habitants, pompiers et policiers. Le Point 08/09/05 - N°1721 - Page 67 |
L'école à la dérive
En écho aux « jeunes à la dérive. »Dans le cadre de la grande manifestation qui a marqué l'ouverture de la semaine annuelle de la fraternité, le ministre fédéral des Affaires étrangères, M. Joschka Fischer, s'est vu décerner la médaille Buber-Rosenzweig attribuée à ceux qui contribuent à l’entente entre des groupes ethniques et religieux. Extrait de son discours du 3 mars 2003 : "Là où l'on brûle des livres, on finit par brûler des hommes", Heinrich Heine le disait déjà dans sa tragédie Almansor, même s'il pensait alors aux atrocités de la Reconquista espagnole et non pas à l'antisémitisme mortel des nazis. Ce n'est pas un phénomène du hasard si, en 1933, la barbarie nazie a commencé par un autodafé de livres. |
Le site de Sauver les lettres est riche d'information et propose également de nombreux liens vers d'autres sites associatifs
http://www.sauv.net/
UNE INTERVIEW D'ALAIN BENTOLILA Septembre 2005, http://www.defenseurdesenfants.fr Extraits des propos recueillis par Anne Terrier : Les chiffres à prendre en compte sont ceux émanant de la Journée d'appel et de préparation à la Défense, qui remplace le service militaire. A cette occasion, tous les jeunes gens et jeunes filles âgés de 17 à 19 ans sont soumis à des tests. Les derniers chiffres, qui datent de 2002-2003, font état de 11,6% de ces jeunes "en difficultés inégales de lecture". Cela recouvre une vaste gamme de difficultés, depuis l'analphabétisme (difficulté à déchiffrer un mot qui n'a encore jamais été lu) jusqu'à la difficulté à tirer le sens d'un texte de 15 lignes. ... En 1980, le Premier Ministre répondait à l'OCDE : il n'y a pas d'illettrés en France, puisque l'enseignement est obligatoire dans notre pays. (...) Par la suite, une confirmation a été donnée avec le taux d'illettrisme parmi les allocataires du RMI - autour de 33% - et parmi les détenus en maison d'arrêt - autour de 3 %. ... Les causes de l'illettrisme sont évidemment à chercher du côté de l'école; non pas que celle-ci soit responsable de l'illettrisme, mais elle se montre incapable d'en inverser la courbe. Pourquoi ? Parce que notre école est faite pour les bons élèves. Elle s'adresse à eux, et laisse les autres de côté. L'école reproduit les inégalités sociales et, plus grave encore, les cristallise et creuse les écarts. ... En France, on est peu enclin à faire des évaluations, et donc on continue comme par le passé. (...) Au lieu de cela, les élèves traînent leurs difficultés jusqu'au collège, et ensuite on les éjecte du système en leur proposant une multitude d'orientations qui sont en fait des voies de garage. ... Ceux qui possèdent les 3.000 mots de base savent adapter leur langage à leur interlocuteur: ils n'ont donc pas de problème dans la vie quotidienne. En revanche, ceux qui ne maîtrisent qu'un vocabulaire de 450 mots ne constituant même pas le langage de tout le monde sont enfermés dans leur propre système. Avec 450 mots, on ne peut ni lire les journaux, ni trouver un emploi, ni effectuer des démarches administratives ou juridiques. La pire des choses est le mélange des langues, le "jargon", quel qu'il soit. PARIS (AFP), vendredi 9 septembre 2005, 14h54 - Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a demandé vendredi à ses préfets de "mettre le paquet" contre les violences aux personnes, un secteur de la délinquance "pas maîtrisé", en hausse depuis le début de l'année. |
Le Monde le 13.09.05 | 20h40
L'enseignement supérieur en France épinglé par l'OCDE, extraits :
La France doit "faire encore des efforts" pour son enseignement supérieur, car l'investissement public qui y est consacré reste "insuffisant", estime l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), mardi 13 septembre, dans son rapport annuel sur l'éducation, d'autant que 40 % des étudiants échouent encore à décrocher un diplôme.
Engagée depuis vingt ans dans la massification des études supérieures, la France a doublé son accueil post-bac en trente ans. Selon le document de l'OCDE, 18 % des jeunes accédaient à des études supérieures dans les années 1970 contre 35 %, vingt ans après, et 39 % en 2003.
Mais, en comparaison avec les autres pays industrialisés, si la France a effectué le plus grand bond quantitatif après la Corée du Sud, elle demeure mal classée (19e sur 26), d'autant que seuls 60 % des étudiants obtiennent un diplôme avant de quitter le système.
Le Monde le 13.09.05 | 20h32
Eclairage - Le niveau d'études toujours plus déterminant pour trouver un emploi
Le Monde le 13.09.05 | 13h45
Enquête - L'humiliation des élèves, reflet des carences pédagogiques françaises
Le bonnet d'âne appartient aux images d'Epinal. Le sparadrap sur la bouche, les coups de règle sur les doigts ou les lignes à copier ont théoriquement disparu des salles de classe. On la croyait révolue, mais l'humiliation des élèves, phénomène largement ignoré de l'institution scolaire, perdure, même si elle a pris d'autres formes.
La note de l'OCDE propose un rapide survol de la situation du système éducatif en France avec des indicateurs actualisés qui permettent de comparer les résultats des systèmes éducatifs à l’échelle internationale. Extrait : Les taux de chômage des personnes n'ayant pas atteint le niveau de fin d'études secondaires sont très élevés dans un certain nombre de pays dont la France, et bien qu'ils reculent avec l'âge, ils restent en général à des niveaux assez importants, signe de difficultés durables d’insertion (indicateur C4). Dans les pays de l'OCDE, la proportion des jeunes non scolarisés au chômage dans la tranche d'âge des 20-24 ans ayant un niveau de formation inférieur au deuxième cycle du secondaire est de 14 pour cent en moyenne en 2003 alors qu’il est d’au moins 18 pour cent dans un petit groupe de pays comprenant l’Allemagne, la Belgique, la Finlande, la France, la Pologne, la République slovaque et la République tchèque (voir tableau C4.3). La même tendance générale ressort clairement dans la plupart des pays: plus le niveau de formation est élevé, plus la probabilité de travailler est grande. Voir également www.oecd.org/france-fr L'avis de l'UNICEF concernant l'ex URSS, après la chute du mur, extraits : « Il y a six mois que nos parents n’ont reçu ni salaires ni allocations familiales. Nos enseignants sont en grève, et donc nous ne recevons pas une instruction complète. Notre école tombe en ruine. Il n’y a rien pour repeindre l’école. Le toit laisse passer la pluie. Chaque année tout empire. » Elève de quatrième en Carélie, en Russie, cité dans l’Uchitel’skaia Gazeta, 20 mai 1997. Une éducation de base de qualité est une des clés du développement de l’enfant. Une bonne éducation ne fournit pas seulement des faits et des chiffres - elle reconnaît les droits et les responsabilités des enfants en tant que jeunes citoyens. En renforçant ce rôle, les réformes dans le domaine de l’éducation font partie intégrante de la transition vers des sociétés plus humaines et une meilleure qualité de vie. La mobilisation des parents et des communautés est un moyen de se libérer de la tutelle excessive de l’Etat et un rempart vital contre le maigre financement public et l’inertie des institutions. On peut encourager les parents à collaborer à l’organisation d’activités extrascolaires et au rétablissement d’autres aspects du rôle social de l’école. |
September 9, 2005
Jeunes perdus sans collier
L'Express du 25/07/2005par Boris Thiolay
Packs de bière et chiens à leur côté, ils zonent dans les centres-villes, interpellent le passant pour glaner quelques euros. La plupart ont une vingtaine d'années et vivent dans la rue. Aujourd'hui, en France, plusieurs dizaines de milliers de jeunes sans domicile fixe s'organisent en petits groupes pour affronter un quotidien de misère. Rencontres
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Trop de bières, trop de pétards, probablement quelques cachets avalés pour tromper l'ennui. Pour oublier l'angoisse qui remonte systématiquement en fin de journée.
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Evidemment, ces jeunes errants et leurs chiens font peur. Ils le savent, ils en jouent, le déplorent de temps à autre. Look post-punk décadent, état d'ébriété avancée, incivilités, tapage, dégradations, petits trafics, vols, règlements de comptes, voire agressions: incontestablement, ces jeunes font tache. Les commerçants et les riverains craquent, signent des pétitions, saisissent les services de police nationale et municipale.
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«Nous sommes face à un problème de société majeur et nous allons devoir les écouter, les accueillir et les réinsérer», explique Catherine Vautrin, ministre chargée du dossier. Certains sociologues et professionnels de l'action sociale avancent des chiffres plus élevés, parlant d'au moins 100 000 jeunes gens en errance. Une seule certitude: ils font désormais partie intégrante de notre paysage. Et posent des questions lancinantes. D'où viennent-ils? Qui sont-ils? Des enfants de la crise, du chômage de masse (un quart des moins de 25 ans), de la cherté du logement (un tiers des jeunes SDF ont un emploi) ou de l'atomisation des familles en grande précarité? Ou sont-ils des naufragés volontaires?
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Les services sociaux sont débordés et voient leurs budgets fondre. L'Etat et les collectivités locales sont écartelés entre le devoir de solidarité, l'exigence de sécurité et les propres contradictions de ces jeunes à la dérive.
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Le phénomène a explosé au tournant des années 1990, avec les grands festivals d'été
Pour Jacques Guillou, sociologue spécialiste de ces questions (Figures de l'exclusion. Parcours de sans domicile fixe, L'Harmattan), la très grande majorité des jeunes que l'on retrouve dans la rue ont un vécu très lourd: mauvais traitements, ruptures familiales, décès des parents - quand ils en ont eu - échec scolaire, démêlés avec la justice, impossibilité d'entrer sur le marché du travail… «Il existe encore beaucoup de familles où le jeune doit quitter le domicile dès sa majorité, voire avant, pour soulager des parents eux-mêmes en déshérence.»
Un tiers des jeunes zonards sont des enfants de la Ddass. Selon une enquête réalisée en 2000 par l'Institut national des études démographiques (Ined), 52% n'ont aucun diplôme, 17% ont perdu au moins un de leurs parents, 9% ne savent même pas si ces derniers sont encore en vie. Parmi ces jeunes en déroute, on trouve aussi beaucoup d'adolescents fugueurs, qui contestent l'autorité parentale et décident un jour de ne plus jamais revenir. «Souvent, l'errance commence au sein même de la famille», résume Robert Bianco-Levrin, responsable de la «mission squat» lancée en juin 2004 par Médecins du monde en Ile-de-France.
UNE INTERVIEW D'ALAIN BENTOLILA Septembre 2005, voir L'école à la dérive Extraits des propos recueillis par Anne Terrier : ... Et ceux-ci sont de plus en plus perdus et démotivés. ... Le problème est que notre société a laissé se constituer des ghettos sociaux. Ceux-ci n'ont rien à voir avec les ghettos anglo-saxons : les habitants des Chinatowns ont conservé leur culture, leur langue, leurs traditions, tout en étant capables de s'insérer dans la société américaine, d'y travailler, d'en maîtriser les codes. (...) Nos ghettos sociaux sont des ghettos acculturés, et c'est là le drame. Car le vide culturel peut être comblé par n'importe qui, par n'importe quel faux prophète de quelque secte ou religion que ce soit. Par ailleurs, les ghettos sociaux engendrent des ghettos scolaires: l'école au pied des tours. ... Il nous faudra du temps, et des mesures fortes, pour corriger nos erreurs. ... Ceux qui ne maîtrisent qu'un vocabulaire de 450 mots ne constituant même pas le langage de tout le monde sont enfermés dans leur propre système. Avec 450 mots, on ne peut ni lire les journaux, ni trouver un emploi, ni effectuer des démarches administratives ou juridiques. ... Nous avons là des poudrières sociales, des lieux où la violence et le passage à l'acte sont immédiats. PARIS (AFP), vendredi 9 septembre 2005, 14h54 - Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a demandé vendredi à ses préfets de "mettre le paquet" contre les violences aux personnes, un secteur de la délinquance "pas maîtrisé", en hausse depuis le début de l'année. La commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) dispose de 500 euros pour boucler son exercice 2005, hors paiement du loyer et des salaires. Cette situation surréaliste est la conséquence d'un gel de crédits imposé en janvier à cette autorité administrative indépendante, dont la vocation est de "veiller au respect de la déontologie par les personnes exerçant des activités de sécurité sur le territoire de la République". Le budget de 545 005 euros dont elle a été dotée pour cette année a été amputé de 100 000 euros soit de près de 20 % , ce qui lui cause des problèmes inextricables pour assurer son rôle de vigie. Elle ne peut plus payer les frais de déplacement à Paris de policiers mis en cause, ainsi que les missions en province, essentiellement pour procéder à des auditions en prison. LE MONDE | 08.09.05 | 14h28 Libération, Portrait des incendiaires présumées d'une HLM de L'Häy-les-Roses Les quatre forment une petite* bande de filles de la cité de l'allée du Stade, à L'Häy-les-Roses (Val-de-Marne). Elles «traînent très tard la nuit», disent les voisins, elles se maquillent «comme des voitures volées» et fument comme des pompiers, picolent aussi. Amalia (1), 16 ans, habite au deuxième étage de la tour 2, celle où l'incendie a tué 16 personnes dans la nuit de samedi à dimanche. Elle a des racines portugaises, une «mère très jeune», un petit frère de 6 ans, un père parti depuis longtemps. «C'est la plus agitée», selon une locataire du 8e étage. Audrey, 18 ans, réside dans un foyer de l'enfance des Hauts-de-Seine, mais traîne dans le Val-de-Marne au pied de la tour aujourd'hui sinistrée. CRETEIL (AFP), 6 septembre 2005, 23h31, extraits : En soirée, la préfecture du Val-de-Marne a annoncé la mort d'une 18e victime, une personne française d'origine somalienne. Selon la préfecture, il s'agit d'une mère de quatre enfants, dont deux ont également succombé à l'intoxication. Les jeunes filles sont aussi accusées d'avoir "entraîné pour autrui une infirmité permanente", concernant une victime dans un état toujours critique mardi. En outre, deux d'entre elles ont été mises en examen pour une tentative de destruction comparable, commise la veille de l'incendie meurtrier sur la même boîte aux lettres et au rez-de-chaussée de la même tour. ... Une dizaine d'adolescentes ont indiqué mardi à la presse qu'elles connaissaient les jeunes filles en question: "elles traînaient le soir tard. Il y en avait une qui fumait. Mais c'étaient des filles normales". Les faits reprochés aux jeunes filles peuvent être réprimés par la réclusion criminelle à perpétuité pour la majeure, et 20 ans d'emprisonnement pour les mineures. Le Monde, 17.09.05 Prison ferme pour un jeune squatteur de hall d'immeuble, extraits : Depuis l'entrée en vigueur, en mars 2003, de la loi sur la sécurité intérieure, votée sur l'initiative de Nicolas Sarkozy, de tels récits viennent de temps à autre s'échouer devant les tribunaux, sous le label "entrave à l'accès et à la libre circulation des personnes" , un nouveau délit punissable de deux mois d'emprisonnement ferme et 3 750 euros d'amende. Il reconnaît bien volontiers s'être rendu régulièrement dans ce hall "pour aller voir des amis : c'était pour avoir chaud, car il fait froid dehors". Il n'a "pas remarqué que le hall était sale" , en tout cas, précise-t-il, pas plus sale que celui de l'immeuble où il vit. Quelques minutes plus tard, le jugement tombe : 400 euros d'amende pour Ibrahima, deux mois avec sursis pour le deuxième prévenu absent, Max, un sans domicile fixe hébergé par le Secours catholique, et deux mois ferme pour Mourad, au casier judiciaire déjà chargé, ainsi que 1 000 euros de dommages et intérêts à verser à la société HLM, partie civile au procès. A la sortie de l'audience, Ibrahima hausse les épaules : "On peut aller nulle part, y a pas de salle pour les jeunes dans la cité. Chez nous, ils construisent que des crèches..." |
Après les drames, l’action
Web de l'Humanité,Article paru dans l'édition du 8 septembre 2005.
Avec Jean-Pierre Rosenczveig, président du tribunal de Bobigny, Claude Roméo, directeur de l’enfance et de la famille au conseil général de Seine-Saint-Denis, est à l’initiative de « l’appel des 100 ».
Quel constat faites-vous du système de protection de l’enfance au moment où l’Observatoire national de l’enfance en danger sort son rapport et confirme la difficile évaluation de la maltraitance en France ?
Claude Roméo. Je voudrais dire d’abord que notre appel a déjà recueilli plus de 200 signatures. Notre initiative s’appuie sur la réalité : sur ces trois ou quatre affaires de maltraitance de trop (Outreau, Angers, Drancy - NDLR) qui ont récemment marqué l’actualité. Ces drames ne doivent pas, bien sûr, faire oublier les 450 000 enfants suivis par l’aide sociale à l’enfance (ASE) mais elles nous ont amenées à agir. Pour ma part, je considère que le dispositif de protection de l’enfance est plutôt bon, mais trop cloisonné entre les différentes institutions, les départements, l’éducation nationale, la justice, la santé... Nulle part n’est inscrit, dans un texte, que la concertation est obligatoire entre tous ces acteurs. Cette concertation est laissée à la bonne volonté des individus. Et quand ces derniers changent de poste, il faut tout recommencer.
PARIS (AFP) - La Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ)a annoncé vendredi l'ouverture d'une enquête administrative sur le cas d'un mineur poursuivi pour agression sexuelle, qui a récidivé après avoir été renvoyé chez lui faute de place dans un foyer, selon son avocat. Elevé par sa mère, le jeune mineur de 15 ans, au parcours chaotique, avait été arrêté en juin 2004 après une tentative de viol sous la menace d'un couteau commis sur une fillette de 8 ans, dans une gare désaffectée à Paris 13e. Mis en examen par le juge parisien Sandrine Chabaneix, il a été écroué à Fleury-Mérogis (Essonne) avant d'être placé au foyer d'action éducative Salomon de Caus, à Paris, où il a bénéficié d'un bon encadrement. Mais à la suite d'une bagarre avec une jeune fille du foyer, il a été transféré vers un autre foyer d'action éducative, à Epinay (Seine-Saint-Denis), où il n'est resté que huit jours, faute de place, selon son avocat Me Laurent Barone. En janvier 2005, le juge Chabaneix -faute de solution alternative, selon Me Barone- a renvoyé le jeune garçon au domicile de sa mère avec obligation de ne pas s'absenter sans l'autorisation d'un adulte. Huit mois plus tard, il était arrêté pour le viol d'une jeune femme de 18 ans dans une forêt proche de Roissy. Mis en examen par un juge de Pontoise, il a été écroué vendredi à Fleury-Mérogis. L'avocat du jeune garçon, qui s'était opposé à la sortie de son client, a dénoncé à l'AFP la responsabilité de l'administration qui a remis en liberté sans encadrement un jeune garçon psychologiquement fragile. Certains experts psychologues et psychiatres qui l'ont examiné ont souligné son état "dangereux au plan criminologique" et mis en avant "la question de la récidive". La plupart recommandaient une prise en charge psychologique ou psychiatrique, l'un d'entre eux diagnostiquant "une pathologie psychotique". "Il est inexact de dire que l'hébergement des mineurs délinquants n'est pas suffisant dans la région Ile-de-France, il y a toujours de la place", a assuré à l'AFP le directeur de la PJJ Michel Duvette. Fin 2004, le taux d'occupation des foyers d'action éducative était de 80 %, a-t-il affirmé, sans être en mesure de préciser immédiatement la situation du foyer d'Epinay. M. Duvette a annoncé avoir diligenté une inspection de la PJJ sur cette affaire. "L'hergement des mineurs délinquants est insuffisant par rapport à la demande depuis 5/6 ans, en particulier dans les Foyers d'action éducative", estime pour sa part Carlos Lopez, responsable île-de-France du SNPES-PJJ/FSU, majoritaire chez les éducateurs de la PJJ. "Même si des places sont disponibles en théorie dans les foyers, cela ne résout pas automatiquement la question du placement du jeune", précise Roland Ceccotti, secrétaire national du syndicat. "Il faut tenir compte de sa situation particulière et de celle des adolescents du foyer. Il peut y avoir des incompatibilités, par exemple dans ce cas si le foyer accueillait des jeunes filles victimes de violences sexuelles", a-t-il ajouté. yahoo.fr, vendredi 9 septembre 2005, 19h28 |
September 8, 2005
Prévention de nouveaux scandales
100 signataires lancent un appel pour « le renouveau de la protection de l'enfance » et les premières dépèches sont publiées.Selon le dernier rapport de l'ONED de septembre 2005, 235 000 enfants sont concernés, chiffre correspondant au nombre de mesures ouvertes en protection de l'enfance au 31/12/2003 ; selon ce même rapport, seul moins de 20 000 jeunes majeurs étaient alors pris en charge par au moins une mesure. Selon le rapport du Défenseur des Enfants de 2004, 270 000 étaient alors concernés. Selon le syndicat de la magistrature, 450 000 enfants (et probablement jeunes majeurs) auraient été concernés en courant 2004 par des mesures judiciaires. Selon la dépèche qui suit, à l'un ou l'autre de ces chiffres il faudrait aussi ajouter quelques 150 000 enfants qui bénéficient de secours d'urgence et d'aides mensuelles.
Si on se donne la peine de parcourir quelques rapports gouvernementaux, des projets présentés à l'Assemblée nationale, des rapports et le site Internet du Défenseur des Enfants, le dernier rapport rendu par l'ONED, le site Internet du juge Jean-Pierre Rosenczveig, les précédents travaux auxquels avait participée Madame Ségolène Royal, les modifications en 2002 du nouveau code de procédure civile et relatif à l'assistance éducative (...) on s'appercevra rapidement que les 100 signataires ne cherchent pas à « prévenir de nouveaux scandales. »
En mettant de côté ces allégations relatives à la « prévention des scandales » il sera possible d'y voir ce que ces 100 demandent réellement : « l'amélioration des dispositifs de la protection de l'enfance. »
PARIS (AFP), jeudi 8 septembre 2005, 8h36
Ex-ministres, élus, juges pour enfants, responsables associatifs appellent le chef de l'Etat à s'engager pour améliorer la protection de l'enfance, au nom des 235.000 mineurs en danger - estimation minimale -, et pour prévenir de nouveaux scandales type Outreau ou Angers.
La meilleure manière d'éviter les scandales est d'entretenir les tabous. Il n'est donc pas impossible que certains voit en l'appel des 100 une ultime possibilité de « prévenir de nouveaux scandales. » Pour le moment, les 100 ne citent que les affaires Outreau et Anger (fond d'abus sexuels mais tout de même des anomalies lors des enquêtes) et celle de Drancy (fond de parents maltraitants et situation anormalement inscrite dans la durée). La maltraitance institutionnelle (non-respect du rythme et des besoins de l'enfant) n'est pas clairement citée. En n'intervenant pas à temps ou d'une manière inappropriée, le scandale éclate occasionnellement. Les enfants ne seraient donc pas que victime de leurs parents ou proies potentielles de circuits pédophiles. Et malgré cela, cette dépèche-ci conclue avec l'avis d'un magistrat pour qui un enfant en danger est en "un enfant qui ne bénéficie pas d'une bonne protection parentale." |
La liste des 100 signataires de cet appel pour "le renouveau de la protection de l'enfance" doit être rendue publique jeudi lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale.
"L'appel des 100 sollicite directement le président de la République garant du pacte républicain" notamment pour "que le débat public auquel nous appelons ait lieu", soutiennent les signataires, parmi lesquels figurent déjà aussi bien l'ex-ministre socialiste de la Famille Ségolène Royal que des élus UMP comme le député de Paris Claude Goasguen.
La protection de l'enfance "fonctionne mieux que les scandales réguliers ne le démontrent", affirme à l'AFP l'un des initiateurs de l'appel, le président du tribunal pour enfants de Bobigny Jean-Pierre Rosenczveig.
Possible. Mais parfois ça fonctionne très mal, ces scandales réguliers le montrent et les rapports officiels confirment aussi régulièrement qu'il y a des problèmes imputables à d'autres qu'aux parents. |
Cependant, ce dispositif, qui coûte cinq milliards d'euros par an à la collectivité, est perfectible. "Il faut améliorer le dépistage" de la maltraitance, poursuit M. Rosenczveig, qui demande pour cela une meilleure formation des médecins.
J'avais été accusé de manière calomnieuse de maltraiter ma première fille. A un moment où elle était en difficultés (jalousie intense en présence de sa petite soeur, nourrisson) je l'ai fait admettre en CHU, en service de pédiatrie, pour qu'elle y ait des entretiens avec des pédopsychiatres. J'ai suivi les recommandations des équipes du CHU. Mais il semblerait que l'ASE ait employé le rapport du CHU de février pour saisir quelques mois après le Juge des Enfants. Je serais curieux de lire les éléments tels que reformulés par l'ASE et versés ensuite au dossier du Juge des Enfants. Il n'y a pas eu enquête de l'ASE ; je n'ai pas refusé l'enquête, l'ASE n'en a pas faite. Il semblerait aussi que, selon l'ASE, je punissais ma fille de manière excessive. Or par définition, ce genre de punitions laisse des traces que les médecins pédiatres et les pédopsychiatres du CHU auraient relevés. Les pédopsychiatres ont relevé que ma fille souffrait de ne plus avoir de relations avec sa famille maternelle et pour cause, la famille maternelle n'a pas souhaité en entretenir. De l'avis de l'ASE repris ensuite par l'OSE et le Juge des Enfants, pour que ma fille aille mieux, il faut que ma fille soit retirée de sa propre famille (un père, une soeur, une belle-mère mais également des proches en région parisienne) et soit confiée à la famille maternelle (en Alsace-Lorraine, où se trouve la tombe de la maman). Je souhaiterais consulter le dossier tel que l'a constitué le Juge des Enfants. Après près de trois ans d'immiscions et d'agissements des services sociaux puis socio-judiciares je n'ai pas eu accès à ce dossier autrement que par l'intermédiaire de mes avocats or il est prévu par la loi que je peux le consulter... Je pense que les équipes du CHU du Kremlin-Bicêtre sont compétentes et que les formations devraient être dispensées non pas aux médecins mais aux équipes de l'ASE qui ne comptent pas de psycholoques. |
Le magistrat plaide aussi pour le développement "à l'école primaire et au collège d'un service social et d'un service de santé scolaire. Or ce sont les deux services sinistrés de la protection de l'enfance, avec la psychiatrie infantile".
"Il faut réconcilier l'opinion publique avec les travailleurs sociaux", ajoute-t-il. "A force de dire que tout va mal, les gens sont convaincus que les travailleurs sociaux sont mauvais, acariâtres, nuls, ne font rien. Quand les gens sont en souffrance, ils ne vont pas les voir, ou ne conseillent pas à leur voisin d'aller les voir".
Mais parfois ça va mal et, hormis les scandales occasionnels, les rapports confirment aussi régulièrement que ça va mal par ce qu'ils mettent en avant. La DDASS - aujourd'hui, Aide Sociale à l'Enfance - a mauvaise réputation. Par ailleurs, pour ce qui concerne ma fille, certains travailleurs sociaux ne respectent pas ni la morale qui s'applique, ni aucune loi, ni l'autorité parentale, ni l'autorité judiciaire. |
Le rôle des travailleurs sociaux a été mis en cause dans le procès de pédophilie à Angers, car ils n'avaient pas décelé le moindre signe de maltraitance sexuelle sur les 45 enfants victimes, alors qu'ils suivaient certaines familles.
Ils n'auraient pas su entendre la parole de l'enfant. J'en connais qui de part leurs attitudes font taire l'enfant et qui vont même jusqu'à nier lorsque l'enfant parle quand même. |
Mieux définir les rôles de l'Etat et du département et identifier clairement la personne qui reçoit le signalement des enfants en danger sont deux autres pistes d'amélioration.
Lundi, dans son premier rapport annuel, l'Observatoire national de l'enfance en danger (Oned) a estimé que quelque 235.000 mineurs bénéficiaient d'une mesure de protection (placement en famille d'accueil ou en foyers ou intervention d'un éducateur au domicile des parents).
"Ils ont oublié tous ceux qui sont aidés financièrement par l'aide sociale à l'enfance à travers des secours d'urgence et des aides mensuelles, cela représente environ 150.000 enfants", selon le magistrat, pour qui un enfant en danger est "un enfant qui ne bénéficie pas d'une bonne protection parentale".
Et de mon point de vue, un enfant qui n'a jamais été entendu, qui n'est pas soutenu et qui est confronté quotidiennement à des mineurs délinquants, que certains blessent parfois, qui est aussi régulièrement privé d'examens, de soins et de périodes de convalescence, à qui certains adultes refusent la possibilité d'entretenir des relations affectives avec sa famille (son père, sa soeur, sa belle-mère et ses proches) est un mineur en péril. Malgré le décès de sa maman, en 1999, ma fille bénéficiait d'une bonne protection parentale. Mais entre fin 2002 et 2003 une de ses tante maternelle Assistante Sociale de l'ASE (mais d'une autre région que la notre) est intervenue irrégulièrement dans son propre intérêt : pouvoir garder sa nièce... |
September 5, 2005
Voisins, services sociaux, justice, tout le monde savait
Article du Parisien du 5 septembre, page 8 :Deux ans de calvaire pour six enfants élevés avec six chiens
Taverny (Val d'Oise)
Voisins, services sociaux, justice, tout le monde savait. Derriere la haie d'arbres de la rue de la Tuyolle à Taverny (Val d'Oise) six enfants âgés de 1 mois et demie à 10 ans s'entassaient dans un chalet entre six chiens dangeureux, un père alcoolique et une mère dépassée. Il aura fallu le drame du dimanche 28 août pour que la machinerie juridico-administrative s'emballe enfin.
Ce jour-là, l'un des garçons âgé de huit ans est attaqué par l'un des rottweillers affamé de son père. Le visage meurtri, il est hospitalisé.
...
Mardi soir, cet homme, sans emploi déclaré, a été mis en examen notamment pour "délaissement d'enfant" et remis en liberté sous contrôle judiciaire.
...
Sa femme pourrait être aussi inquiétée dans les prochains jours. Quand aux cinq frères et soeurs, ils ont été retirés du foyer mardi soir et ont été confiés aux services de l'aide sociale à l'enfance.
...
Des négligences graves
...
Jusqu'à l'accicent.
C'est une grosse farce, ma fille est placée rue de la Tuyolle, à Taverny, où il s'avère que des « pros » ne font pas leur travail. Chez nous, parmis d'autres, sa petite soeur mais aussi sa chambre et ses affaires l'attendent.
Depuis le 18 novembre 2003 l'établissement de Taverny a perçu environ 96 000 € au simple titre du prix de journée. Si elle avait pu bénéficier de services pour une somme équivalente, cette famille, à quelques pas du 20 rue de la Tuyolle, aurait eu largement de quoi museler le rottweiller ou ses enfants auraient pu être protégés.
September 3, 2005
Fiction ou dure réalité ?
Source: LeSocial.fr, le forumAuteur: marie
Date: 10/05/2005 15:32
« je suis famille d'accueil d'un ado difficile de chez difficile
mais mon cauchemard c'est l'ASE!!
Les décisions qu'ils prennent ou ne prennent pas multiplient les dificultés de prise en charge et le cassent encore plus!!j'en suis à maugréer toute la journée, leur parler toute seule, y penser toute la nuit, je suis tout près de "renvoyer" ce jeune en très grande souffrance....
aaaaaaaaarrrrrrggggggggghhhhhhhhhhhh »
Auteur: marie
Date: 01/07/2005 08:34
« ahhhhhhhhhhh Paty! aucune concertation n'est possible les sociaux/administratifs de l'ASE ils se concertent entre eux et sont d'accord entre eux ("nous n'avons pas à demander votre avis" "ça ne vous regarde pas les décisions que nous prenons" dixit les référents)et considèrent le jeune comme un objet qui ne doit pas poser de problème. la veille de son accueil j'ai demandé un autre accueil de WE, car aucun foyer avec 10 éducateurs qui se relaient prennent des WE, des vacances, des Récupes n'arrivaient à le cadrer, le maintenir le rassurer, l'empêcher de se mettre en infraction, en délit, et deux foyers l'avaient renvoyé ;
il avécu 10 mois chez nous où il a découvert "manger à volonté", être gratifié, récompensé, admiré, et pendant 10 mois j'ai demandé tous les mois autre un lieu, une personne ,un foyer, pour être au moins deux à être la personne sur qui le jeune se défoule et exprime sa rancoeur son désespoir, sa colère, sa violence.
Ce jeune a bousillé ma vie perso, familiale (mon fils est parti)(ma fille va chez le psy défouler sa rancoeur sa colère), professionnelle (avertissement multiples dans mon autre boulotle matériel)et ila cassé tellement de choses, et comme vous dites aucune nouvelle du référent, alors comme j'abdique ils ont décidé d'envoyer ce jeune (15 ans 1/2)à 300 km à Lyon dans un studio genre jeune majeur alors que je venais de lui faire découvrir la vie sociale et familiale et scolaire après 3 ans d'enfermement, incarcération familiale et maltraitance . Il a même réussi son CFG avec réintégration scolaire cette annéed'!!
L'ASE n'a trouvé aucun lieu de vie ou autre famille d'accueil pour lui dans le départ ou environ
bien sûr il s'échappe à la gare, erre dans marseille et quand je l'héberge on me dit en criant d'un air méchant ""appelez la police" il n'a rien a faire chez vous, c'est de votre faute s'il ne veut pas aller à LYON, s'il rôde vers chez vous appelez la police!!! et je l'ai même fait quand il voulait se suicider pour le protéger. Merci l'ASE de m'avoir poussé à lui refuser à manger et appeleé la police. résultat il se retrouve en garde à vue et ai balancé dans les foyers d'urgence d'où avaient démaré tous ses actes de délinquence quand il avait été sorti de chez lui et mis en foyer.
L'ASE et le srvice de Psy rendent la famille d'accueil responsable de l'échec de leur décisoin au lieu de se pencher sur l'in"quation de leur décision et quand à se soucier du désespoir et des sentiments de cee qui a déjà tellement souffert...
Ce môme n'est pas prêt de refaire confiance à un adulte!!
l'inspecteur ne me répond plus depuis longtemps.
je n'ai jamais voulu renvoyer ce jeune, depuis le premier jour je demande une autre personne !!!j'ai même proposé des endroits ou amis mais pas agrés!!
pfffffffff, j'abandonne même la discussion bonne continuation à tous »
J'ai pour ma part le sentiment que Marie demande de l'aide et ce depuis plusieurs semaines mais que ceux qui pourraient lui en accorder font la sourde oreille... |
Auteur: marie
Date: 03/09/2005 02:27
coucou A tous et A Bruno
pour le fun voici ou en est cet ado de 15 ans dont je vous parle au debut de ce forum Depuis son refus de quitter marseille pour un hotel ou un studio A Lyon il est dans un foyer d urgence oU les jeunes le rachettent lui volent ses habits le frappent presque tous les joursm il vient regulierement nous voir et je constate ses contusions multiples et brulure de cigarette.
Depuis le 20 juin ses referentes de l ASE ne l ont jamais rencontrE rien n est prevu pour la rentree ni lieu de vie ni inscription en formation ou une ecole ahh si ils l envoient fin septembre faire un bilan dans un hopital psychiatrique fermE fin septe;bre alors que cela aurait pu etre fait depuiis mi juin et permettre une rentree scolaire qu il esperait tant
Ce jeune vient parfois dormir ou manger ou bricoler chez moi quand son desaroi est trop grand
l ASE a pris une bonne decision pour l aider Je suis licenciee
Sa juge a refuse de le recevoir elle ne veut traiter qu avec l ASE
il a depuis 3 mois une petite copine elle aussi en famille d accueil sans probleme et je suis sure quil tenait le coup grace A son affection. elle est a elle seule du haut de ses 14 ans son seul soutien familial/psychologique/affectif/
Et bien l ASE a convoque cette jeune fille et sa famille d accueil et leur ont revele tout le passE et Les affaires judiciaires les plus intimes avec interdictions de se voir voila il lui reste le soutient moral des jeunes delinquants du foyer durgence
mais il veut tuer quelqu un de l ASE
Auteur: Bruno KANT
Date: 03/09/2005 12:08
Marie,
> mais il veut tuer quelqu un de l ASE
Du dossier de IFRAP, Société Civile N°43, page 15 et 16:
"Cependant, certains enfants, agés de 13 à 18 ans, comprennant que le système - ASE/.../Juge des Enfants - risque de les garder jusqu'à leur majorité, ont trouvé le moyen de s'en sortir: il leurs suffit de commettre un délit, et d'être condamné à une peine de prison. Celle-ci sera courte, puisque la loi prévoit que les peines infligées aux mineurs sont la moitié des peines prévues pour les majeurs. A leur sortie de prison, ils seront libres, et auront échappé au système de la "protection de l'enfance".
Ce numéro peut être demandé via le site internet de IFRAP, au www.ifrap.org
S'il tue avec prémaditation il s'en prend pour 15 ans?
S'il leurs en veut autant, il devrait se contenter de faire brûler une dizaine de voitures sur un parking de l'ASE, voire un bureau de l'ASE, ca ne lui coûtera que quelques mois et il se retrouvera en un lieu sûr: une cellule.
Je reviendrais un peu plus tard et je répondrais certainement à d'autres détails.
Auteur: Bruno KANT
Date: 03/09/2005 12:58
P.S.: n'envisagez rien sans en avoir discuté au préalable avec un avocat; il y a mon mail si vous souhaitiez poursuivre plus discrètement
Un enfant à tous prix
MONTFERMEIL (AFP) pour les détails,vendredi 2 septembre 2005, 21h10
PARIS (AP), 3 septembre Le nouveau-né qui avait été enlevé jeudi à la maternité de l'hôpital de Montfermeil en Seine-Saint-Denis a été retrouvé vendredi soir, a-t-on appris samedi auprès de l'état-major des pompiers qui précise que la fillette se porte bien.
"Le bébé mesure 48 centimètres, pèse 3,3 kg, a des cheveux bruns épais. La fillette portait un body vert clair avec un dessin de nounours rose et une grenouillère verte", a précisé la police.
Une enquête de flagrant délit a été ouverte, a-t-on précisé de source judiciaire. Les enquêteurs n'excluent pas l'hypothèse d'un enlèvement commis par une femme en mal d'enfant.
Le père du nouveau-né, bouleversé, s'est exprimé vendredi devant les médias, aux portes de l'hôpital, en implorant la femme de "ramener le bébé".
"Je voudrais qu'elle nous ramène notre bébé qui a besoin d'être allaité. On est mort d'inquiétude, je ne dors plus, je ne mange plus depuis que j'ai appris l'enlèvement", a témoigné Alfred qui préfère que son nom ne soit pas cité.
La jeune mère, très choquée, se trouve toujours prise en charge dans l'établissement.
L'administration nie toutes responsabilités :
PARIS (AP) Le directeur de l'hôpital de Montfermeil assure que le personnel de la maternité était "normalement présent" le jour du rapt. "Il n'y avait pas de problème particulier d'absentéisme", a-t-il affirmé sur France-Info. Il souligne qu'après l'accouchement, les mères reçoivent de nombreuses visites en fin de journée: "A cette heure-là, c'est la gare Saint-Lazare, une maternité". AP
MONTFERMEIL (AFP) Selon le directeur de l'hôpital, 2.000 femmes accouchent chaque année à la maternité du CHI du Raincy-Montfermeil, qui compte 24 chambres individuelles. "Vers 19h00 (heure de l'enlèvement, ndlr) c'est comme à la gare Saint-Lazare, c'est l'heure où il y a le plus de visites", a-t-il souligné.
Ce dernier a également précisé que la maternité n'était pas équipée en vidéosurveillance et que celle-ci devrait en être prochainement pourvue, après "un audit de sécurité" qui a été lancé en mai.
"La jeune femme entrait dans des chambres pour des prétextes futiles, habillée d'une grande blouse blanche avec écrit dessus +urgences+ alors que les tenues des infirmières de la maternité ne sont pas les mêmes. Ce comportement a éveillé la curiosité des patients", selon cette source.
August 31, 2005
Drancy, personne n'a-t-il rien vu ?
« RÉPUBLIQUE FRANÇAISECabinet de Marie-Josée Roig
Ministre de la famille et de l'enfance
Paris, le 12 août 2004
Communique
Actes de maltraitance à Drancy
Les actes de privation et de maltraitance constatés à Drancy à l’encontre des petits John, Emmanuelle, Vincent, Adeline et Franck ne peuvent que susciter la plus vive condamnation.
Marie-Josée ROIG, Ministre de la Famille et de l’Enfance souhaite que ses auteurs fassent l’objet, en l’occurrence, de toute la rigueur de la loi. Au-delà des manquements inacceptables des parents, cette dramatique affaire renvoie chacun d’entre nous à ses responsabilités de citoyen.
Marie-Josée ROIG rappelle que le signalement de faits de maltraitance, notamment à l’encontre de mineurs de quinze ans, est non seulement un devoir civique mais une obligation prévue par la loi et dont le non-respect est passible de sanctions pénales. En cas d’urgence, il est rappelé que toute suspicion de tels faits peut être signalée au Service national d’accueil téléphonique pour l’enfance maltraitée (SNATEM) en composant le 119.
Marie-Josée ROIG prend acte avec satisfaction que le Conseil général de Seine-Saint-Denis, en charge de la protection de l’enfance dans le département, a décidé la mise en œuvre d’une enquête administrative interne et souhaite que les éventuels dysfonctionnements ou retards soient très rapidement identifiés.
Par ailleurs, elle engagera, dès la rentrée, une réflexion avec l’ensemble des services localement compétents en matière de protection de l’enfance, pour améliorer leur coordination en matière de signalement des faits de maltraitance et rendre plus rapides les suites qui leur sont données. »
Source: www.famille.gouv.fr
« En matière de prévention et de protection, beaucoup reste à faire. Le gouvernement passe à l'action.
C'est toujours la même stupeur: comment personne n'a-t-il rien vu? Rien empêché? A Drancy, le 5 août, la police découvrait cinq enfants, âgés de 14 mois à 7 ans, sous alimentés et nus comme des vers dans un appartement jonché de cafards. »
Source: L'Express, 27/09/2004
« Quelque 100 personnalités qualifiées vont lancer "un appel pour le renouveau de la protection de l'enfance" lors d'une conférence de presse le 8 septembre, après des affaires de pédophilie ou de maltraitance qui ont bouleversé l'opinion, ont indiqué lundi les organisateurs.
Des élus de tous bords, des associatifs et des professionnels souhaitent "un débat public" pour "permettre l'élaboration d'une loi d'orientation sur la protection de l'enfance adaptée aux valeurs et aux enjeux modernes", ont indiqué dans un communiqué conjoint le juge pour enfants du tribunal de Bobigny, Jean-Pierre Rosenczveig, et le directeur de l'enfance et de la famille au conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Roméo.
L'appel veut aussi redonner du crédit aux "dispositifs publics et associatifs de protection de l'enfance"
"L'appel des 100 sollicitera directement le président de la République", précise le communiqué.
"Le dispositif de protection de l'enfance est régulièrement sur le devant de la scène médiatique", souligne le communiqué, en faisant allusion aux affaires de pédophilie d'Angers ou de maltraitance à Drancy (Seine-Saint-Denis). "A l'occasion de ces événements dramatiques, l'opinion publique s'interroge sur son efficacité".
Des présidents de conseils généraux et des parlementaires, toutes tendances confondues, des auteurs de rapports au gouvernement sur la protection de l'enfance, des associations comme la Voix de l'Enfant, et la Défenseure des enfants Claire Brisset participent à l'appel, a indiqué M. Roméo à l'AFP. »
AFP, le 08/08/2005
Je constate que dans le même temps je me suis adressé au Défenseur des Enfants puis au Premier Ministre. Voir également L'appel des 100, un article du 30/8/2005 dans ce blog. |
« Le ministre délégué à la famille veut réformer la protection de l'enfance prévoyant la formation des instituteurs, médecins, juges ou policiers. »
« "La dernière loi sur l'enfance maltraitée date de 1989. Aujourd'hui, il s'agit d'aller au-delà de la seule enfance maltraitée pour s'occuper de l'enfance en danger et bien prendre en compte tous les risques auxquels les enfants de France peuvent être confrontés", a-t-il affirmé... »
« "Il y a des signes qui se voient bien. Mais vous avez des enfants qui subissent des sévices sexuels en famille, ou des sévices psychiques, et qui n'ont que des silences. Rien ne se voit sur leurs corps", a-t-il détaillé.
Le ministre a également évoqué un renforcement "du rôle de coordination du président du Conseil général, le principal acteur de la protection de l'enfance". »
« "Il faut absolument que l'information circule mieux. Je crois que dans certains cas vraiment très pathologiques de mauvais traitements infligés à des enfants, on s'étonne que l'information ne circule pas mieux entre les services", a-t-il enfin estimé. »
NouvelObs, 30.08.05
Parmis les signes qui se voient bien il y a les enregistrements aux divers fichiers de santé et de police. Je constate que, selon ce que met en avant cet article, hormis la pédophilie, il n'est encore question que de maltraitance par les parents - "citant les affaires de pédophilie d'Outreau et d'Angers et un cas de maltraitance parentale à Drancy" dans l'article de NouvelObs. Je constate aussi que, selon ce même article, il ne serait pas question de sensibiliser les acteurs dépendant du Conseil Général (l'ASE mais également les organismes agrées, sous contrôle et subventionnés par le territoire). Toujours selon ce même article, le Conseil Général serait le principal acteur de la protection de l'enfance. Or dans le cas des miens, j'ai reçu récemment deux courriers, l'un du Conseil Général du Val d'Oise et l'autre du Conseil Général des Hauts de Seine, tous deux m'informant que leurs services n'étaient pas en mesure d'intervenir ni même de me répondre... Les services de la DDASS du Val d'Oise, quand à eux, ne m'ont tout simplement pas répondu du tout. Rendez-vous le 8 septembre 2005. |

Si cette famille obtient gain de cause auprès du tribunal administratif les parents pourront trouver une solution qui sera probablement associative et du domaine privé.